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17 août 2007 5 17 /08 /août /2007 15:49

 Comme vous avez pu le constater au travers des divers textes que nous posons, nous sommes dans une recherche en ce qui concerne nos "Ancêtres". Nous cherchons la Vérité. En nous servant de tous les moyens qui sont à notre disposition. En cherchant dans les Livres Anciens et Sacrés de tous les Peuples. En nous attachant aux symboles millénaires qui ont traversé les siècles mais dont de nombreux vestiges portent encore la trace. Notamment en Egypte. En nous plongeant par des moyens paranormaux dans l'ambiance de ces temps-là. On obtient beaucoup de résultats en pratiquant des régressions dans le temps sous hypnose. Et enfin, nous sommes quelques peu aiguillés -mais très peu- par des personnes que nous connaissons,  qui savent -ce sont des Initiés- mais qui ne sont pas dans notre camp. Ils ne sont pas dans notre camp mais ils nous livrent parfois des indices qui nous permettent d'affiner notre recherche. Comment se fait-ce... allez vous penser ? Il faut savoir que lorsqu'on acquiert un certain degré de Connaissance, on rencontre des "Adversaires" avec qui s'installe parfois une admiration réciproque par rapport à une certaine vision du monde et à sa Compréhension. Si nous ne nous battons pas pour le même idéal, au moins, nous estimons-nous suffisamment pour nous taire plutôt que de mentir lorsque nous abordons les "questions épineuses". Ces dernières lignes sont, bien sûr, destinés à ceux qui s'y reconnaîtront. Merci pour le "peu".

Justement dans la suite des Cinq livres secrets dans les Evangilesci-dessous, il est question du fameux "Exode" dont on n'a retrouvé aucune trace dans le Sinaï. Comme vous pourrez le lire ICI, suite à certaines fouilles archéologiques dans et sur le lieu. Cet exode qui aurait duré 40 ans alors que quelques semaines auraient suffi pour parvenir en terre de Canaan. En admettant que cela soit vrai -sous toutes réserves- pourquoi CEUX QUI CONDUISAIENT LE PEUPLE l'auraient-ils contraint de rester quatre décennies dans le désert ? En sachant qu'un grand nombre ont été exterminés parce qu'ils se rebellaient contre l'autorité de Moïse et d'Aaron. Souvenons nous de l'épisode où Moïse descend de la montagne et voit que le Peuple a sacrifié au veau d'or fabriqué par Aaron. Il réprimande ce dernier mais par contre il donne ordre de tuer tous ceux qui ont "désobéi". Et ceux qui doivent exterminer sont les gens de la famille de Lévi. On y revient toujours. "Il leur dit: Ainsi parle l'Éternel, le Dieu d'Israël: Que chacun de vous mette son épée au côté; traversez et parcourez le camp d'une porte à l'autre, et que chacun tue son frère, son parent. Les enfants de Lévi firent ce qu'ordonnait Moïse; et environ trois mille hommes parmi le peuple périrent en cette journée." (Ex. 32, 27-28). D'autres exécutions sont faites en les attribuant à l'Eternel en guise de représailles. Mais nous avons désormais compris qu'il faut remplacer l'Eternel ou Yahweh par Lévites pour avoir une bonne compréhension de ce qu'il advint vraiment. Pour nous, l'épisode de l'Exode se situerait à l'expulsion des Hyksos dont on sait que Joseph fut le gouverneur d'un des rois. Il est très important de noter dans l'Ancien Testament que tout ce qui est passé sous silence est d'une extrême importance. On ne parle pas de l'occupation égyptienne en Palestine. On ne parle pas des Hyksos non plus. On ne parle pas non plus du Dieu qu'adorait les Hyksos. Ceci vous le lirez bientôt. Mais il faut quand même savoir, et cela a son importance pour la politique actuelle qui se passe en Israël, que ce sont les Hyksos qui ont créé ou bâti Jérusalem, à l'origine. Dans le temps et dans l'Histoire, Hermétistement tout se tient. Donc les Ancêtres ont été jugulés durant quarante ans dans le désert, en exterminant une bonne partie des anciens. ON a fait en sorte que n'arrive en Canaan que ceux qui ignoraient tout de la fuite d'Egypte. Ceci est très important au niveau de notre recherche. Car nous en avons déjà déduit qu'ils sont sortis de la servitude d'Egypte pour entrer dans une autre, beaucoup plus pernicieuse. Et vicieuse. Dont le résultat s'est répercuté de générations en générations -pour ceux qui faisaient partie du lot- et se fait toujours ressentir aujourd'hui, et même plus que jamais par rapport à ce qui se perpètre en Palestine et en Israël. Nous répétons, tout se tient. Et croyez-le, cela a des racines profondes qui nous plonge dans les Mystères Egyptiens mais aussi aussi dans certains pays de l'Est car les Hyksos étaient apparentés aux Scythes qui deviendront des Huns et plus tard des Khazars. Personne n'ignorant que les Juifs Ashkenazes sont des descendants des Khazars et que ce sont aussi eux qui ont importé le Sionisme en Palestine. Nous allons mieux expliciter cela sur un autre site en évoquant "les groupes d'âmes...". Comme nous vous le disions plus haut, Hermétistement, tout s'explique.

