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  • : LE PORTEUR DE LUMIERE
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  • : Qu'est-ce que l'Hermétisme ? L'Occultisme ? Le Spiritisme ? Savez-vous qu'à la base il n'y avait qu'un seul Enseignement et que ce sont les hommes qui ont inventé les religions ?
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28 septembre 2007 5 28 /09 /septembre /2007 13:27

 Où il est question des pharisiens qui interdisaient de croire à la résurrection des âmes... c'est dire qu'ils gardaient la Vérité sous le boisseau pour continuer de maintenir le Peuple dans l'ignorance...

 

 

La Maçonnerie

considérée comme le résultat

des religions Egyptienne, Juive et Chrétienne

par le Fr.°. Reghellini de Shio

1842

"Il existe au fond de nos coeurs un désir insatiable de connaître la vérité"

18ème partie

17ème partie

16ème partie

15ème partie

  1ère partie

CHAPITRE XII - 1


La ville natale de Jésus ne croit pas à ses miracles ni à ses doctrines. Les sacrificateurs juifs demandent sa mort. — Origine du dogme de la résurrection; son antiquité. — Jésus interprête la Bible. — De la sanctification du sabbat. — Les prêtres juifs obtiennent la mort de Jésus. — St Pierre et St Paul enseignent la résurrection. — Origine des idées de la fin du monde. — Dogme de la résurrection chez différentes nations. Explication de la résurrection par St Epiphane. — Les résurrections opérées par de simples Chrétiens infirment celles de Jésus. — St Jean établit la divinité de Jésus. — Mélange des premiers Chrétiens avec les Juifs. — Les Empereurs romains s'élèvent au pontificat ; causes. — Destruction de Jérusalem. — Opinions diverses sur les Evangiles ; celle de S. Irénée.

On lit dans l'Evangile de St Luc, chap. II, que Jean étant en prison par ordre d'Hérode, quelques-uns de ses Disciples se présentèrent à Jésus, sur la renommée de ses miracles, et d'après les avis de Jean même, pour savoir s'il était le Messie. Jésus, sachant que les Disciples de Jean « avaient quelque jalousie contre lui , évita de rien dire de lui-même qui pût paraître trop avantageux. » Il paraît par ce texte que ni Jean ni ses Disciples n'avaient une grande confiance en Jésus. Mais les Disciples de Jean-Baptiste n'étaient pas les seuls qui fussent sans foi pour notre Divin Maître ; car on lit dans l'Evangile de St Marc, chap. VI, que la ville de Nazareth, lieu de la naissance et domicile de Jésus jusqu'à ce qu'il eût trente ans, témoigna une incrédulité prononcée, et une obstination semblable à celle du reste de la Judée pour tous les miracles qu'il opérait.

Jésus fit bien des miracles dans sa patrie pour fortifier la croyance de ses concitoyens, les Evangiles le disent à chaque page ; mais
ce fut en vain : ni ses miracles, ni ses prédications ne purent les convertir (94), et il finit par s'éloigner pour toujours de cette ville incrédule. Il est même dit dans l'Evangile de St Marc , que les Nazaréens s'étaient proposé de jeter Jésus en bas du rocher sur lequel leur ville était bâtie.

La
même incrédulité, la même obstination ont été décrites par St Luc , chap. VIII, v. 41-49, dans la fille de Jaïre, que Jésus ressuscita, et dont le père était prince de la Synagogue. Ni la fille, quoique de l'âge de douze ans, ni le père, ni les personnes qui se trouvaient présentes à ce miracle, ne montrèrent le moindre étonnement, la moindre reconnaissance ; on y lit même qu'ils se moquèrent de Jésus, disant qu'ils ne croyaient pas à la résurrection des morts, et traitant tous ces miracles de contes de revenans.

Les doctrines de Jésus étaient libérales ; elles firent dire à quelques détracteurs, qu'il n'aimait pas le pouvoir étranger, qui était alors celui des Césars. Cette opinion a été adoptée encore par Milton, dans son Paradis reconquis; au premier chant, il met dans la bouche du fils de Marie un discours sublime et profond : Jésus ne veut que la liberté de ses frères; il ne prêche que droits de l'égalité, il projette aussi
la destruction de la théocratie juive. Le jeune enfant est indigné de la tyrannie des Romains ; il se propose de briser les fers de sa patrie, de donner des lois basées sur l'égalité, de terrasser l'insolente audace du Sacerdoce de ce temps-là. Rien n'échappe à sa pénétration ; il sait unir le passé au futur pour donner une haute destinée à ses frères.

