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29 décembre 2006 5 29 /12 /décembre /2006 15:05

 

Premier chapitre de la Mystique Chrétienne... Sédir nous dévoile le monde des âmes. Pourquoi se réincarne-t-on ? Et d'abord qu'est-ce que la Mort ? Après l'avoir frôlée de près au moins deux fois, je dis ce que j'en pense ICI... pour moi, la Mort n'existe pas. Lorsqu'un de mes amis s'en va, je n'éprouve pas de peine. Je sais que je le reverrai dans l'Autre Plan, lui et d'autres... ma mère, ma grand-mère adorée... tous ceux qui ont croisé ma route un jour et qui sont partis avant moi... S'incarner sur cette terre ou sur une autre, c'est signer un bail pour un certain nombre d'années. On a un travail à faire, une Mission peut-être... quelque chose d'utile mais si l'on se laisse entraîner à des actes répréhensibles, à des mauvais instincts, alors il faut revenir encore et encore jusqu'à ce que la leçon soit bien apprise, bien comprise et que l'on ne dévie plus de la Voie Royale de la Lumière...

Pour ceux que cela intéresse, voir ce que m'a inspiré la mort de Pinochet dans un roman de science-fiction... Angela Markus...  

 

L'INCARNATION DES AMES

 

par Sédir

 

1ère partie

      

 Chapître 1 de la Mystique Chrétienne

 

 

 

 

La Naissance et la Mort sont deux phénomènes réversibles et les deux aspects d'un même acte du drame cosmique de l'âme humaine, envoyée par le Père en voyage d'instruction parmi les mondes; écoles obscures ou éblouissantes de la Sagesse éternelle. 

Un voyageur s'embarque au Havre pour l'Amérique, au même moment où un autre quitte New-York pour venir en Europe; l'un disparaît de la France pour apparaître en Amérique, l'autre disparaît de l'Amérique pour apparaître sur les rivages français.  Ainsi une naissance sur la terre fait suite à une mort dans quelque planète indiscernable, et une mort sur cette terre inaugure une naissance à une forme de vie plus parfaite. 

Les religions occidentales ne nous renseignent que fort peu sur les existences extra-terrestres.  Si l'on est vraiment un chrétien, on approuvera ce mutisme, car le chrétien qui demande à comprendre avant de croire est-il un chrétien ?  Jésus nous a confirmé la tendresse et la miséricorde du Père; qu'avons-nous donc besoin de savoir, si nous nous fions entièrement à Lui ?  Et si notre confiance exige des explications, ce n'est plus une confiance, et nous ne sommes plus des chrétiens.  Jésus nous demande cette confiance; Il est venu pour nous faire passer du monde des effets au royaume de la cause première, pour nous faire franchir l'abîme réel qui sépare le fini de l'infini, le temps de l'éternité; nous devons pour cela sortir de nos propres limites, comprendre combien le savoir est précaire et nos pouvoirs impuissants.  Seule, la foi accomplit en nous cette transmutation miraculeuse; seul, le vrai chrétien, lorsqu'il ne comprend plus, adore et, lorsqu'il ne peut plus agir, demande à son Père céleste. 

Si donc je voulais observer avec rigueur la conduite évangélique, je ne vous parlerais pas de ces choses inconnues qu'il vous faudra accepter en prêtant confiance à mes dires.  Mais, à notre époque, et pour des raisons qu'il ne nous appartient pas de scruter en public, les êtres sont tels que, pour se décider à agir, ils ont besoin de comprendre ou, plus exactement, ils ont besoin de l'illusion de comprendre; c'est ainsi qu'une maman, pour que son petit enfant soit sage et fasse ses devoirs, répond à ses questions du mieux qu'elle peut et avec toute la prudence que lui inspire son amour. 

Le Ciel donc a bien voulu soulever un coin du voile de l'Au-Delà pour Ses serviteurs; c'est ce qu'ils ont aperçu que je vous transmets, espérant par là vous faire découvrir quelques aspects inconnus de la sagesse et de la bonté divines, et provoquer dans vos coeurs cette reconnaissance admirative seule capable de vous attacher à Lui et de vous faire Le servir par la prière et par la charité, ces deux formes de l'Amour. 

**

Le nombre des âmes humaines est limité, car la création est limitée.  Les voix diverses des plus vieilles traditions affirment ceci, et c'est un fait exact.  Chaque naissance demande une mort, ou plutôt deux morts : l'une sur quelque planète, l'autre sur cette terre, par la même raison que chaque mort se résout en une double naissance : une terrestre et une extra-terrestre.  Ainsi, toute souffrance n'est que le moyen d'une joie, belle en proportion; tout déchirement prépare l'éclat d'une fleur et la suavité d'un fruit précieux. 

Un pays, un continent, une planète peuvent bien voir leurs populations varier dans de larges limites; mais la population totale de l'Univers, quoique croissante, ne dépassera jamais le chiffre fixé par le Père en vue du dernier Jugement.  Nos exils auront une fin, croyez-le, fin d'autant plus triomphante qu'ils auront été plus précaires.  La route est longue, certes, qui nous mène à la vraie Ville éternelle; mais la Ville est là, immuable, magnifique mille fois davantage que nos rêves les plus splendides.  Avec quels transports n'en apercevrons-nous pas les remparts resplendissants ! 

