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9 novembre 2005 3 09 /11 /novembre /2005 00:00

QU'EST-CE QUE L'INITIATION ?

Littéralement, l'initiation est le passage du seuil, c'est avant tout un processus personnel de transformation intérieure . Une initiation, même vécue dans les formes, n'est que virtuelle.Elle n'est que le premier pas sur le chemin que l'initié ou plutôt le futur initié devra parcourir pour la rendre effective. L'initiation, et les références à celle ci sont très peu présentes dans notre société, ce n'est pas le cas dans les sociétés traditionnelles. Là, elle marque le passage, changement de statut, perte d'une identité pour accéder à une autre. L'initiation suppose que l'on accepte l'idée d'une évolution possible. Changement radical ou progressif, l'initiation s'adresse à la Psyché, l'âme autant qu'au psychisme. Elle participe des deux et tend à les réunir.Certaines écoles font de l'Homme un Dieu déchu, emprisonné par son Ego, qui l'empêche de s'identifier à sa Nature véritable ( car Psyché est aussi un miroir parfois déformant). Le processus initiatique va amener cet "homme de désir", aveuglé par ses passions à se débarrasser de ses scories et ainsi d'accéder à une vision claire des choses. L'initiation marquera le début de la réintégration.

Le processus initiatique s'intéresse au corps et à nos illusions face à la matière. Elle s'applique à nous donner la maîtrise de nos énergies vitales et de leurs cycles. Elle nous met face à nos désirs et à notre course pour les assouvir. Plus difficilement, elle s'attaque à notre mental, à nos principes de réalité, forces de conditionnement, éléments du passé qui nous empêche de reconnaître notre véritable nature.

L'initiation enfin est connaissance, gnose, regard décapant sur le monde et sur nous même. Elle nous incite à nous libérer de l'illusion de nos conditionnements en stimulant la parcelle de Lumière qui est en nous et nous conduit à la liberté.Processus d'individuation, elle confère à chacun le statut d'être unique et à part entière, mais relié au tout.

Etre initié, c'est d'abord, mourir à soi-même, pour renaître sous une aube nouvelle. Retrait consenti, recul par rapport à ce qui constitue notre moi social, mais aussi vision d'un possible.

L'initié en trouvant en lui même ses ressources,devient responsable. Responsable face au monde et à ses actes, il ne peut plus attribuer aux autres la source de ses difficultés. L'initiation ne débouche donc pas forcément sur un mieux être mais plutôt sur une plus grande clarté de l'être.

L'initiation traditionnelle utilise les symboles pour "parler" à l'âme. Elle débute par la mort symbolique de l'impétrant pour le faire renaître ensuite à la vraie Lumière. Utilisant parfois la symbolique des 4 éléments, elle reconstitue un alors être nouveau, purifié de ses scories. On retrouve ce schéma dans l'alchimie avec le couple, destruction- reconstruction. Vécue dans une société initiatique cette nouvelle naissance s'accompagne parfois de l'attribution d'un nouveau nom, sacré, c'est elle qui confère également le statut de Frères entre les membres d'un même groupe (nés de la même chaîne initiatique).

L'initiation peut également être regardée sous un aspect énergétique durant lequel, l'énergie vitale est redirigée vers un nouveau chemin, sentier de l'arbre de vie de la Qabal ou nadis de la tradition orientale. C'est lorsque cette nouvelle voie devient habituelle que l'impétrant devient un initié véritable, l'initiation n'étant que le processus primitif de l'ouverture du chemin.

Sources : APH

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Published by EVANGELIZT - dans HERMETISME
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30 octobre 2005 7 30 /10 /octobre /2005 00:00

Excellent Texte...

Notre nouveau blog : VISIONNAIRE

 

NI DIEU NI DARWIN

par Georges Henein Grup

Depuis plusieurs années, plusieurs chaînes de télévision (La 5, FR3, Animaux, Planète, Disney TV, Arte), un nombre important de périodiques récréatifs pour enfants, et plusieurs radios nationales (France inter, France info, France culture) diffusent des émissions dites « scientifiques » sur les êtres vivants, leur lutte pour la survie, leur combat pour la reproduction, et leur investissement dans la transmission de leurs gènes.

Mélange trivial d'anthropomorphisme, de fausses évidences, de spectaculaire violent et d'idéologie libérale (au sens "la loi du plus fort"), ce discours, s'appuie sur une discipline fort en vogue, l'écologie comportementale, et se fonde sur le néodarwinisme qui se présente pour ses partisans comme la seule vérité universelle sur l'évolution du vivant et sur ses formes actuelles.

Drapé de la « bénédiction » de quelques scientifiques patentés ayant compris tout l'intérêt qu'ils pouvaient tirer à titre personnel et professionnel de cette reconnaissance médiatique, ces articles et ces émissions propagent à tout va un discours typiquement capitaliste réduisant l'histoire du vivant à une compétition féroce et sans fin entre des gènes avides de domination planétaire. Des termes comme « maximiser son succès reproducteur », « coût et bénéfice d'une stratégie », « investissement parental », « budget-temps », « capitalist breeder », « optimal foraging » fleurissent à longueur de discours tant dans les revues scientifiques de l'écologie comportementale (voir "Ecologie comportementale" de E. Danchin, L. A Giraldeau et F. Cézilly, aux Editions Dunod) que dans les émissions et les articles de vulgarisation sur le vivant.

La vie et ses mécanismes réduits à un flux d'énergie et à une compétition entre gènes cyniques et calculateurs, voilà le monde tel qu'il fonctionne depuis l'apparition de la vie sur notre planète si l'on écoute les chantres du « monde génique » ! Un économiste (même marxiste, il en reste !) se trouverait là fort à son aise, mais de façon surprenante, très peu de scientifiques s'inquiètent de la grande convergence ainsi instituée entre la vision marchande du monde des humains et les lois de la nature.

On voudrait expliquer à des enfants (de tout âge) que le capitalisme est « naturel » puisqu'il fonctionne de la même façon que la nature, que l'on ne s'y prendrait pas autrement. Il est à noter d'ailleurs que le monde scientifique fonctionne sur le même schéma. Le succès reproducteur d'un scientifique se mesure aux nombres de publications qu'il a produit à l'issu d'une âpre compétition avec ses collègues scientifiques. Et de plus en plus, les thèmes de recherche sont définis en fonction des potentialités de publications de haut niveau que l'on peut espérer (lire l'opuscule de Bruno Latour (« Le métier de chercheur, regard d'un anthropologue » éditions INRA) qui parle de capitalisme scientifique et d'investissement du crédit que gagne le scientifique en faisant de « bons » articles dans de nouvelles alliances qui lui permettent de gagner encore plus de crédit). Comme dans l'entreprise existe des marchés porteurs, il existe en science des thématiques porteuses, c'est à dire garantissant des postes, des crédits et des carrières.

La remise au goût du jour des thèses créationnistes et autre mysticisme, grâce notamment au lobby protestant étasunien, offre aux tenants d'une vision "capitaliste" du vivant une nouvelle virginité. Alors que les impasses actuelles de la génétique apparaissent au grand jour (si les séquençages du génôme de plusieurs organismes _dont l'homme_ existent dorénavant, l'incompréhension générale persiste sur les mécanismes complexes liant les gènes au fonctionnement complexe des organismes (lire "Ni Dieu, ni gène" de J.-J. Kupiec et P. Sonigo aux Editions Seuil, ou "La fin du tout génétique" de H. Atlan aux Editions Inra) et que d'OGM en thérapie génique, on assiste à une course folle d'apprentis sorciers courant après leurs promesses frauduleuses de bonheur et d'immortalité par la science, l'opposition Dieu contre Darwin va générer une réduction totale du débat sur le vivant à une dualité fausse et stérile. Demain encore plus qu'aujourd'hui, qui critiquera le néodarwinisme et ses prétentions d'explication synthétique de l'évolution se verra taxé de créationnisme aigu. Qui proposera de nouvelles hypothèses pour expliquer des mécanismes biologiques déterminant les formes actuelles du vivant et ses modes d'organisation devra sous peine d'anathème choisir l'un ou l'autre camp ! Et pourtant, bien d'autres alternatives intéressantes (fascinantes ?) existent depuis les théories de l'autopoièse (lire « L'arbre de la connaissance » de H. Maturana et F. Varela chez Addison-Wesley) et de l'auto-organisation des formes (lire « Forme et croissance » de D'Arcy Thompson aux éditions de Seuil et « How the leopard changed its spots » de B. Goodwin chez Charles Scribners's sons) jusqu'à celles de l'enaction (lire « Invitation aux sciences cognitives » de F. Varela aux éditions du Seuil) et de l'exaptation (lire « Exaptation - a missing term in the science of form » de S.J. Gould et E. Vrba dans Paleobiology Vol. 8). Mais entre un « designer intelligent » et des « gènes égoïstes », entre deux vérités absolues et définitives, il n'y a plus de place pour la raison première de l'activité scientifique : s'interroger de façon ouverte et non sectaire sur le monde pour mieux le comprendre.

Actuellement, plusieurs mails circulent dans le milieu scientifique hexagonal appelant à faire pression sur la chaîne Arte pour qu'elle ne diffuse pas une émission présentant « la théorie révolutionnaire de l'engrammation ». Aux dires des auteurs des mails, il s'agit de créationnisme déguisé et de scientifiques suspects financés par une fondation religieuse. La riposte proposée par ces mails est de demander la déprogrammation de l'émission, et le conseil donné est de ne pas parler de créationnisme et de donner l'impression d'appels indépendants. Les auteurs du mail se targuent d'avoir par cette technique put faire annuler une table ronde sur un sujet voisin à Grenoble. Belle démonstration de la pratique de la science ouverte au débat, objective, et transparente. Car au fond, ces tenants d'un Darwinisme total et définitif utilisent les mêmes armes que les prêtres et bondieusards d'antan : la censure et la falsification. Plus désolant encore, sans nul doute pour diaboliser encore plus la chose, ces vrais scientifiques « objectifs » n'hésitent pas à glisser le mot « nazi » dans leur texte, affirmant qu'un des auteurs de la théorie de l'engrammation traite les rationalistes de nazis. On connaît le procédé, mais on le pensait réservé aux politiciens sans scrupule.