N'oubliez pas de lire les "Notes", elles sont intéressantes...

 

 

 

 

Les Cinq livres secrets dans la Bible

 

par Gérald Messadié

 

2ème partie  

1ère partie

 

Du mythe à l'histoire et du Livre révélé au Livre de mémoire :
la mise en forme de l'Hypothèse documentaire

 

    Entre-temps, la connaissance des langues sémitiques progressait et les découvertes et les travaux de l'archéologie se multipliaient. L'on disposait de textes, inscriptions et repères beaucoup plus nombreux. L'analyse devenait plus aisée. Advint alors un changement d'éclairage majeur.

    Ainsi, au XIXe et au XXe siècle, grâce à l'archéologie, le Déluge, par exemple, est passé du niveau de récit mythique à celui de témoignage d'un ou plusieurs évènements récurrents réels : des textes cunéiformes du XXe siècle avant notre ère ont confirmé qu'un déluge eut bien lieu en Mésopotamie, sans doute causé par des crues exceptionnelles du Tigre et de l'Euphrate. Les dépôts de limon retrouvés par-dessus les strates d'anciennes habitations en témoignent(7).

Autre exemple, mais dans le sens inverse : l'Exode des juifs d'Egypte, dont la réalité avait pendant des siècles été garantie par l'autorité du texte sacré, a subi au XXe siècle une révision radicale ; aucun évènement de l'ampleur phénoménale évoquée par le Pentateuque n'a eu lieu dans l'histoire d'Egypte, ni dans celle de la Palestine. Les chiffres cités par le Pentateuque, six cent mille hommes, c'est-à-dire au moins un million deux cent mille individus puisqu'il faut compter les femmes, les soeurs et les mères, sans parler des enfants, sont complètement mythiques. Un mouvement de population de cette importance de l'Egypte vers Canaan eût été extraordinaire pour l'époque et il eût défrayé toutes les chroniques. Il eût, en tout cas, entraîné en Canaan des ruptures de culture et de langage dont on n'a retrouvé aucune trace(8). Il n'en existe aucune trace archéologique ou historique. Bien plus vraisemblablement, un groupe d'Hébreux, installés dans le Delta depuis l'occupation du pays par les Hyksos ont participé à la révolte d'un seigneur local de Basse-Egypte contre le pouvoir central, soit sous le règne du pharaon Séti Ier, soit sous celui de son fils Ramsès II (9), aux XIIIe siècle avant notre ère. Vaincus, ils ont alors dû prendre le chemin de l'exil. Une telle révolte est attestée par la stèle de Merneptah ; peut-être fut-ce les Hébreux de l'Exode, quelques milliers tout au plus. Sauf à avoir repris une vie nomade, ils mirent alors, non pas quarante ans, chiffre ô combien symbolique dans le langage dela Bible, mais quelques semaines à parvenir en Canaan. Leur chef fut un Egyptien dont il ne nous reste que la moitié du nom, Moïse.
   Bref, dans l'esprit des spécialistes encore plus que de ses lecteurs, le Pentateuque a effectué une lente transition du statut de Livre révélé à celui d'un Livre de Mémoire du peuple juif, où l'on pouvait retrouver les traces d'évènements historiques, magnifiés jusqu'au mythe par l'imagination(10). Ce nouvel éclairage a accru l'intérêt d'un large public, recruté cette fois, non plus parmi les seuls fidèles de l'une des trois religions citées plus haut, mais également de lecteurs attirés par les aspects historiques inconnus d'un texte plusieurs fois millénaire.

