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Qu'est-ce que l'Hermétisme ? L'Occultisme ? Le Spiritisme ? Savez-vous qu'à la base il n'y avait qu'un seul Enseignement et que ce sont les hommes qui ont inventé les religions ?

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L'expérience de l'Ange

 

 

 

 

L'expérience de l'Ange


par Marie-Pascale Rémy

 



Après une Expérience de Mort Imminente, Marie-Pascale Rémy a entamé un long cheminement spirituel qui l’a menée à partager ses découvertes à travers des ouvrages et conférences. Pour elle, loin du folklore, la présence de l’Ange Gardien est bien réelle. Elle n’est autre que la présence de Dieu en nous. Comment communiquer avec lui ? Comment comprendre ses messages et s’éveiller dans sa présence ? C’est ce dont elle nous parle ici.

Outre son corps physique, l’être humain possède une réalité intérieure composée de ses pensées et de ses émotions de même que toutes les pulsions et les motivations qui le poussent à agir. Ce monde intérieur est invisible, c’est-à-dire qu’il ne peut être perçu avec les sens physiques : on ne peut pas voir ses pensées ni entendre le son de ses émotions, les toucher, les sentir, les goûter. Et pourtant, nous savons bien que ce monde existe. Pourquoi ? Parce que nous en faisons l’expérience intérieure, intime. Nous l’expérimentons en nous-mêmes grâce à notre Moi, à notre Je. C’est le Moi qui fait l’expérience des pensées, des sentiments et des pulsions qui me poussent à agir. Le Je ou moi inférieur est le porteur de la conscience de soi, basée sur la capacité de se souvenir. Nous avons conscience de nous-mêmes, nous savons que c’est à nous que les choses arrivent, que nous sommes nous et pas notre voisin.

La science matérialiste d’aujourd’hui tend à faire croire que le monde intérieur de l’être humain est le fruit de son corps physique : les pensées sont des sécrétions du cerveau et les émotions, le résultat d’échanges hormonaux ou chimiques.

Pour certains scientifiques, tout ce que nous éprouvons intérieurement vient du corps physique. Nous pleurons à cause d’un échange chimique qui se produit dans notre corps. La tristesse est la manifestation d’un déséquilibre entre certaines substances du corps. Mais on ne nous explique pas la raison de ce déséquilibre. Qui commande au corps cet échange qui fait pleurer nos yeux ? Ce n’est certainement pas le corps physique qui est à l’origine des pensées ou des émotions mais plutôt le Je.

Ce ne sont pas nos pensées, nos émotions ou nos volitions qui nous font exister. Nous existons indépendamment d’eux. C’est le Je qui éprouve les choses, qui pense, a des émotions, des motivations et des pulsions qui le poussent à agir.

Le corps physique est l’instrument du Je. C’est le Je qui façonne le corps physique pour qu’il devienne un instrument efficace pour agir dans le monde, conformément à ce qu’il est. La physionomie, les gestes et la façon d’agir sont l’expression du Je.

Certes, en ce qui a trait au corps physique, entrent en ligne de compte certains facteurs comme l’hérédité et l’éducation. On ressemble toujours plus ou moins à ses parents et on est façonné par notre éducation, mais il existe une part de soi qui n’est conditionnée ni par l’hérédité ni par l’éducation : c’est le Je. Les frères et soeurs sont eux-mêmes différents. Ces différences sont le fruit de l’individualité, du Je. On peut percevoir aussi une différence chez les jumeaux. Si on prête attention à leurs gestes, par exemple, des divergences se manifestent, que ce soit dans leurs mouvements, leur démarche, etc. Nous sommes tous différents les uns des autres, et c’est ce qui fait la grandeur de l’être humain.

Il reste à savoir d’où vient le Je ? Pourquoi je suis moi ? Pourquoi suis-je comme je suis ? Comment se fait-il que nous possédions des aptitudes innées ou des dispositions particulières que les autres n’ont pas ?

Si l’on refuse le hasard qui n’explique rien, on peut penser que le Je a sans doute un passé. A notre naissance, nous venons du monde spirituel et portons un bagage. Nous n’arrivons pas sur terre sans aucune expérience, mais avec certaines richesses et une Intention de vie bien précise. C’est ce qui fait notre génie, ce caractère distinctif qui forme la nature de notre individualité et fait son originalité. Nous préexistons à notre corps physique. Nos dispositions innées viennent de notre existence préterrestre. C’est la raison pour laquelle nous pouvons observer une grande différence entre les enfants qui viennent au monde.

