Overblog Tous les blogs Top blogs Mode, Art & Design Tous les blogs Mode, Art & Design
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Qu'est-ce que l'Hermétisme ? L'Occultisme ? Le Spiritisme ? Savez-vous qu'à la base il n'y avait qu'un seul Enseignement et que ce sont les hommes qui ont inventé les religions ?

Publicité

L'incarnation des âmes - 2ème partie

La première partie se trouve ICI...

 

 

L'INCARNATION DES AMES  

 

par Sédir

 

2ème partie

1ère partie

Toutefois, si l'esprit en instance d'incarnation est âgé, s'il porte un bagage d'expérience et de sagesse, si son inscription sur le Livre de Vie s'annonce comme prochaine, il reçoit la faveur singulière de l'épreuve suivante.  Deux anges viennent et lui montrent le tableau exact de la vie qui l'attend, avec tous ses mécomptes, ses douleurs et ses obscurités.  Si l'esprit accepte, une force lui est donnée qui lui rendra les épreuves moins pénibles.  Si l'esprit prend peur et refuse l'incarnation, il se met en retard et contracte une forte dette.  En effet, tout ce qu'il aurait eu à combattre dans son existence manquée grandit, prend des forces, devient plus nocif.  De sorte que, un peu plus tard, quand, bon gré mal gré, il s'incarnera et se trouvera en face de ses ennemis, la lutte sera beaucoup plus sévère, les secours moins prompts et, dans l'ensemble de son existence, en désharmonie avec le milieu, puisque tout ce que la Nature avait préparé auparavant n'a pu servir, par suite du refus, et se trouve emporté par le mouvement général des êtres.  Sans compter que le refus de ces esprits devient quelquefois la cause d'accidents mortels à la naissance ou même avant la naissance. 

Le cerveau ne se souvient jamais de cette épreuve; elle se passe en dedans, au-dessus de la conscience.  Je vous en parle, non pas pour le plaisir de vous apprendre un mystère, mais parce qu'il est utile que certains d'entre vous sachent cela.  Plus tard, quand votre mémoire actuelle vous aura été reprise, quand rien de ce qui forme votre apparence aujourd'hui ne sera plus, votre esprit, qui m'entend à l'instant mieux que vos oreilles physiques, se souviendra; et cette lointaine réminiscence suffira peut-être à lui donner la force d'accepter le calice à la première présentation. 

Permettez-moi d'insister sur le caractère exceptionnel de cette épreuve pré-natale; elle n'est offerte qu'aux âmes d'élite.  Dans la presque totalité des cas, l'heure et le lieu de la venue d'une âme sur la terre sont fixés d'avance.  Que l'enfant naisse dans une mansarde, dans un palais ou sur la grand-route, trois, quatre, dix ans même auparavant, d'invisibles génies  - ces êtres mixtes dont parlent toutes les traditions, dont saint Thomas d'Aquin lui-même nous révèle l'existence  - sont au travail pour amener les parents la où il faut.  Ils croient avoir été libres de leur mariage, du choix de leur domicile; ils ne l'ont été que dans la mesure où la Lumière habite en chacun d'eux.  Car les Ténèbres, c'est-à-dire la matérialité des instincts, des préoccupations, l'égoïsme des actes sont des chaînes réelles; la liberté des ambitieux, des cupides, des arrivistes n'est qu'une illusion.

Ainsi le père et la mère ont les enfants qu'ils ont mérité d'avoir selon la justice immanente qui règle l'univers; et les enfants, de même, naissent dans la famille où ils ont mérité de naître.  Et cette logique du Destin offre aux uns comme aux autres le maximum d'occasions pour progresser ver la Lumière.  

L'atavisme, influence ancestrale, l'hérédité, influence des progéniteurs immédiats, ne sont pas des causes, mais des effets.  Un enfant ne devient pas un artiste, un ouvrier, parce qu'il naquit dans telle classe sociale; mais, au contraire, il  vint dans un milieu ouvrier ou artiste, parce que, là, il devait trouver les moyens de telles ou telles expériences.  Un enfant ne devient pas tuberculeux parce que ses parents le sont; mais il naît de parents tuberculeux parce que son destin, c'est-à-dire le résultat spirituel des activités pré-terrestres de son moi, le pousse à expérimenter la tuberculose.  

