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9 août 2007 4 09 /08 /août /2007 05:54

 Alors qui a écrit le Pentateuqe ou plutôt qui l'a réécrit ? Mais surtout dans quel but ?

 

 

Chapitres extraits des  Oeuvres complètes de Volney

Recherches Nouvelles sur l'histoire ancienne

Tome I

1821

par Constantin François Volney

CHAPITRE VII

 

ÉPOQUE DE L'APPARITION DU PENTATEUQUE.

APRÈS la mort du roi Amon, son fils Josiah devient roi à l'âge de 8 ans; on sent qu'un roi de 8 ans eut un tuteur régent, qui n'est point nommé, mais qui, naturellement et par l'indication des faits , fut le grand-prêtre Helqiah.

La 18e année de son règne, Josiah envoie, sans motif apparent,
Saphan, scribe ou secrétaire du temple, vers le grand-prêtre, pour lui dire de recueillir tout l'argent donné par le peuple aux portiers du temple, et de le remettre aux entrepreneurs et ouvriers des réparations, sans leur en faire rendre compte, et en se reposant sur leur bonne foi. Pour réponse, le grand-prêtre Helqiah dit au secrétaire : «J'ai trouvé un livre (ou le livre) de la loi dans le temple du Seigneur ; » et il donne ce livre au secrétaire, qui le lit. Saphan retourne vers le roi, et lui dit: «Vos ordres sont exécutés — ; (de plus), Helqiah m'a remis un livre;» et il (commença) de le lire devant le roi.... ; et lorsque le roi entendit les paroles de la loi, il déchira ses vêtemens, et il dit à Helqiah, à Ahiqom, à Akbour, à Saphan, secrétaire, et à Achih, serviteur du roi : « Allez et consultez Dieu sur moi et sur tout le peuple juif, au sujet des paroles de ce livre qu'on a trouvé : car la colère de Dieu est allumée contre nous de ce que nos pères n'ont point pratiqué ses préceptes... Et ils se rendirent tous ensemble chez Holdah, prophétesse, qui demeurait à Jérusalem, et dans la rue Seconde. Holdali leur annonça, de la part de Dieu, de grands maux contre le pays et la ville. Mais, ajouta-t-elle, parce que le roi a écouté la parole du Seigneur, qu'il a pleuré et déchiré ses vêtemens, ces maux n'arriveront point de son vivant— Helqiah et les autres envoyés portent cette réponse au roi.... Le roi envoie de tous côtés des ordres dans la ville. Tous les anciens et gens notables se rassemblent dans le palais Le roi va ensuite au temple, et il y est suivi des prêtres et des anciens, et de tout le peuple depuis le plus grand jusqu'au plus petit; et là on fait une lecture solennelle de ce livre trouvé. Le roi monte ensuite aux degrés (de l'autel), et fait un sacrifice d'alliance pour pratiquer tout ce qui est dans le livre ; et le peuple en prend l'engagement.... Alors en exécution de ce pacte et des préceptes du livre, l'on jette hors du temple les vases de Baal; on souille les lieux hauts où l'on sacrifiait, et celui où l'on passait les enfans par la flamme ; on chasse des portiques du temple les chevaux sacrés que les rois entretenaient en l'honneur du soleil ; on brûle les chars consacrés au soleil ; on détruit les autels élevés par Achaz et Manassé, et ceux élevés par Salomon sur les hauts lieux aux dieux de ses femmes. Josiah, présent à tous ces actes qu'il commande et dirige, fait déterrer même les morts sur les hauts lieux, et égorger tous les prêtres de Baal qu'il y trouve— De retour à Jérusalem, il fait célébrer une pâque si solennelle, qu'il n'y en eut point de telle depuis les juges d'Israël et pendant tout le temps des rois. »

Pesons les mots et les circonstances de ce récit; et d'abord remarquons que Josiah, enfant
couronné dès l'âge de 8 ans, fut élevé par le grand- prêtre Helqiah, qui pendant 10 ou 12 ans fut le véritable régent de l'État et du prince : par conséquent Josiah, maintenant âgé de 25 à 26 ans , est encore sous l'influence morale du pontife et de l'éducation sacerdotale qu'il en a reçue. A cet âge et en l'an 18 de son règne, il fait un message solennel au grand-prêtre : l'objet de ce message est de remettre aux entrepreneurs des réparations du temple, des sommes d'argent sans leur en faire rendre compte. Pourquoi cette faveur d'un genre singulier, même injuste et imprudent?

Elle a certainement un motif, un objet en vue ; cet objet est de se concilier ces gens et leurs familles, et, par suite, leurs amis et le peuple dont ils font partie : pour réponse, le grand-prêtre présente un livre, qu'il dit être le livre de la loi, et qu'il dit avoir trouvé dans le temple. Où est la preuve qu'il a trouvé ce livre ? a-t-il des témoins? On ne le dit pas; mais il est clair que s'il a besoin d'appui, tous les ouvriers du temple qu'il a gratifiés lui seront dévoués. Admettons qu'il ait trouvé ce livre, et qu'il ne l'ait pas lui-même composé; du moins il l'a eu en main , seul et aussi longtemps qu'il a voulu : n'y a-t-il pas fait des changemens ? C'est un manuscrit unique ; personne ne l'a contrôlé; rien n'établit son authenticité. Ce manuscrit dut être un rouleau de papyrus ou de vélin ; quelle main l'a écrit ? est-ce la main de Moïse? Helqiah ne le dit pas ; il dit seulement le livre de la loi : cela est remarquable. S'il fût venu de Moïse, Helqiah eût-il supprimé une circonstance si propre à ajouter au respect? D'ailleurs, s'il fût venu de Moïse, ce manuscrit aurait eu à cette époque plus de 800 ans d'existence ; et depuis tant de temps, oublié dans quelque armoire, il eût dû être rongé des vers et de poussière, dans un climat aussi rongeur que l'est la Judée. Il y aurait eu des lacunes ; l'écriture même aurait dû être différente, et beaucoup de mots tombés en désuétude ; car il est sans exemple qu'une langue et qu'une forme d'écriture aient subsisté 800 ans sans altération. Cependant le secrétaire Saphan le lit couramment et à livre ouvert : il porte le livre au roi, et le roi entendant le contenu, est surpris, effrayé au point de déchirer ses vêtemens ! Quoi, le roi Josiah, élevé par le grand-prêtre, ne connaissait pas la loi de Moïse ! cette loi, dont tout prince, à son avènement, devait avoir une copie transcrite à son usage par les prêtres, selon un ordre exprès du Deutéronome, chapitre XVII.
Tout était donc oublié ;
ou bien tout est simulé. Le roi Josiah de suite fait consulter Dieu; l'oracle auquel on s'adresse est une vieille femme, exerçant le métier de devineresse, et jouissant d'un grand crédit sur le peuple, c'est-à-dire , dans la classe des ouvriers que le roi a gratifiés. Le grand-prêtre, le secrétaire Saphan, Akbour et d'autres prêtres, se rendent en pompe chez cette femme.... N'est-il pas clair que l'intention d'une telle démarche est de produire une vive sensation sur le peuple et de donner de l'éclat à une chose nouvelle?
La prophétesse répond dans le sens désiré...
Elle annonce que
Iahouh,Dieu d'Israël, va envoyer contre Jérusalem et ses habitans, toutes les calamités écrites dans le livre que le roi a entendu, et cela parce que les Juifs ont abandonné leur Dieu, et qu'ils ont sacrifié à des dieux étrangers.

Ces expressions nous deviendront bientôt utiles; mais pour le présent remarquons que cette pro phétie de
Holdah a une analogie frappante avec les autres prophéties que depuis cinq ans proclamait Jérémie : or, dans sa qualité de prêtre et de fils de prêtre, Jérémie avait des rapports nécessaires avec le pontife ; il était, comme Holdah, dans la dépendance plus ou moins médiate de Helqiah (5); et lorsque nous trouvons que peu d'années après les fils de Saphan et d'Akbour furent les amis et protecteurs zélés de Jérémie contre la colère de Ihoua-qim, nous avons lieu de soupçonner que déjà il avait des liaisons avec Sapkan et Àkbour, qui figurent dans cette affaire ; que par conséquent il était lui-même, comme Holdah, l'un des confidens de ce drame concerté ; qu'en un mot il y a eu dans cette occasion un pacte secret, un plan combiné entre le grand-prêtre, le roi, le secrétaire Saphan, le prêtre Akbour, le prophète Jérémie et la prophétesse Holdah ; et cela, pour un motif, une affaire d'état.de la plus haute importance, puisqu'il s'agissait de sauver la nation du danger imminent d'une destruction absolue ou d'une dispersion prochaine. En effet, à l'époque dont nous parlons, l'an 621, le royaume de Jérusalem se trouvait dans les circonstances les plus désastreuses. Depuis quatre ans les Scythes, venus du Caucase, exerçaient ces ravages dont parle Hérodote, et dont leurs pareils, lesTatars de Genghizkan et de Tamerlan, nous ont fourni d'effrayables exemples dans les temps modernes.

Vainqueurs de Kyaxare et de ses Mèdes, maîtres de la haute et de la basse Asie, les Scythes n'avaient pu parvenir à Azot, où les arrêta Psammitik, sans inonder la Syrie et la Palestine : leur cavalerie innombrable avait ravagé tout le pays plat, avec cette cruauté féroce et impitoyable qui a toujours caractérisé les Tatars ; le pays montueux, investi de toutes parts, privé de toutes communications,attaqué, dans ses postes faibles, menacé dans toute sa masse, ressemblait à une grande place assiégée, et subissait tous les maux attachés à cette situation : or voilà premièrement le tableau que trace Jérémie dans ses dix-sept premiers chapitres :
« L'an 13 de Josiah, dit cet écrivain, le (Dieu de Moïse) lahouk, m'adressa la parole,(6)Et il me dit (ch. 1er) : « Que vois-tu? Je vois une chaudière bouillante; elle est dans le nord (prête à verser), et Dieu dit : Du nord accourt le mal sur tous les habitans de cette terre ; car voici que j'appelle toutes les familles des royaumes du nord, et elles viennent établir chacune leur tente aux portes de Jérusalem, autour de ses rnurs et dans » toutes les villes de Juda, et
je prononcerai mes décrets contre les pervers qui m'ont abandonné, et qui ont sacrifié aux dieux étrangers. »
Cette dernière phrase est mot pour mot,
le motif allégué par la prophétesse Holdah. Les chapitres suivans sont remplis de reproches, de menaces
et d'exhortations.
Le prophète s'écrie (ch. IV) : « Annoncez dans Juda ; publiez dans Jérusalem ; sonnez de la trompette ; criez et dites : Rassemblez-vous ; retirez6vous dans les villes fortes ; élevez des signaux de fuite; ne restez pas, parce que, dit le Seigneur, voici que j'apporte du nord une calamité , une grande destruction ; le lion a quitté son repaire ; le destructeur des peuples est parti de son pays pour réduire cette terre en solitude. »

Ceci convient parfaitement aux Scythes ; ce qui suit les caractérise encore mieux : « Voici qu'un peuple vient du nord ; une grande nation est sortie des flancs de la terre ; ils portent l'arc et le bouclier; ils brisent et déchirent sans pitié ; leur bruit ressemble au bruissement des flots ; ils montent des chevaux armés (et bardés ) eux-mêmes comme un guerrier, etc. : »

voilà bien les cavaliers scythes... « Voici que (l'ennemi) monte comme une nue, ses chars (volent) comme un tourbillon; ses chevaux sont plus légers que les aigles Malheur à nous! nous sommes ravagés.—Un cri d'alarme vient du côté de Dan; on apprend des horreurs ( iniquitatem ) de la montagne d'Ephraïm... Faites entendre dans Jérusalem que des troupes d'éclaireurs viennent d'une terre lointaine...

«J'ai regardé le pays, il est désert— J'ai vu les montagnes, et elles tremblent; les collines, et elles se choquent; j'ai regardé (partout), il n'y a plus d'hommes ; les oiseaux du ciel se sont envolés J'ai regardé
le Carmel, il est désert, et toutes les villes détruites devant la face de Iahouh et de sa fureur. » (Ch. v, v. i5) : « J'amène sur vous une nation lointaine, une nation robuste, antique, dont vous ne connaissez point le langage, dont vous ne comprenez point les paroles— : son carquois est un sépulcre ouvert— ; tous ses guerriers sont forts. Ils mangeront votre pain , votre moisson, vos enfans, vos bœufs, vos figues, vos raisins, etc. »
(Ch. VI, v. 1er. ) « Enfans de Benjamin, fuyez de Jérusalem; sonnez de la trompette, parce que de l'aquilon vient un fléau, une dévastation. »
Et (ch.  VIII, v. 16 à 20) : « Du côté de Dan on entend le bruit de leurs chevaux ; la terre retentit de leurs violens hennissemens ; ils accourent; ils dévorent la terre et son abondance, la ville et ses habitans.... La moisson est passée,
l'été est fini, et nous ne sommes pas délivrés. »

Nous verrons ailleurs que cette dernière circonstance cadre très bien avec la date de l'irruption des Scythes , que nous plaçons en 625.

Tous ces maux dépeints par Jérémie duraient donc depuis quatre ans, lorsque Helqiah tira de l'oubli ou du néant un livre qui devait sauver la  nation en la régénérant ; et cependant le danger qu'elle éprouvait de la part des Scythes n'était pas le seul. Deux puissances voisines, devenues plus ambitieuses depuis quelques années , menaçaient dans leur choc prochain d'écraser le petit royaume de Jérusalem :
l'Egypte, d'une part, délivrée des guerres étrangères et civiles qui l'avaient longtemps déchirée, venait de concentrer toutes ses forces dans les mains de Psammitique ; et ce prince heureux et habile, avait, par la prise d'Azot et de la Palestine, annoncé à la Syrie les projets d'agrandissement que poursuivit Nekos son fils. D'autre part, les rois de Babylone, héritiers de l'empire ninivite, renouvelaient, sur la Phénicie et la Judée, les prétentions et les attaques de Sennacherib et de Salmanasar. Selon la chronique des Jours (les Paralipomènes), l'un d'eux avait fait saisir et emmener captif le roi Manassé, grand-père de Josiah. Helqiah, grand-prêtre
et régent en 638, avait pu être témoin de cet événement arrivé 18 ou 20 ans auparavant. — A l’époque présente, c’est-à-dire l’an 621, Nabopolasar, père de Nabuchodonosor, régnait depuis 4 ans, et son règne préparait le règne de son fils. Une grande lutte s’annonçait entre l’Égypte et la Chaldée ; et dans cette lutte, les politiques juifs ne pouvaient manquer de sentir, que leur nation faible et d’ailleurs divisée d’opinions, était menacée d’une entière dissolution.

Si le salut était possible, ce n’était qu’en réunissant les esprits, en ressuscitant le caractère national ; et si cette pensée dut venir à quelqu’un, ce dut être au grand-prêtre Helqiah, qui, par la minorité du prince, se trouvant chef politique et religieux, eut l’avantage de réunir en sa personne, et les connaissances, et l’intérêt, et les moyens d’exécuter une réforme, une régénération urgente. Cette idée une fois conçue, il ne lui resta plus à imaginer que le moyen. Un administrateur purement politique eût pu en apercevoir plusieurs ; mais un homme de famille sacerdotale, imbu, dès son berceau, de la prééminence des institutions religieuses, qualifiées divines, ne pouvait en apercevoir que dans la religion et par la religion : celle de Moïse avait eu le pouvoir magique de changer une multitude esclave et poltronne en un peuple de conquérants fanatiques ; il fut naturel à un prêtre juif, de penser qu’en rétablissant les institutions anciennes, l’on rétablirait la même ferveur.

La religion de Moïse, comme toute autre et plus que toute autre, enseignait que tous les maux qui arrivaient au peuple, provenaient de ce qu’il violait ou négligeait la loi : un successeur de Moïse ne put avoir une autre doctrine, et il ne dut éprouver d’embarras que dans le moyen d’exécution. S’il eût été possible d’évoquer le législateur, de ressusciter Moïse lui-même, ce moyen eût été le premier employé. Evoquer son livre, ressusciter sa loi, ne fut qu’une modification de cette idée assez naturelle...... Lors donc que Helqiah, sans un motif d’abord apparent, annonce avec éclat qu’il a trouvé le Livre de la loi, nous avons lieu et droit de penser que ce n’est point une invention fortuite, mais une opération méditée et préparée depuis du temps, concertée même avec quelques personnes nécessaires à l’exécution, spécialement avec Jérémie ; dont le rôle et les écrits ont plusieurs rapports frappants avec certains textes du livre produit, ainsi que nous le verrons.

La Suite... Suite des preuves

Notes

5 Son père se nommait Helqiah, comme le grand-prêtre:,

6 Cet an 13 de Josiah est l'an 626 ayant notre ère, ainsi que nous le prouverons par la suite.

Posté par Adriana Evangelizt

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9 août 2007 4 09 /08 /août /2007 05:31

 Nous poursuivons notre recherche sur les "Ancêtres" et nous avons trouvé des vieux livres étonnants par leurs révélations. Ici, Volney s'attaque à démontrer que Moïse n'a pas écrit le Pentateuque. Ce que nous savions déjà. Nous avons laissé le vocabulaire qu'il employait à l'époque où les règles orthographiques n'étaient pas les mêmes que maintenant.

 

 

 

Chapitres extraits des  Oeuvres complètes de Volney

Recherches Nouvelles sur l'histoire ancienne

Tome I

1821

par Constantin François Volney

CHAPITRE V.


DES TEMPS ANTÉRIEURS A MOÏSE ET DES LIVRES ATTRIBUÉS A CE LÉGISLATEUR.


