Qu'est-ce que l'Hermétisme ? L'Occultisme ? Le Spiritisme ? Savez-vous qu'à la base il n'y avait qu'un seul Enseignement et que ce sont les hommes qui ont inventé les religions ?
Avant la division de Sem, la fin du chapitre sur la Géographie des Hébreux dans l'Ancien Testament...
Chapitre extrait des Oeuvres complètes de Volney Recherches Nouvelles sur l'histoire ancienne Tome I 1821 par Constantin François Volney
18ème partie
17 - Le système géographique des Hébreux 2
16 - Le système géographique des Hébreux 1
15 - Mythologie de la Création 2
14 - Mythologie de la Création 1
12 Des personnages antédiluviens 2
1 - Des temps antérieurs à Moïse
De quelque manière que Nemrod vienne d’Éthiopie, ou qu’il en dépende, nous avons ici une indication que les pays de sa domination appartiennent à la division de Kush, et que par conséquent leurs habitants furent des hommes noirs à cheveux longs. Ceci s’accorde très bien avec le témoignage d'Homère, d’Hérodote, de Strabon, de Diodore, et en général des anciens auteurs qui nous dépeignent tels les peuples de
Quant aux pays dépendants de Nemrod, Arak est Arekka, que Ptolémée place près de
Akad ou Akar est l’ancien nom de Nisibe, selon le témoignage de l’ancien traducteur de la Genèse[22]. Kalaneh, qu’Étienne de Byzance écrit Telané, est une ancienne ville du pays de Sennaar, que cet auteur dit avoir été le berceau de Ninus.
Ainsi la race noire kushite s’étendit jusqu’au revers méridional du Taurus, conformément au témoignage de Strabon, qui dit que les peuples Syriens sont divisés en deux grandes branches ; les Syriens blancs, au nord du mont Taurus ; et les Syriens noirs, au sud du Taurus ; tous ayant un même fonds de mœurs, de coutumes et de langage : en effet, les dialectes des Abyssins, des Arabes, des Phéniciens, des Hébreux, des Assyriens, des Araméens ou Syriens, sont tous construits sur les mêmes bases de grammaire, de syntaxe et d’écriture.
À l’égard de Nemrod, Cedrenus et
Jusqu’ici l’on voit que, sous des formes généalogiques, nous avons une véritable géographie dont toutes les parties observent un ordre régulier et systématique. Ce même caractère continue de se montrer dans la troisième division, celle de Sem.
Notes
[22] Hieronym., Quest. in Genes., cap. 10, n°. 10.
[23] Plusieurs divinités chez les Chaldéens ont eu le nom de Bel ou Baal, qui signifie Dieu et Seigneur. Alexandre Polyhistor parle de Bélus l’ancien, appelé Kronos (ou Saturne), de qui naquirent un second Bélus ou Bélus le jeune, ayant pour frère Canaan. Il ajoute que Canaan fut père des Phéniciens et eut pour fils Chum, appelé par les Grecs Asbolos, c’est-à-dire couleur de suie, lequel Chum eut pour frère Mesraim, père des Éthiopiens et des Égyptiens : l’on voit ici une même version des mêmes idées, des mêmes traditions que
1ère partie
LES PEUPLES dépendants de Sem, contenus dans son territoire, sont : 1° Aïlam, nom collectif des Elyméens, bien connus pour habiter les montagnes de
2° Ashour ou Assur, nom collectif des Assyriens, qui d’abord ne furent que les habitants de l’Atourie, où Ninus bâtit Ninive, mais dont le nom, après ce conquérant, s’étendit aux Babyloniens et même aux Syriens.
Ici se présente une remarque sur la traduction vulgaire de ce verset célèbre de
Il semblerait qu’Assur fût un nom d’homme alors il désignerait Ninus, et c’est l’opinion de beaucoup de savants ; mais dans ce cas il sera, et il est en effet, une nouvelle preuve de la posthumité de
Assur viendra comme un torrent ; Assur s’élèvera comme un incendie ; le Seigneur suscitera Assur contre Moab, contre Ammon, contre Juda, contre Israël : or, personne ne pensera qu’Assur, Moab, Ammon, Israël, soient des individus : bien plus, on trouve cent fois répétée cette autre expression encore plus incompatible :
Le roi d’Assur, la terre d’Assur, les forts d’Assur ; Phal, roi d’Assur, vint contre Manahem ; Achaz appela Teglat-Phal-Asar, roi d’Assur, etc.
Il est donc évident qu’Assur est toujours un nom collectif, employé selon le génie des langues orientales, dont les Arabes et les Syriens de nos jours sont un exemple subsistant.
3° Loud, nom collectif des Lydiens, ayant en syriaque le sens de sinuosités, qui convient très bien au fleuve Méandre. Selon les Grecs, avant la guerre de Troie, les Lydiens s’appelaient Ma-Iones, nom composé d’Ionie. Le nom de Lydiens, leur vint-il des Assyriens, dont Ninus les rendit sujets ?
4° Le quatrième peuple dépendant de Sem est Aram qui en syriaque signifie nord (relatif aux Phéniciens) ; c’est
Les Hébreux divisent l’Aram ou Syrie en plusieurs districts, 1° l’Aram-Nahrim, l’Aram des deux fleuves (Tigre et Euphrate), traduit en grec Meso-potamos (entre les fleuves.)
2° L’Aram propre, ou pays de Damas et confins.
3° L’Aram Sobah sur lequel on n’est pas d’accord. Josèphe le prend pour
Il est encore dit que le roi de Hamah avait eu des guerres fréquentes avec le roi de Sobah ; et les chroniques donnent à Hamah l’épithète de Sobah (Hamat-Soba) : ces deux pays étaient donc limitrophes. Or, si Hamah, séparée de Nisibe par un désert de 90 lieues, était bornée au sud par Damas, et à l’ouest par les Phéniciens, le Sabah devait être situé ou au nord vers Alep, ou à l’est vers l’Euphrate ; et c’est précisément ce qu’atteste Eupolème[7] lorsqu’il dit que David subjugua les Syriens qui habitaient
David, dit le texte, revenant de battre les Araméens (les Syriens), s’illustra (par une nouvelle victoire) dans la vallée des Salines.
Il y a deux vallées de ce genre : l’une dans laquelle est situé le lac de Gabala à 25 lieues nord-nord-est de Hamah ; l’autre où se forme la lagune salée de Zarqah, 15 lieues nord-est de Hamah : ces deux positions sont également sur la route de David, revenant soit du nord, soit de l’est. Si comme l’a cru Fl. Josèphe, Sobah eût été
Remarquons en passant, que cette existence des États araméens de Sobah, Hamah et Damas, qui se continue depuis et avant Saül, jusqu’au temps d'Achaz, confirme l’assertion d’Hérodote qui restreint l’empire des Assyriens ninivites à la haute Asie, pendant 500 ans, et qui par là les exclut de l'Asie basse, c’est-à-dire de l’Asie-Mineure et de
Notes
1 Zend-Avesta, tome II, pages 402 et 456 ; et tome I, partie II, page 272, note 3.
2 Phaleg. et Chanaan, lib. II, cap. 6.
3 Geographia Hebrœorum extera, page 114.
4 Samuel, lib. II, cap. 8, v. 5 et 6.
5 Le psaume LX a commis la même faute.
6 Voyez Assemani, Biblioth. syriac., tome I, pages 533 à 539 ; tome III, part. I, page 3.
7 Samuel, lib. I, chap. 14, v. 4.
8 Eusèbe, Præpar. evang., lib. IX, chap. 30.
Posté par Adriana Evangelizt