En vérité, l’idée de préexistence va à l’encontre de ce que nous croyons aujourd’hui. Nous sommes en effet restés sur ce qu’en a dit l’Église puisque la préexistence ou l’innatalité a été déclarée hérétique par les religions chrétiennes. Celles-ci font commencer l’homme à la naissance ou à la conception. Pourtant, l’homme devra un jour reconnaître qu’il existait déjà avant d’être né ou même conçu dans le monde physique. Avec déférence, comme un don sacré, il devra accepter ce qui lui a été légué par les mondes divins avant sa naissance terrestre afin de se dégager et de ne jamais tomber sous l’emprise totale du matérialisme.

En résumé, ce que nous sommes dans cette vie est le résultat de ce que nous avons vécu dans le monde spirituel avant de nous incarner.

Le Petit Robert nous dit que le destin est «l’ensemble des événements qui arrivent par hasard ou non dans la vie d’un être humain, résultant de causes distinctes de sa volonté». Destin et destinée appartiennent à la famille des mots dont la racine est ester qui signifie être debout sur la base de - stin - c’est-à-dire fixer. La destinée concerne ceux qui se tiennent debout (les hommes) et fixe celui qui se tient debout dans une certaine direction.

La mythologie grecque faisait du destin une puissance supérieure aux dieux. Ainsi, le destin qui régit toutes choses avait décidé que Zeus aurait un jour un fils qui le détrônerait et chasserait les dieux de l’Olympe. Ce fils était Prométhée, celui qui, pour avoir donné le feu aux hommes, fut enchaîné à un pic rocheux du Caucase et condamné à se faire dévorer le foie par un aigle rouge. Zeus, tout Dieu qu’il était, ne put rien faire pour éviter le destin. Puissance souveraine réglant d’avance tout ce qui doit être, le destin est appelé karma chez les Orientaux et providence chez les chrétiens. La providence, du latin providere (prévision, prévoyance), est le sage gouvernement de Dieu sur sa création, orienté vers son accomplissement final.

Si les traditions et religions révèlent que de tout temps l’homme était lié par un destin, aujourd’hui la notion de prédestination met mal à l’aise la plupart de nos contemporains. Avoir un destin préétabli ne paraît pas compatible avec la liberté. C’est la raison pour laquelle beaucoup d’Occidentaux refusent purement et simplement l’idée qu’ils puissent avoir un destin. Il est vrai que le non-choix quant au déroulement de sa vie n’est plus conforme à l’évolution. Comment se positionner par rapport à cette question essentielle de l’existence humaine : l’homme est-il libre ou soumis à une nécessité ?

L’homme est à la fois libre et soumis à une nécessité. Il est libre du fait qu’il peut devenir créateur à l’intérieur des objectifs qu’il s’est lui-même fixés (par rapport à la forme qu’il donnera à ses objectifs) ; non libre quant aux buts choisis dans l’entre-deux vies (par rapport à l’essence de ses objectifs). Une position d’équilibre entre liberté et nécessité peut être créée grâce à la compréhension et au développement de la responsabilité. C’est par elle que l’être humain devient libre et créateur, car il s’avère capable de tirer profit de ses erreurs.

Toute destinée demande avant tout de se transformer, de devenir meilleur, de développer certaines qualités qu’on s’était engagé à manifester dans l’entre-deux vies. La destinée invite à se révéler, à devenir créateur de soi-même et du monde.

Lorsqu’on ne parvient pas à entrer dans la dynamique créatrice de la destinée, on s’expose au sentiment d’impuissance. On a l’impression de subir sa vie et de ne rien comprendre au sens profond de son existence. Les épreuves ne sont pas des punitions, mais des opportunités pour rester dans le droit chemin. Si, par exemple, on conserve le même travail alors que tout nous indique qu’on devrait en changer, il peut survenir des événements nous menant à être licenciés. D’un point de vue extérieur, cela peut paraître une catastrophe, mais en réalité, c’est sans doute une occasion permettant l’accomplissement de la destinée.

La destinée prend toute une vie pour se révéler. Il faut concevoir celle-ci comme une lente métamorphose de l’être, un mouvement, un déploiement, non seulement par rapport à sa vie actuelle, mais aussi à ses vies passées et à ses vies futures.