Symétriquement, si je puis dire, l'enfant n'est donc pas plus libre que ses parents.  Bien entendu, je ne mentionne ici qu'une loi générale qui comporte des exceptions.  Voici lesquelles.   

Le Bon Dieu, vous le savez, en nous envoyant dans le monde, a déposé en nous une petite graine précieuse, qui contient toutes les puissances, toutes les facultés qui feront de nous, plus tard, lorsque nous serons parfaits, des êtres plus splendides que les plus grands dieux.  Mais, dans l'état de toute première enfance spirituelle où nous sommes encore presque tous, nous craignons l'effort et la fatigue.  Nous ressemblons à la plupart des bambins qui détestent l'école, mais qui, plus tard, devenus des hommes, seront heureux d'avoir été obligés de suivre les classes.  

Si donc, quand un esprit humain ordinaire doit venir naître ici-bas, il apercevait les peines et les travaux qui l'attendent, il refuserait certainement et, par sa pusillanimité, perdrait ainsi d'excellentes occasions d'avancer.  Aussi ne lui dit-on rien; il arrive aux portes de la terre, insoucieusement, comme un promeneur séduit par le paysage, et il reçoit un corps de chair sans l'avoir demandé.

Toutefois, bien que les âmes viennent sur terre par ordre impératif, elles ont besoin tout de même qu'on s'y prépare à les accueillir.  

C'est un devoir de se créer une famille; c'est un devoir que d'adopter des orphelins quand il ne nous est pas accordé d'avoir des enfants.  On doit se faire collaborateur de la vie générale, rendre à la Nature au moins l'équivalent des forces vitales qu'elle nous a confiées.  Le philanthrope, il est vrai, demande que des parents pauvres ou malades ne jettent pas dans l'existence de petits êtres voués à la douleur.  Mais le chrétien, tout en souhaitant que de tels parents ne procréent  pas au hasard d'une ivresse ou d'un caprice, tout en désirant que les époux, à quelque condition sociale qu'ils appartiennent, mettent plus de gravité et plus de souci à remplir leur devoir racial, le chrétien sait la vertu rédemptrice de la douleur physique; il sait que les petites victimes de l'atavisme et de l'hérédité se rachètent en souffrant; il les plaint, il les aide, il les soulage; mais il ne conseille jamais de les empêcher de venir se purifier.  

Personne n'a jamais que les enfants qu'il doit avoir.  Mais aussi personne ne pense à Dieu, ou presque personne; et personne ne pense à la prière.  Je suis certain cependant que si un père ou une mère, physiquement tarés et craignant de transmettre leurs tares, se tournaient vers Dieu, Lui exposaient leur angoisse et leur humble souci de Lui obéir, la Nature pourrait bien leur envoyer un enfant taré comme eux, conformément à sa loi, mais Dieu effacera la tare, sinon tout à fait, au moins dans une large mesure.   

Les enfants qui nous viennent sont ceux que le juste et intègre Destin nous envoie; mais, si nous le Lui demandions, le Seigneur nous enverrait des enfants immérités; nous aurions une tâche plus belle et plus bénéfique; car la vie extérieure répond toujours à notre vie intérieure.  Que deux époux adoptent un orphelin parce que sa figure leur est sympathique, ce sera parce que cet enfant leur est proche selon la Nature.  Qu'ils le prennent par devoir, pour obéir au Ciel, malgré qu'il leur soit antipathique, cet enfant leur aura été envoyé spécialement et surnaturellement.

Refuser les charges de la paternité est une faiblesse lourde de conséquences, sinon un crime.  Il est d'une importance capitale pour les esprits des hommes qu'ils puissent rentrer sur la terre.  S'ils se voient refusés par leurs parents normaux, ils sont obligés d'en chercher d'autres.  Vous imaginez-vous leur angoisse, bien pire que celle du chemineau en quête d'un abri, et qui peut durer des années ?  En sus, les parents que ces esprits trouvent enfin ne leur seront jamais comme les premiers d'une convenance parfaite, ni le pays, ni la religion, ni le milieu.  De tout cela il est juste que les coupables portent la peine; et, plus tard, quand ces parents légitimes, mais fautifs, seront partis et prêts à revenir, les portes de la terre leur resteront fermées bien longtemps peut-être.  Or, les esprits humains ont soif de la vie terrestre, parce qu'ils savent combien elle leur est utile; ils y voient des lumières que nous, incarnés, n'y apercevons plus.  Une telle attente est un supplice, une forme de ces terribles ténèbres extérieures dont l'Évangile nous donne plusieurs fois le tremblement.

