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26 novembre 2006 7 26 /11 /novembre /2006 20:24

La première partie de cette étude se trouve ICI..

 

Le symbolisme du Serpent

2

Le langage des formes

 

par Anne Osmont

 

 

C’est de cette Initiation très certainement que vinrent les enseignements qui donnèrent leur forme à la magie celtique et aussi à la magie de ces Celtes orientaux qui sont les Galates et une grande partie des peuples de l’Asie-Mineure. Aussi, voyons-nous, dans les Argonautiques de Valérius Flaccus la toison d’or, emblème de la science initiatique, gardée par un dragon. Ce dragon est vaincu par les héros grecs et, surtout, par les artifices de Médée. Une fois tué, Jason lui arrache les dents et les sème. II en naît des soldats qui s’entrégorgent. Hélas cela aussi est un signe des races celtiques. Si les peuples de la plus haute race blanche avaient été capables de s’unir et de se comprendre, toutes les attaques n’auraient fait que blanchir et disparaître devant elles. Mais, de tout temps, le celte a été l’ennemi du celte et, de cette désunion les envahisseurs ont profité. Quand il eût franchi le Rubicon, César trouva ses meilleurs auxiliaires dans ceux qu’il était venu combattre ; chacun oublia l’intérêt général pour ne se souvenir que des querelles particulières. Les Gaulois disaient déjà « Politique d’abord » comme de simples députés. C’est ainsi que ploya sous le génie rusé et tenace de Rome la valeur des guerriers au collier d’or réunis sous l’enseigne du pen-dragon. Le titre toutefois ne fut pas perdu et le cycle breton de nos chansons de geste le donne encore au roi Artus, cette fleur de chevalerie qui, suivant la légende, fut trop grand pour mourir et vit encore aux îles Fortunées, cet oasis atlantéen des Açores ou des Canaries. Partout, encore de nos jours, le serpent est mêlé à toutes les représentations de la magie.


Dans tout l’Orient et dans l’Afrique, le charmeur de serpents est le premier sorcier ; il représente, pour les initiés, le rythme qui domine les forces astrales, mais pour le populaire qui ne va pas si loin chercher ses motifs d’admiration, il est, surtout, l’enchantement de ceux qui, comme dit Kipling, « Jouent à tirer la mort par la barbe. »


Nous plaçant à un point de vue de l’Initié, qui seul importe, nous, rappellerons cet épisode de l’Exode où Moïse voit le peuple hébreu puni par la morsure des serpents des blasphèmes qu’il avait proférés. Moïse, « le plus doux entre les hommes », supplie l’Eternel de pardonner à ce peuple coupable et de lui donner les moyens de se préserver de ces douloureuses morsures et des troubles souvent mortels qu’elles entraînaient. Or, le Seigneur dit à son envoyé de faire fondre, par Aaron, son frère, un serpent d’airain qui, élevé sur une croix au milieu du camp, guérira par sa seule vue tout ceux qui élèveront vers lui leurs regards. Ici, nous touchons a l’un des points les plus marquants de la magie, la guérison du mal par son semblable, une sorte d’homéopathie transcendante. Ce ne sont pas les choses en elles-mêmes qui agissent sur nous, aussi bien au point de vue physique que du point de vue psychique ou moral. C’est la position ou la forme du symbole, c’est-à-dire, en grande partie, la direction d’intention. C’est cette direction d’intention qui donne à l’agent magique son utilisation dans telle ou telle forme adoptée. C’est ce qui ressort aussi d’un mythe analogue : celui de la lance d’Achille et de celle de Parsifal, qui portent tout ensemble la maladie et la guérison. Et ceci est la manifestation la plus évidente de la similitude du serpent et du monde astral. Et telle est la puissance de ce serpent que nous le voyons utilisé par les dieux hindous, dans le barattement de la mer de lait, qui sauve le monde prêt à périr. C’est encore le serpent qui avale la bave délétère du serpent Vasouki et le sauve de nouveau grâce à l’intervention de Siva.


