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Qu'est-ce que l'Hermétisme ? L'Occultisme ? Le Spiritisme ? Savez-vous qu'à la base il n'y avait qu'un seul Enseignement et que ce sont les hommes qui ont inventé les religions ?

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La pratique quotidienne de la vie intérieure - 1ère partie

La pratique quotidienne de la vie intérieure n'est pas quelque chose de facile à appliquer dans notre monde où le Paraître est bien plus important que l'Être et où surtout l'Egoïsme et l'autosatisfaction règnent en maître. Et c'est là que nous, les Initiés Christiques, nous sourions doucement quand on regarde les fidèles de diverses Eglises et les Frères de divers "Cercles" ou "Sociétés Initiatiques"... parler c'est facile, agir beaucoup plus difficile. Nous pourrions citer des milliers d'exemples de trahisons à l'Enseignement Originel dont certains se proclament ou se revendiquent. Pour ne citer qu'un cas typique de générosité chrétienne, il y a dans notre petite ville un vieux marin, prénommé Raymond, qui faisait la manche le dimanche devant l'Eglise pour récolter quelques sous des fidèles... le prêtre qui officiait à l'époque, l'a viré un dimanche parce que la présence de Raymond gênait les fameux fidèles. Raymond, est venu nous trouver pour nous raconter la scène et JE -Adriana Evangelizt- me suis déplacée personnellement pour faire la leçon christique à l'ensoutanné. Et lui passer un bon savon par la même occasion de la part de Ieschoua. Avant de claquer la porte de sa maison, je lui ai dit texto, "Vous vous permettez de réciter la messe comme un perroquet au nom du Galiléen mais vous n'appliquez pas un iota de son Enseignement. Vous n'êtes qu'un suppôt de Satan ! A savoir, un bassement matérialiste sans une once de piété." Il n'est donc nul besoin d'être dans tel Eglise ou tel Cercle ni d'aller dans tel temple pour pratiquer la vie intérieure ou vie Mystique Christique. Le vrai Temple se trouve au fond du cœur. C'est là que vient se loger le Maître lorsqu'Il trouve un vrai disciple. Il est toutefois très difficile d'être charitable à chaque instant et avec tout le monde.

 

 

 

 

LA PRATIQUE QUOTIDIENNE DE LA VIE INTÉRIEURE

 

Chapitre 3 de La Mystique Chrétienne

par Sédir


1ère partie

 

 



Notre expérience de chaque jour nous démontre l'utilité, la nécessité d'une vie intérieure robuste. A toute minute, la vie extérieure nous entame comme l'incessant assaut des vagues entame le rivage, qu'il soit de sable ou de granit; à toute minute, nous laissons accrochés aux ronces du chemin des lambeaux d'intelligence, des flocons d'énergie et les minutes exceptionnelles où nous nous affirmons plus forts que le milieu rongeur sont tellement rares que nous les tenons pour héroïques, alors qu'elles devraient être les plus communes, alors que leurs victoires continues devraient remplir notre existence.

Tout être normal ressent profondément
la détresse de ses perpétuelles défaites. Mais on a beau savoir d'instinct que la vie, c'est de la force, que plus la vie est profonde, plus elle est puissante, et que la plus essentielle des mille vigueurs qui circulent en nous, c'est l'énergie morale, on ne se résout pas à vouloir, on ne considère pas cette énergie morale comme la plus nécessaire. L'exemple des grands hommes nous démontre pourtant cette primauté; c'est par le moral que l'athlète arrache de ses muscles recrus la suprême tension qui lui donne le triomphe; c'est par le moral que l'explorateur surmonte la faim, la terrible soif et l'affreuse solitude; c'est par le moral que le soldat épuisé remporte la victoire.

Aujourd'hui règne
une sourde crainte générale de l'avenir; on ne l'avoue pas, mais elle nous étreint tous, et nous cherchons avec inquiétude un code d'éducation morale, et mieux qu'un code, la force préalable de se soumettre à ses prescriptions. Vous voyez aux étalages des libraires de nombreux manuels qui offrent des recettes pour acquérir toutes les variétés d'énergies physiques, psychiques, intellectuelles; et ils trouvent des acheteurs dont beaucoup essaient d'appliquer ces diverses méthodes; bien souvent incomplètes ou fausses, elles se réduisent à des suggestions systématiques de confiance en soi ou en son étoile. Cet optimisme aveugle supprime l'idée de forces supérieures à nous, et biffe la notion du divin; tout cela est un peu rudimentaire, un peu barbare.

