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29 juillet 2008 2 29 /07 /juillet /2008 16:52

Ce texte est la continuation du précédent, la Gaule et les forces spirituelles. A noter la comparaison faite avec Israël qui a perdu son Âme après la mort de 'Moïse'...






 

La Vraie France (1)

 


- 1939 -


par André Savoret 

 

 

(1) Cet article est en quelque sorte le complément de la causerie intitulée « La Gaule et les Forces Spirituelles », reproduite dans l'Annuaire du Collège bardique des Gaules, IV, année, p. 17 et suiv.

J'ai déjà fait la distinction nécessaire entre la France éternelle, création directe des Puissances d'En-Haut, et la
France du moment, telle qu'elle apparaît, avec ses fluctuations, aux yeux de l'historien qui enregistre des faits et établit des statistiques.

    Faute d'une telle distinction, le problème du relèvement de notre Patrie est privé d'une partie - essentielle - de ses données, ce qui fausse ipso facto les solutions qu'il comporte.

    Nous savons que toutes les apparences matérielles sont le masque (en latin persona) à travers lequel s'expriment d'invisibles acteurs.  Chacun d'eux en est la personnalité consciente.  Et ces acteurs jouent, avec plus ou moins d'exactitude et de talent, le rôle que leur assigne le compositeur, c'est-à-dire l'Entité spirituelle qui, elle, et elle seule, sait exactement ce qu'elle veut et pourquoi elle agit et fait agir.

   Au même titre que n'importe quelle autre réalité, relative, chaque nation est constituée par ces trois éléments, et la France n'échappe pas à cette loi générale :
   Une personne qui en est le corps, l’aspect tangiblé, politiques, physiologique ; une personnalité, élément animateur et conscient, qui en est l'âme, l’aspect psychologique ; une Entité, élément principiel qui en constitue l’esprit.
 

* * *

   J'ai dit ailleurs (1) ce qu'on pouvait présumer de l'Entité France et de sa fonction statique. Je n'y reviendrai guère, préférant insister davantage sur son aspect dynamique.

   Les Anciens disaient volontiers que le monde était plein de dieux qui s'en disputaient l'empire. Et chacun connaît le rôle significatif que jouent les « Immortels » dans l'épopée homérique. Mieux encore ! Sous l'affabulation du génial poète de la vieille Hellade, nous saisissons parfaitement que, si les dieux se mêlent aux mortels, les uns pour défendre les autres pour démanteler Ilion, ce n'est pas par un vain caprice, mais parce que cette guerre symbolique est elle-même, avant tout, une théomachie, un conflit des dieux.

   Cette prééminence accordée aux Immortels par le judicieux Homère marque vigoureusement une conception spiritualiste de la vie des nations, ou plus exactement des cités où celles-ci existaient déjà en germe.

   Ce point de vue est assez proche de celui que j'essaie de présenter.

   Une nation véritable (2), une nation qui a un destin, des chefs, une unité relative, un génie propre, une telle nation n' est pas l’œuvre du hasard. Les vicissitudes de son développement, ses revers et ses triomphes, ses réalisations dans tous les domaines expriment une nécessité interne que les individualités les mieux douées, celles dont le nom en résumera l'histoire pour les siècles, sentent plus ou moins distinctement, mais qui reste lettre morte - ou peu s’en faut - pour leurs contemporains qui, eux, ne voient que la personne, le «masque».

   Essayons de nous représenter ceci plus objectivement.
   L'Entité France dispense sur les territoires où elle veut jouer son rôle
les forces spirituelles en relation avec sa fonction essentielle. Un magnétisme particulier baigne ce coin de terre et le vivifie. Les êtres individuels qui le traversent ou viennent s'y fixer à demeure ressentent plus ou moins cette ambiance subtile. Les uns la sentent en harmonie avec leur propre ambiance psychique ; d'autres y demeurent indifférents ; à d'autres encore, elle est hostile ou antipathique.

   Après des siècles et des siècles d'efforts, nous voyons se former, encore bien fluide et bien indécise, une Gaule pleine de luttes, de contrastes, d'incompréhensions mutuelles, mais où, tout de même, un petit noyau d'êtres d'élite réalise en soi, par anticipation, la splendide unité qui ne sera manifeste que bien plus tard, alors que le nom même de Gaule aura définitivement sombré avec les institutions qu'elle connut.

   L'élite dont je parle sera le support de l'influence spirituelle projetée par l'Entité. Aux heures graves, un chef, Druide ou Guerrier, la réfléchira et la condensera toute en lui.

   Mais un tel chef ne peut être un homme quelconque ; il doit appartenir à la très mince cohorte des génies, et son oeuvre matérielle ne sera rien, comparativement à l'impulsion spirituelle qui lui survivra. Qu'on pèse, par exemple, l'apport vraiment surhumain d'un Vercingétorix ! Selon les apparences, et à ne considérer que la « persona », c'est un vaincu, et la Gaule, en tant que nation indépendante, meurt de son échec. César et ses amis - notre Gaule, hélas ! n'en manquait pas - triomphent sur toute ta ligne.

   En réalité, le sacrifice de l'être de lumière a libéré des énergies incalculables, indestructibles. A l'heure suprême, il ne fait qu'un, pour ainsi dire, avec la personnalité de sa nation. La personne matérielle : hommes, institutions, cités, succombe. Mais l'Entité, qui n'y rencontre plus l'instrument de ses desseins, préside au remaniement total de ce coin de terre, vivifié d'un sang généreux. La personnalité Gaule ressuscite sous un autre aspect : la France.  Et cette dernière sera en peu de temps - quelques siècles - une réalité plus achevée que la réalité Gaule, malgré qu'encore imparfaite, alors que 12 pays du « vainqueur » apparent ne connaîtra pendant longtemps que la division et l'anarchie.

* * *

   Et toujours, l'Entité, infatigable, suscite des chefs.

   Ceux-ci, le plus souvent, n'ont pas conscience de la mission spirituelle qu'ils remplissent plus ou moins exactement. Ils sont, pour la plupart, bien au-dessous de ce que l'Entité attendait d'eux.

   Cependant, lentement, maladroitement, ces chefs modèlent avec l'aide du temps une nation qui, en tant que personne matérielle, ne ressemble que de très loin à ce que veut réaliser l'Entité.  Et inlassablement cette dernière répand toujours sur la terre qu'elle s'est choisie les forces spirituelles adéquates, forces qui s'incorporent ici et là dans des héros ou des saints. L'image, longtemps demeurée floue, se précise.  Ce qu'est la vraie France, ce que doit devenir la France du moment, quelques-uns le sentent, le voient intérieurement. Puis cette perception se diffuse et le nombre de ceux qui la ressentent s'accroît. Finalement une France, toute petite, éclôt..

   Pour les contemporains, c'est une construction tout empirique, fragile et qu'ils estiment « raisonnablement » sans lendemain.  Cette France minuscule est, en effet, bien menacée, au dehors autant qu'au dedans. Mais elle a un roi, un roi qui croit en elle, qui croit au Christ, qui s'en estime le mandataire responsable et qui sent - parfois confusément parfois très clairement - le rôle qu'il lui faut jouer.

   Quoi qu'il arrive, cette France vivra ; sa personnalité vigoureuse, mais, hélas ! indisciplinée, s'affirme, se développe et sa personne du moment en suit à peu près les impulsions.

   Certes, la lutte continue, serrée, entre les éléments temporaires qui acceptent l'impulsion venue d'En-Haut et ceux qui s'y opposent. Mais cette lutte est inévitable. N'est-elle pas partout, en ce monde, et, en premier lieu, dans notre propre personne individuelle, toujours double, toujours en guerre contre elle-même ? Cela, c'est la Loi de la Terre ! La Loi d'En-Haut c'est l'harmonie, l'ordre, l'unité.

   Cette petite France qui sera un jour le cœur de l'Occident, le foyer le plus actif de la civilisation chrétienne a de puissants ennemis (3). Mais le Ciel veille. L'Entité anime des soldats qui sauveront ce corps qu'est la France du moment, par l'intermédiaire de cette âme qu'est sa personnalité agissante.

   Ce corps, cette France tangible, sera souvent malade, blessée, quasi moribonde. Mais la personnalité France, avec d'autres éléments individuels, reprendra son œuvre où elle l'avait momentanément suspendue et la guérison viendra, parfois incroyablement rapide, parfois progressive, quelquefois humainement inexplicable.

   Il n'y a qu'à consulter notre histoire pour constater que notre patrie tantôt s'affirme comme le pionnier de la civilisation chrétienne - et elle est alors victorieuse et florissante - tantôt s'écarte de sa voie traditionnelle - et elle connaît à brève échéance la défaite, la détresse, le chaos social et politique.

   L'on me dira sans doute que je viens d'énoncer un lieu commun, j'en conviens de bonne grâce, mais s'il devient vite insipide d'abuser des lieux communs, n'oublions pas qu'il est mortellement dangereux de les négliger.

   Après le chaos révolutionnaire, apparaît Napoléon qui y met fin avec la rapidité que l'on sait. Prédit trois siècles à l'avance par Nostradamus, cet être exceptionnel est aujourd'hui jugé bien diversement. Retenons seulement le rôle providentiel qu'il joua dans la première partie de sa vie publique, l'échec que lui valurent ensuite son orgueil et son ambition.

 

* * *

   Aujourd'hui, après cent cinquante ans de révolution athée, on peut dire que la personne de la France, est plus la caricature que l'image fidèle de sa personnalité. Et ceci, depuis bien des années, elle en a le sentiment, peut-être vague, mais tenace. Car elle aspire à guérir. Elle veut et doit vivre. Il est normal qu'elle cherche, instinctivement, le médecin qui portera remède à ses maux. Pour l'instant, elle ne sait trop où le trouver - ou le retrouver. Tout ce qu'elle sait, à la suite de coûteuses expériences, c'est qu'elle ne l’a pas encore trouvé et que les idéologies en lesquelles elle avait placé ses espoirs ne renferment pas le remède annoncé. Mais si la personne peut sembler gangrenée, n'oublions pas que l'Entité veille.  Qu'elle connaît, elle, et le médecin et le remède. Et que, comme par le passé, elle suscitera infailliblement, à l'heure voulue et de façon imprévisible, celui ou ceux qui seront le support humain de son action médiatrice.

   De nouveaux influx spirituels viendront baigner l'atmosphère du pays, les forces réorganisatrices se mettront à l’œuvre, comme tant de fois jadis, et les cellules mortes seront éliminées pour que la France reprenne son rang et son rôle réels, transfigurée ou plutôt - qu'on me passe ce néologisme hardi - transcorporée ! Elle reprendra conscience de sa vraie personnalité, condition nécessaire d'une renaissance profonde et durable. Et, à travers cette, personnalité, elle s'unira de nouveau à son Entité spirituelle, fille du Verbe et porteuse - elle - de Sa Lumière parmi les nations. Usons d'une comparaison empruntée aux Ecritures. Celle-ci soulignent le rôle analogue d'Israël parmi les nations, antérieurement à la venue du Christ. L'Entité ou le Principe qui suscita Abraham, Moïse, Daniel, Isaïe et quelques autres serviteurs conscients du Plan providentiel, cette Entité, dis-je, était libre et parfaitement indépendante des fautes, des écarts et des rébellions de telle ou telle génération dit peuple, élu sans doute, mais récalcitrant sans conteste

   Et toutes les énergies spirituelles accumulées en vue de l'aider à remplir sa mission se trouvèrent  spontanément libérées quand la personne d'Israël refusa de reconnaître son Sauveur. Elles cherchèrent ailleurs - car de telles énergies sont par définition indestructibles - un autre groupement humain qui leur servît de support et de diffuseur. Le peuple juif, abandonné à ses seuls instincts, tomba en putréfaction politique et sociale. Il lui fallait mourir ou changer radicalement - ce qui est aussi une mort d'un certain genre. Et il ne se survécut, comme nation, - quoique errante et dispersée, - qu'en se Vouant à un autre Maître, en se donnant à une autre Entité, opposée en tout à celle qu'il servait auparavant, puisqu'il est écrit : « Tu ne serviras pas deux Maîtres, Dieu et Mammon !»

   Si le groupement humain qui, dans sa personnalité, reprit le flambeau tombé des mains d'Israël  venait dans sa personne, son organisme matériel et social, à renier délibérément les principes qui constituent sa raison d'être et d'agir il n'en irait pas autrement pour lui que pour Israël, les mêmes causes produisant les mêmes effets. Il consommerait son suicide moral et sa ruine matérielle, à moins qu'il ne retrouvât, lui aussi, un semblant de vie nationale et de raison d'être en se liant aux forces spirituelles inversives, toujours à l'affût.

   Et il en irait de même pour tout autre groupement national.

* * *

   La France ne saurait échapper à cette loi d'ordre général. Porteuse d'une certaine Lumière, il faut qu'elle la fasse rayonner autour d'elle ou qu'elle se renie elle-même. Malgré bien des éclipses, on peut affirmer hautement qu'elle n'en est heureusement pas là - au contraire.

   Sans la confondre avec la France « du moment », exaltons la France éternelle.  Ne nous y trompons pas. Cette France qui combat aujourd'hui sans passion et sans faiblesse, c'est à la fois l'une et l'autre. Agissons donc, dans la sphère où un juste décret du sort nous a placés, pour que le visage de cette France du moment ressemble toujours davantage à son modèle impérissable.

   Bien des signes encourageants nous montrent que cette oeuvre est en bonne voie. Persévérons dans cet effort qui s'offre à toutes les bonnes volontés. Cherchons à traduire toujours plus fidèlement le message d'En-Haut et les adversaires de la France seront réduits à l'impuissance, leurs projets d'asservissement seront confondus et notre patrie ne fera qu'un avec son radieux génie, cette France éternelle qui vaut qu'on se batte, qu'on se sacrifie - et qu'on se discipline, enfin - pour elle !

   Certes, partout, en toute contrée, l'ivraie et le bon grain sont mêlés.  Mais seulement pour un temps, jusqu'à l'heure de la moisson, comme le disent clairement les Evangiles.

   Et la moisson viendra. Ou plutôt elle vient déjà, mais nous ne savons plus discerner les signes des temps.

 

* * *

   « La figure de ce monde passe », nous dit saint Paul.  Oui, et celle des nations de ce monde également.  Mais rien ne meurt réellement.  La « figure de la France » a souvent passé au cours des siècles de son histoire, sans parler des temps ignorés où elle se modela lentement.  Qu'on se souvienne de la Gaule, des Invasions, de Charlemagne, du « petit roi de Bourges », de Napoléon, de nos républiques et de nos restaurations. Qu'on revive par la pensée les affres de l'An Mille, les horreurs de la guerre de Cent ans, les massacres et les guerres civiles de la Révolution, et, de ce tableau d'agonie et de deuil, qu'on passe à son antithèse, à nos gloires, à nos bonheurs, à nos oeuvres de lumière.

   Qui pourrait alors désespérer ?
   La France se sauve une fois de plus matériellement par les armes.  Soyons assurés
qu'elle Se Sauvera aussi spirituellement et qu'il lui reste encore à proférer, comme l'écrivait Jacques Heugel, voici quelques années, « une parole qui étonnera la Terre ».

(1) Voir le texte « La Gaule et les forces Spirituelles », de l'Annuaire du C. B. G. IV, année, p. 17 et suiv.

(2) Un conglomérat de peuples, artificiellement formé pour un temps, telle l'Allemagne actuelle, n'est pas une nation. Elle n'a pas de destin propre, mais est entraînée dans le destin de la nation qui la domine momentanément, en l'occurrence, La Prusse.

(3) Et l'on pourrait distinguer ici ses ennemis de principe de ses ennemis du moment, ses ennemis ouverts de ses ennemis occultes. Toute la trame asianico-templière apparaît brusquement en demi-lumière au moment de la Guerre de Cent ans, pour se replonger dans l'ombre d'où elle émergera trois siècles et demi plus tard !

Sources :
Livres Mystiques com

Posté par Adriana Evangelizt

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29 juillet 2008 2 29 /07 /juillet /2008 15:28

La France possède une Âme, une grande Âme et son Destin -quels que soient les hommes qui la dirigent- est d'aller -envers et contre tout- dans la Voie qui est la sienne propre. Je me suis justement permise d'émettre une opinion allant dans ce sens, voilà quelques temps, dans un blog "politique" et de dire que la France possédait l'Âme Celte. Ce qui est en contradiction totale avec l'homme qui préside à sa destinée aujourd'hui. Je le dis comme je le pense. Le premier Héros qui sentit cela fut Vercingétorix dont on sait le combat qu'il livra contre l'Occupant. En ce temps-là, la France se nommait la Gaule. Et le père de notre héros, Celtilius. Ce qui vaut mieux qu'un discours. Il ne faut pas oublier que -dans les Temps Anciens- chaque nom attribué à un individu ou à un lieu tenait lieu  de symbole. C'est tout ce qu'il subsiste d'ailleurs dans l'Ancien Testament pour trouver la Vérité. Des Noms et des Nombres perdus dans un fatras de contes ou de mythes. Pour trouver l'Origine des choses, il faut trier, enlever le Bon Grain de l'Ivraie. Vaste entreprise. La France possède donc un Noble Âme. Elle a été convoitée de tous temps par les Obscurs. Il semble qu'aujourd'hui ils en aient pris possession en plaçant un des leurs à la tête de notre pays dans le seul but de l'asservir et de la soumettre à des entités visant à la perdre. Mais les forces spirituelles oeuvrant pour Dame France ne la laisseront pas se damner pour ses ennemis de toujours. Le texte d'André Savoret a été écrit en 1938 mais il s'applique très bien au temps présent. Donc... patience...