On lit dans St Mathieu, chap. XVIII, que ceux qui levaient les impôts, demandèrent un jour à l'apôtre
Pierre, lorsqu'il entrait à Capharnaum, si son maître ne payait point de tribut : Pierre, en homme prudent, répondit néanmoins affirmativement, et se tira ainsi d'affaire. Cependant, arrivé au logis, il demanda à Jésus si on devait, d'après les institutions mosaïques et d'après sa doctrine libérale, payer le tribut. Si Jésus eût répondu affirmativement, il aurait été en opposition avec sa doctrine et avec la loi mosaïque, qui déclaraient le peuple hébreu libre et indépendant ; s'il eût répondu négativement, il était rebelle à l'autorité des Césars, qui alors dominait. C'est pourquoi, sans attaquer les lois anciennes ni sa prédication, il répondit par une interrogation, et s'écria : « De qui les princes de la terre exigent-ils le tribut? Est-ce de leurs enfans ou des étrangers ? » Malgré cette réponse, qu'on pourrait croire évasive, il enseigna au même instant à l'univers qu'il faut se soumettre aux lois de ceux qui gouvernent.

Le Nouveau-Testament est rempli de paraboles et d'allégories. Jésus n'ayant pour Disciples, selon cet écrit, que de pauvres ouvriers et des pêcheurs, auxquels il enseignait sa doctrine libérale, commandait le travail pour pouvoir payer les tributs. Il leur ordonna dans cette circonstance de jeter de suite leurs filets ; et le premier poisson qu'on prit, avait dans sa gueule la monnaie qui devait servir à l'impôt: sublime allégorie, qui prescrit aux hommes,
pour premier devoir, le paiement des tributs servant à la gloire de leur patrie, à l'entretien de l'ordre, à la sûreté publique et individuelle, à celle des propriétés et à la conservation des établissemens utiles.

Les
Pharisiens demandèrent encore dans une autre circonstance à Jésus, si l'on devait payer le tribut à César, afin de pouvoir l'accuser de félonie, ou d'enseigner des doctrines contraires à la loi de Moïse. Jésus se fit donner par les personnes présentes une pièce de monnaie ; l'argent en circulation alors était frappé au coin de l'Empereur. Jésus en fit remarquer l'exergue, et résolut la question par ces mots dont on a fait un adage : Date Cœsari, quod est Cœsari.

Dans l'ouvrage numismatique le plus soigné qu'on connaisse, celui de M. Mionet, où l'on trouve des milliers de médailles qui remontent à une très-haute antiquité grecque, arménienne, perse, égyptienne, phénicienne, il n'y en a
pas une seule qui appartienne à la nation israélitique, à sa théocratie ou à sa royauté; ce qui a fait croire à quelques critiques que le peuple hébreu ne fut ni aussi policé, ni aussi riche, ni aussi ancien que la Bible le dit positivement.

Jésus, pendant sa prédication, fait continuellement des miracles. Tout Chrétien réclamait dans l'origine du Christianisme le pouvoir de chasser les démons. Greg. Naz. Carm. 65 ad Nemes. Dans l'Extrait de la Bible, par La Croix, t. II, p. 390, il est dit que les Disciples de Jésus faisaient aussi des miracles, et que l'Apôtre saint Pierre ressuscita un mort à Joppé.

Il paraît que l'art de faire des miracles n'était pas exclusif aux seuls croyans à la résurrection ; car Appollonius de Tyane fit aussi beaucoup de miracles, et
les premiers Chrétiens l'accusèrent de sorcellerie, tandis que les critiques le désignaient comme un imposteur, comme un fabricateur de faux miracles, ainsi que tant d'autres instituteurs théosophiques.

Les
grands Sacrificateurs, les Princes et les prêtres persécutèrent Jésus, comme le disent les Evangiles, à cause de son dogme de la résurrection, mais surtout à cause de sa doctrine qui prêchait l'égalité, attaquait les droits et le pouvoir du sacerdoce, en prescrivant la communauté des biens entre ses Disciples et ses Sectateurs.