Nous voyons par ces exemples que le serpent, et les forces astrales dont il est le symbole, seront bonnes ou mauvaises selon que nous les mettrons en œuvre d’une manière ou d’une autre. Ainsi, quand on trace un pantacle, il peut être à fin d’attirer ou de repousser les objets qu’il représente ou emblématise. Dans les premiers temps de sa fondation, Byzance fut infestée par une invasion de serpents qui la rendaient inhabitable. Elle fut délivrée de ce péril par un magicien qui fit tailler, dans une conjonction propice des astres, un trépied formé de trois serpents de bronze, grâce à quoi l’on ne revit jamais de serpents dans le pays. Les empereurs chrétiens conservèrent ce trépied ; mais il fut détruit par les Musulmans à qui leur religion interdit comme idolâtrie la représentation des créatures vivantes.
Dans le temps où les Gnostiques cherchaient dans une exégèse parfois fantaisiste le sens des mystères chrétiens, une secte se forma des adorateurs du serpent : les Ophites. Les initiés de cette secte savaient que ce serpent, qu’ils appelaient Knouphis, était une image du Verbe, en tant qu’agent transformateur de la Création, différenciateur de la Monade primitive, créateur par conséquent de toute forme et de toute vie. Ils disaient que le serpent ainsi considéré les portait à communier avec les Forces de la Nature, et cela était réel. Mais
les sectateurs ne comprirent pas tous les vues élevées de cet enseignement.


Il n’est pas donné à tout le monde d’exalter l’amour des choses créées sous la forme admirable du Cantique des Créatures tel que le chanta saint François d’Assise. Une fois de plus, l’erreur du vulgaire blasphéma le nom très sacré de l’Amour. Ils ne songèrent point à l’Amour « qui meut le Soleil et les autres étoiles », mais le prirent dans son sens le plus bas et firent dégénérer en orgies leurs cérémonies rituelles.


Une semblable erreur porte les femmes à s’unir au serpent dans une étreinte inquiétante. On se rappelle, dans Salammbô, que la vierge se livre à l’étreinte du serpent, qui est le génie funéraire de la famille Barca. Ici, le serpent reprend le sens de Ob, la force passive ; et nous le trouvons de chaque coté des autels laraires des foyers romains, manifestant mieux encore son état passif par cette dualité. De même, les mères des héros affirment souvent avoir conçu d’un serpent sacré leur fils qui étonne le monde. Telle fut Olympias, mère d’Alexandre qui porta longtemps sur le corps la trace du serpent à qui elle s’était abandonnée. Affirmation reprise plus tard par la mère d’Octave-Auguste. Il est permis de se demander ce qu il y avait de réel dans ces dires et si les femmes qui affirmaient de telles choses ne s’étaient pas livrées, volontairement ou involontairement, au Maître des apparences. Menteur et Père du mensonge, qui connaît le secret des rêves et qui sait où finit et commence la réalité.


Ici le serpent est réellement le Diable dans le sens de l’Astral impur. Mais l’astral sera impur ou pur selon que nous le voudrons, dès le moment où nous serons capables de voir et de vouloir. Soumis à la sereine volonté du Mage le Serpent sera une garde héroïque et précieuse. C’est le serpent aux sept têtes qui ombrage de sa flexibilité inclinée le Bouddha en méditation. C’est que le Bouddha est enfin sorti du monde illusoire de Maya ; la vanité des formes n’a plus de prise sur lui. II est donc légitime que tout, en ce monde, le serve, l’abrite, lui apporte la paix dont il a besoin. Cette paix, ce calme du sage, Moïse nous le fait voir dans sa rencontre avec les magiciens de Pharaon. Il jette sa baguette à terre ; la voilà changée en serpent. Les prêtres d’Osiris imitent ce geste et le résultat est le même. Mais le serpent issu de la baguette de Moïse dévore tous les autres serpents. Ceci s’explique fort aisément. Tous les initiés, quelle que soit la direction de leur pensée, peuvent atteindre le monde astral régi par la volonté et le savoir que représente la baguette, mais il est dans la destinée de la Loi de toujours triompher en fin de compte. Le vulgaire peut le nier ; les mages qui veulent profiter de son erreur pour asseoir leur domination peuvent se donner l’air d’en douter et de le nier même, mais ils ne l’ignorent point. Ils savent que le Dieu solaire sera toujours victorieux dans sa lutte contre les ombres. Ils savent que toujours la ténèbre sera percée par les claires flèches du jour car le défaut de la ténèbre est de n’avoir pas d’existence propre, d’être, comme le Mal lui-même, née de la privation de la Lumière et du Bien. Et toujours l’heure doit venir où le Dominateur doit apparaître et dire, ainsi que dans le Psaume : Je n’ai fait que passer, il n’était déjà plus.


