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24 septembre 2007 1 24 /09 /septembre /2007 02:20

 

 

 

LES SERPENTS ET LES DRAGONS VOLANTS

 

 

Par R. A. Boulay
Traduction Polo Delsalles
5ème partie
4ème partie
3ème partie
2ème partie
1ère partie

 

Chapitre 3

 

 

LES CONDITIONS PHYSIQUES AVANT LE DÉLUGE

 

 

 

« Et le deuxième jour, il fit le firmament au milieu de l'eau. Et les eaux furent divisées en ce jour. La moitié s'éleva et l'autre descendit du firmament ». Du livre des Jubilés.

Au moment de l'arrivée des astronautes étrangers ou Anounnaki, le climat de la Terre fut moite et stable, ne connaissant pas les extrêmes de température que nous avons aujourd'hui. Cette condition était due à la quantité énorme d'humidité contenue dans l'atmosphère, un véritable baldaquin de nuages. Cette condition est décrite dans le Livre de la Genèse comme la « séparation des eaux ».

C'est dans ce climat moite que les Anounnaki arrivèrent pour exploiter les ressources de la Terre. Ils furent une race de sapiens-reptiles et trouvèrent les conditions très convenables à leur existence car elles se rapprochaient de celles de leur planète. [Note de l'éditeur : Avant l' arrivée de la planète Nibirou, Sitchin nous dit que la Terre était dans une orbite différente autour du Soleil. Après la collision d'une des lunes de Nibirou avec la Terre dans la région que nous appelons maintenant l'Océan Pacifique, la Terre/Tiamat fut projetée et changea d'orbite. Évidemment, lorsque ces Nibirouens arrivèrent, ils trouvèrent un climat différent de celui ce que nous avons vécu dans les temps plus modernes.]

Ce n'est pas un accident que les premières villes furent fondées à l' embouchure de grandes rivières où l'humidité fut abondante. Sauf le Tigre et L'Euphrate, d'autres civilisations surgirent dans le delta du Nil et de l'Indus. Ils furent des rejetons de la colonie principale en Mésopotamie.

LA SIGNIFICATION DE LA SÉPARATION DES EAUX

Selon le conte de la création du monde dans la Genèse, à un certain moment, les eaux furent toutes mélangées ensemble. Alors, elles furent divisées : « Dieu dit, 'Qu'il y ait une étendue dans le milieu de l' eau pour former une division entre les eaux,' et ce fut ainsi. Dieu créa l'étendue, et elle divisa l'eau d'en dessous de l'eau d'en dessus ».

La séparation des eaux avec la moitié restant sur la surface de la Terre et l'autre moitié formant l'atmosphère supérieure est aussi mentionnée dans le Livre des Jubilés. Un des livres perdus de la Bible, les Jubilés fut écrit en Hébreu et donna plus de détails dans les livres de la Genèse et de l'Exode. Ce livre fut aussi trouvé écrit en Grec, en Syriaque, en Latin et en Éthiopien. Cependant, le texte éthiopien est le seul qui survécut en totalité. Le Livre des Jubilés mentionne que l'humidité resta la même dans l'atmosphère que celle qui se trouvait dans les océans mondiaux :

« Et, pendant le deuxième jour, il fit le firmament au milieu de l' eau. Et les eaux furent divisées en ce jour. La moitié d'eux monta et l'autre descendit du firmament ».

Il est clairement affirmé qu'autant d'humidité fut contenue dans le ciel, vraisemblablement sous formes de denses nuages, que fut contenue dans les mers dessous. Bérossus dans son histoire de la Babylonie, des fragments ayant été conservés par Polyhistor, raconta qu'au temps de la création « l'univers entier consistait d'humidité » et que Zeus « sépara le ciel et la terre l'un de l'autre ».

Cette condition fut notée universellement. Plusieurs anciennes cultures font référence à un temps dans le passé lointain quand il n'y avait aucun soleil comme nous le connaissons aujourd'hui. Le Popul Vuh, le livre sacré des anciens Quiche Mayas, affirme qu'il eut un temps quand ce fut nuageux et le crépuscule régnait sur la Terre. Ils ne voyaient pas encore le soleil puisque « le ciel et la terre existaient mais le soleil et la lune furent couverts ». Ces denses nuages ou cette vapeur signifieraient que le ciel bleu n'a pas été vu par les anciens qu'après le Déluge. [Note de l'éditeur : Boulay et Sitchin paraissent être sous la fausse impression que seulement un Déluge s'est produit dans notre histoire planétaire. Si nous acceptons les théories du Dr Immanuel Velikovsky dans « Worlds In Collision », il y a eu une série de « déluges », lesquels furent le résultat direct d'une série de déplacements des axes polaires. Donc, cette référence dans le Popul Vuh fait sans doute référence à seulement qu'un de ces cataclysmes. Voir : http://www.apollonius.net/polarpivot.html]

Un des plus vieux récits mythologiques sumériens, sinon le plus vieux, répète la description du Popul Vuh. Il est commenté comme suit :

« Les reptiles descendent vraiment. La Terre est resplendissante comme un beau jardin. À ce temps, Enki et Éridou ne furent pas encore apparus. La lumière du jour ne brillait pas. Le clair de lune n'avait pas émergé ».

Un baldaquin de nuages signifiait aussi que la Terre devait être arrosée d'une manière différente. Le Livre de la Genèse corrobore ceci en disant :

« . Dieu n'avait pas fait pleuvoir sur la terre .Toutefois, un flot montait de terre et arrosait toute la surface du sol ».

Ce ne fut pas jusqu'au moment où cet abri de nuages s'écroula avec l' événement connu comme le Déluge que l'homme vit la lumière du soleil et le ciel bleu. On trouve aussi ceci dans la Genèse qui dit que le Seigneur introduisit l'arc-en-ciel après le Déluge. Les arcs-en-ciel sont le résultat de l'effet prismatique du cintrage des rayons du soleil à travers les gouttelettes d'eau. Les arcs-en-ciel peuvent se produire seulement qu'après la pluie et exigent l'action directe de la lumière du soleil.

LE BALDAQUIN DE VAPEUR TERRESTRE ANTÉDILUVIEN

La théorie que la Terre avait un baldaquin de vapeur primordial fut développée par Donald Patten dans son livre « The Biblical Flood and the Ice Epoch ». Il présume que ce fut en sorte comme ce qui encercle Vénus aujourd'hui. Le baldaquin de Vénus consiste surtout de bioxyde de carbone et d'hydrocarbures, avec un peu de vapeur d'eau. Le baldaquin de vapeur primordial de la Terre fut surtout composé de vapeur d'eau, un peu de bioxyde de carbone et aucun hydrocarbure. Cet abri de nuages se condensa au temps du Déluge. Patten croit que la vie végétale fut exubérante en cette période due aux proportions de bioxyde du carbone et de vapeur d'eau dans l'atmosphère et la capture des longues ondes de radiation qui causèrent « l'effet de serre ».

Cet effet de serre signifiait que les températures auraient tendance à être constantes entre la nuit et le jour aussi bien qu'entre l'été et l'hiver. Il y avait peu de circulation dans l'atmosphère et cette absence d'activité de cyclone empêcha la formation de tempêtes et autres formes de précipitation.

Bien que la surface de la Terre ait été protégée des rayons directs du Soleil, la vie végétale fut riche et abondante dû à la proportion de bioxyde de carbone à celle de vapeur d'eau dans l'atmosphère. La quantité de bioxyde de carbone dans l'atmosphère fut probablement plusieurs fois plus grandes qu'elle l'est aujourd'hui. Deux climatologues, Owen Toon et Steve Olson, dans leur article sur « The Warm Earth », dans la revue Science, (octobre 1985) maintenaient que l 'atmosphère du début de la Terre put contenir autant que mille fois plus de bioxyde de carbone qu'aujourd'hui.

En ces jours, les gens obtenaient l'eau de sources souterraines, comme affirmé dans la Genèse 2 : « . Dieu n'avait pas fait pleuvoir sur la terre ... Toutefois, un flot montait de terre et arrosait toute la surface du sol ». L'eau fut aussi fournie par les rivières qui descendaient des montagnes, nourries par les sources naturelles. De plus, l'atmosphère très saturée se condensait à la tombée de la nuit, produisant ainsi beaucoup de rosée et fournissant une certaine quantité d'humidité.

Cependant, pendant la nuit, lorsque la rosée fut précipitée, ces conditions devinrent insupportables pour l'homme. Cela peut expliquer pourquoi les cavernes furent d'usage courant par l'homme en Europe entre 60,000 et 10,000 avant J.-C. Vraisemblablement, elles furent utilisées comme refuge de protection contre les animaux sauvages, mais aussi, en faisant des feux à leurs entrées, elles lui fournirent un répit des conditions climatiques oppressives.

Avec ce baldaquin de vapeur, l'humidité, même pendant le jour, aurait été au maximum et les températures auraient été logiquement près du point de rosée. À la venue de la nuit, les températures tombèrent légèrement et le point de rosée serait atteint rapidement. À ce moment, une couche de rosée quelque peu moite et inconfortable commençait à se former. En construisant un feu près de la bouche de la caverne, l'homme primitif pouvait maintenir la température au-dessus du point de rosée toute la nuit pour être plus à l'aise. [Note de l' éditeur : Cette hypothèse est extrêmement provocatrice et exceptionnelle, et, à ma connaissance, elle est unique au livre de Boulay.]

L'ASSÈCHEMENT DE LA TERRE

Durant cette période, le climat fut doux sur la Terre. L'atmosphère stable et moite fut idéale pour les énormes dinosaures végétariens et autres formes de grands reptiles. Si le climat antédiluvien était resté le même, qui sait quelles formes de vie reptiliennes auraient évolué ? [Note de l'éditeur : Il est à noter que Boulay suppose que les dinosaures et l'homme coexistèrent. C'est le même type de théorie révolutionnaire proposée par le Dr Velikovsky, une qui fut attaquée par la science.]

Dans leur analyse des raisons de la disparition des dinosaures et des reptiles, Allaby et Lovelock dans leur livre intitulé « The Great Extinction » , suggérèrent que si le climat était resté inchangé jusqu 'à maintenant, il n'y a aucune raison de supposer que les reptiles auraient décliné. Ils maintiennent de plus que, « les mammifères pourraient encore vivre dans l'obscurité nocturne et si des êtres intelligents avaient évolués --des êtres avec des technologies avancées-- ils auraient peut-être de la peau écailleuse et probablement de longues queues ».

Toutefois, les conditions physiques commencèrent à changer dramatiquement. La terre commença à s'assécher. Puisqu'il n'y avait aucune activité de cyclone pour produire la pluie, l'humidité provenait de la terre ou des rivières nourries de sources. Une quantité limitée d'humidité fut aussi fournie par l'atmosphère qui se condensait à la tombée de la nuit.

Le climat changeant devint malsain pour les Sauriens étrangers. Les mammifères s'adaptèrent mieux aux changements et replacèrent graduellement les reptiles comme espèce dominante sur la Terre. La végétation luxuriante décroissait et les Anounnaki commencèrent à souffrir.

Un Mythe sumérien appelé « la dispute entre le bétail et le grain », décrit comment les Anounnaki vécurent dès l'origine de la Terre :

« Ils ne connaissaient pas le pain, ni les vêtements. Ils mangeaient des plantes avec leur bouche comme des moutons, buvaient de l'eau du fossé ».

Puisque les conditions sur la Terre avaient changé, les Anounnaki ne pouvaient pas se nourrir. Le Mythe décrit comment deux déesses furent créées dans le vaisseau spatial pour aider les Anounnaki à obtenir de la nourriture--la Déesse du Bétail, Lahat et, la Déesse du Grain, Ashnan. Les Anounnaki ne pouvaient pas apprendre comment se nourrir pour des raisons qui ne sont pas données et l'expérience échoua. C'est pourquoi le Mythe déclare que l'homme fut créé.

À ce temps, les Anounnaki furent des végétariens et ce n'est que plus tard quand la nourriture devint rare qu'ils commencent à manger de la chair. L'Apocalypse éthiopienne d'Hénok décrit que les Néfilim commencèrent à manger la chair des animaux, tout en se plaignant continuellement de la pénurie de nourriture végétarienne.

Les sources religieuses et séculières indiquent que l'homme et les dieux serpents qui vivaient parmi eux furent des végétariens et non des mangeurs de viande. Selon la Genèse, l'homme mangea de la chair seulement qu'après le Déluge. Ce ne fut pas vrai des Néfilim et des Anounnaki qui mangèrent de la chair animale et finalement, celle des humains.

L'assèchement de la Terre put être partiellement causé par les nombreuses catastrophes de cette période. Dans la littérature religieuse aussi bien que dans les Mythes sumériens, on fait souvent allusion aux tremblements de terre et autres catastrophes naturelles de la période antédiluvienne.

LES TREMBLEMENTS DE TERRE ET AUTRES CATASTROPHES

Les tremblements de terre et autres catastrophes naturelles ne furent pas inconnus de l'homme à cette époque car ils sont mentionnés dans plusieurs sources religieuses et séculières anciennes. Le Haggadah, la source de tradition orale hébraïque, fait référence à une période de calamités qui s'est produite dans la génération d'Hénok, la seconde après Adam, quand la Terre fut assaillie par « quatre révolutions de la nature », vraisemblablement une référence à des tremblements de terre, peut-être causés par un changement d'axe de la Terre.

D'autres sources anciennes révèlent que pendant les jours d'Hénok, il y eut des interruptions sévères dans la provision de l'eau et que « les montagnes devinrent stériles », et tellement de gens sont morts que les cadavres pourrissaient là où ils étaient tombés sans être enterrés.

Un tel changement aurait eu aussi un effet sur le calendrier, surtout sur la longueur de l'année. Dans le Premier Livre d'Hénok, il y a plusieurs avertissements contre les erreurs dans la compilation de la longueur de l'année. Hénok dit à Mathusalem que « l'année est complétée en 364 jours » et de ne pas noter cette correction renverseraient l'ordre des jours de célébration. Il semble donc que, durant quelque temps, la longueur de l'année fut de 364 jours au lieu de 365. [Note de l'éditeur : Ce point est discuté en détail par le Dr Velikovsky dans « Worlds In Collision ».]

Même l'écrivain grec Hérodote, dans ses Histoires, fit référence aux anciennes perturbations de la Terre. À l'ancienne ville de Héliopolis, il fut informé par les prêtres égyptiens que dans les 10,000 années précédentes, « le soleil avait changé son parcours normal quatre fois ». Il semble que l'axe de la Terre avait été déplacé quatre fois, puisque le soleil, disait-il, avait changé sa position habituelle, deux fois se levant à l'ouest et deux fois à l'est.

Curieusement, ce que dit Hérodote est en accord avec les anciennes sources religieuses qui racontent quatre troubles majeurs durant les jours d'Hénok. Le comportement excentrique du soleil est aussi trouvé dans la tradition orale hébraïque qui affirme qu'à l'époque avant le Déluge, « les lois de la nature furent suspendues, le soleil se leva à l'ouest et se coucha à l'est ».

Le siècle juste avant le Déluge dut en être un de plusieurs catastrophes naturelles qui furent un signe avant-coureur d'une catastrophe majeure à venir. [Note de l'éditeur : Peut-être que ce « Déluge » à qui Boulay semble attribuer tant d'importance fut en effet une « catastrophe majeure », de proportions monumentales, à comparer à un changement d'axe polaire ordinaire, si on ose appeler un tel changement d'axe ordinaire.]

LA PÉRIODE DE 120 ANS DANS LA GENÈSE

Dans la Genèse 6, nous trouvons une curieuse déclaration qui précède la narration du Déluge faisant référence à une période de 120 ans. Depuis des générations, les érudits interprétèrent ce verset du Seigneur comme voulant signifier que l'homme fut alloué une période de vie de 120 ans. La Genèse dit,

« Yahvé dit : Que mon esprit ne soit pas indéfiniment responsable de l 'homme, puisqu'il est chair; sa vie ne sera que de cent vingt ans ».

Cette interprétation relatant la durée de vie de l'homme semble bizarre puisque le texte traite de l'intention de Dieu de détruire l'espèce humaine dans le Déluge qui approche. Ainsi, pourquoi lui offre une longue vie ?

D'autres versets subséquents dans la Genèse ne supportent pas cette durée de vie arbitraire. Après le Déluge, les descendants de Noé vécurent plus que la limite de 120 ans. Sem vécu 600 ans, son fils Arphakshad 483 et son fils Shélah 433, et ainsi de suite jusqu'à Abraham qui est mort de vieillesse à l'âge de 175 ans. Isaac vécut 180 ans et Jacob 147 et, ce ne fut qu'aux générations de Moïse qui est mort à 120 ans que cette prophétie sembla se réaliser. Depuis les jours de Moïse, il y eut un déclin stable dans la durée de l'homme jusqu'à présent où l'âge de 80 ans (+) est considéré être la moyenne.

Évidemment, ce verset dans la Genèse ne s'applique pas à la durée de vie mais à autre chose dont la signification fut omise durant les premières années de l'Ancien Testament. De plus, l'emplacement de ce verset immédiatement avant le conte du Déluge suggère fortement qu'il soit sans doute en rapport avec la catastrophe universelle.

Ce témoignage est évident dans plusieurs anciens documents religieux. L'ancienne littérature rabbinique, par exemple, raconte que Noé fut informé de la catastrophe qui s'approchait 120 ans avant et on lui dit d'exhorter les gens à changer leurs façons d'agir. En d'autres mots, les 120 ans furent des années de probation, pendant lesquelles l'homme avait le choix d'éviter la destruction en changeant ses agissements.

Un avertissement semblable est prononcé dans l'Apocalypse slavonique d 'Hénok, aussi appelée le deuxième livre d'Hénok, mais ici l' avertissement est donné à Mathusalem au lieu de Noé à qui on dit de prévenir les gens de changer leurs manières car « la destruction de la Terre se rapproche ».

Mathusalem fut aussi informé que la Terre « changerait ses saisons », dans l'anticipation du temps de la destruction. Apparemment, il y aurait des problèmes sévères sur la Terre pendant cet intérim de 120 ans.

Pendant cet intervalle, les conditions sur la Terre furent perturbées et les troubles nombreux signifiaient la destruction majeure à venir. Les cieux de la période durent être terrifiants puisque le système solaire jouait un jeu de ping-pong céleste.

Le Deuxième Livre d'Hénok parle d'une période de chaos juste avant le Déluge qui brisa la société et quand les peuples et les nations se battaient les uns contre les autres. Des références à de tels troubles ne sont pas limitées aux documents religieux mais se trouvent également dans la littérature cunéiforme sumérienne.

Dans l'Épique Atrahasis, le conte babylonien du Déluge, l'homme est affligé par des fléaux et autres pestes juste avant la catastrophe. Des interruptions des courants d'eaux en provenance des montagnes causèrent les plaines mésopotamiennes à devenir salées et improductives. Cette réduction d'eau fraîche permit à l'eau salée du Golfe Persique de pénétrer les rivières Tigre et Euphrate. Les eaux devinrent saumâtres, et comme l'Épique le décrit :

« Les fontaines furent arrêtées afin que l'inondation cesse de monter à la source. Les champs diminuèrent leur production. La grande plaine fit couverte de sel ; son ventre révolté pour qu'aucune plante ni grain puisse y pousser ».

L'Éden de la Bible devint une plaine saumâtre désolée. Selon l'Épique, les conditions de vie devinrent insupportables--il y eut la famine, la maladie et les survivants durent avoir recours au cannibalisme.

Une diminution de la nourriture ne fut pas le seul problème ; il y avait aussi celui du surpeuplement. Employant la généalogie du Livre de la Genèse comme source démographique, il peut être démontré qu'il y avait une haute densité de population dans cette région.

Assumant que chaque famille eut vingt enfants, un chiffre très conservateur considérant la longue vie des habitants et le système de polygamie et, en comptant seulement que dix générations d'Adam à Noé, le nombre extraordinaire d'un milliard de gens peut être déduit.

Bien que ce nombre puisse être mathématiquement correct, logiquement, il représente un recensement impossible pour le nombre de gens qui existait au temps du début du Déluge. Il suggère plutôt qu'il y a eut un très haut taux de mortalité parmi les êtres humains.

La suite... L'Ancien Testament commence à Sumer 1

Posté par Adriana Evangelizt

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Published by Adriana Evangelizt - dans LE SYMBOLISME DU SERPENT
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21 septembre 2007 5 21 /09 /septembre /2007 18:33

 

 

 

LES SERPENTS ET LES DRAGONS VOLANTS

 

 

Par R. A. Boulay
Traduction Polo Delsalles
4ème partie
3ème partie
2ème partie
1ère partie

 

Chapitre 2

 

 

LES VILLES ANTÉDILUVIENNES ET LEURS FONCTIONS

 

« Lorsque la Royauté descendit du Ciel, Anou fonda les cinq villes, leur donna leurs noms et répartit leurs fonctions. Il donna au chef Nudimmud--[Enki] de l'histoire sumérienne de la Création--la première de ces villes, Éridou ».

Selon la Liste des rois sumériens, il y eut seulement cinq villes royales avant le Déluge ou, en d'autres mots, qui servit de villes capitales aux Anounnaki antédiluviens. L'ordre dans lequel elles sont données est la succession dans laquelle elles gouvernèrent, bien qu' elles fussent toutes construites probablement au même moment.

La raison pour le changement de capitale d'une ville à l'autre put être politique. Par contre, comme le climat changeait, le changement des cours d'eau dus aux inondations et aux sécheresses périodiques de la partie Sud de la vallée mésopotamienne put être la raison pour le changement de capitale toujours plus au nord.

La Liste des Rois ne mentionne pas les villes d'Ourouk et de Nippour qui furent aussi construites avant le Déluge. Celle-ci furent conçues comme villes sacrées et c'est probablement la raison qu'elles n'aient pas été incluses dans la Liste des Rois. Les cinq villes de la Liste des Rois furent des villes strictement opérationnelles.

Elles furent construites par Enki et ses ingénieurs astronautes dans le but précis d'obtenir des métaux rares, de les transformer et de les transporter en lingots aux vaisseaux-mère orbitant. Les cinq villes furent un groupe cohésif, chacune provenant une fonction essentielle au but principal de l'expédition. Leur fonction est décrite dans leurs noms que voici :

ÉRIDOU, QUARTIERS GÉNÉRAUX DES OPÉRATIONS D'ENKI

Littéralement « la maison construite au loin », E-RI-DU fut la première ville à assumer la royauté. Elle fut, bien sûr, les quartiers généraux d'Enki et d'où il dirigeait toutes les opérations sur la Terre : l'écoulement des terrains marécageux, la construction des villes, l'établissement de l'agriculture et l'agronomie animale, et de façon générale, il rendit la Terre plus hospitalière et productive.

D'Éridou, Enki dirigeait aussi le développement des mines, vraisemblablement en Afrique, le transport des minerais et le traitement des métaux à Badtibira.

Éridou fut la première ville construite sur cette planète qui donna probablement son nom à notre monde--la Terre, la troisième planète dans notre système solaire. L'origine du mot « Earth » [Terre] est inconnue et perdue dans l'antiquité, mais logiquement et linguistiquement elle peut être tracée à Éridou. [Note de l'éditeur : Étant un linguiste compétent, je peux aussi voir ce rapport. Souvenez-vous de ma discussion précédente au sujet des chaînes de consonnes et des aspirations. Les consonnes dans Éridou = RD, et les consonnes dans Earth = RT (H compte rarement). T et D sont des consonnes jumelles dans la linguistique ; elles sont formées exactement de la même façon par les muscles de la bouche, mais D exige l'emploi des cordes vocales. Essayez-le ! De plus, l'autre nom d'Enki fut Ea qui est reproduit dans le mot Earth. Cependant, comme nous le savons de Sitchin, le nom originel de notre planète avant l'arrivée de Nibirou fut Tiamat.]

Le nom assigné à leur planète par ses occupants peut être tracé à la racine Éridou. Dans le vieux haut Allemand, la Terre est Erda ; Erthe en milieu anglais, Era en Grec, Ereds en Aramaïque et Eretz en Hébreu, pour n'en nommer seulement quelques-uns. Il semble que toutes les routes philologiques mènent à la première ville construite sur cette planète par nos aïeux extraterrestres --Éridou.