MAINTENANT si les Juifs n'ont pu conserver de notions exactes du temps écoulé entre le grand-prêtre Héli et Moïse, ni du temps que dura le séjour de leurs pères en Egypte (car rien n'est clair à cet égard ), comment peuvent-ils prétendre avoir mieux connu les temps antérieurs où n'existait pas encore leur nation, et qui plus est, les temps où n'existait aucune nation, c'est-à-dire , l'époque de l'origine du monde , à laquelle aucun témoin n'assista, et dont leur Genèse nous fait cependant le récit, comme si l'écrivain en eût eu sous les yeux un procès verbal ? Les Juifs nous disent que c'est une révélation faite par Dieu à leur prophète : nous répondons que beaucoup d'autres peuples ont tenu le même langage. Les Égyptiens, les Phéniciens, les Chaldéens, les Perses, ont eu, commele peuple juif, leurs histoires de la création, également révélées à leurs prophètes Hermès, Zoroastre, etc.
De nos jours les Indous ont présenté à nos missionnaires les Vedas et les Pouranas, avec des prétentions d'une antiquité plus reculée que la Genèse même, et que les autres livres attribués à Moïse.

Il est vrai que nos savans biblistes rejettent, ou du moins contestent l'authenticité de ces livres ; mais quand notre zèle convertisseur présente aux Indous la Bible , qu'aurons-nous à répondre, si les brahmes nous rétorquent nos propres argumens européens ? si, par exemple, ils nous disent : « Vous niez l'authenticité et l'antiquité de certains Pouranas et Chastras, par la raison qu'ils mentionnent des faits postérieurs aux dates présumées de leur composition : hé bien ! nous nions à notre tour l'authenticité des cinq livres que vous attribuez à Moïse, par cette même raison que nous y trouvons un grand nombre de passages et de citations qui ne peuvent convenir à ce législateur. »

La question se réduit donc à savoir si cette dernière assertion est fondée en preuve de faits ; et c'est une question qui doit se traiter avant tout autre ; car le système chronologique antérieur à Moïse, tirant son autorité principale de la supposition que ce prophète en a été le rédacteur, si cette supposition était démontrée fausse, l'autorité du système en serait considérablement affaiblie.

De savans critiques ont déjà traité ce sujet; mais parce qu'ils ne l'ont pas à beaucoup près épuisé, et que surtout ils n'ont pas bien saisi les conséquences qui découlent des preuves, nous allons reprendre la discussion dans ses fondemens, et dresser un tableau plus complet qu'aucun autre précédent, de tous les passages du Pentateuque, qui prouvent la posthumité de cet ouvrage relativement à Moïse, et qui indiquent la véritable époque de sa rédaction.


CHAPITRE VI.


PASSAGES DU PENTATEUQUE, TENDANS A INDIQUER

EN QUEL TEMPS ET PAR QUI

CET OUVRAGE A ÉTÉ OU N'A PAS ÉTÉ COMPOSÉ.


Au dernier chapitre du Deutéronome on lit un récit détaillé et circonstancié de la mort de Moïse, de son inhumation , et en outre ces phrases singulières : « Personne, jusqu'à ce jour, n'a connu le lieu de sa sépulture, et il ne s'est plus élevé dans Israël de prophète égal à Moïse. »
N'est-ce pas l'indice saillant d'un long temps déjà écoulé ? Personne jusqu'à ce jour.... il ne s'est plus trouvé de prophète.

On nous dit que ce chapitre a été ajouté après coup, qu'il ne fait point corps avec l'ouvrage. Admettons la réponse, parce qu'elle est naturelle et raisonnable ; mais comment expliquera-t-on tous les autres passages qui se trouvent au corps du livre, et qui ne sont pas moins incompatibles avec l'hypothèse reçue? Par exemple, le premier chapitre du Deutéronome débute par ces mots : « Voici les paroles que Moïse adressa à tout Israël
au delà du  Jourdain, (1) dans le désert, etc. »

On sait que Moïse ne passa point cette rivière, et qu'il mourut dans le désert qui est à son orient,(2)par conséquent le mot au delà désigne, relativement à  Moïse, la rive occidentale, le côté où est Jérusalem. Par inverse, la rive orientale où Moïse mourut, se trouve au delà du Jourdain, relativement au pays de Jérusalem. Donc cette phrase, Moïse mourut au delà, a été écrite du côté de Jérusalem ; donc ce n'est point Moïse qui l'a écrite : l'expression au delà se trouve trois autres fois : 1° Deutéronome (
chap. III, vers. 8), l'on fait dire à Moïse : « En même temps nous enlevâmes à deux rois amorrhéens leur pays situé au delà du Jourdain, entre le torrent Arnon et le mont Hermon. »
Puisque Moïse parlait dans ce pays-là même, il était en-deçà et
non au delà; et la note qu'il joint immédiatement, ne lui convient pas davantage— «Or, l'Hermon est appelé Cidrin par les Sidoniens, et Chinir par les Amorrhéens. »
Une telle note ne convient
qu'à un auteur posthume, qui explique la nomenclature du temps passé à ses contemporains, qui ne l'entendent plus. Il en est ainsi des versets suivans : «4° Et nous prîmes toutes les villes d'Og, roi de Basan , qui était resté seul de la race des Raphaïm ou géans : son lit est encore dans la ville de Rabat-Amon; et je donnai à Jaïr, fils de Manasse, le pays de Basan , qu'il nomma villages de Iaïr, et on les appelle ainsi jusqu'à ce jour, »
Et (chap. IV, vers. 21,), on lit :   « Moïse marqua trois villes
au delà du Jourdain, du côté du soleil levant. »
Et (idem, versets 45 et 46) , « Voilà les lois et statuts que Moïse donna aux enfans d'Israël, après la sortie d'Egypte,dans la vallée de
Bethphegor, au delà du Jourdain... Et les enfans d'Israël possédèrent au delà du Jourdain, les pays de, etc., etc. »

Ces versets, et en général tout ce chapitre, sont évidemment un récit historique
écrit longtemps après Moïse, par un rédacteur qui a résidé du côté de Jérusalem , au soleil couchant du Jourdain, et pour qui le soleil levant était au delà; qui parlant des faits anciens, y a joint les explications nécessaires à ses contemporains : poursuivons.

Dans la Genèse (chap. XII, vers. 6), en décrivant la route d'Abraham, depuis la Mésopotamie jusqu'à Sichem et à la vallée de Moria , il est dit : « Or les Kananéens
occupaient alors le pays : »(3) donc ils ne l'occupaient plus au temps de l'historien; donc cet historien écrivait après Josué, qui chassa les Kananéens de ce pays. Donc Moïse n'est pas l'historien.

Même Genèse ( chap. XXII, vers. 14), en parlant du lieu où Abraham voulut sacrifier son fils, on lit : « Abraham appela ce lieu
Iahouh-Ierah, c'est-à-dire, Dieu verra ; » d'où est venu ce mot usité jusqu'à ce jour : Sur la montagne Dieu verra. Notez ce mot, jusqu'à ce jour; et de plus, comment Abraham a-t-il pu appeler Dieu du nom de Iahouh, quand il est dit (chap. vide l'Exode, vers. 3) « que Dieu ne s'était fait connaître à personne avant Moïse, sous le nom de Iahouh...
L'auteur posthume ne se décèle-t-il pas à chaque instant ?

Même Genèse (chap. XVI, vers. 29 ), « Abraham poursuivit ses ennemis jusqu'à
Dan. »
Le Livre des Juges (chap. XVIII, vers. 29) nous apprend que jusqu'au temps des juges, on appela
Laïs la ville sidonienne qui fut surprise par 600  hommes de la tribu de Dan , et que ce fut seulement alors qu'elle reçut le nom de Dan. Certainement Moïse n'a point écrit cela : l'auteur est postérieur aux juges.

Deutéronome (chap. II, vers. 12), il est dit : « Nous tournâmes la montagne de Séir sans l'attaquer, parce qu'elle est habitée par nos frères, les enfans d'Esaù. Or Séir était d'abord habité par les Horiens, que chassèrent les enfans d'Esaù, qui ont habité ce pays jusqu'à ce jour (verset 32) ,
comme les enfans d'Israël ont habité celui que le Seigneur leur a donné. » Ceci est manifestement postérieur à la conquête par Josué.

L'auteur des Rois (livre 1er, chap. OX , vers, 9) , en parlant de Saùl qui alla consulter le voyant, dit : «Autrefois, lorsqu'on allait consulter Dieu, l'usage «était de dire,
allons au voyant; car on appelait voyant ce qu'aujourd'hui on appelle prophète. » Or puisque l'usage durait encore du temps de David , qui appela   Gad son voyant et non son prophète; et puisque dans tout le Pentateuque, Moïse est toujours appelé le prophète et non le voyant, il s'ensuit clairement que la rédaction du Pentateuque est postérieure au temps de David.

Enfin un passage frappant est celui du chapitre XXXVI de la Genèse , où, parlant de la postérité d'Esaù, l'auteur dit (verset 31 et suivans) : « Voici les rois qui régnèrent sur la terre d'Edon
avant qu'Israël eût des rois, etc. »
Or si, comme il est de fait,
Israël n'eut de rois que depuis Saùl, il est évident que l'auteur historien est postérieur à cette époque, et que cet auteur n'a pu être Moïse, par toutes les raisons ci-dessus.

Ainsi nous avons
une masse de preuves incontestables que le Pentateuque, tel qu'il est en nos mains, n'a point -été rédigé par Moïse, mais par un écrivain anonyme dont l'époque n'a pu précéder le temps des rois David et Salomon ; bientôt nous verrons encore d'autres preuves de cette posthumité, lorsque l'époque de cette rédaction nous sera connue : il s'agit maintenant de la connaître.

Quelques écrivains critiques, qui comme nous ont senti que
le Pentateuque n'a pu être rédigé par Moïse, ont essayé d'en deviner l'auteur, et ils ont cru l'apercevoir dans le lévite Esdras, qui, au temps d'Artaxercès, roi de Perse, ranima chez les Juifs attiédis l'observance et l'étude de la loi. Sur l'autorité accréditée de ces écrivains, nous avions d'abord admis cette opinion ; mais l'intérêt qu'excite ce sujet nous ayant engagé à de nouvelles recherches, nous avons trouvé, dans une lecture attentive des livres hébreux, des raisons de penser différemment, et d'attribuer le Pentateuque à un autre auteur, indiqué par les textes mêmes avec plus d'évidence que le lévite Esdras.

D'abord
on cherche vainement des indices quelconques de l'existence du Pentateuque, soit dans le livre de Josué, l'un des plus anciens, soit dans le livre dit des Juges ; soit dans les deux livres intitulés Samuel, soit enfin dans l'histoire des premiers rois juifs. Ce silence, surtout au temps de Salomon, est d'autant plus remarquable, que l'auteur de la Chronique, en nous apprenant que les Tables de la Loi de Moïse furent déposées dans le temple bâti par ce prince, ne dit pas un mot des livres de Moïse ; et cependant si le Pentateuque eût été l'ouvrage de Moïse, le manuscrit autographe devait encore exister, et il est inconcevable qu'un livre si précieux fût laissé dans un oubli absolu ; surtout lorsqu'en cette inauguration du temple, une foule d'objets moins importans, moins appropriés au sujet, sont relatés et mentionnés.

Une autre circonstance encore digne de remarque, est que dans les livres de Salomon, dans les psaumes réellement de David,(4) et même dans les prophéties d'Isaïe, l'on ne trouve presque aucune citation que l'on puisse rapporter avec évidence au Pentateuque. Il faut descendre jusqu'au règne de Josias, pour en découvrir une indication probable ; le passage qui la contient mérite d'être cité en entier, pour en bien scruter les détails. (Voyez Reg. , lib. II, cap. XXII. )

Suite... Epoque de l'apparition du Pentateuque

 Notes

1 Plusieurs traductions latines altèrent ici et ailleurs le vrai sens des mots, et au lieu de dire ultra, disent in transitu ou in ripa; mais il est avoué, de tous les hébraïsans, que b'aber signifie rigoureusement au delà,:

2 Deut. Chap. IV v. 22, Moïse dit : "Voici que je meurs dans cette terre, et je ne passerai point le Jourdain."

3 Cette phrase est répétée chapitre XIII, verset .7.

4 On sait, et le texte hébreu déclare, qu'un grand nombre ne sont pas de David : plusieurs chapitres d'Isaïe sont évidemment dans le même cas. Au chap. XII, v. 2, on trouve un demi-verset tiré du cantique composé à l'occasion du passage de la mer Rouge (Exod., ch. xv, v. 2) ; mais ce cantique, qui nous est indiqué par le texte même comme devenu chant populaire, a pu et dû se conserver en d'autres livres.

5 Son père se nommait Helqiah, comme le grand-prêtre:,

6 Cet an 13 de Josiah est l'an 626 ayant notre ère, ainsi que nous le prouverons par la suite.

Posté par Adriana Evangelizt

 

 

 

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3 août 2007 5 03 /08 /août /2007 21:46

 

3

 

L’Arche d’Alliance à Chartres ?

 

par Pierre Dupuis

 

2 -  Le message de la chapelle de St-Jean de Paulhac

1 - Du carré Sator à la croix patté : chronique d'une découverte

 


L’Arche d’Alliance est décrite dans la Bible. Dans l’Exode, deuxième Livre après la Genèse. Mais l’Arche (d’Alliance) est aussi décrite dans des textes égyptiens, gravés dans la pierre des temples, ainsi que l’a rapporté Champollion au début du 19 ème siècle.

Origine

La description de l’Arche d’Alliance, faite par Yahvé, est rapportée dans le Livre de l’Exode, chapitre 25 " Tu feras en bois d’acacia une arche longue de deux coudées et demie, large d’une coudée et demie et haute d’une coudée et demie. Tu la plaqueras d’or pur, au-dedans et au-dehors, et tu feras sur elle une moulure d’or, tout autour "

Soit les dimensions de l’Arche : 
#  longueur : deux coudées et demie 
#  largeur : une coudée et demie 
#  hauteur : une coudée et demie

Décryptage

La clef de décryptage est simple : Dieu répète "et demie". Il faut donc écrire les dimensions de l’Arche en demies :

#  longueur : cinq demi-coudées 
#  largeur : trois demi-coudées 
#  hauteur : trois demi-coudées

L’Arche est donc, dans un premier temps, un parallélépipède rectangle, de dimensions cinq, trois, trois. C’est-à-dire quatre faces cinq x trois et deux faces trois x trois.

Continuons la construction de l’Arche, toujours selon les prescriptions divines :

L’étape suivante est la moulure (ou bordure) d’or tout autour. Il est bien évident qu’il ne s’agit pas de l’or métal, mais du Nombre d’Or. La moulure ou bordure s’obtient par rabattement de la diagonale du double carré : soit racine carrée de 5 = 2,226


Si l’on applique cette propriété au parallélépipède de l’Arche, on obtient les dimensions de l’Arche, bordure d’Or comprise : 


#  longueur : 3 + racine de 5 = 5,236 
#  largeur : 1 + racine de 5 = 3,236 
#  hauteur : 1 + racine de 5 = 3,236

Répartissons également la bordure d’Or tout autour :


 

Ainsi doit se présenter l’Arche d’Alliance, conformément aux directives divines.

Continuons, toujours selon les prescriptions divines de la Bible :

" Tu feras aussi un propitiatoire d’or pur, de deux coudées et demie de long et d’une coudée et demie de large"

C’est le même principe qui est employé pour la construction du propitiatoire (le "couvercle"). Sans perdre de vue que ces directives divines sont données à Moïse en haut du mont Sinaï, en Egypte. C’est-à-dire au sommet de la Montagne sacrée d’Isis Hathor, la déesse bleue, celle qui aime le silence.

" Tu mettras le propitiatoire sur le dessus de l’Arche..."

Alors, l’Arche d’Alliance doit obligatoirement se présenter, vue de dessus, couvercle (propitiatoire) en place, telle que Dieu l’a indiqué, comme suit :

Longueur x Largeur = 5,236 X 3,236

On remarque que l’axe médian de la longueur 5,236 coupe celle-ci à 2,618 = "phi"2, et que l’axe médian de la largeur coupe celle-ci à 1,618 = "phi" L’Arche est bien "plaquée au-dedans et au-dehors d’Or pur" Mais il s’agit de l’Or du Nombre.

Les "Chérubins" (les "anges") sont une traduction inadaptée pour "roues, cercles". C’est du dessus du propitiatoire, d’entre les deux "chérubins" que Dieu parle à celui qui sait.

Il reste maintenant au Maître de Chartres à inclure l’Arche dans la cathédrale. Mais l’Arche vient du Temple d’Egypte. Si l’Ordre du Temple en 1194 est puissant et respecté, la Sainte Inquisition est présente. Le Maître sait aussi qu’il est au milieu de l’ère des Poissons. Son choix est fait : il oeuvrera dans le silence. Le plan de la nouvelle cathédrale est déjà fixé : c’est celui de la Porte des temples d’Egypte. En particulier celle du temple d’Hatshepsout, Splendeur des Splendeurs. Le lieu est en accord parfait avec ce plan : antique lieu sacré des druides et de leurs devanciers, Porte du Sidh, Porte de l’au-delà. La Fonction est respectée. Au fond de la crypte, près du puits au fond carré d’un mètre orienté aux quatre points cardinaux, sommeille Ana. La déesse Ana, vierge et mère à la fois. Prima Materia que le Soleil vient féconder aux rythmes des cycles du temps.

Le Maître connaît parfaitement la Bible (et son origine). Il se réfère, bien évidemment, au texte biblique concernant la construction du temple par Salomon (2 - Chroniques - 3) : Temple spécialement construit pour abriter l’Arche d’Alliance :

" Puis il bâtit la salle du Saint des Saints dont la longueur de vingt coudées couvrait la largeur de la grande salle, et dont la largeur était de vingt coudées" Le texte spécifie qu’il s’agit de coudées "d’ancienne mesure"

Alors le Maître, aux pieds des deux tours rescapées de l’incendie, marque la largeur du temple de vingt coudées selon l’ancienne mesure :

vingt fois le Nombre d’Or fois un mètre 20 x "phi" x 1 mètre = 20 x 1,618 x 1 = 32,36 mètres. Mais c’est la largeur d’ouverture de la Porte du Temple d’Egypte. Cent vingt ans plus tard, le dernier Maître du Temple monte sur le bûcher.

Le Plan

Explication sur le schéma ci-dessus...