 

 

La Gaule et les Forces Spirituelles (1)

 

par André Savoret

 



  Le sujet dont, je voudrais vous entretenir rapidement est infiniment vaste et complexe. Il se Peut qu'à m'écouter vous sentiez combien il me dépasse. Cela, je le sens aussi, croyez-le, et si je requiers d'abord votre indulgence, tenez pour assuré que ce n'est point là une simple clause de style.

  D'autres sujets m'auraient été plus familiers ; surtout, ils ne m'auraient pas donné, au même degré, l'impression d'être au-dessous de ma tâche.

  J'ai estimé que les heures angoissantes que nous venons de traverser, celles aussi que nous traverserons bientôt, selon toutes probabilités, me commandaient de faire passer au second plan mes recherches d'ordre purement intellectuel et, ce faisant, je ne crois pas m'écarter des principes fondamentaux autour desquels nous nous sommes groupés.

  Je n'ai pas la prétention de vous apporter  des vues neuves. Je pense, au contraire, que certaines choses connues doivent être redites, tant est puissante la faculté d'oubli de l'homme, - surtout quand cet homme a l'avantage, ou le défaut, comme on voudra, - d'être français.

  D’autres choses, moins connues, demanderaient à être mises en lumières, parce qu'essentielles. je m'y essaierai de mon mieux, mais, en guise de flambeau, vous devrez vous contenter de mon modeste lumignon.

  Laissez-moi d'abord préciser mon titre : La Gaule et les Forces Spirituelles.

  Dans mon esprit, - dans le vôtre aussi, je pense, - je ne puis séparer la Gaule de la France, le passé du présent, les hommes d'hier de ceux d'aujourd'hui. Et j'entends par « Gaule » une entité géographique, une continuité historique, une fonction biologique précise, remplie par un groupe humain, avec des fortunes diverses ; enfin, un rôle préétabli, - plus ou moins bien joué selon les époques, - dans le drame terrestre, fonction lui-même du Drame universel.

  Ce Drame, vous le Savez, C'est l'implacable et nécessaire combat engagé entre la Lumière et les Ténèbres, combat qui commence, pour nous, avec la Chute de l'Homme et ne se terminera qu'à sa définitive Rédemption.

  Les Forces spirituelles, ce sont toutes les Puissances émanées du monde divin d'une part, du monde infernal, de l'autre, - les unes pour nous sauver, les autres pour nous perdre, - Puissances dont nos cœurs, nos foyers et notre sol ont été, sont et seront jusqu'à la fin, les supports, les réceptacles, les champs de bataille.

  Quant aux forces psychiques, qui jouent ici comme partout je me garderai de les confondre avec les forces spirituelles qu'elles enveloppent et prolongent parfois, mais dont elles différent du tout au tout.

***

  Dire de la France qu'elle est « la fille aînée du Christ », c'est énoncer une banalité. Mais, pour banale qu'elle soit, cette assertion n'en est pas moins exacte. C'est notre gloire et notre misère, notre triomphe et notre croix, la source cachée de nos biens et de nos maux, la clé vivante de notre  Histoire, que cette « banalité » à laquelle nous ne prêtons presque aucune attention, à force d'en avoir eu les oreilles rebattues !

  N'oublions pas que les grandes vérités sont simples et qu'elles échappent trop souvent, par là-même, à nos cerveaux compliqués. Elles sont aussi très vieilles, « vieilles comme le monde », dit-on avec assez de raison… Aussi, elles ne frappent plus nos âmes, éprises de changement et de nouveautés.

  Donc, la France, « fille aînée du Christ », s'adresse à nous, Français d'aujourd'hui, comme elle s'adressa aux ancêtres disparus... Et que peut-elle nous demander, sinon que nous lui ressemblions, sinon que nous soyons, à son image, des enfants du Christ, conscients de leur tâche, de leur devoir, de leur mission ?

  Ne nous laissons pas, cependant, égarer par l'orgueil.

  Comprenons, - comprenons clairement, - que cette prééminence de la France, dans le domaine spirituel, est un honneur, lourd à porter - comme l'est tout honneur. Comprenons surtout qu'elle n'octroie à nous, Français éphémères, aucun mérite spécial, mais qu'elle nous crée des devoirs particulièrement difficiles, si nous voulons agir de telle sorte que chacun retrouve, dans le visage de la France d'aujourd'hui, les traits idéaux de cette France de toujours, porteuse, parmi les nations, du Labarum mystique.

  Si je voulais emprunter à une philosophie qui n'est pas « de chez nous », une image à peu près exacte, je pourrais dire, de cette France spirituelle, qu'elle est l'« impératif catégorique » des âmes qui se succèdent, depuis des millénaires, sur le sol qu'elle a élu pour champ d'activité.

  Plus simplement disons que chaque pays a sa mission, comme il a ses bornes réelles, fixées d'avance. La France, comme personne spirituelle, a reçu et accepté la sienne ne varietur.

  Les Français, comme individus et comme collectivité sans cesse renouvelée, - donc éphémères, - les Français, dis-je, sentent plus ou moins nettement l'aspect actuel de cette mission et, librement, s'y conforment ou s'y refusent, selon les circonstances et les époques. Dans la mesure où ils l'acceptent, ils sont aidés et protégés par Celui qui donna cette mission, le Verbe, et par celle qui l'incarne pour ainsi dire : la France vraie.

  Dans la mesure où ils s'en écartent, l'aide providentielle diminue et les envoyés d'En-Bas, qui haïssent eux, la vraie France, font échouer ses efforts ou en retardent les effets.

  Ainsi en est-il de la France, ainsi en fut-il de la Gaule ! J'ajouterai deux courtes remarques. Par la première, j'entends que toute nation qui remplit sa vraie fonction reçoit également l'aide d'En-Haut pour son accomplissement. La seconde est pour corriger une expression peut-être équivoque. Si un peuple s'écarte, du droit chemin, l'aide providentielle lui fait bien défaut, en proportion de la gravité de ses déviations. Dans la réalité, ce n'est pas cette aide qui diminue, c'est plutôt la réceptivité, la perméabilité de cette nation à l'influence divine, qui se restreint.

  La « variable », ici, c'est l'homme. Il s'enferme égoïstement dans sa chambre, ferme ses persiennes, tire ses rideaux... et s'indigne sincèrement de ne plus voir le soleil. Aujourd'hui beaucoup de nos compatriotes, - pour ne pas parler de nos voisins, - sont dans un tel cas. Aidons-les à y voir plus clair, c'est là une tâche aussi ingrate que nécessaire.

***

  J'ai parlé tout à l'heure de la France, comme « personne spirituelle », incarnant, pour ainsi dire, une mission à elle confiée par le Verbe. Certes, je ne saurais trop le répéter, toute nation a reçu sa mission particulière. Celle de la France est cependant, pour des raisons que je ne puis développer ce soir, la plus importante, la plus difficile aussi. Il est donc normal que ce soit celle dont l'accomplissement rencontre le plus d'obstacles - et reçoive les secours les plus éclatants et les plus imprévus.

  Ce n'est pas pour rien que le voeu de Louis XIII a fait du Royaume des Lys celui de la Reine des Anges.

  Ce n'est pas pour rien que Jeanne d'Arc, deux siècles avant Louis XIII, demanda à Charles VII de lui faire don de son royaume pour l'offrir, à son tour, au Roi du Ciel, dont le roi de France n'est depuis lors que l' « économe » - parfois infidèle.

  Ainsi la France est le seul pays qui ait reconnu Pour roi le Christ et la Vierge pour reine.

  Mais n'est-ce pas aussi le seul pays où le miracle se soit installé, pour ainsi dire, en permanence et où tout a été sauvé, tant de fois, alors que tout semblait - humainement - perdu ?

  je crois inutile de vous rappeler, l'une après l'autre, les pages merveilleuses de notre histoire. Vous les connaissez aussi bien que moi. Evoquez-les parfois quand le doute vous tenaille ; repassez-les dans votre mémoire et puisez-y une tranquille assurance quant aux Destins de notre patrie, car nous sommes à un de ces moments critiques où, seul, le rappel du passé peut donner la force d'envisager l'avenir sans désespérer !

  Mais croyez qu'à côté de ces « grands miracles », faute desquels notre France ne serait plus qu'un souvenir, il en est d'autres, beaucoup d'autres, moins connus, moins éclatants, voire ignorés, qui rétablirent, à maintes reprises, une situation irrémédiablement compromise par les hommes.

  Peut-être aurons-nous, une autre fois, l'occasion d'en reparler.

***

  La France, mes chers Collègues, n'est pas, essentiellement, le territoire qui porte aujourd'hui ce nom, lequel ne coïncide qu'approximativement avec les « Bornes » dont je vous parlais au début de cet entretien.

  Elle n'est, non plus, la somme ou la représentation abstraite des millions d'individus qui portèrent, portent et porteront le nom de Français.

  Elle est, spirituellement, une personne. Non pas une âme collective ; non pas ce que les occultistes appellent un Egrégore ; car tout Egrégore vient d'En-Bas. Il n'est, à proprement parler, que le champ des vibrations psychiques émises par les individus qui se sont succédé sur le sol national.

  Elle est, Elle, une création directe des Puissances d'En-Haut ; elle est la dépositaire d'un certain Message qu'elle nous propose de réaliser, sans cependant nous l'imposer.

 Elle est donc, à l'Egrégore national, ce que l'esprit est à l’âme ­ (et j'entends par âme le psychisme) - et, aux Français d'une époque déterminée, ce que l'esprit est aux cellules du corps par lequel il agit.

  On pourrait pousser beaucoup plus loin ces analogies et ces correspondances puisque, comme l'enseignaient les Anciens, « tout est dans tout ».

  Pour l'instant, revenons aux faits.

  On a nommé Jeanne « la Sainte de la Patrie ».

  Oui, certes !... Et Plus qu'une « Sainte », peut-être, car elle incarna visiblement la France, à une époque où ce mot n'avait pas pris, pour les hommes vivant sur notre territoire, le sens unitaire et plénier que nous lui donnons. Mais ce sens - qui de nous en douterait ?- était présent à l'esprit de Jeanne d'Arc. Qui donc lui aurait inculqué une telle notion, quand personne ne la possédait ?

  Ainsi, à le contempler longuement, le doux visage de Jeanne ne se confond-il pas avec le visage de la vraie France, de la France spirituelle, fille aînée du Christ, parmi ses autres filles les nations ?

  Et lorsque, dans la dispersion des clans gaulois, dans leurs luttes fratricides, dans l'oubli total de ce qu'aurait dû être la Gaule une, telle que la voyaient les Druides, dans la totale imprévision de ce que serait un jour, sous le nom de France, cette même Gaule restituée d'après un modèle que les hommes n'inventèrent jamais, lorsque dans cette anarchie sans remède parut Vercingétorix, qui douterait sérieusement qu'aux yeux de cet être de Lumière, la France, - la Gaule, si vous préférez,- ne fût pas déjà présente et vivante ?

  Sont-ce les événements dont il fut témoin, sont-ce les vues de ceux qu'on ose à peine nommer ses « compatriotes » qui lui fournirent les éléments de sa vision prophétique ?

  N'est-ce pas, au contraire, son verbe ardent qui inspira aux Celtes, brouillons et particularistes, cette notion du « malheur commun », des « libertés communes », notion que le génie - tristement matériel -, d'un César s'avoue incapable d'expliquer ?

  Quel aveu, mes chers Collègue, et à quelles profondeurs ne nous entraîne-t-il pas ! ...

  Oh, ! je le sais bien, le contraste entre Vercingétorix et sont adversaire a été largement exploité par les historiens. Si largement, même, qu'on s'excuse de reprendre, une fois de plus, un thème facile et souvent ressassé.

  Eh bien, il me semble, justement, que le parallèle doit être poussé plus avant et n'être pas réduit à la simple opposition de deux termes très relatifs : « courage contre technique », ou « générosité contre calcul »... Si nous réfléchissons à la totale incompréhension d'un César devant le sacrifice sans restriction du héros gaulois, - sacrifice librement consenti à une entité qui ne se révélera à tous que bien des siècles plus tard, - le contraste s'accentue jusqu'à devenir une opposition irréductible : celle de deux êtres, - toits deux exceptionnels, - incarnant chacun, à un degré suréminent, deux principes éternellement antagonistes !

  Et ce contraste, dans la Gaule de Vercingétorix aussi bien que dans la France de Jeanne d'Arc, nous montre, presque à découvert, l'élément spirituel que j'indiquais tout à l'heure comme le facteur essentiel de notre histoire nationale.

  Pourtant, de cette histoire, nous ne voyons guère que les faits. Sauf aux instants décisifs, tout apparaît connue le résultat de l'empirisme organisateur, le fruit de l'occasion, et il semble bien que la France soit le produit, inachevé, d'une suite d'heureux maquignonnages. Telle est du moins l'apparence, mais nous sommes ici pour rechercher, justement, ce qu'il y a derrière cette apparence. Aussi, je ne puis faire mien le « slogan » facile des « quarante rois qui firent la France », pour cette raison bien simple que mille rois ne l'auraient pas « faite » davantage.

  Notez que je m'incline volontiers devant l’œuvre des Capétiens, « rassembleurs de la terre de France », comme je m'incline, à peu d'exceptions près, devant les quarante rois précités.

  Mais, du peu qui précède, vous aurez sans doute conclu avec moi qu'on ne « fabrique » pas un pays, je veux dire un vrai pays, un pays qui a un destin, une mission, une lumière propre à répandre. Les pays formés de pièces et de morceaux, par des assembleurs, soit patients, soit géniaux, ces pays-là disparaissent comme ils ont apparu précisément parce qu'ils sont des créations humaines, et rien d'autre qu'humaines.

  J'ai parlé des « rassembleurs de la terre de France ». Approfondissez ce terme : rassembler n'est pas assembler, mais, strictement, assembler de nouveau, reconstruire d'après un modèle préexistant.

  La vérité me semble donc plus belle que le slogan que j'ai malmené, voici quelques instants.

  Pour faire la France ou, plus véridiquement, pour lui rendre ses bornes invisibles, mais immédiatement perceptibles à notre vue interne, nos rois ont lutté et travaillé, à leur honneur.

  « Ils ont bien mérité de la Patrie », comme on dit (et ce lieu commun a plus de profondeur qu'on ne le pense). Ils ont dû, pour atteindre ce résultat, accepter, plus ou moins consciemment, de collaborer à l’œuvre providentielle et de suivre les inspirations transmises par l'âme de la France, toujours vivante et forte, quelle qu'ait pu être temporairement l'étendue apparente du territoire ainsi nommé.

***

  Ne désespérons donc point ; nous n'en avons pas le droit. Travaillons plutôt, nous aussi, à remodeler la Franc, physique d'après son type indestructible et, plus encore, à remodeler la France morale, intellectuelle et spirituelle - en commençant par notre propre foyer - d'après le modèle impérissable que le passé nous a légué. Ne serons nous pas aidés dans la mesure où nous nous efforcerons d'agir ?

  Et puis, à cette lumière qui donne à l'Histoire son véritable relief, qui nous permet d'en extraire la signification profonde, sachons reconnaître où nous en sommes, ce qui nous fait défaut, ce par quoi nous sommes vulnérables, afin de retrouver non seulement le sens de nos vicissitudes historiques, ce qui serait peu, mais aussi, mais surtout, quel est, pour l'heure présente et pour les proches heures à venir, le Mandat du Ciel en ce qui concerne les destinées de notre patrie.

  Si nous nous orientons dans ce sens, Si nous sommes prêts à tous les sacrifices, à toutes les luttes, à tous les efforts pour obéir à ce Mandat, la France, j'en suis persuadé retrouvera vite son vrai visage ; elle remplira de nouveau sa vraie fonction parmi les nations et redeviendra, « dans le temps », la fille aînée du Christ, qu'elle n'a d'ailleurs jamais cessé d'être, en Esprit, « hors du temps » !

(1) Extrait d'une causerie faite en décembre 1938.

Sources
Livres Mystiques com

Posté par Adriana Evangelizt

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29 juillet 2008 2 29 /07 /juillet /2008 13:51

Je n'oublie pas ce blog mais je suis dans une intense recherche ce qui me laisse peu de temps pour copier les vieux livres mais leur suite ne va pas tarder à venir. Je pose le texte ci-dessous dans la "police Harrington" que je trouve très belle... si elle n'est pas lisible pour tout le monde, faites-le moi savoir, je la changerai. Merci.

 

 

 

Adam-Aenosh

 

par André Savoret



     Les traductions les plus « orthodoxes » de la Genèse nous assurent que l'homme fut tiré « du limon de la terre ». À la suite de Fabre d'Olivet, auquel il faut toujours se reporter, lorsqu'il s'agit d'étudier le sens spirituel de ce livre, nous devons nous inscrire en faux contre une pareille interprétation du texte biblique.

     En effet, on a traduit par « terre » deux mots hébreux que Moïse emploie toujours de façon distincte et dont il ne fait jamais deux synonymes.

     Le premier est ADaME, ou adamah, le second AReTs ou arz.

     Dans le récit de la création (vers. I) Moïse oppose visiblement arz (le principe du monde sensible), à shamaïm (celui du monde céleste et glorieux).

