Qu'est-ce que l'Hermétisme ? L'Occultisme ? Le Spiritisme ? Savez-vous qu'à la base il n'y avait qu'un seul Enseignement et que ce sont les hommes qui ont inventé les religions ?
Jésus : Richesse et individuation
Pourquoi Jésus annonce l’économie post-moderne ; l’ère du win-win, les réseaux de partage de bien et de savoir par Didier Girault 
Jésus annonce la richesse pour tous par la reproduction du même : l’industrie. Le prophète de l’ère des Poissons multiplie pains et poissons pour nourrir son auditoire. Il avertit aussitôt : l’avoir ne doit pas étouffer l’être, de la même manière que l’ivraie empoisonne le bon grain.
La question est d’actualité : la négation insidieuse de la nature divine de l’homme a abouti à une horizontalisation de l’être, à une psychotisation à caractère boulimique. L’obésité des Occidentaux n’est pas anodine.
La richesse oui, l’inféodation à la richesse - du point de vue du consommateur comme du producteur - non !
Si les biens matériels peuvent relever de la quantité, l’humain, lui, appartient au monde de la qualité. Rendons à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu ! Le message de Jésus est un plaidoyer pour l’individuation et la réalisation de l’être par le biais de l’échange. Le Christ est impitoyable dans sa dénonciation de la stagnation : chacun doit impérativement développer ses aptitudes.
Dans la parabole des talents, il fustige le prudent qui, étant peu pourvu, préfère mettre son unique don sous le boisseau. Il s’agit d’oser sa richesse, de participer au concert du monde, de contribuer à l’enrichissement matériel et immatériel de tous. Dans cette optique, le capitalisme moderne ne peut être qu’une étape. Si on ne peut servir Dieu et Mammon, on peut utiliser Mammon pour servir Dieu. Le problème surgit lorsque l’outil, oubliant son statut, prétend devenir finalité.
L’évolution de l’être, selon le Christ, lie cheminement personnel et progression de l’autre. Psychanalyste avant la lettre, Jésus dénonce toute atteinte à l’identité de la personne : penser ou dire du “mal” de l’autre.
Les projections et les inféodations perverses biaisent la relation à l’autre et aggravent les incohérences du dialogue que chacun entretient avec diverses parties de lui-même. Les propositions du Christ dépassent les querelles comptables. Il se veut le précurseur d’une “net-économie” de partage des ressources, et d’entraide en vue de la réalisation des rêves de chacun. Ainsi, le discours de Jésus plaide pour la mise en place de combinaisons “win-win” entre pensée et acte, entre individus et organismes.
Le Christ est le porte-parole d’une ère associative guidée par l’amour - compris comme la forme la plus intelligente, la plus accomplie de l’économie, de l’échange. Pas si simple ! L’émergence d’une telle économie suppose la redéfinition de la notion de richesse individuelle. Ce concept devra intégrer, outre le matériel, les aspects culturels, sociaux, affectifs…
En outre, Jésus insiste sur le don comme facteur structurant. Celui qui ne peut plus donner perd son identité, son humanité. Aussi, à l’heure où les médias nous informent, “en temps réel”, de tout ce qui se passe sur la planète, l’émergence d’une nouvelle économie reprenant le message du Christ, devra avoir pour objectif de garantir à chaque humain, une sphère d’action égale à la sphère de réception de celui-ci. Cette nécessité de don - qui est action - fait tomber le diktat du “struggle for life" qui régit encore toutes les institutions, même l’Église. Jésus plaide pour l’avènement d’une ère conviviale et joyeuse.
Sources : Nouvelles Clés
Posté par Adriana Evangelizt