Peut être sommes-nous aujourd'hui à la veille d'une nouvelle bataille de clocher, à moins qu'il ne s'agisse d'une guerre de religion. Dès lors, que nous soyons les sujets dociles d'un « dieu despote » ou les « simples véhicules fugaces et futiles de gènes guerriers et calculateurs », il nous faudra accepter d'être les anonymes sujets d'un monde qui nous excède et nous (pré)détermine. D'aucuns pourront toujours se risquer à mettre en doute la prétention de la synthèse néodarwinienne de tout expliquer, ils seront alors rejetés au rang d'ignares et de dévots. D'autres pourront tenter de proposer des mécanismes explicatifs de l'évolution faisant l'économie d'un déterminisme génétique fort, ils seront montrés du doigt pour parjure scientifique.

On aurait tendance à proposer la relecture de vieux ouvrages tel que "La structure des révolutions scientifiques " de T. Kuhn (Editions Champs Flammarion) ou "Autocritique de la science" de A. Jaubert et J. M. Levy-Leblond (Editions Seuil). On aurait envie de demander aux néodarwiniens quels sont leurs liens via les OGM et la thérapie génique avec l'industrie pharmaceutique et l'agro-alimentaire. On aurait presque l'audace de leur demander pourquoi la mise en doute de la théorie de « la sélection du plus apte » est interdite. On aura surtout la sagesse de ne pas tomber dans le piège qui consiste sous couvert de « vérité scientifique » à substituer la censure au débat. Et puis avant tout, entre deux totalitarismes de la pensée, on ne choisit pas. La vie, sa richesse, sa diversité et la soif de savoir de l'homme finissent toujours par échapper aux dogmes.

Salutations libertaires

Sources : INDYMEDIA

Posté par Adriana Evangelizt

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23 octobre 2005 7 23 /10 /octobre /2005 00:00

LE GNOSTICISME

Le gnosticisme est l'enseignement basé sur la gnose,qui est une connaissance intérieure issue de l'intuition. La gnose est donc une expérience personnelle qui s'exprime à travers le mythe .

Le mythe étant l'expression symbolique de ce qui ne peut s'exprimer par le dogme.

Le Cosmos

De nombreuses religions s'entendent pour dire que le monde est imparfait. Mais elles diffèrent le plus souvent dans leurs propositions face à cette imperfection

Les Gnostiques , à l'image des boudhistes pensent que le monde est imparfait par nature parce que le principe même de sa création est générateur d'imperfection.

Le Monde est souffrance et l'une des premières prises de conscience de l'être humain est celle qui l'amène à constater qu'il vit dans un monde absurde lié à la mort et à l'entropie.

Si la Bible lie l'imperfection du Monde à une faute originelle, une faute de l'homme,les gnostiques la lient à la Nature aliénante de la création et donc du créateur, ce qui pour la religion judéo-chrétienne est un blasphème.

Si l'on compare la gnose à la philosophie orientale, on constate que des notions telle que celle du Karma sont assez proches de la conception gnostique.

Cette roue du karma illustre l'enchaînement des causes et des effets qui entraînent la souffrance et l'imperfection .

Pour les gnostique, il existe bien un Dieu transcendant mais ce Dieu n'est pas le Dieu créateur ou plutôt pas directement. Ce n'est pas de lui mais de ses émanantions que découle la création.

Ces émanation sont les Aeons, intermédiaires entre le Dieu ultime et la création.

Un de ses aeons, Sophia la Sagesse est d'une importance primordiale pour les gnostiques.Elle est la dernière émanation donc la plus proche de la manifestation et de son Créateur.

L'être humain

 

La Nature de l'Homme est double comme celle du Monde, à la fois être de chair et être de Lumière,il participe à la Nature du monde et à celle du Vrai Dieu.

Cette part de Lumière est l'essence divine ou l'atome divin

L'Homme est en général inconscient de la présence de cet atome divin en lui. Cette ignorance est entretenue par le Créateur et ses Archons qui maintiennent l'humanité dans l'illusion d'une réalité matérielle

La mort en défaisant les liens libère, temporairement l'atome divin de sa prison de chair.

Mais tous les êtres humains ne sont pas égaux vis à vis de la spiritualité.

On distingue les penumatiques (spirituels) les matérialistes ( hylétiques) et les psychiques L'évolution humaine part de l'esclavage du matérialisme passe par le biais de la religiosité et de la moraleet aboutit à la libération spirituelle

Le Salut

L'évolution naturelle est lente, elle est ralentie par l'inertie de notre nature matérielle.

Pour évoluer sur le chemin spirtituel l'Homme a besoin d'aide.

Les êtres de Lumière, messagers divins ont pour fonction d'aider le genre humain dans leur quête de la Gnose.

Parmi eux, Mani,Seth,Jésus,incarnations du Christ, le Logos.

Le potentiel d'évolution spirituel quoique présent individuellement en chaque Homme est facilité par les "sacrements" enseignés par les messagers divins.

Comportements

La gnose s'oppose à l'éthique et à la morale telles que nous les entendons.

De tels systèmes font partie du Monde, celui du Démiurge et le servent.

Pour le gnostique les commandements et les lois morales ne conduisent pas au salut mais à des modes de comportements acceptables d'un point de vue social.

La Morale du gnostique est fonction de son évolution , surtout elle implique le respect des autres et de leur liberté.Il importe que chacun se forge sa propre loi morale en regard de son évolution.

Toujours le gnosticisme encouragera le détachement et le non-conformisme à l'égard des choses du Monde.

"Etre dans le monde, mais non du monde".

Destinée

Dans l'évangile de Thomas , Jésus dit que l'être humain doit arriver par la gnose à connaître l'innéfable réalité Divine d'où il est issu et où il doit retrouner"

La mort ne libère pas l'Homme de l'emprise du Démiurge.

Ceux qui n'ont pas atteint la libération par la gnose doivent revivre une nouvelle existence.

Cette doctrine de la réincarnation est implicite dans les écrits gnostiques.

Conclusion

La gnose est plus une "affaire de coeur" qu'une question de concepts.

Les mythes gnostiques peuvent être interprètés de différentes faons en fonction de l'expérience spirituelle de chacun.

Ils portent toujours en eux une part de vérité profonde et font appel à l'"intelligence du coeur" plus qu'à l'usage de la raison.

Voir aussi : La Gnose de Valentin et Homélie par Jules Stany Doinel

Sources : APH

Posté par Adriana Evangelizt

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20 octobre 2005 4 20 /10 /octobre /2005 00:00

NOTRE-DAME LA TERRE

par Jean Markale

Autrefois, les hommes savaient que la Terre était vivante et, mieux encore, ils savaient qu'elle était Vie, cette mystérieuse vie surgie du fond des âges et qui s'épanouissait au milieu des arbres et des fleurs d'un verger enclos de grand murs. Et ils l'honoraient, la vénéraient, l'adoraient, conscients de tout ce qu'ils devaient à leur créatrice, à leur mère innombrable. Comme une femme qui allaite, la Terre, par ses multiples mamelles, dispensait à ses enfants les sources et les fruits dont ils avaient besoin dans leur immense tentative pour s'élever vers le siècle. Ainsi, pendant des siècles, on chanta pour elle des chants de louange et de reconnaissance. Jamais on ne la blessait, jamais on ne la heurtait, par respect infini pour celle qui, par amour, avait sorti de son ventre les créatures et les nourrissait de cette sève mystérieux qu'est l'âme du monde.


Mais les hommes savaient aussi que la Terre, comme une mère, détenait la connaissance parfaite des délicates harmonies sans lesquelles le monde ne pourrait exister. La Déesse-Terre ne pouvait se tromper : aussi était elle devenue " Celle-qui-doit-être-obéie, la toute puissante souveraine des êtres et des choses ". Il ne faudrait pourtant pas s'y tromper : cette puissance et cette souveraineté n'était pas des rapports de force et d'obligation, mais un échange perpétuel entre celle qui donnait et ceux qui recevaient, car ces derniers, par reconnaissance, offraient à la Terre tout ce qu'il y avait de meilleur, et surtout, ils s'efforçaient de suivre avec confiance les itinéraires qu'elle traçait dans le rythme des saisons et des jours.


Arriva le moment ou l'homme, peut être Adam ou Eve au jardin d'Eden, ou encore Caïn sur des espaces en friche, eut le désir de secouer ce qu'il ressentait comme un joug, comme une soumission aveugle à un être dont on ne comprend plus le message d'amour. L'homme creusa donc la Terre et y déposa des semences. Ce fut un viol mais surtout un inceste, dont le souvenir, à travers une série de spéculations philosophiques, s'est perpétué dans le mythe d'Oedipe et de Jocaste, si l'on considère que Jocaste n'est autre que la forme rassurante de la Sphynge, image évidente d'une nature sauvage, dangereuse, dévorante. L'homme n'avait plus confiance dans la Terre et, comme il en avait peur, il voulut en faire une esclave : ce n'était plus " Celle-qui-doit-être-obéie " mais " Celle-qui-doit-obéir ". Tragique tournant de l'histoire de l'univers - et pourtant si fécond ! - qu'on appelle naissance de l'agriculture…
Un autre mythe témoigne de ce passage, le mythe fondateur de Delphes, quand Apollon tue le serpent Python et prend sa place sur les autels, face à l'adoration des foules. Car la Terre Mère est alors déchue de son rang de Déesse au profit d'un dieu céleste tombé des étoiles. La Déesse n'est plus qu'un simple médium qui reçoit les messages du dieu, mais ce sont des hommes, les prêtres de l'oracle en l'occurrence, qui les interprètent. La Femme n'est plus créatrice, elle est devenue procréatrice, ce qui est l'indice non seulement d'un renversement de l'ordre social mais d'une inversion totale de polarité quand à l'appréhension du divin. Le Dieu Père a refoulé la Déesse Mère dans les ténèbres de l'inconscient, avec tout ce que cela comporte d'autoritarisme, de violence et de ruptures d'équilibre.


Depuis lors, l'homme enivré de virilité, avilit et saccage l'héritage maternel, exploitant outrageusement la nature et croyant s'en libérer par des blasphèmes répétés. On comprend mieux alors la thèse gnostique selon laquelle le dieu mâle, quel que soit son nom, a emprisonné la Ptisis Sophia, et pourquoi celle-ci se lamente, attendant désespérément que ses fils pourtant bien-aimés se révoltent et la délivrent pour redonner sa splendeur au monde. Le Christianisme officiel, en prétendant que l'homme est au centre de l'univers et que tout l'univers est à sa disposition, n'a fait qu'aggraver le déclin de Notre Dame la Terre. Que sont devenus nos frères les animaux, nos frères les végétaux, nos sœurs les pierres, sinon de la matière, infâme manifestation de l'Esprit ? On a oublié que dans le terme " matière " il y a le mot mater, qui signifie simplement " mère ".