     Lorsqu'il est question de la création d'Adam, Moïse, au second chapitre de sa cosmogonie, relate que l'universel Adam n'existait pas encore en acte pour mettre en œuvre (wabod) l'universelle adamah que l'on traduit généralement par « sol » ou « limon ». Mais, adamah n'est pas arz. Quelle est donc l'étymologie et le sens de ces deux termes ? La question est d'importance, puisque toutes les conséquences métaphysiques que l'on peut tirer du texte biblique, concernant l'âme humaine, sont entachées d'erreur, par suite d'une traduction fautive.

     Le mot adamah, comme le mot Adam, dont il est tiré (car Adam ne vient pas plus d'adamah que chien ne dérive de chienne ou que homme, grammaticalement, ne dérive d'humanité, c'est l'inverse qui est vrai, étymologiquement et logiquement), le mot adamah, donc, porte sur un radical DaM, forme nasalisée de DaV, DaB, et qui possède un sens générique analogue dans les langues sémitiques et dans les langues celtiques, depuis l'irl. domun « le monde », le gall. dwfn « profond », le gaél. dobar « eau », domhan « l'univers », le flamand diepzin « sombre », « profond », « mystérieux », « abstrait », jusqu'à l'arabe damous « souterrain », « profondeur », « citerne », et à l'hébr. damm « se taire », « être immobile, indiscernable », dam « similitude », « homogénéité », damah « un lieu vide et désert » (1) .

     L'idée primitive est celle d'une chose indiscernable par son étendue, son silence, sa subtilité, sa profondeur ; d'une chose universelle ou universalisable. Le A initial d'adamah et d'adam, est une particule emphatique qui spiritualise encore le sens de ces deux vocables. l'Adam universel, l'homme spirituel, a donc été tiré non pas du limon de la terre, mais de la spirituelle et universelle substance adamique : la « terre spirituelle ».

     Au contraire, arz, terme qui a perdu le digamma initial W, (2) , et est très vraisemblablement pour WaRTs, se réfère directement au sanskrit warsha qui signifie « terre » et « continent ». En sanskrit, le même mot signifie pluie, comme il le signifie dans notre mot français averse, et comme il signifie « rosée » dans le grec erse pour F-erse. C'est le terme d'un processus involutif, la partie descendante d'un circuit, le résultat d'une déviation, d'une inversion, d'un renversement. Dans son sens de terre, le mot hébreu arz représente donc le point le plus bas de l'involution élémentaire, l'élément sensible, le maximum de condensation et de matérialité.

     Si Moïse avait voulu dire que l'homme fut tiré de la poussière de la terre, c'est de ce terme qu'il se serait servi. Mais, il l'a évité avec soin.
   L'homme terrestre, possède d'ailleurs un autre nom, que Moïse n'emploie jamais comme synonyme d'Adam c'est ANOSh, ou Enosh, et que nous avons rapproché (3) du sanskrit nara et de l'italique ner (pour nes). (4) .

     La différence entre la terre spirituelle (adamah) et la terre matérielle (arz) est encore faite formellement par Moïse (Gen. VII, 23), où il montre l'Éternel, au moment du déluge universel, « effaçant tout ce qui subsistait sur la face d'adamah » et le déluge effaçant, alors seulement, tout ce qui subsistait sur la terre (arz). Il est pourtant normal de saisir ici que Dieu agit directement sur le plan spirituel et que la répercussion de cette action spirituelle se fait sentir dans le monde temporel et élémentaire, par voie de conséquence, sous forme d'un cataclysme. C'est pour avoir voulu absolument traduire adamah et arz par un même mot que les modernes ont vu une « interpolation » ou un « remplissage » dans ce verset pourtant explicite : « Ainsi, il (Iaveh) effaça tout être qui était sur la face du sol », lisons-nous dans la Légende des Origines de l'humanité (Éditions Rieder), et la seconde partie du verset 23 est gravement déclarée être un remplissage. Le remplissage en question est celui-ci : « de l'homme au bétail, au reptile, à l'oiseau des cieux, ils furent effacés de la terre ».

Si l'auteur de l'ouvrage, précité n'avait pas pris adamah et arz pour des synonymes, non seulement il aurait évité de voir un remplissage, là où il n'ya qu'une précision, mais il n'aurait pas esquivé la portée métaphysique de cette pseudo-répétition.

     Dans un texte où pas un mot n'est superflu, il est inconvenant de vouloir procéder au découpage de ceux qui y voient deux textes « Iavistes », intercalés parmi les fragments d'un texte « Eloïste ». Ce sont là des fantaisies, d'autant plus dangereuses qu'elles sont revêtues, aux yeux du public, du prestige accordé à la science.

     D'autre part, la théologie et la philosophie scholastique, en tant qu'elles s'appuient sur des traductions fallacieuses, ne sont nullement qualifiées pour nous faire accepter des conclusions logiques, mais faussées par un point de départ erroné.

    Une de ces conclusions, c'est celle de l'âme créée postérieurement au corps qu'elle doit animer. Elle est juste en tant que conclusion, si l'on prétend identifier adamah, la terre spirituelle dont provient Adam, à arz, la terre matérielle. Elle est fausse cependant, dans la mesure où adamah diffère de arz. Mais l'erreur a la vie dure, elle subsistera sans doute jusqu'au jour où un théologien, au sens strict du mot, qui sera à la fois savant selon les hommes et inspiré par l'Esprit de Vérité, nous apportera une version du texte sacré, conforme à la pensée profonde de Moïse.

(1) Le radical primitif DaB, DaM, formé des signes de l'action extérieure (D) et de l'action Intérieure (B), exprime fortement la faculté d'adaptation de l'interne à l'externe, d'où les sens de similitude, d'homogénéité, d'image. À un point de vue à peine différent il exprime le sens d'universalité, de profondeur, d'insondabllité, réunissant en lui les deux idées de monde externe et de monde interne. La divergence progressive des sens particuliers dans les langues sémitiques et dans les langues aryennes n'a rien que de très logique et ne saurait militer contre l'origine commune de cette racine.
La racine Tam ou Tham n'en est qu'une modification. Elle diffère peu de la racine Thab, et il serait fructueux de comparer, par exemple, le théom ou Tiamat ,(l'abîme primordial où furent jetées les semences de l'univers) avec la Théba ou « arche » dans laquelle Nohé conserva les semences de notre cosmos.
(2) (3) Voir pour détails : Du Menhir à la Croix (Additif).
(4) En un certain sens on peut donc rapprocher Adam (l'homme « universel ») d'Adamah (la terre spirituelle) et Aenosh (l'homme individuel) d'Arz (la terre matérielle).

Sources Livres Mystiques com

Posté par Adriana Evangelizt

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1 juin 2008 7 01 /06 /juin /2008 22:59




Naissance et Histoire du Dieu cosmique


par Thomas Lepeltier

Notes sur le livre La révélation d'Hermès Trismégiste.
II. Le Dieu cosmique  d'André-Jean FESTUGIERE



En admirant la structure des êtres vivants et le ciel étoilé, on peut être amené à considérer que le monde est beau et harmonieux. Fascinés, certains sont allés jusqu'à estimer qu'un tel ordre supposait un Ordonnateur ; de sorte que, selon eux, la vue du monde conduirait naturellement à la connaissance et à l'adoration d'un Dieu cosmique. Inversement, d'autres, plus sensibles au désordre qui y règne, peuvent jeter un regard négatif sur ce monde. Si, de plus, frappés par la dualité qui semble exister entre le corps et l'esprit, ils se détournent du premier en faveur du second, ils ont alors tendance à concevoir un Dieu qui ne peut être directement le créateur du monde, ou qui ne peut avoir pour fonction de le régir. Ce Dieu est éloigné du monde, il est hypercosmique ; pour l'atteindre, la vue du ciel n'est dès lors d'aucune utilité. 

Voila deux tendances qui se retrouvent souvent dans différentes sensibilités religieuses. Mais elles ne tombent pas du ciel, si l'on peut dire : elles ont une histoire. Elles trouvent leur source commune dans Platon et on les retrouve explicitement, toutes les deux, dans les très influents écrits philosophiques de l'hermétisme, c'est-à-dire dans les écrits attribués pendant longtemps au Dieu Hermès et qui furent composés aux IIe et IIIe siècles après Jésus-Christ. En se concentrant sur l'idée du Dieu cosmique, dans le tome II de ce grand livre, André-Jean Festugière nous raconte ainsi comment est apparue la première tendance, comment elle s'est ensuite transmise durant la période hellénistique -- période qui va de la mort d'Alexandre à la conquête romaine --, et comment, enfin, elle a pris place dans le milieu où l'hermétisme se développa. C'est donc à rentrer en profondeur dans l'histoire des sentiments religieux que nous invite ce livre érudit et passionnant
.

Inférer l'existence de Dieu à partir de l'ordre du monde n'est pas la même chose que ressentir la présence du divin en contemplant le ciel étoilé. Dans le premier cas, on a affaire à un argument philosophique ; dans le second, on se trouve en présence d'une attitude religieuse, qui peut éventuellement tendre vers un mysticisme. Or, en Grèce, cette dernière attitude ne vint historiquement qu'après le développement des arguments en faveur d'un Dieu ordonnateur. Ceux-ci ne semblent toutefois pas encore être explicitement présents à Athènes vers le milieu du IVe siècle avant notre ère ; en tout cas, Aristote qui discute, dans sa Métaphysique, des différentes thèses de l'origine de l'univers jusqu'au séjour d'Anaxagore dans cette cité (entre 450 et 432) ne les mentionne pas. En revanche, de tels arguments se trouvent clairement dans Les Mémorables de Xénophon qui datent de 369-366 av. J.-C. Et tout mysticisme est effectivement absent des chapitres destinés à prouver l'existence et la providence du divin. Le monde n'y est considéré encore que d'une manière abstraite, à titre de preuve dans un argument. Il y est moins question de sa beauté, que des aspects utilitaires. On est donc encore loin de l'idée qu'une contemplation du ciel nocturne met l'âme dans un état d'extase qui la rapproche du divin.

Mais ce n'est pas Xenophon qui exerça l'influence la plus décisive sur la philosophie religieuse de l'âge hellénistique : c'est Platon. Or, on peut discerner dans son oeuvre un double mouvement. Il y a d'abord le mouvement dualiste qui oppose radicalement le monde de l'Intelligible, immuable et divin, qui est le Bien Absolu, au monde du sensible, où tout change et se corrompt, qui représente le mal. L'âme étant enchaînée dans le corps comme dans une prison, le sage doit alors s'efforcer de s'en délivrer. Mais il y a aussi le platonisme du Timée (360-354 av. J.-C.) et des Lois (360-347 av. J.-C.). Ici, le monde matériel, tel un grand être vivant, est animé par une Ame qui, contemplant le monde des Idées, imprime à l'univers un mouvement ordonné ; il n'y a donc plus d'opposition radicale entre le sensible et l'intelligible. Le désordre, simple conséquence de l'existence de la multiplicité des êtres, n'y trouve plus place comme mal absolu, mais seulement comme moindre bien. Et le sage qui arrive à embrasser d'une seule vue l'ensemble de l'univers voit disparaître ce désordre apparent, qui se résorbe dans l'Ordre auquel préside l'Idée du Bien.

Suivant l'une ou l'autre de ces deux tendances, le statut de la contemplation du ciel change. En raison du mépris du sensible, la première n'y voit, au mieux, qu'une propédeutique à la contemplation des Idées, qui doit elle-même conduire à l'intuition synoptique de tous les Intelligibles, c'est-à-dire à l'intuition de l'Un. En quelque sorte, elle n'est, comme toutes les autres sciences du nombre, qu'un moyen de purifier et d'exciter l'esprit pour qu'il apprenne à découvrir l'intelligible. Une fois cette propédeutique achevée, l'univers est considéré comme un obstacle à la montée vers l'Un qui unifie les Idées ; il faut alors, pour y parvenir, fermer les yeux à tout ce qui relève du sensible. En revanche, dans le Timée, l'astronomie mène directement à la connaissance de Dieu et, par suite, à la béatitude. La connaissance du mouvement régulier des astres permet en effet à notre pensée de s'accorder avec l'Ame du monde qui dirige éternellement ce bel ordre et ainsi de participer au divin. Dès lors, la contemplation des astres est bien plus qu'une simple étape dans l'approche du divin, elle en est le chemin par excellence. C'est que l'objet auquel on aspire n'est plus l'Un, mais l'Intellect qui meut le monde d'un mouvement ordonné. Platon ouvre ainsi les deux voies du mysticisme hellénistique. La première est celle qui répudiera toute considération du sensible, pour passer d'emblée à l'intelligible et, de degré en degré, à un Dieu hypercosmique infiniment éloigné de la matière ; voie qui pourra admettre l'existence d'un second Dieu créateur du monde, un Dieu qui comme le monde lui-même sera mauvais. L'autre voie portera à la contemplation du monde sensible considéré comme beau et bon, comme une émanation de Dieu.

Quoiqu'il en soit, de son vivant, Platon n'avait pas fondé une véritable religion cosmique : le monde visible n'était-il pas pour lui uniquement l'image d'un autre monde qui était le vrai terme de la contemplation ? Et puis sa doctrine n'avait pas supplanté la religion populaire ; elle n'avait pas pris racine dans les coeurs. Mais l'esprit du temps changea. D'abord, la doctrine des Idées fut abandonnée dès la mort de Platon. Puis, les Cités subissant de plus en plus de revers militaires face aux Macédoniens (Philippe, puis Alexandre, puis ses diadoques), le public cultivé se détacha des dieux traditionnels qui n'apportaient aucun secours. Se désengageant aussi de la vie politique, l'élite se tourna alors vers une vie plus théorétique et trouva, dans l'étude de ces êtres majestueux que sont les astres, à la fois une explication du monde, une satisfaction esthétique et un réconfort. Il devenait possible de contempler le Ciel pour lui-même ; contemplation qui pouvait même apparaître comme le but de la vie. Deux textes -- l'Epinomis et le Sur la philosophie -- dessinèrent alors clairement les traits de la religion cosmique.

 Le premier, issu du platonisme, défend l'idée que l'objet suprême de la contemplation est le monde céleste. Mais il s'agit désormais d'une vraie religion et non plus seulement de la piété intime du philosophe : les astres doivent être célébrés comme les vrais dieux. L'Epinomis est en effet un véritable manifeste, une sorte d'évangile, qui veut substituer aux théogonies des poètes une théogonie qui s'appuie sur tous les acquis de la science des astres. Le second texte fut écrit par Aristote, vraisemblablement vers 346 ; c'est aussi le manifeste d'une nouvelle religion qui prônait le culte du ciel. Mais alors que la religion annoncée par Platon et explicitée dans l'Epinomis se fondait sur une doctrine mathématique, le livre Sur la philosophie s'appuie sur la théorie de l'éther pour défendre l'idée que l'âme humaine vient du monde céleste, et qu'en raison de cette parenté la contemplation et la vénération du Ciel sont nécessaires pour participer pleinement à la divinité. Quoiqu'il en soit de ces différences, tous deux conçoivent le Dieu cosmique comme étant essentiellement l'Ame motrice du Ciel ; Ame qui est en même temps un Intellect parfait, comme en témoignent la régularité et la parfaite ordonnance des mouvements des corps célestes. Le sentiment religieux était donc tributaire d'une science, l'astronomie ; ce n'était encore qu'une religion de savants.

Qui plus est, cette religion n'était pas universelle, c'est-à-dire qu'elle ne s'adressait pas à tous les peuples. La distinction entre Grecs et Barbares était en effet encore très présente dans l'oeuvre de Platon et d'Aristote. Ce n'est qu'avec Alexandre, à la fin du IVe siècle, que l'idée d'une religion cosmique universelle apparut clairement. Animé de la volonté d'unifier toutes les terres qu'il avait conquises, Alexandre affirmait que tous les hommes ne formaient qu'un seul peuple, qu'ils étaient tous frères et qu'ils avaient tous un même Dieu comme Père. Et ce Dieu qu'il concevait n'avait bien sûr plus rien à voir avec les dieux nationaux, puisqu'il s'identifiait tout simplement avec le Cosmos. Il n'en demeurait pas moins que l'homme grec pouvait se sentir désemparé. C'était avant tout un être social, qui ne concevait le culte de la divinité que dans le cadre de sa Cité. Or, après les conquêtes d'Alexandre, des royaumes immenses, regroupant des éléments disparates, s'étaient substitués politiquement aux petites villes avec leur campagne environnante. La religion civique et traditionnelle en perdait son sens ; quant à la religion cosmique développée par des esprits éclairés, elle n'avait pas non plus d'attache dans les traditions nationales.

 Il revint alors à Zénon -- qui fonda son école vers l'an 300 av. J.-C. -- d'offrir avec le stoïcisme une conception de la divinité qui pouvait répondre aux attentes spirituelles de son temps. Son Dieu était conçu comme une Raison souveraine qui pénétrait et dirigeait tous les êtres du Cosmos. C'était donc une religion qui élevait à la contemplation du monde. Mais c'était aussi une religion civique car Zénon remplaça la notion classique de Cité par la doctrine d'une Cité du monde qu'il était beau de servir. Tout homme devenant citoyen du monde, il redevint possible de définir un idéal de la vie pratique. Qui plus est, le stoïcisme ne se coupa pas de la religion traditionnelle mais, au contraire, en annexa les dieux : en affirmant que le monde en sa totalité était régi par un Dieu Logos, il affirmait en effet que ces dieux n'étaient que les symboles des éléments qui constituaient le Cosmos. De ces principes résultait une doctrine de la vertu et du bonheur : si le monde était dirigé par la raison, il suffisait à l'homme de consentir à l'ordre divin pour être à la fois sage et heureux. Le stoïcisme était donc une école de pensée qui donnait aux hommes une règle d'action qui s'intégrait dans une vision rationnelle du Cosmos ; ce fut en tout cas surtout cet aspect moral que développa Zénon. Mais Cléanthe, son successeur, en mettant davantage l'accent sur la participation du divin à toute chose, accentuait l'aspect religieux, voire mystique, du stoïcisme. Ainsi le sage qui voyait l'Ordre cosmique pénétrer tous les êtres pouvait s'emplir de cette présence ; il pouvait communiquer avec Dieu. 

