Qu'est-ce que l'Hermétisme ? L'Occultisme ? Le Spiritisme ? Savez-vous qu'à la base il n'y avait qu'un seul Enseignement et que ce sont les hommes qui ont inventé les religions ?
Un très belle étude talmudique à lire avec attention...
Jérusalem dans la conscience
par Hervé élie Bokobza
Talmudiste
Tableau de Duncan Long
Jérusalem est la lumière du monde, comme il est dit : “Les peuples marcheront vers Ta lumière et les rois à la clarté de ton aurore” (Isaïe 60, 3). Qui est la lumière de Jérusalem ? le Saint béni soit-Il comme il est écrit : « Et le Seigneur sera pour toi, une lumière éternelle » (ibidem 60, 19)
Midrach Rabbah (Gen. 59, 5)
La lumière du monde qu’est Jérusalem s’exprime par le fait que tous les peuples vont converger vers cette lumière, le symbole de la reconnaissance du Dieu unique sur la terre.
Nous trouvons cette idée dans le « Chema Israël », le verset dit « Ecoute (chema) Israël, l’Éternel est notre Dieu, l’Éternel est un » (Deut. 6, 4). Rachi explique : Ecoute Israël, l’Éternel qui est aujourd’hui notre Dieu – mais pas encore le Dieu des autres nations (idolâtres) — deviendra le Dieu unique pour tous les peuples, comme il est dit : « Car là je gratifierai les peuples d’un langage épuré, afin que tous implorent le Nom de l’Éternel pour le servir d’un cœur unanime » (Cephania 3, 9). Il est également écrit « L’Éternel sera Roi sur toute la terre ; en ce jour, l’Éternel sera Un et Unique sera Son Nom » (Zacharie 14, 9).
Ainsi, le couronnement de la Royauté Divine sur la terre ne peut s’établir que par la reconnaissance unanime de l’unité de Dieu par toutes les nations du monde.
Jérusalem est considérée comme le point de départ de la création du monde :
« Les sages disent que le monde a été créé à partir de Sion, car il est dit : “ Le Dieu Tout-Puissant, l’Éternel, parle et convoque la terre, […] de Sion, beauté parfaite, Dieu resplendit ” (Ps. 50, 1-2), ce qui signifie : c’est à partir de Sion que s’épanouit la beauté du monde. » (Talmud, Yoma 54, b). C’est donc en son sein que l’humanité trouvera l’harmonie et la Paix, le “Chalom”, car elle représente le ChaLeM (plénitude, intégrité, perfection), et le ChaLoM (paix). Comme le précise le Midrach (Gen. 56, 10), Yérouchalaïm veut dire “Yireh Chalem”, littéralement : « il verra le chalem », que l’on comprend ici dans le sens : cet endroit a été désigné par Dieu, pour être le centre du chalem/chalom, (l’harmonie, l’unité, la paix).
Par ailleurs, c’est sur la colline de Sion qu’a eu lieu l’épreuve suprême d’Abraham. Lorsqu’il a remplacé le Sacrifice de son fils par un bélier, il a voulu implorer Dieu : il était allé au bout de son obéissance, renonçant à ce qu’il avait de plus cher, pour se dévouer au service divin. Aussi, de la même manière, va-t-il demander à Dieu, en retour, de renoncer à quelque chose pour se dévouer à ses créatures ; c’est-à-dire en l’occurrence, de subordonner son attribut de rigueur à son attribut de miséricorde. Pour cette raison, il a appelé la ville Sainte « Hachem Yireh » (Dieu a désigné) (Gen. 22, 14), car Sion est le témoin de cet échange entre Dieu et son fidèle, où chacun va se priver de quelque chose pour se donner à l’autre.
Enfin, Jérusalem est le symbole de la justice. Le Midrach nous apprend que Malkitsedek (qui est Sem le fils de Noé selon la Tradition juive) a appelé Jérusalem « Chalem », comme le verset dit : « Et Malkitsedek le roi de Chalem » (Gen. 14, 18). Malkitsedek signifie « le roi de Justice », et il règne sur la Ville Sainte, appelée également Ville de Justice, comme il est dit : « La justice repose en elle » (Isaïe 1, 21) ; voir encore le Midrach Rabbah (Gen. 43, 6) « Maintenant les peuples savent que cet endroit est l’endroit choisit de Dieu, il est l’image du Sanctuaire céleste par la Présence divine appelée “Justice”, car cet endroit apporte la Justice à ses habitants. (voir Na’hamide sur le verset).
Le dévoilement de la Royauté divine ne peut se faire tant que la royauté terrestre ne se trouve pas en harmonie avec elle, dans les termes du Talmud : « La Royauté d’en bas ressemble à la Royauté d’en Haut » (Berachot 58, a). Ainsi de même que Jérusalem doit être un rayonnement de la Royauté divine pour tous les Peuples, elle ne peut être entière « Chalem » (complète) et ainsi être une bénédiction de Paix pour le monde que si elle devient patrimoine de toute l’humanité.
Tant que les diverses influences politiques ne prennent pas en compte la légitimité de tous les Peuples sur la Ville Sainte, sa lumière ne pourra pas éclairer le monde de toute sa splendeur, et ainsi apporter la véritable délivrance d’Israël, car la construction de Jérusalem unifiée est la délivrance d’Israël, comme il est dit : « L’Éternel rebâtira Jérusalem, il y rassemblera les dispersés d’Israël » (Ps. 147, 2, voir également le Talmud Berachot 49, a).
Alors nous pourrons tous appeler d’un cœur unanime la Ville Sainte au nom de Dieu, dans les termes du Talmud : « Jérusalem est appelée au nom de Dieu comme il est écrit : Dès ce jour, le nom de la ville sera : l’Éternel est là » (Ez. 48, 35) ne lit pas chamah (est là) mais chemah (son nom) » (Baba Batrah 75, b).
Posté par Adriana Evangelizt