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27 septembre 2007 4 27 /09 /septembre /2007 14:24

 

 

 

La Maçonnerie

considérée comme le résultat

des religions Egyptienne, Juive et Chrétienne

par le Fr.°. Reghellini de Shio

1842

"Il existe au fond de nos coeurs un désir insatiable de connaître la vérité"

17ème partie

16ème partie

15ème partie

14ème partie

13ème partie

12ème partie

11ème partie

10ème partie

  1ère partie

CHAPITRE XI


Jésus a enseigné la Résurrection. — Jean enseignait la Pénitence, la Purification ou le Baptême. — Histoire de différentes Colombes. — Elisée a pratiqué la Purification par les Eaux du Jourdain. — Doctrine de Jean tolérée par les Pharisiens. — Manière dont s'administre le Baptême en Egypte et en Grèce. — Consécration de l'Eau. — Attributs donnés à différentes Eaux de rivières dans l'Antiquité. — Analogie du Baptême avec une cérémonie maçonnique.


L'APOCALYPSE parle de deux Résurrections. D'après tous les Evangélistes, Jésus enseigna la Résurrection : cette doctrine ne fut suivie ni par les Pharisiens, ni par les Saducéens, qui, du temps même de Jésus, la regardaient comme fabuleuse.

Jean le baptiseur enseignait la Pénitence, et pour purifier les croyans il les faisait plonger et baptiser dans le Jourdain. Les Juifs étaient obligés de se laver souvent pour satisfaire à leurs cérémonies. Jésus, pour donner une preuve qu'il admettait ces purifications, se fit baptiser par Jean. Après cette soumission de Jésus aux pratiques de Jean , on lit dans les Evangélistes que ses Disciples baptisaient du côté opposé au Jourdain ; tous ces différens baptiseurs
ne s'inquiétaient nullement de quelle croyance étaient leurs nouveaux prosélytes (88).

Observons que Jésus n'a jamais baptisé personne ; St Jean l'Evangéliste le dit positivement, Ev., ch. IV, v. 2. Les Actes des Apôtres et les trois autres Evangélistes
gardent le silence sur ce fait. Il est clair que si ces Evangélistes en eussent eu connaissance, ils ne l'auraient pas passé sous silence.

A cette époque, il s'était introduit quantité de missionnaires baptiseurs en Judée, en Syrie et en Arabie, les uns acquéraient quelque réputation , tandis que les autres n'obtenaient guère de crédit ; par exemple, Méandre, le principal Disciple de Simon le Magicien, se disait envoyé par la Vertu inconnue pour le salut des hommes, et enseignait que tous pouvaient être sauvés s'ils se faisaient baptiser par lui et en son nom ; que son baptême était la vraie Résurrection, et que ceux qui le recevaient seraient immortels ; malgré ces belles promesses, ce baptiseur n'eut pas beaucoup de Disciples.

Les bassins à l'entrée des Temples, les aspersions, les eaux lustrales, le baptême, ont existé chez les Grecs, chez les Egyptiens et les Romains. Le baptême avait pour objet la propreté et la santé.

L'eau sert partout à laver et à nettoyer : l'on sait que la peau des enfans est longtemps imprégnée du sédiment des eaux de la matrice, pia mater ; par cette raison et autres, les enfans, dans leur premier âge, sont sujets à des éruptions cutanées
. Les prêtres, les mages, les devins anciens, qui profitèrent toujours de l'ignorance du peuple, purent, en saisissant des circonstances favorables, mettre du mystère à une lotion naturelle et nécessaire.

Les immersions dans l'eau et les bains servent, dans les pays chauds, à entretenir la transpiration si nécessaire à la santé de l'homme. On se demande de nos jours, en Egypte et en Orient : avez-vous bien sué ? au lieu de se servir de
la formule bannale usitée en Europe : comment vous portez-vous ? Moïse et Mahomet firent de l'immersion dans l'eau un des articles essentiels de leur loi : ils en firent un rite, persuadés que les ablutions étaient le seul moyen de maintenir la santé dans un pays chaud.