Dans toute destinée, il y a un lot d’épreuves nécessaires pour que le Je puisse acquérir de la force, de la détermination et se rapprocher du Moi supérieur. Nous avons une maladie, par exemple. On peut se dire que c’est le karma, la destinée : peut-être que par elle, on règle quelque chose qu’on a mal fait dans une vie précédente mais peut-être aussi que l’obligation de se battre pour survivre fera naître en soi une qualité comme la force intérieure. Dans ce cas-ci, la maladie n’est pas une compensation mais un moyen d’acquérir une nouvelle capacité. C’est un choix fait délibérément dans l’entre-deux vies qui ne vient pas forcément d’une faute de la vie précédente, mais qui prépare la vie future. Comme la destinée englobe à la fois le passé et l’avenir, il ne faut jamais tirer de conclusions hâtives, mais arriver à écouter, à bien se mettre dans son coeur pour pressentir si on est bien sur sa route, son chemin de vie, en sachant que les tuiles qu’on reçoit sur la tête ne sont pas des punitions mais des occasions de grandir.

Prendre conscience de son destin ne signifie pas savoir ce qu’on va devenir (pianiste, savant, etc.) mais comment on va le devenir. C’est choisir d’accomplir sa vie en y prenant volontairement part, en essayant d’en faire une oeuvre d’art.

En réalité, la destinée est constituée de deux formes d’existence : une existence terrestre (entre la naissance et la mort) et une existence céleste (entre la mort et une nouvelle naissance). Ces deux existences, qui forment la totalité d’une vie humaine, se déterminent l’une l’autre.

Le fil conducteur qui fait le lien entre les deux formes d’existence se manifeste :

- sur terre où la vie se déroule conformément aux engagements pris vis-à-vis de soi-même dans le monde spirituel ;

- dans le monde spirituel où les fruits et les échecs de la vie terrestre sont transmutés en nouvelles occasions et facultés.

Ainsi, la destinée, élaborée dans le monde spirituel, est plus tard vécue sur terre, et la vie sur terre est une préparation et une fondation pour l’existence céleste après la mort.

Le passage entre les mondes spirituel et terrestre est toujours marqué par l’oubli. Avant de s’incarner (au niveau de la sphère lunaire qui correspond au temps de la conception), l’être humain boit symboliquement l’eau du Léthé, ou boisson de l’oubli. Il perd le souvenir de son origine divine, des mondes cosmiques dans lesquels il a vécu jusqu’alors, oublie le pourquoi de son incarnation, ce qu’il veut réparer et ce qu’il veut créer.

Cet oubli des mondes cosmiques a été connu de tout temps et dans plusieurs traditions. Ainsi, dans le Niddah 30b du Talmud (loi et tradition juives compilées à Jérusalem et à Babylone, puis rédigées entre 200 et 500 après J.- C.), on dit que chaque individu, en tant que pur esprit, sait tout avant de naître. Toutefois, à la naissance, dès qu’il voit la lumière du jour, un ange le frappe au-dessus de la lèvre et il oublie tout. Il passe donc sa vie à essayer de se rappeler ce qu’il savait jadis.

Du fait de cet oubli, le souvenir de la destinée humaine est confié aux soins de l’ange gardien. C’est l’ange qui, nuit après nuit, souffle dans le coeur humain les inspirations susceptibles de mener l’individu là où il doit aller pour réaliser sa destinée. Se souvenir de sa destinée signifie entendre et accomplir les messages de son ange, c’est-à-dire retrouver le sens de sa vie et agir conformément à celui-ci.

La destinée se révèle à travers l’Intention qui sous-tend toute notre vie. Nous venons sur terre avec une intention forgée quand nous étions dans le monde spirituel et dont nous n’avons plus conscience dans notre vie quotidienne.

Dans le langage courant, «avoir une Intention» signifie que l’on se propose un certain but, qu’il y a quelque chose que l’on souhaite atteindre, obtenir ou devenir. Se fixer un objectif est essentiel dans la vie, car c’est ce qui nous fait vivre, nous donne le courage de nous lever chaque matin pour commencer une nouvelle journée et aller de l’avant. Derrière le but que nous nous fixons se cache ce qu’on peut appeler une intention. L’intention est le moteur de notre vie même si cela n’est presque jamais conscient ou clairement formulé. C’est cette intention particulière qui nous porte, nous donne le souffle et nous fait nous accomplir. Sans cette intention, nous ne pourrions pas vivre. L’intention est ce qui sous-tend toute notre activité dans le monde, nos rencontres et notre devenir. C’est elle qui forge notre destin. Elle n’est pas d’ordre matériel, mais d’ordre moral.

Manger, boire, dormir, travailler, se reproduire ou avoir des relations épanouissantes ne suffisent pas pour donner du souffle à sa vie. Il faut avoir d’autres motivations, plus profondes, d’ordre plus individuel. Nous avons besoin de donner un sens à notre vie, d’avoir une Intention au-delà des besoins physiques et affectifs. Les buts matériels comme gagner de l’argent ou se construire une maison sont vides de sens et ne sont pas porteurs de vie à moins qu’ils ne soient sous-tendus par une intention morale comme devenir meilleur ou acquérir une qualité. C’est dans l’Intention morale que se trouve l’ange. L’ange est présent dans tout projet, dessein ou idée à caractère moral. L’ange est essentiellement une Intention morale. On peut même dire que retrouver son intention de vie revient à fusionner avec son ange.

