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Qu'est-ce que l'Hermétisme ? L'Occultisme ? Le Spiritisme ? Savez-vous qu'à la base il n'y avait qu'un seul Enseignement et que ce sont les hommes qui ont inventé les religions ?

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L'incarnation des âmes - 3ème partie

Dans ce troisième chapître, la symbolique du baptême de l'Eglise catholique et sa correspondance avec la Mystique Chrétienne dont est tiré cet article... d'où "Sur la terre comme au Ciel"... ou "Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut..."

 

L'INCARNATION DES AMES

 

par Sédir

3ème partie

2ème partie

1ère partie

 

 

Que fait la religion devant cette grave fête de la naissance ?   

« Nul n'entrera au Ciel, s'il n'est baptisé d'eau et d'esprit ».  Tel est le principe du sacrement de baptême.  Versant de l'eau sur la tête de l'enfant, le prêtre y verse en même temps de l'esprit : telle est la doctrine théologique, d'accord avec elle-même, puisqu'elle affirme d'autre part dans l'être humain un seul corps et une seule âme, et d'accord aussi avec la doctrine unanime des très vieilles initiations.  Car, en Kabbale orthodoxe par exemple, Nephesch et les quatre autres âmes ne sont que les degrés de perfection d'une âme unique auxquels l'individu accède selon ses mérites.  De même pour les Koshas du védantisme et pour les diverses psychologies ésotériques dont les théologies prennent le Verbe comme principe.  L'usage d'un prénom unique dans l'habitude de la vie se fonde sur l'intuition de cette unité centrale de l'être.   

 La matière du baptême est l'eau naturelle, consacrée si possible les samedis de Pâques ou de la Pentecôte.  Sa forme, ce sont les paroles : Je te baptise au nom du Père, du Fils et de l'Esprit Saint.  Le ministre du baptême, c'est le prêtre.  Lorsque l'enfant est à l'article de la mort, les parents peuvent le baptiser.   

Le nouveau-né est tenu sur les fonts par le parrain et la marraine, que l'Église désigne expressément comme ses parents spirituels.  Voyez ici avec quel soin la liturgie s'applique à reproduire visiblement les scènes invisibles à la participation desquelles elle nous invite.  Nous avons vu, en effet, que l'être est formé pour une part de la terre, au moyen des parents; pour une seconde part, de l'astre d'où il descend; et, pour une troisième, de Dieu qui lui accorde, à chaque existence, une diminution de ténèbres et parfois une augmentation de Lumière.  Le parrain et la marraine représentent la lignée invisible; le prêtre avec l'esprit de l'Église représentent la parenté divine.   

Voici le cortège du baptême :  

Deux assistants : les parents, pour le corps de l'enfant, avec son génie et leurs anges;  

deux parrains, pour le moi de l'enfant, avec leurs anges gardiens;  

deux témoins : le prêtre et l'Église pour l'âme de l'enfant, avec une présence du Verbe pour chacun.  Plus les assistants et leurs anges.  

Le parrain et la marraine parlent au nom de l'enfant, de son moi.  Dans cette minute, les trois esprits de ces trois êtres sont un et s'engagent ensemble sur la même route; des anges écrivent la promesse du parrain et de la marraine, lesquels deviennent responsables de la renonciation à Satan; ils s'obligent à une surveillance morale, à des soins spirituels et même à des soins matériels si les parents viennent à manquer.  Beaucoup, dont l'existence devient difficultueuse à cause d'un enfant, ou parce que leur jeunesse a été sans surveillance, sont des parrains et des marraines qui n'ont pas tenu leur parole autrefois. 

Voici, en résumé, le très instructif développement du rite baptismal.   

Le cortège se présente au temple.  - Qui frappe à la porte de l'Église de Dieu ?  demande l'acolyte.  - Des fidèles, répond-on.  Avez-vous jamais réfléchi à la noblesse de ce titre : les fidèles ?  Ceux qui ont donné leur confiance, leur foi, leur tout.  Que possède, en effet, l'homme de plus haut que sa foi, cette vertu par laquelle il s'attache immuablement à son idéal, ne faisant plus avec cette entité céleste qu'un seul esprit ?  Cette vertu qui lui donne tous les courages, qui l'élève au-dessus de tous les doutes, qui lui fait vaincre toutes les impossibilités, qui, enfin, le rendant aveugle aux imperfections inévitables des représentants humains de Dieu, l'enlève d'un élan triomphal par delà les nuages, jusqu'à ce Ciel où il se pose dans l'ineffable allégresse de l'Amour.  Il est excellent que l'homme soit fidèle.  S'il ne peut pas encore l'être aux objets surnaturels, qu'il s'attache aux entités paradisiaques du Beau et du Vrai.  S'il ne peut encore s'élever si haut, qu'il soit fidèle à une entité terrestre, à sa patrie, à son épouse, à sa parole; qu'il soit fidèle à quelque chose.   