Pourtant l'ombre de la Terre-Mère n'a pas cessé de rôder sur l'humanité, et la Bible témoigne souvent de la lutte entreprise par les zélateurs du Dieu Père contre les idoles féminines qui surgissaient de temps à autre parmi le peuple élu. Que de déchirements, que d'incompréhensions, que d'usurpations ! Mais lorsqu'à Bethanie, Le Christ, qui avait déjà reçu l'onction sacerdotale du Dieu Père de la main de Baptiste, eut accepté une autre onction, celle de la Déesse Mère, de la main de Marie de Magdala, grande prêtresse des anciens cultes telluriques, il ne fit pas autre chose que de manifester sa volonté de rétablir l'ordre rompu, de réconcilier enfin les deux principes fondateurs de l'univers. Mal lui en a pris, car Judas - le texte évangélique est très clair sur ce point - le dénonça précisément à cause de ce geste.


Nous en sommes là. A force d'industrie et de technologie, les hommes ont presque tué la Déesse-Terre en la vidant de sa substance sacrée. Mais la Terre se défend. La Terre est malgré tout vivante parce qu'elle est sacrée. Elle se secoue, elle manifeste sa colère, elle rejette les aberrations des hommes, prête à les détruire s'ils persistent dans leur volonté suicidaire. Avons-nous oublié les innombrables témoignages du culte qu'ont rendu les hommes d'autrefois à cette divinité bienfaisante qui ne demande qu'à serrer ses enfants dans ses bras ? Il serait bon de les prendre en compte ces témoignages, que ce soient des temples, des lieux, des pierres, des lacs, des gouffres, des dalles gravées de signes énigmatiques. Le destin du monde est en jeu et, si l'on n'y prend pas garde, la bonne Déesse deviendra Kâli, celle qui dévore ses enfants.


Il nous faut partir en pèlerinage dans les sanctuaires éternels de Notre Dame la Terre.

Sources : LE BOULEAU D'ARGENT

Posté par Adriana Evangelizt

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10 octobre 2005 1 10 /10 /octobre /2005 00:00

Le texte ci-dessous pour bien montrer que l'Ancien Testament est fondé sur des légendes et des mythes et que rien, absolument rien n'est historique. Quand on voit ce qui se passe en Palestine, que ce pays est judaïsé sous prétexte d'une histoire glorieuse alors que le Temple de Salomon n'a toujours pas été découvert, on se dit qu'il y a là quelque chose qui cloche...

 


La Bible dévoilée, les nouvelles révélations de l'archéologie


Israël Finkelstein, Neil Asher Silberman


Le texte biblique a été conçu en deux ou trois générations, autour de la fin du VII° siècle av. J.C., dans le petit royaume israélite de Juda, autour de la cour de Jérusalem, avec des intentions théologiques et politiques, dans un climat de peurs et d’espoirs face au puissant voisin égyptien. Sur le plan religieux, ces écrits tendent à fixer l’orthodoxie dans le monothéisme judaïque, en centralisant le culte d’un Dieu unique dans un lieu unique, le Temple de Jérusalem, sous l’autorité d’un descendant de la dynastie de David, premier souverain de la monarchie unifiée de l’histoire d’Israël. Sur le plan politique, la constitution d’une histoire nationale, l’origine glorieuse d’Abraham (« Ur en Chaldée »), la lutte victorieuse contre l’esclavage en Égypte et la conquête par Josué de Canaan (Syrie-Palestine) justifient pleinement les prétentions du roi Josias, dans cette période dramatique de la fin du VII° siècle : l’indépendance par rapport au pharaon Neko II, mais aussi la souveraineté sur l’ancien royaume rival d’Israël, au Nord.


Archéologues, les auteurs confrontent dans l’ouvrage la Bible aux données issues des fouilles et des documents égyptiens et mésopotamiens. Il en ressort que bien des épisodes de la Bible – parmi les plus connus – comme l’errance des Patriarches (Abraham, Isaac, Jacob), l’esclavage des Hébreux en Égypte, l’Exode sous la conduite de Moïse, l’errance de 40 ans dans le désert du Sinaï, la conquête victorieuse de Canaan par Josué, la monarchie unifiée sous l’autorité du grand David, la splendeur de Jérusalem dotée de son magnifique Temple par Salomon ne correspondent à aucune donnée archéologique ou historique et n’ont tout bonnement pas eu lieu ! Reprenons ces points successivement…

En quête des patriarches…

Rappelant que la majorité des pionniers de l’archéologie biblique étaient des prêtres ou des théologiens, les auteurs montrent que tous les efforts pour retrouver les traces de la grande migration vers l’ouest d’Abraham, d’Ur à Harân, en Mésopotamie, puis vers Canaan (sa tombe se trouvant, selon la Genèse, à Hébron, dans les actuels territoires palestiniens) se sont révélés vains. « L’archéologie prouve de façon indubitable qu’aucun mouvement subit et massif de population ne s’est produit à cette époque », mouvement que les tenants d’une migration historique de tribus conduite par Abraham et sa famille situent d’ailleurs à des dates contradictoires, selon les découvertes (entre la moitié et la fin du III° millénaire, entre le début et la moitié du II° millénaire, au début de l’âge du Fer (1150-900 av. J.C.).

D’entrée de jeu, les auteurs affirment que le texte de la Genèse a été compilé, à partir de sources plus anciennes, au VII° siècle av. JC, sans qu’il soit possible d’en extraire un compte rendu historique exact. Par exemple, l’histoire des patriarches est remplie de chameaux transportant des marchandises, alors que l’archéologie révèle que le dromadaire n’est couramment utilisé comme bête de somme qu’à partir de l’an 1000 av. J.C., bien après l’existence supposée des patriarches. Avec Abraham, Isaac, Jacob – le père des 12 tribus d’Israël, la Genèse met en scène une ascendance commune à tout le peuple israélite, en insistant sur Juda. Sur son lit de mort, Jacob confie ainsi le droit d’aînesse à son fils Juda, qui donnera son nom à l’un des deux royaumes israélites du Levant, celui du Sud, où se trouve le tombeau, près d’Hébron, des trois patriarches.

L’Exode a-t-il eu lieu ?

Moïse se dressant face au Pharaon, déchaînant contre lui les 10 plaies d’Égypte, la fuite à travers la Mer Rouge, puis les Dix Commandements révélés au premier des Hébreux sur « le mont de Dieu », ces épisodes bibliques sont parmi les plus évocateurs et les plus significatifs de la Bible. Sont-ils pour autant historiques ? Au risque de décevoir leurs lecteurs, les auteurs affirment : « Nous n’avons pas la moindre trace, pas un seul mot, mentionnant la présence d’Israélites en Égypte : pas une seule inscription monumentale sur les murs des temples, pas une seule inscription funéraire, pas un seul papyrus. L’absence d’Israël est totale – que ce soit comme ennemi potentiel de l’Égypte, comme ami, ou comme peuple asservi. » A l’époque supposée de l’Exode, au XIII° siècle av. J.C., l’Égypte de Ramsès II est une puissance considérable, qui contrôle parfaitement les cités-États de Canaan. Des forteresses égyptiennes balisent la frontière, d’autres sont bâties en Canaan. Pour Finkelstein et Silberman, il est inimaginable qu’une foule d’esclaves hébreux aient pu fuir vers le désert et la Mer Rouge sans rencontrer les troupes égyptiennes, sans qu’il en reste trace dans les archives étatiques. Or, la plus ancienne mention des Hébreux est une stèle commémorant, à la fin du XIII° siècle av. J.C., la victoire du pharaon Merneptah sur le peuple d’Israël, mais en Canaan-même. Même absence de vestiges archéologiques dans le Sinaï, où les compagnons de Moïse ont, selon la Bible, erré pendant 40 ans.


Toutefois, pour n’être pas exacte d’un point de vue historique, la Bible, dans sa description de l’Exode, n’est pas pour autant une fiction littéraire : les toponymes (les noms de lieu) en Égypte, dans le Sinaï ou à Canaan, désignent bien des territoires historiques, mais plus proches là encore du VII° siècle av. J.C. que de l’époque présumée de l’Exode. (Ce dernier fait peut-être allusion à l’expulsion d’Égypte, bien réelle celle-là, des Hyksos, qui étaient eux-mêmes des Cananéens). Dès lors, ce récit d’un affrontement victorieux entre Pharaon et Moïse a pu devenir une saga nationale, une toile de fond mythique et encourageante alors qu’au VII° siècle av. J.C., la renaissance de l’Égypte menace les ambitions du roi de Juda, Josias.

L’origine des Israélites…

Selon le texte biblique, Moïse confie la conquête de la Terre promise, Canaan, à son lieutenant Josué. Aidé par Dieu, Josué multiplie les victoires, comme à Jéricho, les murailles s’effondrant sous les trompettes de guerre. Là encore, la réalité archéologique contredit le Livre de Josué. Par exemple, les cités de Canaan n’étaient pas fortifiées ; aucune muraille ne pouvait donc s’écrouler… Surtout, l’idée même d’une invasion de Canaan par les Hébreux venus d’Égypte est contestée par nos auteurs. Pour eux, les Hébreux sont en fait des peuplades indigènes de Canaan, qui ont développé progressivement une identité ethnique israélite. Loin d’être de lointains immigrés, loin d’avoir violemment conquis le pays, les Hébreux sont donc surtout des pasteurs, des éleveurs de Canaan, dont le mode de vie s’est modifié au point de les distinguer des autres peuples autochtones, par exemple par leurs habitudes alimentaires (l’interdiction de consommer du porc). Aux alentours de 1200 av. J.C., lors d’une crise très grave de la société cananéenne du littoral, ils ont colonisé les hautes terres de Judée et les montagnes de Samarie, habitant des villages non fortifiés très rustiques.

