Qu'est-ce que l'Hermétisme ? L'Occultisme ? Le Spiritisme ? Savez-vous qu'à la base il n'y avait qu'un seul Enseignement et que ce sont les hommes qui ont inventé les religions ?
Le dernier chapître du Devoir spiritualiste. Sédir donne quelques méthodes pour parvenir à se rendre meilleur. Devenir un disciple du Christ, un Chevalier de Lumière... et il y a beaucoup de combats à mener ici bas contre l'Ombre, contre l'Obscurantisme... contre toutes les obscurités qui aveuglent l'Humanité. Mais le premier combat à mener est contre soi-même. Et pour celui qui y parvient s'ouvre un chemin lumineux.
Je vais maintenant vous expliquer pourquoi j'ai choisi Sédir comme maître à penser, comme guide... c'est parce que je me reconnais dans ce qu'il a dit ou écrit. J'ai moi-même navigué dans de nombreuses sphères -y navigue encore- Franc-Maçonnerie, Rose-Croix... les gens s'imaginent beaucoup de choses sur les Sociétés dites Secrètes... et lorsque vous possédez un esprit un peu éclairé, vous êtes forcément sollicité. Je ne ferai pas la liste de tous les corrompus qui sont au pouvoir et qui appartiennent à diverses loges. L'Idéaliste dira que de nombreux frères ont trahi l'Idéal de beaucoup de Sociétés Initiatiques qui n'ont plus d'Initiatique que le nom. La plupart sont devenues malheureusement davantage spéculatives et n'ont d'autres fonctions que d'être le réservoir d'ambitieux pensant davantage à leur propre ascension qu'à celles de leurs Frères crevant dans le besoin et la misère... ce n'est pas ainsi que je conçois le monde tant terrestre qu'immanent...
On se réunit... on parle... on fait de bons gueuletons mais où sont les actes ? Parler c'est bien beau... agir, c'est bien mieux... mais essayer de donner vie à l'Idéal que l'on porte au fond de soi, un Idéal Fraternel, c'est une des plus belles choses au monde. Tout le reste n'est que bla bla bla qui enfonce davantage l'humanité dans les ténèbres. Or, le temps nous est compté. Et les individus obscurs qui règnent sur cette planète en donnant des ordres iniques -tranquillement planqués dans leur forteresse du Pouvoir- n'ont rien à nous imposer et rien à exiger de moi, de nous... ils vont à contre-sens de ma conscience. Ils trahissent tous les prophètes et tous les Enseignements. Ils n'oeuvrent pas pour la Lumière. Ils travaillent pour l'Ombre bassement matérialiste, se complaisent dans le Crime et le sang... et chaque fois que quelqu'un meurt par leur faute, c'est le Galiléen qu'ils crucifient encore... devons-nous laisser faire ?
Je peux vous l'assurer... en traversant toutes les zones de turbulence au nom de l'Absolu que je cherchais sans même plus croire que je le trouverai un jour... je me suis retrouvée un jour comme Paul sur le chemin de Damas... j'ai eu la révélation. Je ne pouvais plus continuer à cheminer sur les voies pavées par l'Adversaire. Le Crucifié s'est imposé à moi comme une évidence. De son Epée de Lumière, IL a touché mon coeur... ouvert la Porte... S'y est installé et personne ne pourra L'en déloger. Ni gloire, ni honneur, ni argent, ni homme, ni femme. Le Miracle étant qu'en me montrant le chemin de mon âme, IL a aussi changé ma vie. Ce qu'explique Sédir dans La vie du Christ dans l'âme humaine. Et notamment dans ce passage : "Ici commence une période heurtée d'obscures inquiétudes, de dégoûts, de lassitudes, qui se termine soudain par l'intuition salvatrice de la miséricorde divine... Le repentir est un sentiment complexe où entrent des retours divers et imprévus. Il commence par le regret, souvent teinté de peine et de plainte; puis le remords, comme un regret plus incisif, frappe la conscience à coups redoublés; on dirait qu'un scalpel de Lumière incise et tranche les corruptions de notre personne morale." Pour expliciter un peu ces commentaires, je dirai qu'à un moment de mon existence, en proie à un intense mal de vivre que rien ne comblait, je ne pouvais plus supporter ni la vie que je menais, ni les gens qui m'entouraient. Il aura fallu un grave accident, quelques jours de coma et un voyage dans l'Autre Monde pour qu'à mon réveil le voile se déchire. C'est très curieux comme impression. On pourrait dire que c'est une sorte de prise de conscience. Non seulement défilaient dans ma tête les images de cet Ailleurs mais en me penchant sur mon passé s'est imposée une triste réalité... "Etait-ce bien moi, cet être qui avait fait n'importe quoi ?". Pour un peu, je me serais reniée. Mais il m'a fallu faire ce que l'on nomme l'examen de conscience. Il s'est imposé à moi tout seul. Autant de coups de cravaches qui s'accompagnent de regrets, de remords pour une existence menée superficiellement au nom de son Ego et de son Egoïsme... ceci n'est pas la Voie droite. C'est une route qui sème beaucoup de malheur et de douleur aux êtres qui nous entourent. Tout est important, les pensées, les paroles, les actes...