Cathédrale de Chartres :

Plan de la Porte incluant la géométrie de l’Arche (ci-dessous en orange) Arche, couvercle (propitiatoire) en place, de dimensions : Longueur : 52,36 mètres Largeur : 32,36 mètres

Le milieu de la longueur 52,36, c’est-à-dire 26,18 = phi au carré, est encadré au sud et au nord par deux colonnes cylindriques lisses de diamètre 1,309 m. = phi au carré/2. L’axe passe à l’aplomb de l’extrémité du sein de la vierge allaitante au sud, et par le milieu de la base du pilier de "Notre-Dame du Pilier" au nord. Le milieu de la largeur 32,36, c’est-à-dire 16,18, est le milieu de la nef bas-côtés compris. L’axe est l’axe d’Amon, issu du centre de la tour du Graal et aboutissant au milieu du seuil de la Porte. Cet axe passe par des "chérubins", roues ou cercles, qui sont, en partant du seuil de la Porte :

#  Le Chemin de Lumière ("labyrinthe") 
#  Les cercles de l’abside 
#  La tour du Graal

La "bordure d’or" est donc égale à 52,36 m. moins 50 m. (ou 32,36 m. moins 30 m.) = 2,36 mètres, répartis régulièrement tout autour, soit 2,36 / 2 = 1,18 m. Les colonnes rondes cantonnées de colonnettes octogones, ou octogones cantonnées de colonnettes rondes qui bordent l’Arche, ont un diamètre total, colonnettes comprises de 2,357 m. (cf. les colonnes chartraines). Le tracé de l’Arche, bordure d’or comprise, passe par le milieu de ces colonnes. C’est-à-dire 2,357 / 2 = 1,1785 m. La précision est de l’ordre de 1,18 - 1,1785 = 1,5 mm.

è-

Anagramme

Il y a, dans une colonnette du porche nord, une représentation d’un coffre ouvert posé sur un chariot. De ce coffre ouvert, pend un rat par la queue. Il ne s’agit donc pas de l’Arche, mais du coffre à côté de l’Arche (Samuel 1 - 6).

Sous cette représentation, est gravée la phrase "ARCHA CEDERIS" Soit 12 lettres, 5 et 7. C’est l’anagramme de " HIC ARCA RE DES " HIC trois lettres, ARCA quatre lettres, RE DES cinq lettres. Soit le triangle sacré 3, 4, 5, de périmètre 12. HIC pour "ici" ARCA pour "coffre" RE pour "de fait" DES archaïsme pour BES BES pour "les 2/3 d’un tout de 12 parties" 2/3 est un rapport sesquialtère, c’est-à-dire dont l’un des éléments est contenu une fois et demie dans l’autre.

Ainsi, la phrase "HIC ARCA RE DES" signifie : "ici l’arche est de fait aux deux tier". Et il est vrai, il suffit de regarder le plan, à hauteur de cette colonnette contenant l’inscription, le bas de l’Arche est aux deux tiers de la hauteur totale de la Porte en partant du sommet. L’Arche est bien à côté du coffre duquel pend le rat d’or.

Proportion

Il est bien évident que l’Arche n’est pas un coffre de 52,36 mètres de long sur 32,36 mètres de large et autant de haut. Elle serait difficilement transportable et peu discrète. Mais il est bien évident que si le Maître de Chartres a laissé tous ces indices, c’est pour nous désigner un endroit précis : A la croisée des deux axes dorés au-dessus de l’Arche, à une profondeur fatale de 16,18 mètres du dessus du couvercle, il y a un coffre de dimensions 0,5236 m x 0,3236 m x 0,3236 m.

Pierre de fondation du temple, graine contenant toutes les informations vitales, conformément aux préceptes égyptiens.

L’Arche fut bien "ramenée" d’Egypte par les Templiers.

Elle est "déposée" dans la cathédrale de Chartres, dont le plan est différent de toutes les autres cathédrales. Comme le plan de la chapelle de l'ancienne commanderie templière de Paulhac, en Creuse, est différent de toutes les autres chapelles, templière ou non ; mais plan en harmonie avec celui de la cathédrale de Chartres : même Principe, mêmes Nombres, même unité de mesure, le mètre. Mètre qui mesure le temps.

Conclusion

Dès les premières pages du premier Livre de la Bible, dans la Genèse, apparaît l’Egypte.

Le rituel de l’Arche est d’origine égyptienne.

A l’époque de construction de la cathédrale de Chartres, que ce soit celle romane ou bien celle gothique, les Templiers sont présents à Jérusalem.

Les principaux temples d’Egypte, alors tous quasiment intacts, y compris les pyramides de Gizeh, sont à quelques jours de cheval.

Que restait-il du temple de Salomon ? Rien. Celui-ci était entièrement rasé depuis plus de mille ans. Seule la mosquée d’Omar signalait son emplacement supposé. Mosquée qui figure sur la Boule du Temple.

A suivre...

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3 août 2007 5 03 /08 /août /2007 20:59

 

 

 

 2

Le message de la chapelle de St-Jean de Paulhac

 

par Pierre Dupuis

1 - Du carré Sator à la croix patté : chronique d'une découverte

 

Le relevé intérieur au sol des mensurations de la chapelle saint Jean de Paulhac montre une géométrie singulière :

Chaque carré intérieur au sol, indiqué par des colonnettes triples, mesure 5,6 mètres de côté, sauf le dernier, qui est oblong (actuel clocher), et s’obtient par rabattement de la diagonale.

n.b : Je renvoie, pour les propriétés de cette figure, à l’étude magistrale qu’en a fait l’égyptologue R.A. Schwaller de Lubicz, en particulier l’étude de la tombe de Ramsès IX, Vallée des Rois. Relation du mètre avec "pi" et la coudée royale. 


#  Il est bien évident que, pour pouvoir lire le nombre 56, il faut mesurer 5,6 mètres

Il existe bien d’autres données dans cette chapelle qui confirment la connaissance par son constructeur du système métrique. (une dalle au sol contient l’étalon métrique)

La longueur théorique intérieure est (3 + racine carrée de 5) x 5,6 = 29,3216 m. Soit 56 coudées royales. Le milieu théorique est donc 29,3216 / 2 = 14,6608 m. Ce qui nous rappelle la hauteur de la Grande Pyramide (146,608 m. = 280 coudées royales de 0,5236 m. = 56 "phi"2) De fait, il existe au milieu de la longueur, au sol, une dalle, signalée par des tracés géométriques sur le mur nord, rectangulaire, de dimensions 1,75 m. x 0,618 m. Entre le bord oriental de cette dalle et le milieu de la longueur intérieure de la chapelle, il y a un mètre. Le portail d’entrée, dont l’ordonnancement des claveaux est un subtil jeu de nombres renvoyant au Temple (carré SATOR), mesure dans sa hauteur d’ouverture "pi=3,14" dans le système métrique (3,1416 mètres). Et pi/2 dans sa largeur.

Ainsi, le plan au sol de la chapelle saint Jean de l’ancienne commanderie templière de Paulhac est le "montant" de la Porte mathématique fonction du nombre Pi, et la Porte complète est à Chartres. Porte de l’au-delà, bien connue des anciens égyptiens, dont le maître constructeur de Chartres a ramené la connaissance d’Egypte. Chartres, haut lieu druidique, qui est une "Porte" vers le Sidh (l’au-delà des Celtes). Porte qui s’ouvre la nuit de Samain. De retour d’Egypte, le maître a laissé une trace à Collioure, port d’embarquement pour ce pays à l’époque templière, gravée sur une pierre de l’ancienne forteresse.

La cathédrale de Chartres, porte de l’Au-delà

La porte du troisième pylône du temple de Karnac, se présentait ainsi : Amenhotep, XVIIIème dynastie

Au fronton de la porte, le disque solaire (ci-dessus en vert), connaissance des cycles des réincarnations (passages par la Porte), origine du Graal. A noter également : c’est à l’intérieur de ce pylône que furent retrouvés les blocs réemployés de la chapelle rouge d’Hatschepsout, inspiratrice du maître de Chartres. Le décryptage géométrique de cette porte est le suivant :

Pour la largeur d’ouverture de la porte valant 1, la hauteur vaut Pi, très exactement. Il s’agit de la porte "sba", qui signifie "étoile" et "enseignement" Enseignement que le maître de Chartres reçut dans le temple d’Egypte. A Chartres, le maître constructeur de la cathédrale gothique (1194), donne comme ouverture de la Porte 20 phi = 20 x 1,618 = 32,36 mètres - soit la largeur de la nef - (l’étalon est le mètre, conservé au fond du puits de la crypte). Ce qui donne comme largeur totale de la Porte 44 "phi" et comme hauteur totale 88 "phi" (phi = 1.1618). Le maître conserve ainsi la très antique fonction de Porte de l’au-delà au lieu sacré. La confirmation de l’étalon métrique du fond du puits est à l’aplomb de l’oeil gauche du Beau Dieu.

Le 11 juin 1194, la cathédrale romane de Chartres est ravagée par un incendie. Seules les deux tours du portail royal réchappent (sont conservées). C'est à partir de ces deux tours que le maître trace au sol le plan de la Porte.

Le premier élément construit est la "tour du Graal", actuelle tour nord de la chapelle saint Piat (ci-dessous en orange). Rappelons nous le disque solaire de la porte égyptienne ci-dessus. Elle fixe l’axe longitudinal de la cathédrale. Elle fixe aussi les nombres, le plan, et la mesure qui serviront à l’édification du bâtiment. Diamètre intérieur : 3,4 mètres, donc rayon 1,7 m. (le nombre du Graal est 17). Epaisseur du mur : 1,1 m. Soit diamètre extérieur 5,6 mètres. (cf. Paulhac) Le tracé du choeur est fait à partir du centre de la tour du Graal. Il est celui de la croix expliqué en premier temps. Le carré de base servant à la construction du choeur a 44 m. de côté. Chaque unité (correspondant à la palme) vaut 8,8 mètres. Le diamètre du choeur vaut donc 8,8 x 3 x "phi" = 42,716 m. L’écartement entre les deux tours étant de 7,777 m., la demi largeur de la nef est : 2,8 + 7,777 + 5,6 = 16,177 mètres = "Phi".

Toute la construction de la cathédrale est basée sur ce même principe de construction de la croix, avec les mêmes nombres et la même unité de mesure : le choeur, les piliers, le labyrinthe, les rosaces... Ci-dessus en violet : le plan au sol de la chapelle de Paulhac, tracé en proportion et à l’échelle. Ce qui implique la largeur des transepts de Chartres : 56 coudées royales. Ainsi, les deux statues dites du "Beau Dieu" et de "Sainte Anne", respectivement au porche sud et au porche nord, sont placées chacune à un sommet d’un triangle équilatéral, dont le troisième sommet est au centre du seuil de la Porte. Le côté de ce triangle vaut deux fois l’ouverture de la Porte (20 phi = 32,36m.). Soit 40 "phi".

Sa hauteur vaut 56 mètres.

Le nombre 56, que nous rencontrons depuis le départ (les 56 fosses du cercle d’origine de Stonehenge), est un nombre sacré. C’est le nombre du Canon Royal, issu de la Division Harmonique, modèle des proportions humaines, tant physiques que spirituelles.

Le Maître de Chartrez aurait-il pu employer pour la construction du temple, en ce lieu sacré de temps immémoriaux, de vils pieds de marchands drapiers ?

Certes non !...

C’est le mètre, longueur d’onde lumineuse qui est employé à Chartres (il est au fond du puits préceltique de la crypte), comme il est employé à Stonehenge et dans la Grande Pyramide. Puits qui marquait le Méridien d’Origine aux temps druidiques.

La suite... L'Arche d'Alliance à Chartres ?

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3 août 2007 5 03 /08 /août /2007 19:56

 

 

1

Du carré Sator à la croix pattée : chronique d’une découverte

 

 

par Pierre Dupuis



 

A Chartres, le puits "préceltique" de la crypte a un fond carré orienté aux quatre points cardinaux de un mètre de côté. C’était ce puits qui marquait le méridien zéro de nos lointains ancêtres, qui connaissaient depuis la nuit des temps l’unité de mesure que nous nommons le "mètre"... Les anciens égyptiens connaissaient eux aussi le mètre... Ce sont les judéo-chrétiens qui ont saccagé les temples "païens" où étaient conservés les étalons de mesures sacrés,dans leur soif de pouvoir. Mais il semble que l’heure du retour de flammes ait sonnée...

Quand le premier être humain s’assagit au haut d’une colline pour contempler le soleil, la lune et les étoiles dans leurs courses d’un horizon à l’autre, sa conscience s’éveilla. Conscience des rythmes de la Nature et de l’harmonie de l’univers. Sous le ciel de pluie, l’homme se mit à prier devant la sphéricité de l’arc-en-ciel et ses couleurs invariantes qu’il retrouvait dans la brume ondoyante des cascades. Sentiment de perception des lois et nombres qui le composaient et le liaient à la nature dans laquelle il baignait. Le soleil qu’il voit est rond. La lune qu’il voit est ronde. Les étoiles tournent autour d’un point central. L’homme compte le nombre de fois que le soleil revient à la même place à l’horizon et découvre les cycles. Cycles de la vie, de la mort, du perpétuel renouveau. La nature qui l’entoure est à la foi hostile et protectrice, mortelle et nourricière. L’homme pense et communique. Il compte, nomme et réfléchit. Il communique avec son semblable, avec les animaux, avec la nature.

Trois sites très célèbres, mais apparemment différents, sont cependant conçus selon les mêmes lois, les mêmes nombres, et le même étalon de mesure :

# Le cromlech de Stonehenge,
# La Grande Pyramide dite de Kheops,
# La cathédrale de Chartres.

Quelques données ...

A Stonehenge, la circonférence du cercle des trous dit d’Aubrey contient des fosses remplies de craie, régulièrement réparties et espacées. Elles sont au nombre de 56.

La hauteur d’origine de la Grande Pyramide était de 280 coudées royales de 0,5236m. Soit une hauteur de 280 x 0,5236 = 146,608 m. Soit 56 phi au carré

Pour un degré du parallèle de Chartres estimé à 73,687... km., la surface du cercle de ce parallèle vaut 56 millions de km. carrés. Simples coïncidences ?

Continuons les comparaisons :

# A Stonehenge, la distance qui sépare la Heelstone du centre des cercles concentriques de mégalithes est de 77,77 mètres. Au solstice d’été, le soleil se lève selon cette direction.


# L’angle au sommet de la Grande Pyramide est de 77° 7’ 7". Il pointe vers le soleil.


# L’écartement entre les deux tours de la chapelle dite saint Piat de la cathédrale de Chartres est de 7,777 mètres. Les deux tours regardent le soleil levant. Au-delà de la précision des mesures, un nombre apparaît déjà : le nombre sept des sept couleurs de la lumière. Si, après avoir mesuré l'écartement des deux tours de la chapelle saint Piat, nous en mesurons l’intérieur, nous trouvons 3,4 m. pour le diamètre intérieur, et 1,1 m. pour l'épaisseur du mur. Soit un diamètre total extérieur de 3,4 + 1,1 + 1,1 = 5,6 mètres.

Alors, compte tenu de l’alignement de ces deux tours sur le plan général au sol de la cathédrale (la tour nord est centré sur l’axe de symétrie), nous en déduisons la demi largeur de la nef : 2,8 + 7,777 + 5,6 = 16,177 mètres. Soit 16,18 ; c’est-à-dire le nombre "phi". La largeur de la nef (bas-côtés compris) est donc égale à vingt "phi" D’autres nombres communs apparaissent à la lecture du plan de ces trois monuments. Mais le plus évident, est que ces nombres ne sont lisibles que grâce à la connaissance de l’étalon de mesure commun aux trois, à savoir ce que nous appelons aujourd’hui le mètre. Ce qui signifie que les constructeurs de ces trois monuments, éloignés dans le temps et l’espace, avaient la même connaissance des mêmes lois, des mêmes nombres, et de la même unité de mesure : le mètre.

Le fond du puits préceltique de la crypte de la cathédrale de Chartres est un carré parfait, orienté selon les quatre points cardinaux, de côté un mètre. Puits qui fut entièrement comblé et caché vers le milieu du XVIIème siècle. En 1633, Galilée se rétracte devant l’Inquisition...

Découverte de la croix

Découverte en 1989 dans un dépôt de ferrailles de Basse Marche, elle est en fer massif, de poids 1,5 kg. Sa géométrie de construction est la suivante :

# 1 L’origine est un carré de côté cinq unité. Cette figure géométrique renvoie au très ancien carré magique SATOR, dont des exemplaires datant d'avant l’ère chrétienne sont connus. (Ex : Villa des Mystères à Pompéi) A l’époque de construction de la Grande Pyramide, l’unité de mesure était la coudée royale de 0,5236 m., subdivisée en sept palmes de 7,48 cm. Chaque palme divisée en quatre doigts de 1,87 cm. Pour la construction de la croix, le forgeron a pris comme mesure du côté du carré cinq palmes de 7,48 cm. Le côté du carré vaut alors 5 x 7,48 = 37,4 cm. On remarque que 37,4 est la septième partie de phi2. ( "phi"2 / 7 = 2,618 / 7 = 0,374 )

# 2 Puis une rotation (le ROTAS du carré SATOR) du quadrillage sur lui- même de 45° (un huitième de tour) fait apparaître une figure bien connue en Egypte antique, et encore de nos jours. Apparaît aussi la figure de l’octogone. C’est sur cette géométrie que seront bâties les colonnes de la cathédrale ; soit rondes à colonnettes octogones, soit octogones à colonnettes rondes. Soit, pour une raison précise, seulement cylindrique. La prédilection des templiers pour l’octogone est bien connue.

# 3 Pour délimiter les extrémités de la croix, un cercle est tracé, fonction du nombre d’Or. Si l’on désigne par a la longueur du petit carré de base (une palme), le rayon du cercle circonscrit à la croix est égal à 3/2 phi x a. Soit 3/2 x 1,618 x 7,48 = 18,153 cm. Les colonnes de la cathédrale, soit octogones cantonnés de colonnettes rondes soit rondes cantonnées de colonnettes octogones sont bâties sur ce plan de coupe. Le fût des colonnes est sur le premier cercle (circonscrit à la croix) ; le deuxième cercle, circonscrit aux deux carrés, circonscrit les colonnettes. Il est à noter que les colonnes, les rosaces et le choeur de la cathédrale de Chartres sont construits sur ce principe.

