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29 décembre 2006 5 29 /12 /décembre /2006 17:04

Dernière partie où il est question du suicide fortement déconseillé car il est assimilé à une tâche que l'on a refusé de faire entièrement. Si vous signez un bail de 70 ans, il ne faut pas abdiquer à 35. Et enfin la mort n'est pas quelque chose de triste, se lamenter sur le sort d'un disparu empêche sa montée dans l'Autre plan... il faut aussi savoir que la crémation est néfaste au double qui reste accroché au cadavre au lieu de s'élever...

 

La mystique chrétienne

Chapitre I 

L'incarnation des âmes  

par Sedir  

4ème partie

3ème partie

2ème partie

1ère partie

  

Toute transformation est une mort; un philosophe qui change de système subit une mort dans son intellect; un coeur qui change d'amour, un organe qui subit une grave crise, un esprit qui s'ouvre au soleil d'une vérité nouvelle, tous subissent de certaines agonies et de certaines morts.  Comme je vous le disais en commençant, la mort, c'est un départ, annonciateur d'une arrivée et d'une naissance.  La mort physique n'est rien autre que le départ du moi conscient; il arrive d'ailleurs, par exemple, pour les vieillards qui retournent en enfance, pour certains aliénés, que ce moi s'éloigne plus ou moins du corps; ce sont-là, comme le sommeil, des images de la mort. 

Le suicide est défendu; c'est d'ailleurs un mauvais calcul inspiré par la peur, car, de même que l'écolier, s'il s'échappe de la classe, sera retenu les jours de congé, l'homme qui esquive son travail en retrouvera un autre, moins facile encore, dans un lieu quelconque de l'univers.  Avant que le Christ ne vînt apporter la miséricorde, l'heure de la mort était d'avance fixée.  Depuis Lui, cette heure suprême peut être reculée par grâce, parce que la vie terrestre est un grand bienfait; nous habitons un monde où, parce que l'effort est pénible, nous pouvons gagner de l'avance et nous acquérir du mérite en abondance.  Bien entendu, les procédés qui peuvent retarder notre mort ne sont pas tous légitimes; seuls, deux d'entre eux peuvent être employés sans crainte : c'est la médecine ordinaire et la prière.  Toutes les autres méthodes constituent des violations de la justice immanente dont il faudra rendre compte plus tard.

De même qu'il existe une catégorie d'auxiliaires invisibles préposés à la naissance, il en existe d'autres préposés à la mort.  Les ciseaux des Parques ne sont pas un mythe, mais bien l'image de réalités.  Toutes les mythologies racontent des formes différentes, mais le fond est le même.  A la minute écrite, accourent auprès du moribond, conduits par l'ange de la mort, une nombreuse assistance.  D'abord deux serviteurs qui notent tout le mal et tout le bien accomplis par le patient; puis les esprits de tous les êtres avec lesquels il a eu à faire pendant sa vie; tous, depuis le caillou jusqu'au dieu, depuis l'animal jusqu'au type intelligible de ses méditations, les plantes, les animaux, les humains, les invisibles; tous prêts à témoigner en sa faveur ou à demander justice s'il les a lésés.  L'esprit alors s'effraie dans ce corps épuisé qui le défend mal de la vengeance de ses victimes; et c'est pour de pareilles circonstances que l'aide des cérémonies religieuses devient efficace, pourvu que le prêtre et le fidèle soient sincères, croyants, humbles et purs. 

Pour comprendre ce qui se passe à la mort, souvenez-vous de ce qui s'est passé à la naissance.  En l'être humain, une partie vient de la terre et retourne à la terre : le corps physique.  Une autre partie vient de l'âme de la terre et y retourne : c'est le corps fluidique, le double qu'étudient les sciences métapsychiques, et dont les manifestations produisent les apparitions fantômales, les hantises, les phénomènes spirites.  Une troisième partie vient de l'intelligence de la terre et y retourne : ainsi l'humanité hérite des travaux même inconnus ou méprisés de l'inventeur, du savant, de l'artiste, du philosophe.  D'autres choses en nous nous sont prêtées par l'univers extra-terrestre; nous n'en parlerons pas pour ne pas allonger indéfiniment cette étude; mais il faut mentionner !e fruit capital de notre labeur sur la terre : les mérites ou les démérites, attachés à la qualité lumineuse ou ténébreuse des mobiles de nos actes; ceci reste attaché à notre moi et devient la force directrice de notre destin futur.   