Un royaume hébreu sous l’autorité de David et Salomon…

A l’époque présumée du premier grand souverain hébreu, David, vers l’an 1000 av. J.C., cette société israélite est encore peu développée, très peu peuplée, et n’a certainement pas la dimension d’une cité-État alphabétisée, capable d’encadrer de grands travaux sous le contrôle d’une bureaucratie de fonctionnaires. « Les fouilles entreprises à Jérusalem n’ont apporté aucune preuve de la grandeur de la cité à l’époque de David et de Salomon », écrivent nos auteurs, qui enfoncent le clou à propos du fameux Temple bâti par Salomon : « Les fouilles entreprises à Jérusalem, autour et sur la colline du Temple, au cours du XIX° siècle et au débit du XX° siècle, n’ont pas permis d’identifier ne serait-ce qu’une trace du Temple de Salomon et de son Palais ». Dans une Jérusalem qui ressemble plus à un village de montagne qu’à une capitale prestigieuse, David et Salomon ont certes existé, mais leur mémoire a surtout servi à construire le mythe d’un seul peuple puissant, d'une monarchie israélite unifiée sous la légitime dynastie davidienne. La réalité, telle qu’elle est rapportée par nos auteurs, est toute différente…

Deux royaumes israélites pendant toute l’histoire juive…

En se fondant là encore sur leurs investigations archéologiques, Finkelstein et Silberman introduisent – contre le mythe d’une monarchie unifiée originelle - l’idée neuve de l’existence originelle et durable de deux entités israélites, deux sociétés distinctes, au Sud et au Nord des hautes terres, dont les rivalités et le destin historique ont commandé l’écriture de la Bible. Au Sud, le royaume de Juda, plus pauvre, moins peuplé, gouverné depuis Jérusalem par les héritiers de David. D’ailleurs, le Dieu d’Israël, dans les territoires du Sud, est appelé YHWH (que l’on prononce Yahvé). Au Nord, c’est le royaume d’Israël, beaucoup plus prospère, plus peuplé, plus influent, dont la capitale, Samarie, est un grand centre administratif, doté d’un palais et de son propre temple pour honorer El, ou Elohim.

Un nouveau monothéisme…

Tout le propos du Livre des Rois est de montrer que seul le royaume du Sud, dans sa légitimité davidienne, a vocation à gouverner l’ensemble des territoires israélites, à partir d’un culte centralisé dans le Temple de Jérusalem. Bien que plus influent, avec de puissantes cités comme Samarie ou Megiddo, le royaume nordiste d’Israël, selon le texte biblique, était voué à la destruction du fait de l’incroyance de ses souverains et de la composition multiethnique de sa population : en 720 av. J.C., les Assyriens détruisent le royaume de Samarie et annexent la contrée. « Le royaume de Juda se retrouva soudain seul, cerné par un monde non israélite. Le royaume ressentit alors le besoin impérieux de posséder un document écrit qui le définît et le motivât. Ce texte, c’est le noyau historique de la Bible, compilé à Jérusalem au cours du VII° siècle av. J.C. »


La destruction du royaume d’Israël est l’occasion de proférer l’exigence, pour tous les Israélites, d’un monothéisme radical – celui du Deutéronome, le cinquième Livre de la Torah (le Pentateuque), qui prescrit l’observance des fêtes nationales (la Pâque, les Tabernacles), l’interdiction des « mariages mixtes », la protection des faibles et des indigents. Jusqu’à cette époque, bien des cultes, celui de divinités domestiques, du soleil, de la lune et des étoiles, de Baal ou d’Asherah (« épouse » de Dieu…) cohabitaient avec celui de YHWH, au sein même du Temple, mais aussi dans des sanctuaires de campagne ! En même temps, l’héritier de David, le roi Josias, est présenté comme un véritable messie, chargé de restaurer la monarchie unifiée et l’autorité davidienne sur tous les Israélites, alors même que les Assyriens se retiraient des provinces du Nord.

Des rois aux prêtres…

En 609 av. J.C., le roi Josias est tué par les troupes du pharaon Neko II. Mais ce sont les Babyloniens de Nabuchodonosor qui ravagent le royaume de Juda, incendient Jérusalem et détruisent le Temple en 586 av. J.C. (les fouilles archéologiques ont restitué pointes de flèches et traces d’incendie). Une partie des Israélites, faible selon nos auteurs, l’élite surtout, est déportée à Babylone. Cet exil, relativement court dans le temps puisque les Perses[1] de Cyrus détruisent l’empire babylonien en 534, est essentiel dans la mise en forme finale du Pentateuque. L’éloignement d’Israël réactive le souvenir de l’Exode. Le destin prestigieux d’Abraham choisi par Dieu pour offrir une Terre prospère à sa nation est un message d’espoir, tout comme le souci de bien marquer la séparation entre le peuple juif et ses voisins. Enfin, la reconstruction du Temple (qui inaugure la période dite du Second Temple) permet la conservation de l’identité israélite autour des prêtres, dont l’importance s’est réaffirmée pendant l’exil. En effet, les territoires israélites ne sont plus gouvernés par les descendants de David, la monarchie est hors-jeu : après les Perses viennent les Grecs d’Alexandre, puis ses généraux, puis les Romains (avec un certain Ponce Pilate), les Byzantins, les Arabes… Mais l’épopée biblique est devenue suffisamment cohérente pour permettre la survie identitaire du peuple juif, et son prolongement dans le christianisme.

(1) Le royaume de Juda devient alors la province perse de Yehoud (en araméen). Les Judéens deviennent alors les Yehoudim, les Juifs…

Sources : http://histoireenprimaire.free.fr/ressources/bible.htm

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30 septembre 2005 5 30 /09 /septembre /2005 00:00

ALBERT PIKE, FRANC-MACON LUCIFERIEN

par Patrick Boistier

 

L'un des plus célèbres Francs-Maçons américains fut Albert Pike (1 809-189 1). Pourtant, la conception que Pike se faisait de la Franc-Maçonnerie était peu orthodoxe. On peut se demander si Pike n'appartenait pas, en premier ressort, à The Hermetic Brotherhood of Louxor (Light.... ou Lucifer ?), apparue aux U.S.A. vers le milieu du XlXème siècle...

Nous savons, en tout cas, qu'en tant que Franc-Maçon de haut-grade, Albert Pike exerça son activité sur le Rite Ecossais dont il faisait partie comme " Souverain Grand Commandeur du Suprême Conseil " de Charlestown, de 1859 à 1891. Mais nous savons aussi que Pike fut un haut initié du Palladisme.

Société très secrète, qui se voulait supérieure aux Suprêmes Conseils maçonniques, inconnue des Francs-Maçons de base (ceux des loges " bleues ") et souvent même des plus élevés en grade, le Palladisme - nous dit Pierre Virion -

" se composait d'émérites qui, selon le procédé classique, devaient exercer leur influence à l'intérieur des loges, et diffuser les consignes par noyautage ". On comprend alors pourquoi Albert Pike fut membre d'honneur de la plupart des Suprêmes Conseils du monde (ce fut en 1889 qu'il reçut cette dignité du Suprême Conseil de France).

Dans Morals and Dogmas of the ancient and accepted Scottish Rite (Charlestown, 5 632 [1832], L. H. Jenkins, éditeur. Richmond Va U.S.A., réimprimé en octobre 1927), Albert Pike écrivait déjà:

" La divinité de l'Ancien Testament est partout représentée comme l'auteur direct du mal, dépêchant aux hommes des esprits mauvais et trompeurs... Le Dieu de l'Ancien Testament et de Moïse est ravalé au niveau des passions humaines... C'est une divinité violente, jalouse, vindicative, autant qu'ondoyante et irrésolue ; elle commande des actes odieux et révoltants de cruauté et de barbarie... "

Cette conviction d'inspiration gnostique est à rapprocher de celle de Robert Ambelain, " Passé Grand Maître Mondial d'Honneur " du rite maçonnique de Memphis-Misraïm, dans son livre Adam Dieu Rouge (Ed. Niclaus, 1941 ):

"Depuis l'époque lointaine où la Vie, sous ses aspects protéiformes, se manifesta sur la croûte refroidie de notre globe, il n'était pas apparu que la Nature ait créé avec logique, avec justice, avec raison. Au contraire, il semble en effet qu'une force créatrice formidable, aux possibilités titanesques, soit à l'oeuvre ici-bas, sans répit. Mais cette force paraît dénuée de la perfection qui serait son apanage si elle était de source divine. La Sagesse ne l'inspire pas, l'Omniscience lui fait défaut. Elle tâtonne, procédant par essais successifs, créant une espèce pour en détruire une autre, mettant en action un principe pour en annihiler un second. Aveugle, elle n'est pas raisonnable, mais instinctive. Les sentiments élevés lui sont étrangers, elle est amorale. Ainsi la souffrance l'indiffère, la cruauté est sa loi souveraine. Créant sans raison, détruisant sans motif, elle fait souffrir inutilement. Tel insecte paralysera d'un coup d'aiguillon tel autre, inoffensif Puis il pondra sa larve dans la chair vive de sa capture, paralysée, mais non insensibilisée. Et la larve grandira de jours en jours, dévorant vive la malheureuse créature qui lui sert de gîte... De quelque côté que l'on se tourne, la Nature matérielle, cette oeuvre soi-disant divine, tant admirée, tant vantée, ne nous offre comme spectacle que le plus sauvage, le plus féroce déchaînement des mauvais instincts [... ] Le Maître du Monde tangible est un dieu noir. Le Seigneur d'ici-bas est un dieu mauvais ".

Plus loin, le F.. Ambelain note: " Orzmud, principe du Bien, était symbolisé par un jeune homme portant une torche, paradigme du Lucifer chrétien ".

Le 14 juillet 1889, lors du Centenaire de la Révolution française, Albert Pike adressa des paroles destinées aux chefs de la F.. M.. écossaise. Elles sont citées par Rémy de Laon, dans sa conférence titrée Significations et perspectives de l'aggiornamento:

"That which we must say to the crowd is : " We worship a God, but it is the God one adores without superstition ".

Traduction : " Ce que nous devons dire au vulgaire c'est ceci : " Nous adorons un Dieu, mais c'est le Dieu qu'on adore sans superstition ".

To you, Sovereign Grand Instructors General, we say this, that you may repeai it to the Brethen of the 32nd, 31st and 30th degrees :

" The Masonic religion should be, by all of us initiales of the high degrees, maintained in the purity ofthe Luciferian doctrine ".

Traduction : A vous, Souverains Grands Instructeurs Généraux, nous disons ceci pour que vous le répétiez aux Frères des 32è, 3 1 è et 30è degrés : " La religion maçonnique devrait être maintenue dans la pureté de la doctrine luciférienne par nous tous, initiés des hauts degrés ".

"If Lucifer were not God, wouldadonay (the Christian God) whose deed.Y prove his cruelty, perfidy, and hatred o man, barbarism and répulsion )f fôr science, would Adonay and his priests, calumniate him."

Traduction : "Si Lucifer n'était pas Dieu, est-ce qu'Adonaï (le Dieu des chrétiens) dont les actes prouvent la cruauté, la perfidie, la haine de l'homme, la barbarie et l'aversion pour la science, est-ce qu'Adonaï et ses prêtres le calomnieraient ? ".