Mais si la religion du Monde avait pu s'intégrer aux nouvelles structures politiques, elle dépendait toujours d'un système philosophique déterminé (le platonisme ou le stoïcisme).

Or, après une éclipse d'un siècle et demi dans les textes (du début du IIe siècle au milieu du Ier siècle av. J.-C.), elle réapparaît en transcendant les doctrines d'écoles. Elle est alors le bien commun de tout individu un peu cultivé. Statut qu'elle gardera jusqu'à l'hermétisme, et au-delà encore. Pour tout païen, il devint évident dès cette époque que le monde était beau et qu'il était une grande merveille digne d'adoration et d'amour. Ce n'était plus une conception liée à des systèmes philosophiques, mais une croyance diffuse. André-Jean Festugière explique cette transformation par les nouvelles orientations de la société qui se mettait à donner plus d'importance aux sciences positives et aux techniques qu'à la spéculation pure et où désormais seuls quelques rudiments de philosophie étaient nécessaires pour tout jeune homme qui voulait réussir. Aussi recourait-on de plus en plus à des manuels d'introduction aux doctrines philosophiques. Or, par ces lectures faciles, les doctrines s'émoussaient, perdaient de leur originalité et tendaient à se confondre. On ne retenait que des lieux communs qui permettaient de se donner une teinture de sagesse. Et puis après les grandes constructions du IVe et du IIIe siècles, on se complaisait beaucoup dans la critique de toutes les grandes doctrines. Mais à force de renvoyer dos à dos les philosophes, le public, même cultivé, n'apprit pas à distinguer les traits caractéristiques qui distinguaient chaque doctrine et n'acquit, pour cette raison, qu'une vision vague des systèmes philosophiques. Ainsi, par excès de confusion, l'éclectisme se généralisa.

Cela n'empêcha pas la religion cosmique de continuer à évoluer. Quand elle réapparut dans l'oeuvre de Cicéron, elle avait progressé dans trois directions. D'abord, elle avait accentué le sentiment de l'omniprésence de Dieu. Certes, ce sentiment existait auparavant, mais on voyait Dieu surtout dans le ciel et les astres. Désormais, Il était dans chaque être, jusqu'aux plus humbles. Ensuite, la religion du Monde s'était annexé le domaine de la science politique. Si Dieu pénétrait tout l'univers, il fallait en effet reconnaître qu'il régissait les affaires humaines. Aussi la classe dirigeante romaine conçut-elle son action comme un prolongement de celle de Dieu. Bien gouverner, c'était être, sur terre, l'image de Dieu même. Enfin, la religion cosmique développa l'eschatologie. Si Dieu était le grand ordonnateur et si l'âme venait de Dieu, elle pouvait espérer après la mort remonter jusqu'à Lui et prendre part au gouvernement du monde. L'idée n'était certes pas nouvelle, mais elle devenait un lieu commun. 

C'est avec Philon (Ier siècle ap. J.-C.) qu'André-Jean Festugière termine cette histoire du Dieu cosmique. Non pas que ce juif d'Alexandrie formé par les Livres Saints et l'éclectisme en soit le dernier terme, mais après lui tous les auteurs n'apporteraient, sur ce thème, rien de neuf. Or, ce qui est caractéristique chez Philon, c'est qu'il reconnaît à la fois l'utilité de la contemplation du monde pour atteindre à la connaissance de Dieu, mais aussi le danger qu'il y aurait de s'arrêter à la seule vue de l'univers pour approcher l'essence du divin. Il opère donc un syncrétisme entre les deux tendances issues de la philosophie platonicienne : celle qui mène à Dieu par le monde, et cette autre, qui mène à Dieu par le renoncement au monde. La contemplation du monde n'est donc pour lui qu'une première étape pour s'approcher de l'Intelligence ordonnatrice ; mais pour rentrer en contact avec Elle, il faut ensuite se replier sur soi-même. Il faut en quelque sorte passer d'une connaissance déductive de Dieu à une intuition de Dieu. Ainsi, en réunissant ces deux tendances, Philon préparait directement la voie à l'hermétisme, qui, comme on l'a dit en introduction, avait aussi cette singularité de les réunir toutes les deux.

 

Note : Le premier volume de La révélation d'Hermès Trismégiste comprend le tome L'Astrologie et les Sciences Occultes. Le second, dont ce texte est un compte rendu, correspond au tome Le Dieu cosmique. Enfin, le troisième volume comprend deux tomes : Les Doctrines de l'Ame et Le Dieu inconnu et la Gnose.

Sources
Revue des Livres

Posté par Adriana Evangelizt

 

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1 juin 2008 7 01 /06 /juin /2008 22:37

Voilà donc la fameuse video dont nous vous parlions ICI, qui montre comment les premiers hommes ont commencé à tracer leur alphabet. Par rapport aux étoiles et aux quatre éléments. Par rapport à leur perception du monde cosmogonique. Là, il s'agit des Dogons mais il s'est passé la même chose pour tous les Peuples. Inutile de dire alors que toutes les inscriptions gravées sur les vestiges des temps Anciens sont loin d'avoir livré leurs secrets.








La Cosmogonie des Dogons



Posté par Adriana Evangelizt

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1 juin 2008 7 01 /06 /juin /2008 21:08

Nous nous sommes lancés dans une recherche qui nous entraîne dans un domaine que nous ne soupçonnions pas. Et ce livre justement Aelohim, les dieux de Moïse est un des rares à aborder le sujet qui nous intéresse. A savoir que les premières lettres tracées par les hommes le furent par rapport aux constellations. Ainsi le langage que l'on a nommé hébreu était un ancien Egyptien et au départ, il n'avait que 12 lettres, chacune correspondant à une constellation du zodiaque comme le montre le tableau que nous avons posé ICI. Donc dans l'Ancien Testament, tous les nombres ou presque se rapportent à quelque chose de similaire. Les âges des patriarches notamment comme nous l'avons déjà dit. Ainsi Henok qui mourrut à 365 ans ne veut pas du tout dire ce qui est écrit. 365 correspond au Zodiaque. Il est à noter qu'Henoch équivaut à l'Initié. Ici, il est question de la Tour de Babel qui était un observatoire astronomique comme pratiquement toutes les pyramides. Ce n'était certainement pas les tombeaux des pharaons...

Nous posons tout de suite après une video pour montrer comment les Anciens ont tracé l'Alphabet...

 


AELOIM

ou

Les dieux de Moïse

par Pierre Lacour

de l'Académie des Sciences, Lettres et Arts de Bordeaux

1839

15ème partie

14ème partie

13ème partie

1ère partie

 

Tome I

ÉPOQUES HISTORIQUES.


L'ÉPISODE DE LA TOUR DE BABEL  (Genèse, ch. XI)

 

TRADUIT MOT A MOT

Selon le SENS VULGAIRE et selon le SENS INTIME.

 


Observations étymologiques.

1° - ARTz, TERRE, PAYS, LE LIEU, L'EMPLACEMENT OCCUPÉ PAR UN PEUPLE, PAR UNE VILLE. (Regio, Patria) «retourne dans ton pays, L-ARTz-C.»
2° - AED, premier. « Le premier du mois. » B-AED LEDÇh.
3° -  Le pluriel de UN est PEU, EN PETIT NOMBRE.  « Quelyues jours, IMIM AÈDIM. « Jacob servit sept ans pour Rachel, et ils ne parurent à ses yeux que comme quelques jours, CIMIM AEDIM.

NOTES.

Le sens de ce premier verset éclaire celui de tous les autres. La tradition y établit que très anciennement (MQDM au verset suivant) les hommes du pays dont on
a parlé (chap. X, vers 11, le pays de ShiNOR) usaient encore de leur langage primitif et que les mots de cette langue étaient en petit nombre.

La langue chinoise, qui remonte certainement à l'époque où l'on peut placer ce fait, n'est composée que de 330 ou 340 monosyllabes; le nombre de ses articulations est incomplet et son écriture est hiéroglyphique.

L'accroissement de l'alphabet hébreu, et par conséquent des mots de la langue hébraïque, eut lieu dans la Babylonie, dans le pays d'Assur, en Assyrie, lors de l'érection de la tour astronomique de Bel.


4° - Olim, ab antiquitate, ab initia.

5° - NSO, PARTIR, PASSER DANS on AUTRE HEU, vient de NS, une enseigne, un étendard. NSO signifie LEVER , ÔTER , EMPORTER ; c'est LEVER L'ÉTENDARD ET SE TRANSPORTER DANS UN AUTRE PAYS, FAIRE UNE MIGRATION, ÉTABLIR UNE COLONIE.

6° BQO vient de BG puis BQ, qui désigne UN ESPACE VIDE ET RESSERRÉ, UN LIEU RESTÉ OUVERT, UNE PLACE, UN PRÉ, UN CHAMP BORDÉ, ENTOURÉ
COMME UN JARDIN, par suite L'INTERVALLE produit par UNE DIVISION, par une SCISSURE.

Les Chaldéens étaient originaires de l'Egypte. Diodore, Livre 1, § 11, dit : « On prétend que les Chaldéens n'ont rendu les divinations astronomiques si célèbres à Babylone, que parce qu'ils étaient originaires de l'Egypte. »

Une colonie Egyptienne, conduite par des savants sortis des collèges sacerdotaux de l'Egypte, vint s'établir dans les environs de Babylone, alors appelée de sa forme ShiN-OR, la ville-double, et cette colonie s'étendit jusqu'en Assyrie, où Assur avait fait lui-même une expédition. Les chefs de cette migration y firent prospérer l'astronomie, et l'on remarque que le commencement des observations chaldéennes coïncide avec le temps où l'on peut placer la construction de Babel.

Ces Egyptiens reçurent le nom de CÇh-DIIM, qui veut dire amenés, conduits,-- de chus (DD, amener d'un lieu dans un autre ), amenésde l'Ethiopie ; les Egyptiens étaient Chussites d'origine.

Le nom de Babylone, ÇhNOR ou ShNOR, que l'on prononce Shinar ou Sénaar, est composé de ÇhN, double, répété, et de OR, ville. Babylone était en effet partagée par l'Euphrate et formait une ville de chaque côté du fleuve ; URBS AB UTROQUE LATERE EUPHRATIS, UT MEDIUS INTERFLUAT, AEDIFICATA (Diodore).

Dans le centre et sur le bord du fleuve était la place où les Egyptiens élevèrent l'oeil  ou l'observatoire de Bel, BB__BL, en un mot BABEL, dont le nom signifie aussi la Porte de Bel avec le sens que Bacchylide attache à ce mot Porte : PORTA VERBORUM OCCULTORUM (en grec ARRÊTÔN).

« Le centre de la ville, dit Hérodote, est remarquable par le temple de Bel-us... c'est un carré régulier fermé par quatre portes d'airain, lequel a deux stades d'étendue en tout sens. Au milieu de cette enceinte, on voit une tour massive, qui a un stade en longueur comme en largeur. » Ainsi, comme j'ai prouvé que cela résultait du mot OIR, le temple de Bel était un lieu fortifié, une citadelle.

Le mot ÇhM employé pour désigner le lieu mérite une explication.

Un lieu quelconque ne peut être désigné que par un signe, un signal, un monument, une érection, une forme, une configuration, qui le signale et le fait connaître. Le nom donné à ce signe, à ce signal, à cette construction, etc., est lui un signe phonétique qui s'adresse à l'ouïe, comme la transcription de ce nom en caractères alphabétiques est un symbole pour la vue. ÇhM employé à cette intention offre donc encore le sens de signe, signal ou symbole, et doit être traduit selon le besoin au signe, au signal du lieu dont on parle,

 

là.

7 - (NOMINE AIÇh QUOQUE APPELLANTUR MAGNI ET DUCES; UT, VIR BELLI i.e MAGNUS BELLO, AUCTOR BELLI). - « JÉOVÉ est le chef, le maître, le héros, le commandant, AIÇh, de la guerre. » JÉOVÉ VIR BELLI.

8 - RÔE, PASCERE, PASCI, PASTOR, PASCENS ; MALUS, MALIGNUS, etc.

9 - LÉB tient à IBB et à ÉB, le premier exprimant un CRI DE GUERRE, AVERTIT LE SOLDAT DE VEILLER, DE SE PRÉPARER, DE SE TENIR ÉVEILLÉ, PRÊT A AGIR. Le second répond à l'idée de veiller, de s'éveiller et de venir, d'être mis en mouvement.

_____________

 

Le mot AIÇh est pris collectivement pour désigner tous les chefs, les hommes de choix, commandants de chaque compagnie dont se composait la colonie envoyée d'Egypte. Ce qui le prouve, c'est le pluriel IAMROU. Ainsi ces hommes étaient déjà distribués sous des chefs particuliers, soumis eux-mêmes, comme nous le verrons bientôt, à un chef suprême portant le nom des chefs de l'initiation et du sacerdoce, ÉOVÉ, déguisé sous celui de J-ÉOVÉ, VIR BELLI, le maître, le héros de l'entreprise.

Il faut remarquer l'emploi du mot RÔÉ, pasteur, pour désigner un homme qui fait invasion, qui émigre, qui se porte d'un lieu dans un autre, et qu'un chef commande.

Les Egyptiens appelaient Pasteurs les hommes d'origine étrangère, qui semblables aux pasteurs nomades, s'introduisent dans un pays et s'en emparent. L'histoire
de l'Egypte ancienne est pleine du souvenir des Rois pasteurs ; des pasteurs phéniciens, hébreux , grecs ; de Thèbes, etc.
La haine et l'aversion que leur inspiraient ces usurpateurs a donné l'idée du drame cosmogonique dont les détails occupent les dix-huit premiers versets du 4ème chapitre de la Genèse.

 

Cette aversion antique se décèle dans le choix même du mot RÔÉ, car il désigne le mal, la méchanceté, l'intention malfaisante et scélérate ; l'action de tourmenter, de nuire, de corrompre, d'exterminer, de détruire.

 

10 - OIR NON MALÉ DICITUR AB ÔYR EVIGILARE. ÔR VIGIL, VIGILANS.— ARX. OIR DOUD, arx Davidis).

11 - AEDIFICATA EST. 3. H. SING. DO PARFAIT NIPHAL. Le MOT OIR est ici masculin. USURPATUR AUTEM UTROQUE GENERE. FÉMIN. GEN. 10. MASCUL. LEV. 26., etc.

12 - MGDL ShYNÉ, la Tour deSyène, (Ezéch. 29. 10), était aussi un monument astronomique.— Syène passait pour être sous le tropique, d'après une tradition immémoriale, et cette ville y était effectivement deux mille sept cents ans environ avant l'ère vulguaire. Voy. Jom. Sysl. mét. des Égyp., p. 167.
Le chaldaïque, l'arabe et l'hébreu emploient le mot tour, BRG, pour désigner un édifice saillant, élevé, et ce mot désigne
le Zodiaque, les signes mêmes du Zodiaque.

13 - RAÇh. Rab. Moses dit : Il y a une grande différence entre TÈLT, premier, commencement, et RAÇh, principe : le principe se dit d'une chose qui est le principe d'une autre, quoiqu'elle ne la précède pas par rapport au temps, etc.

14 - ÇhM, un signe, un monument. (Dict. de M. l'abbé Latouche, et les autres: rappelez-vous l'analyse de ce mot. )

Je n'ai pas beaucoup d'observations à faire sur ce verset si intéressant et dont les mots ont été analysés. Je ne puis cependant m'empêcher de faire remarquer que les ouvrages qu'on avait entrepris sont entièrement terminés ; que l'édifice, l'observatoire muré, la citadelle fort mal-à-propos appelée ville, est achevée de bâtir ; que la tour astronomique l'est aussi, et que les auteurs de ces travaux ont fait aussi pour diriger, pour accorder leurs observations en quelque lieu qu'on les envoie, le ciel constellé, le planisphère céleste dont ils avaient besoin; en sorte qu'ils ne s'occupent plus maintenant que de leur dispersion prochaine sur différents points du pays.

Ce sens si positif, si clair, si naturel, si différent du sens vulgaire où se trouvent tant d'absurdités, résulte du mot NBNÉ, avec lequel s'accorde UNOÇhÉ.


15 - J-ÉOVÉ l'Éternel — LUI, CE-LUI—qui est et qui sera, LE—étant, le-LUI, LUI, IL. (Voy. l'étym. deuxième Étude.)

16 - U-IRD futconvertibledeRDÉ, IMPERAVIT,  DOMINATUS EST, PRESEDIT, Voyez ce mot, ch. 1, v. 26, avec cette signification: dominer, exercer La puissance, présider, à laquelle le sens littéral fait ici violence pour maintenir la tradition allégorique.

