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Qu'est-ce que l'Hermétisme ? L'Occultisme ? Le Spiritisme ? Savez-vous qu'à la base il n'y avait qu'un seul Enseignement et que ce sont les hommes qui ont inventé les religions ?

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22 - La Franc-Maçonnerie, résultat des religions Egyptiennes, Juives et Chrétiennes

 

 

 

La Maçonnerie

considérée comme le résultat

des religions Egyptienne, Juive et Chrétienne

par le Fr.°. Reghellini de Shio

1842

"Il existe au fond de nos coeurs un désir insatiable de connaître la vérité"

22ème partie

21 ème partie

20ème partie

19ème partie

18ème partie

17ème partie

  1ère partie

CHAPITRE XIV

1

 


Histoire des Juifs lors de leur captivité en Babylone , et de leur rentrée en Judée ; leur haine pour les Samaritains. — Une colonie juive transportée en Egypte sous Alexandre-le-Grand. — Juifs égyptiens qui passent en Espagne. — Sectes Juives dans l'interprétation de la Bible. La Bible, base d'une grande partie des Religions sur le globe. St Judas réforme la Bible. La Bible réformée, suivie par les Juifs de Babylone et de la Palestine. Les Chrétiens sont restés fidèles à la Bible de Moïse et des Prophètes juifs. — Doctrines Platoniciennes suivies par les Juifs d'Alexandrie ; elles produisent le dogme du Verbe ou du Logos Fils de Dieu, dogme qui précéda le Christianisme. — St Jean-Evangéliste suit cette doctrine, et en fait l'application à Jésus. St Paul ne l'enseigne pas. — Les anciens Hébreux n'admettaient pas l'immortalité de l'âme. — Mœurs et initiations des Esséniens. On est persuadé qu'ils prirent leur origine des Maçons. Les Esséniens en Egypte, après la chute de Jérusalem, sont comparés aux prêtres égyptiens ; quelque conformité entre les Esséniens et les Maçons. — Des Thérapeutes sortis des Esséniens. Habitudes et doctrines de ces Chrétiens, et comparaison avec les Maçons. — Parallèle des Pharisiens avec les Saducéens ; la Polygamie approuvée par les premiers : elle n'est pas admise par les seconds. — Des Hérodiens qui ne furent connus qu'à Rome. — Des Carpocratiens et de leur doctrine.


L'ECRITURE SAINTE, Reg. 15, rapporte que les douze tribus d'Israël furent conduites captives en Syrie, et que Salmanazar, Roi assyrien, avait repeuplé le pays que jadis occupaient les Israélites par des peuplades assyriennes et babyloniennes.

Deux cents ans après cette déportation des Hébreux, deux tribus seulement, ou une partie de ces deux tribus, rentrèrent en Judée et à Samarie, sous la conduite d'Esdry. Les Juifs y trouvèrent ces peuples étrangers qui suivaient la religion de leurs pères, l'adoration de Dieu sous les emblèmes du Soleil et des deux principes ; ils les prirent en haine à cause de leur religion. Cette haine était surtout nourrie par la jalousie des prêtres d'Israël. Cette rivalité fit éclater des guerres sanglantes entre ces deux peuples. Les Samaritains succombèrent et furent même incorporés, pour ainsi dire, aux Juifs.

Malgré ces succès, les Juifs ne furent jamais
qu'une petite peuplade, tributaire des grandes puissances ; et lorsqu'ils voulurent se rendre indépendans, ils furent subjugués par les Assyriens, Babyloniens, Egyptiens, Romains, qui tour-à-tour les déportèrent chez eux.

Lorsqu'Alexandre-le-Grand entra à Samarie (selon l'Histoire des Juifs, par Bonaye, liv. 3, ch. III), il fut reçu par Ezéchias, Grand-Prêtre des Samaritains, qui lui promit la victoire sur les Perses.