Pour un monde meilleur, il faut se "réformer" soi-même... dès que vous faites un pas dans ce sens, il se produit encore d'autres miracles. On sent comme une force qui nous accompagne. On la sent tellement fort que parfois, des larmes de bonheur montent jusqu'à vos yeux. Votre fidélité à la Lumière est toujours récompensée. Aucun effort n'est vain. Je le dis en mots simples car, comme le Christ, c'est aux plus petits que je m'adresse. Pour qu'ils comprennent. Que peuvent comprendre les puissants qui oeuvrent pour le Prince de ce monde ?
J'en profiterais aussi pour remercier tous ceux qui m'écrivent... des personnes jeunes souvent touchées par les textes que je pose. Puissent ces textes ouvrir en Vous une porte de Lumière... car c'est par Vous que tout sera possible Demain. Vous êtes l'Avenir de ce monde et nous comptons sur Vous pour le changer... moi, j'ai hélas compris et pris trop tard le Sentier Lumineux... mais c'est volontairement que je reviendrai lorsque j'aurais achevé ce contrat terrestre...
Le devoir spiritualiste
par Sédir
CHAPITRE VI
1ère partie
99. - Moyens d'entendre l'appel
100. - Règle.
101. - But de l'ascèse spiritualiste.
102. - L'homme conscient.
103. - La volonté.
104. - Ses hésitations.
105. - Méthode de sa détermination.
106. - Trois entraînements.
107. - Exemples antiques.
108. - Régimes psychiques.
109. - Leur danger.
110. - Comment le vaincre.
111. - Entraînement intellectuel.
- 99 - Il existe, disent les " Délivrés " indous, quatre moyens de connaître la direction qu'il faut suivre et entendre l'appel du Maître.
Le plus facile et le plus général, c'est la fréquentation des gens de bien, à l'exemple desquels on obéit peu à peu, et qu'on se met à suivre tout naturellement.
Le second, c'est l'étude de la Doctrine écrite, l'audition de l'enseignement oral d'un maître humain; un plus petit nombre d'hommes peuvent l'employer.
Encore moins peuvent se servir du troisième, qui est l'effort personnel et solitaire de la réflexion et de la demande intérieures.
Mais la méthode la plus certaine, la plus efficace et la plus saine, c'est la pratique de la vertu durant une longue suite d'existences antérieures.
- 100 - Or, pour donner un sens aux longues considérations des chapitres précédents, il semble convenable de les résumer en un code d'observances pratiques, où les trois premiers de ces moyens prennent place, et que le spiritualiste sincère et désireux d'avancer puisse suivre jour par jour, et heure après heure.
Les pages suivantes sont l'esquisse d'une règle, encore à formuler, qui permettrait au laïque de jouir, dans le tumulte de la vie mondaine et malgré les soins qu'elle comporte, de la paix intérieure et de l'aide surnaturelle que tant d'âmes ont cherchées sous les voûtes des cloîtres.
- 101 - Le but que le spiritualiste se propose d'atteindre, c'est :

Pour rendre cette étude tout à fait claire, ne prenons que les éléments psychologiques les plus simples. Il ne s'agit ici que du travail de la volonté sur l'être conscient, en vue d'une meilleure assimilation des lumières divines qui se présentent à lui par l'âme et ses enveloppes sur-conscientes; telle est la thèse mystique de la vie intérieure.
- 102 Dans cette sphère consciente, se distinguent, de bas en haut, de dehors en dedans, trois sphères circonscrites :

- 103 - Les tendances de ces trois sphères sollicitent la volonté, qui se détermine : ou bien au gré de la plus puissante, ou par le choix élaboré dans la méditation sereine, ou par l'élan d'un amour spirituel idéal
Il est évident que le spiritualiste ne se décidera que par le second ou le troisième motif.
- 104 - Chacune de ces trois sphères est soumise à deux tendances divergentes, centripète ou centrifuge, individualisante ou universalisante, que l'on peut caractériser comme suit :
Pour la physiologie : La paresse, la sensualité, la gourmandise, - l'activité, la continence, la frugalité.
Pour le caractère : L'ambition, l'orgueil, la colère, - le contentement, la modestie, la bonté.