    Ce fut l'orientaliste, bibliste et théologien allemand Hermann Hupfeld qui, en 1853, conféra une identité formelle à cette approche diachronique et qui, avec ses Quellen des Genesis, "Sources de la Genèse", jeta les bases de ce qu'on appelle à ce jour l'Hypothèse documentaire. Il distinguait, en effet, et le premier, quatre grands courants dans la composition du texte biblique, dont les appellations sont toujours en cours ; le courant Yahwiste, dit J, ainsi nommé parce que Dieu y est désigné sous le nom de Yahweh (Jahwed en allemand), le courant Elohiste, dit E, où Dieu est désigné sous le nom d'Elohim, le courant Sacerdotal, dit P (pour Priestlich), qui représente l'apport des prêtres et le courant Deutéronomiste, dit D, qui à l'époque moderne apparaît comme plus spécifiquement législatif.

Dès lors, il était admis, mais dans certains cercles exceptionnellement libéraux seulement, qu'on pût considérer le Pentateuque comme ayant été rédigé sur une période de plusieurs siècles, indépendamment de l'autorité de Moïse. La rédaction est les transformations du Pentateuque apparaissaient désormais liées à l'histoire même du peuple d'Israël.

L'hypothèse documentaire essentielle fut structurée en moins d'un quart de siècle par deux chercheurs désormais célèbres, Karl Heinrich Graf et Julius Wellhausen. A partir de 1865, Graf proposa une théorie de la chronologie des quatre courants (depuis lors abandonnée(11) et, en 1878, Wellhausen proposa pour sa part dans sa Geschichte Israels(12) un modèle d'interprétation de l'histoire et de l'influence des quatre courants J, E, P et D ; ce modèle représente à ce jour la référence de départ dans les révisions de l'Hypothèse documentaire jusqu'à la fin du XXe siècle et vraisemblablement au-delà.

 

Les quatre grandes périodes de l'histoire d'Israël

 

Pour permettre déjà au lecteur de s'orienter dans ces considérations, il convient de rappeler que l'histoire du peuple d'Israël se divise, en effet, en quatre périodes :

    1 - arrivée d'Abraham en Palestine (vers 1600 avant notre ère) ; arrivée ultérieure des Hébreux dans le pays en deux vagues successives ; installation de colonies hébraïques en Egypte, surtout dans la région du Delta, lors de la domination de l'Egypte par les dynasties Hyksos, entre le XVIIe et le XVIe siècle avant notre ère ; exode de ces populations vers la Palestine au XIIIe siècle ; arrivée des Hébreux d'Egypte, porteurs du monothéisme. En Palestine, union des Douze tribus, sous l'égide de la religion hébraïque (vers 1200 avant notre ère) ; partage des territoires ; établissement de la royauté avec Saül, puis avec David (XIe-Xe siècles) ; union de Juda et des provinces du nord. Règne de Salomon (Xe siècle), construction du Premier Temple ; Jérusalem a le monopole du culte et le pélerinage annuel est obligatoire ; division du pays en douze provinces successivement chargées des frais de la cour. C'est l'ère pré-exilique, qui correspond, dans l'Ancien Testament, au Tétrateuque, à Josué et à Samuel I et II et aux Rois.