Ce qu'il y a de certain dans cette histoire, c'est que les Samaritains jouirent de la faveur d'Alexandre, qui fit des présens au susdit Grand-Prêtre, et
qu'il ne donna rien au Grand-Prêtre des Juifs ; il envoya même une colonie de ces peuples à Alexandrie, en Egypte, qu'il venait de bâtir. Il est évident, malgré les opinions des apologistes hébraïsans, que, si Alexandre eût été bien disposé pour eux, il ne les eût pas condamnés à la déportation, eux qui étaient et qui sont aussi attachés à la Judée.

Alexandre accorda néanmoins aux Juifs déportés les mêmes droits qu'aux Macédoniens et aux Grecs qui y étaient établis. Il résulte de ces faits, malgré quelques opinions contraires, que les Juifs furent amenés par suite des émigrations
à porter des changemens dans leurs mystères et dans leurs initiations et doctrines. Ces dernières étaient très-secrètes et orales, comme la plus grande partie des initiations grecques et égyptiennes.

Après la mort d'Alexandre, Ptolomée, son général, devenu Roi d'Egypte, entra en Judée, s'empara de Jérusalem, et enleva à ce pays cent mille hommes de ses habitans qu'il transporta en Egypte. Il accorda quelques faveurs à ses captifs; ce qui fit que plusieurs de leurs compatriotes, résidans dans leur patrie, la quittèrent et s'établirent volontairement en Egypte.

Philadelphe, fils de Ptolomée, donna la liberté aux Juifs; quelques-uns retournèrent chez eux, mais la plus grande partie resta en Egypte, par attachement aux nouveaux systèmes philosophiques religieux, et plus encore par le bien-être que leur procurait ce sol heureux. Ceux qui prirent ce parti établirent les Synagogues hellénistes, comme le dit Scaliger, et ce furent ces Juifs qui composèrent la version grecque de la Bible dite des Septante, et par l'ordre de ce même Philadelphe, attendu que ceux qui se trouvaient en Egypte avaient
amené à leur religion et mystères une infinité de prosélytes grecs.

La ruine de Jérusalem par les Romains causa aux Juifs, outre
la perte des mystères, celle des sciences ; et ceux d'entr'eux qui échappèrent à l'épée des Romains et aux flammes, ou qui ne furent pas vendus comme esclaves, cherchèrent un asile et le trouvèrent soit en Orient, dans Babylone, où il y avait encore une grande partie des familles de leur nation qui avaient été déportées dans les anciennes guerres, soit en Occident, dans l'Egypte, qui en contenait de puissantes et de très riches ; mais ces Juifs, miraculeusement arrivés en Egypte, portèrent avec eux, là comme ailleurs, leur esprit d'intolérance et de rébellion, ce qui causa une sédition et le nouveau massacre qu'on en fit. Les familles les plus aisées s'échappèrent en Espagne ; elles s'appelèrent Sepharadt. Plus tard , elles prétendirent descendre du Roi David, et regardèrent avec mépris les Juifs des autres tribus qu'ils trouvèrent en Espagne.

Les Juifs ayant habité pendant longtemps l'Egypte, ont dû nécessairement
connaître les doctrines qui y étaient suivies. Ils durent même adopter la méthode qui existait de temps immémorial d'expliquer leurs Livres sacrés, comme les Egyptiens, par allégories. On est d'autant
plus fondé à le croire, que
la secte juive qui adopta ces maximes était originaire d'Egypte. Eusèbe, au ch. X, soutient que du temps de Ptolomée-Philometor, les Juifs égyptiens étaient partagés en deux factions, dont l'une tenait au sens littéral de la loi, tandis que l'autre, perçant à travers l'écorce, y trouvait une philosophie plus relevée.

Philon, Juif et Egyptien, qui vivait du temps de Jésus- Christ, trouvait
toute l'ancienne philosophie égyptienne dans le sens mystique de la Bible et dans ses allégories. La Bible servit de base aux religions modernes. Il est aisé de voir que ces religions chrétiennes et mahométanes qui couvrent le globe sortent de la juive ; tant il est vrai que la haute destinée de la religion judaïque, qui aujourd'hui est détestée presque par tout le genre humain, devait produire toutes les institutions des Musulmans et des Chrétiens, et de la catholicité passée, présente et future.