* *

Cependant, il faut l'avouer, les synthèses d'athlétisme moral que les Anciens nous ont transmises ne rendent tout le fruit que leurs inventeurs nous promettent, que si elles sont appliquées à des individus très exceptionnels; encore ces fruits se gâtent-ils à un certain moment.

Prenez Pythagore et Socrate, Epictète et Marc-Aurèle, prenez Goethe et Emerson, pour ne pas citer leurs plagiaires contemporains; étudiez les psychiatres et les psycho-thérapeutes, les officiels des universités, les empiristes américains, les vulgarisateurs trop souvent incompréhensifs des méthodes orientales; chez tous vous trouverez
ou bien l'exagération du moi ou bien son esclavage, sous l'empire de forces occultes imprudemment sollicitées. De ces deux récifs l'un, l'orgueil, nous pétrifie et nous aveugle, l'autre, la superstition, fait de nous des choses amorphes et divagantes. Quelque robuste, en effet, que soit la confiance d'un individu en sa propre valeur, il peut rencontrer des obstacles infranchissables, des ouragans qui l'abattent, des luttes qui l'épuisent; tôt ou tard, l'orgueilleux se voit renversé par la réaction irrésistible des êtres qu'il s'est indûment asservis. La justice immanente ne s'endort jamais; si la catastrophe ne se produit pas durant sa vie terrestre, elle n'en éclate qu'avec une violence plus implacable dans le Royaume des morts. Oui, la Providence nous conduit tous par le même chemin; elle nous laisse d'abord jouer avec des hochets : la richesse, le pouvoir, l'amour, la réputation; pour les conquérir nous violons toutes les lois et, comme des enfants têtus, rebelles aux remontrances, nous ne nous arrêtons que lorsque notre indiscipline nous a mis en danger; il faut que le malheur nous frappe, il faut que la douleur nous renverse, pour que nous consentions à reconnaître des forces plus fortes que nous et des maximes plus sages que nos impulsions.

« Le bon chevalier Malheur » doit souvent enfoncer sa lance jusqu'à ce que notre orgueil crie miséricorde; mais cette minute de désarroi, où nous tendons désespérément les mains vers l'espoir imprécis d'une aide surhumaine, si tardive soit-elle, c'est la minute du salut, c'est l'aurore enfin de notre future sagesse; et cette agonie nous annonce une royauté lointaine, mais indubitable.

Le recours à des êtres plus puissants que l'homme, voilà le principe du sentiment religieux; la crainte est bien le commencement de la sagesse, mais on ne doit pas s'y abandonner; elle se transforme avec lenteur, par la reconnaissance, puis par l'obéissance, en cette foi, en cet amour qui constituent la perfection morale. Tous les cultes sont nés de notre impuissance; mais seul le christianisme conduit nos frayeurs jusqu'au courage invincible de Celui qui, par l'ardeur de Son humanité, par la profondeur de Son humilité, S'est montré l'Enfant de Dieu et le Ministre de Ses sollicitudes.

* *

Dans la religion du Christ, seule, on trouve une aide toujours prête, toujours à point, toujours surabondante, toujours inépuisable, à la condition unique de faire le geste nécessaire pour saisir ce salut.

En effet, si soigneusement recuits, si puissamment tendus qu'on les imagine, les ressorts de notre volonté reste
nt soumis aux influences du temps, de la matière, des conditions organiques; l'homme n'est pas un pur esprit, sa santé corporelle réagit sur sa santé intellectuelle, sur sa santé morale; toutes les forces qui le composent appartiennent au relatif, et sont sujettes à l'usure; dans quel étau les fixer alors, à quel feu les soumettre et à quel forgeron ? Un étau solide dans tous les ébranlements de la création, un feu inextinguible et qui se nourrisse de lui-même, un ouvrier sans impatience et qui ne se repose jamais. Qu'y a-t-il de fixe dans l'Univers, sinon la loi divine ? Quel feu surnaturel, sinon l'Amour ? Quel ouvrier parfait, sinon le Christ ?