C’est une grâce et une bénédiction que de saisir son intention morale, car il n’est pas encore donné à l’homme de notre époque de s’approcher consciemment de son intention ou haut Idéal. Cette possibilité ne deviendra naturelle que dans quelques centaines d’années, à l’époque culturelle placée sous le signe zodiacal du Verseau. Tout homme déterminé peut cependant y parvenir dès aujourd’hui pour peu qu’il travaille sur soi, étudie, prie et médite. Ainsi, trois axes de travail aident à retrouver le sens de sa vie :

1. L’ouverture du coeur et le développement des qualités favorisant le souvenir de sa destinée

2. L’apprentissage du langage de l’ange (développer une pensée spirituelle par la lecture méditative et la méditation créatrice).

3. Prendre soin de ses nuits pour se souvenir de la rencontre avec son ange, par les rituels et la prière.

Quand on parvient graduellement à découvrir son plus proche idéal spirituel, on peut dire qu’on prend de l’avance sur son temps, on devient un pionnier en quelque sorte, car l’ange agit à travers soi de façon consciente. On collabore réellement avec lui. Ce n’est pas encore le cas aujourd’hui, car chez la plupart des hommes, l’ange ne peut agir que de façon inconsciente.

Lorsqu’on connaît le symbole de l’ère du Verseau : un ange qui verse de l’eau, celui qu’on appelle le Verseur d’eau, on peut effectivement supposer que, dans l’avenir, l’homme vivra la relation avec son ange de façon beaucoup plus consciente. Durant l’ère du Verseau, l’ange déversera son eau vive dans l’homme, comme il le fait déjà aujourd’hui, mais la différence est que l’homme recevra cette eau de façon consciente. Cette eau n’est rien d’autre que la connaissance vivante, innée et essentielle de l’intention morale. L’homme de l’ère du Verseau saisira son intention morale avec sa conscience de veille. Il accomplira dans une lucidité croissante ce qu’auparavant il faisait sans y voir clair, car il aura conscience de la raison de son incarnation terrestre. Il connaîtra naturellement son but de vie, l’idéal de ses aspirations spirituelles. Dégagé de plus en plus des contraintes extérieures, il sera capable de se déterminer par lui-même, acquérant ainsi plus de liberté qu’il n’en a aujourd’hui. À cet égard, le signe zodiacal du Verseau est aussi connu par les astrologues comme étant porteur de liberté.

La connaissance vivante de l’intention du coeur, répandue dans l’humanité, apportera beaucoup de bien sur terre, car les hommes feront l’expérience de leur place ici-bas. Ils sauront trouver leur place, rester à leur place, être à la bonne place et seront heureux d’y être...

Avoir une intention morale, c’est avoir la volonté d’édifier en soi et de donner au monde une nouvelle qualité, capacité ou faculté qui soit vraie, belle et bonne.

Dans l’intention morale, on a toujours la volonté de faire mieux, de progresser. On se ressent en devenir, non terminé et on travaille avec fermeté et endurance pour construire cette capacité en soi. Le regard intérieur est tourné vers l’avenir. L’Intention morale ne recherche pas la perfection en tant que telle, mais la progression, le fait de faire mieux, de toujours aller plus loin et plus haut. Et comme l’exprime si bien Saint-Exupéry dans Citadelle  : «Seule compte la démarche, c’est elle qui dure et non le but... Ce qui importe c’est d’aller vers et non d’être arrivé». Dans ce même livre, Saint-Exupéry écrit aussi : «Sur la terre, il n’y a pas d’aboutissement, rien que du travail d’enfantement...»

Dans l’envie de s’améliorer, on est vivant, car on reste en devenir, dans un éternel et perpétuel devenir. Tout peut encore arriver, tout reste toujours possible. Le nouveau, l’avenir peuvent se manifester chaque instant. Lorsqu’on cherche vraiment à s’améliorer, on est en contact avec son ange. On demeure humble, ouvert à l’apprentissage et à l’inconnu, car ce qu’on cherche à acquérir est nouveau pour soi. Cela appartient à l’avenir.

On peut ainsi résumer en disant que l’ange est une intention morale et qu’il se manifeste dans la volonté de progresser.

Posté par Adriana Evangelizt


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