# 4 La croix apparaît. Le cercle circonscrit au carré central de trois unités permet le percement des quatre trous des quatre extrémités. Le cercle de périmètre un mètre passe par ces quatre trous. La croix "porte" le mètre. Si l’on se reporte à la figure précédente, en ce qui concerne les colonnes de la cathédrale : L’unité de base du quadrillage vaut 1/3 de mètre. Le fût des colonnes mesure 1,618 m. de diamètre ("phi"), le diamètre extérieur 2,357 m. Le carré interne (ci-contre en rouge), véritable âme de la colonne, est le carré de un mètre de côté et de surface.

Si on examine la croix, on constate au croisement des branches, la présence d’un gros rivet tronconique. Mais ce rivet n’est pas situé exactement au centre du croisement. Il est légèrement excentré sur une des branches, elle-même porteuse de deux chanfreins juste avant le triangle de l'extrémité. Ceci permet donc "d’orienter" la croix, excentration du rivet vers le haut (le nord). Sur la bordure extrême de la branche ouest se situe un signe gravé dans le fer, perpendiculaire à l’arête, en forme de "Y". Ce signe (hiéroglyphe), mesure sept mm. de long, et divise l’arête selon le nombre d’Or. Pour les anciens égyptiens, ce hiéroglyphe (dont un exemplaire en métal fut trouvé intact dans le sarcophage de Toutankhamon) confère à l'objet sur lequel il est apposé, le pouvoir de voyager à travers le temps et l’espace, afin de retrouver son destinataire.

L’excentration du rivet central guide vers l’angle de un septième de circonférence, et permet la construction d’une étoile à sept branches sur la croix :

Il s’agit de la représentation géométrique de la nature subtile et vibratoire de la lumière. Les deux cercles ainsi obtenus (circonscrit à la croix et circonscrit à l’étoile à sept branches) représentent le phénomène interférentiel des émissions d’ondes. (noeuds et ventres). On remarque que ces deux cercles ne sont reliés entre eux, sur le plan horizontal, que par un seul point, situé en face l’extrémité ouest de la croix. C’est sur ce Principe qu’est bâtie l’abside de Chartres. La lumière anime la matière.

Cette croix date du dernier quart du XIIème siècle et a été forgée à cette époque très probablement en la commanderie templière de Paulhac, en Creuse.



La chapelle de l’ancienne commanderie templière de Paulhac



De l’ancienne commanderie templière de Paulhac, en Creuse, il ne reste plus que la chapelle dite de saint Jean et son satellite, la chapelle dite de saint Fiacre. Elles sont classées sur la liste des Monuments Historiques par arrêté du 19 février 1938.

Il y a, à l’intérieur de la chapelle saint Jean, des fresques anciennes (découvertes depuis 1984).Parmi ces fresques, il y a officiellement des "croix de consécration". Une en particulier, se situe sur le mur de chevet. Il est facile d’y discerner un tracé géométrique simple sous les décors floraux (et les replis de robe d’un énigmatique personnage féminin) :



 

La croix décrite dans le premier temps entre très précisément dans cette "croix de consécration" peinte à fresque sur le mur de chevet de la chapelle saint jean de l’ancienne commanderie templière de Paulhac. Lorsque l’on tient sur le mur la croix en fer, appliquée exactement sur la croix "de consécration", et que l’on se retourne, on constate qu’un visage en pierre, élément d’une trilogie de console de colonnettes, regarde très précisément cette "croix de consécration". Et seulement sous cet angle particulier. Vu sous un autre angle, le visage n’est plus le même. Il s’agit du Maître constructeur de Chartres :

Une telle affirmation peut paraître fantaisiste, voire farfelue, aux yeux d’historiens d’aujourd’hui. Il faut donc admettre comme hypothèse l’existence dans des temps reculés, de sciences différentes de celles connues de nos jours. Il aurait été certainement très difficile d’expliquer à un homme du Moyen Âge la télévision, l’automobile, l’ordinateur et autres téléphones portables. Objets qui nous sont pourtant familiers. Mais il existe cependant un fil d’Ariane qui relie la commanderie de Paulhac à la cathédrale de Chartres.



La rose nord de Chartres, application concrète du principe de la croix

 

Le roi Abia indique le point de rencontre de l’étoile à sept branches et de l’étoile à six branches. Etoile à six branches construite sur le cercle circonscrit à la croix. L’étoile à sept branches se construit grâce à l’excentration du rivet central, sur le cercle de même diamètre, mais excentré. C'est le "point de rencontre" du visible et de l’invisible ; de la lumière et de la matière. L’étoile à 6 branches divise la circonférence de diamètre unité en "pi" / 6 = 0,5236. L’étoile à sept branches divise la même circonférence en "pi" / 7 = 0,4488. La différence "pi"/6 - "pi" / 7 = 0,0748 = une palme. (pour "pi" = 3,1416)



 

L’étoile à neuf branches, indiquée par les chanfreins de la branche nord.

Les cartouches des noms des douze rois de Juda, de par leurs différentes hauteurs à l’intérieur de chaque carré unité (de 1 m.), fixent la géométrie de construction de la croix. Un ancien égyptien aurait dit : "Douze hommes royaux gouvernent le Ciel"

 

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2 août 2007 4 02 /08 /août /2007 14:07

 Poursuivons donc le fabuleux livre de Fr.°. Reghellini de Shio. Nous avons vu que toutes les Sciences sacrées que Moïse connaissait forcément puisqu'il avait été instruit en Egypte ne se retrouve nulle part dans ce qu'il est "sensé" avoir écrit. Nous admettons sans problème qu'elle devait être orale et transmise aux Lévites qui en ont fait ce qu'ils en ont voulu. Nous savons aujourd'hui que le Pentateuque n'est pas son oeuvre. Que d'autres se sont chargés, à sa place, d'écrire son histoire ainsi que de transformer sa vie même, en puisant dans des traditions plus anciennes, notamment celle de Bacchus, ainsi que celle de Sargon, lui aussi sauvé des eaux. Alors qui est vraiment Moïse ? Pourquoi lui avoir collé sur le dos d'autres histoires que la sienne ? Il y a là, indubitablement, une volonté de dissimulation. ON a faussé son destin. ON a raconté au Peuple naïf un conte à dormir debout. Et ON lui a fait dire des choses qu'il n'a JAMAIS dites. Ca, c'est une certitude.

Cependant, Moïse connaissait la Tradition sur le monde, notamment la Genèse ainsi que la fabuleuse histoire du Déluge, commun lui aussi à tous les Peuples. Les Egyptiens la connaissaient. Mais comme vous le constaterez sur un extrait d'ouvrage que nous poserons plus tard, eux-mêmes la tenait de traditions antédiluviennes. Il faut aussi savoir que la Tradition Egyptienne est plus ou moins copiée sur celle de l'Inde. On y retrouve notamment la notion de castes. Où la troisième, la honnie, celle du Peuple à droit à des histoires à dormir debout pour la maintenir dans l'ignorance. De l'Inde à l'Egypte, cette notion est passée bien évidemment aux Lévites -scribes de la Loi de Moïse- qui ont gardé la Vérité sous le boisseau pour continuer d'asservir nos ancêtres israélites.

Ils ne se sont pas privés d'utiliser des tours de magie pour leur faire croire que c'était Dieu qui opérait des catastrophes ou des miracles. Ils avaient là-dessus copié sur la caste sacerdotale Egyptienne qui possédait tous les privilèges, y compris celui de faire les Rois et d'exiger du Peuple un tribu pour s'enrichir. Du style, "Si tu ne donnes pas une offrande, Dieu te punira..." et oui, Dieu a bon dos dans le commerce crapuleux des hommes. Leur devise était la suivante "Il vaut mieux obéir à Dieu qu'aux hommes...", alors on fait dire à l'Eternel tout ce qui nous arrange. Comme vous pourrez le lire ci-dessous.

Nos ancêtres étaient tellement pressurés par l'avidité des prêtres, lévites, sacrificateurs, etc... que ne pouvant plus supporter l'imposition de cette caste odieuse, ils en vinrent à s'adonner au commerce avec tout ce que cela comporte, bien sûr, de dérives. Les émoluements de cette mafia consistait en la dime de tout ce que la Terre produisait ainsi que des animaux. Voilà un extrait pour vous mettre en bouche... "Les prêtres avaient l'offrande des premiers arbres et les premiers animaux, ainsi que les premiers nés des animaux domestiques et des hommes. Les parens rachetaient leurs premiers nés, moyennant la somme de cinq sicles. Le sicle, dit Calmet, valait 1 livre 16 s. 2 d. de France. Ainsi les parens payaient, pour leurs premiers nés, 7 liv. 1 s. 8 d. de France. Outre cela, les Israélites devaient donner une capitation au Temple, et ce tribut annuel était d'un demi-sicle. Déjà les prêtres avaient obtenu de Moïse 15 villes et les Lévites 35 en toute propriété. Les offrandes faites au Temple étaient pour les prêtres qui avaient persuadé au peuple hébreu qu'il devait trois fois l'année se présenter devant le Seigneur, et n'y paraître jamais les mains vides." On possède là déjà une partie de la Vérité sur CE qui a mis le grappin sur nos ancêtres ignorants, crédules et naïfs.

Vous pourrez découvrir aussi comment ils utilisaient cette crédulité, pour tous les miséreux, les malades de la lèpre par exemple... le prêtre purificateur se livrait à toutes sortes de simulacres qui bien entendu ne guérissaient pas le malade. Mais ils le faisaient revenir avec des offrandes dix fois supérieures aux premières... on comprend mieux quand on lit tout ça pourquoi Ieschoua a été assassiné. Lui, savait la Vérité. Il savait aussi ce qu'était devenue la Loi de Moïse sous l'emprise de cette cohorte. Ils ont senti venir le danger et vu surtout l'abollition de tous leurs privilèges si le Peuple L'écoutait.

Il n'empêche que cette cohorte qui  a fondé véritablement la Première Maçonnerie. THUBALKAIN -possession du monde- est une de leurs clefs. On comprend donc l'Esprit qu'elle peut posséder, encore de nos jours... et par là-même mieux comprendre l'Esprit du Sionisme International à qui les descendants de nos ancêtres paient toujours le tribut, ainsi que les incrédules qui n'y voient pas plus loin que le bout de leur nez.

 

 

 

 

La Maçonnerie

considérée comme le résultat

des religions Egyptienne, Juive et Chrétienne

par le Fr.°. Reghellini de Shio

1842

"Il existe au fond de nos coeurs un désir insatiable de connaître la vérité"

11ème partie

10ème partie

9ème partie

 

 1ère partie

CHAPITRE VII.

2ème partie


Les historiens, tant anciens que modernes, conviennent que la théocratie fut le premier gouvernement des premières sociétés civiles, et soyons bien persuadés que, de nos jours même, une grande partie de la terre lui est soumise.

Les Lévites, par leurs traditions, savaient que les prêtres égyptiens avaient gouverné l'Egypte, et que, malgré l'établissement des Rois, les prêtres avaient conservé une domination sur l'esprit public, qui les rendait en bien des choses supérieurs même aux Rois.

Le corps des prêtres égyptiens était dépositaire
des lois et des sciences, l'interprète des Dieux, le surveillant et le juge des Rois , auxquels il faisait un procès sévère après leur mort, en mettant en évidence leurs vertus et leurs faiblesses.

Ces mêmes prêtres, pour soutenir leur empire, enseignaient qu'il valait mieux obéir à Dieu qu'aux hommes. Ces doctrines malheureusement passèrent chez les prêtres juifs, et de ceux-ci chez les prêtres de Rome. Il est bien aisé aujourd'hui de se convaincre que cette aveugle obéisssance prêchée aux Dieux respectifs par les plus anciens prêtres, n'était qu'une obéissance aveugle à eux-mêmes, qui avaient su se faire passer pour les interprètes et les organes de la volonté divine. Si on lit avec quelqu'attention la Bible, elle prêche à toutes les pages l'obéissance aux prophètes, à l'autorité des prêtres et des patriarches, qui est toujours comparée à l'autorité paternelle et à la divine.

Nous avons vu placer la Verge d'Aaron dans l'Arche avec les Tables de la Loi.
Les prêtres juifs surent, libres ou esclaves, profiter de ce privilège tout-puissant. De nos temps, la domination des prêtres de Rome balance en bien des pays l'autorité souveraine (57); ils veulent être comme les prêtres juifs, les conservateurs de toute science et les interprètes de la volonté divine ; ils nous démontrent par-là que les prêtres ont toujours cherché et quelquefois trouvé la solution du fameux problème d'Archimède, en s'emparant d'un point idéal dans le ciel, au moyen duquel ils remuent à leur profit leurs sectateurs et le monde entier.

L'avidité des anciens prêtres et des Lévites était poussée si loin, que les Juifs, ne pouvant plus supporter le poids des impositions sur les terres et sur les animaux, s'adonnèrent au commerce, les produits de l'agriculture étant absorbés (58) par le sacerdoce.

Dans Joseph, Antiq., liv. 3, c. 8, on voit que les
fonctions des prêtres juifs étaient le service du temple, l'instruction du peuple, le jugement des affaires, des causes de divorce, des eaux de jalousie (59) , la bénédiction du peuple, le droit de sonner les trompettes sacrées (60) ; que leurs émolumens consistaient dans la dîme de tout ce que la terre produisait, et des animaux qui paissaient sous la Verge du pasteur. Les prêtres avaient l'offrande des premiers arbres et les premiers animaux, ainsi que les premiers nés des animaux domestiques et des hommes. Les parens rachetaient leurs premiers nés, moyennant la somme de cinq sicles. Le sicle, dit Calmet, valait 1 livre 16 s. 2 d. de France. Ainsi les parens payaient, pour leurs premiers nés, 7 liv. 1 s. 8 d. de France. Outre cela, les Israélites devaient donner une capitation au Temple, et ce tribut annuel était d'un demi-sicle. Déjà les prêtres avaient obtenu de Moïse 15 villes et les Lévites 35 en toute propriété.

Les offrandes faites au Temple étaient
pour les prêtres qui avaient persuadé au peuple hébreu qu'il devait trois fois l'année se présenter devant le Seigneur, et n'y paraître jamais les mains vides.

Ils recevaient aussi
la peau, l'épaule et la poitrine des victimes ; outre tous ces avantages, en temps de guerre, on prélevait un cinquantième sur tout le butin, dont une moitié était allouée aux prêtres, et l'autre aux Lévites.

Nous avons dit que les Israélites étaient exposés à la lèpre. Les prêtres étaient chargés de la distinction des différentes sortes de lèpres du corps, des meubles et immeubles; ils étaient chargés de sa purification, dont voici la cérémonie cabalistique, et les profits qu'ils en tiraient.

Après que les prêtres avaient déclaré un lépreux guéri, il devait retourner à eux avec
deux oiseaux, qui ordinairement étaient des tourterelles ou des colombes. L'un était immolé, et son sang était reçu dans un vase d'argile plein d'eau de source.

Le
prêtre purificateur attachait à l'oiseau vivant deux petites branches, une de cèdre, l'autre d'hyssope, liées ensemble par un ruban de laine cramoisi. Il plongeait cet oiseau dans le vase contenant l'eau dans laquelle on avait reçu le sang du premier ; ensuite il en aspergeait le lépreux, puis laissait envoler l'oiseau.

Au bout de sept jours, le lépreux , après s'être
lavé et coupé tout le poil du corps , devait se présenter au Tabernacle, avec deux agneaux et une jeune brebis , une mesure de farine arrosée d'huile, et un pot d'huile pure. Le prêtre purificateur recevait tout cela, immolait un agneau pour le péché, l'autre pour l'holocauste, et la brebis pour le délit. Après ce sacrifice, le prêtre prenait du sang de l'hostie pour le délit, en mettait sur l'oreille droite, sur le pouce du pied et de la main droite du lépreux; ensuite le même purificateur versait dans sa main droite de l'huile offerte, en faisant sept aspersions avec les doigts vers le Tabernacle, et oignait l'oreille, les pouces de la main et du pied droit du lépreux qui, au moyen des présens qu'il faisait au prêtre et des momeries magnétiques de celui-ci, se trouvait purifié.

Les prêtres et Lévites, quoiqu'esclaves dans Babylone, se rappelaient leurs richesses et leurs droits; ils étaient aussi convaincus que c'était par les sciences acquises en Egypte ( et qu'ils avaient professées depuis Moïse), qu'ils s'étaient attiré la vénération des autres tribus d'Israël, et s'étaient rendus aussi puissans ; de semblables souhaits dirigèrent les Lévites dans leurs premières institutions secrètes, en établissant des Ordres dans le sacerdoce, comme il paraît par le mot thubalkain, qui se trouve souvent dans leurs livres sacrés : ce mot est conservé dans la première parole de passe, et d'admission dans le premier degré du rite Ec.'.Ref.'. ; il se trouve aussi dans la maîtrise du rite An.'. etAc.'., et autrement placé encore dans d'autres rites.

Le mot
thubalkain veut dire possession du monde, but que bien des ordres religieux en Espagne et en France se sont proposé, mais plus que tous, l'Ordre appelé par Voltaire, les gardes du corps du Pape, les Jésuites, qui, par des sociétés secrètes (61) et des missions, cherchent à envahir la surface de la terre.

On admettait
les candidats Lévites au sacerdoce, par des préparations usitées indistinctement dans tous les mystères, ce qui est expliqué par la première parole sacrée Jàkin, que nous conservons et qui veut dire aussi préparation (62). Il est bon d'observer que la langue chaldéenne, quoique très expressive, est pauvre, et que le même mot a plusieurs significations, selon le sens et la phrase où il se trouve employé.

La Maçonnerie de Salomon avait, comme on l'a dit,
consacré les symboles de mort répandus dans tous les mystères orientaux. Nous le répétons, les Egyptiens pleuraient Osiris mort, pour le Soleil arrivé à la fin de sa course au solstice d'hiver ; les Ethiopiens Memnon , les Perses Mythras, les Grecs Bacchus, d'autres Atys, les Babyloniens Adonis ; tous ces peuples différens ont établi la passion, la mort, la résurrection de leur respective divinité, qui n'était, dans le fait, que le Soleil.

Chez les Juifs , on devait appliquer cette légende à
Hiram, constructeur du Temple de Salomon, qui jouait un si grand rôle dans la Mystagogie juive.