C'est le grand moyen que le Père indique sa conscience de croître en force et en noblesse. 

- Que demandez-vous ?  continue l'acolyte.  - La vie éternelle, répondent les assistants.  Quelle immense audace !  De pauvres êtres perdus de vices ou, plus souvent, accablés sous ces lâches faiblesses plus tristes que des crimes; des ignorants, des impuissants, des vaniteux réclament pour une petite créature, sans doute capable des mêmes laideurs, tout ce qu'ils espèrent de plus grand, de plus beau, de plus splendide : la vie éternelle, tout le savoir, tout le pouvoir, tout le créé, tout l'incréé.  Comme le sens du divin demeure malgré tout vivace au fond de notre coeur !  Et comme nous gardons obstinément une certitude entière de la miséricorde divine !   

A cette demande hardie le prêtre donne une réponse aussi grande et aussi vigoureuse : « Allez, dit-il, allez vers le Seigneur de tout votre coeur, de toute votre âme, de toute votre mentalité !  » D'abord le coeur : le centre, la Lumière, le principe volitif, l'organe du Verbe éternel.  Ensuite, l'animisme, la vitalité triple de l'individu.  Et, seulement en troisième lieu, la pensée.  Psychologie profonde et vraie, toute conforme à la parole évangélique qui commande la subordination de l'intellect à l'amour et à l'action.  L'amour et l'action, comme deux époux parfaits, se nourrissent et se vivifient l'un l'autre, et de leurs soins mutuels la pensée doit être le miroir limpide.  

Avant de conférer une force, la liturgie fait toujours maison nette.  Avant de baptiser, le prêtre chasse l'esprit immonde qui, d'après la doctrine du péché originel, habite le corps de l'enfant; il emploie pour cela le souffle, le signe de la croix sur le front et sur le coeur, l'imposition des mains et la prière.  Puis il dépose le germe de la sagesse dans ce coeur, en même temps que quelques grains de sel exorcisé et consacré, sur la langue.  Et les formules qu'il récite demandent à Dieu la joie et la paix pour Son futur serviteur.  Ensuite les assistants sont admis à entrer dans la communion des fidèles, et à réciter le Credo par des prières, des signes de croix et un exorcisme spécial.  Cet acte de foi proféré  est transmis à l'esprit de l'enfant par l'acte du prêtre lui ouvrant les oreilles, qui sont l'organe par lequel la Vérité entrera dans son intelligence.  Et le parrain prononce aussitôt la triple renonciation à Satan, à ses pompes et à ses oeuvres; et l'enfant reçoit la force nécessaire pour tenir cette promesse par l'onction cruciale de l'huile sainte sur la poitrine et sur les épaules.   

Voici les apprêts terminés.  La personnalité du néophyte est alors sortie de l'empire du Prince de ce monde, purifiée, prête à entrer dans le Royaume du Christ.  Alors le prêtre change de lieu spirituel; il le marque en remplaçant l'étole violette (pénitence, amertume) par l'étole blanche (joie céleste).  Le parrain affirme de nouveau sa foi en Dieu, en Jésus-Christ, en l'Église et le ministre prononce alors la formule sacramentelle.  Il ouvre ainsi à l'enfant la porte de la cité mystique terrestre, de l'Église représentante et déléguée de la Cité mystique divine.  L'aspersion d'eau et l'onction d'huile sont faites sur la tête, parce que au sommet du cerveau se localisent les puissances par lesquelles s'établit la communication avec le plan divin.  

C'est à ce moment que le ou les prénoms sont donnés, au moyen desquels les anges reconnaîtront l'enfant.  Nous avons déjà expliqué, autant qu'il est possible, la force du nom; inutile d'y revenir.  

L'enfant devrait être alors revêtu d'une robe blanche, symbole du vêtement blanc des élus qui représente le corps glorieux des êtres réintégrés.  Et le parrain devrait, en outre, tenir un cierge allumé pour sortir de l'Église on comprend que ceci préfigure l'entrée de l'élu dans la Jérusalem céleste.  

Si alors le prêtre est saint, si le parrain est homme de parole, toutes les chances sont à l'enfant pour qu'il soit chrétien.  Le baptême des adultes ne se distingue que par un nombre plus grand d'exorcismes et de psaumes.  

Je ne décrirai pas à nouveau la bénédiction de l'accouchée ni celle des relevailles.  Ces observances, communes d'ailleurs à toutes les religions, s'expliquent par ce fait que  la terre, comme une cité, comme notre corps, comme tout organisme vivant, repousse ses déchets à la périphérie.  Les faubourgs de notre planète ne sont pas sains, la voirie en est négligée.  Les esprits des enfants qui arrivent, de même que les esprits des mères qui viennent à leur rencontre, s'y salissent.  C'est pourquoi les maris devraient sauvegarder spirituellement leurs femmes avec des soins beaucoup plus attentifs qu'ils n'ont coutume de le faire.   