17 - (AT, OBTINET, SIGNIFICATIONEM NOMINALEM , QUA essentiam VEL substantiam UT PLURIMUM PATIENTIS EXFRIMIT, QUASI ipseitatem, illud
ipsum
DIXERIS).

18 - Trois. pers. plur. du prétérit, AEDIFICAVERUNT et AEDIFICAVERANT.

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Il ne faut pas se laisser détourner du sens intime d'un récit hébraïque par la rencontre du nom de JÉOVÉ. L'abus que les écrivains sacrés ont fait de ce nom explique assez qu'il ne désigne pas toujours la présence de Dieu, mais qu'il se rapporte à l'action de celui que l'esprit du gouvernement théocratique ou que des fonctions sacerdotales font agir comme représentant JÉOVÉ lui-même.

J'ai déchiré le voile qui nous cachait depuis si longtemps l'origine mystérieuse de ce nom; il n'est plus possible de se méprendre, et d'attribuer à Dieu, dans plusieurs circonstances, ce qui n'appartient qu'à ceux que le sacerdoce a faits ses ministres.

Le nom de JÉOVÉ est souvent, très-souvent même, em ployé pour désigner le scribe, le prophète qui rédige ou profère en style poétique ou même historique des avertissements qu'il suppose émanés de Dieu même. Ainsi, par exemple, ce mot est employé incontestablement de cette manière par Esdras, 2eme livre des Chroniques, chapitre 23, 10, lorsqu'il dit que JÉOVÉ parla à Manassès et au peuple, mais qu'ils ne voulurent point entendre. La chose est impossible : quel homme et quel peuple résisteraient à la voix de Dieu si Dieu même leur adressait la parole ?

JÉOVÉ, dans la pensée d'Esdras, désignait donc le Grand-Prêtre ou l'un des chefs du Sacerdoce, ou même quelqu'un exerçant la mission de prophète, et préchant, haranguant le peuple.

Si le mot JÉOVÉ ne devait désigner que la Divinité, serait-il attribué à l'ARCHE ? Dans Josué, chapitre 4,12, il est dit que quarante mille hommes équipés pour le
combat passèrent devant JÉOVÉ ; et là,
JÉOVÉ c'est l'Arche restée au milieu du Jourdain jusqu'à ce que les Hébreux aient passé le fleuve ; après quoi l'Arche portée par les Prêtres passe elle-même.

Ce nom de JÉOVÉ serait-il donné non seulement à des anges, mais à des localités comme le mont Moriah appelé JÉOVÉ IRAÉ (Genèse, 22,14.), à des objets matériels comme l'autel érigé par Moïse après la défaite des Almalécites, JÉOVÉ NSI (Exode, 17,15).

Serait-il attribué à l'un des trois hommes qui apparurent à Abraham dans le bocage de Mamré (Genèse, 18,2, 10, 13,14, 15). Les deux derniers versets prouvent par leur rédaction que ce nom est donné à l'un de ces hommes parce qu'il parle, promet, blâme, condamne et agit enfin au nom de l'Eternel.

JÉOVÉ est donc souvent pour le chef suprême,- c'est l'adoni, le maître; c'est l'homme qui a le pouvoir d'attaquer, de surmonter, d'affliger, de consumer, de détruire, de battre (LÈM ); JÉOVÉ—AIÇh—MLÈMÉ, c'est-à-dire JÉOVÉ—est l'homme, SUMMUS-SACERDOS, FORTIS— de la puissance d'attaquer, surmonter, etc.

Il ne faut pas perdre de vue cette explication et celles qui ont été données précédemment : elles aplanissent bien des difficultés. Ainsi donc, JÉOVÉ est ici le chef-suprême de la colonie égyptienne, il en est le héros, le commandant, vir belli.

Cet ancien envoyé d'Egypte, ce premier Mosé, Musée ou Moïse, par l'invention de nouveaux signes ou caractères astronomiques, enrichit le langage écrit, et même !e langage vulgaire, d'un grand nombre de mots dont le premier effet fut de produire du doute ou de la confusion.

C'est lui qui par le lieu où s'effectua ce changement, fit donner dans la suite aux lettres hébraïques le nom de lettres assyriennes et à la langue pour laquelle elles furent choisies celui de langue assyrienne, langage assyrien, ÇhPhT AÇhR. C'est ce que nous verrons bientôt.

19 -  De OMM, ÊTRE OBSCUR, INCONNU, CACHÉ, COUVERT, MYSTÉRIEUX.

20 - EL, PROFANUM, COMMUNE. ELL, COMMUNEM FECIT.

21 - D'ÔÇhE, toute opération produite sous l'inspiration de la pensée et de l'intelligence ; d'ÔChOUT, pensée, et ÔÇhT-OUT, avec la terminaison fém. ÔChT et ÔÇhIT, Chald., il a pensé; — la tradition relative à Babel est chaldaïque.

On retrouve ici l'idée des anciens sur le danger de divulguer inconsidérément les choses mystérieuses, les choses saintes, et qui ne sont révélées que dans le sanctuaire, dans l'adyte, sous le voile du Saint des Saints des temples.

Des hommes dont les pensées et le langage ne s'élèvent pas au-dessus du langage primitif et des connaissances vulgaires ne peuvent que profaner la doctrine dont ils parlent, et corrompre les expressions qui lui sont consacrées. C'est pour cette raison qu'il n'était permis qu'aux Rois, qu'aux chefs du peuple, et aux Prêtres d'enseigner et d'instruire, d'user de figures et de paraboles. Le mot MÇhL nous donnera peut-être l'occasion d'expliquer cela.

D'un autre côté, comme on ne doit point cacher, enlever aux hommes, vendanger, BTyR, à leur préjudice, le bénéfice des découvertes que l'esprit humain a faites, la science ou celui qui la préside, le chef du sacré-collège, en un mot le JÉOVÉ de la colonie scientifique, obviera à cet inconvénient en enrichissant le langage du peuple par le surcroît de nouvelles expressions, par la divulgation des nouveaux mots dus à l'accroissement de l'alphabet zodiacal.

Néanmoins, il établira une langue secrète, une langue savante, dont les chefs du peuple, les hommes supérieurs, devront avoir connaissance et user entr'eux.

 

22 - De RDÉ, 1ere pers. plur. du futur. L'expression devient collective,  JÉOVÉ agissant par délibération et accord avec tous les chefs de l'expédition.

23 - AÇhR, AÇhOUR, AShUR, d'Assur, la langue du peuple désignée par la langue du chef; mais ce chef était absent, ASSUR était parti de Shinor et était allé fonder Ninive (Genèse X, 10 et 11).

24 - ÇhMO vient de ÇhM, ÇhMÉ, NOMMER, DIRE LE NOM, APPELER; ÇhMO, FAIRE ENTENDRE, DIRE, ANNONCER, PROFÉRER.

A suivre...

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1 juin 2008 7 01 /06 /juin /2008 18:55



LES SERPENTS ET LES DRAGONS VOLANTS

Par R. A. Boulay

Traduction Polo Delsalles


24ème partie

23ème partie

22ème partie

21ème partie


1ère partie



Chapitre 14
Suite



LES APPAREILS DE COMMUNICATION PORTATIFS : LES TERAPHIM OU IDOLES ANIMÉES

 

Lorsque les rois de la Mésopotamie furent loin de leur ville et en particulier, au loin sur une de leurs nombreuses expéditions militaires, ils avaient besoin d'un type d'appareil de communication mobile pour rester en contact avec leur base et recevoir des directives des dieux. Pour accomplir cela, ils apportèrent avec eux des images ou des statues du temple des dieux. On croyait que ces statuettes furent la résidence active de la divinité. Leurs dimensions et compositions furent différentes. Dans son oeuvre définitif « Babylon », Joan Oates remarque que ces statues animées, qui furent emportées à la guerre par les rois et les prêtres, furent façonnées et réparées dans des ateliers spéciaux dans la ville et subissaient un rituel de consécration compliqué et très secret qui les dotait de « vie » et leur permettaient de parler.

Ce rituel consistait probablement à implanter un receveur et un transmetteur de radio aussi bien qu'une source d'énergie à l'intérieur de la statuette.

Il est dit qu'Abraham et son père Térah opérèrent un atelier qui fabriquait ces statuettes. Bien que la Genèse soit silencieuse sur cette activité, elle est discutée en détail dans les livres du Pseudepigraphe. Térah et Abraham furent décrits comme membres de la prêtrise, la classe élite qui gouverna la ville d'Ur.

Selon les Jubilés, Abraham provenait d'une famille de grands prêtres. Son père Térah apprit les sciences de son père Nahor, car il est dit que, « il (Térah) grandit et demeura parmi les Chaldéens et son père lui apprit les connaissances des Chaldéens pour pratiquer la divination et l'astrologie selon les signes des cieux » .

Une histoire plus explicite émerge de l'Apocalypse d'Abraham, un document du premier siècle après J.-C. transmit en Slave à travers des canaux byzantins et par conséquent, non disponible aux érudits de l' ouest jusque vers la fin du Moyen-âge. Il fournit beaucoup d' information sur la jeunesse et l'adolescence d'Abraham. [Note de l' éditeur : L'emploi du mot « canaux » fait référence aux « mains » ou aux « sources » et non pas au concept moderne du « channeling ».]

Selon cette narration, le père d'Abraham fut un fabriquant d'idoles aussi bien qu'un astrologue. Il fabriquait des idoles pour les temples et pour la vente aux citoyens ordinaires et aux voyageurs. Ces idoles eurent une valeur et une qualité différentes dépendant du matériel de leurs fabrications, soient de pierre, de bois, de fer, de cuivre, d''argent ou d'or.

Une des tâches désignées d'Abraham fut de vendre certaines de ces statuettes à des négociants égyptiens dans une boutique en dehors de la ville. Peu après, Abraham eut un contretemps avec son père par rapport à ces idoles et providentiellement, l'atelier de Térah fut frappé par la foudre et fut une perte totale.

Lorsque Térah et Abraham partirent pour Haran et de là vers la terre de Canaan, ils avaient vraisemblablement plusieurs de ces idoles en leur possession --des statuettes implantées de certains appareils ou source d'énergie. Elles furent probablement les teraphim ou les appareils de communication portatifs des contes de l'Ancien Testament.

À Tepe Gawra en Mésopotamie supérieure, les archéologues trouvèrent des douzaines de statues de culte qui furent datées à environ 3 000 avant J.-C. Ces objets de « culte » ressemblent en tout point à la description des idoles animées des Sumériens.

Ces idoles païennes aux grands yeux ou statuettes portatives avaient des cavités orbitales concaves dans lesquelles on insérait des objets de la grosseur d'un poing, fort probable des cristaux, qui comme source d 'énergie, activaient les appareils de communication. Ces sources d' énergie furent décrites comme des « pierres », sans doute l'ancien mot pour décrire les gros cristaux.

LES TERAPHIM OU POSTES DE RADIO PORTATIFS

Les teraphim de l'Ancien Testament furent des figurines ou des idoles de différentes dimensions qui, selon les contes bibliques, furent utilisés pour la divination, c'est-à-dire, ils répondirent à des questions spécifiques qui leur furent posées, comme dans Ézéchiel 21, Zacharie 10 et Juges 17 et 18.

L'étymologie du mot teraphim est obscure et sa signification est inconnue. Dans l'Encyclopédie Judaica, une source suggéra qu'il puisse provenir du mot hittite « tarpis » qui signifie « esprit animé ». Vu l 'influence hittite dans la terre de Canaan, cette dérivation est probablement vraie.

Le teraphim joue un rôle considérable dans la vie d'Abraham. Son usage peut être tracé pendant mille ans à travers les jours d'Isaac et de Joseph et, par la suite, en Égypte où ils tombèrent probablement entre les mains de Moïse. Des références aux teraphim réapparaissent en les jours de Josué et de son successeur, Qenaz.

Vers 1400 avant J.-C., ils furent inactifs et considérés seulement comme des reliques païennes ou des objets de curiosité. À partir des jours d'Abraham jusqu'aux jours de Moïse et avant l'Arche d'Alliance, le teraphim fut apparemment utilisé pour communiquer avec la divinité. El Shaddai ou Adad dirigea Abraham à se rendre en Canaan par ce moyen et, par la suite, en Égypte, et plus tard pendant les jours de l' invasion des rois de l'est. [Note de l'éditeur : Notez que cette date est moins que 200 ans après la dernière arrivée théorisée de Nibirou en 1587 avant J.-C.]

Les teraphim furent de différentes dimensions. Certains furent assez petits pour cacher sous une selle comme dans le cas de Rachel, mais quelques-uns furent assez gros pour imiter une personne qui dort sous une couverture comme dans le cas de David qui a dupé les assassins envoyés par Chaoul.

La première référence explicite au teraphim se situe dans Genèse 35 qui traite de l'incident de Rachel quand elle tente de voler les idoles de son père. Ils faisaient peut-être partie de la cachette qu'Abraham laissa à Haran avec son cousin Laban avant son départ pour les terres de l'ouest.

Sans doute, Jacob et Rachel connaissaient la valeur du teraphim et tenant compte des efforts de Laban pour les recouvrer, il a peut-être aussi deviné leur fonction, bien qu'évidemment, il ne sache pas comment s'en servir. L'existence et la signification de ces idoles furent données à Jacob par son grand-père Abraham avant sa mort. Cela peut être démontré par les calculs suivants.

Abraham est mort à l'âge de 175 en l'an 1 992 avant J.-C. Jacob est né d'Isaac quand il avait 60 ans ou en l'année 2 007 avant J.-C. Donc Jacob avait 15 ans quand Abraham est mort. Abraham eut suffisamment de temps pour éduquer son petit-fils Jacob sur l'existence et l'importance de ces appareils et leur cache à Haran. [Note de l'éditeur : Puisque Boulay incorpore la reconstruction de Velikovski dans sa propre chronologie des événements, nous pouvons assumer que ces dates sont relativement précises.]

Le séjour de Jacob à Haran pour vivre à la maison de Laban fut probablement basé sur l'obtention de ces appareils pour les remettre au contrôle de la famille d'Abraham. Rachel fut évidemment dans le complot et cela put prendre toutes les années que Jacob a souffert aux mains de Laban pour trouver où les teraphim furent cachés. Tel que raconté dans la Genèse, l'incident se lit comme une histoire de fiction.

Sous un prétexte ou un autre, Jacob fut obligé à servir Laban pendant vingt ans. Finalement, prenant avantage de l'absence de Laban, Jacob et Rachel quittèrent secrètement apportant avec eux les idoles ou teraphim de Laban. Laban fut bouleversé lorsqu'il se rendit compte que Jacob fut parti. Il le pourchassa et le rattrapa en fuite.

Laban fut encensé du départ secret de Jacob mais semblait plus troublé par le vol de ses idoles : « Maintenant, tu es donc parti, parce que tu languissais tellement après la maison de ton père ! Mais pourquoi as-tu volé mes dieux ? » (Gen. 31:30). Le conte ne mentionne que ceux cachés par Rachel dans un coussin de chameau sur lequel elle fut assise. Lorsque Laban tenta de le fouiller, elle plaida qu'elle ne pouvait pas être dérangée puisque ce fut ce temps du mois. Laban chercha partout mais ne pouvait pas trouver les teraphim. Bien que seulement ceux-ci furent mentionnés dans la narration, Jacob devait en avoir plusieurs autres qu'il réussit à cacher de quelque manière des yeux furetant de Laban.

En retournant à Canaan, Jacob et sa maisonnée arrêtèrent à Sichem, un emplacement sacré pour les indigènes. À Sichem, il rangea tous les dieux étrangers qu'ils avaient obtenus à Haran. Ils devaient être nombreux et ils furent enterrés près d'un térébinthe (chêne) à Sichem.

Jacob dut certainement garder le sien mais il ne voulait pas que personne d'autre ne puisse en rapporter un à sa patrie. Le contrôle et l'utilisation de ces appareils furent un secret bien gardé ; il semble que seulement lui et Rachel connaissaient le vrai but du teraphim. Il est probable que Jacob voulait s'assurer d'une provision suffisante de statuettes aussi bien que de leur source d'énergie ; certes, la cachette resta enterrée à Sichem pendant des générations jusqu'aux jours de Qenaz.

Plusieurs années plus tard, ces idoles et leurs « pierres » ou sources d'énergie furent déterrées par les partisans de Qenaz, le successeur de Josué. Lorsque Jacob entra en Égypte à l'âge de 130 en l'an 1 877 avant J.-C., il apporta sans doute les appareils de communication et ils furent transmis de génération en génération jusqu'à ce que Moïse en reçoive un plusieurs centaines d'années plus tard qu'il utilisa pour contacter Yahvé ou Adad à sa première visite au mont Sinaï. [Note de l'éditeur : Donc, lorsque John Baines dans « The Stellar Man » discute l'idée que Moïse utilisa un moyen « occulte » des « écoles de mystères » pour contacter l'Archon Y, il faisait peut-être référence à l'utilisation de ces appareils primitifs.]

LES CRISTAUX DE QENAZ : SOURCES D'ÉNERGIE POUR LES TERAPHIM

Le document qui raconte ce qui s'est passé après la mort de Josué et qui définit la succession des chefs jusqu'à Qenaz, Zeboul et enfin Débora est le soi-disant « Les Antiquités bibliques de pseudo-Philo » parce que l'attribution à Philo d'Alexandrie au 1er siècle avant J.-C. est remise en question. Philo décrit comment les tribus furent persécutées par les Philistins après la mort de Josué et qu'ils cherchèrent un chef.