*

Si les mystères ne nous étaient pas trop lourds, nous dirions ce qui se passe sur la terre, dans l'au delà et dans l'en deçà, quarante ans, vingt-sept ans, sept ans, et trois jours avant la naissance.  Une naissance est à la fois un très léger déclic des engrenages occultes et la plus vaste épopée.  La dernière des âmes qui s'abat sur le sein pitoyable de la mère la moins digne est tout de même accompagnée d'une longue théorie d'ancêtres, de génies et d'anges.  Son voyage se déroule parmi des musiques et des parfums; les tribus infra-humaines accourent, ou pour la saluer ou pour l'assaillir; et leur aspect étrange n'est pas sans la jeter dans de brusques terreurs.  Mais, en même temps, la marche de son cortège refoule les atmosphères secondes, et elle laisse derrière soi des gémissements et des larmes, tandis que le génies terrestres viennent à sa rencontre avec des palmes et des chants.  Oui, la descente d'une âme est un des plus magnifiques spectacles dont puisse s'émerveiller le regard d'un voyant; mais, aperçue d'un observatoire plus central, plus proche des cimes spirituelles, ce n'est que la chute-rapide d'une étoile filante sur l'immobile obscurité de la nuit caniculaire.  Ainsi, même avant d'atterrir, l'homme est à la fois immense et tout petit.  

Les premiers informés de la date et du lieu d'une naissance sont les constructeurs du corps.  Ils commencent parfois dix ans à l'avance de canaliser vers la chambre natale  les fluides qui modèleront le double.  Celui-ci attire ensuite les particules semi-pondérables que la conception rendra matérielles, de même qu'un imperceptible fragment, déposé dans une solution sursaturée, en précipite la masse tout entière.  

Le moi est prévenu quatre ou six années auparavant de la date et du lieu de sa nouvelle incarnation; aussitôt il commence à prendre contact avec l'organisme fluidique en voie d'achèvement.

L'âme, qui habite un autre espace, ne joint le corps qu'au premier respir de l'enfant; elle le touche au coeur; lorsque le bébé ouvre les yeux, c'est le premier souffle sur le cerveau par lequel l'âme y attache la pensée.  L'union de l'âme avec le corps n'est jamais finie avant sept ans; elle est presque toujours complète à neuf ans.

L'instant de la naissance peut être très douloureux pour l'esprit, de même que la mort lui procure souvent une joie ineffable.  Les paradis et les purgatoires alternent régulièrement dans la vie du moi.  Qu'on se repose aujourd'hui, il faudra travailler demain.  Qu'on soit heureux de l'autre côté, on souffrira en revenant.  Qu'on ait subi dans les ténèbres des épreuves expiatoires, la vie terrestre sera calme.

A connaître ces lois, on voudrait faire quelque chose pour les esprits qui reviennent, les aider, les conforter, les secourir; on se les imagine frêles et attendrissants, comme les petits corps délicats où ils palpitent.  On voudrait manier les armes des psychurges; on aimerait que nos regards percent les voiles.  Mais tranquillisons-nous : aucune psychurgie n'égale l'amour maternel; la force de l'amour maternel, c'est qu'il est vivant; il faudrait que l'amour fraternel vive aussi fort.  Aucune science ésotérique ne vaut la prière.  Pardonnez-moi de me répéter sans cesse, mais vous ne savez pas encore, personne ne sait la valeur de la prière.

La prière est une rosée; elle mondifie, elle purifie, elle nourrit, elle panse, elle illumine, elle transfigure.  Priez donc sans cesse.  Priez si vous n'avez pas d'enfants; priez s'il vous en vient; priez quand ils s'annoncent; priez quand ils paraissent; priez avec eux quand ils exhalent leurs premières plaintes; prenez leur premier regard, leur premier sourire,  leur première parole et les offrez à leur Père véritable.  L'enfant est le grand maître de la prière.   