Si le moribond se cramponne obstinément à l'une quelconque des forces qui ont fait sa vie, il souffre; pour éviter cette souffrance, il faut, le plus tôt possible, comprendre que toutes ces énergies, celles des muscles ou celles du cerveau, l'habileté de nos mains, la délicatesse de nos yeux ou de nos oreilles, la puissance de notre cerveau, ne sont que des prêts; nous sommes tous semblables à ces intendants de l'Évangile que le Maître nomme à la gérance d'une partie de ses biens, et qui sont punis surtout lorsqu'ils n'ont pas fait fructifier leur dépôt.  La sagesse pratique consiste donc à travailler de tout son coeur, en ne s'appropriant jamais le fruit de ce travail.  Ainsi on arrive, au jour de la reddition de comptes, les mains nettes et le Maître nous récompense par des trésors plus beaux que ceux qu'II nous avait confiés.   

La crémation inflige une torture au double qui reste attaché au cadavre; l'embaumement arrête l'évolution légitime des cellules du corps et du double; l'inhumation est le meilleur moyen d'aider la Nature et les cercueils des pauvres sont préférables au triples bières de bois et de métal par le luxe desquels les familles riches croient honorer leurs morts. 

A l'instant du décès l'esprit se trouve conduit devant un tribunal où siègent le Juste Juge, notre Christ, quelle qu'ait été la religion du défunt; parfois la Vierge de compassion vient intercéder, parfois aussi celui des serviteurs du Ciel qui a servi de guide au défunt; mais toujours, aux côtés de l'homme, son mauvais ange l'accuse et son ange gardien le défend.  Au surplus, face à face avec la Vérité, l'esprit du mort avoue spontanément ses fautes qui lui apparaissent comme son visage autrefois devant un miroir; il découvre de lui-même tout ce qu'il avait caché avec le plus de soin; son repentir et son remords l'obligent à demander de lui-même l'expiation de ses fautes. 

A la suite de la sentence, le moi part pour un séjour de repos ou de travail, pour un paradis ou pour un purgatoire, lesquels ne sont en réalité que des réalisations de l'idéal qui a dirigé ce moi pendant sa vie terrestre.  Si donc nous nous sommes montrés bons fils, bons époux, bons parents, bons amis, mais bons en actes et non pas seulement en paroles, nous retrouverons de l'autre côté ceux que nous avons aimés, je veux dire ceux pour lesquels nous nous sommes sacrifiés; car le seul amour est celui qui se sacrifie, et ceci explique pourquoi tant d'ardeurs s'évanouissent et tant de flammes s'éteignent aussitôt franchies les portes du tombeau. 

Ici se pose probablement pour la plupart d'entre vous une question profonde : quels rapports sont possibles avec nos morts, quelle conduite tenir avec eux ? 

 

 

Le catholique répond : Prier pour eux; et il a raison; le positiviste se tait; le spirite répond : Il faut les appeler; et ces deux derniers ont tort, qu'ils me permettent de le leur dire nettement.   