Quant à cette partie des Juifs qui, après la destruction de Jérusalem, se cachèrent en Judée et y restèrent clandestinement ou par autorisation, ils étaient gouvernés par un Prince de leur nation qui jugeait leurs différends ; ce qui se conserva même sous le règne des dominateurs qui la subjuguèrent. L'an 160 après l'ère chrétienne, les Juifs eurent pour Prince un certain Judas qu'ils appelèrent le Saint ; il écrivit une nouvelle Bible qu'il révisa, et donna à la nation une espèce de code civil et canonique à l'usage des fidèles. Il fut appelé le Misnah.

Après sa mort, ce livre fut commenté ; on l'appela le
Talmud de Jérusalem ; il eut aussi pour titre la Gamave, qui veut dire la doctrine. Cet ouvrage fut ensuite corrigé par le rabbin A. Azé, qui tenait école à Sora; car la langue qui existait alors à Jérusalem était très corrompue, par suite de la domination et par le séjour des étrangers qui s'y étaient établis. Le même rabbin entreprit de corriger les Œuvres de St Judas et d'y faire des
additions nécessaires.


La mort interrompit ses travaux ; ses Disciples y mirent la dernière main, et ce code étant rédigé à Sora, on l'a appelé le Gamave ou le Talmud de Babylone, qu'on préfère à celui de Jérusalem, par les raisons que je viens d'indiquer.

Les Chrétiens destinés à être toujours en opposition avec leurs anciens co-religionnaires, regardèrent la Bible, rejetée par les Hébreux savans, comme un livre divin ; i
ls anathémisèrent le Talmud, qui était honoré par les Juifs.

Les
Talmudistes disaient qu'on pouvait être absous de pécher contre Moïse, mais que celui qui contredisait les Docteurs mérite la mort ; ils décidèrent, par leur nouveau code, leurs cas de conscience, et l'établirent comme loi divine. Les Talmudistes de Babylone ont cru que cette nouvelle Bible contenait l'ancienne loi orale ; des Chrétiens, malgré l'opposition de Rome, après avoir bien examiné le Talmud, l'envisagèrent comme un livre
saint, religieux, mystérieux ;
ils y trouvèrent les métaphores des anciens Chrétiens, et même leurs paraboles, telles que celles des vierges folles, des ouvriers envoyés à la vigne et autres. Les Juifs publièrent que les Chrétiens avaient emprunté d'eux de telles idées, tandis que les Chrétiens en dirent autant des Juifs, et chacun crut avoir raison.

Il est constaté par l'histoire que, du temps de Pythagore, les sciences et les arts furent apportés en Grèce de l'Egypte, après plusieurs siècles. Les Grecs, plusieurs siècles après, devenus conquérans sous Alexandre-le- Grand, introduisirent leurs doctrines et leurs disputes scolastiques partout où les conquêtes, le commerce et leurs colonies les appelèrent.

Alexandrie, nouvellement bâtie, fut colonisée par les Juifs qui vinrent en foule pour peupler la nouvelle ville. Il en résulta un mélange d'hommes de différentes nations et religions ; elles donnèrent naissance à plusieurs associations philosophiques et religieuses dont nous allons parler.

Le platonicisme était publiquement enseigné par les Grecs à Alexandrie ; il fut reçu avidement par les Juifs-Alexandrins qui le communiquèrent à ceux de la Judée et de la Palestine ; de là, l'origine de toutes les sectes juives, dont une controversa même arec Jésus-Christ, comme le rapporte le Nouveau-Testament.

C'est de ce mélange des Juifs avec les Grecs qu'est sorti le Logos des premiers, que les Platoniciens enseignaient être le Verbe , le Dieu qui avait créé le monde; cette doctrine était connue et suivie par des .Juifs, même avant l'apparition des dogmes chrétiens.

Philon, Juif, qui vivait quelques années avant l'ère donnée à Jésus, a dit que Dieu se maria avec le Verbe, et que le monde nacquit de ce mariage : l'application que l'on avait faite de ce mot Verbe (Logos) à la divinité de Jésus, est dérivée de cette doctrine arrivée de la Grèce en Egypte.