A partir d'ici, la traduction diffère selon que l'on se fie à Rémy de Laon ou au texte reproduit dans le numéro du 19 janvier 1935 de la revue anglaise The Freemason... Mais le dualisme gnostique opposant un Dieu Bon à un Dieu Mauvais y est toujours présent:

Traduction de Thebreemason: "Oui, Lucifer est Dieu, et malheureusement Adonaï aussi est Dieu.

Car la loi éternelle est qu'il n'y a pas de lumière sans ombre, pas de beauté sans laideur, pas de blanc sans noir, car l'absolu ne peut exister que par deux Dieux, l'obscurité étant nécessaire à la lumière pour lui servir de repoussoir, comme le piédestal est nécessaire à la statue, et le frein à la locomotive...

La doctrine du Satanisme [il faut comprendre : " la doctrine qui présente Satan comme un être malfaisant "] est une hérésie, et la véritable et pure religion philosophique est la croyance en Lucifer, l'égal d'Adonaï; mais Lucifer, le Dieu de la Lumière et le Dieu du Bien, lutte pour l'humanité contre Adonaï, le Dieu de l'obscurité et du mal."

Traduction de Rémv de Laon:

" Oui, Lucifer est Dieu, et malheureusement Adonaï aussi est Dieu.

Les intelligents disciples de Zoroastre, aussi bien qu'après eux les gnostiques, les manichéens, les Templiers, ont admis comme la seule logique conception métaphysique, le système des deux principes divins se combattant éternellement ; l'on ne peut croire que l'un est inférieur à l'autre en puissance.

Donc la véritable et pure religion philosophique est la foi en Lucifer l'égal d'Adonaï ".

Après la mort d'Albert Pike (1 89 1), une initiée nommée Diana Vaughan se sépara d'Adriano Lemmi, nouveau Grand-Ma7itre du Palladisme. Le 21 janvier 1895, à Londres, Diana Vaughan fit décider la création d'une revue intitulée Le Palladium régénéré et libre, dont elle fut la grande inspiratrice. Le 21 mars 1895 paraissait le premier numéro d'une des plus extravagantes publications qui aient jamais vu le jour. Edité par " un bureau central de propagande Palladiste ", le but de cet organe était de créer un lien entre " les groupes Lucifériens ":

" La religion dite catholique - y trouvait-on écrit - prétendra que nous sommes des satanistes. Catholiques romains, les satanistes, c'est vous. Nous sommes Lucifériens ".

Dès ce premier numéro, Diana Vaughan exposait la doctrine luciférienne, dans l'article 5:

"Les deux dieux se combattent depuis des temps antérieurs, très antérieurs à la création-organisation des mondes matériels. Lucifer est le principe de l'intelligence et de la vie ; Adonaï [le dieu des judéo-chrétiens] le principe de la matière et de la mort. Il suffit de jeter un regard autour de soi, de contempler la nature et de scruter par la raison tout ce qui est visible : alors on contemple l'action incessante des deux principes contraires.

D'où : esprits de deux ordres opposés. Nous appelons daimons les esprits de Lucifer, Dieu-Bon, esprit du feu; maleakhs les esprits d'Adonaï, Dieu-Mauvais, esprit de l'eau. Lucifer, intelligence suprême est le Très-Haut, le plus haut. La plus élémentaire logique indique qu'il est supérieur au Très-Haut Adonaï, matière suprême. Pour ce, nous nommons Lucifer l'Excelsus-Excelsior, ou encore Deus Optimus Maximus.

De même : les esprits du feu, les daimons, sont des esprits intelligents et bienfaisants, tandis que, par opposition facile à comprendre, les esprits de l'eau, les meleakhs, sont des esprits bruts et malfaisants. Au royaume divin de Lucifer sont les deux sexes, le Dieu-Bon étant le principe de la vie féconde ; au royaume divin d'Adonaï, les esprits sont exclusivement insexuels, le Dieu-Mauvais, le destructeur mortifère, étant l'essence même de l'improduction et de la stérilité.

L'homme a pour auteur Adonaï et Lucifer: l'Adam-brute d'Adonaï a reçu de Lucifer l'intelligence et le droit de reproduction... "

Dans son livre sur Le Palladisme (1 895, H. Falque, Grenoble), Domenico Margiotta, ancien dignitaire de la Haute Maçonnerie, converti depuis lors, reconnaissait que: " Le secret des secrets est la déification de Satan dissimulé sous le titre de Grand Architecte de l'Univers ".

Le Palladisme " régénéré et libre " de Diana Vaughan était purement et simplement la reprise doctrinaire du Palladisme luciférien créé aux Etats-Unis par Albert Pike.

Adriano Lemmi, Haut-Maçon américain, fut évidemment soutenu par la Franc-Maçonnnerie d'Angleterre qui, dès le 6 juin 1 895 décréta l'exclusion de Diana Vaughan.

Le 15 juin au soir, Diana Vaughan se fit baptiser par la Supérieure d'un monastère du Midi de la France où elle s'était réfugiée.

Le 24 août 1895, ]'Aumônier du monastère suppléa les cérémonies du baptême et communia pour la première fois la nouvelle convertie. Elle disparut de la scène du monde entre le 13 mars et le 19 avril 1897. Nous ne saurons sans doute jamais vraiment quel fut l'impact du luciférisme d'Albert Pike dans la spiritualité maçonnique. Disons seulement qu'à sa mort, en 1891, le Suprême Directoire du Palladisme, siégeant à Charlestown, supervisait la Franc-Maçonnerie américaine et une partie de l'Ecossisme européen.

En 1927, dans LIdéal Initiatique (le Symbolisme, Paris), Oswald Wirth, l'un des propagateurs du symbolisme maçonnique à usage des débutants, écrivait:

" La Franc-Maçonnerie se garde bien de définir le Grand Architecte, et laisse à chacun de ses adeptes pleine latitude pour s'en faire une idée conforme à sa foi ou à sa philosophie.

Une mise au point s'avère pourtant nécessaire !

- Pour les Francs-Maçons gnostiques, le " Grand Architecte de l'Univers " est Lucifer, le " Porteur de Lumière ". C'est lui le Dieu-Bon qui s'efforce de redonner de l'Ordre à l'Univers. chaotique créé par Adonaï, le mauvais démiurge, le " Grand Archonte " de la Gnose, " Fils du Chaos ", " Dieu des Armées ".

- Pour les Francs-Maçons chrétiens, le " G.A.D.L.U.P. " est Dieu le Père (du Nouveau Testament).

- Pour les Francs-Maçons agnostiques, le " Grand Architecte " n'est autre que l'Homme lui-même.

Au Grand Orient de France, le rite français rejette l'évocation du"G.A.D.U.P." et précise que les convictions métaphysiques sont d'ordre personnel et non obédientiel. Il est clair que la Franc-Maçonnerie gnostique et luciférienne d'Albert Pike doit être comme une déviation de la tradition maçonnique qui, depuis les XVIlè et XvIllè se fonde sur la notion de tolérance et s'oppose, non aux religions, mais à l'exécrable vocation d'expansion hégémonique dont certaines se rendent coupables.

Sources : Cercle Ernest Renan

Posté par Adriana Evangelizt

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30 septembre 2005 5 30 /09 /septembre /2005 00:00

 

LE PRETRE-ROI MELCHISEDEK

 

 

 

 

 

 

Depuis des temps immémoriaux, cette énigmatique figure, qui apparaît dans l'Ancien Testament pour disparaître aussitôt, a maintenu en éveil la sagacité des exégètes et alimenté la méditation des esprits religieux. Le but de cette notice est simplement d'exposer les quelques renseignements que l'Ecriture et la Tradition fournissent à son sujet.

Melchisédech est mentionné à trois reprises dans la Bible.

1 Au chapitre XIV de la Genèse, il est dit que Melchisédech, roi de Salem et sacrificateur de Dieu, bénit Abraham, victorieux de ses ennemis,

2 Au psaume CX, verset 4, il est écrit : Le Seigneur a juré et il ne s'en repentira pas: Tu es prêtre éternellement, à la manière de Melchisédech.

3 Dans l'épître aux Hébreux, il est déclaré que Melchisédech est la préfiguration du Christ Lui-même.

Extraordinaire assurément était cet être devant la bénédiction de qui s'inclina le Père des croyants , Celui qui avait été si souvent béni de Dieu et en qui toutes les nations de la terre devaient être bénies. Cornelius a Lapide pense qu'il est descendu du Ciel pour bénir Abraham et qu'il y est ensuite remonté puis, qu'après cette bénédiction, l'Ecriture ne fait plus mention de lui jusqu'au temps du roi David. Le nom qu'il portait et qui signifie roi de justice, doit être pris dans son acception plénière, absolue, car seul un être parfaitement saint pouvait être appelé directement par Dieu à la vocation d'un sacerdoce ne relevant d'aucun pouvoir humain.

La Genèse nous apprend en effet qu'il était prêtre du Dieu souverain; mais il est significatif de constater que le livre saint, où l'on trouve indiquée avec tant de précision la succession des prêtres de la famille d'Aaron, ne parle pas de successeurs de Melchisédech. Au reste la déclaration du psaume: Tu es prêtre éternellement à la manière de Melchisédech montre bien que le roi de Salem est nommé ici non comme le chef mais comme le type d'un sacerdoce sans analogie dans l'Ancienne Alliance.

Melchisédech est donc la préfiguration du Christ Lui-même, qui sera, Lui aussi, Roi et Sacrificateur. Et, pour ôter de notre esprit toute incertitude touchant cette manifestation mémorable, l'auteur du récit sacré prend soin de préciser le lieu où le pontife-roi donna à Abraham sa suréminente bénédiction. La rencontre eut lieu au nord de Jérusalem, exactement entre la ville et le tombeau des juges, qui en est distant d'à peine 3 kilomètres, près de l'endroit où passe actuellement la route de Jérusalem à Naplouse. C'est là que le prêtre de Salem, avant de bénir Abraham, offrit à Dieu le pain et le vin, préfiguration de la Cène que le Fils de Dieu devait célébrer plus tard dans cette même cité. Et l'on comprend que l'apôtre, écrivant aux Hébreux, leur déclare qu'il aurait, touchant, ce Melchisédech, beaucoup à dire et des choses difficiles à expliquer. Et voici les seules qu'il consente à leur dévoiler, à cause de leur lenteur à comprendre : Outre la royauté de la justice et de la paix, Melchisédech est sans père ni mère , sans généalogie, il n'est d'ailleurs pas de même race qu'Abraham, ses jours n'ont pas de commencement ni sa vie de fin, il est semblable au Fils de Dieu, et il demeure prêtre éternellement.