On doit regarder le Mythe d'Adon-Hiram, comme l'une des formes les plus anciennes de la personnification solaire introduite dans les Temples maçonniques, qui ont conservé ce mystère, comme dans son institution primitive. On est surpris de trouver le même Mythe dans la passion et le supplice de Jésus-Christ : c'est le sacrifice de son corps, de son sang ; c'est sa mort, le noeud essentiel qui unit les Chrétiens, et que ceux-ci rappellent par une cérémonie commémorative, celle de la communion ; elle existe dans les mystères des anciennes religions, et, pour un cas semblable, l'allégorie de la future rédemption figure dans les mystères maçon.'., comme on le voit par la mort mystique d'Hiram, Grand-Architecte, assassiné par trois compagnons qui voulaient lui ravir cette parole sacrée, tant vénérée par les Juifs, et qui avait occasionné la fête et la commémoration du 10 Thischri. Il est à supposer que les Lévites durent attacher à la parole perdue , par cet assassinat, une seconde allégorie, la rapportant à la liberté, aux biens, à l'autorité perdue à la suite de leurs derniers Rois.

Qu'il nous soit permis de répéter que cette parole de Jéhovah, que le Grand-Prêtre des Juifs ne pouvait prononcer qu'une seule fois par année, était
en si grande vénération prés des Lévites, que la peine de mort fut ordonnée sous l'empire de la Loi mosaïque contre les blasphémateurs de cette parole; les Israélites se servaient d'autres mots, qui se rapportaient à celui-ci, pour exprimer Dieu; néanmoins ils les respectaient tous, ils cherchaient même à les sanctifier de toute manière, ils les prononçaient avec une grande vénération, ne s'en servant (63) que dans de grands périls, ou pour un usage particulier de dévotion. Cette parole Jéhovah, dans les mystères juifs, s'étant perdue comme on a vu par la fête et cérémonie du 10 Thischri, les prêtres et Lévites firent un devoir aux initiés de la chercher, de la trouver, et de mettre tout en oeuvre pour venger l'assassinat supposé. Il est constaté que nous conservons ces pratiques, la première dans le Chevalier Ecossais, et la seconde dans les Elus.

Ainsi qu'on vient de le dire, toutes les religions de l'antiquité avaient
puisé leurs principes chez les Egyptiens, où se trouvait la commémoration par nous expliquée de la mort d'Osiris, et l'allégorie mystérieuse de sa vengeance sur ses meurtriers. Les prêtres juifs n'ont fait que substituer Hiram à Osiris; quelques rites, en place d'Hiram , ont Adon-Hiram, qui était le héros des Babyloniens.

La commémoration de ces vengeances n'était
point instituée chez les Egyptiens, ni chez les autres peuples, ni dans nos mystères, pour des fins sanglantes, comme quelques détracteurs se sont plu à le répandre faussement, et comme on le verra par la suite (64); elle se rapporte aux simples opérations de la nature, qui n'offre que guerres continuelles entre le principe générateur et le principe destructeur, doctrines invariables que les prêtres égyptiens enseignèrent toujours à leurs néophytes.

Ainsi les anciens instituteurs des mystères, dans l'application particulière
de leurs vengeances simulées, faisaient allusion à telle histoire ou à telle légende : ce que nous avons adopté après eux dans nos différons degrés et rites : de là , des visionnaires mal instruits et malicieux ont essayé de persuader que nous voulions réellement les exécuter, et que le néophyte devait venger ces assassinats allégoriques sur leurs auteurs, soit figurativement, soit implicitement, ou sur ceux qui les représentent.

Qu'on se désabuse; ces vengeances ne sont que les allégories des effets de la nature, ou du conflit perpétuel de la Génération avec la Destruction de l'oeuvre qui produit la Régénération ou Réparation des êtres, ce qu'on a si souvent répété : vérités incontestables enseignées par les prêtres égyptiens, principes fondamentaux de tous leurs mystères et de tous leurs dogmes comme du nôtre.

Les Lévites durent se servir de la branche sacrée de l'Acacia pour figurer l'assassinat d'Hiram : nos instituteurs choisirent cette branche d'arbre, car elle était commune à tous les mystères anciens.

On verra que les Sabéens et les Chrétiens de St Jean honoraient cet arbre, et se servaient d'une de ses branches dans les initiations. Les Sabéens appelaient cet arbre Houzza; ce nom se trouve littéralement être celui de l'acclamation et du vivat des Maçons Ecossais Houzé, qu'on écrit Huzza. La Maçonnerie d'Ecosse, d'Angleterre, de France, d'Italie, d'Allemagne, a emprunté son cri de joie au rameau des initiés, et le place en tête de ses
chartes et capitulaires.

Ce symbole, au commencement de nos mystères, est un objet de tristesse, mais l'alégresse le suit de près: or, à la manifestation d'Hiram,
les Juifs durent y unir l'allégorie du bois qui donne le salut, et l'Acacia était regardé pour le Lignum salutis. On prétend que la croix de Jésus était de cet arbre (65).

Les Parsis, peuple de l'Orient, conservaient encore, dans certaines fêtes, l'emploi d'un rameau mystérieux, quelquefois végétal, le plus souvent métallique : c'est un signe qu'on retrouve partout où il y a trace d'initiation.

Nous le trouvons dans le gui des Druides et dans la fête des Rameaux des Chrétiens de Rome, laquelle précède de cinq jours la commémoration de la mort de Jésus sur le Bois de salut.

Quelques critiques ont avancé que les prêtres de Rome conservent l'emblème de l'Acacia , qu'eux aussi sont initiés (66), qu'ils ont des signes allégoriques, mais qu'ils ne les comprennent pas; ces mêmes critiques disent encore que l'usage de ces objets sacrés ne sert qu'à alimenter leur puissance, se borne chez eux à des cérémonies insignifiantes, et qu'ils ne pratiquent pas généralement les vertus que leurs emblèmes et leurs cérémonies sont destinés à leur retracer.

Un grand nombre de médailles et d'abraxaa, qui portent l'initiation, sont accompagnés d'un rameau. (Voyez Montfaucon et ses planches des 1er et 2e vol.)

Les Parsis se servaient aussi dans leurs mystères
de branches sacrées de HOM , elles n'étaient propres au service religieux qu'après qu'elles étaient restées trempées pendant un an dans l'eau bénite (Voyage aux Indes, par Kleucher et Zendavesta, m, 6 ). Les rameaux des Chrétiens romains doivent être également bénis et aspergés avec de l'eau bénite par un prêtre; alors les crédules leur attribuent des pouvoirs miraculeux, même celui d'écarter la foudre.

On lit dans Herden (Philosophie de l'Histoire, tom. III, § 29), que les habitans des bords du Gange s'y baignent pour l'expiation de leurs péchés; mais il faut qu'ils tiennent à la main des brins de paille bénis par un Brama, sans quoi l'immersion est nulle.

Cette mort mystérieuse et cette branche qui la manifeste, se trouve aussi dans les mystères des anciens Romains ; nous ne faisons que rapporter ce qu'un moderne savant, l'auteur du Poème de la Maçonnerie, observe très judicieusement (ce qui avait été dit par l'Encyclopédie Maçonnique), qu'il y a
une analogie frappante entre l'initiation romaine et celle des Egyptiens, qui est la même que celle des Maçons d'aujourd'hui.

Les cérémonies maçonniques ont un rapport marqué avec plusieurs passages de Virgile, qui, non seulement les expliquent, mais même
seraient inintelligibles sans lui. Ainsi, par exemple, dans son 6e livre de l'Enéide , Enée descend aux Enfers, cherche la branche fatale et mystérieuse (qu'on a comparée au gui dont se servaient les Druides dans leurs mystères ) : là, il découvre le corps de Misène, tué par un Dieu jaloux. Virgile, après avoir décrit le mystère de la putréfaction et de la chair qui se détache du corps, nous dépeint son héros frappant de son épée des monstres terribles qui s'opposent à son passage , et triomphant enfin de tous les obstacles, même des quatre élémens qui se trouvent précisés dans ses vers.


L'incertitude qui a régné longtemps sur l'affinité des anciens mystères avec ceux des Maçons, a disparu par la comparaison et par le récit des épreuves des anciens ; l'on voit clairement qu'en elles tout est emblématique, qu'on y représentait aux initiés l'avantage des sociétés,  la nécessité des lois qui en découlaient; on y prouvait que l'initiation était un secours de plus pour parvenir à l'exercice de ses devoirs, et qu'il fallait la pureté du cœur et l'habitude des vertus pour l'obtenir. On peut se persuader et on peut dire qu'il est démontré clairement que, par l'initiation, on parvenait à la connaissance des secrets de la nature, et à la vérité ; que cette dernière toute nue ne convenait pas pour tous les yeux ; aussi pour participer à cette connaissance, exigeait-on des épreuves, des grades de mérite, en un mot, il fallait s'en rendre digne.

Ces obstacles préliminaires, que nous lisons dans Setos et dans Virgile, constituaient, à proprement parler, l'initiation ; nos sages instituteurs ont voulu, en les rendant difficiles à surmonter, ne pas rendre trop générale la connaissance des vérités, qui auraient été nuisibles aux hommes non destinés à connaître la nature dans sa pureté native : voilà pourquoi, dans les Temples égyptiens, la nature, qui ne représentait que la vérité, était voilée. Mais revenant au poème de Virgile, la Descente d'Enée aux Enfers, réunit sur l'initiation tout ce qu'on ne trouve qu'avec peine dans une multitude d'auteurs; on y voit les épreuves et les cérémonies des mystères; on y trouve les mêmes doctrines : car si l'on examine les discours de la Sybille, dans le langage qu'elle tient, nous trouvons celui des préparateurs égyptiens et juifs, qui étaient chargés d'instruire et de conduire l'initié dans les épreuves, et le discours d'Anchise nous dévoile le Hiérophante égyptien, juif et grec, qui instruit l'initié après les épreuves; il roule tout entier sur l'Etre Suprême, sur l'immortalité de l'âme, sur les récompenses et punitions futures.


D'après ce que nous venons d'exposer, on peut aisément conclure que les Juifs, fondateurs de ces nouveaux mystères, indépendamment de ce qu'ils choisirent, pour l'Etre allégorique, un personnage illustre, réellement figuré dans la construction du Temple de Salomon, cherchèrent encore qu'il donnât par quelque rapport une idée du sens mystérieux, de l'objet et du fond de l'allégorie cachée : ainsi, ils choisirent Hiram, parce que la Bible, liv, III des Roig, chap. 7, V. 13, le cite comme le fondeur, le ciseleur, le sculpteur de Salomon, ce qui se trouve confirmé par Joseph ; ils le choisirent par une analogie très remarquable, car il était le fils de Ur, et, ce mot chez les Juifs se prend pour le feu , qui est le principal des quatre élémens, cause de toute génération chez les Perses et chez les Egyptiens.


Il est à remarquer de plus, que chez toutes les nations qui avaient admis dans leur religion et leurs mystères, le culte du Soleil, les Hiérophantes cachaient l'objet de leur vénération par la substitution d'un des héros de leur pays; les uns établirent la légende de Phthas, les autres d'Osiris, de Bacchus, d'Hercule, de Mithras, d'Ammon, etc. Les Lévites ont dû choisir Hiram, d'après l'exercice de son art, et d'après le nom de son père, pour l'être allégorique qui représente le Grand-Architecte du Temple de Salomon ; ces Lévites, lors de leur esclavage à Babylone , durent regarder cette liturgie comme l'allégorie de leurs pouvoirs, biens et liberté perdus par leurs Rois. Nous avons souvent occasion de reproduire de pareils faits, et la nature de notre sujet nous y force.

Cette allégorie et cette légende d'Hiram varient dans nos Temples ; il en est de même de celle de ses trois assassins.

Elle est
l'allégorie de Jésus-Christ dans la Maçonnerie couronnée, et est suivie par les Bons Cousins.

Jésus-Christ, comme le Soleil,
termine sa carrière, apostrophé par le mauvais principe ou par le mauvais larron. Le bon principe suit le Christ dans sa gloire : on a même voulu faire ressortir davantage l'allégorie dans le tremblement de terre, dans les ténèbres, dans le bouleversement de la nature, qui suivent la mort du Divin Maître, de même que si réellement le Soleil s'était anéanti. Hiram , dans la Maçonnerie ancienne et acceptée dans un de nos Ordres, est l'emblème de Jésus-Christ, du Grand-Architecte, de son Eglise ; dans un autre, il représente l'ordre parfait qui se trouve dans la nature.

Douzième partie

 Notes :

(57) Voyez ce que la junte apostolique a osé en Espagne, en 1815, et ce que sont les congrégations de Jésus en France.

(58) Si on lit le Deutétonome et le Levitigue, on sera convaincu de cette assertion. On ne pouvait se présenter devant les prêtres les mains vides. Dulaure, dans son Histoire de Paris, rapporte des ordonnances des premiers évêques de la Gaule, qui établissaient les mêmes droits sur tous les Chrétiens.

(59) La cérémonie des eaux de jalousie se pratiquait de la manière suivante, Nombres, ch. 3 : «Lorsqu'une femme sera tombée en faute, et que, méprisant son mari, elle se sera approchée d'un autre homme, le mari la mènera devant le prêtre avec une offrande de la dixième partie d'une mesure de farine d'orge ; le prêtre la présentera au Seigneur, après il prendra de l'eau sainte dans un vase, il y mettra un peu de la terre du pavé du Tabernacle , il découvrira la tête de la femme et il mettra sur ses mains le sacrifice destiné pour renouveler le souvenir de son crime : le prêtre tiendra dans ses mains les eaux très-amères sur lesquelles il a prononcé des malédictions avec exécration, il donnera les eaux à boire à la femme : si son ventre n'enfle pas, e.t si elle n'en meurt pas, elle est innocente. »

(60) Les prêtres chrétiens changèrent cet usage en celui des cloches.

Posté par Adriana Evangelizt

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Published by Adriana Evangelizt - dans FRANC MACONNERIE
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2 août 2007 4 02 /08 /août /2007 12:34

 Le Déluge vu par le regard caustique de Voltaire qui met bien en évidence la "désinformation" de certains auteurs de l'époque notamment dans la traduction des textes. On remplace un mot par un autre, on donne un sens faux à une expression et ainsi on fait en sorte que le Mensonge devienne une vérité planétaire... jusqu'à quand ça va durer ?

 

DÉLUGE UNIVERSEL

par Voltaire

Extrait de ses Oeuvres Complètes Tome XIII

 

Nous commençons par déclarer que nous croyons le déluge universel, parce qu'il est rapporté dans les saintes Écritures hébraïques transmises aux chrétiens.

Nous le regardons comme un miracle :

1)   Parce que tous les faits où Dieu daigne intervenir dans les sacrés cahiers, sont autant de miracles.

2° Parce que l'Océan n'aurait pu s'élever de quinze coudées, ou de vingt et un pieds et demi de roi, au-dessus des plus hautes montagnes,
sans laisser son lit à sec. et sans violer en même temps toutes les lois de la pesanteur et de l'équilibre des liqueurs, ce qui exigeait évidemment un miracle.

3° Parce que, quand même il aurait pu parvenir à la hauteur proposée,
l'arche n'aurait pu contenir, selon les lois de la physique, toutes les bêtes de l'univers et leur nourriture pendant si longtemps, attendu que les lions, les tigres, les panthères, les léopards, les onces, les rhinocéros, les ours, les loups, les hyènes, les aigles, les éperciers, les milans, les vautours, les faucons, et tous les animaux carnassiers, qui ne se nourrissent que de chair. seraient morts de faim, même après avoir mangé toutes les autres espèces.

On imprima autrefois, à la suite des Pensées de Pascal, une dissertation d'un marchand de Rouen nommé
Le Pelletier, dans laquelle il propose la manière de bâtir un vaisseau où l'on puisse faire entrer tous les animaux, et les nourrir pendant un an. On voit bien que ce marchand n'avait jamais gouverné de basse-cour. Nous sommes obligés d'envisager M. Le Pelletier, architecte de l'arche(1), comme un visionnaire qui ne se connaissait pas en ménagerie, et le déluge comme un miracle adorable, terrible, et incompréhensible à la faible raison du sieur Le Pelletier, tout comme à la nôtre.

4° Parce que l'impossibilité physique d'un déluge universel, par des voies naturelles, est démontrée en rigueur; en voici la démonstration.

Toutes les mers couvrent la moitié du globe ; en prenant une mesure commune de leur profondeur vers les rivages et en haute mer, on compte cinq cents pieds.

Pour qu'elles couvrissent les deux hémisphères seulement de cinq cents pieds, il faudrait non seulement un océan de cinq cents pieds de profondeur sur toute la terre habitable, mais il faudrait encore une nouvelle mer pour envelopper notre océan actuel ; sans quoi les lois de la pesanteur et des fluides feraient écouler ce nouvel amas d'eau profond de cinq cents pieds que la terre supporterait.

Voilà donc deux nouveaux océans pour couvrir, seulement de cinq cents pieds, le globe terraqué.

En ne donnant aux montagnes que vingt mille pieds de hauteur, ce serait donc quarante océans de cinq cents pieds de hauteur chacun, qu'il serait nécessaire d'établir les uns sur les autres, pour égaler seulement la cime des hautes montagnes. Chaque océan supérieur contiendrait tous les autres, et le dernier de tous ces océans serait d'une circonférence qui contiendrait quarante fois celle du premier.

Pour former cette masse d'eau, il aurait fallu la créer du néant. Pour la retirer, il aurait fallu l'anéantir.

Donc l'événement du déluge est un double miracle, et le plus grand qui ait jamais manifesté la puissance de l'éternel souverain de tous les globes.

Nous, sommes très surpris que des savants aient attribué à ce déluge quelques coquilles répandues ça et là sur notre continent.

Nous sommes encore plus surpris de ce que nous lisons à l'article DÉLUGE du Grand Dictionnaire encyclopédique; on y cite un auteur(2) qui dit des choses si profondes, qu'on les prendrait pour creuses. C'est toujours
Pluche ; il prouve la possibilité du déluge par l'histoire des géants qui firent la guerre aux dieux.