Qenaz fut élu et questionna chaque tribu pour leurs comportements honteux croyant que leurs troubles furent causés par leurs manques à la Loi de Moïse. Les confessions furent nombreuses mais celle qui est la plus intéressante à notre avis est celle de la tribu d'Aser qui confessa que, « Nous avons trouvé les sept idoles d'or que les Amorites appellent les nymphes sacrées et nous les avons apportés avec leurs pierres précieuses incrustées et les avons cachés. Et maintenant ils sont cachés près du sommet du mont Sichem. Par conséquent, vous pouvez maintenant les recouvrer ».

Qenaz envoya immédiatement un groupe d'hommes pour les recouvrer et lui rapporter. Ces pierres furent décrites comme des cristaux et furent de couleur vert pâle. « Et voici les pierres précieuses », lui dit-on, « que les Amorites avaient dans leurs sanctuaires, la valeur desquelles ne peut être estimée ». Ces cristaux qui avaient été incrustés dans les yeux des idoles émettaient aussi une certaine luminosité. Ils dirent à Qenaz que, « pour ceux qui arrivent durant la nuit, la lumière d'une lampe ne fut pas nécessaire car les pierres brillaient si d'un vif éclat ».

Ces cristaux clairs et vert pâle avaient été incrustés dans les idoles des Amorites (Canaanéens) vraisemblablement dans les cavités orbitales. Les cristaux furent inconnus aux Hébreux qui ne connaissaient pas leurs fonctions sauf comme parures sur les idoles païennes. Il est vrai que nous craignions et nous détruisons ce que nous ne comprenons pas.

Cependant, Qenaz trouva que ces pierres ou cristaux furent pratiquement indestructibles. Il tenta de les détruire de plusieurs façons : d'abord par le feu mais elles éteignirent les flammes. Il tenta alors de les fendre avec une épée de fer mais elles cabossèrent la lame. Par désespoir, elles furent enfin offertes sur un autel à la divinité et, selon le compte de Philo, elles furent mystérieusement enlevées par un ange durant la nuit.

Ces cristaux de Qenaz qui émettaient de la lumière et qui furent pratiquement indestructibles furent incrustés dans les idoles prises de la cachette trouvée à Sichem sous un chêne. Ils furent sans doute ceux qui avaient été enterrés par la maison de Jacob plusieurs centaines d'années auparavant. Ces cristaux émettaient encore de la lumière pendant tout ce temps et furent donc encore actifs jusqu'à un certain point.

Les pierres par elles même ne furent pas très utiles car elles servirent à activer des appareils tel que le teraphim, le receveur et transmetteur de radio portatif biblique. Durant les jours de Qenaz, vers la fin du 15ème siècle avant J.-C. et le commencement de la période tranquille connu comme les jours des Juges, les pierres devinrent que des curiosités. Étant associées avec les idoles des Cananéens, elles furent traitées simplement comme des objets fabriqués païens.

LES PIERRES QUI ÉCLAIRENT

Les cristaux de Qenaz furent aussi décrits comme brillants la nuit et il ne fut donc pas nécessaire d'utiliser une lampe. Une telle source d 'énergie fut probablement utilisée par Noé comme éclairage dans l'Arche pendant la longue période de 150 jours que son vaisseau scellé passa en mer. Selon la tradition orale hébraïque telle que révélée dans le Haggadah, l'Arche fut éclairée par une pierre précieuse qui servit à éclairer l'intérieur du vaisseau et rendit la nuit comme le jour.

Une source semblable d'énergie est mentionnée dans le livre de Mormon, le livre sacré de l'Église des saints des derniers jours. Quand la tribu de Lévi quitta Jérusalem vers l'an 600 avant J.-C. pour leur voyage vers « la terre promise », ils construisirent huit vaisseaux pour le voyage.

Ces vaisseaux furent scellés comme l'Arche de Noé et, pour voir à l' intérieur, ils reçurent seize petites pierres, deux pour chaque vaisseau qui furent « blanches, claires et transparentes comme le ver ». Ces pierres « brillaient dans l'obscurité » pendant les 344 jours en mer avant qu'ils aient enfin atteint le rivage.

A suivre...

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1 juin 2008 7 01 /06 /juin /2008 18:45

 



LES SERPENTS ET LES DRAGONS VOLANTS

Par R. A. Boulay

Traduction Polo Delsalles


23ème partie

22ème partie

21ème partie


1ère partie



Chapitre 14

 

LES RADIOS DES ANCIENS

*

« C'est là que je te rencontrerai. C'est de sur le propitiatoire, d'entre les deux chérubins qui sont sur l'arche du Témoignage, que je te donnerai mes ordres pour les Israélites ». Directive à Moïse--Exode 25:22

Il est implicite que les dieux devaient avoir des moyens pour transmettre leurs désirs du vaisseau spatial à leurs représentants dessous --les rois, les prêtres et les généraux qui exécutaient leurs ordres. Inversement, ces fonctionnaires devaient contacter les dieux et aussi l'un l'autre en certaines occasions pour recevoir des instructions et des conseils, en particulier, lorsqu'ils furent sur une de leurs nombreuses expéditions. Comment communiquèrent-ils alors l'un avec l'autre ?

Les articles essentiels nécessiteraient au moins trois types de matériel de communication : des transmetteurs permanents fixes, des postes régionaux ou temporaires et un type quelconque d'appareil de communication portatif. Tous ces types de matériels et d'appareils de communication se trouvent dans la littérature et l'art de l'antiquité.

Avant le Déluge, Larak, en Mésopotamie, servit de centre principal de communication ; toutefois, après le Déluge, elle se trouvait sous les eaux du Golfe Persique. Puisqu'il fut décidé de déplacer les installations spatiales dans les terres de l'Ouest, cela devint nécessaire d'établir un centre d'administration et de communication principale.

Partout dans les Saintes Écritures, Ur-Salem, appelée plus tard Jérusalem, est décrite comme « le nombril du monde », attestant son rôle comme centre géodésique principal aussi bien que centre de communication. Elle diffuse partout dans les terres de l'ouest fournissant les directives et les conseils aux colonies distantes de l 'empire mésopotamien. Le Psaume 29, « La voix de Dieu dans l'orage », suggère de puissants transmetteurs dans une référence voilée au dieu Adad. [Note de l'éditeur : Adad = Ishkour = Horus = Ares = Mars = Aria = Mitra = Ve = Perun = Og.]

Cette source religieuse indique que Jérusalem émettait des directives vers le nord au Complexe Spatial à Baalbeck et vers le sud au Complexe Spatial alternatif établi à Cadès, connu comme le mont Sinaï. Elle affirme :

« ... voix de Yahvé dans la force, voix de Yahvé dans l'éclat ; voix de Yahvé, elle fracasse les cèdres, Yahvé fracasse les cèdres du Liban, . voix de Yahvé, elle secoue le désert, Yahvé secoue le désert de Cadès ».

Bien que Jérusalem fut le Centre Administratif des terres de l'ouest, il y avait d'autres postes régionaux dans la terre de Canaan et de la Syrie qui furent considérés sacrés et ce fut là que les patriarches contactaient leur dieu. En Mésopotamie, il y en avait partout et ils sont mentionnés dans leurs littératures et vus dans leurs oeuvres d'art.

LES HUTTES DE ROSEAUX ET AUTRES POSTES DE COMMUNICATION

Lorsque Abraham et Isaac séjournèrent dans les terres de l'ouest, ils s'arrêtaient parfois et montèrent un « autel » où ils pouvaient offrir un sacrifice et communiquer avec Yahvé pour recevoir les prochaines directives. Longtemps avant l'arrivé des Hébreux, certaines places comme Shechem et Bethel furent considérées sacrées par la population natale. Apparemment, elles furent des postes de communication ou des transmetteurs régionaux où les communications furent disponibles pour les privilégiés, l'aristocratie.

En Mésopotamie, les huttes de roseaux furent éparpillées partout et paraissent souvent dans des tableaux et des gravures sur des sceaux cylindres et de la poterie. C'est vraisemblablement la hutte de roseaux utilisée par Utnapishtim lorsqu'il fut informé de l'avènement du Déluge.

Dans l'Épique de Gilgamesh, lorsque les dieux décidèrent de déclencher le Déluge et de détruire l'humanité pour ses points faibles, seulement qu'un dieu demeura compatissant envers l'homme --Enki, son créateur et bienfaiteur.

Ne souhaitant pas voir sa création détruite, Enki décida de prévenir Utnapishtim pour qu'il puisse se préparer et construire un bateau. Dans l'Épique, Enki adresse le mur de la hutte de roseaux :

« Mur de roseaux, mur de roseaux ! Mur ! Mur ! Mur de roseaux, écoute ! Mur, sois attentif ! Homme de Shourouppak, fils d'Ubaratutu, démolit la maison. Construis une arche ».

Ce verset de l'Épique confondit les érudits quant à sa signification, notamment pourquoi le dieu parlerait au mur d'une hutte de roseaux pour transmettre de l'information au Noé sumérien. Certes, ce ne fut pas seulement qu'une hutte de roseaux rurale.

Logiquement, à ce temps, Enki serait là où les dieux se rencontrèrent pour décider du destin de l'homme, probablement dans le vaisseau spatial orbitant. Utnapishtim écoutait l'émission dans une hutte de roseaux ou sur un récepteur de radio en sa ville de Shourouppak en Mésopotamie.

Ces huttes de roseaux éparpillées partout en Mésopotamie et dans les terres adjacentes sont démontrées sur de nombreux sceaux cylindres et tableaux. Ils ont tous en commun une caractéristique étrange : une projection du toit qui ressemble à une antenne et des objets en forme de yeux. Ces antennes furent plus tard stylisées comme des mâts de murailles avec des serpentins et devinrent un symbole de la déesse Ishtar qui semble avoir eu une association quelconque avec ces huttes de roseaux ou stations de radio. [Note de l'éditeur : Ishtar est l' équivalent à Inanna du Levant, la commandante de l'air à Baalbeck.]

Ces huttes de roseaux furent aussi portatives et pouvaient être déplacées d'un endroit à un autre lorsque nécessaire, comme démontré sur un sceau-cylindre qui en représente une transportée par bateau.

Un autre exemple de station de radio portative ou mobile fut l'Arche d 'Alliance construite par Moïse spécifiquement pour contacter Yahvé durant les jours de l'Exode.

L'ARCHE D'ALLIANCE COMME TRANSMETTEUR PORTATIF

Durant l'Exode, Moïse et les Israélites avaient besoin d'une forme de communication pour rester en contact avec Yahvé. [Note de l'éditeur : N'oubliez pas que Y fut le traître Archon de la destinée qui se servit de Moïse pour saisir le contrôle de la planète de l'autre Archon plus populaire, résultant éventuellement dans le complot du Prince Nannar à organiser en vain son coup d'État.]

Ce n'est que seulement après qu'ils eurent été solidement battus à Rephidim et se retirèrent au mont Sinaï et Cadès pour se regrouper sous Jéthro, qu'il fut décidé que, puisqu'ils ne pouvaient pas entrer en Canaan par l'itinéraire direct, ils devaient aller par un itinéraire plus long et indirect qui leur prendrait un autre 38 ans. [Note de l'éditeur : Telle que déjà notée, l'expression hébraïque « 40 » pour décrire la dimension ou le temps fut une expression familière qui signifiait « beaucoup » ou « longtemps ». Donc, ce vagabondage pendant 40 ans signifie simplement qu'ils errèrent durant longtemps. De la même façon, on dit que les pluies qui causèrent le Déluge de Noé durèrent « 40 jours et 40 nuits ». Donc, ils durèrent longtemps. Même dans les temps plus modernes, cette tradition littéraire fut utilisée comme dans « Ali Baba et les 40 Voleurs », évidemment une référence à « Ali Baba et sa grande bande des voleurs ».]

Pendant ce temps, un moyen de communication fut nécessaire pour transmettre des ordres lorsque la divinité ne fut pas parmi les Israélites dans la Tente de Réunion. Il semble qu'Adad (Yahvé) s' attendait à rester au mont Sinaï et diriger Moïse de là. [Note de l' éditeur : Ceci est une erreur insouciante de la part de Boulay. Plus tôt dans ce livre, il avait déjà dit que Yahvé fut Enlil.]

Moïse reçut des directives et des dessins schématiques sur comment construire l'Arche d'Alliance. Le fait que Moïse construisit l'Arche de dessins fournis par Yahvé sur le mont Sinaï est clairement affirmé dans les Saintes Écritures quand Yahvé lui dit : « ... Prenez note et suivez les directives que vous voyez sur la montagne ».

La boîte elle-même fut de bois d'acacia plaqué d'or. Cependant, le couvert fut la clef de l'appareil. Le couvert devait être façonné d'or solide avec un chérubin à chaque bout se faisant face ; l'or solide fut un excellent choix puisqu'il fut un bon conducteur d'électricité. Il fut aussi spécifié que les chérubins et le couvert devaient être faits dans un morceau, probablement pour assurer un bon contact électrique.

Les chérubins devaient avoir des ailes déployées vers le haut, se faire face et protéger le couvert avec leurs ailes, formant ainsi une antenne. Il n'y a pas de description précise des chérubins mais, vu l' origine égyptienne de Moïse et de ses associés, ils devaient ressembler à un sphinx ailé.

Le couvert devait être placé sur la boîte après avoir déposé les tablettes fournies par Adad. Il est important de noter que ce ne fut que lorsque l'Arche fut construite que les tablettes furent remises à Moïse. Vraisemblablement, les tablettes furent une partie intégrante de l'appareil et contenaient la source du pouvoir nécessaire pour activer le receveur-transmetteur. Il dit alors à Moïse :

« C'est là que je te rencontrerai. C'est de sur le propitiatoire, d'entre les deux chérubins qui sont sur l'arche du Témoignage, que je te donnerai mes ordres pour les Israélites ».

Ce fut la forme de communication utilisée comme ils voyageaient à travers le désert pour les 38 prochaines années. Selon Nombres 7:89, « Quand Moïse pénétrait dans la Tente du Rendez-vous pour s'adresser à Lui, il entendait la voix qui lui parlait du haut du propitiatoire que portait l'arche du Témoignage, entre les deux chérubins. Alors il s'adressait à Lui ».

La source du pouvoir et l'appareil de transmission fut incorporée dans les deux tablettes de « pierre » sur lesquelles furent inscrits les Dix Commandements. En descendant du mont Sinaï, lorsque Moïse brisa les premières tablettes parce qu'il fut fâché à la vue des Israélites qui adoraient un veau d'or, cela eut pour effet d'annuler la fonction entière de l'Arche.

Moïse dut retourner une deuxième fois pour avoir un autre ensemble de tablettes. Cela explique peut-être les quarante jours qu'il y passa -le temps de les fabriquer de nouveau ou d'obtenir de nouvelles pièces. [Note de l'éditeur : En d'autres mots, cela prit du temps. Également, dans le Nouveau Testament, Jésus alla dans le désert et jeûna durant 40 jours. Il y jeûna longtemps.]

LES DANGERS DE L'ARCHE : SA SOURCE DE POUVOIR

Au tout début, seuls Moïse, Aaron et ses deux fils pouvaient approcher l'Arche à cause de ses dangers inhérents. Cela fut illustré quand un accident tua les deux fils d'Aaron. Ils furent frappés par une décharge soudaine et inattendue d'électricité de l'Arche puisque comme ledit Lévitique 10:2, « De devant Yahvé jaillit alors une flamme qui les dévora, et ils périrent en présence de Yahvé ». L'Ancien Testament ne révèle pas l'histoire entière. Cependant, nous devons regarder la tradition orale hébraïque pour avoir des détails supplémentaires sur cet événement.

Le Haggadah raconte que, « de l'Arche sacrée, il sortit deux flammes de feu comme des ficelles qui devinrent alors quatre et, deux chaque percèrent les narines de Nadab et Abihu dont les âmes furent brûlées, bien qu'aucune blessure externe ne fût visible ». Cette décharge électrique fut une vraie menace à quiconque osait entrer dans la tente pour servir la divinité.

Donc, pour prévenir d'autres victimes, dans Lévitique, Moïse doit avertir Aaron : « Yahvé dit à Moïse : Parle à Aaron ton frère : qu'il n'entre pas à n'importe quel moment dans le sanctuaire derrière le rideau, en face du propitiatoire qui se trouve sur l'arche. Il pourrait mourir, car j'apparais au-dessus du propitiatoire dans une nuée ». Cet énoncé démontre que c'est l'Arche d'Alliance qui est dangereuse et non quelque chose d'autre dans la Tente de Réunion tel que le véhicule ou le kabod de la divinité.

Par rapport aux dangers inhérents de l'Arche, il fut convenu de former un groupe de prêtres --la tribu de Lévi--pour en prendre soin et s' occuper de tous les contacts avec l'Arche. Dès lors, seul un groupe fixe et clairement défini d'initiés portant des vêtements protecteurs et suivant les procédures de sécurité nécessaires aurait accès à l' Arche. Les directives pour fabriquer ces vêtements sont très détaillés et spécifiques ne permettant aucune marge d'erreur, indiquant que sa nature protectrice fut tissée dans le tissu.

L'Arche fut extrêmement dangereuse et même les Lévites durent l' approcher avec trépidation et une certaine peur de pas ne revenir vivant de la Tente.