C’est cette victoire que symbolise la flèche toujours mise entre les mains du représentant de l’Ordre, aussi bien que la Lance et l’Epée. Ce sont toujours les pointes, surtout les pointes métalliques par quoi se désagrègent les formations fluidiques. Aussi l’Epée de Saint Michel est-elle victorieuse de Satan comme les flèches d’Apollon le sont du monstre des marais.


Mais ce n’est pas seulement dans l’antiquité religieuse ou classique que nous trouverons des faits semblables. Ossian attribue des phénomènes analogues à son héros : l’Ecossais Fingal :
« Fingal, que menace la lance de l’esprit de Loda, tire son épée. Semblable à la lueur d’un éclair, le fer traverse le fantôme. Il tombe, perd sa forme et vous croiriez voir une de ces spirales de fumée que traverse et fouette une flexible et rapide houssine. Il jette cependant un cri perçant, roule sur lui-même et s’élève sur l’aile des vents. »


Ces serpents de fumée ne sont-ils pas tout semblables à ces souples et tortueuses formations fluidiques provoquées par des magies frustes et maladroites et qui causent tant de désastres chez les téméraires expérimentateurs mal instruits de leur pouvoir et de ses limites. Le devoir de l’adepte est de réduire l’astral à son véritable rôle, celui de serviteur de l’Esprit. Il n’est enchantement ni terreur qui doive agir sur sa volonté, aussi doit-il, avant d’entreprendre quoi que ce soit dans cet ordre de phénomènes, être « maître de soi comme de l’univers ». Et ceci n’est ni sans difficulté, ni sans ennui. Mais il faut savoir compter avec ses forces pour pouvoir ensuite compter sur ses forces.


Ce devoir de l’adepte est parfaitement exprimé par le signe qui servait de cachet au Comte de Saint-Germain. Il s’était attribué ces armes parlantes et elles convenaient parfaitement à l’homme qu’il était. C’était un aleph formé par un serpent que traverse une flèche, invisiblement dardée par un arc céleste. Le Maître des Œuvres ne peut, en effet, exercer son empire que s’il a triomphé, par la science et l’inspiration, de tout ce qui n’est que trouble et chimère, de tout ce qui ne résiste pas au profond et sagace examen de l’Esprit. Mais, lorsqu’on est parvenu à ce stade, quelles magnifiques perspectives s’ouvrent devant nos regards ! Nous nous apercevons que l’Ennemi est devenu soumis et caressant. Certes, il ne faut jamais perdre de vue que, dès que nous oublierons ses pièges, il recommencera de les tendre, car il est captieux et retors de sa nature, et comme je l’ai déjà dit, il faut qu’il soit esclave ou maître. Il ne sera jamais le sûr compagnon à l’épaule de qui nous pouvons nous appuyer. Mais, une fois cette constatation faite, il suffit de nous conformer à ce qu’elle nous révèle, sans vouloir changer la nature des choses, ce qui n’est pas en notre pouvoir. Une fois dominé, le serpent devient l’emblème de la Sagesse et nous le voyons se dresser à côté de Minerve, la déesse aux yeux clairs, née de la profonde pensée de Zeus. Nous le voyons auprès d’Esculape fils d’Apollon, le dieu de la médecine. C’est dans ce culte que le serpent nous manifeste le mieux sa qualité de force astrale. Le principal temple d’Esculape était en Epidaure, sur les bords de la mer Egée. Les malades venaient là de tous les points du monde antique. Ils étaient reçus par les prêtres qui recevaient leurs confidences et les autorisaient à dormir dans le temple, soit dans le naos, soit dans l’atrium, suivant leur état de santé et leur condition sociale.


