Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : LE PORTEUR DE LUMIERE
  • LE PORTEUR DE LUMIERE
  • : Qu'est-ce que l'Hermétisme ? L'Occultisme ? Le Spiritisme ? Savez-vous qu'à la base il n'y avait qu'un seul Enseignement et que ce sont les hommes qui ont inventé les religions ?
  • Contact

Texte Libre

Il y a  

  personne(s) sur ce blog

Recherche

Texte libre

Archives

17 août 2007 5 17 /08 /août /2007 12:01

On continue sur le livre de Volney avec la mythologie d'Adam et Eve qui n'était pas dans la Torah au commencement. Cet épisode a été rajouté après. Nous poserons tout de suite en suivant un extrait de livre qui en parle.

 

Chapitre extrait des  Oeuvres complètes de Volney

Recherches Nouvelles sur l'histoire ancienne

Tome I

1821

par Constantin François Volney

 

CHAPITRE XVI

Mythologie d’Adam et d’Ève

12 Des personnages antédiluviens 2

11  - Des personnages antédiluviens 1

 10 - Du personnage appelé Abraham 2

9 - Du personnage appelé Abraham 1

8 - De la tour de Babel

7 - Examen de la Genèse en particulier 2

 6 -  Examen de la Genèse en particulier1 

 5 Suite de "Problèmes cités par l'époque citée"

4  Problèmes résolus par l'époque citée

3 - Suite des preuves

 

En effet, prenez une sphère céleste dessinée à la manière des anciens ; partagez-la par le cercle d’horizon en deux moitiés : l’une supérieure, qui sera le ciel d’été, le ciel de la lumière, de la chaleur, de l’abondance, le royaume d’Osiris, dieu de tous les biens ; l’autre moitié sera le ciel inférieur (infernus), le ciel d’hiver, le séjour des ténèbres ; des privations et des souffrances, le royaume de Typhon, dieu de tous les maux. A l’occident et vers l’équinoxe d’automne, la scène vous présente une constellation figurée par un homme tenant une faucille1, un laboureur qui chaque soir descend de plus en plus, dans le ciel inférieur, et semble être expulsé du ciel de lumière ; après lui vient une femme, tenant un rameau de fruits beaux à voir et bons à manger : elle descend aussi chaque soir et semble pousser l’homme, et causer sa chute : sous eux est le grand serpent, constellation caractéristique. des boues de l’hiver, le Python des Grecs, l’Ahriman des Perses, qui porte l’épithète d’Aroum dans l’hébreu. Près de là est le vaisseau attribué tantôt à Isis, tantôt à Jason, à Noé, etc. ; à côté se trouve Persée, génie ailé, qui tient à la main une épée flamboyante, comme pour menacer : voilà tous les personnages du drame d’Adam et d’Ève, qui a été commun aux Égyptiens, aux Chaldéens, aux Perses, mais qui reçut des modifications selon les temps et les circonstances. Chez les Égyptiens, cette femme ( la Vierge du Zodiaque) fut Isis, mère, du petit Horus, c'est-à-dire du soleil d’hiver qui, languissant et faible comme un enfant, passe 6 mois dans la sphère inférieure pour reparaître à l’équinoxe de printemps, vainqueur de Typhon et de ses géants : Il est remarquable que dans l’histoire d’Isis, c’est le Taureau qui figure comme signe équinoxial, tandis que chez les Perses, c’est le Bélier ou l’Agneau, sous l’emblème duquel le dieu Soleil vient réparer les maux du inonde : de là naît l’induction que la version des Perses est postérieure au vingt et unième siècle avant notre ère, dans lequel le Bélier devint signe équinoxial ; tandis que là version des Egyptiens peut et doit remonter à près de 4200 ans, époque où le Taureau devint signe de l’équinoxe du printemps2.

L’auteur juif, qui sans cesse écarte les indices de l’idolâtrie, et substitue un sens moral au sens astrologique, a supprimé ici plusieurs détails ; mais il a conservé un trait qui forme un nouveau lien de sa version à celles des Égyptiens et des Perses ; lorsqu’il fait dire à Dieu, maudissant le serpent : J'établirai la haine entre la race de la femme et entre la tienne, et son rejeton écrasera ta tête3. Ce rejeton est l’enfant que dans les anciennes sphères célestes, la vierge (Isis, Ève) portait dans ses bras ; et dont l’histoire, prise en contresens, est devenue si célèbre dans le monde. Le lecteur qui désirera plus de détails sur ce sujet, en trouvera de démonstratifs dans l’ouvrage de Dupuis, aux articles Apocalypse et Religion chrétienne. Et nous bornant au récit de la Genèse , relativement à Adam et au lieu de délices où il fut placé ; nous observons que deux des fleuves mentionnés comme y ayant leur source, savoir, le Tigre et l’Euphrate, indiquent encore une origine chaldéenne, car ils appartiennent spécialement à la Chaldée. Le . Le troisième, appelé Gihoun, est sans contredit le Nil, puisqu’il entoure la terre de Kus, qui est l’Éthiopie ou l’Abyssinie.