La Tente de Réunion contenant l'Arche fut située à une certaine distance du camp des Israélites. En voyageant, l'Arche fut transportée par les Lévites qui précédaient le corps des gens. Dans Josué 3:4, ils doivent garder une certaine distance, « Toutefois, qu'il y ait entre vous et l'arche un espace d'environ deux mille coudées : n'en approchez pas ». Deux mille coudées représentent environ un kilomètre, la distance considéré comme zone de sécurité.

Dans Nombres, l'histoire raconte comment un groupe de 250 membres de la tribu de Coré furent annihilés par le pouvoir destructeur de l' Arche. Lorsque les Israélites se reposaient près de Cadès après leur seconde défaite définitive en Canaan, 250 membres de la tribu de Coré furent ordonnés d'apporter des casseroles de cuivre pour présenter l' encens et de se présenter à l'entrée de la Tente de Réunion.

Soudainement, « Un feu jaillit de Yahvé, qui consuma les deux cent cinquante hommes porteurs d'encens ». Les victimes avaient été complètement incinérées puisque les prêtres durent enlever « les encensoirs du milieu des braises et disperse au loin ce feu, . ». Ironiquement, leurs casseroles de cuivre qui avaient attiré la décharge électrique furent martelées en plaques et utilisées pour plaquer l'autel.

Tel que le suggère le Haggadah, puisque l'incident eut lieu après leur deuxième défaite à Horma, la tribu fut éliminée pour avoir démontré de la lâcheté durant cette bataille.

L'Arche semble aussi avoir émis de la radioactivité dangereuse. Nombres 12:10 raconte l'incident quand Miryam, la soeur de Moïse, « . était devenue lépreuse, blanche comme neige ... » à l'entrée de la Tente, une détresse qui ressemble beaucoup à un empoisonnement radioactif. Des associations subséquentes avec l'Arche semblent confirmer le caractère radioactif de l'instrument.

Après l'Exode et après que les tribus s'établirent en Canaan, en les jours d'Éli le prophète, l'Arche fut capturée par les Philistins et apportée à leurs villes dans le pays des collines de la Palestine de l 'Ouest. Le premier livre de Samuel décrit comment les Philistins ont souffert de fléaux pendant sept mois.

Ceux qui vinrent trop près de l'Arche dévelopèrent des plaies et des tumeurs et ils perdirent leurs cheveux, des symptômes classiques d'un empoisonnement radioactif. Elle fut passée d'une ville philistine à une autre jusqu'à ce que finalement, dégoûtés, ils la rendirent à la communauté israélite la plus proche et l'abandonnèrent à Kireath Jearin. Soixante-dix personnes locales qui devinrent trop curieux et approchèrent l'Arche furent également abattus.

Après cela, l'Arche acquit une réputation mortelle et par rapport à ses dangers, resta sans manipulation directe et immobile jusqu'à beaucoup plus tard quand David décida de la retourner à Jérusalem. Dans cette tentative, un des hommes tenta de stabiliser l'Arche comme elle commença à glisser hors du chariot qui la portait. Il fut tué instantanément par une décharge de l'Arche. Cela semble avoir été la dernière activité de l'Arche et cette dernière décharge neutralisa probablement la source de pouvoir car l'Arche demeura inactive en les jours qui suivirent.

[Note de l'éditeur : Nous pouvons présumer qu'elle resta inactive, mais le savons-nous vraiment ? Le roi Salomon construisit son temple comme endroit permanent pour loger l'Arche. Elle resta là jusque environ 550 avant J.-C. lorsqu'elle fut enlevée de Jérusalem avant que les troupes perses envahissent. Elle fut apportée à l'Île Éléphantine dans le Nil au sud de la Vallée des rois où elle fut protégée durant environ 200 ans. Elle fut alors déplacée sur le Nil vers Khartoum et de là, sur la rivière Nil Bleue au Lac Tana en Éthiopie où elle fut logée sur une île dans le lac. Plus tard, un temple fut construit à Axum, Éthiopie, centre de la reine de Saba, pour loger l'Arche en permanence. Supposèmment, l'Arche est encore là à ce jour. J'ai visité l'église Myriam de l'Arche d'Alliance. À cette période, il n'y avait rien sauf une porte fermée à clé pour prévenir l'accès à l'Arche et son prêtre gardien officiel. Aujourd'hui, il y a une clôture en grillage métallique autour de cette église et son jardin est patrouillé par des gardes maniant des mitraillettes. Cette Arche est peut-être encore active et comme la Planète Nibirou approche de nouveau, « Dieu » tente de communiquer avec les « prêtres ». Ce prêtre gardien d'Axum a peut-être « entendu quelque chose » incitant l'armée éthiopienne à surveiller l'Arche avec plus de soin. Cela nous porte à songer ...]

Vingt-quatrième partie

Posté par Adriana Evangelizt

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1 juin 2008 7 01 /06 /juin /2008 18:40



LES SERPENTS ET LES DRAGONS VOLANTS

Par R. A. Boulay

Traduction Polo Delsalles

22ème partie

21ème partie

20ème partie

19ème partie

15ème partie

1ère partie



Chapitre 13

L'ARCHE DE NOÉ ÉTAIT-ELLE UN SUBMERSIBLE
 EN FORME DE VAISSEAU SPATIAL?

*

« Le bateau que tu construiras, ses dimensions seront sur mesure. Égales seront sa largeur et sa longueur. Comme l'Abzou tu la scelleras ». Compte sumérien de l'Arche

LA CONCEPTION ÉTRANGE DE L'ARCHE DE NOÉ

Dans les illustrations, l'arche de Noé est habituellement représentée comme un ancien vaisseau marin avec une coque arrondie, une proue et une poupe pointue et une quille courant la pleine longueur du navire. Sur son pont, une cabine court la longueur du navire. Bien sûr, cette description est de la pure fantaisie et est fondée sur des dessins courants de la fin du Moyen-âge en Europe. Nous n'avons aucune idée précise de la forme exacte de l'arche. Dans l'ancienne littérature, on trouve seulement deux descriptions du navire mais, selon les standards des ingénieurs navals, ni une ni l'autre ne sont acceptables puisqu' ils ne sont pas en état de naviguer.

L'Ancien Testament le décrit comme une boîte rectangulaire avec des côtés droits, sans proue, ni quille et ni coque. En fait, le mot hébreu utilisé pour le vaisseau est celui d'une boîte ou d'un récipient. Cependant, on peut excuser les Hébreux pour leur fausse interprétation puisqu'ils furent un peuple agreste qui avait peu sinon aucune expérience maritime.

Mais cela n'est pas une excuse pour la description de l'arche dans le compte sumérien du Déluge. Si on croit les traducteurs, il est représenté comme un cube. Ceci n'est pas très convaincant puisque les Mésopotamiens furent une nation de marins. Les Sumériens et les peuples qui les suivirent furent bien renseignés sur les principes de construction de vaisseaux et de navigabilité. Toutes les villes sumériennes avaient accès à la mer et des vaisseaux sont souvent décrits à l'ancre dans ces ports sumériens.

Évidemment, il y a quelque chose qui cloche dans les comptes sumériens ou dans la traduction et l'interprétation des textes fournis. Il est absurde qu'un peuple marin décrive l'arche comme un cube.

L'ARCHE DANS LA GENÈSE

Dans l'Ancien Testament, l'information à propos de la configuration de l'arche de Noé provient du chapitre 6 de la Genèse. Il existe de petites parcelles d'information dans d'autres sources religieuses. Le texte complet de la Genèse qui fournit la description de l'arche est comme suit : (Gen. 6:14-16)

« Fais-toi une arche en bois résineux, tu la feras en roseaux et tu l' enduiras de bitume en dedans et en dehors. Voici comment tu la feras : trois cents coudées pour la longueur de l'arche, cinquante coudées pour sa largeur, trente coudées pour sa hauteur. Tu feras à l'arche un toit et tu l'achèveras une coudée plus haut, tu placeras l'entrée de l 'arche sur le côté et tu feras un premier, un second et un troisième étages ».

L'arche est appelée « teba » signifiant une boîte, un coffret ou un compartiment en Hébreu. Elle est décrite comme une boîte rectangulaire avec un fond plat et des côtés droits, 300 coudées de long, 50 de large et 30 de haut. Puisqu'une coudée hébraïque représente 18 pouces [45 centimètres], ses dimensions furent 450 pieds de long [162 mètres], 75 pieds de large [27 mètres] et 45 pieds de haut [16.2 mètres] et, comme telle, elle déplaçait 43,300 tonnes.

Bien que les Hébreux aient un mot pour vaisseau, pour quelque raison, ils ont choisi de l'appeler une boîte ou un coffret. Cette boîte de Noé ne fut pas navigable et, telle que décrite, fut simplement une boîte rectangulaire sans quille, coque et autres éléments essentiels nécessaires pour naviguer en mer.

Cette boîte rectangulaire de Noé aurait ballotté sans contrôle en mer orageuse et aurait sûrement souvent renversé causant d'énormes problèmes à ses occupants. Il est possible que les Hébreux l'appelèrent une boîte ou un coffret plutôt qu'un vaisseau parce qu'ils furent un peuple de la terre et ne savaient rien de la mer ou de la navigation en rivière et encore moins de la planification et de la construction de vaisseau.

Les chroniqueurs hébreux ont peut-être pensé que le mot récipient serait plus facile à comprendre pour leurs gens pastoraux. Cela indique que la légende du Déluge fut sûrement manipulée et modifiée par les prêtres hébreux du temps pour convenir à leurs besoins.

L'histoire du Déluge fut connue mondialement et, dans le Moyen-Orient, nous la trouvons dans l'Épique de Gilgamesh qui, croit-on, fut écrite vers l'an 2000 avant J.-C. de contes sumériens retournant aux jours d' un roi appelé Gilgamesh qui gouverna au 28ème ou 29ème siècle avant J.-C.

Le tout début de la Genèse ne fut pas mis par écrit beaucoup avant l' an 1000 avant J.-C. et est apparemment une version du conte sumérien qui circula en Mésopotamie et dans le Levant soit en Akkadien ou en Sémite. Il indique que l'histoire de l'Ancien Testament subit plusieurs changements et corrections jusqu'à ce qu'il fasse partie du livre de la Genèse.

Cette « boîte » de Noé avait trois ponts et plusieurs cellules ou compartiments non spécifiés. Elle avait une porte sur son côté et une ouverture sous la ligne du toit pour laisser entrer la lumière. La phrase, « Tu feras à l'arche des lucarnes (tabatières) dans la dernière coudée en haut ; ... » fut interprété par plusieurs érudits bibliques pour signifier que Noé devait construire une ouverture pour la lumière tout autour de l'arche.

Le vaisseau fut construit de virgiliers à bois jaune (Cladrastis lutea), une expression qui est complètement non identifiée. Le mot n'a pas d'origine en Sumérien ou en Akkadien et est un mystère puisqu'il n 'apparaît nulle part ailleurs dans les Saintes Écritures. Vu ces preuves, nous suggérons qu'il ne fasse pas référence à un bois naturel mais plutôt à un bois traité, rendu imperméable semblable au bois de charpente d'aujourd'hui qui est traité sous pression.

LES PROBLÈMES AVEC LE DESIGN DE L'ARCHE SUMÉRIENNE

La plus vieille histoire connue du Déluge se trouve dans l'Épique de Gilgamesh où Utnapishtim est dirigé à construire un vaisseau pour survivre la catastrophe qui approche. Le nom sumérien du héros est Ziusdra tel qu'énoncé dans l'Épique d'Atrahasis, le conte originel du Déluge. Utnapishtim est le nom akkadien ou sémite du héros et il est le héros de l'Épique de Gilgamesh, la version sémite mieux connue de l 'histoire du Déluge.

Dans le conte sumérien, le mot utilisé est « magurgur » ou « très grand vaisseau ». Dans la version akkadienne ou sémite de l'Épique, elle est aussi appelée un grand vaisseau de « elippu rabitu ».

Contrairement aux trois ponts de l'arche de Noé, l'arche d'Utnapishtim a sept ponts et est divisée en neuf sections ou compartiments. Elle avait aussi une porte et une sorte de fenêtre. Les traductions traditionnelles la décrivent comme étant un cube exact, avec la hauteur, la longueur et la largeur chacune de 120 coudées. Puisque la coudée akkadienne fut de 20 pouces [46 centimètres], chaque côté du cube parfait du vaisseau aurait mesuré 200 pieds [72 mètres].

De nouveau, nous avons ce problème d'absence de navigabilité. Bien que les érudits aient insisté à traduire la configuration de l'arche d' Uthnapishtim comme un cube parfait, la logique nous dit que ce design n'a aucun sens pratique.

En mer orageuse, un cube serait très instable et roulerait sans cesse. Les occupants seraient vraiment instables ! Avec sa cargaison humaine et animale, il semble que sa stabilité serait le facteur le plus important dans son design et sa construction.

Dans son étude « The Gilgamesh Epic and Old Testament Parallels », le distingué savant Aleksander Heidel souligna le problème d' interprétation où certains érudits croient qu'un design circulaire de l'arche serait beaucoup plus pratique et que le texte se prête facilement à cette interprétation. Cependant, leurs vues furent sommairement rejetées par d'autres érudits.

Dans le texte, il n'est pas clair si le chiffre de 200 pieds pour la largeur du bateau s'applique au diamètre ou au rayon du vaisseau. Si le dernier est vrai, le vaisseau serait alors de 400 pieds [144 mètres] de diamètre et 200 pieds en hauteur ou en largeur. De plus, le conte sumérien ne mentionne pas de cube mais dit simplement « égale sera sa largeur et sa longueur ». Ceci s'applique également à un design circulaire.

Si un design circulaire est postulé, alors les neuf compartiments seraient disposées comme les rayons d'une roue, en forme de quasi triangles. Un design de type ellipsoïde tel les submersibles modernes aurait été plus sensé et le doterait de stabilité dans les mers violentes.

Le conte sumérien révèle aussi que le dieu Shamash [prince Outou, commandant de l'espace nibirouen] joua un rôle clef mais non identifié dans sa construction aussi bien que dans l'avertissement à Utnapishtim quand lancer le vaisseau. Puisque Enki fut le Dieu sumérien de la construction navale et logiquement, le conseiller sur la construction du vaisseau, par la tradition, il aurait dû être celui qui dirigeait Utnapishtim plutôt que Shamash, le dieu et l'astronaute en chef qui fut responsable des fusées et véhicules spatiaux.

Cette assistance divine est aussi notée dans l'ancien document religieux le Livre éthiopien d'Hénok où l'arche fut conçue par la divinité et construite par un groupe d'anges qui vraisemblablement sont les astronautes ingénieurs de Shamash.

La forme circulaire de l'arche avec une rangée de fenêtres le long du sommet et conçue par l'astronaute chef Shamash résulterait, en toute probabilité, en un vaisseau de forme ovale ou de soucoupe. Il y a aussi des preuves que l'arche d'Utnapishtim fut propulsée par une sorte de tringle faisant partie d'un système de propulsion, la rendant ainsi manoeuvrable et capable de maintenir sa stabilité en mer orageuse. [Note de l'éditeur : De nouveau, nous devons nous rappeler que la physiologie de Noé et son cerveau ne furent pas différents des physiologies et des cerveaux des temps modernes. Si une personne moderne peut être entraînée à manoeuvrer un sous-marin, alors Noé et sa famille auraient pu l'être aussi.]

LES TRINGLES COMBUSTIBLES DES SUMÉRIENS

Quand le vaisseau sumérien fut en construction et imperméabilisé et avant qu'il soit complété, certains items appelés des « tringles » furent chargés à bord. Utnapishtim décrit : « j'ai fourni des tringles et je les ai entreposés ». Apparemment, elles furent d'une grande importance car elles furent chargées pendant la construction, avant que l'arche soit finie. Ce n'est qu'alors que la nourriture, les vivres et le personnel furent apportés à bord.

C'est bizarre qu'Utnapishtim eût besoin de ces tringles, telles que celles utilisées par les bateaux de rivières modernes pour traverser des eaux peu profondes. Ce vaisseau fut fermé et scellé et de nouveau, nous voyons la traduction et l'interprétation traditionnelle comme étant illogique.

Cet item étrange paraît aussi plus tôt dans l'Épique à la période que Gilgamesh devait traverser une région dangereuse appelé la « mer de la mort », pour atteindre son grand-père Utnapishtim qui fut avec les dieux. Bien que cette « mer » dangereuse qu'il doive traverser ait été interprétée comme une région aqueuse, cela fut peut-être une métaphore pour un voyage à travers cette vaste mer de l'espace appelé l' atmosphère qui devait être traversée pour atteindre les dieux.

Pour ce voyage, Gilgamesh dut se procurer 120 de ses tringles. Elles ne pouvaient être utilisées qu'une fois et se consommaient selon leur emploi. Chaque tringle ne permit qu'une poussée et devenait alors contaminée et devait être jetée.

Par manque d'un meilleur terme, elles furent appelées des « tringles », sans doute influencé par les bateaux de rivières modernes, mais la signification n'est pas claire et fondamentalement, le terme signifie un bâton ou une tige qui crée une poussée d'énergie.

En termes modernes, nous les décririons comme des tiges de combustible puisqu'elles furent associées avec le système de propulsion d'un navire. En ce sens, elles pouvaient être soient des tiges insérées dans un réacteur nucléaire pour contrôler sa production d'énergie ou, plus probable, des tubes ou des tringles remplis de combustible solide utilisés dans un type de système de propulsion de fusée.