Tel est cet être, préfiguration du Christ et même semblable au Fils de Dieu , né d'une façon surnaturelle puisqu' appartenant à une autre race qu'Abraham , engendré avant les temps comme le Christ, sans descendance comme le Christ et, comme le Christ, vivant à jamais, prêtre d'un pontificat perdurable et parfait, puisqu'il a plu au Christ d'être prêtre selon cet ordre.

Et l'on comprend que la méditation revienne inlassablement sur cet être dont la grandeur nous domine et dont le mystère nous attire. Les uns ont pensé que Melchisédech était le Christ Lui-même apparu à Abraham sous forme humaine; les Hiéracites ont vu en lui l'incarnation du Saint-Esprit; Origène et Didyme ont cru qu'il était un ange. Les Samaritains, au dire d'Epiphane, déclaraient que Melchisédech était Sem, le fils de Noé. Il y eut de bonne heure une secte gnostique appelée Melchisédéciens, sur l'origine et la doctrine de laquelle nous ne savons pour ainsi dire rien; ils se rattachaient à Théodote le changeur qui niait la divinité de Jésus et enseignait qu'au moment du baptême le Christ était descendu en Jésus; et ces Melchisédéciens donnaient la prééminence à Melchisédech sur le Christ.

Pour Catherine Emmerich, Melchisédech était une sorte d'ange sacerdotal chargé de préparer le grand-oeuvre de la Rédemption. Saint Yves d'Alveydre le présente comme le survivant au temps d'Abraham de l'ancienne Eglise universelle du Bélier, de Ram, détrônée par l'Eglise du Taureau, d'Irschou. Les Rose-Croix du XVIIe siècle ont rangé Melchisédech avec Enoch, Moïse, Elie et d'autres parmi leurs ancêtres.

Une autre tradition, plus strictement chrétienne, voit en l'épisode de Melchisédech une de ces manifestations soudaines de l'être qui, sur la terre, tient la lieutenance du Christ. D'ordinaire il vit dans l'obscurité; mais il en sort quand il voit la nécessité d'une intervention publique. Avec Abraham commence en effet la sélection du peuple dans lequel devait prendre corps le Verbe, peuple profondément matériel et dur et strictement formaliste. Il fallait que, dès cette époque, fût signifié le caractère unique de liberté, de spiritualité pure, d'indépendance formelle qui est celui de la mission du Sauveur.

Sources : Hauts Grades Maçonniques

Posté par Adriana Evangelizt

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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30 septembre 2005 5 30 /09 /septembre /2005 00:00

LES ASSASSINS

par Hakim Bey

Au travers de l’éclat du désert & des collines polychromes, des dunes chauves & violettes, au sommet d’une vallée d’un bleu délicat, les voyageurs découvrent une oasis artificielle, un château de style sarrasin enfermant un jardin caché.

En tant qu’invité du Vieux de la Montagne, Hassan I Sabah, ils gravissent les marches taillées dans le roc. Ici, le Jour de la Résurrection est déjà arrivé & s’en est allé - ceux qui vivent à l’intérieur sont en dehors du Temps Profane, qu’ils maintiennent éloigné avec leurs dagues & leurs poisons.

Au-delà des tours crénelées & fendues, des étudiants & des fedayins se réveillent dans de petites cellules monolithiques. Des cartes des cieux, des astrolabes, des alambiques & des cornues, des piles de livres ouverts dans le trait de lumière matinale - un cimeterre sorti de son fourreau...

Chacun de ceux qui entrent dans le royaume de l’Imam devient un sultan de la révélation invertie, un monarque de l’abrogation & de l’apostasie. Dans une chambre centrale festonnée de lumière & tapissée d’arabesques, ils sont penchés sur des coussins & fument de longues chibouks de hashish parfumés d’opium & d’ambre.

Pour eux, la hiérarchie de l’être est compactée en un point sans dimension du réel - pour eux, les chaînes de la Loi ont été brisées - ils finissent leurs fêtes par du vin. Pour eux, l’extérieur de tout est son intérieur, son véritable visage est brillant. Mais les portes du jardin sont camouflées par le terrorisme, des miroirs, des rumeurs d’assassinats, des légendes trompe-l’oeil.

Des grenades, des mûres, la mélancolie érotique du cyprès, des roses, des brassées d’aloès & des benjoin, des tulipes ottomanes, ces tapis disposés sur l’herbe - un pavillon avec une mosaïque de calligraphies - un saule, un courant d’eau - une fontaine taillée - un scandale métaphysique d’odalisques se baignant, « de l’eau, de la verdure et de beaux visages ».

La nuit, Hassan I Sabah comme tout homme civilisé portant son turban se penche sur le parapet au-dessus du jardin & regarde les étoiles, dupant les constellations de l’hérésie dans l’air frais et sans esprit du désert. Il est vrai que dans ce mythe, quelques disciples apirants peuvent se voir demander de se lancer dans le vide du haut des remparts - mais il est vrai aussi que certains d’entre eux apprennent aussi à voler comme des sorciers.

L’emblème d’Alamut est gravé dans l’esprit, un mandala ou un cercle magique perdu par l’histoire mais imprimé et incorporé dans la conscience. Le Vieil Homme voltige tel un fantôme dans les tentes des rois & dans les chambres des théologiens, il traverse toutes les portes closes & les gardes avec des techniques ninja/musulmanes oubliées, laissant derrière lui de mauvais rêves, des stylets sur les oreillers, de puissants soudoyés.

L’essence de cette propagande s’infiltre dans les rêves criminels de l’anarchisme ontologique, l’héraldique de nos obsessions dévoile la bannière noire hors-la-loi lumineuse des Assassins... tous prétendants au trône de l’Egypte Imaginale, un continuum espace-temps occulte consumé par les toutes les libertés encore non imaginées.


Tiré de « Temporary Autonomous Zones » de Hakim Bey.

Autonomedia Anti-copyright, 1985, 1991. Peut être librement pirate & cite.

Traduction française par Spartakus FreeMann, Nadir de Libertalia, juillet 2004 e.

Sources : HERMESIA

Posté par Adriana Evangelizt

Voir aussi quelques uns de nos sites

L'Initiateur

Au nom de Dieu

La Chevalerie Célestielle

Le site de l'Eternel

Le Porteur de Lumière... réhabilitation de Lucifer... que s'est-il vraiment passé dans le Jardin d'Eden ?

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28 septembre 2005 3 28 /09 /septembre /2005 00:00

LES BUTS DE L'ORDRE ILLUMINATI

De tous temps il a été de la mission de quelques rares personnes choisies de préserver le trésor de l’antique connaissance qui fut transmise des temps anciens & qui ne fut jamais révélée aux masses. Ils ne durent pas seulement préserver mais également les mettre à disposition à ceux qui en sont dignes.


En portant ce fardeau ils devinrent Porteurs de Culture.

Des personnes telles Adam Weishaupt, professeur à l’université d’Ingolstadt qui en 1776 réorganisa l’Ordre, & Léopold Engel & Théodore Reuss qui 120 années plus tard firent de même & engagèrent un âpre combat pour les idées de l’Ordre.

Les origines de l’Ordre doivent être recherchées dans l’Antiquité. Les Mystères de la Grèce & de l’Egypte possédaient dans leurs rites d’initiation les mêmes préceptes dont le plus important était gravé sur la principale porte du Temple de Delphes.

CONNAIS-TOI TOI-MEME !

Au Moyen-Age, au XVème siècle, Thomas Vaughn fut élu en tant que Général de l’Ordre des Illuminés.

De même, Ignace de Loyola fut un membre des Illuminati d’Espagne, les Allumbrados, avant qu’il ne renonce à son statut de membre lorsqu’il fonda la Societas Jesu - L’Ordre des Jésuites.

Au travers du temps, tout particulièrement au temps de Weishaupt, les Jésuites firent tout pour pousser le Prince Karl Théodore de Bavière à dissoudre l’Ordre des Illuminati. Ils réussirent & déchaînèrent les persécutions sur l’Ordre.

Les Jésuites commencèrent une telle campagne de dénigrement contre les Illuminati que les membres de l’Ordre furent considérés comme responsables de toutes sortes de choses. Lorsqu’en 1809, une tentative d’assassinat échoua contre Napoléon à Shoenbrunn, la première question de Napoléon fut : « Etes-vous un Illuminati ? ».

Durant le Troisième Reich, l’Ordre des Illuminati fut, comme la Franc-Maçonnerie & nombre d’autres organisations, dissout par le régime Nazi. Les membres durent se rencontrer en secret afin que leurs enseignements ne soient pas oubliés.

Dans les enseignements de l’Ordre nous trouvons
la Sagesse de la R+C, la Gnose & les Templiers.

La Tradition & les découvertes les plus modernes des sciences contribuent à la perfection de l’humanité.

Les devises de l’Ordre sont :

CONNAISSANCE DE SOI & CONNAISSANCE DE LA NATURE HUMAINE

DECLARATION DE LA FOI EN UNE PURE EXISTENCE L’existence ne peut nier l’essence de l’homme. L’existentialisme est la base de la démarche révolutionnaire de nos FF & SS, mais la reconnaissance de l’Essence Primordiale, union dans le Tout est la base de l’Enseignement.

DECLARATION DE FOI EN DIEU Ce Dieu est le Tout, le Rien & le Un, qui est, fut & sera. Ses noms multiples ne sont que les Voiles de Ses Secrets, & représentent Ses modes de dévoilement aux divers peuples.

AMOUR FRATERNEL L’Amour est la Loi, l’Amour sous la Volonté.

ILLUMINATION DANS TOUS LES DOMAINES DES DESIRS HUMAINS Le Mot de Péché est Restriction !

TOLERANCE POUR TOUTES LES CROYANCES & IDEOLOGIES. L’Initié sait ce que nous voulons dire par cela :
les Frères Noirs aux croix gammées & leurs fils putrides & les cohortes de capitalistes encravatés & les foules de fous de dieu & du diable recevront de nous ce qu’ils méritent : Dédain & Haine.