Voilà à peu près tout l'essentiel de cet important sujet.  Retenez-en que la naissance est bien autre chose qu'un phénomène physiologique.  Cet aspect-là, l'aspect social, l'aspect ethnique ne prennent leur juste valeur que lorsque l'aspect spirituel en a été aperçu.  Ici encore, le fait terrestre est le dernier maillon d'une chaîne dont les premiers anneaux sont rivés à la Pierre angulaire, au Verbe.  Pour que la chaîne tout entière soit solide, pour que les enfants nous viennent qui soient réellement nos enfants, pour que leur arrivée soit heureuse, pour que nous sachions être des parents dignes de ce grave ministère, efforçons-nous au bien-agir, efforçons-nous au bien-prier.   

Chaque fois qu'un être prend pied sur une terre nouvelle, Dieu espère qu'il y travaillera assez pour en sortir libre.  C'est pour cette raison mystérieuse que les cérémonies du baptême font allusion constante à cet état de pureté, de perfection.  Inversement, au départ, l'espoir du Ciel se reporte à l'école suivante et tout est disposé pour la purification, le lavage.   

Les cérémonies religieuses sont toutes fondées sur le principe de la correspondance exacte et réciproque du monde sensible avec le monde invisible.  De même que chaque religion s'étend sur un domaine géographique, ethnique, social, assez exactement délimité, elle possède une fraction de l'invisible, propre à chacune, et ne ressemblant pas à la partie possédée par les autres religions.  Ces nationalités spirituelles sont, entre parenthèses, le grand obstacle à l'unification des formes  religieuses, comme les parties invisibles sont le grand obstacle à l'internationalisme effectif.  Dès lors, tout ce qui se passe dans l'invisible se répercute dans le visible; et tout ce que le prêtre, c'est-à-dire le ministre que sa consécration a rendu capable d'agir sur les deux mondes à la fois, tout ce que le prêtre accomplit matériellement se transporte au spirituel.   

Ainsi, les anges chargés de ce soin amènent des âmes à l'incarnation et, ici-bas, ceux qui les reçoivent font le nécessaire pour qu'elles communiquent avec l'Église spirituelle : c'est le premier acte de la communion des saints dont nous parle le catéchisme.  La communion des vivants et des morts s'inaugure par le sacrement de l'Extrême-Onction; en vous en parlant, je pourrai vous dire tout ce qu'il importe de savoir sur la mort (I).  

(I) Les Forces mystiques et la Conduite de la Vie : Les bénédictions de la Mort 


Vous savez dans quelles circonstances on administre ce sacrement.  En voici les rites :  

Le prêtre bénit en entrant le malade, la chambre et les assistants; première purification.  Ensuite il demande à Dieu tous Ses bienfaits sur cette maison, qu'Il y envoie Ses anges et en chasse les mauvais esprits.  Il récite ensuite le Confiteor et procède aux onctions de l'huile consacrée qu'il fait sur les yeux, les oreilles, les narines, la bouche, les mains et les pieds du malade; il accompagne ces gestes, non pas d'une prière, mais d'un commandement appuyé sur l'autorité de toute l'Église invisible : anges et saints, à l'effet d'effacer les péchés ayant pu être commis par le malade au moyen de ces différents organes.  Enfin il récite quatre formules d'imploration à la miséricorde céleste.   

Rien de tout cela n'est très effrayant; et, en fait, la mort n'est pénible que pour le corps du malade et pour les assistants.  Pour l'esprit du malade, elle est au contraire la délivrance, l'entrée dans un monde nouveau où, en changeant de travail, il pourra se reposer.  A vrai dire, la mort n'existe pas, parce que l'inertie, l'immobilité n'existent pas non plus.   

Ne voyons-nous pas la plupart des jeunes gens l'affronter en effet avec un courage qui nous semble inexplicable, et la majorité des vieillards s'en défendre avec une crainte qui nous semble non moins inexplicable ?  C'est que nous sommes des êtres matériels, et que la matière a toujours peur de l'inconnu.  A mesure que nous avançons en âge, cette matière, notre corps, s'attache de plus en plus à ce monde matériel qui le sature et le charge de liens; l'on voit ici un motif peu connu pour nous entraîner sans arrêt au détachement intérieur de façon que, à chaque année qui s'écoule, nous nous sentions davantage vivre en ce monde comme le voyageur dans les contrées qu'il sait devoir quitter prochainement.   

Si l'on pense que connaître, c'est expérimenter, à ce compte-là personne ne connaît la mort.  Les voyants les plus sublimes n'ont aperçu que des bribes de ce grand drame, comme les enfants qui se pressent au trou du rideau aperçoivent quelques gestes et entendent quelques mots du drame qui se joue sur la scène où ils n'ont point accès.  Celui-là seul peut voir et entendre qui a payé; c'est le régénéré, c'est l'homme libre, introduit par le maître du lieu, par le Christ.  

Quatrième partie 

Posté par Adriana Evangelizt

 

 

 

 

 

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