Vingt-troisième partie

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1 juin 2008 7 01 /06 /juin /2008 17:22



LES SERPENTS ET LES DRAGONS VOLANTS

Par R. A. Boulay

Traduction Polo Delsalles

21ème partie

20ème partie

19ème partie

15ème partie

1ère partie

 

Chapitre 12

L'OISEAU PHÉNIX : SYMBOLE D'UN LANCEMENT DE FUSÉE

*

« Quand il vécut 500 ans, il se construit un nid dans les branches d'un chêne. Dans celui-ci, il rassemble des épices et de ces matériaux, se construit un tas sur lequel il se dépose et, mourant, respire son dernier souffle. Du corps de l'oiseau parent un jeune Phénix se manifeste. Lorsqu'il a grandi, il soulève son nid de l'arbre et l' amène à la ville de Héliopolis en Égypte et le dépose dans le Temple du Soleil ». Ovide dans ses Métamorphoses

Cet oiseau célèbre qui se souleva de ses propres cendres devenant ainsi un symbole de régénération, devint connu d'abord à la culture occidentale à travers les voyages d'Hérodote lorsque ce célèbre historien grec visita l'Égypte vers 455 avant J.-C. À l'ancien centre religieux d'Anou, connu aux grecs comme Héliopolis, Hérodote fut instruit au sujet d'un oiseau sacré venant de l'est portant son père embaumé dans une boule de myrrhe pour l'enterrer dans le Temple du Soleil à la ville d'Anou. Les Égyptiens l'appelèrent l'oiseau « Benu » mais il est mieux connu par son nom grec de Phénix.

Des détails additionnels sur le Phénix furent fournis par les écrivains romains Tacite, Pline et Ovide qui visitèrent aussi l'Égypte et rapportèrent que le Phénix construisait son nid sur la Pierre du Soleil au Temple où il périssait dans les flammes. Il s'élevait alors des cendres pour quitter l'Égypte, pour ne revenir que 500 ans plus tard.

On dit à Hérodote que l'oiseau ressemblait, en dimension et en forme, à un aigle. Son plumage fut doré et rouge. Dès le 25ème siècle avant J.-C., les descriptions égyptiennes démontrent l'oiseau « Benu » comme une pie. Dans les Dynasties qui suivirent, il apparaît comme un héron avec deux longues plumes qui sortent de l'arrière de sa tête.

Comme nous le savons tous, les légendes sont construites autour d'un grain de vérité qui devient éventuellement altéré avec le temps. Comme chaque génération ajoute à l'histoire, elle devient si incrustée que peu demeure de la vérité initiale. Toutefois, dans certains cas, comme celui de l'oiseau Phénix, suffisamment de sources anciennes sont disponibles pour nous permettre de tracer son origine aux temps préhistoriques et de découvrir le noyau de vérité qui a précipité la légende.

La première référence égyptienne disponible sur l'oiseau « Benu » provient des temps de l'Ancien Royaume lorsqu'elle fut inscrite sur les murs de la chambre d'enterrement de la pyramide d'Unas, le dernier roi de la 5ème Dynastie vers 2 400 avant J.-C.

Appelées les « Textes de la Pyramide », ces inscriptions sculptées sont une collection de formules magiques et de directives qui donnèrent au roi décédé toute l'information dont il eut besoin pour le voyage de l'après vie et comment l'accomplir. La plupart des autorités consentent que les Textes de la Pyramide reflètent la croyance en un culte stellaire qui exigerait que le roi décédé voyage vers les étoiles. Il est souvent décrit à califourchon sur un serpent qui se dirige vers une constellation d'étoiles. Son voyage est une imitation du Dieu Soleil lui-même, qui, disait-on, pouvait traverser le ciel dans son « bateau du ciel ».

Une inscription trouvée sur les murs de la chambre d'enterrement de ce roi, décrit le Dieu Soleil comme s'élevant de la Pierre du Soleil ou de la Pierre « Ben-Ben ». Elle affirme, « O Atum, le Créateur, vous êtes devenu haut dans le ciel, vous vous êtes soulevé de la pierre Ben-Ben, dans le temple du Benu dans la ville d'Anou ».

En ce temps, le 25ème siècle avant J.-C., connu aussi comme Atum-Rê, Atum devint le dieu du soleil dominant et avait supplanté Rê qui avait dominé jusqu'à alors le panthéon d'Égypte. [Note de l'éditeur : À cause de l'orthographe du mot « Atum », ceci est quelque peu vague. En Égypte, il y avait « Amon-Rê » et « Aten-Rê ». On suppose qu'ici, il est question de Aten-Rê mais la vénération d'Aten-Rê fut associée au règne ultérieur d'Akhenaton dans le nouveau royaume. Zecharia Sitchin donne Amon-Rê comme l'équivalent à Mardouk/Baal et pour moi, le Duc Doumouzi est l'équivalent à Aten-Rê.]

Les soi-disant Textes de la Pyramide furent par la suite adoptés par les roturiers et peints sur leurs cercueils de bois. Ils vinrent donc à être appelés, « les textes du cercueil », et furent finalement copiés sur des papyrus pour devenir connus comme « Le livre des morts ». Collectivement, les trois ensembles des textes sont connus comme « Le livre des morts ». Nous pourrions dire que ce fut leur équivalent d'un manuel pour rejoindre les dieux dans le ciel et atteindre ainsi l'immortalité.

LE TEMPLE DU SOLEIL ET LA PIERRE SACRÉE

Depuis son début, en Égypte, l'oiseau Phénix fut associé à la pratique de l'adoration du soleil. Cela est noté dans le coloris du Phénix, sa naissance miraculeuse, son rapport avec le feu, tous symboliques du Soleil lui-même. Cependant, comme nous le verrons, ces caractéristiques se prêtent à une explication plus intéressante.

Le sanctum intérieur du temple du soleil à la ville d'Anou fut l' endroit le plus sacré. Il fut la maison de la pierre du soleil que les Égyptiens appelèrent le « Ben-Ben ». Montée sur une pyramide tronquée, le « Ben-Ben » fut une plate-forme de pierre carrée sur laquelle se trouvait une pierre en forme de pyramide ou pyramidion, donnant l' apparence d'un obélisque trapu. Ce fut sur cette pierre que le Phénix ou l'oiseau Benu se posait.

Dès les temps préhistoriques, la Pierre du Soleil fut révéré comme l' habitation du dieu Soleil. Vers 2 000 avant J.-C., une nouvelle version de la pierre du soleil apparue en Égypte--le pyramidion fut placé sur une grande colonne carrée et il devint connu comme « l' obélisque ». Des obélisques furent élevés par tous les pharaons subséquents.

Les pierres d'ancrage du sommet des pyramides furent décrites comme des pyramidions et furent vénérées comme l'habitation physique du dieu Soleil. On croyait que le roi mort et enterré à l'intérieur de la pyramide fut donc sous la protection directe du dieu lui-même. Ce pyramidion, utilisé comme la pierre d'ancrage du sommet des obélisques et des pyramides, devint l'amulette le plus sacré des Égyptiens.

La caractéristique étrange de la légende du Phénix est qu'elle provint d'ailleurs et fut assimilée dans la vénération égyptienne du soleil par les prêtres d'Anou à Héliopolis. Les légendes racontent que l' oiseau Phénix vint de l'est. Quelques-unes disent de l'Arabie, d' autres l'Assyrie, et qu'il vole vers la Pierre du Soleil en Égypte pour répéter sa performance enflammée. Puisque les Égyptiens furent très insulaires dans leur vue du monde, la terre d'Arabie pourrait très bien être n'importe lequel endroit à l'Est de la région du delta.

LE PHÉNIX DU MOYEN-ORIENT

En Palestine, en Syrie et au Liban, la Pierre du Soleil fut également révérée comme l'habitation du dieu Soleil. Elle fut non seulement décrite comme un obélisque trapu mais souvent comme une pierre conique verticale. À Byblos, la plus ancienne des villes phéniciennes qui date d'au moins à 3 500 avant J.-C., les dieux égyptiens furent vénérés aux côtés de ceux du panthéon de Canaan. Certains de ces sanctuaires contenaient une chapelle sacrée. On en voit un exemple sur une pièce de monnaie de Byblos de l'empereur romain Macronus (217 après J.-C.) qui représente un lieu de pèlerinage vieux de plusieurs siècles. Elle démontre une enceinte sacrée contenant une habitation de forme conique pour le dieu Soleil.

La Pierre du Soleil fut aussi appelée « baetyl » ou « bétyle » par les peuples sémites et ses fonctions furent semblables à la pierre de forme pyramidale trouvée en Égypte. Le mot « Bétyle » est une version sémite du terme hébreu « Beth-el » signifiant la demeure de Dieu. En Palestine, la vénération de la Pierre du Soleil ou Bétyle date du 8ème millénaire avant J.-C. Creusant dans les anciennes ruines de Jéricho, les archéologues trouvèrent, à son niveau le plus inférieur, du carbone daté des temps néolithiques d'environ 7000 avant J.-C. et un temple où, à son centre, se trouvait une pierre ovale verticale sur un piédestal.

Ces pierres bétyles furent trouvées partout en Palestine et en Syrie. À Bet-Sheân , un autel et un bétyle ont été trouvés et datés du milieu du 14ème siècle avant J.-C. La plupart de ces lieux de pèlerinage « païens » furent détruits par les Hébreux après la division du royaume de Salomon, mais plusieurs sont encore présents dans les régions plus isolées, telles que dans le Sud-Est de la Palestine près de l'Arabie, dans la terre des Nabatéens.

Trouvés à des endroits élevés, ces autels sont comme des blocs de pierre ou d'obélisques trapus et les autochtones croyaient qu'ils furent habités par leur divinité principale, Dushara. À Mada'im Salih, dans le Nord-Ouest de l'Arabie, les Nabatéens laissèrent une nécropole de tombes familiales dont plusieurs contiennent des bétyles ou pierres sacrées. En fait, on dit que la Pierre Noire de La Mecque appelée « Kaaba », le plus sacré des lieux de pèlerinage islamiques, est tombée du ciel. On y réfère aussi comme un bétyle. [Note de l'éditeur : Il y a plusieurs légendes particulières qui circulent au sujet de l'origine de la pierre du Kaaba.]

L'HÉLIOPOLIS DU LIBAN

En plus de celui en Égypte, il y a un autre Héliopolis célèbre situé au Liban à un endroit maintenant appelé Baalbek. Depuis l'antiquité, elle fut une ville sacrée au dieu Soleil. L'Ancien Testament l'appelle Bet-Shémesh ou la « demeure du dieu soleil », Shemesh ou Shamash étant le nom sémite du dieu soleil sumérien Outou. La terre de Liban, connue aux Sumériens comme la « terre de cèdres », fut sous l'égide du dieu Soleil mésopotamien.

À Baalbek, les Grecs élevèrent un temple splendide à leur dieu soleil Apollon ou Hélios. C'est aussi ici que les Romains construisirent un temple magnifique à leur dieu soleil, Jupiter. Ce temple fut le plus grand qu'ils avaient érigé jusqu'alors sur la Terre y compris Rome, indiquant l'importance qu'ils attachèrent à cet endroit. Même aujourd' hui, six de ses majestueuses colonnes sont encore debout, chacune de 62 pieds en hauteur et 8 pieds de diamètre. [Note de l'éditeur : Je suis allé à Baalbek au Liban. C'est effectivement un site impressionnant.]

Ce qui est remarquable de ce temple est qu'il est construit sur une base massive de pierre en trois gradins qui devaient être là longtemps avant les Grecs et les Romains. Il est élevé 30 pieds au-dessus du sol et est pavé de pierres parfaitement taillées de 10 à 30 pieds de long et de 6 à 9 pieds de large.

La base pour cette plate-forme fut construite de blocs de pierres cyclopéennes de 32 pieds de long, 13 pieds de large et 12 pieds d' épaisseur. On évalue que chaque bloc de pierre pèse 500 tonnes (comme comparaison, la plus grande pierre de la Grande Pyramide est de 200 tonnes).

Une quatrième pierre se trouve au près dans une carrière, façonnée et coupée à l'exception d'une section de sa base. Elle mesure 72 pieds de long avec une section transversale de 16 x 16 pieds, pesant plus de 1 200 tonnes. La pierre fut apparemment préparée pour agrandir la dimension de la plate-forme mais les opérations semblent avoir cessé soudainement et le travail n'a jamais été complété.

Une telle plate-forme de pierres massives fut sans doute conçue pour soutenir un énorme poids ou, pour quelque opération qui devait appliquer une terrible pression sur le sol, tel que celle exercée par un engin de fusée.

Le dieu du Soleil libanais Shamash, qui avait sa base à Baalbek, fut en plusieurs points semblables au dieu Soleil égyptien. Comme le Rê égyptien qui est représenté avec un disque de soleil au-dessus de sa tête, Shamash est toujours démontré avec le même disque contenant une étoile à quatre pointes irradiant quatre rayons. Et comme Rê, il est souvent représenté avec une tête d'aigle. Quelques scènes le montre tenant les symboles de l'immortalité.

Quand Outou (Shamash) quitta Baalbek, une de ses destinations fut peut-être la ville d'Anou en Égypte où son arrivée et son départ dans les flammes devinrent le coeur de la légende de l'oiseau doré et rouge, le Phénix.

Partout dans le Moyen-Orient pendant des milliers d'années, le bétyle ou Pierre du Soleil est devenu un fétiche sacré révéré comme l' habitation physique du Dieu Soleil. Sa forme conique ou pyramidion fut leur tentative de représenter l'habitation du dieu Soleil, c' est-à-dire, la capsule de commande ou personnelle du premier stage d' une fusée composée.

En Égypte, l'origine de la Pierre du Soleil est remémorée dans l' ancien signe hiéroglyphique utilisé pour représenter la ville d'Anou ou Héliopolis. Il est démontré comme la foudre se dirigeant vers le ciel.

L'« OMPHAL » GREC COMME BÉTYLE ET MARQUEUR GÉODÉSIQUE

Par la suite, même les Grecs adoptèrent la pierre de forme conique comme habitation sacrée de leur dieu Soleil, Apollon. Appelé « omphal », il fut l'objet le plus sacré à chaque endroit d'oracles.

Le dieu Soleil Apollon qui, devint plus tard un des dieux les plus importants du Panthéon grec, vint originairement d'Ionie en Asie Mineur. Son culte commença d'abord l'Île de Délos pour se rendre à Dodone sur la terre ferme en Grèce. En fait, l'Île de Délos fut considérée si sacrée qu'elle fut inviolée par toutes les guerres grecques. Même les Perses respectèrent son caractère sacré et l' outrepassèrent. [Note de l'éditeur : J'ai visité l'Île de Délos. Maintenant, elle est quotidiennement envahie par des touristes.]

Dans ses « Histoires », Hérodote appela Dodone le plus ancien des oracles grecs et les archéologues le tracèrent à environ 2 000 avant J.-C. Il fut le premier centre de culte à Apollon sur la terre ferme. Comme Dodone déclina en importance, Delphes la replaça comme centre du culte.

Comme Dodone, elle avait aussi une pierre en forme de demi-ouf appelée « omphal ». Hérodote dit que l'« omphal » de cet endroit fut enveloppé de cordons, un bout duquel fut tenu par la « Pythia » ou prêtresse comme elle consultait le dieu Soleil dans la Pierre. Selon le mythologue grec Robert Graves, la pierre sacré de Delphes fut aussi appelée « baetylos » par les Grecs. Il y fait référence comme un pilier de forme conique, périodiquement oint d'huile et enveloppé de laine crue en certains occasions spéciales. Elle fut la résidence d'un dieu qui fut tombé du ciel. (Dans la mythologie grecque, Baetylus fut un fils du dieu du Ciel, Uranus.)

Bien que le terme « omphal » signifie le nombril humain en Grec, son usage ici semble être celui du « Nombril de la Terre ». En plus d'être la résidence du Dieu Soleil, l'« omphal » fut aussi un marqueur géodésique. Il est intéressant de noter et pertinent à ce sujet que si une ligne est tracée à travers les endroits d'oracles de Dodone, de Delphes, de Délos et continué vers la terre ferme, elle traverse Jérusalem.

Dans les anciens documents, comme les sites grecs, Jérusalem fut souvent considérée comme « le nombril de la Terre », telle que dans Les Jubilés, chapitre 8, aussi bien qu'Ézéchiel. Dans les temps anciens, il semble qu'il y ait eu une sorte de grille géodésique qui connectait les endroits sacrés.

Shamash fut aussi connu comme le dieu de la justice et des mesures. Dans un exemple, il est démontré avec deux dieux au-dessus de lui tenant des cordons rattachés à un autel qui porte son emblème sacré.

Par conséquent, il semble que le terme « omphal » fut appliqué à la pierre conique pour sa signification géodésique, c'est-à-dire, comme le point géodésique d'une grille maître. D'un autre côté, le terme « baetylos » fut utilisé pour signifier la résidence d'un dieu et en tant que fonction, on y référait comme appareil d'oracles.

En résumé, l'oiseau Phénix qui s'élève dans les flammes devint symbolique du lancement de fusées des anciens astronautes. Originairement démontré par une configuration conique, une imitation de la capsule de commande, il devint plus tard de forme angulaire sous les Égyptiens qui l'utilisèrent comme pierre d'ancrage du sommet sur les pyramides et les obélisques.

Baalbek au Liban semble être l'emplacement originel de l'oiseau Phénix où une plate-forme de pierre géante est tout ce qui reste de ce qui fut probablement la base principale des chariots des dieux.

Vingt-deuxième partie

Posté par Adriana Evangelizt

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