    2 - A partir de 926, déclin du Royaume sous Jéhoboam, fils de Salomon ; division en deux royaumes, au sud Juda, avec Jérusalem comme capitale et au nord, Israël, avec comme capitale successives Sichem, Tirsah et Samarie. L'hostilité oppose les deux royaumes et les prophètes Amos et Osée attaquent violemment Israël, accusé d'exploiter les pauvres.

    3 - En 722, destruction de Samarie après trois ans du siège par Sargon II ; première déportation des Israélites en Mésopotamie et en Médie ; Israël devient une province assyrienne. La population restante se mélange avec les Samaritains. En 632, découverte d'un manuscrit du Deutéronome. Au sud, Sénnachérib soumet le royaume de Juda. Apparition du prophète Jérémie. En 587 avant notre ère, seconde prise de Jérusalem et destruction du Temple par le roi Babylonien Nabuchodonosor ; seconde déportation des Juifs à Babylone ; après la conquête de Babylone par les Perses, en 539, la Palestine fait partie de l'Empire perse ; c'est la période de l'exil. En 522 avant notre ère, libération des captifs juifs  par le Perse Darius et reconstruction du Temple, achevée en 515 avant notre ère. La Loi sacrée promulguée par Esdras en 398 avant notre ère confère alors au Pentateuque force de loi.

    4 - En 332, la Palestine est conquise par Alexandre le Grand ; en 200 avant notre ère, l'Ancien Testament est traduit en grec (traduction des Septante). Après une brève période d'indépendance relative, la Palestine est absorbée par l'Empire Romain et découpée en provinces  impériales et sénatoriales romaines.
   La période qui s'étend de 926 à 522, c'est-à-dire de la fin du royaume de Salomon au retour d'Exil, est cruciale dans l'élaboration du Pentateuque. Le peuple juif prend conscience de son déclin politique. Les deux courants indépendants, l'un du sud, J, l'autre du nord, E, président à la rédaction des documents qui constituent le Tétrateuque. Puis les occupations étrangères successives, la destruction du Temple et les deux déportations suscitent un sentiment de déchéance, comparable à la Chute après la Faute. C'est l'époque des Prophètes, dont les imprécations semblent retentir aux travers des siècles, et c'est aussi l'époque où apparaissent en exil deux autres courants également opposés l'un à l'autre, P, affirmant le rachat et le salut par l'observance des rites, et l'autre qu va donner naissance au Deutéronome, D. C'est aussi à cette époque que prendra corps ce qu'on peut appeler l'Esprit apocalyptique juif, qui se prolongera jusqu'à Jésus, par le relais des contestataires dits esseniens.

Chacune des trois premières périodes a vu s'opérer une interprétation de la tradition, effectuée à l'aide d'ajouts aux textes antérieurs et de remaniements. Le Pentateuque n'a alors pas atteint la forme que nous connaissons actuellement. Il est vain d'imaginer que la rédaction des Cinq Livres fondateurs du judaïsme ne porterait pas la trace de ces quatre siècles désastreux.

L'Evolution des théories sur la rédaction du Pentateuque ne fut pas linéaire ; ainsi l'hypothèse de Wellhausen ne fut pas unanimement acceptée au début, et des désaccords d'écoles s'élevèrent et compliquèrent le débat. Puis la critique s'affinant, il fallut réviser certains aspects des premiers schémas. Ainsi, en 1938, Wilhelm Rudolf observa que les textes auparavant désignés comme élohistes ne constituaient pas un ensemble cohérent et il poussa même l'objection jusqu'à nier l'existence d'un document originel élohiste(13). L'hypothèse de documents entiers, cohérents et indépendants semble accuser de nombreuses failles. Ainsi, actuellement, des chercheurs tels qu'Erhard Blum contestent l'existence d'un texte sacerdotal, c'est-à-dire d'une histoire sacerdotale indépendante. Telle est la raison pour laquelle nous avons ici privilégié la notion de courants de préférence à celle de documents.