A la vérité, nous n'avons rien à faire avec les morts que de nous souvenir de leurs exemples et de leurs vertus, et de les remercier en imitant ce qu'ils ont fait de bien.  Quelque chose d'eux flotte souvent autour de nous, c'est vrai; mais ce quelque chose n'est pas eux-mêmes, n'est pas leur vrai moi; c'est une enveloppe, une partie d'eux-mêmes, c'est l'apparence sous laquelle nous les avons vus autrefois.  Les preuves les plus matérielles de l'identité d'un défunt se manifestant d'une façon quelconque, ne démontrent rien, car le double possède son intelligence et sa mémoire propres; le moi immortel d'un mort ne se manifeste que très rarement.  De plus, tout événement est dû à une cause, toujours juste et toujours légitime du point de vue de l'univers; nous ne pouvons discerner que quelques-unes des causes humaines et terrestres de la mort, tandis qu'il y en a des centaines qui, dans l'état actuel de notre intelligence et de nos sens, nous demeurent cachées.  Si donc un être chéri s'en va, c'est qu'il a quelque chose à faire ailleurs et que son travail ici-bas est terminé.  Pourquoi le distraire de sa mission nouvelle en l'évoquant, pourquoi le troubler, le fatiguer, empêcher son progrès ?  Nos gémissements même attachent nos morts ou les rappellent.  Laissons-les partir.  Où qu'ils aillent, ils ne sont pas seuls; partout des sympathies les attendent, des amis, des parents, des guides nouveaux.  Ne vous laissez donc aller, vous qui pleurez dans le deuil, ni à la révolte, ni au désespoir; le Père veille également sur vous.  Ceux que nous regrettons reviendront à nous, ici-bas ou ailleurs; nous les reverrons avec nos yeux, nous les presserons de nouveau dans nos bras, de nouveau nos oreilles entendront leur voix chérie.  Il se trouve parfois que l'aïeule ne sourit avec une tendresse si profonde à son arrière-petit-fils que parce que leurs esprits immortels se ressouviennent des années d'autrefois peut-être, où ils furent ensemble à la peine et à la joie. 

Et puis, ce n'est pas parce qu'un être meurt qu'il devient omniscient; les conseils et les secours que l'on attend des défunts ne valent guère plus que ceux de nos frères actuels.  Et, au surplus, dans les cas désespérés et lorsque, par un concours de circonstances fatales, nous nous trouvons complètement seuls pour faire face au danger, l'un de nos morts peut très bien recevoir la permission de revenir et la force de nous secourir. 

Non, l'unique moyen, efficace et légitime, d'aider nos morts et de vivre dans leur invisible présence, c'est de faire le bien silencieusement; seule la Lumière réunit réellement les êtres; toutes les unions, toutes les communions qui ne se font pas à l'ombre de la croix, c'est-à-dire par la patience, et au nom du Christ, c'est-à-dire par la prière, ne sont qu'apparentes et superficielles.  Seul l'amour de ce Christ peut tous les miracles.  

*

Ainsi la mort est douce à celui qui aime Dieu par-dessus tout; et, pour celui-là, naître est une précieuse bénédiction. 

Pour celui-là, la seule chose importante est de servir son Maître, que ce soit sur la terre ou sur Neptune, que ce soit avec les uns ou les autres de ses frères.  Pour celui-là, l'amertume de toutes les souffrances se change en douceur, et en force, la fatigue de tous les travaux.  Pour celui-là, la mort, la naissance, les cadres de l'existence ne sont que des formalités; autour de lui se tiennent les vrais anges du Ciel gui le gardent, non pas du labeur ni de la bataille, mais de l'illusion.  A travers les faits muables et vains il aperçoit l'essentielle Réalité dont la création tout entière n'est que l'immense vêtement.  Il possède le mot de toutes les énigmes et le glaive de toutes les victoires : c'est la Croix, je veux dire l'acceptation des volontés du Père et l'activité courageuse de l'amour fraternel.  Ainsi la crainte n'approche plus jamais de lui; et chacun des sacrifices qu'il consent pour les hommes qui souvent le méprisent, lui dévoile un des mystères de la vie, c'est-à-dire de la naissance et tous ceux de la mort. 

Vous le voyez, je ne vous ai pas prodigué de fades consolations.  La religion, vous le voyez, à la pratique de laquelle je vous invite n'est pas une dévotion doucereuse, mais un sentiment net et fort d'une présence du Christ et d'une collaboration avec Lui.  Cette religion-là est toute énergie, réalisme, équilibre et joie robuste.  C'est la religion du devoir, non plus par force mais par libre choix.  Cette attitude intérieure seule peut vous donner la force de tout surmonter et la patience de tout subir; c'est à l'acquérir qu'il faut que vous éduquiez ceux de vos frères qui ne la conçoivent pas encore; et c'est par elle que vous pourrez servir complètement les destins futurs de la France, ceux de l'humanité, et accomplir les projets du Christ. 

 

 Chapitre II : L'enfant et les choses du ciel

 

 

Sources Livres Mystiques

Posté par Adriana Evangelizt

 

 

 

 

 

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Published by Adriana Evangelizt - dans LE GALILEEN
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