BADTIBIRA, CENTRE DE TRANSFORMATION DES MÉTAUX

Le nom BAD-TIBIRA signifie « ville où les minerais sont transformés ». Dans la Liste des Rois, elle retint la royauté plus longtemps que toutes les autres villes, presque la moitié de la période de temps enregistrée avant le Déluge, indiquant son importance fondamentale. Le « Tibira » sumérien est dérivé du même mot proto-sumérien que le mot hébreu « tubal », signifiant « métallurgiste ». Nous voyons ce rapport dans la Genèse où Tubal-Caïn, le fils du patriarche Lamek, est crédité avec l'invention des métaux : « Tubal-Caïn, qui forgea les divers outils de cuivre et de fer ».

Badtibira fut la première ville opérationnelle construite par Enki et reflète la raison pour laquelle les Anounnaki vinrent ici --pour obtenir et transformer certains métaux, vraisemblablement de l'or et de l'argent et peut-être d'autres métaux rares. [Note de l'éditeur : Ils avaient besoin de cet or, comme nous le savons, pour renforcer le bouclier de chaleur autour de leur planète Nibirou.]

La Liste des Rois assigne la ville de Badtibira à Nugig ou NU-GIG qui signifie « celui du ciel brillant » et fut une épithète pour Nannar, le fils favori d'Enlil.

Arrivant par bateaux des mines africaines, les minerais furent transformés à Badtibira en lingots et envoyés au vaisseau-mère orbitant pour être enfin transportés à Nibirou. Pour cette raison, une ville contenant des phares fut nécessaire pour guider les navettes.

LARAK, CENTRE DE CONTRÔLE SPATIAL

Le nom LA-RA-KA signifie « voir la lumière brillante » et fut la troisième ville assignée à la royauté. Son nom indique sa fonction, celle de guider les navettes arrivant et quittant la Mésopotamie.

La Liste des rois assigne la ville à Pabilsag, signifiant « le grand protecteur » et ce fut un des titres de Ninourta, l'assistant militaire d'Enlil qui recouvra les MEs du fils rebelle Zu. Nous possédons très peu de détails au sujet de cette ville et comme Badtibira, elle n'a pas encore été localisée par les archéologues. [Note de l'éditeur : Ninourta en Égypte fut Ptah ; Zu ou Mardouk en Égypte fut Amon-Ra, le Baal de la Bible.]

SIPPAR, PLATE-FORME DE LANCEMENT SPATIAL

La quatrième ville construite fut SIP-PAR ou « ville de l'oiseau ». Elle fut la plate-forme d'atterrissage pour les navettes, surtout celles qui transportaient les métaux. Un des Mythes sumériens déclare que cette ville fut construite pour le dieu Outou, un parmi le cercle des sept grands dieux qui décrétèrent les destins. [Note de l'éditeur : Cela semble de plus en plus comme les « Archons de la destinée ! »]

Mieux connu comme Shamash, son nom akkadien et sémite, Outou fut le chef des astronautes. Quand la plate-forme spatiale et toutes les activités connexes furent déplacées aux terres occidentales [Note de l 'éditeur : c.-à-d., le Sinaï] après le Déluge, Shamash fut placé en charge de la ville spatiale de Baalbek aussi bien que la terre du Liban. [Note de l'éditeur : Ceci est quelque peu inexact. Le prince Outou fut le commandant spatial à la plate-forme du Sinaï ; la princesse royale Inanna fut la commandante à Baalbek, bien qu'elle fut sous l'ordre direct de son frère et amant secret, le prince Outou. Voir : http://www.apollonius.net/hellespontiacus.html]

Puisque ce fut « l'escalier vers les étoiles », Sippar fut d'une grande importance parmi les villes antédiluviennes. Son seul roi Enmeduranna signifie littéralement « le Seigneur dont les MEs lient le ciel et la terre », une allusion à sa capacité de contrôler les vols entre Sippar et le vaisseau orbitant. Enmeduranna est le héros d'une tradition sumérienne qui dit qu'il fut transporté au ciel, tout comme l'Hénok biblique. La preuve qui identifie Hénok à Enmeduranna se trouve dans les écrits du Pseudepigraphe discutés ci-dessous.

SHOUROUPPAK, CENTRE MÉDICAL PRINCIPAL

La cinquième ville à être construite fut SHOU-ROUP-PAK, ou « la place de l'extrême bien-être ». Cette ville fut consacrée à l'infirmière chef et l'officier médical de l'expédition, la déesse Ninhoursag. Elle voyait aux besoins médicaux et à la santé des Anounnaki et jusqu'à un certain point, aux besoins des êtres humains, de son temple sur la ziggourat à Shourouppak.

OUROUK, VILLE SACRÉE DU GRAND DIEU ANOU

Ourouk ou « Grande Ville » fut consacrée au dieu principal Anou. Son temple sur la ziggourat fut le centre de cérémonie pour Sumer. Elle fut sa résidence lorsqu'il ne fut pas dans sa ville spatiale et qu'il visitait la Terre, ce qui devint moins fréquent à mesure que la Terre se peuplait. L'influence d'Anou semble avoir diminuer juste avant le Déluge et Enlil prit en main son autorité. Puisqu'il utilisait rarement cette ville, Anou la donna à Inanna à sa demande. [Note de l' éditeur : Anou et Inanna furent des amants pendant longtemps.] Comme nous l'avons déjà vu, elle consolida son contrôle sur la ville d' Ourouk en obtenant les contrôles et les autorités nécessaires dans les MEs qu'elle avait pris d'Enki.

NIPPOUR, CENTRE ADMINISTRATIF D'ENLIL

Cette ville fut consacrée à Enlil et c'est là qu'il gouverna de son Ekur ou « maison sur la montagne ». À Nippour, Enlil exerça le contrôle suprême sur tous les Anounnaki de la Terre avant le Déluge.

Un des cantiques consacré à lui fournit une description graphique d'un centre de contrôle plein d'appareils de communications et autres matériels électroniques qui parcourent les horizons. De l'Ekur, on disait qu'Enlil, « parcourt la terre avec ses yeux » et « son rayon élevé cherche le coeur de toutes les terres ».

Nippour fut reconstruit après le Déluge comme sa ville sacrée. C'est aussi la ville où, selon le « troisième livre d'Hénok », le Seigneur garda son « Shekinah » ou vaisseau spatial, à l'entrée du jardin d' Éden, jusqu'aux jours d'Hénok, lorsqu'il partit soudainement pour sa demeure céleste pour ne revenir qu'en certaines occasions spéciales. Ce fut aussi à Nippour, à la rivière Kebar, qu'Ézéchiel vit pour la première fois le « chariot de feu » décrit dans le « livre d'Ezéchiel ». [Note de l'éditeur : Si jamais vous traversez Pittsburg, Texas, déjeuner au Warrick's Restaurant--excellente nourriture typiquement acadienne. Ils ont une copie exacte du vaisseau d'Ézéchiel en plein milieu du restaurant à côté d'où joue le groupe de musiciens de Samoa tous les week-ends. Oui, c'est vrai !]

L'ABZOU, PALAIS FLOTTANT D'ENKI

AB-ZOU, ou Apsu en Akkadien, est dérivé de la combinaison d'AB ou AP [Note de l'éditeur : Linguistiquement, le B et le P sont des consonnes jumelles] signifiant « le père, le créateur, ou le grand » et ZU ou SU signifie « celui qui sait, le sage », suggérant ainsi que ce fut la source de toute la sagesse et des connaissances. L'Abzou semble avoir eu trois significations différentes pour les Mésopotamiens, dépendant de la période ou l'époque auxquelles les tablettes font références.

Originairement, Abzou fut le terme pour notre Soleil. Dans le Mythe sumérien de la Création qui traite de la formation de l'Univers, l'Abzou est appelé « le primordial » et « le créateur » des planètes de notre système solaire. Plus tard, quand les Anounnaki arrivèrent ici et commencèrent à installer leurs opérations, l'Abzou est clairement la demeure d'Enki située près la ville d'Éridou.

Après le Déluge, la signification prend des connotations sinistres. Il devient «le profond «d'où la provenance du mot grec « abyssos » et « l 'abîme » moderne et fait référence au monde inférieur, vraisemblablement aux anciennes mines. Miner ne semble pas être la préoccupation principale de la période post-diluvienne. Bien qu'elles soient encore probablement opérationnelles et travaillées sur une base limitée par une population de détenus, elles devinrent principalement un endroit de détention. [Note de l'éditeur : Après le Déluge, les mines d'or d'Afrique du Sud devinrent désuétudes. Alors, les Guerres des Pyramides compliquèrent davantage cette situation. Le duc Nergal fut démis de sa fonction et remplacé par le prince Enki qui déplaça l'opération entière dans la région du lac Titicaca et de Nazca au Pérou. Ce changement fut aussi motivé par le fait que le prince Outou, l'amant secret et l'allié de la princesse royale Inanna dans les Guerres des Pyramides, fit sauter la plate-forme spatiale du Sinaï pour l'aider dans sa lutte contre le vilain baron Mardouk et son épouse, la vilaine baronne Sarpanit. Ces derniers furent connus en Égypte comme Amon-Ra et Nut-Bast et dans l'ancienne Grèce, comme Belus et Anchinoe.]

C'est la deuxième signification, celle des quartiers généraux flottants d'Enki qui envahit la littérature concernant les jours antédiluviens. Dans le Mythe « Enki et l'ordre mondial », un des poèmes narratifs les plus longs et mieux conservé, l'Abzou d'Éridou est décrit comme un splendide haut-lieu, niché parmi l'ombre des arbres remplis d'oiseaux et de canaux navigables stockés de poissons.

Dans ce jardin semblable à l'Éden, Enki voyage sur les terrains marécageux et les canaux dans son type de bateau MAGUR qu'il décrit comme « le bouquetin de l'Abzou ». Le terme MA-GUR signifie « bateau qui tourne facilement ».

Le bouquetin est une allusion à la chèvre sauvage des montagnes environnantes et est souvent utilisé pour représenter Enki sur les sceaux-cylindres et les statuettes. La plus belle de celle-ci est probablement la statue du bouquetin qui regarde à travers un arbrisseau, trouvée dans le palais royal à Ur et datée à environ 2500 avant J.-C. Fabriquée d'or et de lapis-lazuli, elle démontre un bouquetin ailé qui regarde à travers un arbrisseau représentant « l'arbre de Vie » ou l'immortalité. [Note de l'éditeur : Quelqu'un m'a récemment envoyé un courriel me demandant où vont ces « dieux » lorsqu 'ils « meurent », puisque le duc Doumouzi/Adonis, l'amant de la provocatrice Inanna fut assassiné par le baron Mardouk pendant les Guerres des Pyramides. Je ne sais pas ce qu'il leur survient. En autant que je le sais, le duc Doumouzi est le seul qui ait été privé de la vie. Les autres dieux sauriens boivent un élixir d'un « Arbre de Vie » qui confère la vie éternelle, pourvu qu'ils continuent de le boire. C'est pourquoi ils ne permettaient absolument pas aux hybrides Adam et Ève d'en obtenir. Ils ne voulaient pas que « nous » atteignions le statut de « dieux immortels ».]

Enki est souvent représenté comme résidant dans cet Abzou ou « palais d'eau ». Un sceau-cylindre daté d'environ 2000 avant J.-C. le démontre comme sa maison entourée d'eau. Ce fut aussi probablement un véhicule marin mobile, tel qu'indiqué dans « l'Épique de Gilgamesh » où Utnapishtim, le Noé babylonien, se fait dire de sceller son arche pour le rendre imperméable. « Comme l'Abzou, tu la scelleras », lui dit-il.

L'Abzou semble donc être scellé comme un bateau et fut probablement aussi un submersible. Avant qu'Enki ait construit la première ville d' Éridou, il résida dans l'Abzou qui apparemment, fut descendu du vaisseau spatial orbitant pour se localiser dans les marais de la Mésopotamie. Vraisemblablement, sa configuration lui permettait de voler et aussi d'être submersible. Il y a une comparaison intéressante à la configuration de l'arche de Noé : voir le Chapitre 13.

ENKI, L'OANNES DES LÉGENDES BABYLONIENNES

[Note de l'éditeur : Je vous recommande la lecture de « The Sirius Mystery » par Robert K. G. Temple. Ces Sauriens sont sans doute arrivés ici du système Sirius.]

Les traditions de l'ancienne Mésopotamie racontent l'histoire d'un ancêtre amphibie qui enseignait les arts et les métiers de la civilisation à l'espèce humaine. Écrite durant le troisième siècle avant J.-C. par le prêtre babylonien Bérossus, elle décrit les origines de la civilisation selon ses aïeux.

Bien que les travaux de Bérossus aient été perdus, un grand nombre de fragments furent conservé par plusieurs écrivains contemporains tels qu'Apollodore, Aleksander Polyhistor et Abydens, un des disciples d'Aristote qui écrit aussi l'histoire de l'Assyrie, maintenant perdue.

Le récit raconte qu'un groupe de créatures sorties du Golfe Persique appelé « Annedoti » fut conduit par Oannes. Ils furent représentées comme des créatures amphibies possédant une tête humaine, un corps et une queue de poisson, mais avec des jambes humaines.

Conduites par Oannes, ces créatures enseignèrent à l'homme toutes les anciennes connaissances. Selon la légende, Oannes enseigna à l'homme comment construire des villes, fonder des temples, compiler des lois, inspecter les terres et comment cultiver de la nourriture. Il leur apprit aussi les mathématiques, les sciences et tous les différents arts.

Apollodore fit référence à Oannes et à l'Annedoti comme « Musarus ». Le mot « Musarus » signifie en Grec, « une abomination » comme « Annedoti » signifie « ceux qui sont répulsifs ». En d'autres termes, les créatures à qui on donne le crédit d'avoir fondé la civilisation furent décrites par les Babyloniens qui les révéraient, comme des « abominations répulsives ».

Si la tradition avait été inventée, une attitude plus normale serait de glorifier ces créatures comme des dieux splendides et des héros. Mais le fait qu'ils choisirent de décrire leurs ancêtres de cette façon démontre l'authenticité du récit. Selon la tradition babylonienne, ils devaient leur connaissance à des créatures qui vinrent de la mer et qui furent dégoûtantes et repoussantes à regarder.

Encore plus important, l'Oannes de Bérossus et d'Apollodore a une ressemblance frappante au Sumérien Enki qui fonda la civilisation mésopotamienne et apporta les arts et les sciences à l'espèce humaine. Enki vivait dans son palais d'eau ou Abzou localisé sur le bord du Golfe Persique. L'Abzou d'Enki fut scellé et fut vraisemblablement submersible. On disait qu'Oannes retournait à sa demeure aqueuse pour passer la nuit.

Même le terme Annedoti est semblable au peuple d'Enki --les Anounnaki. Le terme grec eut peut-être son origine des Sumériens et fut plus tard utilisé comme description d'une race qui fut à la fois reptilienne et répugnante.

Lorsque nos ancêtres sauriens arrivèrent ici pour exploiter les ressources de cette planète, ils durent trouver les conditions physiques ici idéales pour vivre, peut-être semblables à celles de leur planète. Quelles furent ces conditions si compatibles à la race étrangère qui vint ici il y a de cela des centaines de milliers années ?

La suite... Les conditions physiques avant le Déluge

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21 septembre 2007 5 21 /09 /septembre /2007 15:12

LES SERPENTS ET LES DRAGONS VOLANTS

 

 

Par R. A. Boulay
Traduction Polo Delsalles
3ème partie
2ème partie
1ère partie
Chapitre 1

 

 

L'ARRIVÉE DES PROTO-SUMÉRIENS :
LES ANCIENS ASTRONAUTES

(suite...)

NINHOURSAG, CHEF-OFFICIER MÉDICALE

NIN-KHUR-SAG ou « Dame du Sommet de la Montagne » fut la quatrième des dieux aînés sumériens. Elle fut la demi-soeur d'Enki et d'Enlil. Plutôt, Ninhoursag fut de plus haut rang qu'Enki et précéda son nom lorsqu'ils parurent ensemble. Éventuellement, son rang fut réduit et disparut pratiquement du panthéon comme influence majeure ou efficace. [Note de l'éditeur : Des oeuvres de Sitchin, nous savons que Ninhoursag est l'équivalente de l'Isis égyptien, et selon la mythologie grecque, elle est la déesse Héra, plus tard renommé Junon par les Romains.]

Il se peut qu'elle fût éclipsée par la montée en étoile d'Inanna ou Ishtar qui s'introduisit dans toutes les affaires sumériennes et occidentales. Dans les terres occidentales telle la Palestine, la Syrie et le Liban, Ishtar apparut sous divers rôles. Comme déesse mère, elle déplaça Ninhoursag. Son rôle fut celui de la déesse du sexe ou de l'amour. Elle fut aussi connue pour son rôle militant comme la déesse des guerriers.

Ninhoursag est aussi connue par un grand nombre d'autres noms tels que NIN-TI (la dame qui donne la Vie), NIN-MAH (la dame exaltée), MAM-MU (la déesse de la création), un nom d'où vient le mot maman. [Note de l 'éditeur : Dans les terres des Mayas, elle fut connue comme « Pachamama ».] On donna à Ninhoursag la ville antédiluvienne de Shourouppak où elle régna comme médecin-chef et infirmière-chef pour les membres de l'expédition. Son emblème sacré fut le cordon ombilical et le couteau qui le coupait.

Enki et Ninhoursag dirigeaient des expériences biologiques dans les laboratoires sur sa ziggourat à Shourouppak et dans le vaisseau des quartiers généraux d'Enki qui menèrent à la création du premier homme primitif appelé « lulu ». Ce fut un hybride mammifère-reptilien. Cela fut accompli à la demande explicite d'Enlil qui voulait une créature capable de prendre en charge le travail difficile maintenant exécuté par les enfants d'Anou.

Suivant des formules et des processus fournis par Enki, Ninhoursag produit un ouvrier, mais avec une défaillance majeure --il ne pouvait pas se reproduire. En allant encore plus loin et en modifiant cet être primitif en lui donnant des caractéristiques mammifères prédominantes, Enki et Ninhoursag dépassèrent leur consigne.

En croisant le « lulu » avec l'homme primitif sauvage de la période --l 'homme de Neandertal-- ils formèrent un nouveau type d'ouvrier, l'homme moderne ou Homo-sapiens, connu comme l'homme de Cro-Magnon. [Note de l 'éditeur : c.-à-d., nous.] Ce fut cette activité qui causa la colère d 'Enlil. En diluant davantage la génétique saurienne, il vit cela comme une menace directe à la survie de la race reptilienne.

LE RANG NUMÉRIQUE DES DIEUX

Il y avait un ordre très explicite parmi les astronautes-dieux du panthéon sumérien. Ils furent assignés des rangs numériques basés sur un système de 60. Pour les Sumériens, ce nombre avait une signification spéciale, presque mystique.

Chaque dieu majeur portait un « nom » numérique qui représentait son rang dans la hiérarchie. De cette façon, les nombres furent utilisés comme une sorte de cryptographie. Les rangs numériques des divinités souveraines sumériennes furent assignés en ordre d'importance descendant :

Anou 60 Antou 55

Enlil 50 Ninlil 45

Enki 40 Ninki 35

Nannar 30 Ningal 25

Outou 20 Inanna 15

Ishkour 10 Ninhoursag 5

Les nombres qui se terminent par 5 furent assignés aux femmes. Selon la tradition sumérienne, seuls les mâles pouvaient commander, une politique qui causa beaucoup de détresse dans les affaires du Moyen-Orient, puisque Inanna refusa d'accepter son statut et complotait régulièrement pour gagner le pouvoir politique.

Le nombre 50 ne représentait non seulement le rang d'Enlil, mais aussi sa place comme chef de toutes les activités sur la Terre. Après le Déluge, quand les plus jeunes dieux défièrent l'autorité des plus vieux pour la direction, l'assistant militaire d'Enlil, Ninourta assuma le titre de 50 et de ce fait, réclama le rang qu'Enlil avait apparemment délaissé.

En plus de Ninourta, il y avait un autre revendicateur à la direction. Mardouk, le fils aîné d'Enki, fut sans rang dans le panthéon ; il assuma lui aussi le titre de 50 en se proclamant chef de Babylone.

Avec l'éclipse des dieux aînés après le Déluge, il y eut une bousculade pour le pouvoir parmi les plus jeunes dieux Nannar, Outou, et Ishkour (toujours avec la participation d'Inanna). Cela causa beaucoup de désordre aux nations du Moyen-Orient et se manifesta par des guerres constantes parmi les villes de la Mésopotamie qui sont devenues des pions dans la lutte des dieux rivaux.

SECOND TIERS DU PANTHÉON LES PLUS JEUNES DIEUX SOUVERAINS

Seulement que les fils, les filles, les femmes, et les petits-enfants d'Enlil reçurent un rang numérique dans le panthéon ! Les fils d'Enki n'y participèrent pas, peut-être parce qu'ils furent assignés des régions géographiques et des activités loin de la Mésopotamie après le Déluge, une précaution de la part d'Enlil pour prévenir un conflit entre cousins, mais vraisemblablement aussi pour retenir le contrôle de la Mésopotamie pour sa famille.

Les dieux sumériens furent toujours représentés graphiquement avec des couronnes cornues. Plus tard, les dieux aînés furent représentés par une couronne cornue assis sur un autel.

Quand les noms des dieux furent écrits sur les tablettes cunéiformes, ils furent toujours précédés par le symbole pictographique d'une étoile ou d'un « dingir ». Le terme « dingir » fut une combinaison de DIN qui signifiait « le vertueux » et GIR, le mot pour un oiseau ou un objet volant. En d'autres termes, le symbole « dingir » signifiait que le nom qui le suivait fut celui d'un dieu qui fut séparé de l'humanité commune par sa capacité de se déplacer par char céleste ou vaisseau.

Chaque dieu avait son animal sacré et son symbole ; ceux-ci peuvent être vus sur les pierres qui délimitaient les bornes d'une région telles qu'utilisées par les dynasties babyloniennes du deuxième millénaire avant J.-C.

NANNAR, SOUVERAIN LÉGITIME DE LA MÉSOPOTAMIE

Né du viol de Ninlil, NAN-NAR (Le Brillant) fut le fils favori d' Enlil. Après le Déluge, il fut assigné toutes les terres de la Mésopotamie, la Syrie et la Palestine. Sa ville sacrée fut Ur ou « ville capitale » et son symbole sacré fut la lune en forme de croissant. Ce symbole domina tellement les temps post-diluviens qu'il fut plus tard adopté par Islam, comme la croix de Shamash fut adoptée par les Chrétiens.

Son nom sémite SIN (la région du Sinaï fut ainsi nommée d'après lui) n 'est pas un nom sémite mais plutôt un mot emprunté du Sumérien SU-EN ou ZU-EN qui signifiait « Le Sage Seigneur ». Puisque les noms sumériens peuvent être lu aussi bien de l'avant qu'en arrière, Zuen peut être le EN-ZU ou « Le Seigneur Zu » qui vola les Tablettes de la Destinée d'Enlil et qui furent rapportées par Ninourta avec l'aide d' Ishkour avec les armes fournies par Enki. Cela est suggéré par l' absence notable de Nannar/Sin du « Mythe de Zu » discuté plus loin. Cela explique aussi que Sin perd de l'importance à certains moments dans l'histoire de la Mésopotamie et le défi de Ninourta pour le rang de 50.

OUTOU, CHEF DES INSTALLATIONS SPATIALES

Outou ou « le Brillant » fut un petit-fils d'Enlil et, avec Inanna, fut un jumeau né à Nannar. La ville d'Outou dans les temps antédiluviens fut la plate-forme spatiale à Sippar, d'où les vaisseaux cargos chargés de métaux faisaient la navette au vaisseau orbitant.

Après le Déluge, Sippar demeura sa ville sacrée, bien qu'il ait déplacé ses activités spatiales à l'ouest à la terre de Liban où Baalbek devint la nouvelle plate-forme spatiale. Dans les terres occidentales, il fut connu par son nom sémite de Shamash. La ville de Baalbek fut appelée Beth-Shamash dans l'Ancien Testament, ou en d' autres termes, la « maison de Shamash ».

Le symbole de Shamash fut une étoile à quatre pointes contre un disque avec les rayons. Plus tard, le disque solaire ailé fut associé à Shamash.