Mais enfin, au XXe siècle, un certain consensus avait pu s'établir, notamment sur deux questions essentielles : celle de la chronologie des quatre courants et celle de la représentation de ces courants (à la différence de certains auteurs, nous préférons le terme "courant") car ce sont les tenants de courants qui semblent être intervenus pour la modification et la composition du texte biblique au cours des siècles(14).

 La suite... Troisième partie

 Notes

2 - Ibn Ezra semble avoir estimé que certaines observations n'étaient pas destinées à la divulgation, car s'il traite son prédécesseur de "gaffeur", il ne dit pas pour autant qu'il était dans l'erreur, et lui-même semble bien indiquer dans sa note -fort cryptique, et pourquoi donc être si obscur si l'affaire était claire ?- sur le Deutéronome I, 1, que le Pentateuque est post-mosaïque.

3 - Son nom dérive des docteurs juifs ou massoreth, chargés de la sauvegarde de la tradition et qui s'appliquèrent du IVe au Xe siècle de notre ère à fixer le texte hébreu de la Bible. La Bible massorétique, qui est la référence de toutes les autres versions, s'est imposée, entre autres mérites, par le fait qu'elle a indiqué scrupuleusement les points-voyelles qui permettent de lire correctement l'hébreu, langue exclusivement formée de consonnes (consonantique). Le système de points, traits et accents introduit par les massorètes, et comparable à un système musical, permet par ailleurs d'établir l'intonation et le rythme qu'il convient de donner à la lecture. On connait l'auteur du premier texte de la Bible massorétique, Abraham ben Asher, et l'on sait que ce texte fut achevé en 930 de notre ère.

 4 - La saisie de l'ouvrage de Simon et son expulsion de l'ordre des Oratoriens furent l'effet d'intrigues de Port-Royal (aussi bien que des Bénédictins). Simon se retira dans sa cure de Bolleville en Normandie. L'Histoire critique parut néanmoins sous son nom chez l'imprimeur Rénier Leers, à Rotterdam en 1685. Une version anglaise fut traduite par John Hampden, parlementaire et homme politique anglais, hostile à Charles 1er et aux évêques, qui fut contraint en 1688 d'abjurer ses positions favorables à Simon avant sa libération de la Tour de Londres.

(5) Pour Martin Luther en particulier, il était indifférent que ce fût Moïse ou un autre qui eut écrit le Pentateuque. Il jugeait les Chroniques moins dignes de confance que les deux livres des Rois et estimait que, dans leurs formes modernes, les livres d'Isaïe, de Jérémie et d'Osée avaient été récrits par d'autres mains.

(6) Ptolémée II Philadelphe (309-246) était l'un des rois séleucides de la province d'Egypte.

(7) Le premier récit sumérien du Déluge remonte aux environs du XXe siècle avant notre ère, mais on a trouvé des dépôts de sable et de limon antérieurs, témoignant de grandes inondatons. Il semble qu'il y ait eu, non pas un, mais plusieurs déluges, sans doute par suite de bouleversements climatiques.

(8) Dans The Hebrew Conquest of Palestine (Biblical Archeologist, n° 25, 1962), George E. Mendenhall a démontré la quasi-impossibilité d'une conquête de Canaan telle qu'elle est représentée par le Pentateuque.

(9) Cf Moïse, le prince sans couronne et Le prophète Fondateur, romans historiues, de l'auteur, J. C. Lattès, 1996 et 1997.
Il est significatif que le récit de l'Exode dans le Livre des Nombres s'achève
sur la décimation des Hébreux au moment d'entrer en Terre promise ; ils ne sont alors plus que quelques poignées à avoir survécu à la colère divine pour leurs fautes vraies ou présumées, comme en témoigne le verset XXVI, 64 : "Parmi eux (ceux qui étaient arrivés au bord du Jourdain) il n'y eut personne de ceux qu'avaient recensé Moïse et Aaron le prêtre dans le désert du Sinaï."