Le sage par excellence avait réduit la religion à aimer et adorer Dieu, à aimer sincèrement son prochain, et à rendre à César ce qui est à César. C'est sans doute
la religion la plus pure, la plus vraie, la seule digne de Dieu et de l'homme éclairé ; mais, lorsque le peuple était ignorant, elle était trop simple. Synerius et d'autres ont dit, peut-être avec raison, qu'on ne peut plaire au peuple qu'avec des absurdités (95). Ainsi les Chrétiens orientaux et occidentaux ont renchéri sur cet enseignement.

Quoique le dogme de la résurrection, enseigné par Jésus,
fût contredit par les Juifs, néanmoins les Hébreux ne furent pas toujours incrédules aux résurrections : ils admettaient comme véritable la résurrection opérée par Elisée sur le fils de son hôtesse, que quelques critiques lui donnent pour maîtresse; ce qui, du reste, n'infirmerait en rien la vérité de ce miracle. Les Israélites croyaient à la résurrection, témoin ce qu'ils nous rapportent de ce mort dont le corps étant conduit à sa sépulture, fut jeté par le convoi qui l'escortait, à la vue d'une bande de voleurs, dans la caverne où Elysée était enterré. Dès que le corps toucha le tombeau d'Elisée, il ressuscita et se leva sur ses pieds. Ainsi le système de la résurrection et sa croyance avaient été établis chez les Hébreux par Elisée et par les prêtres postérieurs, bien avant Jésus.

Cet Elisée est regardé par la Sainte-Ecriture comme un saint et un bomme selon le cœur du Dieu des Hébreux. Néanmoins les critiques ne peuvent lui pardonner, après avoir quitté la Judée pour opérer des miracles en Syrie, d'avoir donné les mains à un parricide. On lit dans le livre II des Rois, ch. VIII, »v.7 et suivans, que Ben-Hadad, Roi de Syrie, étant malade et sachant qu'Elisée était dans ses Etats, lui envoya Hazaël, un de ses généraux, pour le complimenter et lui faire des présens dignes d'un souverain généreux : quarante chameaux chargés d'objets précieux, devaient obtenir de l'homme du Dieu des Israélites sa guérison.

Elisée reçoit les présens, et en même temps dit à l'envoyé que Dieu lui a montré que son Roi doit mourir ; et, sans aucun ménagement, il charge le même Hazaël de débiter à son souverain légitime un mensonge « que certainement il pourra guérir. » Dans cette entrevue, Elisée persuade à Hazaël qu'il sera bientôt lui-même Roi de Syrie.

Hazaël, de retour, donne à son Roi de bonnes paroles de la part d'Elisée, et l'espoir de sa guérison. Il attend cependant qu'on lui apporte pendant la nuit la nouvelle de la mort de Ben-Hadad, que le prophète lui avait annoncée. Le jour suivant, lui-même va s'assurer de la santé du Roi : les gardes le laissent passer ; il trouve son Roi endormi.

Hazaël, voyant que, malgré les promesses d'Elisée, Ben-Hadad vivait encore, et qu'il n'y avait pas d'apparence qu'il dût bientôt mourir, prend un drap épais, le trempe dans l'eau, le met sur le visage de son Roi et l'étouffe, pour accomplir sans délai la sainte prophétie d'Elisée ; après ce crime horrible, il se place sur le trône des Syriens.

Que les Rois et les Princes apprennent à tirer une sage leçon de ce fait ;
qu'ils craignent que leurs dons multipliés aux prêtres, ne soient tournés contre eux-mêmes, ainsi que le prouve l'histoire d'Elisée.

On lit dans la Chronique des Samaritains l'éloge que Josué fit de Moïse après sa mort ; il énumère les miracles qu'il a opérés; il dit qu'il est le seul qui ait ressuscité les morts. Cependant la Bible ne dit pas qu'il eût ce pouvoir ; et les Hébreux, quoiqu'ils considèrent Moïse comme le premier des législateurs,
n'osent pas le comparer aux Prophètes, ni à Josué qui arrêta le Soleil dans sa course, ni à Elisée qui ressuscitait les morts.

Les Samaritains croyaient à la résurrection des morts du temps de Jésus ; néanmoins Méandre, que nous avons cité et qui était de cette secte, pensait que ce dogme n'était qu'une allégorie ; son dogme théosophique se basait sur cette opinion.