Il devint éventuellement connu comme le Dieu de la Justice dans le panthéon babylonien, tel que démontré sur une tablette datant de 900 avant J.-C. trouvé à Sippar. Shamash fut adoré comme le dieu du soleil qui traversa les cieux quotidiennement et « celui dont on ne pouvait cacher aucun secret », probablement parce que son vaisseau surveillait tout ce qui se déroulait sur la surface. Dans cette tablette, deux dieux cornus dans le « ciel » tiennent des cordons divins qui sont liés à l'autel de Shamash. Les cordons représentent son lien ou le vol de sa navette entre le Ciel et la Terre. Comme celui qui tenait les cordons divins, on disait qu'il traversait les cieux et « mesurait les liens de la Terre ». [Note de l'éditeur : Outou/Shamash fut connu dans la mythologie grecque comme le Dieu du Soleil Apollon, renommé plus tard Hélios par les Romains. En Égypte, il fut connu comme le Dieu Harpocrate.]

Shamash fut souvent représenté avec les ailes signifiant son rôle comme astronaute principal des Anounnaki. Un relief assyrien du palais d'Assourbanipal II à Nimroud le démontre dans une roue ailée planant sur l'arbre symbolique de la Vie. Il est encadré par deux nobles et deux astronautes ailés, chacun portant les symboles de l' immortalité --la pomme de pin et le « situla » ou seau d'eau. [Note de l'éditeur : Drunvalo Melchizedek parle au sujet du fait que la pomme de pin se forme dans la parfaite séquence de Fibronacci. J'ai regardé des pommes de pin après avoir lu cela et c'est vrai. Donc, si la séquence de Fibronacci est incorporée dans la structure mathématique de la Grande Pyramide d'Égypte, comme Drunvalo le suggère, alors ce symbole concernant Outou pourrait aussi indiquer ceci, parce que la Grande Pyramide et le Sphinx furent construits initialement pour être « des balises d'atterrissage », pour la base spatiale d'Outou au Sinaï. De plus, il est intéressant que dans le livre « Hamlet's Mill » par Giorgio de Santillana et Hertha von Dechend, au sujet de la discussion de la Planète Nibirou dans l'Appendice 39, « l'arbre symbolique », le « pukku » est grandement détaillé.

INANNA, DÉESSE DE L'AMOUR ET DU TROUBLE

IN-ANNA ou « la bien-aimée d'Anou » fut la jumelle de Shamash et petite-fille d'Anou. Puisque Anou descendit sur la Terre seulement qu' à l'occasion pour visiter sa ville sacrée d'Ourouk, Inanna réussit à le convaincre de la laisser gouverner cette ville pendant son absence ! Plus tard, elle devint la divinité protectrice d'Agade juste avant sa destruction.

Mieux connu par son nom sémite d'Ishtar, elle fut représentée comme une déesse puissante pendant la période post-diluvienne, dans les terres occidentales aussi bien qu'en Mésopotamie. Son symbole sacré, l 'étoile à huit pointes, est toujours prédominant parmi les symboles des dieux souverains.

En raison de son sexe, Inanna ou Ishtar ne pouvaient pas gouverner légalement, mais elle réussit cependant à s'injecter partout dans la politique. Un poème décrit sa descente au monde inférieur pour tenter de saisir le pouvoir de sa soeur aînée Éreskigal. [Note de l'éditeur : À cause de toutes les relations incestueuses parmi les dieux et déesses de rang numérique, il est souvent difficile de déterminer qui fut la soeur ou le frère de qui, ou à qui appartenait un petit-enfant. Par exemple, je suis de l'opinion qu'Inanna fut la grande petite-fille et non seulement la petite-fille d'Anou. Ces problèmes généalogiques seront analysés en plus grands détails dans un futur article consacré spécifiquement aux lignées royales.]

Un autre Mythe raconte comment elle réussit à déjouer Enki pour qu'il lui donne quelques-unes des Tablettes de la Destinée ou MEs qui lui donnèrent l'autorité et les moyens de s'installer comme souveraine d'Ourouk. Dans le célèbre « Épique de Gilgamesh », elle offre ses faveurs au héros qui repousse ses avances, la rendant furieuse au point qu'elle tenta de le détruire.

L'image présentée par la littérature sumérienne et babylonienne n'est pas uniforme--d'un côté, celle de la déesse de l'amour et d'un autre, celle d'une guerrière militante. Elle perturba non seulement les affaires de la Mésopotamie mais elle domina aussi le panthéon des terres occidentales de la Palestine, du Liban, de la Syrie et de l' Anatolie où elle fut connue sous plusieurs noms tel qu'Ishtar, Ashtoreth, Astarté, Asherah, et Anat amont parmi d'autres.

Inanna fut le prototype des deux, déesse de l'amour et déesse des guerriers dans la région méditerranéenne et plus tard devint le modèle pour les deux déesses grecques, Pallas Athéna et Aphrodite. [Note de l 'éditeur : Ce n'est pas tout à fait juste. Dans la mythologie gréco-romaine, Inanna fut connu comme Aphrodite/Vénus ; donc, en Égypte comme Hathor. Athéna fut une déesse différente, une déesse de la guerre qui donna son nom à la ville d'Athènes et l'épouse du dieu guerrier gréco-romain, Haphaestus/Vulcain/Typhon. Ces deux guerriers furent connus en Égypte, respectivement, comme Sekhet et Ptah. Du point de vue linguistique nibirouen, on pourrait s'y référer comme le Baron Ninourta et la Baronne Bau.]

ISHKOUR, SEIGNEUR D'ANATOLIE ET DIEU DE L'ANCIEN TESTAMENT

Le plus jeune fils d'Enlil, ISH-KOUR ou « Celui des Terres Montagneuses » fut assigné l'Anatolie comme domaine. Ishkour tenta de s'immiscer dans la politique de la Mésopotamie, mais principalement, il limita ses activités à tenter d'étendre sa sphère d'influence et de contrôle sur la Palestine ou Canaan. [Note de l'éditeur : N'oubliez pas que l'Anatolie fut la « terre des Amazones et de Lesbos », les légendaires « déesses de la naissance » qui se révoltèrent contre l' empereur et l'impératrice, causant la création d'Ève par la chef officier médical et généticienne, la reine Ninhoursag/Isis. Pour des détails additionnels, voir l'ouvre de Sitchin.]

Mieux connu par son nom sémite Adad, il fut le dieu du tonnerre et des éclairs. Il est souvent représenté tenant le symbole de l'éclair bifurqué. Adad, fut en toute probabilité le Yahvé (Jéhovah) de l' Ancien Testament qui tenta en premier lieu d'utiliser Abraham et plus tard, Moïse, pour étendre sa sphère d'influence sur la terre de Canaan. Ce rôle est discuté ci-dessous. [Note de l'éditeur : Ceci est faux. Enlil fut le Yahvé/Jéhovah de la Bible. Et je ne suis pas d' accord avec la tentative de Zecharia Sitchin dans son livre « Divine Encounters » au dernier chapitre, d'éliminer le Yahvé de la tradition Juive du Panthéon de Nibirou. Autrement dit, ce fut une fausse manoeuvre de la part de Sitchin. Il ne peut tout simplement pas voir cela de deux façons.]

LES TABLETTES DE LA DESTINÉE DE NIBIROU

Le contrôle sur les opérations des villes et des activités de l'espèce humaine fut exercé à travers un système de directives et de formules appelées les « MEs » en Sumérien. La signification exacte du mot est perdue dans l'antiquité, mais il semble dénoter un ensemble de règles assigné à chaque entité et phénomène pour l'assurer d'un succès opérationnel. [Note de l'éditeur : Ces MEs sont discutés en grands détails par Sitchin dans « The Wars of Gods and Men », aussi bien que par les auteurs de « Hamlet's Mill », Appendice 39.]

Quelquefois, ils paraissent être des objets physiques que quelqu'un pourrait prendre et apporter. La possession d'un ME donnait un contrôle absolu d'un certain aspect de la vie ou du comportement. Peut-être qu'ils furent quelque chose comme un cerveau d'ordinateur dans lequel des données et des ordres opérationnels furent inscrits pour activer une pièce d'équipement. Dans le Mythe « Enki et l'ordre mondial », les MEs semblent contrôler un avion sous l'ordre d'Enki. Dans cette histoire, Enki est décrit comme le « Seigneur qui conduit les grands MEs ».

Les MEs furent en la possession d'Enki et furent partagés graduellement et modérément pour en faire bénéficier l'espèce humaine. Notre source fondamentale d'information est l'histoire « d'Inanna et Enki » où la civilisation est divisée en plus de 100 éléments, chacun exigeant un ME pour le garder en fonction.

Quelque 60 sont lisibles dans ce Mythe et ils incluent, par exemple, la royauté, le bureau sacerdotal, la sagesse, la paix, la consultation, le jugement, le mensonge, l'art, les instruments de musique, les armes, la diffamation, la prostitution, la loi et la destruction des villes. [Note de l'éditeur : Cela semble encore être comme les « Archons de la Destinée ». Peut-être que les plus hautes strates de la société royale de Nibirou sont vraiment les « Archons de la destinée ».]

Ce Mythe concerne le succès de la tentative d'Inanna d'extraire quelques-uns des MEs d'Enki. Selon l'histoire, Enki avait préparé un repas somptueux pour la belle et ambitieuse petite-fille d'Anou. Voyant qu'Enki but trop de vin et devint enivré, Inanna vit sa chance et demanda sept des MEs les plus importants, et il y consentit sottement.

Ces MEs représentaient les fonctions nécessaires pour administrer une ville, telles que, comment diriger un temple, l'art de la guerre et des armes, la musique et les arts, l'écriture et les mathématiques, et plusieurs métiers concernant le bois et les métaux. [Note de l'éditeur : N'oubliez pas qu'Outou fut l'amant secret d'Inanna et fut éventuellement connu comme « le dieu de la musique et de la chanson » et l'inventeur de la flûte et de la lyre. Elle lui donna probablement les secrets de la musique qu'elle avait obtenue d'Enki par sa tromperie.]

Plus tard, lorsque Enki reprit ses esprits, il se rendit compte de ce qu'il fit et envoya son chambellan en « bateau du ciel » poursuivre Inanna et rapporter les MEs. [Note de l'éditeur : Souvenez-vous comment elle vola partout dans le secteur Sirius en poursuite du duc Doumouzi causant ainsi les Guerres des Pyramides ?] Inanna réussit à déjouer le messager d'Enki et arriva à sa ville d'Ourouk à l' acclamation de l'ensemble des habitants. Inanna se vanta que, pour toutes fins pratiques, elle fut maintenant une souveraine car elle avait l'autorité officielle d'un monarque.

Ces MEs ne conféreraient non seulement l'autorité au propriétaire mais le pouvoir absolu en plus, rendant ainsi le propriétaire de certain MEs imprenable par les armes. Cet attribut est décrit dans l'histoire sumérienne, « Le Mythe de Zu ». Comme dieu servant de serviteur à Enlil, Zu complota une révolution au palais en tentant de saisir le contrôle des Tablettes de la Destinée qu'Enlil avait laissé sans surveillance. Il fut suggéré précédemment que le responsable qui entreprit le coup d'État fut Nannar/Sin.

Pendant qu'Enlil prenait un bain, Zu conçut l'idée de voler les MEs ou Tablettes de la destinée, pensant que ces décrets divins lui donneraient le contrôle sur les Anounnaki et l'espèce humaine, et le placeraient en tête du panthéon.

Zu accomplit ce geste et s'échappa avec les Tablettes. Le panthéon subit un désordre complet par rapport à ce développement. Enlil déclara que quelqu'un devrait trouver les MEs pour empêcher Zu d'usurper l'autorité des dieux.

Mais il semble que le contrôle des MEs rendit Zu imprenable en lui donnant la capacité de dévier et neutraliser toutes les armes envoyées contre lui. Des flèches explosives semblant être comme des missiles furent lancés contre lui mais il les dévia par une sorte de champ magnétique protecteur autour de la « montagne » qu'il avait fortifiée.

Enfin, Enki conçut une nouvelle arme spéciale dans son laboratoire. Il le donna à Ninourta, l'aide militaire d'Enlil qui finalement battit Zu et l'emmena au vaisseau pour subir son procès. Donc, ici fini la pire menace jamais éprouvée par les dieux sumériens souverains. [Note de l' éditeur : Sitchin dit que « Zu » est Mardouk. Voir son livre « The Wars of Gods and Men ».]

La présence de symboles d'autorité est mentionnée dans les Saintes Écritures où il est souvent affirmé que la possession des certains « noms divins » conférait un pouvoir extraordinaire. Les MEs des Sumériens sont-ils les noms divins des Saintes Écritures ?

Selon « l'Apocalypse hébraïque d'Hénok », lorsque Hénok, le patriarche antédiluvien, fut déifié à sa montée à la « demeure céleste », on lui donna « soixante-dix noms ». Appelé aussi « le premier livre d' énok », on croit que ce document est en provenance de la communauté juive de Babylonie et est attribué au Rabbin Ismaèl, le renommé savant palestinien qui mourut en 132 après J.-C.

Ces soixante-dix noms conférèrent le pouvoir et l'autorité à Hénok. Il fut second à la divinité principale. Les « noms divins » donnèrent le pouvoir à Hénok de détruire les rois, d'élever ceux qui furent humbles, de subjuguer les souverains, de conférer la sagesse, de faire des jugements et de « contrôler la procession du temps et des saisons ». Vraisemblablement, ce dernier point signifiait l'autorité pour ajuster le calendrier quand nécessaire, tel que quand une catastrophe mondiale rendait les vieux calendriers obsolètes.

La suite Les villes antédiluviennes et leurs fonctions

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LES SERPENTS ET LES DRAGONS VOLANTS

 

 

Par R. A. Boulay
Traduction Polo Delsalles
2ème partie
Chapitre 1

 

 

L'ARRIVÉE DES PROTO-SUMÉRIENS :
LES ANCIENS ASTRONAUTES

 

 

Tableau de Duncan Long

 

« Les reptiles sont vraiment descendus. La Terre est resplendissante comme un jardin bien entretenu. À ce moment, Enki et Éridou ne furent pas encore apparus. La lumière du jour n'existait pas, ni celle de la lune ». Un fragment de la plus vieille tablette sumérienne connue.

LA LISTE DES ROIS SUMÉRIENS

Un des documents historiques le plus remarquable et précieux est la Liste des Rois qui enregistre les noms des rois de Sumer et le temps de leurs règnes, de ce qui fut pour eux, le commencement de l' histoire --un temps dans le distant passé quand « la royauté descendit du ciel » et fonda cinq villes sur la plaine de la Mésopotamie.

Elle enregistre une interruption quand « l'Inondation balaya la Terre », un événement que nous connaissons comme le Déluge ou la Grande Inondation. La Liste des Rois poursuit la narration comme « la royauté descendue » de nouveau. Elle décrit les rois et leurs règnes jusqu'à une partie de la Dynastie d'Isin qui commença à gouverner vers 1950 avant J.-C.

La Liste des Rois attribut des règnes de longueurs légendaires et incroyables à plusieurs des souverains des temps pré-diluviens. Dans ce sens, elle affirme le grand nombre d'années des patriarches de l' Ancien Testament. Bien que ces longs règnes ne puissent pas être expliqués, il y a une constance parmi les sources séculières et religieuses qui indiquent qu'ils avaient une logique qui leur fut propre, qui n'est pas encore perçue par les autorités en place.

La Liste des rois reçut toutes sortes de critiques mélangées de la part des érudits. Mais depuis que ses registres des 4ème et 3ème millénaires avant J.-C. furent corroborés séparément par des preuves archéologues, cette liste est maintenant acceptée par plusieurs comme un document historique précieux.

Dans son oeuvre « Les Sumériens », le professeur Samuel Noah Kramer, le doyen des études sumériennes, accepte sa valeur comme un outil de recherche. Il suggéra que la Liste des rois « si utilisée avec discrimination et compréhension, nous fournit une structure historique de valeur inestimable ».

LA MÉSOPOTAMIE : BERCEAU DE LA CIVILISATION

Notre histoire ne commence pas avec la création du monde. Elle commence avec l'arrivée de la vie intelligente sur la Terre--ceux que nous connaissons historiquement comme les proto-sumériens. On ne sait pas exactement quand ces ancêtres vinrent ici et ni pourquoi. On présume qu'ils arrivèrent ici quelque temps avant la catastrophe mondiale appelée le Déluge. Ce fut également longtemps avant la venue de l'homme moderne ou Homo-sapiens.

Il est généralement acquiescé que ces proto-sumériens furent à l' origine de notre civilisation occidentale et que leurs commencements fussent dans la région appelée la Mésopotamie, littéralement « la terre entre les deux rivières ». L'arrivée de ces « dieux » est narrée dans les registres que leurs descendants laissèrent derrière --les Sumériens, les Akkadiens et les tablettes cunéiformes de la Babylonie.

La terre connue comme la Mésopotamie et le berceau de la civilisation se situe principalement entre les rivières Tigre et Euphrate. En provenance des montagnes d'Arménie au Nord, les deux rivières convergent graduellement leur cours sur une large plaine herbeuse jusqu'au Golfe Persique. À ce temps, la région fut composée de marais et de lagunes, telle qu'aujourd'hui.

L'introduction d'un système de canaux-rivières pour irriguer et assécher la plaine créa par la suite une grande population et l'établissement d'une grande culture. La partie Sud de la Mésopotamie devint une région de jardins fertiles que les Sumériens surnommaient l 'E-DEN, ou « la demeure des justes et vertueux ». Ce fut l'emplacement de l'Éden biblique.

La partie Sud de la Mésopotamie s'appela Sumer et la région juste au Nord à la convergence des deux rivières s'appela plus tard Akkad. La ville Akkadienne BAB-ILU devint proéminente et donna son nom à la région entière -la Babylonie.

Après le Déluge, les villes sumériennes furent reconstruites et habitées de nouveau sur la plaine alluviale de la Mésopotamie. Puisque la plus vieille est datée à environ 3500 avant J.-C., il est évident qu'elles ne furent pas construites sur les ruines des villes précédentes. Ceci est dû au fait que les eaux du Golfe Persique se sont élevées de 150 pieds depuis le Déluge, inondant ainsi les villes antérieures. Cela sera discuté plus loin.

Nous ne savons pas clairement quelle raison ou but emmena ces êtres étrangers ou Anounnaki à cette planète. Mais, de leurs légendes et Mythes, nous pouvons déduire que ce fut probablement dans un but de commerce. Selon la Liste des rois, ils vinrent ici il y a plus de 240,000 ans.

Ce document décrit les activités des Anounnaki antédiluviens comme « la royauté descendit du ciel » qui fut en premier établie à Éridou, l' Érek de la Bible. À cet endroit, deux rois gouvernèrent durant 64,800 ans.

Éridou fut abandonné comme capitale et la royauté fut déplacée à Badtibira où trois rois régnèrent durant 108,000 ans. Par la suite, la royauté fut déplacée à Larak et un roi gouverna durant 28,800 ans. Une quatrième ville à devenir la capitale fut Sippar où un roi, Enmeduranna, régna durant 21,000 ans. Cet Enmeduranna est important à notre histoire, puisque, comme nous le verrons, il fut l'Hénok de l' Ancien Testament.

La royauté fut transférée à Shouroupak où un roi gouverna durant 18,600 ans. Donc, comme la tablette résuma, huit rois gouvernèrent cinq villes pour un total de 241,200 ans.

La Liste des rois affirme alors succinctement, l'inondation balaya la Terre, mettant une fin à toutes les activités commerciales et autres.

Ces nombres énormes furent un casse-tête pour les savants. Ils sont cohérents partout dans la Liste des rois et par conséquent ne sont pas erronés. Bien qu'une explication rationnelle ait jusqu'ici échappé aux historiens, la plupart des chercheurs sentent qu'il doit y avoir une réponse logique à ces grands nombres puisqu'un parallèle est évident dans le nombre d'années énorme des patriarches antédiluviens.

Il est entièrement possible que ce ne soient pas des années terrestres comme nous les connaissons. Une année divine ou « année d'Anou » est souvent mentionnée dans les tablettes cunéiformes et, bien que non complètement saisie, n'est probablement pas équivalente à notre année normale. Une réflexion sur ce sujet se trouve dans le l'Ancien Testament (Psaumes 90:4) où un jour divin est l'équivalent de mille ans. [Note de l'éditeur : Je pense que cette même phrase ou quelque chose de similaire se trouve aussi dans le Coran.]

Il ne fut pas exceptionnel pour les anciens de calculer le temps par un moyen autre que des années terrestres normales, comme par exemple, dans le « Livre des Jubilés » où une année de Jubilé est équivalente à 50 années régulières, c'est-à-dire, sept semaines années (une semaine année fut l'équivalent de sept années) et une année ajoutée pour l' expiation lorsque toutes les activités furent supposées cesser.

De plus, il y a une indication que les années de la Liste des Rois ont une logique fondamentale comme on trouve dans leur système d'énumération. Leur système numérique fut sexagésimal, mais de plus, ils utilisèrent aussi le facteur de 10 aussi bien que celui de 6. Donc la séquence 1, 10, 60, 360, 3600 prend une signification spéciale dans leur mythologie. Le chiffre 60 avait une signification spéciale pour les Sumériens, parce que dans leur système de rang numérique, il fut le plus haut chiffre et fut assigné à leur dieu principal, Anou.

Si la durée des plusieurs termes de royauté est présentée graphiquement, il devient évident que ce système sexagésimal doit être la composante des nombres fabuleux de la Liste des Rois. Appelé un « shar » par les Sumériens, le nombre 3,600 paraît avoir une signification spéciale dans cette liste. On peut voir que, avec un léger ajustement, les années de règne des rois sumériens sont divisibles par ce nombre. Cela indique que le terme pour le règne d'un roi sumérien antédiluvien fut vraisemblablement un shar et fut renouvelable à chaque période de 3,600 ans. [Note de l'éditeur : C'est la période d'orbite de la Planète Nibirou.]

LES DIEUX SOUVERAINS DU PANTHÉON SUMÉRIEN

Les Sumériens et les Akkadiens n'appelèrent pas leurs visiteurs étrangers des « dieux ». C'est dans les cultures qui suivirent que la notion des êtres divins s'infiltra dans notre langage et notre pensée. Ils les appelèrent « ilu » ou ceux du ciel, duquel évoluèrent le « ili » sémite et « el » hébreu. [Note de l'éditeur : Le nom du prince Outou dans la langue des Mayas fut Xochipili.]

À travers son utilisation, le mot occidental « dieu » vint à signifier des êtres spirituels supérieurs, distant de l'homme et incapables de défaut ou d'erreur. Par contre, l'homme est considéré comme étant incomplet, taché, accablé par le « péché originel » et destiné à adorer et rendre hommage à un dieu qu'il ne peut atteindre. Les dieux sumériens furent loin de la spiritualité. Ils furent vraiment des êtres physiques vivants capables de commettre de sérieuses erreurs et des manques de jugements. Ils pourraient être appelés des « surhommes » si ce terme pouvait être appliqué génétiquement à une race saurienne.

Les dieux sumériens considérèrent l'homme comme une commodité et rien de plus. Ils leur fournissaient leurs manques, gardaient leurs villes et servirent de fourrage à canon à leurs divers projets militaires. Les dieux pouvaient être des maîtres cruels et antipathiques. Ils considérèrent les êtres humains simplement comme des enfants indisciplinés, pas plus importants que les animaux domestiques, devant être gouvernés sans pitié et sans sentiment. Ces accusations peuvent paraître comme hyperboliques au lecteur, mais nous verrons dans les événements subséquents que ce fut effectivement le cas. [Note de l' éditeur : Cette notion est semblable à la discussion des « Archons de la Destiné » de John Baines dans son livre « The Stellar Man ».]

Bien que le terme Anounnaki s'applique normalement à tous les proto-sumériens qui vinrent sur cette planète, il signifie littéralement « les fils d'Anou », leur grand dieu. Pendant la période antédiluvienne, un fort groupe de ces Anounnaki descendit du vaisseau mère pour coloniser la Terre. Selon le « Enuma Elish », le Mythe babylonien de la Création, 300 de ces Anounnaki descendirent tandis qu 'un autre 300 restèrent à bord du vaisseau mère. Ceux-ci s'appelaient des « Igigi » et furent vraisemblablement les techniciens du vaisseau spatial.