Briarée, selon lui, est visiblement le déluge, car il signifie la perte de la sérénité; et en quelle langue signifie-t-il cette perte ? en hébreu. Mais
Briarée est un mot grec qui veut dire robuste. Ce n'est point un mot hébreu. Quand par hasard il le serait, gardons-nous d'imiter Bochart, qui fait dériver tant de mots grecs, latins, français même, de l'idiome hébraïque. Il est certain que les Grecs ne connaissaient pas plus l'idiome juif que la langue chinoise.

Le géant Othus est aussi en hébreu, selon Pluche,
le dérangement des saisons. Mais c'est encore un mot grec qui ne signifie rien, du moins que je sache; et quand il signifierait quelque chose, quel rapport, s'il vous plaît, avec l'hébreu?

Porphyrion est un tremblement de terre en hébreu; mais en grec c'est du porphyre. Le déluge n'a que faire là.

Mimas, c'est une grande pluie; pour le coup en voilà une qui peut avoir quelque rapport au déluge. Mais en grec mimas veut dire imitateur,
comédien; il n'y a pas moyen de donner au déluge une telle origine.

Encelade, autre preuve du déluge en hébreu; car, selon Pluche, c'est la fontaine du temps; mais malheureusement en grec c'est du bruit.

Ëphialte, autre démonstration du déluge en hébreu; car éphialte, qui signifie sauteur, oppresseur, incube, en grec, est, selon Pluche, un grand amas de nuées.

Or, les Grecs ayant tout pris chez les Hébreux, qu'ils ne connaissaient pas, ont évidemment donné à leurs géants tous ces noms que Pluche tire de l'hébreu comme il peut; le tout en mémoire du déluge.

Deucalion, selon lui, signifie l'affaiblissement du soleil. Cela n'est pas vrai ; mais n'importe.

C'est ainsi que raisonne Pluche ; c'est lui que cite l'auteur de l'article DÉLUGE sans le réfuter. Parle-t-il sérieusement? se moque-t-il? je n'en sais rien. Tout ce que je sais, c'est qu'il n'y a guère de système dont ou puisse parler sans rire.

J'ai peur que cet article du Grand Dictionnaire, attribué à M. Boulanger, ne soit sérieux; en ce cas nous demandons si ce morceau est philosophique? La philosophie se trompe si souvent que nous n'osons prononcer contre M. Boulanger.

Nous osons encore moins demander ce que c'est que l'abîme qui se rompit et les cataractes du ciel qui s'ouvrirent. Isaac Vossius nie l'universalité du déluge ; hoc est pie nugari. Calmet la soutient en assurant que les corps ne pèsent dans l'air que par la raison que l'air les comprime. Calmet n'était pas physicien, et
la pesanteur de l'air n'a rien à faire avec le déluge. Contentons-nous de lire et de respecter tout ce qui est dans la Bible sans en comprendre un mot.

Je ne comprends pas comment Dieu créa une race pour la noyer et pour lui substituer une race plus méchante encore;

Comment sept paires de toutes les espèces d'animaux non immondes vinrent des quatre quarts du globe, avec deux paires des immondes, sans que les loups mangeassent les brebis en chemin, et sans que les éperviers mangeassent les pigeons, etc., etc.

Comment huit personnes purent gouverner, nourrir, abreuver tant d'embarqués pendant près de deux ans ; car il fallut encore un an, après la cessation du déluge, pour alimenter tous ces passagers, vu que l'herbe était courte.

Je ne suis pas comme M. Le Pelletier : j'admire tout et je n'explique rien.

1 . Dissertation sur l'arche de Noé, par Jean Le Pelletier, Rouen, 1704, 1710.

2 Histoire du ciel, t. I, depuis la page 105.

Posté par Adriana Evangelizt

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2 août 2007 4 02 /08 /août /2007 11:48

 Le Déluge tel que soit-disant conté par Moïse lui vient d'autres traditions. Il connaissait l'évènement d'après ce qu'il en avait appris en Egypte. Il existe des tas de Noé de par le monde qui vécurent la même chose à cette époque, sous d'autres latitudes et sous d'autres noms. Encore un emprunt qui montre la falsification de l'Histoire...

Le Déluge

 

Le septième chapitre du livre de la Genèse évoque l'arrivée d'un grand déluge universel, catastrophe gigantesque à l'échelle de la planète tout entière.

Si un tel évènement a bouleversé l'existence de l'Humanité le simple bon sens veut qu'il soit évoqué par d'autres cultures, sur d'autres continents. Et l'histoire géologique de la Terre devrait avoir conservé l'empreinte d'un tel cataclysme. Que faut-il en penser ?

La Bible Arrachée aux Sables

Voici une quarantaine d'années parut un livre signé Werner Keller avec pour titre: "La Bible Arrachée aux Sables". Dans cet excellent ouvrage, qui fit autorité à l'époque, l'auteur s'appuyait sur la recherche archéologique pour mieux comprendre les récits de la Bible.

Sur le déluge, Werner Keller avançait l'hypothèse d'un vaste phénomène d'inondation local (630 kilomètres de long sur 160 kilomètres de large) résultant de crues gigantesques du Tigre et de l'Euphrate, ces fleuves du sud de la Mésopotamie (vers - 4000 ans avant Jésus-Christ - Irak actuel). L'auteur donnait pour preuve le résultat des fouilles de l'antique cité d'Ur en Chaldée, d'où partit le prophète Abraham. L'archéologue Wooley, vers 1926-1928, après avoir exploré des sépultures royales recelant de nombreux objets avait découvert une couche alluviale de près de trois mètres d'épaisseur, puis était retombé sur de nouveaux vestiges d'établissements humains très anciens.

La découverte fit sensation à l'époque, mais comment la concilier avec le texte biblique qui révèle que l'arche de Noé s'échoua sur le mont Ararat (5156 mètres) ? Même si le Tigre et l'Euphrate avaient connu d'immenses crues cela ne colle pas avec le récit biblique et la hauteur considérable de la plus haute montagne de Turquie.

Werner Keller, brillant chercheur et honnête homme comprit l'écueil. "Reste à savoir" - écrivait-il - "si le déluge babylonien est le même que celui dont nous parle la Bible ?"

Pour atteindre cinq mille mètres de hauteur il faut imaginer une vague capable de faire le tour de la Terre. Seul un astéroïde percutant notre planète à l'endroit de l'océan pourrait engendrer un tel phénomène. Et dans ce cas, il devrait exister chez tous les peuples de l'Humanité diverses traditions faisant état d'une inondation colossale. Werner Keller les rapporta:

- "C'est ainsi que les grecs se sont transmis l'Histoire de Deucalion; chez les populations du continent américain, diverses légendes, qui avaient cours bien avant le voyage de Christophe Colomb, conservaient le souvenir d'une catastrophe du même genre; de même en Australie, aux Indes, en Polynésie, au Tibet, au Cachemire et en Lituanie, le souvenir d'une sorte de déluge s'est perpétué jusqu'à nos jours. Est-il possible qu'il s'agisse uniquement de légendes sans fondement; de récits purement inventés ?"

Evidemment, pour Keller tous les essais d'explication restaient dans le domaine de l'hypothèse. Mais d'autres avant lui avaient exploré le sujet. Le témoignage du célèbre philosophe grec Platon (380 avant Jésus-Christ) fait autorité dans deux ouvrages célèbres: le Timée et le Critias.

Le Mythe de l'Atlantide

Dans le "Timée", Platon évoque une histoire maintes fois racontée par son grand-père Critias: "son récit est resté fixé en moi" - écrit-il - "aussi indélébile qu'une peinture à l'encaustique." Solon, l'un des sages de la cité d'Athènes s'était jadis confié à lui. Il avait voyagé en Egypte et avait rencontré les prêtres de la ville de Saïs, patrie du roi Amasis. Là, il fut reçu avec honneur comme personnage éminent de la cité d'Athènes.

Mais citons le fameux Timée: - "Un jour, voulant engager les prêtres à parler de l’antiquité, il se mit à leur raconter ce que l’on sait chez nous de plus ancien. Il leur parla de Phoroneus, qui fut, dit-on, le premier homme, et de Niobé, puis il leur conta comment Deucalion et Pyrrha survécurent au déluge; il fit la généalogie de leurs descendants et il essaya, en distinguant les générations, de compter combien d’années s’étaient écoulées depuis ces événements.

Alors un des prêtres, qui était très vieux, lui dit : "Ah ! Solon, Solon, vous autres Grecs, vous êtes toujours des enfants, et il n’y a point de vieillard en Grèce." A ces mots: "Que veux-tu dire par là?" demanda Solon. Vous êtes tous jeunes d’esprit, répondit le prêtre; car vous n’avez dans l’esprit aucune opinion ancienne fondée sur une vieille tradition et aucune science blanchie par le temps. Et en voici la raison. Il y a eu souvent et il y aura encore souvent des destructions d’hommes causées de diverses manières, les plus grandes par le feu et par l’eau, et d’autres moindres par mille autres choses.

Par exemple, ce qu’on raconte aussi chez vous de Phaéton, fils du Soleil, qui, ayant un jour attelé le char de son père et ne pouvant le maintenir dans la voie paternelle, embrasa tout ce qui était sur la terre et périt lui-même frappé de la foudre, a, il est vrai, l’apparence d’une fable; mais la vérité qui s’y recèle, c’est que les corps qui circulent dans le ciel autour de la terre dévient de leur course et qu’une grande conflagration qui se produit à de grands intervalles détruit ce qui est sur la surface de la terre."

Il est remarquable de trouver mentionné dans ces textes antiques la notion de corps célestes percutant la terre, à intervalles réguliers. Notre époque appelle cela météorites ou astéroïdes. Une thèse récente explique d'ailleurs la disparition des dinosaures par la chute d'un astéroïde. Les prêtres de Saïs n'étaient pas des ignorants, leur témoignage mérite donc de l'attention. Intéressante aussi l'évocation du premier homme et de la première femme, nommés Phoroneus et Niobé (les Adam et Eve grecs), de Deucalion et Pyrrha (le Noé grec avec son épouse), mais continuons l'étude du Timée.

- "Aussi tout ce qui s’est fait de beau, de grand ou de remarquable sous tout autre rapport, soit chez vous, soit ici, soit dans tout autre pays dont nous ayons entendu parler, tout cela se trouve ici consigné par écrit dans nos temples depuis un temps immémorial et s’est ainsi conservé. Chez vous, au contraire, et chez les autres peuples, à peine êtes-vous pourvus de l’écriture et de tout ce qui est nécessaire aux cités que de nouveau, après l’intervalle de temps ordinaire, des torrents d’eau du ciel fondent sur vous comme une maladie et ne laissent survivre de vous que les illettrés et les ignorants, en sorte que vous vous retrouvez au point de départ comme des jeunes, ne sachant rien de ce qui s’est passé dans les temps anciens, soit ici, soit chez vous. Car ces généalogies de tes compatriotes que tu récitais tout à l’heure, Solon, ne diffèrent pas beaucoup de contes de nourrices. Tout d’abord vous ne vous souvenez que d’un seul déluge terrestre, alors qu’il y en a eu beaucoup auparavant."

Précieuse encore, cette notion de plusieurs déluges, d'étendue et de forces inégales; souvenons-nous des fouilles de l'archéologue Wooley évoquée par Werner Keller dans "La Bible Arrachée aux Sables", de la crue colossale du Tigre et de l'Euphrate qu'il date de - 4000 ans avant Jésus-Christ.

Mais le vieux prêtre de Saïs va lever le voile sur ce qu'il appelle "la plus grande des destructions opérées par les eaux", et avancer la date de - 9000 ans pour évoquer des évènements terribles dont la cité d'Athènes avait à l'époque de Solon, perdu le souvenir (selon les précisions données par le prêtre dans l'avant dernier paragraphe).

- "En effet, les monuments écrits disent que votre cité détruisit jadis une immense puissance qui marchait insolemment sur l’Europe et l’Asie tout entières, venant d’un autre monde situé dans l’océan Atlantique. On pouvait alors traverser cet Océan; car il s’y trouvait une île devant ce détroit que vous appelez, dites-vous, les colonnes d'Héraclès (Gibraltar - note du Gallican).

Cette île était plus grande que la Libye et l’Asie réunies. De cette île on pouvait alors passer dans les autres îles et de celles-ci gagner tout le continent qui s’étend en face d’elles et borde cette véritable mer. Car tout ce qui est en deçà du détroit dont nous parlons ressemble à un port dont l’entrée est étroite, tandis que ce qui est au-delà forme une véritable mer et que la terre qui l’entoure a vraiment tous les titres pour être appelée continent. Or dans cette île Atlantide, des rois avaient formé une grande et admirable puissance, qui étendait sa domination sur l’île entière et sur beaucoup d’autres îles et quelques parties du continent.

En outre, en deçà du détroit, de notre côté, ils étaient maîtres de la Libye jusqu’à l'Égypte, et de l’Europe jusqu’à la Tyrrhénie. Or, un jour, cette puissance, réunissant toutes ses forces, entreprit d’asservir d’un seul coup votre pays, le nôtre et tous les peuples en deçà du détroit. Ce fut alors, Solon, que la puissance de votre cité fit éclater aux yeux du monde sa valeur et sa force. Comme elle l’emportait sur toutes les autres par le courage et tous les arts de la guerre, ce fut elle qui prit le commandement des Hellènes ; mais, réduite à ses seules forces par la défection des autres et mise ainsi dans la situation la plus critique, elle vainquit les envahisseurs, éleva un trophée, préserva de l’esclavage les peuples qui n’avaient pas encore été asservis, et rendit généreusement à la liberté tous ceux qui, comme nous, habitent à l’intérieur des colonnes d'Héraclès.

Mais dans le temps qui suivit, il y eut des tremblements de terre et des inondations extraordinaires, et, dans l’espace d’un seul jour et d’une seule nuit néfastes, tout ce que vous aviez de combattants fut englouti d’un seul coup dans la terre, et l’île Atlantide, s’étant abîmée dans la mer, disparut de même."

Il est extraordinaire de voir disparaître l'île Atlantide en "un seul jour et une seule nuit néfastes"... Seul un cataclysme à l'échelle de la planète tout entière pourrait expliquer un tel phénomène.

La Bible parle de quarante jours concernant le déluge, mais ce nombre est avant tout allégorique, il marque une période de profond changement. Nous retrouvons par exemple cette symbolique de la quarantaine dans la tentation du Christ au désert, dans la liturgie du Carême, avec Moïse au Sinaï et Elie à l'Horeb.

Il faut sans doute aller chercher dans la chute d'un astéroïde en plein océan Atlantique l'explication de la catastrophe décrite par Platon.

Les savants constatent en tout cas une fonte brutale des neiges vers - 9000 ans avant Jésus-Christ. Un brusque réchauffement climatique en serait la cause. Parallèlement le niveau des océans remonte de 100 à 120 mètres.

 

Bouleversements Climatiques

L'Histoire de notre planète révèle que la terre a subi plus de vingt périodes de glaciation alternées avec des périodes de réchauffement. Durant les longues périodes glaciaires l'Europe du Nord et l'Amérique du Nord étaient recouvertes de couches de glace pouvant atteindre plusieurs milliers de mètres d'épaisseur.

La géologie découpe l'Histoire de la Terre en quatre ères principales. Puisons dans nos souvenirs d'école: ère primaire (300 millions d'années), secondaire (150 millions d'années - avec les fameux dinosaures), tertiaire (60 millions d'années), enfin quaternaire (2 à 3 millions d'années jusqu'à aujourd'hui).

C'est dans l'ère quaternaire que commence l'Histoire de l'Humanité. C'est aussi dans l'ère quaternaire que les périodes de glaciation suivies de brusque réchauffements sont apparues. Si l'on remonte à seulement un million d'années voici la glaciation de Güntz (la banquise de glace commençait à l'entrée des Alpes-Maritimes!), puis vers - 650000 ans nous trouvons une période interglaciaire. Vers - 400000 ans recommence une nouvelle période glaciaire nommée Mindel. Vers - 280000 ans, nouvelle période interglaciaire, puis c'est la glaciation de Riss qui durera jusqu'au réchauffement des années - 40000 ! Mais 5000 ans plus tard une nouvelle et brusque glaciation va durer jusqu'à la période des années - 9000 avant notre ère. Cette nouvelle glaciation fut si forte que le niveau des océans était descendu entre 100 et 120 mètres au-dessous de son niveau actuel...

La grotte Cosquer, véritable Lascaux sous la mer (du nom du plongeur Henri Cosquer qui l'a découverte en 1991), située dans les Calanques, près de Marseille, au cap Morgiou, témoigne de cette baisse du niveau des mers dans notre passé proche. Elle est accessible par un tunnel long de 175 mètres dont l'entrée est à 37 mètres sous l'eau... Unique au monde, cette grotte sous-marine abrite plusieurs dizaines d'oeuvres peintes et gravées il y a environ 27 000 et 19 000 ans.

L'émission "Ushuaia Nature" du célèbre journaliste Nicolas Hulot a fait découvrir aux téléspectateurs cette curiosité au printemps 2003. Parmi les peintures d'animaux on pouvait reconnaître des pingouins et des phoques ! Le climat de la France (selon le commentaire de l'émission), à cette époque, était sensiblement celui de la Norvège.

Par contre, vers - 9000 ans avant Jésus-Christ le Sahara n'était pas un désert mais une terre fertile jouissant d'un climat tempéré, aux grandes rivières pleines de poissons et aux collines herbeuses foisonnant de gibier. L'explorateur et ethnologue français Henri Lhote l'a démontré à travers les fresques préhistoriques découvertes en 1956 sur le plateau du Tassili n'Ajjer, à 1400 kilomètres au sud d'Alger. Après seize mois de travaux, Henri Lhote et son équipe ramenèrent 800 copies de ces fresques, apportant du même coup un passionnant portrait d'un Sahara verdoyant, avec des lièvres bondissants et un historique des premières civilisations africaines. Nous reproduisons ici une fresque. La finesse des traits de ces femmes, le côté "moderne" et élégant des habits et des coupes de cheveux a vraiment quelque chose d'étonnant.