Il nous reste une lettre d’Aspasie à Périclés qui relate le singulier traitement auquel ces malades étaient soumis. Ils buvaient à une coupe sacrée, probablement un narcotique, puis ils tombaient dans un sommeil lucide où beaucoup d’entre eux recevaient des révélations sur leur maladie et les remèdes qui lui étaient nécessaires. D’autres étaient guéris soudainement et voici comment. Pendant ce sommeil lucide, les serpents du Dieu étaient lâchés dans le temple et c’est leur contact - ou l’horreur qu’ils inspiraient à des malades forcés par le somnifère à demeurer immobiles - qui produisait une révulsion souvent salutaire. Aspasie souffrait des yeux et s’inquiétait de l’altération de sa vue. Elle raconte à Périclés que, une fois endormie, elle vît, non sans tressaillir, les serpents du Dieu s’approcher d’elle et l’un d’entre eux lui lécha doucement les paupières. Le lendemain, sa vue s’était grandement améliorée et c’est pleine de joie et de confiance en la durée de sa guérison qu’elle s’apprêtait à reprendre le chemin du retour. Le choc émotionnel avait été suffisant, à l’exclusion de tout autre remède, pour rétablir la santé d’Aspasie.


Si nous nous élevons encore d’un degré, nous trouvons le serpent dans la manifestation directe de la divinité. Nous le voyons au front des souverains d’Egypte sous la forme de l’urœus. Là, il est le signe du feu divin, de l’inspiration céleste.
Il est la flamme qui apporte au Pharaon la pensée divine, rectrice des intérêts et des pouvoirs de la terre de Khémî. C’est à ce serpent, gardien et défenseur de sa divinité, que le Pharaon mort confiera la protection de sa tombe.
« L’ureus divine jettera des flammes contre les profanateurs et ils seront exterminés ».


Plus haut encore, dans la paix sereine des temples, nous rencontrons le serpent comme symbole du temps éternel. Il est le serpent Ourôboros, dont la tête et la queue se rejoignent de manière à former le cercle parfait. Ainsi, sous la volonté de l’initié, le monde changeant des images devient le monde des forces et des réalités, car, de même que tout est pur à ceux qui sont purs ; tout est stable à ceux qui ont appris la stabilité et qui ne cherchent pas dans le monde astral la vaine satisfaction de leurs curiosités ou de leurs désirs, mais la vérité seule, et le bien à parfaire. Et c’est aussi la couleuvre blanche des pays Scandinaves, la couleuvre pareille à un rayon de lune qui sait se glisser sous la pierre du seuil pour porter le bonheur dans la maison. Tant il est vrai que notre pensée, notre volonté peuvent façonner le monde, à la condition que notre pensée soit droite et notre volonté constante.


Il faut insister ici sur ce fait de la responsabilité humaine, si fortement engagée dans tout ce qui touche à la magie et aux sciences qui l’accompagnent ou qui en dépendent. Nous avons vu qu’une figure géométrique accompagne toujours les autres symboles en ce qui touche ces mythes sur quoi nous causons ensemble. Le symbole mercurien sera l’étoile à cinq pointes, symbole de la liberté humaine et, par conséquent, de la responsabilité.