Dans tous ses actes, l’Illuminati doit chercher à s’élever, même au risque de descendre dans les enfers de son être, l’Univers est en expansion et ne possède PAS de haut PAS de bas, il est & s’élever est une image qui signifie sortir du CONSENSUS bêlant de notre société aseptisée & consumériste. Dans son œuvre, l’Illuminati ne doit & ne peut se séparer des choses terrestres & se perdre dans les délire du monde à venir ou du verbiage des philosophes qui ne connaissent la misère de l’homme que de nom. La Réalité est ICI & MAINTENANT ! Par l’application pratique des enseignements de la connaissance de soi & de la connaissance de la nature humaine, l’Illuminati doit se tenir plus fermement sur le sol de la réalité, au sein de ses FF & SS, & participer aux choses de monde.

De cette ferme base, l’Illuminé cherche & fouille les forces du monde invisible, qui peut être scientifiquement expliqué. Science n’étant que l’autre mot de la Foi, unie aux Dessins de la Création par RIEN.

Ses champs d’études seront : la philosophie, les religions comparatives, la psychologie, la propagande, l’histoire des peuples & des empires, la Kabbale, la Magie & les Philosophies Hermétiques dans leur ensemble.

Toute croyance est acceptable si elle se marie harmonieusement aux dessins de l’Humanité & tend à lui assurer une plus grande Liberté, Joie & Satiété.

Les Races n’existent pas, il n’y a que l’Humain, sous ses deux sexes, mâle & femelle, harmonie de l’image de Dieu. Nul ne sera le maître de son frère ou de sa sœur sur la base de la politique, de la croyance ou de la soi-disant race. Le concept de race est un fantasme ogre de ses propres enfants.
Le but des Illuminati est de prôner parmi les Humain la fin de telles stupidités.

Si l’Ordre reste neutre relativement aux croyances politique & religieuses,
elle ne tolère pas les déviances dangereuses & voue une guerre sans fin aux Frères Noirs & aux Fous de Dieu. Engeances maléfiques & anti-Humaines qui devront être extirpées de ce monde & de l’autre.

Si l’Illuminati peut & doit aider ses FF & ses SS humains, en aucun cas il ne peut devenir gourou, chef, policier de la morale ou des mœurs.
Fais ce que tu veux sera la tout de la Loi.

L’OTO & l’Eglise Gnostique ne FONT PAS partie de l’Ordre des Illuminati. Mais les enseignements de leurs penseurs & prophètes sont une des bases de nos enseignements.

L’Ordre des Illuminati est libre comme ses membres & ne dépend d’aucune organisation « supérieure », « de cercle intérieur » ou « de supérieurs inconnus ».

Toute personne cherchant à nous aider dans ces missions décrites ci-dessus peut nous rejoindre comme ces hommes illustres du passé : Kro-Ma-Gnon, Lucy in the Sky, le Chat Botté, l’inventeur du Lambrusco, le page de Jacques de Molay, la lingère de Weishaupt, Ravachol, ...Et tous ces anonymes du passés reposant aujourd’hui à l’ombre des saules pleureurs.

Savoir pour Oser, Oser pour Vouloir, Vouloir recevoir le Royaume, Afin de régner être Silencieux.

Ligue Mondiale des Illuminati

Traduction du Martien par Fr. Spartakus FreeMann, Homme de la Terre. Révision des Hérésies par Fr. Spartakus, anno NO.

Sources :
HERMESIA

Voir notre site L'INITIATEUR

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Published by Adriana Evangelizt - dans LE SYMBOLISME DU SERPENT
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28 septembre 2005 3 28 /09 /septembre /2005 00:00

LETTRE

La vérité qui est dans le plus intérieur des mystères, est semblable au soleil ; il n'est permis qu'à l'œil d'un  aigle (à l'âme de l'homme capable de recevoir la lumière) de la regarder. La vue de tout autre mortel est éblouie, et l'obscurité l'environne dans la lumière même.

Jamais le grand quelque chose qui est dans le plus intérieur des saints mystères ne fut caché à la vue d'aigle de celui qui est capable de recevoir la lumière,  Dieu et la nature n'ont point de mystères pour leurs enfants. Le mystère est seulement dans la faiblesse de notre être qui n'est pas capable de supporter la lumière, et qui n'est pas encore organisé pour la vue chaste de la vérité nue.

Cette faiblesse est la nuée qui couvre le sanctuaire ; elle est le voile qui cache le Saint des Saints.


Mais pour que l'homme puisse recouvrer la  Iumière, la force et sa dignité perdues, la divinité aimante s'abaissa à la faiblesse de ses créatures, et écrivit les vérités et les mystères intérieurs et éternels sur le dehors des choses, afin que l'homme puisse s'élancer par elles à l'esprit.


Ces lettres sont les cérémonies ou l'extérieur de la religion, qui conduisent à l'esprit intérieur d'union avec Dieu, actif et plein de vie.


Les hiéroglyphes des Mystères sont aussi de ces lettres ce sont les esquisses et les dessins de vérités intérieures et saintes, que couvre le voile tiré devant le sanctuaire.

La religion et les Mystères se donnent la main pour conduire tous nos frères à une vérité ; l'une et les autres ont pour but un renversement, un renouvellement de notre être ; tous deux ont pour fin la réédification d'un temple dans lequel la sagesse habite avec l'amour, Dieu avec l'homme.


Mais la religion et les Mystères  seraient des prénomènes entièrement inutiles, si la Divinité ne leur avait donné des moyens effectifs  pour atteindre leurs grands buts.
Or ces moyens ont toujours été dans le sanctuaire le plus intérieur ; les Mystères sont destinés à bâtir un temple à la religion, et la religion est destinée à y réunir les hommes avec Dieu.

Telle est la grandeur de la religion, et telle a été la haute dignité des Mystères de tous les temps.


Il serait outrageant pour vous, frères intimement aimés, que nous pussions penser que vous n'avez jamais regardé les saints mystères de ce vrai point de vue, de ce point de vue qui les représente comme l'unique moyen de conserver, dans sa pureté et son intégrité, la doctrine des vérités importantes sur Dieu, la nature et l'homme ; cette doctrine était enveloppée dans la sainte langue des symboles, et les  vérités qu'elle contenait, ayant été peu à peu traduites parmi les profanes dans leur langue ordinaire, devinrent ainsi toujours plus obscures et plus inintelligibles.

Les mystères, comme vous le savez, frères tendrement aimés, promettent des choses qui seront et resteront toujours l'héritage d'un petit nombre d'hommes ; ce sont des mystères qu'on ne peut ni vendre ni enseigner publiquement ; ce sont des secrets qui ne peuvent être reçus que par un coeur qui s'efforce d'acquérir la sagesse et l'amour, et dans lequel la sagesse et l'amour ont déjà été éveillés.


Celui dans lequel cette flamme sainte a été éveillée, vit vraiment heureux, content de tout et libre dans l'esclavage même. Il voit la cause de la corruption humaine et sait qu'elle est inévitable. il ne hait aucun criminel, il le plaint et cherche à relever celui qui est tombé, à ramener celui qui s'est égaré ; il n'éteint pas le lumignon qui flambe encore, et il n'achève point de briser le roseau froissé, parce qu'il sent que, malgré toute cette corruption, il n'y a rien de corrompu en totalité.

Il pénètre d'un regard droit la vérité de tous les systèmes religieux dans leur première base ; il connaît les sources de la superstition et de l'incrédulité, comme étant les modifications de la vérité qui n'a pas encore atteint son équilibre.


Nous sommes assurés, dignes frères, que vous considérez l'homme mystique de ce point de vue, et que vous n'attribuez point à son art royal, ce que l'activité déréglée de quelques individus isolés en a fait.


C'est avec ces principes, qui sont entièrement les nôtres, que vous considérerez la religion et les mystères des saintes écoles de la sagesse comme des sœurs qui, se donnant la main, ont veillé pour le bien de tous les hommes, depuis la nécessité de leur naissance.

La religion se divise en une religion extérieure et une intérieure. La religion extérieure a pour objet le culte et, les cérémonies, et la religion intérieure, l'adoration en esprit et en  vérité.


Les écoles de sagesse se divisent aussi en des écoles extérieures et intérieures. Les écoles extérieures possèdent la lettre des hiéroglyphes, et les écoles intérieures, l'esprit et le sens.


La religion extérieure est liée avec la religion intérieure par les cérémonies.
Les écoles extérieures des mystères se lient par les hiéroglyphes avec l'intérieure.

Mais nous approchons maintenant du temps où l'esprit doit rendre la lettre vivante, où la nuée qui couvre le sanctuaire disparaîtra, où les hiéroglyphes passeront en vision réelle, les paroles en entendement.


Nous nous approchons du temps qui déchirera le grand voile qui couvre le Saint des saints. Celui qui révère les saints mystères ne se fera plus comprendre par les paroles et les signes extérieurs, mais par l'esprit des paroles  et la vérité des signes.


C'est ainsi que la religion ne sera plus un cérémonial extérieur ; mais les mystères intérieurs et saints transfigureront le culte extérieur  pour préparer les hommes à l'adoration de Dieu en esprit et en vérité.

Bientôt la nuit obscure de la langue des images disparaîtra, la lumière engendrera le jour, et la sainte obscurité des mystères se manifestera dans l'éclat de la plus haute vérité.


Les voies de la lumière sont préparées pour les élus et pour ceux qui sont capables d'y marcher. La lumière de la nature, la lumière de la raison, et la lumière de la révélation s'uniront.


Le parvis de la nature, le temple de la raison, et le sanctuaire de la révélation ne formeront plus qu'un Temple. C'est ainsi que le grand édifice sera parachevé, édifice qui consiste dans la réunion de l'homme avec la nature et avec Dieu.


La connaissance parfaite de l'homme, de la nature, et celle de Dieu, seront les lumières quï éclaireront les conducteurs de l'humanité pour ramener de tous côtés les hommes leurs frères, des voies obscures des préjugés, à la raison pure, et des sentiers des passions turbulentes aux voies de la paix et de la vertu.

La couronne de ceux qui gouvernent le monde sera la raison pure, leur sceptre l'amour actif, et le Sanctuaire leur donnera l'onction et la force pour délivrer l'entendement des peuples des préjugés et des ténèbres, leur cœur des passions, de l'amour-propre et de l'égoïsme, et leur existence physique de la pauvreté et de la maladie.


Nous nous approchons du règne de la lumière, du règne de la sagesse et de l'amour, du règne de Dieu qui est la source de la lumière ; frères de !a lumière, il n'y a qu'une religion dont la vérité simple s'est partagée dans toutes les religions comme dans des branches, pour retourner de la multiplicité à une religion unique.