 

L'énigme Guanches

En contemplant la grâce de ces belles demoiselles allons plus à l'ouest du Sahara évoquer l'énigme des Guanches. En 1402, les conquérants des îles Canaries furent surpris d'y découvrir des hommes à la peau blanche, à cheveux blonds ou roux et aux yeux bleus. Le livre de Jacques Charpentier sur le "Mystère Basque" paru en 1975 consacre un chapitre au peuple Guanches. L'auteur y signale que: "les Pères Bontier et Le Verrier, de l'expédition Béthencourt, les considéraient comme les gens les plus beaux et les plus gaillards (grands) qu'ils aient jamais vus, tant les hommes que les femmes."

D'où venaient les Guanches ? Pourquoi construisaient-ils des pyramides ? Lors d'un voyage effectué chez Mgr Eduardo Molowny Martinez (Evêque de l'Eglise Gallicane aux Canaries), sur l'île de Ténérife, en 1994, nous avions pu contempler ces étranges constructions qui tenaient plus du style de l'Amérique centrale que de l'Egypte.

Les chapelains de l'expédition Béthencourt "assurent que se trouvait à Fuerteventura un homme d'une taille gigantesque qui se trouvait en défense d'un village que les hommes de l'expédition attaquaient. Sa taille aurait été de neuf pieds, ce qui donne approximativement 2,70 mètres." Le livre de Jacques Charpentier signale aussi que les Guanches pratiquaient la momification de leurs défunts, "si bien que, sur ces momies, il a été possible de recueillir des restes de viscères, voire de tissus conjonctifs." L'analyse des viscères de 370 individus a démontré une proportion extraordinairement élevée de sang O, comme pour les Basques, le peuple aux curieuses Stèles Discoïdales. Jacques Charpentier écrit encore: "Et, en ce qui concerne les Guanches, on en arrive à ce dilemme: où bien les Guanches étaient là de tout temps, où bien ils vinrent par la mer avant le IIIème millénaire. D'où ? La question est aussi insoluble que pour l'ancêtre du Cro-Magnon."

Volcanisme

L'archipel des îles Canaries, comme les Açores ou Madère faisaient-ils partie des sommets émergés de la grande île Atlantide évoquée par Platon ? Toutes ces îles ont ou ont eu une intense activité volcanique. Soulignons que le Critias de Platon décrit la grande île Atlantide comme une immense terre volcanique, aux montagnes (vestiges d'un cratère gigantesque) entourant une plaine extraordinairement fertile, caractéristique des sols au passé volcanique, comme Madère ou l'archipel Canarien, (deux récoltes par an y sont possibles). Platon signale également des fontaines d'eau chaude et d'eau froide, comme celles que nous connaissons en France dans le Massif Central avec son parc d'anciens volcans.

Les voyageurs qui ont eu la chance de visiter l'île canarienne de Ténérife ont pu parcourir en voiture l'immense cratère central qui fait plusieurs dizaines de kilomètres de circonférence, vestige d'une ancienne et puissante activité volcanique. Au milieu a poussé un cône, celui du volcan Teide qui culmine à 3715 mètres.

L'impact d'un astéroïde tombé dans l'océan Atlantique voici 11000 ans aurait-t-il pu agir sur le volcanisme de l'île mythique de l'Atlantide et contribuer à son effondrement dans les eaux ? Il nous faut rester sur des hypothèses. Bornons-nous à constater le brusque changement climatique vers - 9000 ans avant Jésus-Christ. Enfin l'impact d'un corps céleste avec notre planète aurait-il pu infléchir l'orbite terrestre autour du soleil, puis modifier notre climat ? Autant de questions dont nous n'avons pas les réponses.

En guise de conclusion sur ces bouleversements climatiques signalons qu'à l'université de Stuttgart-Hohenheim, un professeur allemand s'est penché sur l'étude d'arbres vieux de plus de dix mille ans repêchés dans les nappes phréatiques d'anciennes gravières du Danube, arbres que des courants souterrains avaient protégé des moisissures. L'étude des cernes contenus dans la coupe transversale de ces arbres a révélé une augmentation du deutérium et du carbone 13 coïncidant avec une élévation de la température de notre atmosphère de + 5 à + 7°C; cela a permis de localiser exactement la fin de la dernière ère glaciaire que le Professeur Becker situe en l'an - 8975 avant Jésus-Christ.

Une autre méthode employée par l'opération "Greenland Ice Core Project" a confirmé cette date. Après forage au Groenland dans une couche de glace dépassant 3100 mètres d'épaisseur, des échantillons contenant des flocons de neige tombés depuis 120 000 ans ont été retirés. Ces flocons de neige ont ensuite été passés à l'analyse du microscope électronique. Les minuscules bulles d'air contenues racontent l'histoire des températures tombées couche après couche durant les deux dernières glaciations.

Ces échantillons de glace ont été expédiés au Professeur Bernard Stauffer de l'Université de Berne en Suisse. L'examen au microscope électronique a apporté une nouvelle confirmation d'une fonte brutale des neiges vers la période de - 9000 ans due à un brutal réchauffement de notre climat...

Fantastique Biblique

La Bible nous conte qu'avant le déluge vivaient des géants, résultant de "l'union des fils de Dieu et des filles des hommes" (Genèse 6,1-4). Un apocryphe célèbre, le "Livre d'Enoch", rangé dans le canon biblique de l'Eglise Orthodoxe Ethiopienne évoque lui aussi l'union de certains anges avec les filles des hommes, avant le déluge. Ce même "Livre d'Enoch" révèle que les anges tombés des cieux "enseignèrent aux humains la sorcellerie, les enchantements, les propriétés des racines et des arbres, les signes, l'astronomie, les mouvements de la lune et l'art d'observer les étoiles." Il nous paraît important de le signaler dans la mesure ou le Critias de Platon, en décrivant l'île Atlantide, indique "qu'autrefois les dieux se partagèrent entre eux la terre entière, contrée par contrée. C'est ainsi que Poséidon, ayant eu en partage l'île Atlantide, installa des enfants qu'il avait eus d'une femme mortelle."

Quel crédit faut-il apporter à ces récits ? Légende, legenda ? Dans le fond un brin d'historicité ? L'univers sera de toute façon toujours plus grand que notre connaissance, et le poète écrit: "il y a plus de choses au ciel et sur la terre que dans toutes vos philosophies." (Skakespeare)

Restant dans le cadre du fantastique biblique je souhaite faire remarquer plusieurs choses. L'Ascension du Christ (Actes 1,9) comme l'Assomption de Marie impliquent que le Fils de Dieu comme sa Mère aient quitté notre monde en passant dans une autre réalité. Un savant moderne parlerait d'un autre "continuum spatio-temporel" ou d'un "univers parallèle au nôtre". L'Ascension comme l'Assomption font partie des principaux dogmes des Eglises de tradition catholique. L'Ancien Testament évoque également la disparition du prophète Elie, emporté vivant au ciel sur un char de feu (2 Rois 2,11), mentionne le mystérieux enlèvement d'Enoch (Genèse 5,24).

Alors quand la Genèse comme le livre d'Enoch évoquent ces anges s'unissant aux filles des hommes, et donnant naissance à des géants, faut-il être surpris ? Lors de la transfiguration du Christ Pierre, Jacques et Jean veulent dresser un campement pour héberger Moïse et Elie, qu'ils ont vu apparaître aux côtés de Jésus (Mathieu 17,4), la vision leur semble tellement réelle. Encore une fois, et avec beaucoup d'humilité, il nous faut admettre que l'univers est plus grand que notre connaissance.

L'histoire de Poséidon ayant eu en partage l'île Atlantide et y installant les enfants qu'il avait eu d'une femme mortelle est-elle si différente ? Et que penser du témoignage des chapelains de l'expédition Béthencourt qui, en 1402, décrivent le Guanches géant de 2,70 mètres ? Exagération, réalité ?

Enfin l'intérêt des hommes de Cro-Magnon pour l'astronomie n'est plus à démontrer en Europe avec certains types de dolmens, et les pyramides des Guanches sont orientées, astronomiquement, en direction du coucher du soleil lors du solstice d'été. Nous rapportions en début du paragraphe que les anges tombés des cieux "enseignèrent aux humains l'astronomie, les mouvements de la lune et l'art d'observer les étoiles."

Sur les Traces de l'Arche de Noé

Plusieurs expéditions ont été lancées par des équipes d'archéologues pour retrouver des vestiges de l'arche de Noé sur le mont Ararat. Voici ce qu'écrivait à leur propos Werner Keller en 1955: - "L'idée avait été lancée à la suite d'un récit attribué à un berger. En effet, au pied du mont Ararat, se trouve le petit village arménien de Baysit, dont les habitants se transmettent depuis des générations la curieuse aventure d'un pâtre de montagne qui déclarait avoir vu un jour sur l'Ararat un grand bateau de bois. Le compte-rendu d'une expédition turque datant de 1833 semblait confirmer la chose, puisqu'il fait état d'une proue de navire émergeant durant la saison d'été du glacier situé au sud du mont. Ensuite, un digne homme d'Eglise, le docteur Nourri, archidiacre de Jérusalem et de Babylone, prétendit avoir vu une épave au cours d'un voyage d'exploration qu'il entreprit aux sources de l'Euphrate en 1892. Au cours de la première guerre mondiale, un officier d'aviation russe appelé Roskowitzki rapporta avoir aperçu, sur le versant méridional de l'Ararat, "les restes d'une importante épave". Malgré les hostilités en cours, le tsar Nicolas II envoya immédiatement un groupe de reconnaissance sur les lieux. Ses membres auraient non seulement vu, mais aussi photographié le bateau. Malheureusement, tout le matériel rapporté par les explorateurs fut perdu lors de la révolution d'Octobre. Pendant la seconde guerre mondiale, des observations furent également faites par un pilote soviétique et quatre aviateurs américains."

Depuis cette époque d'autres archéologues sont partis, mais n'ont rien trouvé. Aujourd'hui encore, d'autres chercheurs optimistes préparent de nouvelles expéditions. Il en va de même pour la mythique île Atlantide, des expéditions se lancent périodiquement à l'aventure, jusque là sans résultat.

Mais ce que la Bible souligne, et qui reste encore à méditer aujourd'hui, c'est que la méchanceté des hommes fut la cause du déluge (Genèse 6,5-7). La dernière page du Critias de Platon dit exactement la même chose pour expliquer la fin de la prestigieuse île Atlantide: "Alors le dieu des dieux, Zeus, qui règne suivant les lois et qui peut discerner ces sortes de choses, s'apercevant du malheureux état d'une race qui avait été vertueuse, résolut de les châtier pour les rendre plus modérés et plus sages. A cet effet, il réunit tous les dieux dans leur demeure, la plus précieuse, celle qui, située au centre de tout l'univers, voit tout ce qui participe à la génération, et, les ayant rassemblés, il leur dit:....."

Le manuscrit de Platon se termine sur ces mots...

Et notre dossier avec !

** En savoir plus:

** Se procurer le "Timée" et le "Critias" de Platon. En librairie, il semble que les éditions Folio éditent ces deux ouvrages. Plus simple encore, vous pouvez les trouver sur le Net à l'adresse suivante:
http://www.nimispauci.com
L'auteur du site propose également en libre téléchargement une multitude de textes anciens des auteurs de l'antiquité: poètes, philosophes, historiens. Bon à savoir.

** La grotte Cosquer, le Lascaux sous-marin avec ses étonnantes peintures rupestres. Le site Internet du ministère de la culture propose une visite virtuelle de la grotte avec de nombreuses photos à enregistrer et beaucoup d'explications.
http://www.culture.gouv.fr/culture/archeosm/fr/cosq.htm

** Le livre d'Enoch. Plusieurs éditeurs ont reproduit l'ouvrage, dont les éditions Robert Laffont.On le trouve également sur le Net à l'adresse suivante:
http://members.fortunecity.com/jayremy/enoch.htm

** Les fresques du Tassili n'Ajjer au Sahara. Je me suis servi d'un livre aujourd'hui introuvable: "Les Royaumes Africains" - livres Time Life - 1967 - collection "Les Grandes Epoques de l'Homme". Mais vous trouverez sur Internet une exposition des fresques découvertes par Henri Lhote (il y a de nombreuses photos à visionner) à l'adresse suivante:
http://ennedi.free.fr/

** Le site des pyramides de Guimar aux îles Canaries. Belle galerie de photos et quelques vues panoramiques à 360°. Adresse sur le Net:
http://www.fredolsen.es/piramides/

** Sur l'Atlantide, voici l'adresse de deux excellents sites spécialisés qui regorgent d'information:
http://atlantides.free.fr/index.htm
Celui-ci possède en plus une rubrique sur les dernières découvertes et expéditions; mise à jour chaque trimestre.
Voir également à l'adresse suivante:
http://ancre.chez.tiscali.fr/atlantide/atlantide/atlantide.htm

** Un peu en marge du sujet voici un utile tableau comparatif de la mythologie grecque et romaine:
http://ancre.chez.tiscali.fr/mytho/mytho.htm

** Sur l'homme de Cro-Magnon, celui de Néandertal, les origines de l'Homme:
http://perso.wanadoo.fr/enotero/homprehis.htm
Voir également à l'adresse suivante:
http://www3.sympatico.ca/janotviel/homme.html

** Le site Internet de l'émission Ushuaia Nature de Nicolas Hulot
http://www.ushuaia.com/index.htm

** Livres:

** La Bible Arrachée aux Sables - de Werner Keller - Editions du Livre Contemporain 1958 - collection "Aventure du Passé"

** Le Mystère Basque - de Louis Charpentier - Editions Robert Laffont 1975 - collection "Les Enigmes de l'Univers". A lire également du même auteur - en lien avec le numéro d'octobre 2003 du journal Le Gallican sur la Legenda de Saint Jacques - "Les Jacques ou le Mystère de Compostelle"; intéressante étude sur l'antiquité du chemin de Saint Jacques, bien avant le christianisme - toujours aux Editions Robert Laffont.

** L'Enigme de l'Atlantide - d'Edgar P. Jacobs - Le mythe de l'Atlantide a inspiré le célèbre auteur des personnages de Blake et Mortimer - Album B.D. des Editions Blake et Mortimer - Bruxelles

Sources Anglican

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1 août 2007 3 01 /08 /août /2007 11:15

 Nous ne sommes pas d'accord, sur quelques points, avec certaines versions d'Eliphas Levi sur le symbolisme, en n'oubliant pas que son ouvrage a été écrit en 1860. Sans doute n'avait-il pas lu l'ouvrage du Fr.°. Reghellini de Shio -écrit pourtant en 1842- dont nous avons commencé à poser l'essentiel sur notre blog. La Maçonnerie tire son origine des "mystères" soigneusement entretenu par le Sacerdoce Egyptien dont Moïse avait été instruit avec ses 72 Lévites sortis d'Egypte qui perpétuèrent la tradition -avec quelques changements notoires- après sa mort et dont on retrouve trace dans certains écrits de la Torah. Notamment dans les images des Prophètes. On peut dire sans équivoque que tous les membres du Sanhedrin -au nombre de 72... même nombre que l'aéropage sacerdotal Egyptien- qui décidérent de se débarrasser de Ieschoua étaient des Initiés. Le tout étant de savoir "Initié" en quoi et pourquoi faire ? Pour qui oeuvraient-ils l'Ombre ou la Lumière ? Pour la Vérité ou pour le Mensonge ? Qu'ont-ils exactement ramené d'Egypte ? Notre "recherche" pour comprendre le destin de nos "Ancêtres esclaves" nous a mené très loin. Champollion avait certes déchiffré les hieroglyphes mais les hiéroglyphes avaient deux sens. Dont un n'était pas révélé au Peuple. Nous vous en livrerons bientôt quelques bribes. Les Lévites Egyptiens qui ont donc mis la main sur le peuple Israélite connaissaient les "Mystères" secrets. Savez-vous comment était traité la troisième caste en Egypte ? La caste du Peuple ? Les deux autres étant celle des Prêtres et celle des Guerriers. Nous poserons bientôt quelques extraits d'un vieux livre qui explicitera bien le propos. Le Peuple -dont faisait partie nos ancêtres- était maintenu dans une ignorance totale pour mieux l'asservir. Il était considéré moins que les parias en Inde. Il n'était bon qu'à trimer et certains d'entre eux servaient aux prêtres comme sacrifices. Les noirs étaient sacrifiés au mauvais principe et les blancs, au bon principe. Quand on a un tel mépris pour le Peuple, peut-on dire que ceux qui le gouvernent oeuvrent pour la Lumière ? Et pourquoi les Lévites Egyptiens se sont-ils intéressés aux descendants d'Abraham ? Celui qui répond à cette question possède la clef de TOUT. Et notamment celle de l'Ideologie Sioniste -qui n'est que la continuation de l'idéologie pharisiannique- et qui maintient toujours le Peuple en servitude.

 

 

 

 

ORIGINES MAGIQUES DE LA MAÇONNERIE

par Eliphas Levi

Chapitre VII

extrait du livre Histoire de la Magie (1860)

 


SOMMAIRE. — La légende d'Hiram ou d'Adoniram. — Autres légendes maçonniques. — Le secret des francs-maçons. — Esprit de leurs rites. — Sens de leurs grades, leurs tableaux allégoriques, leurs signes.


La grande association kabbalistique, connue en Europe sous le nom de maçonnerie, apparaît tout à coup dans le monde au moment où la protestation contre l'Église vient de démembrer l'unité chrétienne. Les historiens de cet ordre ne savent comment en expliquer l'origine : les uns lui donnent pour mère une libre association de maçons, formée lors de la construction de la cathédrale de Strasbourg ; d'autres lui donnent Cromwell pour fondateur,
sans trop se demander si les rites de la maçonnerie anglaise du temps de Cromwell ne sont pas organisés contre ce chef de l'anarchie puritaine ; il en est d'assez ignorants pour attribuer aux jésuites, sinon la fondation du moins la continuation et la direction de cette société longtemps secrète et toujours mystérieuse.

A part cette dernière opinion, qui se réfute d'elle-même, on peut concilier toutes les autres, en disant que les frères maçons ont emprunté aux constructeurs de la cathédrale de Strasbourg leur nom et les emblèmes de leur art, qu'ils se sont organisés publiquement pour la première fois en Angleterre, à la faveur des institutions radicales et
en dépit du despotisme de Cromwell.