Ceux qui ont retrouvé toutes les pratiques chrétiennes dans la Bible , prétendent que le baptême a été prophétisé par le Tibulle israélite, Ezéchiel, qui dit au ch. XXXVI, § 26 : « Et je répandrai sur vous des eaux nettes, et vous serez nettoyés ; je vous nettoyerai de toutes vos souillures et de toutes vos idoles. » Des Chrétiens ont trouvé que
le baptême était une institution bien antérieure à la prophétie d'Ezéchiel ; car, St Paul dit que les Juifs furent baptisés sous Moïse en traversant la mer Rouge ; Jean, en imitation de ce baptême maritime, baptisait le long du Jourdain, et transmit cette cérémonie aux Chrétiens hébraïsans. Un de leurs livres les plus respectés, dit que celui qui a été baptisé sans être circoncis, n'est pas moins fidèle que celui qui a été seulement circoncis : ce qui est répété par les Juifs talmudistes. (Voyez le Talmud, au Traité Jebahmmoth , distinction Hacholetz. ) Homère nous indique que cet usage de la purification par l'eau était établi de son temps. Les Grecs, après un homicide involontaire, s'expatriaient pour se faire expier chez ceux qui voulaient leur rendre ce service.

Apulée fut purifié par les eaux lustrales avant d'être initié. Lucien fut conduit au Tigre par le prêtre chaldéen, avant de descendre aux enfers. Néanmoins des hommes célèbres de l'antiquité
se moquèrent justement de ceux qui pensaient se purifier des souillures de l'âme en se plongeant dans l'eau ; nous nous bornons à indiquer Stace et Julien. La purification par l'eau aux initiations payennes était commune pour tous ; c'est ce qui explique pourquoi St Cyrille ne voulait pas qu'on parlât de la purification chrétienne par l'eau, ou du sacrement de baptême en présence des payens, car ils le tournaient en dérision.

Pierre Martyr, membre du conseil des Indes sous Charles V, ensuite sous Philippe II, homme de la plus haute considération, assure qu'au Yucatan, lors de la découverte de l'Amérique espagnole , on apportait l'enfant au Temple payen, où le prêtre lui versait sur la tête de l'eau destinée à cet usage, et c'était dans cette circonstance qu'on donnait un nom à l'enfant, et qu'
aux Canaries les femmes remplaçaient les prêtres dans la même fonction.

Chez les premiers Chrétiens, le baptême était
le gage, le sceau à l'aide duquel on était admis à la fraternelle association. Les initiés qui possédaient des terres et des maisons les vendaient, et en apportaient fidèlement tout le prix aux pieds des Apôtres.

Les prêtres de Rome ont raison de vanter cet âge d'or et cette cérémonie. Dans nos tableaux, sculptures et gravures, on représente Jésus tenant ses mains croisées sur la poitrine (comme dans le signe du bon pasteur chez les Rose-Croix), et saint Jean versant de l'eau sur sa tête ; on place au-dessus une Colombe ; la scène est au milieu du Jourdain. Cette Colombe, rayonnante de lumière, représente le Saint-Esprit (89). Les critiques observent que bien des Colombes jouérent un grand rôle dans les chroniques théosophiques.

Une Colombe sort de l'Arche de Noé, et lui apporte
une petite branche de l'arbre consacré à Minerve. Sémiramis (mot qui signifie Colombe) est nourrie par des Colombes, et, en reconnaissance, lorsqu'elle monta sur le trône, elle plaça cet oiseau sur ses étendards. Après sa mort, les Assyriens l'adorèrent sous le symbole d'une Colombe (90), comme le rapporte Diodore de Sicile, liv. II,pag. 65-92.

C'était une Colombe qui donnait les oracles célèbres de Dodone ; cette
Colombe avait des autels, des sacrifices, des grands-prêtres, des grandes-prêtresses ; ses pompes étaient majestueuses, son culte imposant. Le symbole de la paix, de l'amitié, de l'amour le plus pur, a été vénéré et divinisé avant que les Juifs-Chrétiens en fissent la troisième personne de la Trinité.

Les
prêtres d'Ammon sont avertis par des Colombes de l'arrivée d'Alexandre, qu'ils saluent fils de Jupiter ; ayant su par ce moyen l'objet du voyage d'Alexandre, ils purent en imposer aux crédules.

Une Colombe, symbole du Saint-Esprit, troisième personne de la Trinité, est présente à l'annonciation de la Vierge. Une Colombe assiste à la miraculeuse conception de Marie.

Une Colombe personnifiant la troisième personne de la Trinité, paraît au milieu de la première assemblée chrétienne, qui reçoit le Saint-Esprit.