(10) Traces considérablement déformées par les rédacteurs du Pentateuque. Ainsi, l'on ne trouve jamais dans les livres de la Genèse et de l'Exode le moindre écho de l''occupation de la Palestine par l'Egypte, ni des opérations militaires égyptiennes dans ce pays ; or, du XVIIe au XIIe siècle avant notre ère, c'est-à-dire à peu près jusqu'à la fin du Nouvel Empire, l'Egypte a mené en Palestine une série d'offensives contre les puissances orientales qui occupaient ce pays. Dans la Palestine décrite par la Genèse et l'Exode, les Patriarches ne semblent avoir jamais affaire qu'aux princes locaux ; cela indique que ce ne peut être que la Palestine du IXe au VIe siècle avant notre ère, sur laquelle les dynasties éthiopiennes et libyennes n'avaient, en effet, plus de visées.
   Relevons encore parmi les très nombreux anachronismes du Pentateuque
des mentions des Philistins à des époques bien antérieures à leur arrivée en Palestine, au XIIe siècle.
   Autant d'anachronismes qui font que le Pentateuque est bien un Livre de Mémoire, mais
certes pas une référence historique fiable.
   Néanmoins, aux Etats-Unis, un courant dit "créationniste" s'entête à prendre la Bible au pied de la lettre et à propager agressivement un certain nombre de contre-vérités consternantes ; ainsi, selon eux, le monde aurait bien été créé en six jours, l'évolutionnisme est une fiction sans base et l'univers est vieux de quelques quatre mille ans. Au début du XXe siècle, les créationnistes parvinrent même à traîner en justice pour impiété un professeur qui enseignait les théories de Darwin et à le faire condamner. On eût pu espérer que cette fureur fanatique s'était éteinte avec le siècle, mais dans les années 1990, un nouvel assaut des créationnistes parvenait à faire interdire dans certains Etats l'enseignement de l'évolutionnisme.
   Rappelons que, toujours aux Etats-Unis, les témoins juridiques prêtent serment sur la Bible, toujours considérée comme Livre Révélé.

(11) Graf postula à l'origine que la source P, sacerdotale donc, consista en deux courants, l'un ancien et essentiellement narratif et l'autre ultérieur et de teneur législative. Cette théorie, prématurément rejetée, fut abandonnée par Graf lui-même au bénéfice d'une autre selon laquelle l'influence sacerdotale en tant que telle n'était pas divisible et qu'elle était postérieure au courant D ou deutéronomiste. Pour des raisons historiques exposées plus loin (voir note 13) et confirmée par la critique du XXe siècle, l'intuition primitive de Graf n'était pas entièrement sans justesse, car les récits sacerdotaux du Pentateuque s'insèrent à des moments historiques successifs. Mais il faut tenir compte de l'influence exercée à l'époque de Graf par le hégélianisme et le postulat d'une "évolution historique" qui serait théoriquement sans repentirs ni interactions.

(12) Ultérieurement repris sous le titre Prolegomena zur Geschichte Israels.

(13) L'intuition de Rudolf frisait la prescience : un demi-siècle plus tard, l'ensemble des biblistes rejeta, en effet, l'existence d'un corpus homogène de textes élohistes, comme il devait d'ailleurs rejeter l'hypothèse parallèle d'un pareil corpus yahwiste ancien. Ce n'est là qu'un exemple des questions nouvelles posées par la critique. Alors que les textes établis sous la désignation "yahwiste" avaient été présumés antérieurs ou contemporains de la monarchie davidique, soit le Xe siècle avant notre ère, certains auteurs, tels Martin Rose (Deuteronomist und Jawvist, Untersuchungen zu den Berührungspunkten beider Lieraturwerke, Zurich, 1981), en vinrent à conclure qu'une certaine partie d'entre eux au moins étaient bien plus tardifs.

(14) Ce qui n'exclut pas qu'il ait pu y avoir à une époque donnée des documents cohérents représentatifs d'un courant déterminé, comme pour le Deutéronome, depuis abandonnés et disparus.

Posté par Adriana Evangelizt

 

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Published by Adriana Evangelizt - dans LE JUDAÏSME
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