Mais revenons à notre Divin Maître.
Sa doctrine n'admettait pas la Bible telle que l'interprètent les Chrétiens d'aujourd'hui ; ses exceptions sur son contenu et ses interprétations furent même une des causes de la haine que lui portaient les Pharisiens.

Les critiques soutiennent que Jésus était d'avis que l'on n'avait pas besoin d'interprète dans la lecture qu'il prescrit du Testament donné par Dieu, qu'il fait parler ainsi : «  C'est moi qui vous aiderai à l'entendre ; je n'ai pas besoin d'interprète. Je savais ce que je faisais en donnant ma parole aux hommes, mieux que ceux qui veulent l'expliquer ; j'ai prévu tout. Soyez assurés que
tout homme qui lira mon Ecriture pour s'instruire, ne pourra jamais errer. » De son vivant Jésus s'était opposé aux querelles des théologues ; il disait que l'Ecriture-Sainte était donnée par Dieu, comme un bâton aux aveugles pour se conduire, et que les théologues enorgueillis de le tenir en main, se disputaient souvent sur sa longueur et sa grosseur, et finissaient toujours par se battre.

Jésus, ou pour mieux dire, les Evangélistes, ont désigné un livre (la Loi et les Prophètes) comme le code du dogme des Israélites; les historiettes profanes qu'on lit actuellement dans la Bible, sont étrangères à ce qu'indique son ancien titre, outre que quelques-unes sont souvent absurdes et même indécentes.

C'était ce livre de la Loi et des Prophètes, suivant le Deutéronome, VI, v. 4, que le peuple d'Israël devait méditer sans relâche, et qu'on devait enseigner aux enfans , afin de graver dans leur cœur les commandemens de la Loi.

On devait les inscrire sur les poteaux des maisons et sur les portes. Cette Ecriture-Sainte devait servir, suivant le sage instituteur, à ce qui est le plus nécessaire dans la vie, à la gloire de Dieu , père des hommes, et à la direction de nos actions.

Outre que Jésus n'admettait pas la Bible telle que les Pharisiens l'entendaient, il ne suivait pas les préceptes du Décalogue en ce qui regarde la sanctification du sabbat, comme il est dit au ch. III, v. 14 : « Mais le septième jour est le repos de l'Eternel ton Dieu, tu ne feras aucune œuvre en ce jour-là, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bœuf, ni ton âne, ni aucune de tes bêtes. »

II fut
accusé avec ses Disciples par les Pharisiens de transgresser la loi de Moïse sur la sanctification du sabbat. S Luc, ch. VI, v. 1-2. Ce délit était prévu par le code mosaïque, et Jésus devait être lapidé. Il se justifia par les exemples de David et de tous les Sacrificateurs, qui tuaient les victimes le jour de sabbat. Observons que, dans l'Evangile de St Mathieu , au ch. XII, v. 8, Jésus interpellé sur cette question, répondit : « Car le fils de l'homme est seigneur même du sabbat. » Ce qui veut dire, d'après les accusations dont il était l'objet, sur le précepte de sanctifier ce jour, qu'il pensait que l'homme a le droit de le célébrer ou non.

Le chef d'accusation de Jésus était cette transgression : ceux qui écrivirent les Evangiles et les Actes des Apôtres, nous apprennent qu'il fréquentait régulièrement les Synagogues et le Temple avec les autres Juifs le jour du sabbat : ce jour-ci Jésus enseigne et est honoré en Galilée (Luc, ch, IV, § 15) : dans ce jour il entre dans la Synagogue de Nazareth, lieu de sa naissance (Luc, ch, IV, § 16). A Capharnaum Jésus prêche sa doctrine le jour du sabbat (Luc, ch, IV, § 17).

Il paraît que les prêtres juifs ne se contentèrent ni des raisons de Jésus ni de ses marques extérieures de dévotion ; la violation du sabbat étant évidente, elle méritait d'après leurs principes une punition exemplaire (96).

