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9 juillet 2011 6 09 /07 /juillet /2011 10:39

 

 

MELCHISSEDEK, ROI DE SALEM

 

par André Savoret

 

 

 

Melchissédec est certainement le personnage le plus énigmatique de l'Ancien Testament. Il est sans généalogie. Il apparait solitaire et disparaît de même, sans qu'il soit fait mention de sa mort. Il est prêtre et roi. Prêtre du Très-Haut et roi de Salem. Il n'est pas apparenté au patriarche Abraham, mais celui-ci lui offre la dîme, reçoit sa bénédiction et communie avec lui sous les espèces du pain et du vin.

 

Le Psalmiste (Ps.110) nous apprend que le Messie attendu est « Prêtre pour l'éternité à la manière de Melchissédec ».

 

Dans l'Epître aux Hébreux, Saint Paul développe et interprète ce qui précède : « C'est ce Melchissédec, roi de Salem, sacrificateur du Dieu souverain, qui vint au-devant d'Abraham quand celui-ci revenait après avoir défait les rois, et qui le bénit - à qui aussi Abraham donna la dîme et dont le nom signifie premièrement « roi de justice », et qui était aussi roi de Salem, c'est-à-dire « roi de paix » - sans père, sans mère, sans généalogie, n'ayant ni commencement de jours, ni fin de vie ; étant ainsi semblable au Fils de Dieu, il demeure sacrificateur pour toujours... Sans contredit, celui qui bénit est plus grand que celui qui est béni... » (Héb. VII).

 

On sait que Melchissédec a été l'occasion de disputes sans nombre entre la Synagogue et l'Eglise du Christ. Ccs controverses ne nous intéressent pas directement mais elle permettent de conclure qu'en dehors des textes laconiques des Ecritures, il existait à son propos des traditions orales, encore vivantes aux premiers siècles de l'ère chrétienne.

 

Que ces traditions aient été altérées et déformées, sciemment par certains qu'elles gênaient, , inconsciemment par d'autres, c'est ce qui ne fait aucun doute. Mais ces déformations inévitab!es laissent assez transparaître le fond authentique dont elles procèdent plus ou moins directement. Les exagérations de la secte des Melchissédéciens, qui subordonnait le Christ même au prêtre-roi de Salem, les vues de Philon qui l'assimmilait au Logos, le rapprochement fait par Clément d'Alexandrie entre l'Eucharistie et le partage du pain et du vin entre Melchissédec et Abraham, reposent, en définitive, sur une tradition commune.

 

Interrogé sur « le plus grand de ceux qui sont nés de la femme », jésus répond « Il est cet Elie qui doit revenir ».

 

Il y aurait un curieux parallèle à établir entre M-elchissédec, « préfiguration » du Christ, « aspect du Verbe» , et Elie, identifié par Jésus à Jean-Baptiste.

 

On oublie trop que le Christianisme est éternel, comme son Fondateur, et que jamais les hommes n'ont été abandonnés. L'histoire « pré-chrétienne » des manifestations du Verbe, préparatoires à son incarnation publique comme Dieu total et Homme total, sera peut-être écrite un jour, puisqu'il n'est rien de caché qui ne doive ètre découvert. Et, ici, rend un son particulier cette affirmation du Sauveur : « Avant qu'Abraham fût, j'étais. »

 

L'on saisit mieux, alors, le sens de cette apostrophe (Matth. XXIII, 37) : « Jérusalem, Jérusalem, qui tues les prophètes et qui lapides ceux qui te sont envoyés ! combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants, comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes, mais vous ne l'avez pas voulu. »

 

Oui, l'homme déchu, jeté sur ce monde de deuil et d'abjection, ne fut jamais laissé sans guide. Les aspects que peut prendre, ici-bas, la sollicitude divine sont infinis. Qu'elle s'exprime à travers les prophètes prédestinés, qu'elle se présente sous tel voile approprié à la faiblesse de nos yeux, qu'elle s'incarne, pour ainsi parler, dans l'être mystérieux du roi de Paix et de justice, qu'elle délègue un ange pour signifier ses desseins et protéger ses serviteurs, elle reste toujours identique à elle-même, et c'est la même lumière qui brille dans les yeux de tous ses vrais serviteurs et dans ceux du Christ, Verbe du Dieu vivant. A ceci près que le Christ est la Lumière et que le Christophore l'a reçue de Lui pour la dispenser.

 

Ainsi, tout se tient, dans le drame immense, multimillénaire, de la Rédemption, dont Melchissédec, quel qu'il soit, ouvre un des premiers chapitres.

 

Et nous savons ainsi que Celui « qui viendra comme un voleur », l'Epoux des Vierges sages, ce Christ qui, selon sa promesse, « sera avec nous jusqu'à la consommation des siècles », le fut aussi, sous les aspects appropriés à son but, depuis le commencement.

 

C'est Sa lumière qui illumine, déjà, la scène biblique et Eucharistique où nous voyons Abraham s'incliner devant cet inconnu « qui va vers lui », comme le souligne Saint Paul, car c'est le supérieur qui va vers l'inférieur et se fait reconnaître de lui.

 

C'est Elle encore qui nimbe la blanche silhouette de Rama et l'Inde n'en a pas perdu tout souvenir. C'est Elle, enfin, plénière, totale, évidente qui est au centre de tout le drame évangélique, et qui, depuis, d'une manière plus voilée, poursuit sa tâche incessante et la poursuivra jusqu'à l'heure imprévisible où Elle fulgurera « comme l'éclair qui sort de l'Orient et se fait voir à l'Occident », à l'avènement glorieux du Christ.

 

Heureux, alors, ceux qui auront persévéré jusqu'à la fin.

 

Posté par Adriana Evangelizt

 

 

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Published by Adriana Evangelizt - dans LE GALILEEN
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