 

En vérité, j'entends au point de vue absolu, il n'y a que deux sortes d'hommes : les enfants de la Nature et les enfants de Dieu. 

Les premiers sont tellement nombreux que, pour ainsi dire, ils composent les humanités universelles presque tout entières.  Ce sont les écoliers, les pèlerins, les évoluants, la foule entre des barrières, les sujets passifs du Destin.  Ils subissent, ils réparent, ils s'instruisent, ils prennent des forces.  Ils n'agissent pas, au sens réel du mot; ils ne peuvent pas, ni ne savent pas encore agir; leurs oeuvres sont d'argile; leurs paroles, des balbutiements; leurs volontés, des caprices.  Même les oeuvres des génies, les paroles des conducteurs de peuples, les vouloirs des héros, tout cela, ce sont des ébauches, car nous les regardons, n'est-ce pas ?  du point de vue de Dieu.  Les hommes avancent, certes, mais si lentement qu'il faut attendre des siècles pour mesurer leurs progrès.  Un jour cependant, ils découvriront les frontières du monde; leurs regards éblouis se rempliront des paysages éternels déployés tout près d'eux sur l'autre bord de l'abîme du Néant; un jour, le Verbe, avec Ses anges et Ses amis, paraîtra au détour du chemin et, par la vertu d'un baptême définitif, dans le silence total des créatures attentives, ces esclaves deviendront soudain des hommes libres; ces écoliers, des maîtres; ces piétons harassés, des athlètes calmes et forts.  On les vêtira de robes brillantes, on les saluera au titre d'Enfants de Dieu. 

Mais, pour maintenant, ces Enfants de Dieu sont rares : quelquefois, un par race; plus ordinairement, un seul par siècle, pour la terre entière. 

Le premier en date qui, dans la littérature initiatique, parle de ces mystères, c'est Jean le Vierge, car personne ne les avait pu soupçonner avant la révélation corporelle du Verbe; nul depuis, d'ailleurs, n'a non plus osé ou pu en dire un mot.  

 Voici ce qu'enseigne le Fils du Tonnerre : « Ceux qui ont cru deviennent, par une grâce du Verbe, enfants de Dieu; ceux-là ne naissent ni des sangs, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l'homme, mais par la volonté de Dieu.  »

Il ne faut pas entendre qu'on parle ici des âmes.  Les âmes sont la Lumière même; elles ne deviennent pas, elles demeurent; elles ne tombent pas, elles restent spectatrices et témoins; seul, leur éclat peut varier.  Jean parle du moi, de l'esprit individuel.  Le moi évolue, monte, descend, grandit, rapetisse, se salit, se purifie; il appartient au Naturel et l'âme au Surnaturel.  L'individualité est le produit de deux facteurs, l'enfant de deux parents; tout naît par un mariage.  Les parents, les véritables constructeurs de l'esprit, l'évangéliste les désigne comme pouvant être ou les génies de deux familles, ou un dieu avec une déesse de la matière, ou deux volontés exceptionnelles.  Le premier cas est le cas général.  Le second ne se présente que si, par exemple, telle forme de la matière va être assouplie à un ouvrage nouveau, parce que l'inventeur ne réussira que s'il possède une suprématie spirituelle sur les forces matérielles destinées à ce nouvel usage.  Le troisième cas est tout à fait rare : il a lieu quand un dévastateur doit venir sur terre en fléau de la Justice, ou lorsqu'un séducteur spirituel y descend, comme réponse aux égarements d'une race. 

Telle est la génération des esprits humains; on y retrouve la loi universelle qui exige, pour chaque progrès d'un inférieur, le sacrifice de deux supérieurs.  L'individualité a besoin, pour se construire, du double concours d'un génie qui s'exile et d'une âme qui s'enchaîne.  L'enfant ne peut naître que si sa mère a accepté de souffrir et si son moi veut bien se laisser conduire en prison. 

Dans l'intervalle de deux incarnations terrestres, ce qui, en nous, n'appartient pas à la terre passe le fleuve frontière du pays des ombres, et prend un repos durant lequel les poussières et les déchets se déposent peu à peu.  Toutes les parties de notre être bénéficient de ce calme, car en toutes, dans les plus matérielles même, scintillent des étincelles du Centre, des souffles de l'Esprit les traversent, des rayons de l'âme divine les illuminent.  Une alchimie délicate et mystérieuse règle cette opération.  L'ossature psychique de l'individualité demeure en l'état où les travaux de l'existence qui vient de finir l'ont amenée; tandis que les préjugés, les inutilités, les erreurs s'évaporent lentement au feu d'un soleil secret; car l'âme, parce qu'engendrée du Vrai, n'accepte et ne s'assimile que le Vrai. 