Une Colombe, en 4g6, apporta du paradis à saint Remy, évêque de Reims, l'huile sainte destinée à sacrer Clovis, Roi de France, que quelques auteurs cependant prétendent être
mort payen. C'est avec les restes de cette huile qu'on a sacré depuis les Rois de France (91).

Une quantité de Colombes apparaissent encore, et sont rappelées dans les légendes des saints (92).

Une Colombe allait instruire Mahomet des volontés divines.

Des Colombes entretenaient la correspondance des califes de Bagdad avec ceux du Grand-Caire, quoiqu'éloignés de 3oo lieues.

Dans la vie de
notre Divin Maître Jésus, on remarque que (93) la cérémonie du baptême, introduite par Jean , a délivré Jésus des importunités des prêtres et des Pharisiens. Un jour, Jésus interrogé par quelques-uns d'eux, qui lui demandaient de quelle autorité il prêchait et enseignait le peuple, pénétra aisément le fond de cette demande, qui tendait à le convaincre d'abus ou d'illégitimité ; car, selon la loi de Moïse, aucune autorité humaine ne pouvait lui accorder une telle fonction, n'étant pas de l'Ordre des sacrificateurs et des prêtres, seuls chargés de l'instruction publique, des mystères et cérémonies religieuses. Il ne pouvait non plus répondre que sa prédication était un ordre de l'autorité divine ; car elle était opposée aux lois reçues. Jésus éluda la question par une demande embarrassante qu'il fit à son tour aux Pharisiens. Il leur demanda au nom de qui Jean baptisait sans que personne s'y opposât.
 

Les Pharisiens savaient que toutes les institutions juives leur venaient de l'Egypte. Ils savaient que la loi de Moïse ordonnait de fréquentes ablutions, nécessaires dans leur climat; ainsi ils ne pouvaient s'opposer au baptême de Jean, fondé sur les rites mosaïques et égyptiens, et qui ne différait de ceux-ci que dans les formalités. Jean prescrivait à ceux qui voulaient se purifier par l'élément de l'eau, de se plonger tout nus trois fois dans le Jourdain, et il leur versait de l'eau sur la tête, pendant qu'ils tenaient les mains croisées sur la poitrine, en forme de croix de Saint-André d'Ecosse.

Le Canon 49 des Apôtres ordonne trois immersions : telle était l'opinion de Tertullien, d'Anastase et d'Ambroise Augustin.

Ce fut le péril auquel on exposait les enfans dans les pays froids, qui
engagea l'Eglise de Rome à réformer le baptême de Jean, en lui substituant les cérémonies qui se pratiquent de nos jours; on s'est peu-à-peu relâché de l'ancien rigorisme, et on baptise même avec de l'eau chaude.

Tertullien, de Prescriptione, ch. 4o , dit que les prêtres de Mythras promettaient la délivrance des péchés par l'aveu des péchés et par le baptême. Ils marquaient leurs croyans au front avec le crême.

La cérémonie du baptême se pratiquait aussi dans les mystères de Mythras ; elle faisait allusion à une nouvelle régénération. Ce culte était très répandu. Les Apôtres adoptèrent, après Jean, cette cérémonie, quoique
St Paul, qu'on peut regarder comme l'Apôtre qui a établi les règles du Christianisme en Grèce et en Italie, en s'en rapportant toutefois à ce qu'on a écrit de lui, paraisse n'avoir pas suivi rigoureusement cette innovation juive, car il ne voulut pas faire baptiser les Corinthiens.

Dans les Actes des Apôtres, ch. XVI, v. 1 et suivans, on lit : « Que St Paul se préparant à la prédication,
adopta pour Disciple Timothée, fils d'une Juive et d'un Grec ; et pour attirer les Juifs à son Evangile, il circoncit lui-même Timothée, afin de satisfaire à la loi mosaïque. »

Dans sa première Epître aux Corinthiens, v. 14, St Paul se glorifie de n'avoir baptisé d'autre Corinthien que Crispus Gajus, de la famille de Stephanos : il paraît même
qu'il regardait le baptême comme une cérémonie indifférente, car il dit qu'il ignore s'il en a baptisé d'autres, déclarant qu'il fut envoyé par le Christ pour évangéliser, et non pour baptiser. Si on veut jeter un coup-d'oeil sur l'Histoire Grecque de ce même temps, on y voit que les initiés aux grands mystères d'Eleusis, auxquels les seuls Athéniens pouvaient être admis, étaient obligés de se purifier auparavant dans le fleuve Ylyssus, qu'ils devaient offrir des sacrifices et vivre dans la continence pendant un temps fixé.