LES DIEUX AÎNÉS

ANOU, PÈRE DES ANOUNNAKI

Anou, ou An en Akkadien, signifiait « Celui des Cieux » et son nom fut toujours illustré par le pictogramme d'une étoile. Il fut le grand ancêtre et dieu aîné qui fut au-dessus de tous les autres dieux. Sa demeure et son siège d'autorité furent dans les cieux, le vaisseau spatial orbitant ou URU-SAG-AN-NA, littéralement « la ville principale des cieux ». [Note de l'éditeur : Anou en Grec/Romain fut Kronos/Saturne, le fils d'Alalou ou Ouranus/Caelus. Sitchin écrit comment Anou et Antou organisèrent un coup d'État et déposèrent Alalou et Lilitou. La mythologie grecque rajoute une note curieuse de cette même histoire en affirmant qu'avant d'usurper le trône d'Ouranus, Saturne castra d'abord son père. En effet, ces Sauriens sont des créatures impitoyables ! Et il devrait être noté que bien que la Planète Nibirou arriva dans notre système solaire il y a de cela 500,000 années terrestres, la Liste des Rois sumériens ne commence pas avant 240,000 ans. Donc, les années survenues avant l'ascension d'Anou et le début de la Liste des Rois peuvent signifier le règne d'Alalou.]

Il descendait sur la Terre pour certaines occasions spéciales seulement, en temps de crise ou pour des cérémonies. Sur la Terre, il demeurait dans son temple, l'E-ANNA ou « Maison d'Anou » sur la ziggourat à Ourouk, sa ville sacrée. Le terme ziggourat vient du mot babylonien « zaquru » et signifie « être élevé et au-dessus ». Il signifie le sommet d'une montagne ou une tour à étages et celle-ci fournissait une plate-forme artificielle sur la plaine mésopotamienne.

Anou avait trois enfants--deux fils, Enlil et Enki, et une fille Ninhoursag. La division d'autorités entre ses deux fils causa beaucoup de dissension, et le dieu aîné dépensa beaucoup de temps à régler des différends entre eux aussi bien que ses petits-fils par la suite. [Note de l'éditeur : Reportez-vous à « The Vengeful Birth of Lord Hellespontiacus » dans lequel on mentionne qu'Anou dut régler le différend entre la princesse Inanna et la reine Éreskigal sur la « propriété » de l'enfant kidnappé Doumouzi qui devint enfin l'amant public de la princesse Inanna.]

ENLIL, CHEF DE L'EXPÉDITION À LA TERRE

Bien qu'il fût le plus jeune fils d'Anou, Enlil devint le dieu le plus puissant du panthéon sumérien sauf Anou. Littéralement « le seigneur de l'ordre », Enlil fut commandant de l'expédition des Anounnaki à la Terre. Il avait un grand nombre de noms qui décrivirent son autorité --seigneur du ciel et de la terre, seigneur de toutes les terres, donneur des royautés, prince du ciel et chef de la terre.

Enlil fut l'archétype pour le dieu des terres occidentales de la Palestine et de la Syrie --le « El » des Sémites et en particulier le « El » générique ou « Élohim » de la Bible.

Enlil s'assura que les décrets des dieux furent respectés et accomplis par l'espèce humaine. Il fut souvent représenté avec un arc et des flèches, un symbole des armes puissantes à sa disposition pour faire respecter son autorité.

Enlil détestait l'espèce humaine et les tolérait seulement puisqu'ils furent nécessaires au bien-être des dieux. Selon l'histoire sumérienne du Déluge, ce fut Enlil qui amena la destruction de l'espèce humaine parce que le bruit des êtres humains perturbait son repos.

Le temple consacré à lui à Nippour fut appelé le DUR-AN-KI ou « lien du Ciel et de la Terre », d'où il dirigea les activités de l'espèce humaine. Cette structure est décrite en partie dans les tablettes cunéiformes comme un type de centre de communication ou de contrôle.

De son temple au-dessus l'Ekur à Nippour, on disait qu'il avait « des yeux qui pouvaient parcourir la Terre ». L'équipement utilisait les sons comme une sorte de radar puisque les tablettes décrivent, « il soulève les rayons qui cherchent le cour de toutes les terres ».

Le règne d'Enlil fut parfois turbulent. Un jour, voyant une déesse nue se baignant dans un ruisseau sur la Terre au-dessous, il s'en est amouraché et descendit la séduire. Le panthéon fut horrifié de son escapade puisque cela abrogea une de leurs conventions de base. Bien qu'il fût le dieu principal, il fut exilé du vaisseau spatial et perdit ses pouvoirs. Le panthéon permit à Enlil de reprendre son autorité seulement qu'après l'avoir marié et faire en sorte qu'elle soit sa femme principale.

Enlil la nomma Ninlil et lui donna un statut équivalent au sien. Le résultat de cet épisode fut un fils appelé Nannar qui devint le favori d'Enlil. Dans le Panthéon, on donna à Nannar le rang immédiatement dessous celui d'Enlil et Enki, et des honneurs et des terres en rapport avec sa position. [Note de l'éditeur : Selon Sitchin, dans la mythologie grecque, Enlil fut l'équivalent de Zeus, et le Prince Nannar fut le Grec Hermès et l'Égyptien Thot. Parce que les parents d' Hermès furent Zeus et Maia, il s'ensuit que Ninlil fut l'équivalent de Maia.]

ENKI, CHEF DES OPÉRATIONS

Bien qu'il fut le premier-né d'Anou, Enki reçut un rang plus inférieur que celui de son plus jeune frère Enlil, qui fut né d'une autre épouse qui fut aussi sa demi-soeur. Selon les lois d'héritage sumériennes, Enlil devint l'héritier du trône. Des ressentiments sur son exhérédation et la compétition croissante sur qui contrôlerait les activités sur la Terre amenèrent Enki en conflit direct avec son frère Enlil.

EN-KI ou « Seigneur de la Terre » s'appela aussi EA ou « celui qui a sa maison sur l'eau », une référence tacite à sa place d'eau ou Abzou d'où il dirigea les opérations lorsqu'il arriva sur la Terre en premier lieu. Enki fut un être à tout faire pour l'expédition : l' ingénieur chef, le principal scientifique, le chef de l'exploitation minière, et plus important, le créateur de l'espèce humaine. [Note de l'éditeur : Ici nous trouvons une fois de plus une référence océanique à Enki, ou Poséidon, le Dieu des Mers.]

En sa fonction de maître-ingénieur, il supervisa la transformation des terrains marécageux de la Mésopotamie inférieure en véritable paradis. Il organisa et surveilla la construction d'un système de canaux, de barrages et l'écoulement des terrains marécageux. Dans un poème élogieux, il se vante d'avoir transformé les terrains marécageux en refuge pour les oiseaux et les poissons, de l'invention et l'usage de la charrue et des attelles, du début de l'agronomie animale, et amené les arts de la construction à la Terre pour élever les villes.

Enki avait un grand nombre d'épithètes. Il fut le dieu de la sagesse, le dieu des mines, le seigneur des eaux coulantes, et le seigneur de la mer et de la construction navale. Il est souvent dépeint avec un ruisseau et des poissons qui coulent de ses épaules, un symbole de sa capacité de fournir des eaux navigables et d'assurer de l'eau potable aux villes de la Mésopotamie.

Sa maison fut É-RI-DOU, « la maison construite au loin », une référence voilée au fait que ce fut une colonie. Éridou fut la première ville construite par les astronautes étrangers sur la Terre et fut localisée sur le bord de la plaine arrosée ou l'ÉDEN.

Enki aimait naviguer sur ces cours d'eau dans son bateau qu'il appela « le bouquetin », un terme provenant des chèvres agiles qui habitaient les montagnes environnantes. De cette façon, le bouquetin et la chèvre avec une queue du poisson devinrent symboliques du dieu Enki et paraissent souvent sur les sceaux et monuments sumériens.

En tant que dieu de l'exploitation minière, Enki est souvent démontré comme un mineur humain tenant un lingot de métal sur une perche de transport. Le métal fut moulé de cette façon, en forme de cylindre, avec un trou au centre pour faciliter son transport sur une perche avec un manche.

Il est aussi démontré quelquefois avec ses deux fils Gibil et Nergal qui furent responsables des activités minières. Mais plus important encore, on se rappelle qu'Enki fut le dieu qui créa l'homme et qui vint à sa défense contre un Enlil capricieux. En tant que créateur de l'homme, il est souvent démontré avec « l'Arbre ou l'arbrisseau de la Vie ».

Le serpent fut aussi l'emblème d'Enki, vraisemblablement pour sa capacité de renouveler sa peau et par conséquent accomplir une sorte d'immortalité. La représentation du serpent fut une des façons que les anciens artisans utilisaient pour symboliser leurs ancêtres reptiliens. C'est aussi de la représentation du serpent enroulé autour de l'arbre de vie qu'évolua le « Caducée » des Grecs par la suite. [Note de l'éditeur : Ce même symbole est utilisé par les médecins aujourd'hui même !]

Comme on se souvient du capricieux Enlil comme étant le dieu qui produisit le Déluge, Enki est reconnu comme celui qui sauva l'espèce humaine par son avertissement opportun de la catastrophe qui s'approchait au Sumérien Noé. La création non autorisée d'Enki de l' homme moderne ou Homo sapiens l'aliéna davantage d'Enlil. L'animosité entre les deux se souleva encore après le Déluge parmi leurs enfants qui maintinrent le Moyen-Orient dans un état d'agitation pendant des milliers d'années. [Note de l'éditeur : Nous pouvons ajouter, même de nos jours ces gens n'arrêtent jamais de se battre !]

La suite ... L'arrivée des proto-sumériens 2 

Posté par Adriana Evangelizt

 

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21 septembre 2007 5 21 /09 /septembre /2007 04:35

 

 

LES SERPENTS ET LES DRAGONS VOLANTS

 

 

Par R. A. Boulay
1ère partie

 

Prologue

 

 

POURQUOI LES ANCIENS DIEUX FURENT-ILS SI TIMIDES?

 

 

 

La littérature et la mythologie des anciennes cultures sont remplies avec des comptes de dragons, de serpents volants et autres lézards ailés. Qui furent ces créatures volantes crachant le feu qui paraissent avoir coexisté avec l'homme, quelquefois comme son bienfaiteur mais plus souvent comme son bourreau ?

Elles ne furent peut-être seulement que des créatures fabuleuses, le produit de l'imagination fertile de l'homme. D'un autre côté, il est possible qu'elles fussent la manifestation de quelque chose d'autre --d'événements si traumatisants et profondément enracinés dans son passé, que la connaissance de leur vraie nature fut inconsciemment supprimée et il n'en reste seulement qu'un souvenir allégorique.

Plusieurs civilisations de ce monde tracent leurs racines ancestrales à de tels dragons, lézards ou serpents volants. Dans la plupart des cas, ils sont crédités d'avoir apporté les avantages de la civilisation à l'espèce humaine. De plus, ils sont souvent décrits comme son créateur réel.

L'homme ancien décrit ces créatures comme des êtres supérieurs ou des dieux qui pouvaient facilement se déplacer dans les cieux dans leurs « chariots de feu » ou « bateaux du ciel ». Ils vivaient habituellement dans une « demeure céleste » et descendirent souvent pour perturber les affaires de l'homme.

La culture la plus ancienne et importante, celle de la Mésopotamie, fut probablement fondée par ces dieux serpents. La colonisation de cette planète par ces créatures est décrite dans un des anciens documents le plus dramatique et significatif--la « Liste des rois sumériens ».

Daté du troisième millénaire avant J.-C., ce document fournit la succession des rois de Sumer et leurs successeurs, la longueur de leurs règnes depuis, ce qui fut pour les Sumériens, le commencement du temps quand leurs ancêtres vinrent ici et « descendirent » pour établir plusieurs villes sur la plaine alluviale de la Mésopotamie. S' appelant « Anounnaki », ces proto-sumériens sont crédités avec l' établissement de la civilisation occidentale sinon, celle du Monde.

Aussi étonnant que cela puisse paraître, il existe beaucoup d'informations sur ces civilisations --les Sumériens, qui furent plus tard remplacés par les Akkadiens et les cultures babyloniennes. Des nombreux monuments, objets fabriqués et tablettes cunéiformes déterrés récemment, il est possible de reconstruire les événements qui se sont déroulés au début de l'espèce humaine.

Il existe aussi plusieurs preuves qui furent originairement dérivées de la même source mais auxquelles on donna une interprétation religieuse car elles furent transmises à travers des canaux sacerdotaux ou religieux. Les histoires de l'Ancien Testament furent dérivées de ce réservoir de sources anciennes.

D'une combinaison de ces anciennes sources séculières et religieuses, il est donc possible de rapiécer ensemble l'histoire de notre descendance qui se trouve dans la venue des dieux serpents étrangers ou des astronautes qui colonisèrent la Terre il y a de cela plusieurs millénaires.

On y découvre que nos ancêtres commencèrent une colonie sur la Terre pour obtenir des métaux pour leur planète. Pour transformer et de transporter ces métaux par vaisseau cargo au vaisseau mère orbitant, ils construisirent cinq villes opérationnelles en Mésopotamie. Une de celle-ci servie comme plate-forme de lancement spatial.

Les Sumériens appelaient ces « dieux » les Anounnaki, littéralement les fils d'Anou, leur dieu principal et leur chef. Les Anounnaki furent une race extra-terrestre. En réalité, ils furent une race de reptiles. Ils nécessitèrent une main-d'ouvre peu coûteuse et, pour cette raison, ils créèrent un homme primitif.

En combinant les caractéristiques du singe-homme indigène avec leur propre nature saurienne, ils produisirent « l'Adam » de l'Ancien Testament. Cet Adam fut demi-humain et demi-reptile. Cependant, puisqu'il fut un clone, il ne pouvait se reproduire.

Comme les conditions commencèrent à changer sur la Terre et le climat s'assécha, il devint nécessaire de modifier l'Adam pour mieux l'adapter au climat variable. L'Homo saurien fut modifié et ils lui donnèrent plus de traits de mammifères. Ce fut la « chute de l'homme » biblique où Adam acquit la « connaissance» ou la capacité de se reproduire sexuellement.

Comme résultat de cette modification génétique, l'homme perdit la plupart de son apparence et de sa nature saurienne, sa peau brillante et écailleuse. Il acquit des caractéristiques des mammifères--une peau flexible et douce, des poils, le besoin de transpirer et la capacité de se reproduire. Il ne fut plus nu. Il devait maintenant porter des vêtements pour son confort et sa protection. À toute fin pratique, l'homme fut maintenant un Homo-sapiens. L'homme moderne ou l'homme de Cro-Magnon arrivait en scène.

L'homme peupla bientôt la Terre comme esclave pour ces maîtres sauriens. Il fut testé par les astronautes qui descendirent pour s'accoupler avec les filles de l'homme. Connus dans les Saintes Écritures comme les Néfilim, ils produisirent non seulement que des progénitures mélangées, mais ils firent des expériences génétiques qui tournèrent mal et produisirent un grand nombre de formes monstrueuses.

Ce fut une période pénible pour l'espèce humaine, puisque durant cette époque, il fut littéralement de la nourriture pour les dieux. C'est le temps des patriarches bibliques et ses rois dieux sumériens.

L'agitation sur la Terre fut soudainement terminée par le début d'une catastrophe naturelle mondiale, connu comme le Déluge ou la Grande Inondation. À ce moment, les dieux se retirèrent à leurs vaisseaux spatiaux, laissant derrière leurs progénitures semi-divines pour périr avec l'espèce humaine.

Après le Déluge, ils descendirent de nouveau pour établir de nouvelles villes sur les plaines de la Mésopotamie. S'accouplant encore avec l'espèce humaine, ils produisirent une race d'êtres semi-divins pour gouverner leur empire sur la Terre. De plus, une race de dieux guerriers fut établie dans les terres du Levant. Descendant des Néfilim, mais connue par le nom de Rephaim, cette race barbare persécuta l'humanité pendant des milliers d'années et ne fut pas éliminée comme menace jusqu'au premier millénaire avant J.-C.

Dans l'ancienne Mésopotamie, les dieux résidèrent dans un temple sur le dessus d'une ziggourat, une pyramide à étages élevée au-dessus des plaines. Ils y furent protégés du public et seulement quelques prêtres de confiance y avaient accès. En cet endroit, ils mangèrent en secret étant entourés de rideaux, pour que même les assistants prêtres ne puissent les voir. On se demande si leurs manières de table furent si atroces qu'ils devaient se cacher même de leurs serviteurs. Où fut-ce encore beaucoup plus sinistre ?

Dans l'Ancien Testament, le besoin évident du secret est aussi vrai. Pendant l'événement connu comme l'Exode, la divinité vivait dans une tente et n'a jamais été vue ; de plus, elle ne mangea jamais en public. Des directives spécifiques furent données à Moïse pour la préparation de la nourriture qui fut laissée sur un gril près des quartiers de la divinité pour qu'il puisse manger en secret.

Il fut défendu aux êtres humains de le voir. Le Dieu dit à Moïse : « Vous ne pouvez pas voir mon visage, parce que l'homme ne peut pas me voir et vivre ». Et cette prohibition contre être vu par les êtres humains est portée à l'extrême partout dans les Saintes Écritures. C'est même devenu un ordre de ne pas faire « une image » ou une ressemblance de la divinité.

Donc l'homme est non seulement interdit de voir à quoi son dieu ressemble mais même de faire une image de ce qu'il pensait à quoi il ressemblait. Pourquoi le tabou ? Serait-ce que son apparence serait si étrangère et répulsive qu'il devait être retenu de l'homme ? On supposerait logiquement que si les divinités furent si supérieures et grandes telles qu'indiquées dans les Saintes Écritures, qu'ils seraient flattés et permettraient à l'homme de voir et de copier leur magnificence !

Seuls quelques individus privilégiés pouvaient même s'approcher des divinités. En Mésopotamie, ils furent les demi-dieux, la progéniture de l'accouplement d'un dieu ou d'une déesse et d'un être humain. Ceux-ci formaient l'aristocratie, et devaient voir aux besoins des dieux et former une barrière avec l'espèce humaine. Même ces demi-dieux furent quelque peu étranges en apparence et eurent probablement certaines caractéristiques reptiliennes. Le célèbre Gilgamesh avait par exemple, quelque chose de bizarre dans son apparence qui faisait qu'il fut différent des hommes normaux. Les patriarches bibliques avaient aussi quelque chose d'exceptionnel au sujet de leurs apparences tel que démontré par le comportement absurde de Noé lorsque son fils le vit nu pour la première fois.

Selon la tradition de l'ancienne Babylonie, telle que rapportée par Bérossus, le prêtre babylonien qui écrit à Athènes durant le troisième siècle avant J.-C., la descendance de l'homme peut être tracée à Oannes, une créature amphibie qui sortit du Golfe Persique pour enseigner l'art de la civilisation à l'homme.

Bérossus les a appelés « annedoti » signifiant « les répulsifs » en Grec. Il leur fait aussi référence comme des « musarus » signifiant « une abomination ». La tradition babylonienne croit que la fondation de la civilisation est due à une créature qu'ils considérèrent être une abomination répulsive.

Si la tradition fut inventée, une attitude plus normale aurait été de glorifier ces créatures comme des dieux splendides ou des héros. Mais le fait qu'ils choisirent de décrire leurs ancêtres de cette manière plaide pour l'authenticité du conte.

L'apparence reptilienne des dieux bibliques fut un secret bien gardé et seulement parfois est-elle perceptible dans l'Ancien Testament, comme par exemple, l'adoration évidente du « séraphin » ou du « serpent effronté » dans l'incident pendant l'Exode. Il existe un plus grand nombre de références, plusieurs d'entre eux explicites, dans la masse de littérature religieuse qui forme la base des livres de l' Ancien Testament.

Il est maintenant accepté que l'Ancien Testament subit plusieurs annotations et de sélections par les transcripteurs sacerdotaux. Mais, ailleurs dans la littérature religieuse, non sujet à leur influence, on trouve un portrait différent.

Dans le Haggadah, la source de légendes et de traditions orales juives, il est révélé qu'Adam et Ève perdirent leur « peau brillante et écailleuse » en mangeant le fruit défendu.

Les Gnostiques, rivaux des premiers chrétiens, racontent que comme résultat d'avoir mangé le fruit, Adam et Ève acquirent la connaissance, en parti le fait de reconnaître que leurs créateurs furent des « formes bestiales ».

Le triste fait est que nous avons créé Dieu à notre image et non l'opposé. De cette façon, nous avons caché l'identité réelle de nos créateurs.

La plupart des mythologies et des religions du monde font référence à leurs ancêtres comme des serpents volants ou des dragons qui apportèrent les arts et les métiers de la civilisation à l'espèce humaine. Le plus vieux des livres chinois, le mystérieux « Yi king », déclare que les premiers êtres humains furent formés par l'ancienne déesse Nu Kua [note de l'éditeur : comparez la linguistique à Ninhoursag !] qui fut un dragon. Les empereurs chinois réclamaient leur descendance de cette déesse dragon.

Les plus vieux et célèbres des classiques hindous, le « Ramayana » et le « Mahabharata », concernent les rapports de l'homme avec les dieux serpents qui furent aussi leurs ancêtres.

Les mythologies méso-américaine et africaine racontent que des serpents volants et des êtres ressemblant à des dragons descendirent des cieux pour leur enseigner les éléments essentiels de la civilisation.

Les dragons et serpents volants qui se trouvent dans la mythologie ancienne furent des lézards à grandes jambes qui avaient aussi la capacité de voyager dans leurs vaisseaux spatiaux. Comment autrement les anciens pouvaient-ils illustrer ce fait sauf qu'en leur fournissant des ailes ?

Même l'Ancien Testament décrit que le serpent du jardin d'Éden fut un lézard ou reptile, puisque, s'il avait perdu ses mains et ses pieds comme résultat de la chute de l'homme, alors logiquement il avait été précédemment un serpent ou un reptile avec ses extrémités.

 

©1990

La suite... L'arrivée des proto-sumériens 1

 

 

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1 septembre 2007 6 01 /09 /septembre /2007 15:50

 Un texte intéressant sur la symbolique du Serpent. Je me permettrai de dire ici que je me suis lancée dans une recherche depuis plusieurs mois pour connaître vraiment l'origine des choses et notamment pourquoi l'Humanité est autant en servitude aujourd'hui ? Ce qui m'a fait remonter très loin dans le temps et dans les vieux livres. Car dans les nouveaux -qui suivent le mouvement de la pensée unique et de la censure- on ne trouve plus rien. Mais surtout plus de preuves de l'Imposture dans laquelle baigne cette pauvre Humanité jusqu'à s'y noyer.

Vous vous souvenez sans doute que les pharaons Egyptiens portaient un uraeus sur le front. Le Serpent était aussi leur emblème. Je ne vais pas vous livrer ici le fruit de mes investigations aidée en cela par quelques nobles âmes... mais preuve à l'appui, nous allons vous démontrer que le Serpent des pharaons est associé au Serpent Rouge ou Serpent ancien dont il est question dans l'Apocalypse ou dans l'Ancien Testament et que dans la titulature qui accompagnait le pedigree des pharaons figurait l'expression "Maître du monde" ou "Prince de ce monde"... étrange coïncidence quand on sait le mépris qu'ils avaient pour le Peuple.

Le Peuple qui faisait partie de la troisième caste, celle équivalent au "parias" en Inde.  La caste des esclaves et des misérables dont ils se servaient comme d'une main d'oeuvre gratuite pour construire leurs gigantesques monuments. Les deux autres castes étant celle des Guerriers et bien sûr, la caste Sacerdotale qui régnait sur tout le reste. Ce sont les prêtres d'ailleurs qui maintenait la Caste méprisée dans une ignorance et une inculture totale afin de mieux l'asservir à de fausses croyances. Ainsi les hiéroglyphes possédaient plusieurs sens, un pour le Vulgaire -le Peuple- et un autre Allégorique pour les Initiés. Lorsque le "Vulgaire" voyait une abeille, il pensait à l'animal. Cela signifiait en vérité "Peuple Obéissant"... souvenez vous des "abeilles" sur la cape de Napoléon ou celles que l'on a trouvé dans la tombe d'un roi mérovingien... voyez un peu comme la symbolique est importante pour comprendre le monde où nous vivons.

On va prendre un autre exemple -mais il y en a 100 000- le Scarabée... en laissant parler Celui qui sait, en précisant que les croix remplacent des hiéroglypes ou des caractères arabes...  "Nous remarquerons d'abord que l'image d'un Scarabée exprime le mot Monde terrestre, ainsi qu'on le voit A la page 98 de la Grammaire de l'Egyptologue. On s'apercevra aisément, que cette propriété du Scarabée de désigner le Monde d'ici bas, tient non seulement A l'identité des syllabes initiales de son nom avec les mots qui désignent le Monde, mais aussi à l'allégorie, qui rattache cet insecte au Monde qu'il caractérise dans les mythes égyptiens. Enfin, les formes nominales du Scarabée peuvent, dans le langage mystique, faire allusion à leur homophone qui signifie siercus, excrementum, finius; ce qui rentre également dans le mythe du Scarabée-Créateur, d'où l'épithète arabe xxx paler stercoris — identique à celle de Dominus stercoris, laquelle, dans le Nouveau Testament, désigne Satan, le Prince de ce Monde, l'esprit immonde, le génie malfaisant — idées exprimées collectivement par la légende hiéroglyphique xxx."