*

Notamment, les parents chrétiens devraient s'adresser à Dieu bien plus souvent qu'ils ne le font pour tout ce qui concerne leurs enfants futurs.  Presque toujours c'est le caprice, le hasard d'une circonstance banale, qui les fait aller à ce marché féerique où l'on achète les choux et les roses qui abritent les petits bébés.  Car, si le père ni la mère ne peuvent rien sur l'âme de leur futur enfant, ils peuvent beaucoup sur sa vie physique, sur sa sensibilité, sur ses qualités mentales ou psychiques.  Leur prière peut faciliter toute l'existence du petit être dont l'esprit flotte autour d'eux; elle peut faire descendre en lui un germe lumineux que son destin ne comportait pas, ils peuvent l'orienter vers le monde ou vers Dieu.  Au surplus, aucun acte de la vie, entre époux chrétiens, ne devrait être accompli sans la prière, sans la demande, sans le remerciement.  Vous vous rappelez que, selon Sa promesse, le Verbe Lui-même vient, lorsque deux êtres se réunissent en Son nom; or, le couple qui, par excellence, doit vivre au nom du Christ, n'est-il pas le couple conjugal ?

Durant la lente construction du corps de l'enfant, durant la longue élaboration dynamique qui la précède et la suit, que d'incidents possibles !  La porte par laquelle les âmes atterrissent ici-bas est surveillée, guettée, convoitée par des êtres peu scrupuleux; aussi ces mois d'attente devraient-ils s'écouler dans le calme, dans la parfaite entente, dans la société des chefs-d'oeuvre de tout ordre et sous le regard de la Vierge.  Je vous parlerai quelque jour de l'épouse du charpentier, de la mère du Christ, et tenterai de vous expliquer sa puissance sur ce monde et sa sollicitude envers nous; aujourd'hui il suffira de dire que toutes les femmes devraient prendre comme modèle sur elle; filles, épouses, mères, veuves, toutes trouveront en Marie l'exemple pratique et l'idéal.

Si la santé corporelle de la mère se reporte sur celle de  son enfant, sa santé morale et psychique influence encore bien davantage la personnalité en germe du petit être.  Durant ces longs mois descendent, se mêlent, s'entrecroisent, s'organisent autour de la future mère une foule de forces indiscernables et d'agents invisibles; il faudrait donc avant tout que tout ce travail s'effectue dans le calme, dans la sérénité; que les préoccupations anxieuses, les soucis, les hostilités n'aient pas de prise sur la mère; qu'elle prie sans cesse que de tout son être elle aspire la Beauté, la Bonté suprêmes, qu'elle en fasse descendre les effluves et les reflets jusque dans les profondeurs de sa vie corporelle.  

Le moment de la naissance est grave; de nombreux auxiliaires collaborent à ce passage pénible de l'esprit arraché aux affections anciennes qui jusqu'alors l'ont entouré, conduit sur un monde inconnu, et dont seules les effluves de l'amour maternel et les clartés jaillies de la prière peuvent rassurer les inquiétudes et raffermir le courage.  La religion est donc la bienvenue au berceau du nouveau-né; l'ondoiement et le baptême réconfortent son esprit dépaysé, et les parents qui, par rationalisme, par respect mal compris de son indépendance future, le privent de ces secours ne se doutent pas qu'ils lui infligent des souffrances superflues.

En effet, tout corps humain contient un esprit immortel, siège du moi, de la personnalité, de ses deux consciences psychologique et morale, et une âme éternelle qui est le germe encore imperceptible de sa filiation divine et de son salut.

Le corps du nourrisson doit être soigné avec prudence.  La coutume du maillot lui est souvent nuisible; cette tendre chair, en effet, toute neuve, ressent en entier les réactions des forces mystérieuses dont il procède.  Ce bébé est un voyant; il perçoit des choses auxquelles, plus tard, bien acclimaté à la matière terrestre, il deviendra insensible.  Des langes qui l'immobilisent augmentent ses effrois.  La mère devrait donc se contenter de le tenir dans un berceau d'où il ne puisse tomber; elle devrait aussi ne pas le laisser la nuit sans lumière; celle d'une veilleuse suffit; et orienter son petit lit la tête à l'est ou au nord. 

 

Troisième partie

 

Posté par Adriana Evangelizt

 

 

 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article