Dans la cérémonie de Memphis, lors de l'initiation aux mystères, les néophytes devaient être nus jusqu'à la ceinture ; on les faisait approcher de la mer d'Airain remplie d'eau, dans laquelle l'Hidranos ou prêtre baptiseur, avait jeté de l'orge, du sel et du laurier pour la consacrer ; on faisait en sorte que l'acolyte y plongeât les mains, et pendant que le prêtre lui versait de l'eau sur la tête, il lui soufflait l'esprit divin en faisant des prières. Nous avons la même cérémonie dans l'Ecossais et autres Ordres.

Les Grecs, au lieu de la mer d'Airain dans certains Temples, et prés de certaines Divinités, se servaient d'un vase appelé Trépied, qui était destiné chez les uns,
à-peu-près comme chez les Juifs, à laver les entrailles des victimes, et chez d'autres à contenir les libations : on les nommait trépieds, parce qu'ils étaient portés par trois pieds.

Dans les initiations aux grands mystères d'Eleusis, outre le baptême, il y avait encore les eaux lustrales ; l'acolyte portait,
pendant l'initiation , une couronne de myrthe, et prenait de l'eau sacrée en entrant dans le Temple. Les anciens Romains avaient leur eau lustrale dont leurs prêtres se servaient pour faire des aspersions dans certaines circonstances. Ces mêmes prêtres, au lieu de faire ces aspersions sur leurs Empereurs, les faisaient sur les viandes qui leur étaient servies. Cette cérémonie avait une grande affinité avec celle des Egyptiens ; le culte catholique l'admit également. Les prêtres égyptiens y éteignaient un tison ardent, qui était sacré ; les prêtres de Jésus y plongent un flambeau en cire, en exorcisant l'eau et les ingrédiens qu'on y a jetés , comme le sel ; après quoi ils soufflent dessus.

Les premiers ont regardé les eaux du Nil comme purifiantes quelques minutes avant la mort d'un Roi, dans sa dernière agonie ; en cet état, il recevait du prêtre purificateur une ablution dans cette eau :
nouvelle preuve que les prêtres presque partout ont cherché à dominer les souverains, en influençant leur naissance, leur sacre et leur mort. Hammer, Min. de l'Orient.

C'était sous le signe du Canope que les Chrétiens orientaux étaient dans l'usage de puiser de l'eau à minuit, le 6 janvier, en mémoire du baptême de Jésus et de la purification des eaux qui en fut la suite ; l'eau ainsi puisée était conservée dans deux grands vases de terre, plus larges par leur sommet que par leur base, et qu'on plaçait dans les Eglises, l'un au nord, l'autre au midi,
comme dans les mystères égyptiens, où l'acolyte allait de l'un à l'autre réservoir, en faisant des prières pour sa purification.

Les aspersions que l'on pratique dans certains endroits, lorsqu'on entre dans une église, rappellent les aspersions auxquelles les Egyptiens étaient soumis, lorsqu'ils se présentaient devant un de leurs prêtres. Or, si Moïse avait prescrit de fréquentes ablutions ou des bains,
les Pharisiens ne pouvaient pas trouver le baptême de Jean en contradiction avec les anciennes lois qui prescrivaient des ablutions avec certaines formalités ; il n'y avait pour lors que quelque différence dans la cérémonie, et quoique les Pharisiens fussent contraires à toutes les innovations, ils ne pouvaient pas regarder celle-ci comme en étant une, d'autant plus que Jean était fils de Zacharie, prêtre juif, et ces prêtres disaient qu'ils conservaient après Moïse la loi orale qui n'était pas écrite. Jean avait pu persuader au peuple que son baptême était d'institution divine, et qu'il était fondé sur les lois orales mosaïques. Les Pharisiens, quoiqu'ils désapprouvassent cette cérémonie, ne pouvaient pas s'y opposer, ni la censurer, car ils se seraient attiré l'inimitié du peuple. Ils répondirent donc à Jésus, qu'ils ignoraient au nom de qui Jean baptisait ; et de cette manière, notre Divin Maître ne fut plus obligé de répondre à leurs questions.