Le Serpent qui se mord la queue et qui entoure la Terre et dont il est question justement dans les Protocoles des Sages de Sion -qui sont soit-disant des faux- ont une signification bien précise. On peut même vous dire que qu'il correspond au projet des Maîtres du Monde qui est de mettre tous les pays sous tutelle. Pour ce faire, ils se servent de l'ONU. Dès que tous les pays en feront partie, ce sera foutu pour l'Humanité. Dans l'immédiat, il ne manque que le Vatican. Nous vous expliquerons la symbolique du logo de l'ONU ainsi que la signification des deux branches... que l'on retrouve aussi dans certains logos sionistes. On retrouve ces branches aussi sur les peintures en Egypte...

Je ne sais pas si tous les sites conspirationnistes ont fait notre recherche mais une chose est certaine... il s'est mis en place ici, il y a des milliers d'années, quelque chose d'immonde qui n'est jamais mort et qui vise à asservir complètement l'Humanité. C'est la conclusion de notre recherche.

Observez le logo de l'ONU...

Ci dessous une médaille nazie... regardez l'aigle au centre...

 

une partie du dollar américain avec aigle et branche...

ci-dessous la déclaration des droits de l'homme avec une partie du  Serpent qui se mord la queue au milieu... la pyramide... le soleil flamboyant... notez la liane de feuilles...

 

 

Le serpent et l'anneau.

 

par Frédéric de Rougemont

Extrait de son livre

Le peuple primitif, sa religion, son histoire et sa civilisation

1885

au chapitre

Symboles de l'éternité et de la vie divine


Dans le langage symbolique de l'Antiquité, le serpent est, en premier lieu, le plus intelligent de tous les animaux, comme dit la Genèse. C'est dans ce sens que Jésus-Christ disait à ses disciples : « Soyez prudents comme des serpents. » De même, le nom grec du dragon signifie celui qui voit, et en Chine, Long ou le dragon ailé est l'être qui excelle en intelligence. A ce titre, le serpent peut devenir le symbole aussi bien de l'Intelligence divine que des anges, de Dieu que de Satan qui a fait de cet animal l'instrument de la séduction d'Eve. Cet emblème a donc deux sens contradictoires2, mais nous n'avons ici à nous occuper que du premier de ces sens. Le dieu spécial de l'intelligence, Thoth = Hermès = Mercure, et celui de l'intelligence qui guérit, Asclépius= Esculape, ont le serpent pour attribut. Les Intelligences célestes sont des serpents ou séraphins3; et chez les Grecs, les esprits des morts, des héros, apparaissaient sous la forme de serpents.

Mais ce sens symbolique du serpent est fort restreint: en Chaldée, cet animal (CHIV'JA) est l'être vivant (CHAIA) par excellence. Sa vie est fort longue ; on ne remarque en lui aucun signe de vieillesse, il ne fait, au contraire, que croître toujours plus, et chaque année il semble se rajeunir en changeant de peau. Aussi figure-t-il de préférence Dieu qui a en lui la plénitude de la vie, ou la vie que Dieu donne au monde.

Il avait d'ailleurs vivement frappé les hommes du premier monde par l'excessive rapidité de son corps privé de pieds et d'ailes, et par sa souplesse, qui lui fait décrire cent figures différentes. On sentait quelque chose de royal, de divin, dans la puissance de tuer par le souffle seul, qu'on attribuait en Égypte à l'uraeus, et qui lui donnait un droit de vie et de mort sur tous les êres vivants. Enfin, cet animal, qui dort enroulé sur lui-même peut former, en se mordant la queue, un anneau sans commencement ni fin, qui est un excellent emblème de l'éternité 4.

Le dieu suprême des Chaldéens, Bel, était adoré sous la forme de ce serpent ou dragon qui est connu de tous par un des livres Apocryphes de l'Ancien Testament.
Nous avons déjà parlé d'un des théothées des Phéniciens, Ophion, le serpent de Baal.
L'uraeus, qui est l'attribut de plusieurs divinités de l'Égypte, l'est tout spécialement de l'Esprit démiurgique, Kneph ou Agathodaemon, qui, « sous la figure d'un serpent aux ailes d'épervier et de l'aspect le plus doux, illumine, en ouvrant les yeux, tout l'espace, et en les fermant, le replonge dans les ténèbres5. »
Chez les Orphiques, le démiurge est, au point de vue théiste, le Temps Illimité, dragon qui produit le chaos et y dépose l'œuf du monde.
Au lieu de dire, avec la Bible, que l'Éternel soutient le monde par sa parole puissante, l'Inde peint le monde reposant sur
un serpent qui se mord la queue ; l'Égypte enveloppait d'un serpent ou de Kneph une croix grecque, emblème du monde, et la Phénicie en enroulait un autour de l'œuf cosmique6.
Si l'aigle était les armes des Mexicains, les Incas avaient le serpent, qui figure certainement ici le dieu suprême. On avait peint aussi de grandes couleuvres dans toutes les maisons appartenant à ces rois du Pérou 7.

Quand les Goands de l'Inde ont une religion éminemment théiste, on doit reconnaître des symboles de la Divinité, et non de simples fétiches, dans les serpents qu'adoraient les autres aborigènes antérieurement à la propagation du brahmanisme et du bouddhisme.

C'était assurément dans la même pensée que les indigènes de l'Abyssinie faisaient des serpents le principal objet de leur culte, et nous ne saurions en attribuer arbitrairement une autre à tous les ophiolâtres de l'Afrique moderne, dont nous parlerons en détail ailleurs.

Le nom de Vieux, de Grand-Père, que les Monnitaris (dans l'Amérique du Nord) donnent à un serpent bienfaisant, d'une grandeur immense, qu'ils supposent vivre dans le Missouri et avoir été autrefois un homme (un être intelligent), indique suffisamment que l'objet réel de leur culte est Dieu même, le Grand-Esprit.

Cependant, la matière primordiale étant devenue dans le paganisme l'épouse et l'égale de Dieu, le serpent est aussi devenu, comme l'oiseau et la harpe, l'attribut des Grandes-Mères. Hathor prend parfois la forme d'un serpent.

En Chine, Niu-va, qui est une Hathor, a le corps d'un serpent. Rhéa, poursuivie par son fils Jupiter (qui est un Khem, Har-seph), se métamorphose, pour lui échapper, en un serpent ; ce qui signifie que la matière primordiale ( Rhéa ), malgré la vie divine qui la remplissait ( le serpent), résistait aux efforts du démiurge (Jupiter) qui voulait la rendre féconde.

Cependant le serpent signifie plus habituellement la vie que Dieu communique à la matière qui est par elle- même morte, inerte. Tels les serpents qui entourent les déesses de la nature. Quand Neith est androgyne et léontocéphale, et qu'elle tient d'une main la tête, de l'autre la queue d'un grand serpent qui se roule autour d'elle en servant d'appui à ses pieds, cela veut dire que la nature, qui est ici confondue avec Dieu (ou androgyne) et qui est censée lumineuse par elle-même (léontocéphale), est en possession d'une vie éternelle (le serpent) qui est sa base et qui circule de toute part autour d'elle.

Les replis du serpent marquent peut-être d'une manière plus spéciale la route tortueuse du soleil, qui est la source visible de la vie physique. Tel est, fort probablement, le sens du serpent quand il entoure un dieu solaire, tel que Mithras léontocéphale. Le vase placé entre les jambes de ce dieu, et dans lequel le reptile plonge sa tête et sa queue, figure le principe humide qui est indispensable à la reproduction de la vie. C'est là, pareillement, le sens de la coupe que Minerve, ou Hygie, présente au serpent d'Esculape. Ce serpent symbolise moins encore l'intelligence divine que la vie que ce Dieu entretient chez les mortels.

Parfois le serpent est double, solaire et lunaire, pour exprimer le principe actif et le principe passif de la vie. Ainsi, sur un cône asiatique, on voit Vénus androgyne tenant d'une main un serpent mâle dont la tête est ornée des rayons du soleil, et de l'autre un serpent femelle qui a la tête surmontée d'un croissant.

Enfin, le monde organisé ayant pris dans le paganisme la place de Dieu, le serpent devint son emblème. Son changement annuel de peau figurait et le renouvellement annuel de la nature terrestre, et les successives palingénésies de l'univers. Ses écailles représentaient les astres, et on le disait lourd comme la terre, glissant comme l'eau 8. C'est ainsi que s'exprimaient en particulier
les Égyptiens.

Les Grecs symbolisaient plus spécialement la terre par le serpent, quand ils donnaient des serpents au lieu de pieds aux autochthones qu'ils supposaient nés de la terre, ou au premier homme formé d'argile.

Les Chinois ont fait du serpent, qui est pour eux avant tout l'être intelligent, un monstre symbolique, qui est devenu en quelque manière leur armoirie. « Le dragon peut à son gré se rendre visible ou invisible, se rapetisser ou s'allonger (car il est dieu). Dans le printemps, il est au-dessus des nues ( pour donner à la terre la pluie qui est sa vie), et en automne au fond des eaux. Les cornes qui chargent sa tête, marquent sa force. Oiseau démiurgique
comme Kneph , il a des ailes d'oiseau et des griffes d'épervier. Sa queue, démesurément longue et couverte d'écailles, est celle du crocodile, qui est en Égypte l'attribut de Sev=Saturne=Élohim 9. »

Quant à l'anneau, il signifiait
l'éternité chez les Egyptiens, les Perses et les Hindous. Symbole de Dieu, il a participé à sa toute-puissance, et acquis des forces magiques; d'où les bagues enchantées.

L'année, en revenant à son point de départ, forme un cercle, un anneau, analogue à celui de l'éternité. L'anneau est une couronne, et la couronne de fleurs, chez les Slaves, est l'emblème d'une longue vie. Les prêtres, image vivante de la Divinité, placèrent, dès les temps les plus anciens, sur leur tête une couronne, et les rois en firent autant. Cet insigne parait les convives dans les grands festins, qui se célébraient tous, dans l'origine, en l'honneur d'un Dieu. On couronna enfin les guerriers vainqueurs, les poëtes, les orateurs, tous les hommes qui, par leurs brillantes actions ou par leurs talents extraordinaires , attestaient la présence en eux d'une vie éternelle et divine.

Notons en terminant que l'anneau passé au nez a un tout autre sens symbolique que l'anneau emblème de l'éternité. Il marque la dépendance de l'homme et sa consécration à Dieu. Il provient de la coutume de mettre une boucle aux narines des chameaux et des boeufs pour les conduire. En Perse, au temps de Chardin, toutes les femmes, guèbres et autres, portaient un anneau à la narine gauche, et les poissons sacrés en avaient aussi, au nez, de cuivre, d'argent ou d'or. Les femmes de l'Inde et celles de plusieurs contrées de l'Afrique portent ce même ornement, qui, primitivement, avait certainement un sens symbolique.

Posté par Adriana Evangelizt

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26 novembre 2006 7 26 /11 /novembre /2006 21:44

 

 

 

 

 

Le Beau nom de Lucifer  

Qui apporte la Lumière

 

 

 

Avant que l'Eglise catholique et romaine ne souille à jamais le nom de Lucifer, celui-ci avait une connotation positive. Dans la langue latine, le mot Lucifer signifie : Porte lumière (adjectif) ou Astre du matin (nom). Il a été utilisé par les premiers chrétiens pour désigner le Christ, la « Lumière du monde ». Dans l'Apocalypse, (II, 8 ; XXII, 16) Jésus se donne à lui-même le nom d'étoile du matin (Lucifer) et il désigne également l'Esprit saint sous ce nom. Pendant les trois premiers siècles de l'Eglise, plusieurs chrétiens ont porté ce beau nom.

Dans le paganisme romain, Lucifer était un dieu céleste qui vivait sous l'Olympe. Avec les Saisons, le fils de Jupiter et de la déesse Aurore était chargé d'atteler et de dételer les chevaux du char conduit par le Soleil. Lucifer était le chef et le guide des Astres. Cette ancienne divinité païenne est toujours visible dans le ciel, c'est l'étoile du matin, la planète Vénus qui brille à l'Orient, avant le lever du Soleil. Le soir, Vénus brille à l'Occident et prend le nom de Vesper, une autre divinité romaine. Les Grecs connaissaient aussi le dieu Lucifer, ils le nommaient Phosphoros ou Eosphoros. A Babylone, Vénus était l'étoile d'Ishtar, la déesse des batailles, de l'amour et de la fécondité. A Rome, Diane (Artémis), la déesse lunaire, était appelée Lucifera, la Porteuse de lumière.

Lucifer de Cagliari

 

Parmi les nombreux chrétiens qui ont porté le nom de Lucifer, le plus connu est l'évêque de Cagliari, mort entre 370 et 372. Cet évêque latin est l'auteur du schisme luciférien et le père spirituel des Lucifériens. Il nous a révélé la fragilité du don spirituel et du pouvoir sacerdotal, en sorte que nous ne soyons pas abusés par l'Eglise. Par son schisme avec Rome, il nous a montré la voie vers la lumière et la délivrance du joug de l'esclavage.

Lucifer est honoré comme saint en Sardaigne et dans l'Eglise orthodoxe de France fondée par Monseigneur Jean de Saint-Denis, où les chrétiens font mémoire de lui le 20 mai. Les papes ont toujours refusé de sanctifier Lucifer de Cagliari. Urbain VIII et Innocent X défendirent de discuter sur sa sainteté à cause de son schisme contre Rome. Son combat héroïque pour la défense de l'orthodoxie contre l'hérésie ne fut jamais récompensé par l'Eglise catholique, pour qui seule compte la soumission au souverain pontife.

Profession de foi de saint Lucifer de Cagliari



Nous, nous croyons au Père qui n'est pas le Fils, mais qui a le Fils éternel et incréé près de lui. Et nous croyons au Fils qui n'est pas le Père. Il a été engendré et non créé par le Père. Nous croyons en l'Esprit saint qui est le véritable esprit de Dieu. Nous confessons une seule substance de la Divine Trinité, parce que tel est le Père selon la substance, tel est le Fils engendré. L'Esprit saint n'est pas une créature, mais l'esprit de Dieu. Il n'est pas d'une autre substance que celle du Père et du Fils. Il est de la même substance avec le Père et le Fils, de la même nature divine.  

 

Titres des oeuvres de saint Lucifer de Cagliari



Saint Lucifer nous a laissé plusieurs pamphlets contre l'empereur Constance, qui sont rassemblés dans le tome 13 de la Patrologie latine de l'abbé Migne (1845). Les oeuvres de saint Lucifer contiennent de nombreuses citations de l'Itala, l'ancienne version latine de la Bible, antérieure à la Vulgate hérétique de Jérôme. Les six pamphlets connus de saint Lucifer ont été écrits entre 355 et 361, pendant sa période d'exil et donc avant son schisme. Saint Lucifer a écrit d'autres livres après 363, mais ils ont été perdus. Les pamphlets de Lucifer ne révèlent pas la pensée du saint évêque au moment de sa mort. On peut raisonnablement croire qu'il est mort dans le schisme et la haine contre Rome, « la synagogue du démon », mais non dans l'apostasie de la foi nicéenne.

De non conveniendo cum haereticis
(De ce qu'il ne faut pas communiquer avec les hérétiques)

De regibus apostaticis
(Des rois apostats)

Pro sancto Athanasio
(pour saint Athanase), livre premier

Pro sancto Athanasio
(pour saint Athanase), livre second

De non parcendo in Deum delinquentibus
(De ce qu'il n'y pas de pardon pour ceux qui pêchent contre Dieu)

Moriendum esse pro Dei Filio
(Qu'il faut mourir pour le Fils de Dieu)

 

Vie de saint Lucifer de Cagliari

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Le schisme luciférien

 

 

Vers la fin du IV e siècle, la rupture entre les Lucifériens les plus radicaux et les catholiques jugés hérétiques devient définitive. L'importante baisse des effectifs lucifériens, dont le mouvement était perpétuellement diabolisé et marginalisé par Rome, s'est produite quelques années après le concile de Constantinople (381) qui confirmait le Symbole de Nicée. Les quatre principaux documents qui témoignent de l'existence et de la doctrine des Lucifériens remontent à la fin du IV e siècle.

Un traité écrit par le prêtre Faustin, sur la Trinité
(Ad Gallam Placidiam de Trinitate, sive de fide contra Arianos).

Le Libellus precum ad imperatores est une requête adressée aux empereurs Valentinien, Théodose et Arcadius par Faustin et Marcellin, deux partisans de Lucifer. Cette requête permit aux Lucifériens d'obtenir la protection impériale en 384 et de faire cesser les brimades et les persécutions dont les accablaient les catholiques. Cependant la haine des catholiques pour les Lucifériens les conduira à diaboliser jusqu'au saint nom de Lucifer, qui était autrefois donné au Christ.

 

Libellus precum ad imperatores Valentinianum, Theodosium et Arcadium

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Le livre écrit par Jérôme, Altercatio Luciferiani et Orthodoxi (Dispute d'un Luciférien et d'un Orthodoxe), aussi connu sous le nom de Dialogus contra Luciferianos (Dialogue contre les Lucifériens). Ce livre composé pour la défense du concile d'Alexandrie met en scène un Luciférien et un orthodoxe s'opposant férocement dans un débat théologique. En plein débat, la capitulation déconcertante du Luciférien devant des arguments peu convaincants ne laisse aucun doute, ce débat est une fiction, il n'a jamais existé. Cependant, ce livre a le mérite de faire connaître la pensée luciférienne sur plusieurs points de doctrine (sacerdoce, baptême, don de l'Esprit saint etc.)

Un traité sur la foi (De fide orthodoxa contra Arianos alias de Filii divinitate et consubstantialitate) de saint Grégoire d'Elvire (fête le 24 avril), le successeur de saint Lucifer à la tête du mouvement luciférien. Ce traité a été faussement attribué à l'évêque Phédabe.

L'histoire du schisme luciférien demeure inconnue du grand public. Lucifer de Cagliari et les Lucifériens se sont séparés de l'Eglise catholique après le concile d'Alexandrie de 362 (ce synode réunissait 20 évêques présidés par saint Athanase). Les Lucifériens enseignaient que les évêques ariens et les évêques catholiques qui avaient communié avec eux n'avaient plus le pouvoir de conférer l'Esprit saint. Privés du don spirituel, ils étaient indignes de l'épiscopat et de toutes fonctions sacerdotales. De ce fait, ils n'avaient plus le pouvoir d'administrer les sacrements. Ils étaient donc incapables d'ordonner des successeurs légitimes. Les laïcs baptisés par ces évêques hérétiques n'étaient admis dans l'Eglise catholicos luciférienne qu'à condition de recevoir l'Esprit saint par une nouvelle imposition des mains. Les évêques hérétiques devaient renoncer définitivement au sacerdoce pour être pardonnés.

Ce point essentiel concernant le don spirituel est le fondement du luciférianisme. Pour les Lucifériens, le péché fait perdre irrémédiablement le pouvoir sacerdotal à l'ecclésiastique qui le commet. C'est pourquoi les évêques et les prêtres sacrilèges qui avaient adhéré à l'arianisme (au concile de Rimini, ils étaient plus de 400) devaient être définitivement exclus du clergé catholique.

Selon les principes du luciférianisme, l'Eglise catholique a corrompu le don spirituel en conservant en son sein des centaines d'évêques hérétiques. Les ariens rejetaient la divinité de Jésus-Christ pour privilégier le culte d'Adonaï, «seul vrai Dieu». Déchus du pouvoir sacerdotal, ils étaient incapables d'ordonner validement des successeurs. La perte de l'Esprit saint, qui a privé les évêques de la plénitude du sacerdoce, explique la corruption et les dérives sectaires du clergé romain depuis la fin du IV e siècle. Le clergé romain professe la foi d'un symbole moyenâgeux (le Filioque remonte à l'époque carolingienne), que les Eglises orthodoxes jugent hérétique.

Quelle était la foi luciférienne ? Tout simplement la foi trinitaire du concile de Nicée de 325. Ce symbole est antérieur à celui de Constantinople (381).

Nous croyons en un Dieu, Père omnipotent, créateur de tout ce qui est visible et invisible. Et en notre Seigneur, Jésus Christ, le Fils de Dieu, l'unique né du Père, qui est de la substance du Père, Dieu de Dieu, lumière de lumière, vrai Dieu de vrai Dieu, né, non créé, consubstantiel au Père, par qui toutes choses ont été faites, celles qui sont dans le ciel et sur la terre. Qui pour nous les hommes et pour notre salut est descendu, s'est incarné et s'est fait homme. Il a souffert, il est ressuscité le troisième jour, il est monté au ciel et il viendra juger les vivants et les morts. Et en l'Esprit saint.

Les lucifériens du IV e siècle croyaient à l'existence du démon et le voyaient oeuvrer au sein de l'Eglise catholique, semant le venin de l'hérésie et corrompant le clergé. A cette époque, l'esprit du mal était appelé le diable, Satan, Belial, Beelzebub, c'est-à-dire le Seigneur Mouche, mais jamais Lucifer. Après la mort de Lucifer de Cagliari, les principaux chefs du mouvement luciférien furent Grégoire d'Elvire (surnommé le Bétique) et Héraclidas d'Oxyrinque.

Les Lucifériens ont été accusés d'hérésie par les catholiques parce qu'ils croyaient que la nature de l'âme est charnelle et qu'elle est engendrée de la chair par transfusion. Reléguées dans la marginalité et diabolisées par une Eglise catholique qui devenait de plus en plus forte grâce au pouvoir de l'argent, seules quelques chapelles isolées ont persisté en Sardaigne, en Espagne et en Egypte durant le Haut moyen age.


Le mythe du démon Lucifer


« Les lucifériens tirent leur origine de Lucifer, un évêque de Sardaigne. Il s'éleva contre les évêques catholiques qui, durant la persécution de Constance, avaient consenti à la perfidie arienne, et, s'étant ensuite corrigés, étaient revenus à l'Eglise catholique, condamnant ce qu'ils avaient cru ou fait semblant de croire. L'Eglise catholique les reçut dans son sein maternel, comme Pierre, après qu'il eut pleuré son reniement. Cette charité maternelle fut mal prise par ces orgueilleux, qui, ne voulant pas recevoir ces repentis, se séparèrent de la communion de l'Eglise, et ainsi méritèrent de tomber avec leur chef Lucifer, cet astre de lumière qui précédait l'aurore. » (Dictionnaire de théologie catholique, sous la direction de Amann, Paris, 1926.)

Cette notice d'Isidore de Séville (+ 636) témoigne que l'Eglise moyenâgeuse avait totalement diabolisé le souvenir de Lucifer de Cagliari et du schisme luciférien en l'assimilant à la chute des anges rebelles. En fait, la chute de Lucifer et de ses anges est un mythe fondé sur une manipulation des Ecritures. Le parallèle entre Lucifer de Cagliari et l'ange Lucifer est clairement établit. Il procède d'une volonté de diabolisation. Il est certain que le nom de Lucifer n'était pas appliqué au diable avant le schisme luciférien. C'est un prêtre prévaricateur, nommé Jérôme, un adversaire déclaré des lucifériens, qui va donner naissance au mythe du démon Lucifer. Au chapitre 14, verset 12 du livre d'Isaïe, sa mauvaise traduction latine (il traduit le mot hébreu helel, astre brillant, par lucifer, au lieu de le traduire par stella splendida) et sa mauvaise interprétation du passage consacré au tyran Nabuchodonosor, roi de Babylone, est directement à l'origine du mythe démoniaque de Lucifer. Jérôme était le secrétaire de Damase, l'usurpateur qui avait fait exiler le véritable pape, saint Ursinus.