Il est à remarquer aussi que toutes les sectes juives, dont nous parlerons, appelèrent les hommes justes Fils de Dieu. Il était naturel que, Jésus regardé par ses co-religionnaires comme l'homme juste par excellence, fut appelé aussi Verbe (Logos) et Fils de Dieu : il est désigné ainsi dans les nouvelles Saintes-Ecritures. L'Evangile de St Jean qui est tout-à-fait platonicien, a
tellement mêlé le Verbe, le Logos avec Dieu, que partout il y est confondu et pris indistinctement. St Paul qui prêchait le Christianisme dans des pays où ce dogme et les doctrines égyptiennes juives n'étaient pas encore connues ou suivies, s'est bien gardé de qualifier le Fils de Dieu Jésus, du nom de Logos, soit dans ses Epîtres aux Théssaloniciens. soit dans celles adressées aux Hébreux de l'Asie.

Néanmoins en Egypte et en Judée, avant le commencement du Christianisme, la philosophie de Pythagore et de Platon avait jeté de profondes racines parmi les Juifs, ce qui occasionna les dogmes des Esséniens, des Thérapeutes, des Saducéens, des Carpocratiens, des Cabalistes Gnosticiens, des Basilidiens, des Manichéens ; tous ces dogmatiques adaptèrent à la philosophie susdite, une partie des doctrines des mages et des prêtres égyptiens ; elles se répandirent avec le temps en Asie, en Afrique et en Europe. Ces différentes sectes juives-chrétiennes conservèrent les mystères du Temple de Salomon avec l'allégorie du Grand-Architecte qui était le Messie juif, idée que les Juifs conservent encore de nos jours. Elles arrivèrent derechef en Europe par le moyen des Ch.rsCroisés qui rapportèrent à leurs frères les Chrétiens d'Occident, les mystères du Temple à réédifier, avec le culte de l'unité de Dieu ; culte dont les institutions sont aussi anciennes que les premières traditions du monde, qui ont pour base l'adoration de Dieu, pour mystère l'étude de ses ouvrages, pour communication les signes et allégories, et pour résultat la bienfaisance.

Les Croisés en nous rapportant ce culte, nous
transmirent les mystères, les initiations , les emblèmes, les signes, les mots et les secrets connus par les Sages de l'Antiquité, qui se trouvaient, comme on l'a dit, en Palestine et en Egypte.
 

DES ESSÉNIENS

On est fondé à croire que les Esséniens datent de l'esclavage de Babylone; car l'on cite Zorobabel pour un des chefs de cette société religieuse, qui existait du temps de Jésus, et on y admit Joseph d'Arimanthée.

Quelques critiques ont cru que les premiers Chrétiens professaient exclusivement leur doctrine. Calmet observe avec beaucoup de sagacité, que ni Jésus, ni les Evangélistes, ni les autres Saints-Pères qui ont écrit au commencement de la religion chrétienne, le Nouveau-Testament, n'ont jamais prononcé une seule fois le nom de cette société si célèbre parmi les Juifs et qui leur faisait le plus grand honneur. Ce silence paraît un indice que les premiers Chrétiens en étaient ou une branche ou qu'ils étaient Esséniens dans le fait.

Le langage de Jésus, des Esséniens et des initiés est le même :

« Demandez et vous recevrez ».
«
Frappez et l'on vous ouvrira ».
«
Cherchez et vous trouverez ».

Nous avons lu cette inscription à Padoue. La croyance des Esséniens était
l'unité de Dieu, l'immortalité de l'âme et une vie future : ils avaient puisé cette opinion chez les philosophes grecs; car les anciens hébreux ne se sont jamais doutés de l'immortalité de l'âme ; ils croyaient simplement que l'âme n'était que la vitalité des corps, ils la plaçaient dans le sang ; c'est par cette raison qu'il était défendu de manger ce qui avait été étouffé, par la persuasion où ils étaient, que l'âme restait dans le corps avec le sang. Les premiers Chrétiens ne s'occupaient pas davantage de l'âme. St Paul, pour se conformer à la loi mosaïque, recommande aux Chrétiens de s'abstenir de chair suffoquée et de toute viande sacrifiée aux divinités payennes ; ajoutant qu'en se conformant à cette défense, ils faisaient bien.