Avant de renaître, le moi retrouve donc ses organes de connaissance et d'action tels qu'il les a rendus à la Nature lors de son dernier départ.  Mais l'huile a été décantée, la lampe éclaire mieux, l'idéal apparaît plus net; l'élan inné de la vie améliore naturellement les canaux par où il descend à la rencontre de nos aspirations. 

Ici entre en jeu la loi des renaissances.  Faut-il accepter cette théorie ?  Les preuves philosophiques ou expérimentales, aussi bien que celles données comme inattaquables par les occultistes, sont impossibles à admettre rationnellement.  Il s'agit là d'une de ces nombreuses vérités dont l'intuition seule peut nous convaincre.  C'est une vérité consolante pour la foule des demi-spiritualistes qui ne croient pas d'une foi plénière et sereine à la bonté de Dieu, ni à Sa justice.  C'est une vérité inutile pour le disciple dans le coeur duquel palpite le sens du divin.  Les hommes, pour la plupart, pensent comme si les perfections divines étaient renfermées, bien à part, dans un coffret verrouillé, ne concevant pas qu'elles sont vivantes, réelles, mêlées au monde, ouvrières actives, forces positives.  Le disciple comprend ces choses d'une façon plus pratique.  La réincarnation lui paraît possible et logique, puisque tout est possible, et qu'il suffit que Dieu veuille pour que tout soit; mais il ne se préoccupe de rien que de son devoir immédiat.  Son coeur habite le royaume du Permanent.  Peu lui importe de prendre aujourd'hui le costume de l'ouvrier, demain celui de l'artiste, après-demain celui du prince; n'est-il pas partout avec son Seigneur, avec son Bien-Aimé ? 

Au reste, on ne découvre dans l'Évangile que des allusions à la pluralité des existences.  Toute l'antiquité y croyait, tout l'Orient y croit encore aujourd'hui.  Cette idée donne de l'espoir; elle peut aussi rendre indolent.  A l'inverse, la théorie catholique peut jeter le désespoir dans une conscience craintive, mais aussi elle fomente l'énergie des coeurs ardents. 

Quoi dire d'exact sur la réincarnation ?  Les vieux sages de l'Inde et de la Judée nous ont transmis quelques-unes de leurs recherches.  Mais ne savons-nous pas d'avance qu'elles sont approximatives et conditionnelles, au même titre qu'une expérience de laboratoire ?  Ne savons-nous pas que la venue du Verbe a bouleversé le Cosmos, détrônant les grands dieux, élevant les cohortes de l'abîme, peuplant les déserts, ruinant les populeuses cités de l'Invisible, mettant à gauche ce qui était à droite, et réciproquement ? 

Dès lors, sur quelles bases refaire les calculs des initiés ?  Comment guider nos voyants ?  Sur quelles cartes de l'Au-delà se conduire ?  Où élever l'observatoire pour l'immensité de la Création ?  Ne faudrait-il pas, au préalable, sortir de l'espace et s'abstraire du temps ?  Ne faudrait-il pas être, non seulement un délivré, mais encore un homme libre ? 

La réincarnation n'est pas un phénomène simple.  Une personnalité ne revient pas en bloc, telle quelle; elle subit des réductions et reçoit des additions.  Que sont ces changements, d'où viennent-ils, dans quel but ?  On ne peut pas le savoir.  Les adeptes même admis aux conseils des dieux ne savent que ce que ces dieux savent, ou ce qu'ils veulent bien leur dire.  L'homme ressemble à une grande ville où des voyageurs entrent sans cesse, tandis que d'autres en sortent.  Qui tiendra le registre de ces fluctuations ?  Dans certaines races, le moi garde constamment son destin; dans d'autres, plusieurs « mois » se relaient dans un ou plusieurs organismes; ailleurs, il y a des collaborations; ailleurs encore, l'esprit ne s'incarne pas, mais obombre le corps; et combien d'autres procédés ingénieux la Nature met en oeuvre !  Nous ne pouvons même pas les cataloguer. 

Il est plus digne de faire l'aveu de notre ignorance en nous jetant aux bras miséricordieux de l'Ami.  Ce serait Sa joie de nous promener dans les palais du Mystère, de merveille en merveille, et de secrets en secrets.  Mais nous ne saurions pas nous bien tenir, parmi les êtres resplendissants, les génies ailés, les gardiens taciturnes et magnifiques qui peuplent les salles de la Maison éternelle.  Regardons-nous; sachant à l'avance que dans une rue où un devoir nous appelle nous rencontrerons un créancier, combien d'entre nous ne remettront pas le devoir pour éviter l'ennui prévu ? 

Or, si nous connaissions nos existences antérieures, il serait facile de déduire à coup sûr les épreuves réparatrices qui nous attendent aujourd'hui; et personne, il faut bien l'avouer, ne serait assez courageux pour ne pas chercher à les fuir; de là s'ensuivraient, pour notre plus grand dommage, des retards considérables dans notre avancement spirituel.  

 Ce même exemple explique la raison profonde de toutes nos ignorances.  D'ailleurs, Jésus ne nous demande pas de devenir savants, mais bons.  

 

Deucième partie 

 

Posté par Adriana Evangelizt

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by Adriana Evangelizt - dans LE GALILEEN
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