Les Grands-Prêtres et les Sacrificateurs juifs, pour obtenir la mort de Jésus, l'accusèrent de prêcher une doctrine contraire aux lois mosaïque et civile ; ils la demandèrent et l'obtinrent. Leur haine poursuivit Jésus jusqu'au tombeau et au - delà. Un des Evangélistes nous rapporte que les Sacrificateurs demandèrent à Pilate, le lendemain de l'enterrement de Jésus, de placer une garde à son tombeau, de crainte que ses Disciples et ceux qui suivaient le dogme de la résurrection, n'emportassent le corps mort du crucifié et ne répandissent la nouvelle d'une résurrection imaginaire ; assurant que cette imposture produirait de plus extravagans effets parmi ses Sectateurs, que toutes celles qu'il débitait de, son vivant, par exemple, quand il voulut se faire passer pour le Fils de Dieu et le Roi des Juifs.

Dans le même Evangile, on lit que
les Sacrificateurs donnèrent de l'argent aux gardes, afin qu'ils eussent soin de répandre que les Disciples de Jésus avaient emporté et caché son corps, et que ce bruit étant répandu, la résurrection de Jésus ne fut pas crue par beaucoup de ses Disciples (97). Les Sacrificateurs juifs, après la mort de Jésus, conservèrent un pouvoir incroyable sur le peuple. Aux Actes des Apôtres, ch. V, 15-25, on lit que l'Apôtre Pierre faisait des miracles et enseignait le peuple ; les Sacrificateurs le firent enfermer dans la prison publique, mais l'Ange du Seigneur lui ouvrit les portes de la prison. Pierre rendu à la liberté, se mit de nouveau à prêcher près du Temple ; alors les Sacrificateurs le firent derechef enfermer dans la prison.

Les Actes n'indiquent pas comment il en sortit la seconde fois, mais ils disent seulement qu'à la suite de ce second emprisonnement, il prêcha encore dans le Temple même. Alors les Sacrificateurs eurent recours à un autre expédient; ils firent sortir Pierre et ses Disciples avec ordre de ne plus enseigner la résurrection des morts, et de ne plus parler au nom de Jésus. Le zèle de cet Apôtre se trouvant arrêté dans sa mission à Jérusalem, il porta ailleurs la doctrine de notre Divin Maître. On croit qu'il fut crucifié à Rome, et qu'on lui fit subir le supplice selon les lois des Juifs. Nous rapporterons par la suite l'opinion d'un auteur, qui regarde St Pierre comme un être allégorique. Nous le répétons, nous avons bien des rites et degrés qui rappellent notre Divin Maître Jésus, la cène, la passion et sa résurrection; ce qui est observé par les Bons-Cousins et presque par tous les Roses-Croix : nous donnons une planche cabalistique qui fait voir la fusion de l'Ancien et du Nouveau-Testament, la résurrection occupe le faîte de la pyramide.
On lit dans les Actes des Apôtres, v. 28 , que St Paul voulant soutenir
le dogme de la résurrection des morts dans Jérusalem, fut battu de verges par ordre du Tribun, à l'instance des prêtres juifs, qui voulaient arrêter une telle doctrine. Paul s'étant déclaré citoyen romain, on sursit à son supplice ; il se fit alors conduire dans le Temple Saint, où il voulut persuader de sa croyance les Sacrificateurs et les Pharisiens ; mais il eut contre lui l'opinion des prêtres, et Ananias, leur prince, lui fit donner un soufflet et le chassa du Temple.

Dix-neuvième partie

Notes

94 Il paraît que c'est d'après ce fait qu'on a adopté cet adage : Nemo prophète in patria. Remarquons à ce propos l'exemple de modération que donna notre Divin Maître à ses incrédules concitoyens ; il ne fait pas pleuvoir le feu du ciel sur la ville coupable. Ennemi de la persécution, il ne l'ordonna jamais pour opinions religieuses ; il se borne à dire à ses Disciples, quand ils rencontreront un incrédule : Sit tibi sicut ethnicus et publicanus; ou bien, il leur prescrit « de les quitter, en secouant la poussière de leurs souliers.» Voilà la seule peine civile qu'il ait jamais infligée.

95 C'est ce qui explique l'existence de deux religions en Egypte et à la Chine : une pour le peuple, remplie de toutes les extravagances possibles ; l'autre toute simple, pour les hommes éclairés et les initiés.  