D'autre part, ceux qui, se sentant faibles,
saisissent n'importe quelle amarre psychique à leur portée, ne sont-ils pas bien imprudents ? Ne se jettent-ils pas entre les griffes de sauveurs intéressés ? Et puis, ces secours, à l'inverse de ceux qui viennent du Ciel, ne se distribuent pas sans quelque formalités. Les anciens avaient réduit la connaissance de ces protocoles en un système qu'ils appelaient la magie cérémonielle et qu'ils plaçaient à la base de leurs diverses religions. Chacun des dieux dont ils imploraient l'aide ne peut intervenir dans la vie matérielle qu'en certains jours, en certaines heures, moyennant certaines offrandes; les sacrifices antiques ressemblent à nos méthodes de laboratoire ou de chimie industrielle qui exigent des conditions rigoureuses d'agencement mécanique ou physique. Mais le plus grave inconvénient de ces appels aux énergies secrètes de la Nature, c'est que les réponses ne sont jamais gratuites; l'univers est un système fermé : qu'on déplace une forme X, ceci appelle fatalement une réaction égale et de sens contraire; quand il s'agit d'une locomotive ou d'une dynamo, l'ingénieur peut prévoir le sens et le moment de la réaction; mais la machinerie des dynamismes cosmiques est tellement complexe que personne ne peut en posséder le détail : il y a là une part formidable d'inconnu; un jour où l'autre, l'imprudent évocateur de ces énergies occultes doit leur rendre ce qu'il leur a pris; et ces échéances-là ne peuvent pas se proroger.

Non, quand la mauvaise fortune nous accable, quand nous tombons d'épuisement, quand tout paraît perdu sans recours, quand on touche le fond, alors, parmi les milliards d'êtres qui pourraient nous secourir, croyez-le bien, il n'y eu a qu'un seul qui cherche à nous sauver, il n'y en a qu'un seul qui puisse nous sauver, il n'y en a qu'un seul de qui la toute-puissante compassion soit gratuite, il n'y en a qu'un seul qui soit constamment à coté de chacun de nous : cet unique-là, c'est Dieu, et Sa figure de sauveur, c'est le Christ.

Examinez tous les systèmes, démontez toutes les architectures du savoir, interrogez les échos de tous les temples, si vous menez vos enquêtes avec l'impartialité, la loyauté, la modestie du vrai savant, il vous faudra reconnaître qu'entre l'Homme et la formidable Nature il n'y a qu'un arbitre, un défenseur possible, et que ce médiateur, c'est cet acte éternel de la bonté divine que nous nommons le Christ.

* *

Jésus est l'homme parfait; l'Évangile nous enseigne comment devenir parfaits. L'un comme l'autre sont unique
s; les ressemblances qu'on croit leur découvrir avec d'autres figures surhumaines et d'autres livres sacrés ne sont qu'apparentes; le fond des uns et des autres diffère essentiellement.

L'Évangile nous propose deux principes issus tous deux de la Réalité divine, humaine et naturelle, je veux dire du Verbe. Le premier, c'est que tout vit; le second, c'est que rien n'existe que par Dieu.

Du premier principe découle le sentiment, le respect et l'amour de la vie dans toutes ses formes particulières; d'où l'
obligation de la fraternité. Du second naissent le sentiment de notre néant propre et la certitude de ne rien pouvoir qu'avec Dieu; d'où la prière et l'humilité.

Or, aimer la vie, c'est aider à ce qu'autour de soi tout vive mieux; c'est aussi bien replacer dans le champ une motte de terre lancée sur la route que mettre un tuteur à une branche froissée, secourir un animal malade, vêtir un pauvre, consoler un chagrin que répandre une découverte ou lancer une industrie qui donnera de l'aisance à quelque bourg famélique.

Or, demander de l'aide implique qu'on se fasse entendre du Protecteur suprême duquel on espère tout; il faut donc que notre esprit entre dans le royaume de Dieu, c'est-à-dire que
nous en observions la loi, et que notre coeur soit assez pur pour que ses supplications montent vers les cieux immatériels.

Ces deux choses : la prière et la charité vous semblent-elles trop simples et bonnes pour les enfants ? Essayez-les donc. Que diriez-vous de ce jeune homme qui, désirant renouveler les exploits des athlètes célèbres, se bornerait à lire des manuels de culture physique ? L'athlétisme moral exige aussi des entraînements effectifs. Et, si
l'énergie avec une sensibilité riche et délicate sont les caractères d'une personne morale puissante et noble, je ne connais pas d'école d'énergie supérieure à l'exercice de l'amour du prochain, je ne connais pas de culture de la sensibilité plus intense et plus fructueuse que la pratique attentive et quotidienne de la prière.

Si ces déclarations vous surprennent, c'est que nous n'attribuons pas le même sens à ces deux mots. Expliquons-nous.



Deuxième partie

 

Sources Livres Mystiques

Posté par Adriana Evangelizt

 

 

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