« Lucifer, c'est. à dire. Qui apporte la lumière, nom donné au prince des démons à cause de la beauté qui lui donnait l'apparence d'un astre brillant avant son péché. Comment-es-tu tombé du ciel, Lucifer, toi qui paraissais si brillant au point du jour ? dit Isaïe, chap. XIV, v. 12 » (Nouveau dictionnaire d'histoire et de géographie anciennes et modernes par Ed. D'ault-Dumesnil, Louis Dubeux et l'abbé A. Crampon, chez Lecoffre, 1868)

 

Voici le passage d'Isaïe sur lequel repose la croyance erronée au démon Lucifer :


« Vous parlerez ainsi en figure contre le roi de Babylone, et vous direz : Comment ont cessé tout à coup ce maître impitoyable et le tribut qu'il exigeait de nous ?
Le Seigneur a brisé la verge des impies, le sceptre des dominateurs,
Celui qui frappait les peuples d'une plaie incurable, celui qui commandait aux nations dans sa colère et les persécutait sans relâche.
Toute la terre s'est reposée en silence, elle s'est réjouie, elle a jeté des cris d'allégresse.
Les sapins et les cèdres du Liban ont vu avec joie sa ruine. Tu dors, ont-ils dit : qui maintenant s'élèvera contre nous.
A ton approche, le séjour de la mort a été troublé jusqu'au fond de ses abîmes, au-devant de toi se sont élancés les princes qui l'habitent ; les maîtres de la terre, les rois des nations sont descendus de leurs trônes.
Tous ont élevé leur voix et ont dit : Eh quoi ! tu as été blessé comme l'un de nous ; tu es devenu semblable à nous.
Ta gloire est tombée dans l'abîme, ton cadavre est étendu sur la terre ; les insectes te dévorent, les vers forment ton vêtement.
Comment es-tu tombé du ciel, astre brillant, fils de l'Aurore ? Comment es-tu renversé sur la terre, toi qui frappais les nations ?
Tu disais dans ton coeur : Je monterai au plus haut des cieux, j'établirai mon trône au-dessus des astres ; je me reposerai près de l'aquilon, sur la montagne du testament.
Je m'élèverai au-dessus des nuées ; je serai semblable au Très-Haut.
Mais tu seras jeté dans l'enfer, au plus profond de l'abîme.
Ceux qui te verront se pencheront vers toi, te regarderont de près et diront : Est-ce là cet homme qui a troublé la terre, qui a ébranlé les royaumes,
Qui a fait de l'univers une solitude, qui a renversé les villes, et qui ne délivre point ses captifs ?
Les rois des nations sont morts dans la gloire : tous ont leur tombeau.
Pour toi, jeté hors du sépulcre, comme une racine souillée, comme des lambeaux couverts de sang, confondu avec les soldats tombés sous le glaive et précipités sans honneur dans la fosse, comme un cadavre hideux.
Tu n'entreras pas en partage de leur sépulcre : tu as ruiné ton pays, tu as massacré ton peuple : la race des méchants ne durera pas toujours. » (La sainte Bible, Traduction nouvelle, De Perrodil et Ce, éditeurs, 1846)

On voit bien que ce texte peut être appliqué à Nabuchodonosor, à Nabonide, à Sargon II, ou à Sennachérib ; mais sûrement pas à Lucifer, le Dieu d'amour et de lumière, ni à saint Lucifer de Cagliari. Ce texte est une malédiction contre le roi de Babylone. Dans l'antiquité, il était courant de comparer les puissants aux astres (Voir dans l'Ecclésiastique, chapitre 50, verset 6 et 7, le grand prêtre Simon est comparé à l'étoile du matin, à la pleine lune et au soleil resplendissant)



Le mythe de la chute en enfer de Lucifer, le plus beau des anges, qui devient le hideux prince des démons, est né au Ve siècle, sous l'influence de Jérôme, un prêtre prévaricateur qui haïssait les Lucifériens. A travers ce mythe, on reconnaît l'histoire de Lucifer de Cagliari « qui avait perdu les lumières de la charité et qui était tombé dans les ténèbres du schisme », pour reprendre l'expression employée par les catholiques. La diabolisation de saint Lucifer et des Lucifériens est l'oeuvre des évêques ariens et de leurs sympathisants, qui ont gangrené l'Eglise catholique et corrompu à jamais le sacerdoce apostolique. Le démon Lucifer est une invention de l'Eglise romaine.

 

Les lucifériens du Moyen-Age



Au Moyen Age, dans le langage populaire et clérical, le nom des lucifériens était devenu synonyme d'adorateurs du prince des démons et le mot luciférianisme, un synonyme d'hérésie. Le mot "Lucifériens" vient du latin Luciferiani et désignait à l'origine les partisans de Lucifer de Cagliari. Le Moyen Age, sur lequel l'Eglise a voulu régner sans partage, fut le temps de l'obscurantisme religieux. La « Sainte » Inquisition, ce monstre froid vomit par le pape Grégoire IX, n'a témoigné aucune charité chrétienne envers ceux qu'elle déclarait hérétiques ou sorciers. Cette institution tortionnaire confiée aux dominicains a imposé sa doctrine par la terreur, allumant partout les bûchers de l'holocauste. C'est à partir de l'an 1000 que les peurs et les superstitions véhiculées par le clergé vont déchaîner des torrents de haine et d'injustice contre les minorités religieuses. La traque des « ennemis de la foi » soupçonnés de sorcellerie et la misogynie cléricale conduisirent à de véritables génocides. Les femmes et les homosexuels furent les principales victimes de l'Inquisition. Les inquisiteurs ne tuaient pas eux-mêmes leurs victimes, mais c'est bien eux qui les condamnaient à la torture et à la mort en les livrant au bras séculier, c'est-à-dire au pouvoir politique subordonné à l'Eglise. Ce sont les inquisiteurs zélés qui prêchaient les croisades sanglantes contre les hérétiques. Avec l'Inquisition, on est très loin de la charité chrétienne, la charité n'existe plus !

Selon Euthymus Zigabémus (fin du XI e siècle), les bogomiles de Bulgarie croyaient que Satan était le Fils de Dieu. Ils disaient qu'il était le frère aîné du Christ (le Verbe). Satan, qui était l'administrateur de la puissance de Dieu se révolta contre le Père et fut chassé du ciel. Malgré sa chute, Satan conserva son pouvoir de création. C'est lui qui aurait créé la terre et toutes les créatures terrestres. Il a façonné le corps d'Adam auquel le Père a insufflé la vie. Le diable serait le père de Caïn et de sa descendance. C'est Satan qui aurait inspiré la religion mosaïque. Avec ses satellites, il aurait habité le temple de Jérusalem et les églises catholiques. Enfin, Satan serait plus puissant que le Christ. Ce dernier aurait prescrit à ses disciples de rendre hommage à sa puissance démoniaque.

C'est à partir d'une mauvaise compréhension de la doctrine des bogomiles que les catholiques vont attribuer des croyances sataniques aux néo-manichéens. Les Albigeois ou Cathares et les Vaudois furent les cibles de l'Inquisition. Ils furent accusés de rendre un culte au démon Lucifer parce leurs croyances « portaient une grave atteinte à la foi catholique ». A cette époque, rejeter la foi catholique, s'était se déclarer ennemi de la société et de l'Eglise. Les Stédingiens étaient des paysans germaniques qui refusaient de payer les dîmes à l'archevêque de Hambourg et qui résistaient à son autorité. Pour cela, ils furent désignés comme lucifériens et accusés de sorcellerie au synode de Brême (le 17 mars 1230) Voici l'accusation qui déclencha la croisade contre eux :

« Il est de notoriété publique que ces gens méprisent complètement les clefs de l'Eglise et les sacrements ecclésiastiques de tout ordre, qu'ils dévastent et incendient couvents et églises, qu'ils commettent le parjure sans aucun scrupule, comme si c'était quelque chose de permis, qu'ils se comportent à l'endroit du corps du Christ d'une manière si effroyable que la bouche ne saurait l'exprimer, qu'ils se mettent en rapport avec les mauvais esprits, en fabriquant des images de cire, s'inspirent des conseils de devineresses et pratiquent toutes sortes d'oeuvres de la puissance des ténèbres, que, malgré des avertissements nombreux, ils se refusèrent à faire pénitence et rejetèrent toute exhortation. Considérant que tout ceci est attesté sans doute possible et est conforme à la vérité, les Stédingiens sont tenus pour hérétiques et condamnés comme tels. » (Dictionnaire de théologie catholique, sous la direction de Amann, Paris, 1926.)

Les frères prêcheurs (dominicains) furent les orateurs zélés de cette croisade. Après plusieurs batailles contre les croisés, les Stédingiens, inférieurs en nombre, furent taillés en pièces à la bataille de d'Altenesh, le 27 mai 1234.

Toutes les accusations de sorcellerie et de pratiques sataniques portées contre les manichéens (Cathares), les Vaudois et les Stédingiens sont fausses et mensongères. Elles relèvent de techniques sectaires visant à exciter les masses pour mieux écraser ceux et celles qui refusaient le joug ecclésiastique. On sait que les Cathares rejetaient l'Ancien Testament et la doctrine catholique comme des oeuvres diaboliques ; qu'ils privilégiaient l'Evangile de saint Jean et voyaient le monde et la chair comme les créations du Mal. Ils étaient pacifistes, végétariens et rejetaient le mariage. Pour l'Eglise, quiconque rejetait son autorité était suspect d'adorer le diable. Les assemblées nocturnes et secrètes des néo-manichéens firent croire à l'Eglise que les hérétiques y adoraient le diable. Ces superstitions cléricales ont donné naissance aux sabbats diaboliques (aussi appelés vaudoiseries) auxquels se livreront plus tard certains adeptes du culte de Satan.

Les sabbats sataniques décrits par l'Inquisition n'ont rien à voir avec la réalité des fêtes champêtres qui perpétuaient d'anciennes traditions païennes et polythéistes. L'Eglise qui condamnait autrefois les fêtes païennes héritées des anciens n'a pas changé d'un iota son attitude intolérante. Aujourd'hui, elle part en croisade contre Halloween. L'Eglise voudrait bien pouvoir faire interdire cette fête ou au moins la christianiser en une fête « moralement correct », en remplaçant les déguisements de sorcières, squelettes et monstres par des déguisements de moines, de saintes ou de chevaliers croisés.

Au Moyen Age, les superstitions du clergé véhiculaient toujours les mêmes clichés. Les hérétiques étaient accusés de se réunir certaines nuits pour chanter les litanies du démon, en tenant à la main une torche allumée. Le diable répondait à leurs invocations en apparaissant sous une forme animale, chat, crapaud, bouc, etc. Dès que le diable était là, toutes les torches étaient éteintes et les participants se livraient à la débauche. Les enfants nés d'unions incestueuses étaient brûlés sur un bûcher huit jours après leur naissance. Les cendres du nouveau-né étaient conservées précieusement, avec la même vénération que les catholiques ont pour l'hostie consacrée. Ces cendres avaient un pouvoir diabolique, celui d'enfermer dans l'hérésie quiconque en avait mangé, même une seule pincée.

On se rappellera que les mêmes accusations étaient portées contre les premiers chrétiens. Ils étaient suspectés de se réunir en des lieux secrets pour adorer une divinité grotesque, d'y sacrifier un enfant couvert de farine, de manger sa chair et de boire son sang avant de se livrer à la débauche dans les ténèbres. On voit bien que ces superstitions procèdent d'une mauvaise connaissance du rituel de la communion eucharistique.

La bulle de Grégoire IX, « Vox in Rama », datée du 13 juin 1233, par laquelle certains veulent prouver l'existence d'une secte de Lucifériens adorateurs de l'esprit du mal, est un tissu d'élucubrations, qui visent à diaboliser les néo-manichéens (au Moyen Age, les catholiques croyaient que les cathares tiraient leur nom du fait qu'ils embrassaient le derrière d'un chat, catus en latin), sont établies d'après les rapports de l'inquisiteur Conrad de Marburg, un psychopathe zélé et haineux.

« La bulle en question vise incontestablement ces hérétiques de la région rhénane que l'on a fini par baptiser du nom de lucifériens et dont on a voulu faire une secte spéciale. En réalité la comparaison du texte de Grégoire IX avec toutes les indications données ci-dessus ne permettent guère de douter que nous n'ayons affaire avec les mêmes racontars qui, depuis le XI e siècle, circulaient sur le compte des hérétiques de toute dénomination. Après avoir épanché sa douleur sur le mal que fait à l'Eglise une secte aussi monstrueuse, le pape décrit (évidemment d'après les rapports de Conrad) les rites hideux d'initiation qui se passent dans les conventicules des sectaires : Apparition du diable sous la forme d'un crapaud, baisers obscènes qui lui sont donnés par l'initié ; puis le diable se montre sous forme d'un homme d'une extraordinaire pâleur, aux yeux d'un noir terrible à qui le novice donne également un baiser, lequel fait évanouir en lui tout souvenir de la foi catholique. La-dessus tous les assistants prennent part à un festin, après quoi d'une statue, que l'on trouve toujours dans ces cérémonies, descend une chatte noire ; elle présente son derrière au novice, qui le baise, puis au président de l'assemblée qui en fait autant, et finalement à quiconque en est digne. Après des chants et une sorte d'instruction, on éteint les lumières et on passe aux plus répugnantes oeuvres de la luxure, sans distinguer entre proches et étrangers. Si les hommes sont en plus grand nombre que les femmes, ceux-ci satisfont entre eux leurs passions honteuses et de même, si les femmes sont plus nombreuses, elles satisfont leurs désirs entre elles, contre la nature. La lumière revenue, chacun reprend sa place, et d'un coin sombre surgit un homme étincelant comme un soleil depuis la tête jusqu'à la ceinture, et noir comme la chatte pour la partie inférieure du corps ; son éclat illumine la salle entière. Le président, prenant un morceau du vêtement de l'initié le tend à l'homme étincelant : Maître, dit-il, je te donne ce qui m'a été donné. Et l'autre de répondre : Tu m'as bien servi ; tu me serviras davantage et mieux ; je confie à tes soins ce que tu m'as donné. Sur quoi, il disparaît. Tels seraient, d'après les témoignages, les rites d'initiation. Grégoire IX ajoute que tous les ans, à Pâques, les sectaires vont communier en leurs paroisses (évidemment pour ne pas se trahir) ; mais au lieu d'avaler l'hostie, ils l'emportent en leurs maisons et la crachent dans les latrines par mépris pour le Rédempteur. Deux mots sont consacrés aux doctrines des sectaires : ils disent que le Dieu du ciel a violemment, contre toute justice et traîtreusement précipité Lucifer dans l'abîme. C'est en Lucifer que croient ces misérables ; pour eux, il est le créateur des choses célestes ; un jour il précipitera du ciel le Seigneur et retrouvera sa gloire première ; ce jour-là ses adeptes, grâce à lui, jouiront de l'éternelle béatitude. Et pour terminer la règle morale : Un luciférien ne fait rien de ce qui plaît à Dieu, il fait plutôt tout ce que Dieu déteste. » (Dictionnaire de théologie catholique, sous la direction de Amann, Paris, 1926.)

Cette bulle pontificale, regroupe les principaux « crimes » que l'Eglise attribue aux Lucifériens depuis l'an mil.


L'adoration du démon (Idolâtrie ou démonolâtrie)
L'apostasie (Rejet total de la foi catholique)
La zoophilie (Péché contre le sixième commandement)
La luxure (Péché contre le sixième commandement)
L'homosexualité (Péché contre le sixième commandement)
L'inceste (Péché contre le sixième commandement)
La haine des commandements de l'Eglise (péché contre la morale de l'Eglise)
Le sacrilège contre l'Eucharistie (péché entraînant l'excommunication)
L'hérésie blasphématoire (péché contre le premier commandement)
La haine de Dieu (péché contre le premier commandement)



Au Haut-Moyen Age, la propagande catholique romaine montrait les Lucifériens qui avaient suivit Lucifer de Cagliari semblables à des anges rebelles tombés en enfer. L'Eglise médiévale a accusé les néo-manichéens de rendre un culte à Lucifer, prince des démons. Aujourd'hui, elle amalgame Lucifériens et satanistes, bien que ces deux voies soient différentes. Le satanisme remonte au XVI e siècle. Les sorciers qui invoquent le diable ou prince des démons sous le nom de Satan, Lucifer ou Belzébuth sont d'obédience satanique et non luciférienne. Les cultes noirs se sont édifiés sur la haine de l'Inquisition, cet organisme corrompu déguisé en institution divine. L'acte central du culte satanique est la messe noire qui est célébrée sur le corps d'une femme nue. Le rituel satanique est le rituel catholique inversé, croix noire retournée, nappe et cierges noirs, prières latines inversées L'accouplement sexuel remplace la communion eucharistique. Le satanisme a été réformé par Anton Szandor La Vey qui a fondé à San Francisco l'Eglise de Satan, le 30 avril 1966.

La quête luciférienne qui porte le nom de luciférianisme ou luciférisme, c'est celle du saint Graal. La tradition médiévale représente le Graal sous la forme d'un vase taillé dans une émeraude extraite du front de Lucifer après sa chute. En fait, le Graal, c'est le breuvage de la Connaissance suprême. Cette connaissance procure l'illumination spirituelle. La quête luciférienne, c'est une évolution spirituelle, une montée des ténèbres de la foi vers la lumière de la Gnose.

L'obscurantisme religieux n'a jamais cessé de diaboliser la Rébellion contre les papes. La cause première du luciférianisme (et donc du luciférisme) fut le schisme de saint Lucifer de Cagliari. Le schisme, c'est le refus de soumission au pape et de communion avec ceux qui lui sont soumis. Le schisme est la porte par laquelle sont sortis les fils de la Rébellion. Les rejetons de saint Lucifer sont les fils de la lumière.

Même si on ne peut pas démontrer une paternité directe entre les Lucifériens de l'Antiquité, les néo-manichéens du Moyen Age et les magistes lucifériens, on ne peut nier que depuis le schisme de saint Lucifer de Cagliari, ceux qui ont porté le nom de Lucifériens se sont toujours d'avantage éloignés de l'Eglise, l'adversaire héréditaire, jusqu'à abjurer ce catholicisme misogyne, pudibond et anti-hédoniste pour marcher plus librement vers la Gnose salvatrice.

 

L'Antéchrist

 

6 32 3 34 35 1
7 11 27 28 8 30
19 14 16 15 23 24
18 20 22 21 17 13
25 29 10 9 26 12
36 5 33 4 2 31

 

Le total du carré magique du Soleil est de six cent soixante six, c'est le nombre de la Bête ou Antéchrist. Ceci nous révèle qui est véritablement ce que nous nommons l'Antéchrist. Il s'agit de l'énergie solaire, cosmique et spirituelle qui existait avant le Christ. En latin, le mot ante signifie avant et non anti. Il ne faut pas confondre l'Antéchrist avec l'Anti-Christ (Pour la définition des antichrists, voir première lettre de Jean, chapitre 2). L'Antéchrist, cette énergie porteuse de lumière, ce n'est ni le diable, ni un ange déchu ; c'est l'énergie atomique. Dans la Bible, on l'appelle Apollyon ou Abaddon, c'est-à-dire le Destructeur. Au Moyen Age, des prophètes manichéens l'ont appelé Satanael ou Luzabel. Cette énergie nucléaire, qui est universelle, est plus particulièrement concentrée dans les étoiles. Le Soleil, qui est l'étoile qui nous a donné la vie, est un gigantesque réacteur nucléaire qui brille au centre de notre univers.

Mais l'Antéchrist n'est pas seulement une énergie, c'est aussi et surtout le Verbe Divin. Cette Parole luciférienne est capable de s'incarner dans des corps de chair, elle peut guérir ou tuer. Elle a le pouvoir d'agir sur les éléments et de déclencher des cataclysmes. C'est sous ses différentes formes visibles que les polythéistes ont intuitivement adoré l'Antéchrist. Derrière le très ancien culte des Astres, les cultes judéo-chrétiens ont vu à tort le culte de Satan et de ses démons.

La sorcière luciférienne n'est pas vouée au Mal. Elle utilise la puissance des égrégores (substances intellectuelles) associée à celles de la Lune et des corps célestes dans le but d'acquérir la maîtrise. Ce pouvoir intérieur, c'est la liberté des enfants de la lumière.

 

Le tableau des heures planétaires est la clef de la sorcellerie luciférienne.

 
Le texte provenait du site de luciferiens.net qui aujourd'hui n'existe plus!


 

Posté par Adriana Evangelizt

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Published by Adriana Evangelizt - dans LE SYMBOLISME DU SERPENT
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26 novembre 2006 7 26 /11 /novembre /2006 20:24

La première partie de cette étude se trouve ICI..

 

Le symbolisme du Serpent

2

Le langage des formes

 

par Anne Osmont

 

 

C’est de cette Initiation très certainement que vinrent les enseignements qui donnèrent leur forme à la magie celtique et aussi à la magie de ces Celtes orientaux qui sont les Galates et une grande partie des peuples de l’Asie-Mineure. Aussi, voyons-nous, dans les Argonautiques de Valérius Flaccus la toison d’or, emblème de la science initiatique, gardée par un dragon. Ce dragon est vaincu par les héros grecs et, surtout, par les artifices de Médée. Une fois tué, Jason lui arrache les dents et les sème. II en naît des soldats qui s’entrégorgent. Hélas cela aussi est un signe des races celtiques. Si les peuples de la plus haute race blanche avaient été capables de s’unir et de se comprendre, toutes les attaques n’auraient fait que blanchir et disparaître devant elles. Mais, de tout temps, le celte a été l’ennemi du celte et, de cette désunion les envahisseurs ont profité. Quand il eût franchi le Rubicon, César trouva ses meilleurs auxiliaires dans ceux qu’il était venu combattre ; chacun oublia l’intérêt général pour ne se souvenir que des querelles particulières. Les Gaulois disaient déjà « Politique d’abord » comme de simples députés. C’est ainsi que ploya sous le génie rusé et tenace de Rome la valeur des guerriers au collier d’or réunis sous l’enseigne du pen-dragon. Le titre toutefois ne fut pas perdu et le cycle breton de nos chansons de geste le donne encore au roi Artus, cette fleur de chevalerie qui, suivant la légende, fut trop grand pour mourir et vit encore aux îles Fortunées, cet oasis atlantéen des Açores ou des Canaries. Partout, encore de nos jours, le serpent est mêlé à toutes les représentations de la magie.


Dans tout l’Orient et dans l’Afrique, le charmeur de serpents est le premier sorcier ; il représente, pour les initiés, le rythme qui domine les forces astrales, mais pour le populaire qui ne va pas si loin chercher ses motifs d’admiration, il est, surtout, l’enchantement de ceux qui, comme dit Kipling, « Jouent à tirer la mort par la barbe. »


Nous plaçant à un point de vue de l’Initié, qui seul importe, nous, rappellerons cet épisode de l’Exode où Moïse voit le peuple hébreu puni par la morsure des serpents des blasphèmes qu’il avait proférés. Moïse, « le plus doux entre les hommes », supplie l’Eternel de pardonner à ce peuple coupable et de lui donner les moyens de se préserver de ces douloureuses morsures et des troubles souvent mortels qu’elles entraînaient. Or, le Seigneur dit à son envoyé de faire fondre, par Aaron, son frère, un serpent d’airain qui, élevé sur une croix au milieu du camp, guérira par sa seule vue tout ceux qui élèveront vers lui leurs regards. Ici, nous touchons a l’un des points les plus marquants de la magie, la guérison du mal par son semblable, une sorte d’homéopathie transcendante. Ce ne sont pas les choses en elles-mêmes qui agissent sur nous, aussi bien au point de vue physique que du point de vue psychique ou moral. C’est la position ou la forme du symbole, c’est-à-dire, en grande partie, la direction d’intention. C’est cette direction d’intention qui donne à l’agent magique son utilisation dans telle ou telle forme adoptée. C’est ce qui ressort aussi d’un mythe analogue : celui de la lance d’Achille et de celle de Parsifal, qui portent tout ensemble la maladie et la guérison. Et ceci est la manifestation la plus évidente de la similitude du serpent et du monde astral. Et telle est la puissance de ce serpent que nous le voyons utilisé par les dieux hindous, dans le barattement de la mer de lait, qui sauve le monde prêt à périr. C’est encore le serpent qui avale la bave délétère du serpent Vasouki et le sauve de nouveau grâce à l’intervention de Siva.