Le Législateur des Juifs ne parle point d'âme immortelle, ni des récompenses ou des peines de la vie future. Il est vrai que quelques psaumes contiennent l'idée abstraite de l'immortalité de l'âme; mais tous ces passages sont susceptibles d'une double interprétation, et cette question paraît tranchée par des textes irrévocables et clairs qui prouvent que les Hébreux ne croyaient pas à l'immortalité de l'âme, ni à une vie future.

Voilà comme s'explique le Roi Salomon dans l'Eclésiaste, ch. III, v. 19 : «Car l'accident qui arrive aux hommes et l'accident qui arrive aux bêtes, est un même accident, telle est la mort de l'un, telle est la mort de l'autre, et ils ont tous
le même souffle, et l'homme n'a point d'avantage sur la bête, car tout est vanité ».
V. 20 : — « Tout va en même lieu, tout a été
fait de la poudre et tout retournera en poudre ».
V. 21 : — « Qui est-ce qui connaît que le souffle des hommes monte en haut et que le souffle de la bête descend en bas de la terre » ?
F. 22 : — « J'ai donc connu qu'il n'y a rien de meilleur à l'homme que de se réjouir en ce qu'il fait, parce que c'est là sa position? car qui est-ce qui le ranimera (111), pour voir ce qui sera après lui » ?

L'existence d'un Grand-Architecte est démontrée par ses œuvres dans l'examen desquelles
la faible raison humaine se perd. Les notions sur les moyens qu'il a employés dans ses merveilles manquent à l'intelligence humaine. La nature ou le symbole de Dieu Créateur, était voilé chez les Egyptiens. Quel théologue ancien ou moderne pourrait définir et résoudre plausiblement les questions présentées par M. Benjamin Constant, dans son ouvrage de la Religion, liv. IV, ch. 3?

« Quels êtres ont présidé à la création, à l'ordonnance de l'Univers? Pourquoi ces êtres ont-ils eu la volonté? comment ont-ils été investis de la force créatrice? de quelle substance sont-ils? d'où tiennent-ils la vie? Sont-ils un ou plusieurs ? dépendans ou indépendans? moteurs spontanés ou agens des lois nécessaires ? »

L
'existence de l'âme est démontrée par la vitalité, mais les notions de l'âme dans le sens qu'on nous le donne (à part la révélation ou la bonne foi, base de plusieurs religions), sont de simples hypothèses ou si l'on veut des abstractions métaphysiques. Il est impossible à l'homme d'obtenir sur cet objet aucune démonstration ni de se former même une idée positive.

Plusieurs siècles après la doctrine de Salomon, le Sage des Sages entre les Apôtres, ce même St Paul, déjà cité assez souvent, qui avait admiré le dogme de la résurrection, dit, dans son Epître I aux Corinthiens, ch. xv, § 53 : « II faut que
ce (corps) corruptible revête l'incorruptibilité et que ce (corps) mortel revête l'immortalité ». C'est de cette source et d'après cette doctrine que s'est établie la future résurrection chrétienne et la croyance de l'immortalité de l'âme ; opinion qui existait depuis plusieurs siècles en Grèce, en Perse, en Syrie, en Egypte, et ce qu'il y a de plus étonnant, à Rome même. Cicéron attribue la croyance de l'espérance d'une vie future à l'initiation ; voici comme il s'explique dans son Traité des Lois en forme de dialogue :

« En effet, comme nous l'apprenons par l'initiation, la vie nous est connue de telle façon que non seulement nous recevons des instructions pour passer gaiement notre vie, mais que nous recevons encore l'espoir d'une vie plus agréable après la mort ».

Quelle morale les premiers Chrétiens ne pouvaient- ils pas puiser chez les philosophes éclairés de leur temps, quoiqu'ils fussent Payens!

Vingt-troisième partie

Notes

(111) Salomon n'admettait ni la résurrection à une vie future, ni l'immortalité de l'âme : cela ressort évidemment de ce texte positif.

A suivre...

Posté par Adriana Evangelizt

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