L’étoile à cinq pointes peut être placée de deux manières : si nous la plaçons debout, une pointe en haut, deux pointes en bas, les deux autres pointes horizontales ou presque, nous avons la forme d’un homme debout, les bras étendus, les pieds écartés, et le centre de la figure à la hauteur du sexe ; cette dernière coïncidence indiquant que les pièges et les mirages de Nahash nous atteignent bien souvent sous les espèces de la volupté physique. Présentée ainsi, l’étoile à cinq pointes est l’image du bien que nous pouvons et que nous devons accomplir, du bien pour qui nous avons été créés, car Dieu a fait l’homme « à son image et à sa ressemblance », et c’est seulement quand il a voulu se libérer des lois et des rythmes sur les conseils intéressés de l’égoïsme, que l’homme a perdu tous les biens qu’il doit reconquérir, à la sueur de son front et en pleine conscience. Si nous disposons l’étoile en sens inverse, deux pointes en haut, une pointe en bas, nous obtenons le renversement intégral des valeurs pures ; nous symbolisons le mal volontairement élu. Dans cette étoile, nous pouvons inscrire sans aucune difficulté la ressemblance du bouc satanique, emblème de l’instinct débridé.


C’est à cause de ces possibilités inverses que l’étoile à 5 pointes et le nombre 5 ont une telle importance au point de vue initiatique. Les pythagoriciens, qui exaltaient si hautement la conscience humaine, l’avaient en grande dévotion. Le pentagramme était entre eux un signe de reconnaissance. On raconte que l’un d’entre eux, se trouvant en pays étranger et démuni d’argent, traça sur l’ardoise où le maître du lieu tenait ses comptes l’étoile à cinq pointes, faite d’un seul trait et debout, en assurant l’hôte que, dès que l’un des frères verrait cette image, ses frais seraient immédiatement remboursés. L’hôte crut ou ne crut pas ce qui lui était affirmé ; en tout cas, il laissa partir le voyageur. A peu de jours de là, Lysis, le successeur du maître, vint à passer dans cette auberge et l’aubergiste, bien persuadé que le philosophe allait se rire de lui, lui montra cependant l’ardoise qui portait seulement un chiffre (celui des dépenses), le nom du passager et l’étoile. Sans même souhaiter d’explications, Lysis, reconnaissant à ce signe qu’un frère avait besoin de lui, paya l’hôtelier, stupéfait de surprise et de gratitude.


Par contre
, l’étoile à 5 pointes est en grande horreur dans tout l’Islam et rien n’est plus compréhensible. L’idéal musulman est l’abandon complet à la volonté de Dieu. Il est donc presque coupable - dangereux pour le moins - de faire intervenir la volonté humaine qui ne peut faire que des sottises.
Mieux vaut s’en rapporter au bon plaisir divin. Le fatalisme règne en maître dans la religion musulmane et c’est cette confiance en la bonté du Tout-puissant, de l’Omniscient qui donne aux regards musulmans leur paisible limpidité.


Cette conception du monde est tout opposée à celle de l’Occident latin ou celtique. Cette dernière a été exprimée d’une façon bien remarquable sur les reliures de certains ouvrages mystiques ou occultes qui ont fait partie de la bibliothèque de Philippe II, roi d’Espagne. Voici l’espèce d’hiéroglyphe qui se place au-dessous des armes royales : 5==8 (couché). C’est-à-dire : la conscience humaine, l’esprit, la volonté de l’homme égale l’infini. On voit que le roi catholique n’était pas d’un esprit aussi étroit que ses détracteurs ont voulu le faire paraître. Peut-être estimait-il, et nous sommes entièrement de son avis, que toute vérité n’est pas bonne à dire à tout le monde et qu’il y a des mesures à garder envers les profanes, ne fût-ce qu’en vue de leur sécurité. Mais ici, nous savons tous que l’esprit de l’homme, s’il est susceptible de bien des aberrations quand il se confie en sa force et ne veut pas se soumettre aux lois, l’esprit de l’homme peut et doit s’élever jusqu’aux plus hautes sphères par le chemin de l’Initiation. Les enseignements qu’il reçoit en vue de cette élévation lui confèrent cette maîtrise de soi qui lui permettent de suivre sans crainte et sans danger le serpent sur le terrain mouvant du monde astral. Ils lui font cueillir les fleurs magiques dans cette sphère enchanteresse et dangereuse avec la force paisible que nous apporte la Sérénité du sage : Eudia.

Sources EzoOcult

Posté par Adriana Evangelizt

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Published by Adriana Evangelizt - dans LE SYMBOLISME DU SERPENT
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