Dans nos mystères, nous conservons le souvenir de la cérémonie du baptême antique et moderne, dans le degré du Grand-Architecte et dans plusieurs autres Ordres et rites. Le Tout-Puissant fait approcher le néophyte de la mer d'Airain ; en lui versant de l'eau sur le côté gauche, il lui dit : Soyez purifié. Et dans les instructions du premier degré, dans plusieurs rites, on demande à l'Apprenti : D'où venez-vous ? A quoi la réponse uniforme est : De la Loge Saint-Jean ; voulant dire par-là, qu'il vient d'être purifié par l'élément eau, et par les eaux  baptismales. Nous donnerons la cérémonie du baptême maçonnique.

C'est par cette raison qu'on a établi dans différens rites et grades, la commémoration de St Jean-Baptiste et de St Jean l'Evangéliste. Ces deux fêtes de la chrétienté, qui tombent aux solstices, sont aussi les plus solennelles de la Maçonnerie ; c'est en leur honneur qu'on a établi et nommé les degrés de l'Aigle-Noir, de l'Aigle- Blanc, de l'Aigle - Rouge, et que Zinnendorf a nommé son sixième degré, qui est le premier de son chapitre, le Favori de St Jean. On a établi aussi en leur honneur le degré de Favori de St Jean, ou du Cordon-Blanc, dont le rite fut institué par Charles XII, roi de Suéde ; cette commémoration se trouve dans d'autres Ordres et rites, et même dans les sceaux du 62eme degré de l'Ecossais ancien et accepté.

Dix-huitième partie

Notes

88 Les Disciples de Jean et de Jésus ne s'occupaient aucunement à demander de quelle religion étaient ceux qui demandaient à être baptisés, ni celle de leurs parrains. Aujourd'hui, en France, et même en quelques endroits de la Belgique, les prêtres renchérissent leur eau lustrale, la refusent aux enfans dont les pères ou parrains ne seraient pas inscrits sur leur livre d'or.

 89 Cette méthode de baptême ne fut pas celle à laquelle s'est soumis Jésus-Christ. Le baptême de Jean s'accomplissait par trois immersions entières du corps. (Voyez ce que les Saints-Pères en écrivirent.) Si la cérémonie se pratiquait ainsi, Jésus a dû se soumettre à ces immersions.  

 90 L'Ecriture-Sainte, dans Jérémie, conseille aux Hébreux de fuir la colère de la Colombe, c'est-à-dire des Assyriens, qui portaient une Colombe dans leurs étendards de guerre

 91 Quoique Clovis eût une grande confiance dans l'évêque saint Remy, son armée ne partageait pas son enthousiasme. On lit dans les Observations sur l'Histoire de France, par Mably, que ce même Clovis ayant fait un butin considérable après le gain de la bataille de Soissons, on procéda à son partage avec l'armée. Le sort devait assigner les lots. Parmi les objets destinés au partage, il se trouvait un vase très-précieux enlevé à la cathédrale de Reims. L'évêque envoya un exprès au Prince, pour en obtenir la restitution. Clovis proposa à l'armée assemblée de lui assigner ce vase en sus de sa part. Un soldat, auquel cette demande déplaisait, s'approcha du vase, lui donna un grand coup du tranchant de son ëpée, et le mit en morceaux, afin qu'il fût partagé avec le reste. Le roi de France n'osa pas se venger de ce procédé. Après ce fait, il paraît bien difficile de penser que les anciens soldats français aient cru réellement aux miracles de saint Remy, de la Colombe et de la Sainte-Ampoule.

92 Dans des RRet autres grades, on retrouve encore l'emblème de la Colombe.

93 Au livre II des Rois ,v. 1, 2, 3, on lit qu'un certain Naaman, Syrien, qui était très lié avec son Roi, étant attaqué de la lèpre, se présenta à la porte de la maison d'Elisée, Prophète juif, pour en être guéri. Elisée lui prescrivit de se baigner sept fois dans le Jourdain ; après ces ablutions, il guérit. Comme les Juifs étaient toujours en proie à cette maladie, il aurait pu se faire que cette eau eût, dans certaine saison, cette propriété, ce qui aurait donné lieu au baptême de Jean. Les instructions de quelques degrés maçonniques rappellent la guérison de Naaman par Elisée.

Posté par Adriana Evangelizt

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Published by Adriana Evangelizt - dans FRANC MACONNERIE
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