 96 Après la mort de Jésus, on voit, par les Actes des Apôtres, ch. XIII, § 14 et 44 ; ch. XIV, §V.1, et ch. XV, § 21 , que Pierre et Paul fréquentaient la Synagogue le jour du sabbat. Le Concile de Jérusalem, qui est le premier de la chrétienté, n'a pas parlé du dimanche. Dans ce Concile, les premiers Chrétiens-Juifs, pour faciliter l'admission des acolytes, établirent qu'il n'était pas nécessaire de la circoncision pour entrer dans la fraternité ; ici on ne parle point du dimanche qui dut être établi comme jour de fête bien postérieurement à ce Concile. Quelques critiques en trouvent la cause dans ce que les Chrétiens, par la suite des temps, établirent ce jour-là pour représenter leurs mystères, comme étant celui où, selon la Bible, la lumière fut créée ; ce qui aurait encore une analogie apparente avec le culte du Soleil.

Il paraît que
les Juifs-Chrétiens de Rome l'admirent fort tard ; on se fonde sur ce que Joseph n'a pas parlé de cette innovation. Tertullien, dans son Apologie des Chrétiens, ch. XXI, dit : Que les Chrétiens s'assemblaient le jour du Soleil au matin pour vaquer aux exercices religieux, en haine des Juifs qui se rassemblaient le jour du sabbat. Les Chrétiens ne devaient pas s'abstenir du travail ce jour-là, pour ne pas imiter les Juifs. Justin , dans son Apologie à Marc-Antoine, qu'il publia vers la moitié du 2eme siècle, nous détaille ainsi les occupations des fidèles de la première Eglise, le jour du Soleil, « Réunions publiques des fidèles, lecture des écrits des Apôtres, des Evangélistes, oblation du pain et de l'eau , prière, action de grâce, collecte libre en faveur des pauvres, des veuves et des frères emprisonnés. » Tertullien en dit autant quarante ans après Justin. Au 4.me siècle, Constantin, tant pour marquer son attachement aux prêtres chrétiens que pour augmenter sa puissance, fit une loi de l'empire du précepte créé par le clergé, de célébrer la fête dominicale. Les prêtres, après cette époque, surent retenir leurs croyans dans une occupation spirituelle toute la journée ; les Chrétiens s'accoutumèrent à ne plus travailler le dimanche. Des gouvernemens fléchirent devant le Sacerdoce, et l'on voit, même de nos jours, que le lord-maire, à Londres, punirait celui qui chanterait ou jouerait le dimanche.
On s'abstenait de tout travail ce jour-là ; l'ouvrier, après qu'il a été au sermon, dépense le gain de la semaine au cabaret, et arrive, à la fin de ses jours , dans la misère. Si l'on observait l'esprit de la doctrine de Jésus, l'obligation du repos, le sabbat ou le dimanche cesserait, l'aisance remplacerait la pauvreté, comme on le voit dans des cantons suisses et allemands, où on a adopté ce principe. S'il faut des jours de repos aux hommes laborieux, et après des occupations une distraction agréable, il faut aussi que ces jours soient offerts et non commandés, et qu'ils ne soient pas trop fréquens. A Macao, qui n'est pas éloigné des Philippines, les Portugais ont le dimanche tel jour, tandis qu'aux Philippines les Espagnols ont le samedi au même jour. Les premiers y arrivèrent par l'Orient et le cap de Bonne-Espérance, et les Espagnols par l'Occident et la mer du Sud. — Si deux Juifs eussent pu, en partant de Jérusalem, faire le tour de la terre, l'un allant par l'Orient, l'autre par l'Occident, de retour chez eux, le premier aurait fêté le dimanche pour le samedi ; car marchant vers l'Orient, à chaque 13eme degré il aurait gagné une heure, et vingt-quatre après avoir fait le tour de la terre : il aurait donc vu le Soleil un jour de plus qu'à Jérusalem. L'autre aurait fêté le vendredi, et il l'aurait pris pour le sabbat, par la raison inverse ; que de querelles alors à Jérusalem ! car il y aurait eu trois jours de sabbat l'un après l'autre.

97 C'est un fait assez remarquable de trouver même les Disciples de Jésus aussi peu persuadés de sa divinité et de ses miracles, à ces époques et au commencement de la nouvelle religion.

 

Posté par Adriana Evangelizt

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Published by Adriana Evangelizt - dans FRANC MACONNERIE
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