Le quatrième, appelé Phishoun ou Philon, n’est point aussi facile à désigner, parce que la terre dHevila, qu’il entoure, n’a pas une position claire, ainsi que nous le dirons bientôt ; seulement on peut assurer qu’il n’y a point de raison solide à le prendre pour le Phase de Colchide. D’ailleurs lorsque le texte nous dit que ces quatre fleuves sortaient d’une même source, il nous avertit qu’il y a encore ici de l’allégorie, puisque rien de tel n’existe dans la géographie connue, à moins qu’il n’ait voulu indiquer, pour cette source l’Océan, duquel les anciens peuples ont souvent cru que sortaient les fleuves et les rivières ; mais ici le mot de l’énigme est plus compliqué, plus ingénieux : il faut, le trouver dans cette même doctrine astrologique qui vient de nous en éclaircir d’autres. Or dans cette doctrine, et conformément au génie oriental, qui exprime tout par figures, il paraît que les adeptes représentèrent le Zodiaque sous l’image d’un fleuve dont le cours entraîne tous les événements du ciel et de la terre. Pour exprimer ce qui se passe pendant la saison d’été, ils peignirent au bord de ce fleuve, à la porte, c’est-à-dire à l’équinoxe du printemps qui ouvre la belle saison, ils peignirent un arbre, vêtu de ses feuilles, emblème sensible de la végétation, ce fut l’arbre de vie, le lignum vitæ de l’Apocalypse, portant 12 fruits, un pour chaque mois. Jusqu’à l’automne le jardin où étaient ce fleuve et cet arbre, était un lieu de délices ; mais venait ensuite le semestre d’hiver, saison de ténèbres, de souffrances, empire du mal. L’homme qui goûta les fruits de cette seconde période, acquit l’expérience des deux états ; il eut la science du bien et du mal ; et lorsqu’il revint à la porte du printemps, l’arbre de vie ne fut plus que l’arbre de cette science. Ce texte fut trop riche pour être négligé par les prêtres moralistes ; en suivant cette première idée du Zodiaque, devenu fleuve, le monde se trouva entouré de l’Océan ; par la raison que Océan et fleuve s’expriment par un seul et même mot chaldéen arabe, Bahr. De là cette antique opinion exprimée par Hésiode et par Homère, que l’Océan est comme une ceinture autour de la terre ; ici nous avons la sphère terrestre (la géographie) confondue avec la haute sphère : cette confusion dont nous voyons un trait dans les quatre fleuves de la Genèse , est devenue un système complet dans les livres non moins anciens des sectes indiennes de Bouddha. Tout ce que ces livres, conservés au Thibet, à Ceylan, au Birmah et dans l’Inde ; nous disent du monde entouré de 7 montagnes ; de 7 mers entre ces 7 montagnes, formant 7 grandes îles ; chaque mer et chaque montagne avec un nom distinct et des qualités relatives aux métaux, l’or, l’argent, etc., et aux couleurs, rouge, vert, etc. ; aux pierres précieuses ; tout ce qu’ils disent de la division du monde en quatre parties, et des quatre faces du mont Righel ou Merou (qui est l’Olympe) : tout cela, qui au sens littéral est absurde et sans type physique, devient raisonnable et vrai, quand on le prend pour une description du monde céleste et de ses divisions physiques, selon les systèmes anciens. Il y a cette particularité dans la cosmogonie du Thibet, que près d’un grand arbre, qui est la figure du monde, sont placés 4 rochers, desquels sortent quatre fleuves sacrés, dont l’un fait face à l’orient, l’autre au midi, le troisième au couchant, et le quatrième au nord ; c’est-à-dire qu'ils sont placés aux quatre portes du cercle zodiacal (les 2 solstices et les 2 équinoxes) ; et afin que l’on ne s’y trompe point, chacun de ces 4 fleuves est caractérisé par la tête d’un animal3 qui, dans le Zodiaque lunaire indien, est affecté à l’un de ces points du cercle céleste. Nous avons ici une analogie sensible avec les quatre fleuves de la Genèse qui, chez les Chaldéens comme chez les Indiens, ont été la figure des influences célestes s’écoulant du grand fleuve Zodiaque par les quatre portes du ciel, c’est-à-dire par les coupures des solstices et des équinoxes qui ouvraient chaque saison et. déterminaient son caractère. Il est à remarquer que l’historien Josèphe, qui, en sa qualité de prêtre, ne fut pas étranger à la doctrine secrète, dit que le fleuve Phison est le Gange, ce qui indique une sorte de parenté entre les deux systèmes : il ajoute que chacun de ces fleuves a un sens moral ; que l’Euphrate signifie dispersion (il a voulu dire division, séparation, pharat)4 ; le Tigre, rapidité ; le Phison, multitude ou abondance ; et le Gihoun, venant d’Orient. Ne serait-ce point ici la cause des noms de ces 4 fleuves qui, par l’effet du hasard, se seraient trouvés avoir le nom des qualités attribuées aux époques des influences.