Fils de la vérité, il n'y a qu'un ordre, qu'une Fraternité, qu'une association d'hommes unis pour acquérir la lumière. De ce centre, le malentendu a fait sortir des ordres innombrables ; tous retourneront de la multiplicité des opinions à une vérité unique et à la véritable association, qui est l'association de ceux qui sont capables de recevoir la lumière ou la Communauté des Elus.


Avec cette mesure, on doit mesurer toutes les religions et toutes les associations des hommes. La multiplicité est dans le cérémonial extérieur, la vérité n'est une que dans l'intérieur. 


  La cause de la multiplicité des confréries est dans la multiplicité de l'explication des symboles selon le temps, les besoins et les circonstances. La vraie Communauté de la Lumière ne peut être qu'une.

Tout extérieur est une enveloppe qui couvre l'intérieur ; c'est ainsi que tout extérieur est aussi une lettre qui se multiplie toujours, mais qui ne change ni n'affaiblit jamais la simplicité de l'esprit dans l'intérieur.


La lettre était nécessaire ; nous devions la trouver, la composer et apprendre à la lire pour recouvrer le sens intérieur, l'esprit.


T
outes les erreurs, toutes les divisions, tous les malentendus, tout ce qui, dans les religions et dans les associations secrètes, donne lieu à tant d'égarements, ne concerne que la lettre ; tout ne se rapporte qu'au voile extérieur sur lequel les hiéroglyphes, les cérémonies et les rites sont écrits ; rien ne touche l'intérieur ; l'esprit reste toujours intact et saint.

Maintenant le temps de l'accomplissement pour ceux qui cherchent la lumière s'approche.


Le temps s'approche où le vieux doit être lié avec le nouveau, l'extérieur avec l'intérieur, le haut avec le bas, le cœur avec la raison, l'homme avec Dieu. et cette époque est réservée au présent âge.


Ne demandez pas, frères bien-aimés... pourquoi au présent âge?..


Tout a son temps pour des êtres qui sont renfermés dans le temps et l'espace ; c'est ainsi que sont les lois invariables de la sagesse de Dieu qui coordonne tout d'après l'harmonie et la perfection.


Les élus devaient  d'abord travailler à acquérir la sagesse et l'amour jusqu'à ce qu'ils fussent capables de mériter la puissance que l'invariable Divinité ne peut donner qu'à ceux qui connaissent et à ceux qui aiment.

Le matin est attendu dans la nuit; ensuite le soleil se lève, et enfin il s'avarice au plein midi où toute ombre disparaît devant sa lumière directe. D'abord la lettre de la vérité devait exister, ensuite vint l'explication pratique, ensuite la Vérité même, et ce n'est qu'après elle que l'Esprit de Vérité peut venir, qui contresigne la vérité et met les sceaux qui authentifient la lumière. Celui qui peut recevoir la vérité nous entendra.


C'est à vous, frères intimement aimés, vous qui vous efforcez d'acquérir la vérité, vous qui avez conservé fidèlement les hiéroglyphes des saints mystères dans votre temple, c'est vers vous que le premier rayon de la lumière se dirige ; ce rayon pénètre à travers les nuages des mystères pour vous annoncer le midi et les trésors qu'il apporte.

Ne demandez pas qui sont ceux qui vous écrivent ; regardez l'esprit et non la lettre, la chose et non les personnes.


Aucun égoïsme, aucun orgueil, aucun bas mobile ne règnent dans nos retraites : nous connaissons le but de la destination des hommes, et la lumière qui nous éclaire opère toutes nos actions.


Nous sommes spécialement appelés à vous écrire, frères bien-aimés dans la lumière ; et ce qui donne créance à notre charge, ce sont les vérités que nous possédons et que nous vous communiquerons au moindre indice  d'après la mesure de la capacité de chacun.


La communication est propre à la lumière, là où il y a réceptivité et capacité pour la lumière ; mais elle ne contraint personne, et attend qu'on veuille bien la recevoir.

Notre désir, notre but, notre charge est de vivifier partout la lettre morte, et de rendre partout aux hiéroglyphes l'esprit vivant ; de changer partout l'inactif en actif, la mort en vie ; nous ne pouvons pas tout cela de nous- mêmes, mais par l'Esprit de Lumière de Celui qui est la Sagesse, l'Amour et la Lumière du monde, et veut devenir aussi votre esprit et votre lumière.


Jusqu'à présent le Sanctuaire le plus intérieur a été séparé du Temple, et le Temple assiégé par ceux qui étaient dans les parvis ; le temps vient où le Sanctuaire le plus intérieur doit se réunir avec !e Temple, pour que ceux qui sont dans le Temple puissent agir sur ceux qui sont dans les parvis, jusqu'à ce que les parvis soient jetés dehors. 


Dans notre sanctuaire, tous les mystères de l'esprit et de la vérité sont conservés purement ; il n'a jamais pu être violé par les profanes, ni souillé par les impurs.


Ce sanctuaire est invisible comme l'est une force que l'on ne connaît que par son action.


Par cette courte description, chers frères, vous pouvez juger qui nous sommes, et il serait superflu de vous assurer que nous ne faisons pas partie de ces têtes inquiètes, qui, dans le monde ordinaire, veulent ériger un idéal de leur fantaisie. Nous n'appartenons pas non plus à ceux qui veulent jouer un grand rôle dans le monde, et qui promettent des prodiges qu'ils ne comprennent pas eux-mêmes. Nous n'appartenons pas davantage à cette classe de mécontents qui voudraient bien se venger de leur rang inférieur, ou qui ont pour but la soif de dominer, le goût des aventures et des choses extravagantes.

Nous pouvons vous assurer que nous n'appartenons à aucune autre secte et aucune autre association, qu'à la grande et vraie association de tous ceux qui sont capables de recevoir la lumière, et qu'aucune partialité, telle qu'elle soit, qu'elle finisse en us ou en er, n'a la moindre influence sur nous. Nous n'appartenons pas non plus à ceux qui se croient en droit de subjuguer tout d'après leur plan, et qui ont l'arrogance de vouloir réformer toutes les sociétés ; nous pouvons vous assurer avec fidélité que nous connaissons exactement le plus intérieur de la religion et des Saints Mystères ; et que nous possédons aussi réellement ce qu'on a toujours conjecturé être dans le plus intérieur, et que cette même possession nous donne la force de nous légitimer de notre charge, et de communiquer partout à l'hiéroglyphe, à la lettre morte, l'esprit et la vie.

Les trésors de notre sanctuaire sont grands ; nous avons le sens et l'esprit de tous les hiéroglyphes et de toutes les cérémonies qui ont existé depuis le jour de la Création jusqu'à ces temps ; et les vérités les plus intérieures de tous les Livres sacrés, avec les raisons des rites des plus anciens peuples.


Nous possédons une lumière qui nous oint, et par laquelle nous entendons le plus caché et le plus intérieur de la nature..


Nous possédons un feu qui nous nourrit et nous donne la force pour agir sur tout ce qui est dans la nature. Nous possédons une clef pour ouvrir les portes des mystères, et une clef pour fermer le laboratoire de la nature.


Nous possédons la connaissance d'un lien pour nous rattacher aux mondes supérieurs et nous en transmettre le langage.

Tout le merveilleux de la nature est subordonné à la puissance de notre volonté en union avec la Divinité.


Nous possédons la science qui interroge la nature même, où il n'y a point d'erreur, mais seulement la vérité et la lumière.


Dans notre école, tout peut être enseigné ; car notre Maître est la Lumière même et son Esprit. La plénitude de notre savoir est la connaissance de la correspondance du monde divin avec le monde spirituel, de celui-ci avec le monde élémentaire, et du monde élémentaire avec le monde matériel.


Par ces connaissances, nous sommes en état de coordonner les esprits de la nature et le cœur de l'homme.

Nos sciences sont l'héritage promis aux Elus ou à ceux qui sont capables de recevoir la lumière, et la pratique de nos sciences est la plénitude de la Divine Alliance avec les enfants des hommes.


Nous pourrions vous raconter, frères chéris, des merveilles des choses qui sont cachées dans le trésor du Sanctuaire, telles que vous en seriez étonnés et mis hors de vous-mêmes ; nous pourrions vous parler de choses de la conception desquelles le philosophe pensant le plus profondément, est aussi éloigné que la terre l'est du soleil, et desquelles nous sommes aussi près que l'est à l'être le plus intérieur de tous, la plus intérieure lumière.

Mais notre intention n'est pas d'exciter votre curiosité ; la seule persuasion intérieure et la soif du bien de nos frères, doivent pousser celui qui est capable de recevoir la lumière à la source, où sa soif de sagesse peut être apaisée et sa faim d'amour rassasiée.


La sagesse et l'amour habitent dans nos retraites; là ne règne aucune contrainte ; la vérité de leurs incitations est notre puissance magique.


Nous pouvons assurer que des trésors d'une valeur infinie sont dans nos mystères les plus intérieurs ; qu'une telle simplicité les enveloppe qu'ils resteront toujours inaccessibles au savant orgueilleux, et que ces trésors, dont la recherche apporte, à bien des profanes soucis et folie, sont et resteront pour nous la vraie sagesse.

Bénédiction pour vous, mes frères, si vous sentez ces grandes vérités. Le recouvrement du Triple Verbe et de sa force sera votre récompense. Votre félicité sera d'avoir la force de contribuer à réconcilier les hommes avec les hommes, avec la nature et Dieu ; ce qui est le vrai travail de tout ouvrier qui n'a pas rejeté la Pierre de l'Angle.


Maintenant nous avons rempli notre charge et nous vous avons annoncé l'approche du grand midi, et la réunion du Sanctuaire le plus intérieur avec le Temple. Nous laissons le reste à votre libre volonté.

Nous le savons bien, pour notre chagrin amer, que comme le Sauveur a été personnellement méconnu, ridiculisé et poursuivi lorsqu'il vint dans Son humilité, de même Son Esprit, qui apparaîtra dans la gloire, sera rejeté et ridiculisé par plusieurs. Malgré cela, l'avènement de Son Esprit doit être annoncé dans les temples pour que ce qui est écrit s'accomplisse : « J'ai frappé à vos portes, et vous  ne «M'avez pas ouvert ; J'ai appelé et vous n'avez  pas écouté Ma voix ; je vous ai invités à la noce,  et «vous étiez occupés d'autre chose ».

La Paix et la Lumière de l'Esprit soient avec nous.

 Sources : BLOG HAUTS GRADES MACONNIQUES

Posté par Adriana Evangelizt

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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