Nous voyons par ces exemples que le serpent, et les forces astrales dont il est le symbole, seront bonnes ou mauvaises selon que nous les mettrons en œuvre d’une manière ou d’une autre. Ainsi, quand on trace un pantacle, il peut être à fin d’attirer ou de repousser les objets qu’il représente ou emblématise. Dans les premiers temps de sa fondation, Byzance fut infestée par une invasion de serpents qui la rendaient inhabitable. Elle fut délivrée de ce péril par un magicien qui fit tailler, dans une conjonction propice des astres, un trépied formé de trois serpents de bronze, grâce à quoi l’on ne revit jamais de serpents dans le pays. Les empereurs chrétiens conservèrent ce trépied ; mais il fut détruit par les Musulmans à qui leur religion interdit comme idolâtrie la représentation des créatures vivantes.
Dans le temps où les Gnostiques cherchaient dans une exégèse parfois fantaisiste le sens des mystères chrétiens, une secte se forma des adorateurs du serpent : les Ophites. Les initiés de cette secte savaient que ce serpent, qu’ils appelaient Knouphis, était une image du Verbe, en tant qu’agent transformateur de la Création, différenciateur de la Monade primitive, créateur par conséquent de toute forme et de toute vie. Ils disaient que le serpent ainsi considéré les portait à communier avec les Forces de la Nature, et cela était réel. Mais
les sectateurs ne comprirent pas tous les vues élevées de cet enseignement.


Il n’est pas donné à tout le monde d’exalter l’amour des choses créées sous la forme admirable du Cantique des Créatures tel que le chanta saint François d’Assise. Une fois de plus, l’erreur du vulgaire blasphéma le nom très sacré de l’Amour. Ils ne songèrent point à l’Amour « qui meut le Soleil et les autres étoiles », mais le prirent dans son sens le plus bas et firent dégénérer en orgies leurs cérémonies rituelles.


Une semblable erreur porte les femmes à s’unir au serpent dans une étreinte inquiétante. On se rappelle, dans Salammbô, que la vierge se livre à l’étreinte du serpent, qui est le génie funéraire de la famille Barca. Ici, le serpent reprend le sens de Ob, la force passive ; et nous le trouvons de chaque coté des autels laraires des foyers romains, manifestant mieux encore son état passif par cette dualité. De même, les mères des héros affirment souvent avoir conçu d’un serpent sacré leur fils qui étonne le monde. Telle fut Olympias, mère d’Alexandre qui porta longtemps sur le corps la trace du serpent à qui elle s’était abandonnée. Affirmation reprise plus tard par la mère d’Octave-Auguste. Il est permis de se demander ce qu il y avait de réel dans ces dires et si les femmes qui affirmaient de telles choses ne s’étaient pas livrées, volontairement ou involontairement, au Maître des apparences. Menteur et Père du mensonge, qui connaît le secret des rêves et qui sait où finit et commence la réalité.


Ici le serpent est réellement le Diable dans le sens de l’Astral impur. Mais l’astral sera impur ou pur selon que nous le voudrons, dès le moment où nous serons capables de voir et de vouloir. Soumis à la sereine volonté du Mage le Serpent sera une garde héroïque et précieuse. C’est le serpent aux sept têtes qui ombrage de sa flexibilité inclinée le Bouddha en méditation. C’est que le Bouddha est enfin sorti du monde illusoire de Maya ; la vanité des formes n’a plus de prise sur lui. II est donc légitime que tout, en ce monde, le serve, l’abrite, lui apporte la paix dont il a besoin. Cette paix, ce calme du sage, Moïse nous le fait voir dans sa rencontre avec les magiciens de Pharaon. Il jette sa baguette à terre ; la voilà changée en serpent. Les prêtres d’Osiris imitent ce geste et le résultat est le même. Mais le serpent issu de la baguette de Moïse dévore tous les autres serpents. Ceci s’explique fort aisément. Tous les initiés, quelle que soit la direction de leur pensée, peuvent atteindre le monde astral régi par la volonté et le savoir que représente la baguette, mais il est dans la destinée de la Loi de toujours triompher en fin de compte. Le vulgaire peut le nier ; les mages qui veulent profiter de son erreur pour asseoir leur domination peuvent se donner l’air d’en douter et de le nier même, mais ils ne l’ignorent point. Ils savent que le Dieu solaire sera toujours victorieux dans sa lutte contre les ombres. Ils savent que toujours la ténèbre sera percée par les claires flèches du jour car le défaut de la ténèbre est de n’avoir pas d’existence propre, d’être, comme le Mal lui-même, née de la privation de la Lumière et du Bien. Et toujours l’heure doit venir où le Dominateur doit apparaître et dire, ainsi que dans le Psaume : Je n’ai fait que passer, il n’était déjà plus.


C’est cette victoire que symbolise la flèche toujours mise entre les mains du représentant de l’Ordre, aussi bien que la Lance et l’Epée. Ce sont toujours les pointes, surtout les pointes métalliques par quoi se désagrègent les formations fluidiques. Aussi l’Epée de Saint Michel est-elle victorieuse de Satan comme les flèches d’Apollon le sont du monstre des marais.


Mais ce n’est pas seulement dans l’antiquité religieuse ou classique que nous trouverons des faits semblables. Ossian attribue des phénomènes analogues à son héros : l’Ecossais Fingal :
« Fingal, que menace la lance de l’esprit de Loda, tire son épée. Semblable à la lueur d’un éclair, le fer traverse le fantôme. Il tombe, perd sa forme et vous croiriez voir une de ces spirales de fumée que traverse et fouette une flexible et rapide houssine. Il jette cependant un cri perçant, roule sur lui-même et s’élève sur l’aile des vents. »


Ces serpents de fumée ne sont-ils pas tout semblables à ces souples et tortueuses formations fluidiques provoquées par des magies frustes et maladroites et qui causent tant de désastres chez les téméraires expérimentateurs mal instruits de leur pouvoir et de ses limites. Le devoir de l’adepte est de réduire l’astral à son véritable rôle, celui de serviteur de l’Esprit. Il n’est enchantement ni terreur qui doive agir sur sa volonté, aussi doit-il, avant d’entreprendre quoi que ce soit dans cet ordre de phénomènes, être « maître de soi comme de l’univers ». Et ceci n’est ni sans difficulté, ni sans ennui. Mais il faut savoir compter avec ses forces pour pouvoir ensuite compter sur ses forces.


Ce devoir de l’adepte est parfaitement exprimé par le signe qui servait de cachet au Comte de Saint-Germain. Il s’était attribué ces armes parlantes et elles convenaient parfaitement à l’homme qu’il était. C’était un aleph formé par un serpent que traverse une flèche, invisiblement dardée par un arc céleste. Le Maître des Œuvres ne peut, en effet, exercer son empire que s’il a triomphé, par la science et l’inspiration, de tout ce qui n’est que trouble et chimère, de tout ce qui ne résiste pas au profond et sagace examen de l’Esprit. Mais, lorsqu’on est parvenu à ce stade, quelles magnifiques perspectives s’ouvrent devant nos regards ! Nous nous apercevons que l’Ennemi est devenu soumis et caressant. Certes, il ne faut jamais perdre de vue que, dès que nous oublierons ses pièges, il recommencera de les tendre, car il est captieux et retors de sa nature, et comme je l’ai déjà dit, il faut qu’il soit esclave ou maître. Il ne sera jamais le sûr compagnon à l’épaule de qui nous pouvons nous appuyer. Mais, une fois cette constatation faite, il suffit de nous conformer à ce qu’elle nous révèle, sans vouloir changer la nature des choses, ce qui n’est pas en notre pouvoir. Une fois dominé, le serpent devient l’emblème de la Sagesse et nous le voyons se dresser à côté de Minerve, la déesse aux yeux clairs, née de la profonde pensée de Zeus. Nous le voyons auprès d’Esculape fils d’Apollon, le dieu de la médecine. C’est dans ce culte que le serpent nous manifeste le mieux sa qualité de force astrale. Le principal temple d’Esculape était en Epidaure, sur les bords de la mer Egée. Les malades venaient là de tous les points du monde antique. Ils étaient reçus par les prêtres qui recevaient leurs confidences et les autorisaient à dormir dans le temple, soit dans le naos, soit dans l’atrium, suivant leur état de santé et leur condition sociale.


Il nous reste une lettre d’Aspasie à Périclés qui relate le singulier traitement auquel ces malades étaient soumis. Ils buvaient à une coupe sacrée, probablement un narcotique, puis ils tombaient dans un sommeil lucide où beaucoup d’entre eux recevaient des révélations sur leur maladie et les remèdes qui lui étaient nécessaires. D’autres étaient guéris soudainement et voici comment. Pendant ce sommeil lucide, les serpents du Dieu étaient lâchés dans le temple et c’est leur contact - ou l’horreur qu’ils inspiraient à des malades forcés par le somnifère à demeurer immobiles - qui produisait une révulsion souvent salutaire. Aspasie souffrait des yeux et s’inquiétait de l’altération de sa vue. Elle raconte à Périclés que, une fois endormie, elle vît, non sans tressaillir, les serpents du Dieu s’approcher d’elle et l’un d’entre eux lui lécha doucement les paupières. Le lendemain, sa vue s’était grandement améliorée et c’est pleine de joie et de confiance en la durée de sa guérison qu’elle s’apprêtait à reprendre le chemin du retour. Le choc émotionnel avait été suffisant, à l’exclusion de tout autre remède, pour rétablir la santé d’Aspasie.


Si nous nous élevons encore d’un degré, nous trouvons le serpent dans la manifestation directe de la divinité. Nous le voyons au front des souverains d’Egypte sous la forme de l’urœus. Là, il est le signe du feu divin, de l’inspiration céleste.
Il est la flamme qui apporte au Pharaon la pensée divine, rectrice des intérêts et des pouvoirs de la terre de Khémî. C’est à ce serpent, gardien et défenseur de sa divinité, que le Pharaon mort confiera la protection de sa tombe.
« L’ureus divine jettera des flammes contre les profanateurs et ils seront exterminés ».


Plus haut encore, dans la paix sereine des temples, nous rencontrons le serpent comme symbole du temps éternel. Il est le serpent Ourôboros, dont la tête et la queue se rejoignent de manière à former le cercle parfait. Ainsi, sous la volonté de l’initié, le monde changeant des images devient le monde des forces et des réalités, car, de même que tout est pur à ceux qui sont purs ; tout est stable à ceux qui ont appris la stabilité et qui ne cherchent pas dans le monde astral la vaine satisfaction de leurs curiosités ou de leurs désirs, mais la vérité seule, et le bien à parfaire. Et c’est aussi la couleuvre blanche des pays Scandinaves, la couleuvre pareille à un rayon de lune qui sait se glisser sous la pierre du seuil pour porter le bonheur dans la maison. Tant il est vrai que notre pensée, notre volonté peuvent façonner le monde, à la condition que notre pensée soit droite et notre volonté constante.


Il faut insister ici sur ce fait de la responsabilité humaine, si fortement engagée dans tout ce qui touche à la magie et aux sciences qui l’accompagnent ou qui en dépendent. Nous avons vu qu’une figure géométrique accompagne toujours les autres symboles en ce qui touche ces mythes sur quoi nous causons ensemble. Le symbole mercurien sera l’étoile à cinq pointes, symbole de la liberté humaine et, par conséquent, de la responsabilité.


L’étoile à cinq pointes peut être placée de deux manières : si nous la plaçons debout, une pointe en haut, deux pointes en bas, les deux autres pointes horizontales ou presque, nous avons la forme d’un homme debout, les bras étendus, les pieds écartés, et le centre de la figure à la hauteur du sexe ; cette dernière coïncidence indiquant que les pièges et les mirages de Nahash nous atteignent bien souvent sous les espèces de la volupté physique. Présentée ainsi, l’étoile à cinq pointes est l’image du bien que nous pouvons et que nous devons accomplir, du bien pour qui nous avons été créés, car Dieu a fait l’homme « à son image et à sa ressemblance », et c’est seulement quand il a voulu se libérer des lois et des rythmes sur les conseils intéressés de l’égoïsme, que l’homme a perdu tous les biens qu’il doit reconquérir, à la sueur de son front et en pleine conscience. Si nous disposons l’étoile en sens inverse, deux pointes en haut, une pointe en bas, nous obtenons le renversement intégral des valeurs pures ; nous symbolisons le mal volontairement élu. Dans cette étoile, nous pouvons inscrire sans aucune difficulté la ressemblance du bouc satanique, emblème de l’instinct débridé.


C’est à cause de ces possibilités inverses que l’étoile à 5 pointes et le nombre 5 ont une telle importance au point de vue initiatique. Les pythagoriciens, qui exaltaient si hautement la conscience humaine, l’avaient en grande dévotion. Le pentagramme était entre eux un signe de reconnaissance. On raconte que l’un d’entre eux, se trouvant en pays étranger et démuni d’argent, traça sur l’ardoise où le maître du lieu tenait ses comptes l’étoile à cinq pointes, faite d’un seul trait et debout, en assurant l’hôte que, dès que l’un des frères verrait cette image, ses frais seraient immédiatement remboursés. L’hôte crut ou ne crut pas ce qui lui était affirmé ; en tout cas, il laissa partir le voyageur. A peu de jours de là, Lysis, le successeur du maître, vint à passer dans cette auberge et l’aubergiste, bien persuadé que le philosophe allait se rire de lui, lui montra cependant l’ardoise qui portait seulement un chiffre (celui des dépenses), le nom du passager et l’étoile. Sans même souhaiter d’explications, Lysis, reconnaissant à ce signe qu’un frère avait besoin de lui, paya l’hôtelier, stupéfait de surprise et de gratitude.


Par contre
, l’étoile à 5 pointes est en grande horreur dans tout l’Islam et rien n’est plus compréhensible. L’idéal musulman est l’abandon complet à la volonté de Dieu. Il est donc presque coupable - dangereux pour le moins - de faire intervenir la volonté humaine qui ne peut faire que des sottises.
Mieux vaut s’en rapporter au bon plaisir divin. Le fatalisme règne en maître dans la religion musulmane et c’est cette confiance en la bonté du Tout-puissant, de l’Omniscient qui donne aux regards musulmans leur paisible limpidité.


Cette conception du monde est tout opposée à celle de l’Occident latin ou celtique. Cette dernière a été exprimée d’une façon bien remarquable sur les reliures de certains ouvrages mystiques ou occultes qui ont fait partie de la bibliothèque de Philippe II, roi d’Espagne. Voici l’espèce d’hiéroglyphe qui se place au-dessous des armes royales : 5==8 (couché). C’est-à-dire : la conscience humaine, l’esprit, la volonté de l’homme égale l’infini. On voit que le roi catholique n’était pas d’un esprit aussi étroit que ses détracteurs ont voulu le faire paraître. Peut-être estimait-il, et nous sommes entièrement de son avis, que toute vérité n’est pas bonne à dire à tout le monde et qu’il y a des mesures à garder envers les profanes, ne fût-ce qu’en vue de leur sécurité. Mais ici, nous savons tous que l’esprit de l’homme, s’il est susceptible de bien des aberrations quand il se confie en sa force et ne veut pas se soumettre aux lois, l’esprit de l’homme peut et doit s’élever jusqu’aux plus hautes sphères par le chemin de l’Initiation. Les enseignements qu’il reçoit en vue de cette élévation lui confèrent cette maîtrise de soi qui lui permettent de suivre sans crainte et sans danger le serpent sur le terrain mouvant du monde astral. Ils lui font cueillir les fleurs magiques dans cette sphère enchanteresse et dangereuse avec la force paisible que nous apporte la Sérénité du sage : Eudia.

Sources EzoOcult

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26 novembre 2006 7 26 /11 /novembre /2006 19:11

 

 

Le symbolisme du Serpent

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Le langage des formes

 

par Anne Osmont

 

 

 

 

A tous ceux qui s’occupent des recherches psychiques, une même question est toujours posée, tantôt sérieusement, tantôt d’un air narquois et que l’on veut rendre spirituel : « Ne croyez-vous point au Diable ? N’avez-vous pas peur du Diable ? Que pensez-vous donc faire de l’antique Serpent ? » La réponse de ceux qui savent est toujours la même : « Je crois au Diable ; je n’ai pas peur du Diable. Je compte dominer l’antique Serpent, afin de n’être pas dominé par lui ». Pour pénétrer complètement le sens de cette demande et de cette réponse, définissons d’abord ce qu’est ce Serpent que toutes les religions mettent au début de l’évolution humaine, comme « le plus subtil et le plus rusé des animaux ». Le Serpent, par sa souplesse, signifie une force fluide et adaptable, susceptible de revenir sur soi-même pour former le cercle ou toute autre figure fermée. C’est ce que signifie le mot par lequel la Genèse qualifie le Serpent : Nahash, qui est, ésotériquement, l’attrait de soi pour soi, l’égoïsme ou, mieux, l’égotisme, car l’égoïsme est exclusivement un défaut, tandis qu’il y a dans l’égotisme une nécessité de nous occuper de nous-mêmes, ne fût-ce que pour durer, entretenir notre vie physique et morale, nous alimenter : évoluer.


Lorsque Nahash se présente à Eve (lisez la partie sensitive et volitive de l’homme), ce qu’il lui propose c’est de renoncer à la paix heureuse du Paradis terrestre où l’Humanité vit sans crainte et sans responsabilité, d’y renoncer pour faire son salut par ses propres forces, à ses risques et périls. « Heureuse faute » dit saint Augustin et qui a conduit le Fils de Dieu, le Verbe à s’incarner, à prendre la figure humaine, pour lui rendre sa première dignité.


Naturellement, le Serpent frappe à la porte qui lui sera le plus facilement ouverte. Il ne va pas demander à la froide et sereine Raison de quitter un bien paisible et qui lui est connu pour courir les dangereuses aventures de l’évolution. C’est le Sentiment seul qui est susceptible d’une pareille équipée ; c’est cette partie de nous-mêmes que nous appelons subconscient, celle qui nous conduit, selon que nous la dirigeons ou que nous nous laissons diriger par elle, vers les plus hauts enthousiasmes ou vers les fautes les plus grossières. C’est pourquoi, lorsque l’âme de l’Egyptien est pesée post mortem, en présence des 42 juges, sous les yeux de l’Osiris noir, le malheureux implore non son esprit qui a pu rester impavide et pur, mais la partie sensible et sentimentale de son être : « son cœur, son vrai cœur, qui lui vient de sa mère ». C’est l’être instinctif et impulsif qu’il faut arracher constamment aux embûches du monde astral que les philosophes hindoues appellent si justement Kama Loka, le Lieu du désir. Seulement - et c’est là que nous nous différencions entièrement de ces philosophies - elles considèrent tout désir comme impur, tout sentiment comme dangereux, tandis qu’au contraire, nous estimons que tout sentiment élevé est la voie la plus sûre pour nous conduire aux plans supérieurs, et que tout bien vient de l’Amour et retourne à l’Amour, qui est aussi le Saint-Esprit. Ce Kama Loka, ce monde du désir, qui est aussi le monde des images et des mirages, est le monde du serpent, et ses énergies sont soumises à l’homme, justement quand il a soumis à une stricte direction ce « cœur qui lui vient de sa mère », ce cœur qui doit obéir à la raison, tout en lui ajoutant des ailes, ainsi qu’un bon cheval obéit à son cavalier, tout en paraissant l’emporter au gré de sa fantaisie. Nous nous trouverons donc en présence d’un monde fluide, mobile, instable, que notre volonté peut modeler dans une certaine mesure, mais seulement quand elle est complètement aguerrie contre la puissance enchanteresse de ses mirages.


C’est justement cette différence qui vient de nous-même, cette nécessité de vaincre ou d’être vaincu qui nous fait voir tant de figures, et si différentes entre elles, de l’antique serpent, symbole à la fois de la sorcellerie et de la médecine, de la faute et du rachat. Et, par cette mutabilité, cette versatilité constante, le serpent s’apparente à Mercure, le transformateur, l’être magnétique par excellence, le Dieu qui sait les paroles et peut les enseigner, guide parfois insidieux, mais toujours puissant, qu’il faut dominer avec souplesse, et dont l’emblème, comme lui double et comme lui salutaire à qui sait comprendre, est le caducée, le double serpent enroulé autour d’un bâton ailé. On se rappelle que le caducée fut trouvé presque fortuitement par Mercure, Un jour qu’il se promenait par les beaux chemins de l’Hellade, il vit deux serpents qui se combattaient ; il jeta sur eux, pour les séparer, la baguette qu’il avait en mains et les deux serpents s’enroulèrent autour de la baguette et formèrent le caducée que couronne une paire d’ailes.


Notez d’ailleurs que les ailes, dans toutes les manifestations de Mercure, ne font jamais partie intégrante de sa personne. Elles sont liées à son chapeau, à son caducée, à ses talonnières, mais non à ses épaules. C’est que, justement, ces ailes sont les forces que le désir ou la volonté ajoute à l’agent magnétique et magique, le faisant servir à nos intérêts, à nos passions (ailes inférieures) ou bien assouplissant, grâce à lui, dans les domaines supérieurs de l’astral, les forces qui peuvent être soumises à la lumière, à la science, au rythme : matière de l’œuvre d’art, de l’utile découverte, du magistère parfait. Dans ce cas, le Serpent devient l’agent de liaison entre Héreb le Corbeau et Ionah la Colombe, entre le Temps et l’Espace, il devient le Rythme, le Cercle ailé qui fait tourner les mondes dans son orbe mobile et dansant. Et c’est ce qu’a voulu symboliser le génie fleuri de la Grèce en faisant inventer la Lyre par Hermès, en lui faisant trouver le magique instrument qui mesure sans la déformer la parole humaine dans l’inerte carapace de la tortue ; car il n’est pas d’obstacles pour le rythme qui, loin de vouloir fuir la résistance, comme disent les actuelles écoles d’art, la recherche et la dompte ; car on ne s’appuie véritablement que sur ce qui résiste.


Si nous regardons attentivement la signification du mythe, nous constaterons que les deux serpents sont le reflet l’un de l’autre ; que le bâton du caducée est la haute raison de l’initié qui domine et équilibre les forces adverses pour les conduire à l’accomplissement de l’œuvre : « Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, dit Hermès, dans la Table d’Emeraude ; ce qui est en bas est comme ce qui est en haut, pour l’accomplissement de la chose unique ». Et, si nous savons la comprendre, cette parole résume à elle seule tous les enseignements des Sages. Mais, ce monde astral qui sera le domaine du Serpent, pouvons-nous le considérer aveuglément comme notre propre domaine et pensons-nous que nous pourrons y courir selon notre fantaisie ? Non ; mille fois non. Avant que ses portes nous soient ouvertes, les antiques Initiations avaient sagement réglé des épreuves dures et difficiles dont le but était de donner au futur adepte la parfaite possession de son subconscient. Il ne fallait pas que le visiteur du monde astral, inconsidérément lancé sur cette terre inconnue, devînt la proie de ses fallacieuses incitations. Et les sages ne sont pas les seuls à avoir tracé des limites à notre curieuse recherche. Les dieux bienveillants des anciens, qui ne sont que l’ombre de Dieu, avaient placé au seuil du mystère un être redoutable que l’on a confondu avec Nahash : le Gardien du Seuil. Mais le Gardien du Seuil n’est point le serpent maître du monde des images ; il est seulement l’image réalisée de notre propre pensée, des sentiments qui nous animent, de notre terreur, de notre haine, de notre amour, de notre charité, selon que c’est l’un ou l’autre de ces sentiments qui nous entraîne sur cette terre mouvante. C’est pourquoi les descriptions diffèrent si profondément qui nous ont été faites de l’être ainsi nommé. La plupart des hommes voient en lui un sinistre épouvantail. Il suffit de lire Zanoni pour sentir quelles épouvantes il peut apporter au curieux. Mais pour le saint, pour l’inspiré, pour celui qui se sent mené par une force bonne, par l’amour et par la pitié, ce Gardien du Seuil est un ange de lumière, l’Ange Anael, le maître des Formes. Au seuil du mystère règne le gardien, afin qu’une chance soit encore offerte aux imprudents de reculer à temps avant de s’élancer à leur perte. Les méchants ne se sont pas arrêtés pour si peu. Ils n’ont su voir qu’une figure hideuse et terrible et, ne pouvant la vaincre, puisque, seuls, l’amour, la foi et le rythme la dominent, ils se sont prosternés devant cette image, ils l’ont adorée, ils en ont fait le diable, maître des enchantements et des philtres, ignorant ou voulant ignorer qu’il y a des enchantements de beauté et des philtres de saint amour. Ils n’ont pas voulu se rappeler qu’avant d’être « le Diable », celui qui a quitté la voie droite pour être « jeté à côté », l’Ange était le plus beau des anges, Lucifer le porte-lumière, qui a quitté le ciel par sa propre volonté, par son insurmontable orgueil, qui a renoncé à toute chose pour proférer le lamentable « non serviam », je n’obéirai pas, qui est la source de tout mal, puisque c’est la rupture de l’Ordre divin.