Au reste les Indiens ont aussi leur paradis, et les 4 fleuves qui en sortent, viennent également d’une source commune, placée au point de partage des eaux de l’Indus, de l’Oxus (appelé Gihoun par les Arabes) et de deux autres rivières. Chaque peuple a dû chercher et trouver chez lui ces fleuves d’un monde primitivement fictif, et la ressemblance des noms qu’ils portent est un indice de la source commune de toutes ces idées. Prétendre, avec les missionnaires chrétiens, que cette source est dans les livres de Moïse, d’où elle se serait répandue chez tous les peuples, est une hypothèse insoutenable, surtout quand ces livres sont une énigme qui ne s’explique que par les livres des autres peuples. La vérité est que le petit peuple hébreu, plus obscur chez les anciens que les Druses chez les modernes, a pris sa part des idées que le commerce et la guerre répandirent dès la plus haute antiquité, et rendirent communes aux grandes nations civilisées, telles que les Égyptiens, les Chaldéens, les Assyriens, les Mèdes, les Bactriens, et les Indiens, qui tous eurent leurs collèges de prêtres astronomes et astrologues, livrés aux mêmes travaux, par conséquent soumis aux mêmes révolutions de découvertes, de disputes, d’erreurs de perfectionnement que nous voyons dans tous les siècles agiter les corps savants et même ignorants. Plus on a pénétré, depuis 30 à 40 ans, dans les sciences secrètes, et spécialement dans l'astronomie et la cosmogonie des Asiatiques modernes, les Indous, les Chinois, les Birmans, etc., plus on s’est convaincu de l’affinité, de leur doctrine avec celle des anciens peuples nommés ci-dessus5 ; l’on peut dire même qu’elle s’y est transmise plus complète à certains égards, et plus pure que chez nous, parce qu’elle n’a pas été aussi altérée par des innovations anthropomorphiques qui ont tout dénaturé... Cette comparaison du moderne à l’ancien est une mine féconde, qui n’attend que des esprits droits et dégagés de préjugés pour fournir une foule d’idées également neuves et justes en histoire ; mais, pour les apprécier et les accueillir, il faudra aussi des lecteurs affranchis de ces mêmes préjugés ennemis de toute idée nouvelle, etc.

La suite... Mythologie de la Création 1ere partie

1 Voyez la sphère de Coronelli.

2 A proprement parler, le système des deux principes, considéré relativement à l’hiver et à l’été, ne convient point au climat de l’Égypte, où l’hiver est une saison douce et agréable : l’on peut dire qu’il n’y est point un système primitif et naturel.... Mais lorsque les prêtres furent parvenus à la connaissance générale des phénomènes du globe, tant par leurs propres recherchés que par les relations des Phéniciens et des Scythes ; alors, embrassant sous un seul point de vue les opérations de la nature végétante et animée, ils imaginèrent l’hypothèse de la diviser en un principe de vie, qui fut le soleil, et un principe de mort qui fut le froid et les ténèbres ; et c’est sur cette base, vraie à bien des égards, que se sont échafaudées des fictions qui ont tout défiguré ! Quant au changement des signes du Zodiaque par la précession des équinoxes, on l’estime à 2130 ans par signe, à raison de 71 ans pour chaque degré, et de 50 secondes par an.

3   Genèse, chap. 3, v. 15. La Vulgate dit : elle (la femme) écrasera ; mais le texte hébreu porte le genre masculin lui, relatif au rejeton (Zara).

4 Voyez Alphabetum thibetanum, in-4°, page 186. L’auteur missionnaire fait cette remarque intéressante, que le système des Bouddhistes du Thibet diffère de celui des Brahmes, en ce que, dans ce dernier, les figures des 7 mers et des 7 montagnes qui sont les 7 sphères célestes, et leurs intervalles, sont elliptiques ou ovales, tandis que dans le premier elles sont purement circulaires : c’est une raison de penser (ajoutée à plusieurs autres), que la secte de Bouddha est plus ancienne que celle des Brahmes, les formes elliptiques étant un perfectionnement des premières idées, qui furent les circulaires pures.

5 De là, le mot latin fretum.

6  Voyez Bailly, Astronomie indienne, et l’Histoire de l’astronomie ancienne. Voyez aussi les Mémoires asiatiques.

Posté par Adriana Evangelizt

Partager cet article

Repost 0
Published by Adriana Evangelizt - dans LE JUDAÏSME
commenter cet article

commentaires

apollon 13 08/09/2010 02:02



étenel,éternelement,éternité. bonjour et merci de votre soutien, paix éternel ;amor tout puissant ;lumiere toute puissante.