Pour l'intellect : Le préjugé, l'insensibilité, l'avarice, - la tolérance, la compassion, la charité.
Chacun de ces caractères a des répercussions dans l'organisme tout entier, mais ce ne sont là, qu'on le sache bien, que des exemples, en vue de fixer les idées.
- 105 - La physiologie, le caractère et l'intellect doivent donc être ramenés à l'unité de l'obéissance à Dieu : trois questions se posent dès lors :
1) Comment sentir ou aimer ?
2) Comment penser ?
3) Comment agir ?
Les deux premières demandes donneront la réponse à la troisième, soit ensemble, soit séparément; c'est ce que nous allons voir de suite.
- 106 - Or, on peut préparer les modifications morales et intellectuelles en changeant le physique;
Effectuer les modifications physiques et intellectuelles en changeant le moral; projeter les modifications morales et physiques en éclairant l'intellectuel.
De là, trois entraînements :
Un physiologique, de bas en haut.
Un intellectuel, de haut en bas.
Un moral, du centre ou pivot.
C'est le dernier le plus normal et le plus efficace.
- 107 - Toutes les anciennes initiations ont reconnu cette vérité; les Brahmanes, par exemple, qui ordonnent le premier de ces trois entraînements, l'inaugurent toujours par une observance éthique; et après la maîtrise de laquelle viennent seulement les régimes alimentaire, respiratoire, cinétique, magnétique, mental et enfin métapsychique.
Les prêtres égyptiens faisaient de même, en imposant une règle de vie avant de commencer les périodes d'entraînement pour leurs opérations sacerdotales; les voici d'ailleurs, en substance.
- 108 - Pour augmenter la vie physiologique, l'étude des révolutions, des tempéraments indique des aliments lourds, une respiration lente et superficielle; la musique facile et paisible; le travail du soir.
Pour développer la vie animique, sensitive, passionnelle : la viande, le vin; respiration rapide; musc; musique vive; le travail de suite après le repas.
Pour enfin faciliter le travail intellectuel : des fruits, des oeufs, du sucre, de l'eau; du café; la respiration lente et ralentie; l'encens, l'oeuvre d'art grave, le plain-chant; le travail à jeun.
- 109 - Ces entraînements, ou d'autres analogues, préparent une qualité de force nerveuse concordante avec la qualité de l'énergie psychique, soit pour l'action, soit pour la sensitivité, ou l'enthousiasme, soit pour l'étude.
Mais cette méthode, qui semble si rationnelle puisqu'elle paraît procéder du concret à l'abstrait et du matériel au spirituel présente deux inconvénients :
Comme nous ne connaissons que l'aspect physico-chimique de notre organisme, et non pas l'ontologie de nos cellules, leur qualité biologique, ni leur force de résistance, ni leur destin spirituel, nous risquons de leur imposer un travail systématique, de les torturer, de les affaiblir, de les pervertir.
Et ensuite, imposant à la vie corporelle une direction, la vie magnétique, la psychique et la mentale, si elles ne suivent pas une direction semblable - et nous n'avons pas de moyen de les contraindre, puisque c'est justement pour cela que nous effectuons l'entraînement physique - nous avons une partie de nous-mêmes dans un plan, et une autre partie ailleurs : d'où déséquilibres, dispolarisations, ingressus morbide.
- 110 - Donc, ce dressage physiologique ne peut être que l'école élémentaire de la volonté; il faut le balancer par un entraînement d'indifférence aux régimes, et puis l'abandonner.
Par exemple, que l'on force l'enthousiasme en suivant le régime alourdissant; que l'on garde le calme intellectuel tout en usant des excitants, et ainsi de suite.
Il est donc préférable d'entraîner d'abord le centre intellectuel, lequel à son tour réagira sur les deux autres, successivement. Mais le mieux, c'est de gouverner de suite le centre animique qui, étant le pivot de toute la machine, communique aux autres sphères le mode qui lui est propre.
La seconde école sera donc d'apprendre à méditer; la troisième d'apprendre à sentir, ou si l'on préfère, à aimer.
- 111 - Ici, le travail devient plus délicat; il ne faut ni hâte, ni perte de temps; ne faites rien à demi.
La première phase est l'habitude de la conscience : Apprendre à regarder les objets, à observer.
- Il faut que cela se fasse sans effort, involontairement.
- Donner des réponses réfléchies au lieu de se contenter des réflexes mnémotechniques ou habituels.
- Chercher l'idée sous l'objet et sous le fait.
- Chercher les rapports des idées entre elles.
Ceci doit se faire au cours et à l'occasion de la vie quotidienne.
La deuxième phase choisit une heure, un endroit, un régime (§ 108) pour la méditation.
La troisième phase supprime ces commodités.
Posté par Adriana Evangelizt