Et cependant, si nous savons le comprendre, le monde astral nous est ouvert et, si nous y pénétrons avec un cœur pur et des mains pures, oubliant notre propre volonté et notre bien personnel pour nous conformer à la Norme, cette possession est le moyen de rendre à l’Humanité sa primitive place, de lui rendre le jardin de l’Eden ; car, ce monde du Désir, c’est justement le Paradis terrestre que nous devons reconquérir par une volonté pure pour accéder, obéissant au rythme avec une pleine conscience, au monde supérieur que nous nous sommes fermé. Cette accession paisible, cette Assomption d’un esprit vierge porté sur les ailes des anges, est évidemment malaisé et nous sommes obligés, si nous souhaitons réellement y atteindre, de renoncer à bien des choses qui nous semblent fort agréables.


C’est pourquoi la plupart des civilisations ont considéré le serpent, image du monde astral, comme un dieu méchant et terrible, le maître des magies malfaisantes. Le regretté Edouard Schuré nous montre, dans son étude sur Krishna, le dieu solaire, incarnation de Vischnou, en lutte contre Nysoumba, reine des serpents, qui tient captif de ses prestiges le roi noir à qui le pays est soumis.
Quand le héros tue le serpent, la sorcière perd sa beauté et sa puissance. C’est la volupté destructrice chassée par le clair génie des sommets. C’est dans le même sentiment que la tradition hébraïque nous montre deux serpents fort inférieurs à Nahash, mais insidieux comme lui et plus fréquemment rencontrés. L’un est Lilith, la couleuvre tortueuse qui pervertit les cœurs et les âmes par la volupté et qui tarit dans les plaisirs impurs les énergies de l’être et de la race ; l’autre est Samael, le serpent insinuant, qui emplit de haine et de vengeance le cœur de l’humanité.


Tous deux sont des formes de l’astral, des forces mauvaises qui détournent de la droite voie le cœur de l’homme, qui remplissent de vibrations mauvaises pour le soumettre aux dissolvantes passions. C’est déjà la conception d’une race fort savante et civilisée, mais les primitifs ont aussi du serpent une crainte, une impression qui démontre que, dès les premiers temps, on a regardé comme fort mystérieux cet étrange animal. En effet, que dû penser le sauvage accoutumé à lutter contre les être formidables quand il connut le tout petit rampant qui faible, sans ressources, sans armes apparentes tue par la plus légère morsure ?


Chose plus singulière, cet être incompréhensible tombe dans de profonds sommeils pareils à la mort et, quand il se réveille, rejetant sa vieille peau devenue trop étroite, il apparaît, luisant et sifflant comme un glaive, fort d’une jeunesse nouvelle. On le voit rarement prendre sa nourriture, il semble ne jamais mourir. Aussi celui « qui prend sans mains et qui marche sans pieds » a-t-il l’air d’un animal fée. Sans chercher d’où vient sa puissance ni à quoi elle correspond, il est devenu le symbole de tout ce qui est secret, profond et redoutable. La lutte est ouverte entre la femme et le serpent et l’issue de cette lutte ne nous a pas été cachée. Le jour viendra où le sentiment guidé par la raison, Eve appuyée sur Adam, lui écrasera la tête. Ce fait d’écraser la tête du serpent est partout le symbole des œuvres de lumière. Hérakhlès, en qui se magnifie le labeur humain, écrase les têtes de l’hydre de Lerne. De même, Apollon brise la tête du serpent Python. Mais lui qui est un dieu, non soumis comme Hercule aux limites des forces humaines, ne tue point le serpent mais le soumet à son pouvoir, l’utilise dans ses propres forces, en fait l’inspirateur de la Pythonisse, de la voyante qui portera à tout le monde civilisé les ordres et les enseignements du dieu par l’oracle de Delphes, le lieu plus saint de la terre. Chose qui paraîtrait singulière si nous ne savions que toutes les Initiations étaient en rapport constant et s’interpénétraient harmonieusement, les livres mosaïques donnent aux esprits divinateurs le même nom que les grecs. C’est par « un esprit de Python » qu’est Inspirée la devineresse d’Endor ; ce sont les sorcières qui se servent dans leurs travaux de « l’esprit de Python » que frappent les lois de Moïse. Ces lois nous font comprendre ce qu’étaient les esprits à qui il était interdit de s’adresser.


Nous savons que la Pythie de Delphes s’asseyait sur un trépied exposé aux émanations d’une caverne qui s’ouvrait dans les profondeurs de la terre. Ce sont les esprits des morts, les esprits souterrains, qu’évoquaient les sorcières frappées de malédiction. Et il est impossible de ne pas rapprocher leur nom de l’ob de Reichenbach, l’astral passif, la lumière bleue, le monde des désincarnés. La sorcière s’appelle l’aoboth. Moïse dit de la manière la plus formelle : Vous ne laisserez pas vivre l’aoboth ; elle sera lapidée en dehors du camp. L’aoboth est tout simplement un médium à incorporations. Cela nous semble bien rigide, mais nous devons nous rappeler que Moïse, gardien de la race, de la tradition d’un dieu unique sortait en libérateur de la terre d’Egypte et qu’il avait à redouter le culte des morts, de l’Osiris souterrain, de toutes les puissances noires qu’il fallait fuir immédiatement. Et ses ordres, bien que souvent transgressés, ne furent jamais abolis. C’est d’après sa loi que Saùl défend de consulter les pythonisses, et qu’il va en consulter une, lui ordonner d’évoquer l’âme de Samuel et apprend par elle qu’il est maudit, que sa race est rejetée et qu’il mourra, vaincu, dès le lendemain.


En Afrique, les sorciers indigènes portent exactement le même nom. Le magicien noir est l’obi et la sorcière l’obbeyah ; tous deux portent sur eux la peau du serpent et se réclament de sa force. Lâcher l’obi contre quelqu’un, c’est déchaîner contre lui les esprits impurs, lancer contre lui ce qu’on appelle, en termes magiques, l’envoûtement à l’esprit volant. C’est-à-dire que l’on fait tourmenter la victime par l’esprit d’un désincarné judicieusement choisi parmi ceux qui sont encore fort bas sur l’échelle de leur évolution, .propres par conséquent à agir sur le plan physique et qui conservent encore assez de force pour servir nos passions et nos désirs. En outre, cette forme d’envoûtement a l’avantage de soustraire en partie le sorcier aux risque » du choc en retour. Transporté d’Afrique en Amérique par les malheureux esclaves noirs, l’obi n’a rien perdu de sa puissance ; il est devenu le « papaloi » du Vaudou. Le vaudou est le culte du serpent - culte effroyable, car il est une déformation des anciennes Initiations, il n’en a gardé que la haine - aussi légitime qu’une haine peut l’être - des blancs qui arrachent les noirs à leur patrie pour les faire servir aux œuvres de leur ambition et de leur cupidité. Dans une clairière des bois, de ces bois qui ont toujours été l’asile de l’outlaw, du persécuté, les noirs se rassemblent. Une cage d’osier solidement tressée contient un gros serpent, le serpent sacré, le seigneur diable. C’est lui, le dieu de cette secte. C’est à lui que l’on offre le sacrifice, le sacrifice du kid, qui signifie tout ensemble l’enfant et le chevreau - et ce n’est pas toujours le chevreau mais « le chevreau sans cornes » qui est égorgé. Ses entrailles sont dévorées par le serpent ; son sang mêlé avec du rhum forme la boisson par laquelle communieront les adeptes. Quant à son cœur, il sera enfoui, avec toutes les exécrations nécessaires, avec des objets ayant appartenu à ceux sur qui on veut « lâcher l’obi », le redoutable envoûtement. Des danses frénétiques, des prières étranges accompagnent le sacrifice ; mais c’est le sacrifice de l’enfant au serpent qui constitue le fond de la cérémonie, le sacrement diabolique des adeptes du Vaudou.


D’où viennent ces rites atroces ? Viennent-ils des Atlantes ? Il se peut ; les anciens Mexicains offraient
au dieu couleuvre Witziliputzli le cœur des jeunes hommes en haine du Soleil car le dieu couleuvre était un dieu noir, une divinité chtonienne. Viennent-ils d’Egypte et l’Egypte les a-t-elle empruntée à la race noire ? Il n’est pas impossible. Voici, en tout cas, une imprécation égyptienne qui accompagnait des rites d’envoûtement. Elle s’adresse à Typhon-Seth :
« 0 toi qui hais parce que tu as été chassé, je t’invoque souverain tout puissant des dieux destructeurs et dépopulateurs, toi qui ébranles tout ce qui n’est pas vaincu ! Je t’évoque, ô Typhon-Seth ! Vois : j’accomplis les rites prescrits par la magie. C’est par ton vrai nom que je t’appelle. Viens donc à moi franchement, car tu ne peux me refuser. Et moi aussi je hais telle maison qui est prospère, telle famille qui est heureuse. Sus contre elle, et renverse-là parce qu’elle m’a fait injure. »
Il n’est pas sans intérêt de rapprocher les termes de cette imprécation du salut des gnostiques Albigeois, des Cathares persécutés :
« Que celui à qui on a fait tort te salue ».


Est-elle d’origine atlantéenne, cette pratique du nagualisme dont s’étonnait à juste titre Brasseur de Bourbourg qui, le premier et avec une entière impartialité, étudia les mœurs des indigènes des Antilles et de l’Amérique centrale. Nagual veut dire génie ou démon - plutôt dans le sens grec de daimone, force naturelle, que dans le sens chrétien d’esprit impur. Les initiés du nagualisme confèrent à leurs adeptes, dès la naissance, une sorte de baptême qui l’assimilait à un génie, lequel génie animait une forme animale, le plus souvent un reptile. Une goutte de sang était tirée de la langue et de l’oreille du récipiendaire et offerte au génie, en signe de servage. De ce moment, ce qui était fait à l’homme se répercutait sur l’animal et inversement. Telle est la donnée, mais voici le phénomène dont fut témoin Brasseur de Bourbourg et dont on lui affirma qu’il n’était point un fait isolé, mais fréquent, au contraire, et quasi quotidien. Il y avait, dans le pays où se trouvait le voyageur, un jeune Indien qui se trouvait ainsi lié avec l’un des caïmans de la rivière. Un jour, l’un des prêtres qui évangélisaient ces popu­lations, le Père Diego, punit sévèrement cet Indien et cet Indien, jusque là fort paisible, estimant que le châtiment était dispro­portionné avec sa faute, en conçut un très vif ressentiment. Or, un soir que le religieux était parti à cheval pour aller porter les sacrements à un moribond, à un gué de la rivière, son cheval se trouva arrêté par un caïman qui faisait tous ses effort » pour entraîner dans un endroit profond la monture et le cava­lier. Mais le Père Diego n’était pas homme à se laisser aller à la crainte. D’un coup d’éperon, il stimula son cheval avec tant de force que tous trois : père, cheval et caïman se trouvèrent projetés hors de la rivière. Rendu à son véritable élément, le cheval étourdit son ennemi de quelques solides ruades et, avec son bâton ferré, le Père acheva de le mettre hors de combat. Au débotté, après avoir rempli ses devoirs religieux, le Père raconta l’aventure qui lui était arrivée. Or, comme il racontait ce fait, on vint lui annoncer que l’indien qui avait été puni par lui était à toute extrémité. On trouva le caïman expirant à l’en­droit où le Père l’avait laissé et près de lui l’Indien qui portait les mêmes blessures.


Peu de jours après Brasseur de Bourbourg questionnait un jeune homme sur des faits analogues, et ce jeune homme convint aussi qu’il avait un nagual. Comme on l’en réprimandait, ce jeune homme répondit :


« Que voulez-vous ? C’est avec ce sort que je suis né, je ne l’ai pas cherché ; Depuis mon enfance, je vois sans cesse cet animal auprès de moi ; j’ai coutume de manger ce qu’il mange, de sentir ce qu’il éprouve et jamais il ne me fait de mal ; ma vie est liée à la sienne et réciproquement ».


C’est le même Brasseur de Bourbourg qui a, le premier, traduit les livres saints et les traditions des indigènes du Mexique et de l’Amérique centrale. Or, chose singulière, ils se donnent pour initiateur
un roi-serpent qui porte le nom absolument Scandinave de Wotan. Lui et ses successeurs accomplissent de grands et périlleux voyages pour apporter à leurs peuples les secrets de toutes les civilisations du monde. On dit même que l’un de ces Votans assista à la construction du temple de Salomon et qu’il fournit au roi magicien les renseignements les plus curieux sur les animaux, les végétaux et surtout les minéraux de son pays que les Livres saints nomment Ophir (à rapprocher d’Ophis, serpent) et qui est le pays de l’or. C’est cet Ophir biblique que Christophe Colomb cherchait, croyant rejoindre l’Inde, quand il partit et trouva l’Amérique. Ces chefs portaient le nom de serpents et, chose qui peut sembler singulier à ceux qui ne comprennent pas ce que furent les origines de » civilisations européennes, les druides et autres chefs celtiques portaient aussi le nom de serpents et de dragons. On se rappelle que le dragon est un serpent qui a été nourri de serpents. Ceci a un sens mystique. En effet, le serpent est l’image des populations autochtones, le dragon sert donc l’autochtone dominateur de ses pairs. Aussi, le chef suprême des forces celtiques fut-il le pendragon, le grand dragon, le chef des chefs des serpents. Instruits profondément des traditions anciennes, les druides se disaient aussi serpents et fils de serpents et notre Karnak breton, de même que le Karnak d’Egypte, est la maison du serpent, le lieu où se résument et s’exaltent les forces de la terre, supérieures et inférieures, et l’esprit des morts. Nombreux sont aussi les Dracontium, les files de pierres levées ou de colonnes qui dessinent la promenade du serpent. A Ston-Henge, en Irlande, existe un de ces dracontia et, suivant les traditions locales, son érection remonte avant le déluge. Chose singulière, les mesures auxquelles ses proportions se réfèrent ne coïncident avec aucune mesure européenne, mais parfaitement au contraire avec la coudée sacrée d’Egypte et ses dérivés. Chose plus singulière encore, dans le pays brumeux où ses pierres sont rangées, lorsque les vapeurs du soir s’enroulent autour des pierres colossales qui dessinent « la promenade du serpent » il semble que les pierres elles-mêmes ondoient au souffle du soir et qu’elles dansent sur place une de ces danses mollement balancées où excellent ces filles d’Orient qui ont reçu directement par les oasis de l’Afrique septentrionale les enseignements de l’Atlantide. C’est ce qui a valu à ces files de pierres levées le nom si caractéristique de « Bal des géants ».

 

La suite...

 

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2 octobre 2006 1 02 /10 /octobre /2006 18:48

Un texte extraordinaire qui montre pourquoi l'homme est devenu esclave...

L’ homme dans la civilisation technique

par Nicolas Berdiaeff

Conférence du 4 septembre I947


Il est devenu presque banal de dire que l’homme européen moderne vit dans l’angoisse et se trouve dans un état proche de l’agonie. Il lui fut difficile de supporter deux guerres mondiales. Les fondements de son existence sont ébranlés, il se sent perdu dans un monde chaotique. Il a perdu son équilibre intérieur. La structure psychique et même la structure physique de l’homme se trouvent en désaccord avec la civilisation technique moderne.

Cette structure s’est formée à une époque où l’homme vivait encore aux rythmes de la nature, où l’ordre cosmique comptait encore pour lui et se reflétait dans l’ordre social. L’homme avait ses liens avec la terre, il y était solidement enraciné. Mais l’époque tellurique de l’histoire humaine touche à sa fin. L’irruption de la machine, l’essor vertigineux de la technique ont accompli la plus grande révolution de l’histoire, dont on ne saurait encore mesurer toutes les conséquences. Les guerres, les révolutions, les dictatures et les régimes totalitaires, de nos jours, sont liés à l’emprise de la technique sur la personne humaine, à la puissance extraordinaire qu’elle procure. L’homme se trouve dans une nouvelle posture devant les forces cosmiques, et cela entraîne de graves conséquences sociales. On pourrait définir la révolution qui s’accomplit comme la fin du cosmos au sens antique de ce terme. Le cosmos tel que l’ont contemplé les Grecs, le cosmos de saint Thomas d’Aquin et de Dante, n’existe plus.

La modification de l’ancienne conception du cosmos commença à l’époque de Copernic, lorsque la terre cessa d’être son centre. Pascal fut effrayé par les espaces infinis qui se sont ouverts devant lui. La révélation de l’infiniment petit, du microscopique, est peut-être plus effrayante encore. La science physique et chimique moderne pénètre dans la structure du cosmos, dans l’infiniment petit, et le détruit de cette façon. L’homme est écrasé entre deux infinis, l’infiniment grand et l’infiniment petit. La révolution dans la physique et dans la chimie aboutit à la négation de la loi de la conservation de la matière. On constate que la désagrégation de la matière libère une énergie formidable. Les travaux sur la désagrégation de l’atome s’y rapportent. De là, également, l’invention de la bombe atomique qui menace la civilisation moderne d’auto-destruction. L’attitude envers la nature est déterminée uniquement par la Praxis. Tout est placé sous le signe du rendement. La technique modifie radicalement l’attitude de l’homme envers l’espace et le temps. La maîtrise de l’espace constitue sa plus grande conquête. […]

On peut constater la situation suivante : la puissance inouïe de la connaissance et de la technique aboutit à l’affaiblissement et à l’esclavage de l’homme. L’homme se trouve placé devant une nouvelle réalité à laquelle il est mal préparé spirituellement. La machine, la technique, constituent une nouvelle réalité qui ne ressemble pas à la réalité du monde organique et inorganique, à la nature que l’homme considérait comme une création de Dieu. C’est une réalité organisée, un monde à part, engendré par la civilisation, par la connaissance et les découvertes de l’homme. La technique a un sens cosmogonique.[…]

Les découvertes scientifiques accordent à l’homme une puissance si formidable, une telle puissance de destruction, que les États veulent contrôler cette puissance, se l’approprier. On assiste à une nationalisation des découvertes scientifiques. C’est nécessaire avant tout en prévision d’une guerre. Nous vivons à l’époque d’un formidable essor de l’étatisme. L’État est enclin à penser que l’homme lui appartient en entier. C’est une conséquence fatale des deux guerres mondiales. Pendant la guerre, le pouvoir de l’État s’accroît démesurément et cet état des choses survit après la guerre. Les habitudes et les instincts de la guerre continuent à s’affirmer, de même que la tendance à la violence et le mépris de la vie humaine. Mais l’État cherche surtout à mettre la main sur la puissance que confère la technique. L’étatisme n’est pas seulement une particularité du régime communiste : c’est un phénomène mondial. La puissance toujours croissante de la technique y joue un rôle important. L’évolution spirituelle et morale de l’homme ne correspond pas à la rapidité presque miraculeuse de l’essor technique ; elle reste en retard. Ce n’est pas l’esprit, ce n’est pas la force morale de l’homme qui prennent possession de la technique, mais l’État, qui ne se considère comme soumis à aucun principe spirituel et moral et agit d’une façon autonome, selon sa propre loi, souverainement. L’homme, tourné vers l’extérieur, s’affaiblit intérieurement. Cette situation menace le monde d’une troisième guerre mondial que personne ne désire (ni les individus, ni les peuples) mais qui peut être engendrée par les forces autonomes, les forces du capital du pouvoir et de la technique. Le caractère technique de la civilisation exige de l’homme une incroyable accélération du temps. L’homme devient fonction de 1a production destinée à apporter le plus grand profit. En présence d’une telle vitesse, d’une telle course au rendement maximum du travail, en présence du taylorisme, par exemple, aucun instant n’a plus de valeur autonome ; il n’est qu’un moyen menant vers l’instant suivant qui doit arriver le plus vite possible. On exige de l’homme une activité infatigable. Mais cette activité signifie au fond, passivité spirituelle, abandon de soi-même à un processus inhumain. Lorsque l’homme devient un instrument passif, il n’est plus actif intérieurement. Ce processus de l’accélération du temps et de la transformation de l’homme en instrument de la production économique, s’exprime de la façon la plus nette en Amérique. [ …] Le pouvoir que la technique exerce sur la vie transforme l’aspect moral de l’homme. On a déjà souvent souligné que l’industrie mécanisée et rationalisée mène à la suppression de l’individuel - et de l’individualité. Tout est produit en série. C’est le règne de l’impersonnel et de l’anonyme. Tout devient collectif - je souligne: collectif, et non communautaire. La communauté est une fraternité réelle des hommes, elle suppose la transformation et la transfiguration des hommes, elle est organique, elle implique la liberté; la collectivité, en revanche, signifie une agrégation forcée et mécanique des hommes, leur subordination à une pseudo-réalité se trouvant en dehors d’eux et au-dessus d’eux. Les hommes peuvent y demeurer l’un à l’autre et solitaires.

[…] L’industrie technique crée une morale très éloignée de la fraternité des hommes, bien qu’elle possède des traits collectivistes. Il est caractéristique pour ce type de civilisation que la lutte et la compétition sportive y jouent un rôle énorme et deviennent une des sources d’appréciations morales. Le culte de la force et du pouvoir se développe de plus en plus. Nous vivons à une époque où l’on adore la force et non la justice et la vérité. On peut même dire que l’on n’a jamais observé une telle indifférence à l’égard de la vérité. D’où l’effrayante baisse du prix de la vie humaine (que l’on n’évalue que selon sa productivité), la facilité de la violence exercée sur l’homme et de l’assassinat. La guerre nous a habitués à cela. On assiste à une rupture avec la morale évangélique, supplantée par une morale de la production. Cette morale technique de la production est impitoyable envers les faibles, elle développe l’envie, l’orgueil, elle remplace l’amour évangélique envers le prochain par l’exaltation de soimême.

[…] À cette époque de transition, les hommes se trouvent enchaînés extérieurement et solitaires intérieurement.
[…]

Mais l’homme devait passer par l’expérience de la liberté ; il devait éprouver toutes ses possibilités. L’homme a voulu expérimenter la liberté dans toutes les sphères de la vie individuelle et sociale. Étant sorti du monde médiéval, il s’est engagé dans la voie de l’autonomie de toutes les sphères de la vie créatrice. On connut alors l’autonomie de la vie sociale et de la culture, l’autonomie de la connaissance, de la science, l’autonomie de la politique, de l’économie, de la technique, de la vie des nationalités, etc. Toutes ces sphères séparées commencèrent à évoluer, n’obéissant qu’à leur propre loi. L’autonomie signifie précisément que la loi agit à l’intérieur de chaque sphère particulière., sans être subordonnée à aucun centre spirituel unificateur. La religion chrétienne elle-même est devenue une sphère particulière de la culture ; elle a cessé d’être une force déterminante, elle a été refoulée dans les recoins de l’âme. Le christianisme s’adapta difficilement à ce processus qui fut nécessaire pour que l’homme puisse s’épanouir en tant qu’être libre. Mais on aurait tort d’identifier l’autonomie de ces sphères séparées à la liberté de l’homme en tant qu’être intégral. Ce sont les sciences, la politique, l’économie, la technique qui sont devenues libres, mais non l’homme qui est tombé sous le pouvoir des sphères séparées, libres et n’obéissant qu’à leur propres lois. C’est sur ce terrain que surgirent en fin de compte: le scientisme (non identique à la science) et le rationalisme, dans la connaissance ; le machiavélisme, dans la politique; le capitalisme, dans l’économie; le nationalisme, dans la vie des peuples, toutes ces sphères refusant à se soumettre à un principe supérieur spirituel ou moral quelconque. C’est ce terrain également qui donna naissance à la puissance de la technique - cette technique qui se développa démesurément et qui vit selon sa loi inhumaine.

[…] L’homme, de plus en plus écrasé, est tombé dans l’esclavage ; il est devenu esclave des sphères autonomes. Il en est résulté un déséquilibre, un état disharmonieux de l’homme. La mécanisation ne veut se soumettre à aucun principe spirituel et la spiritualité s’est affaiblie chez l’homme. L’homme a provoqué l’aliénation de sa nature, il a consenti à devenir l’homme technique. Pour que l’homme puisse se libérer effectivement, la puissance que confère la technique devrait supposer une intensification de la vie spirituelle de l’homme, le relèvement de son niveau, mais cela n’a pas lieu. […]

Sources : Myrio biblos

Posté par Adriana Evangelizt

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Published by Adriana Evangelizt - dans LE SYMBOLISME DU SERPENT
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