On peut ajouter qu'ils ont eu les templiers pour modèles, les roses-croix pour pères et les joannites pour ancêtres. Leur dogme est celui de
Zoroastre et d'Hermès, leur règle est l'initiation progressive, leur principe l'égalité réglée par la hiérarchie et la fraternité universelle ; ce sont les continuateurs de l'école d'Alexandrie, héritière de toutes les initiations antiques ; ce sont les dépositaires des secrets de l'apocalypse et du sohar; l'objet de leur culte c'est la vérité représentée par la lumière; ils tolèrent toutes les croyances et ne professent qu'une seule et même philosophie; ils ne cherchent que la vérité, n'enseignent que la réalité et veulent amener progressivement toutes les intelligences à la raison.

Le but allégorique de la maçonnerie c'est
la reconstruction du temple de Salomon; le but réel c'est la reconstitution de l'unité sociale par l'alliance de la raison et de la foi, et le rétablissement de la hiérarchie, suivant la science et la vertu, avec l'initiation et les épreuves pour degrés.

Rien n'est plus beau, on le voit, rien n'est plus grand que ces idées et ces tendances,
malheureusement les doctrines de l'unité et la soumission à la hiérarchie ne se conservèrent pas dans la maçonnerie universelle ; il y eut bientôt une maçonnerie dissidente, opposée à la maçonnerie orthodoxe, et les plus grandes calamités de la révolution française furent le résultat de cette scission.

Les francs-maçons ont leur légende sacrée, c'est celle
d'Hiram, complétée par celle de Cyrus et de Zorobabel. Voici la légende d'Hiram :

Lorsque Salomon fit bâtir le temple, il confia ses plans à un architecte nommé
Hiram.

Cet architecte, pour mettre de l'ordre dans les travaux, divisa les travailleurs par rang d'habileté, et comme leur multitude était grande,
afin de les reconnaître, soit pour les employer suivant leur mérite, soit pour les rénumérer suivant leur travail, il donna à chaque catégorie, aux apprentis, aux compagnons et aux maîtres, des mots de passe et des signes particuliers.

Trois compagnons voulurent usurper le rang des maîtres sans en avoir le mérite, ils se mirent en embuscade aux trois principales portes du temple, et lorsque Hiram se présenta pour sortir, l'un des compagnons lui demanda le mot d'ordre des maîtres, en le menaçant de sa règle.

Hiram lui répondit : Ce n'est pas ainsi que j'ai reçu le mot que vous me demandez.

Le compagnon furieux frappa Hiram de sa règle de fer, et lui fit
une première blessure.

Hiram courut à une autre porte, il y trouva le second compagnon, même demande, même réponse, et cette fois Hiram fut
frappé avec une équerre, d'autres disent avec un levier.

A la troisième porte était le troisième assassin, qui
acheva le maître d'un coup de maillet.

Ces trois compagnons cachèrent ensuite le cadavre sous un tas de décombres, et plantèrent sur cette tombe improvisée
une branche d'acacia, puis ils prirent la fuite comme Cain après le meurtre d'Abel.

Cependant Salomon, ne voyant pas revenir son architecte, envoya
neuf maîtres pour le chercher, la branche d'acacia leur révéla le cadavre, ils le tirèrent des décombres, et comme il y avait séjourné assez longtemps, ils s'écrièrent en le soulevant : Mac bénach! ce qui signifie : la chair se détache des os.

On rendit à Hiram les derniers devoirs, puis vingt-sept maîtres furent envoyés par Salomon à la recherche des meurtriers.

Le premier fut surpris dans une caverne, une lampe brûlait près de lui et un ruisseau coulait à ses pieds, un poignard était près de lui pour sa défense; le maître qui pénétra dans la caverne reconnut l'assassin, saisit le poignard et le frappa en criant :
Nekum ! mot qui veut dire vengeance ; sa tête fut portée à Salomon, qui frémit en la voyant, et dit à celui qui avait tué l'assassin : Malheureux, ne savais-tu pas que je m'étais réservé le droit de punir ? Alors tous les maîtres se prosternèrent et demandèrent grâce pour celui que son zèle avait emporté trop loin.

Le second meurtrier fut trahi par un homme qui lui avait donné asile; il était caché dans un
rocher près d'un buisson ardent, sur lequel brillait un arc-en-ciel, un chien était couché près de lui, les maîtres trompèrent la vigilance du chien, saisirent le coupable, le lièrent et le menèrent à Jérusalem, où il périt du dernier supplice.

Le troisième assassin fut tué par un lion, qu'il fallut vaincre pour s'emparer de son cadavre, d'autres versions disent qu'il se défendit lui-même à coups de hache contre les maîtres, qui parvinrent enfin à le désarmer et le conduisirent à Salomon, qui lui fit expier son crime.

Telle est
la première légende, en voici maintenant l'explication. Salomon est la personnification de la science et de la sagesse suprêmes.

Le temple est la réalisation et la figure du règne hiérarchiqne
de la vérité et de la raison sur la terre.
 

Hiram est l'homme parvenu à l'empire par la science et par la sagesse.
Il gouverne par la justice et par l'ordre, en rendant
à chacun selon ses œuvres.
Chaque degré de l'ordre possède
un mot qui en exprime l'intelligence.
Il n'y a
qu'une parole pour Hiram, mais cette parole se prononce de trois manières différentes.

D'une manière pour les apprentis, et prononcé par eux il signifie nature et s'explique par le travail.

D'une autre manière pour les compagnons, et chez eux il signifie
pensée en s'expliquant par l'étude.

D'une autre manière pour les maîtres, et dans leur bouche il signifie
vérité, mot qui s'explique par la sagesse.

Cette parole est celle dont on se sert pour désigner Dieu, dont le vrai nom est indicible et incommunicable.

Ainsi il y a trois degrés dans lahiérarchie, comme il a
trois portes au temple;
II y a
trois rayons dans la lumière;
Il y a trois forces dans la nature;
Ces forces sont figurées par la règle qui unit, le levier qui soulève et le maillet qui affermit.

La
rébellion des instincts brutaux, contre l'aristocratie hiérarchique de la sagesse, s'arme successivement de ces trois forces qu'elle détourne de l'harmonie.
Il y a
trois rebelles typiques :
Le rebelle à la nature;
Le rebelle à la science ;
Le rebelle à la vérité.
Ils étaient
figurés dans l'enfer des anciens par les trois têtes de Cerbère.
 

Ils sont figurés dans la Bible par Coré, Dathan et Abiron.

Dans la légende maçonnique, ils sont désignés par des noms qui varient suivant les rites.

Le premier qu'on appelle ordinairement
Abiram ou meurtrier d'Hiram, frappe le grand maître avec la règle.

C'est l'histoire du juste mis à mort, au nom de la loi, par les passions humaines.

Le second nommé
Miphiboseth, du nom d'un prétendant ridicule et infirme à la royauté de David, frappe Hiram avec le levier ou avec l'équerre.

C'est ainsi que
le levier populaire ou l'équerre d'une folle égalité devient l'instrument de la tyrannie entre les mains de la multitude et attente, plus malheureusement encore que la règle, à la royauté de la sagesse et de la vertu.

Le troisième enfin achève Hiram avec le maillet.

Comme font les instincts brutaux, lorsqu'ils veulent
faire l'ordre au nom de la violence et de la peur en écrasant l'intelligence.

La
branche d'acacia sur la tombe d'Hiram est comme la croix sur nos autels.
C'est
le signe de la science qui survit à la science ; c'est la branche verte qui annonce un autre printemps.
Quand les hommes ont ainsi
troublé l'ordre de la nature, la Providence intervient pour le rétablir, comme Salomon pour venger la mort d'Hiram.
Celui qui a assassiné avec la règle, meurt par le poignard.
 

Celui qui a frappé avec le levier ou l'équerre, mourra sous la hache de la loi. C'est l'arrêt éternel des régicides.

Celui qui a triomphé avec le maillet, tombera
victime de la force dont il a abusé, et sera étranglé par le lion.

L'assassin par la règle, est dénoncé
par la lampe même qui l'éclaire et par la source où il s'abreuve.
C'est-à-dire, qu'on lui appliquera
la peine du talion.
L'assassin par le levier sera surpris quand sa vigilance sera en défaut comme un chien endormi, et il sera livré par ses complices ; car
l'anarchie est mère de la trahison.
Le lion qui dévore l'assassin par le maillet, est
une des formes du sphinx d'CEdipe.
Et celui-là méritera de
succéder à Hiram dans sa dignité qui aura vaincu le lion.
Le cadavre putréfié d'Hiram montre que
les formes changent, mais que l'esprit reste.
La
source d'eau qui coule près du premier meurtrier, rappelle le déluge qui a puni les crimes contre la nature.
Le
buisson ardent et l'arc-en-ciel qui font découvrir le second assassin, représentent la lumière et la vie, dénonçant les attentats contre la pensée.
Enfin
le lion vaincu représente le triomphe de l'esprit sur la matière et la soumission définitive de la force à l'intelligence.
Depuis
le commencement du travail de l'esprit pour bâtir le temple de l'unité, Hiram a été tué bien des fois, et il ressuscite toujours.
 

C'est Adonis tué par le sanglier, c'est Osiris assassiné par Typhon.
C'est
Pythagore proscrit, c'est Orphée déchiré par les Bacchantes, c'est Moïse abandonné dans les cavernes du Mont-Nébo, c'est Jésus mis à mort par Caïphe, Judas et Pilate.

Les
vrais maçons sont donc ceux qui persistent à vouloir construire le temple, suivant le plan d'Hiram.

Telle est la grande et principale légende de la maçonnerie ; les autres ne sont pas moins belles et moins profondes, mais nous ne croyons pas devoir en divulguer les mystères, bien que nous n'ayons
reçu l'initiation que de Dieu et de nos travaux, nous regardons le secret de la haute maçonnerie comme le nôtre. Parvenus par nos efforts à un grade scientifique qui nous impose le silence, nous nous croyons mieux engagé par nos convictions que par un serment. La science est une noblesse qui oblige, et nous ne démériterons point la couronne princière des roses-croix. Nous aussi nous croyons à la résurrection d'Hiram !

Les rites de la maçonnerie sont
destinés à transmettre le souvenir des légendes de l'initiation, à le conserver parmi les frères.

On nous demandera peut-être comment, si la maçonnerie est si sublime et si sainte,
elle a pu être proscrite et si souvent condamnée par l'Église.
Nous avons déjà répondu à cette question, en parlant
des scissions et des profanations de la maçonnerie.
La maçonnerie,
c'est la gnose, et les faux gnostiques ont fait condamner les véritables.
Ce qui les oblige à se cacher,
ce n'est pas la crainte de la lumière, la lumière est ce qu'ils veulent, ce qu'ils cherchent, ce qu'ils adorent.
Mais
ils craignent les profanateurs, c'est-à-dire, les faux interprètes, les calomniateurs, les sceptiques au rire stupide, et les ennemis de toute croyance et de toute moralité.

De notre temps d'ailleurs
un grand nombre d'hommes qui se croyent francs-maçons, ignorent le sens de leurs rites, et ont perdu la clé de leurs mystères.
Ils
ne comprennent même plus leurs tableaux symboliques, et n'entendent plus rien aux signes hiéroglyphiques, dont sont historiés les tapis de leurs loges.
Ces
tableaux et ces signes sont les pages du livre de la science absolue et universelle.
On peut les lire à l'aide
des clés kabbalistiques, et elles n'ont rien de caché pour l'initié qui possède les clavicules de Salomon.
La maçonnerie a
non-seulement été profanée, mais elle a servi même de voile et de prétexte aux complots de l'anarchie, par l'influence occulte des vengeurs de Jacques de Molay, et des continuateurs de l'oeuvre schismatique du temple.
Au lieu de venger la mort d'Hiram,
on a vengé ses assassins.
Les anarchistes ont repris la règle, l'équerre et le maillet, et ont écrit dessus
liberté, égalité, fraternité.
C'est-à-dire
liberté pour les convoitises, égalité dans la bassesse, et fraternité pour détruire.
Voilà les hommes que l'Église a condamnés justement et qu'elle condamnera toujours !

Posté par Adriana Evangelizt

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Published by Adriana Evangelizt - dans FRANC MACONNERIE
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1 août 2007 3 01 /08 /août /2007 10:01

Passage intéressant d'Eliphas Levi qui indique bien que le diable n'est pas Lucifer. Et que Lucifer s'il se nomme Porte-Lumière ou Porteur de Lumière ne peut être "obscur"...

 


DU DIABLE

 

par Eliphas Levi

Chapitre III

extrait du livre Histoire de la Magie (1860)

 

Sommaire du chapitre : Son origine ; ce qu'il est suivant la foi et suivant la science. — Satan, ses pompes et ses oeuvres. — Les possédés de l'Évangile. — Le vrai nom du diable, suivant la kabbale et d'après les confessions des énergumènes. — Généalogie infernale. — Le bouc du sabbat. — L'ancien serpent et le faux Lucifer.


Le christianisme, en formulant nettement la conception divine, nous fait comprendre Dieu comme l'amour le plus pur et leplus absolu, et définit nettement l'esprit opposé à Dieu. C'est l'esprit d'opposition et de haine, c'est Satan. Mais cet esprit n'est pas un personnage, et il ne faut pas le comprendre comme une espèce de dieu noir ; c'est une perversité commune à toutes les intelligences dévoyées. « Je me nomme légion, dit-il dans l'Évangile, parce que nous sommes une multitude, »

L'intelligence baissante peut être comparée à l'étoile dumatin, et si elle tombe volontairement dans les ténèbres après avoir brillé un instant, on peut lui appliquer cette apostrophe d'Isaïe au roi deBabylone : «Comment es-tu tombé du ciel, beau Lucifer, brillante étoile du matin! » Mais est-ce à dire pour cela que le Lucifer céleste, que l'étoile matinale de l'intelligence divine soit devenue un flambeau de l'enfer ? Le nom de porte-lumière est-il justement donné à l'ange des égarements et des ténèbres? Nous ne le pensons pas, à moins qu'on n'entende comme nous, et suivant les traditions magiques, par l'enfer personnifié en Satan et figuré par l'ancien serpent, ce feu central qui s'enroule autour de la terre, dévorant tout ce qu'il produit et se mordant la queue comme le serpent de Chronos, cette lumière astrale dont le Seigneur parlait lorsqu'il disait à Caïn : « Si tu fais le mal, le péché sera aussitôt à tes portes, c'est-à-dire le désordre s'emparera de tous tes sens ; mais je t'ai soumis la convoitise de la mort, et c'est à toi de lui commander. »

La personnification royale et presque divine de Satan est
une erreur qui remonte au faux Zoroastre, c'est-à-dire au dogme altéré des seconds mages, les mages matérialistes de la Perse; ils avaient changé en dieux les deux pôles du monde intellectuel, et de la force passive ils avaient fait une divinité opposée à la force active. Nous avons signalé dans la mythologie de l'Inde la même monstrueuse erreur.

Arimane ou Schiva, tel est le père du démon, comme le comprennent les légendaires superstitieux , et c'est pour cela que le Sauveur disait : « Le diable est menteur comme son père. »

L'Église, sur cette question, s'en rapporte aux textes de l'Évangile, et n'a jamais donné de décisions dogmatiques dont la définition du diable fût l'objet. Les bons chrétiens évitent même de le nommer, et les moralistes religieux recommandent à leurs fidèles de ne pas s'occuper de lui, mais de lui résister en ne pensant qu'à Dieu.

Nous ne pouvons qu'admirer cette sage réserve de l'enseignement sacerdotal. Pourquoi, en effet, prêterait-on la lumière du dogme à celui qui est l'obscurité intellectuelle et la nuit la plus sombre du coeur ? Qu'il reste inconnu, cet esprit qui veut nous arracher à la connaissance de Dieu !

Nous ne prétendons pas ici faire ce que n'a pas fait l'Église, nous constatons seulement sur ce sujet quel fut l'enseignement secret des initiés aux sciences occultes.

Ils disaient que
le grand agent magique, justement appelé Lucifer, parce qu'il est le véhicule de la lumière et le réceptacle de toutes les formes, est une force intermédiaire répandue dans toute la création ; qu'elle sert à créer et à détruire, et que la chute d'Adam a été une ivresse érotique qui a rendu sa génération esclave de cette lumière fatale ; que toute passion amoureuse qui envahit les sens est un tourbillon de cette lumière qui veut nous entraîner vers le gouffre de la mort; que la folie, les hallucinations, les visions, les extases, sont une exaltation très dangereuse de ce phosphore intérieur; que cette lumière enfin est de la nature du feu, dont l'usage intelligent échauffe et vivifie, dont l'excès au contraire brûle, dissout et anéantit.

L'homme serait appelé à prendre un souverain empire sur cette lumière et
à conquérir par ce moyen son immortalité, et menacé en même temps d'être enivré, absorbé et détruit éternellement par elle.

Cette lumière, en tant que dévorante, vengeresse et fatale, serait le feu de l'enfer,
le serpent de la légende ; et l'erreur tourmentée dont alors elle serait pleine, les pleurs et le grincement de dents des êtres avortés qu'elle dévore, le fantôme de la vie qui leur échappe, et semble insulter à leursupplice, tout cela serait le diable ou Satan.

Les actions mal dirigées par le vertige de la lumière astrale,
les mirages trompeurs de plaisir, de richesse et de gloire dont les hallucinations sont pleines, seraient les pompes et les œuvres de l'enfer.

Le père Hilarion Tissot croit que toutes les maladies nerveuses accompagnées d'hallucinations et de délire sont des possessions du diable, et en comprenant les choses dans le sens des kabbalistes, il aurait pleinement raison.

Tout ce qui livre notre âme à la fatalité des vertiges est vraiment infernal, puisque le ciel est le règne éternel de l'ordre, de l'intelligence et de la liberté.

Les possédés de l'Évangile fuyaient devant Jésus-Christ, les oracles se taisaient devant les apôtres, et les malades d'hallucinations ont toujours manifesté une répugnance invincible pour les initiés et les sages.

La cessation des oracles et des possessions était une preuve du triomphe de la liberté humaine sur la fatalité. Quand les maladies astrales se montrent de nouveau, c'est un signe funeste qui annonce
l'affaiblissement des âmes. Des commotions fatales suivent toujours ces manifestations. Les convulsions durèrent jusqu'à la révolution française, et les fanatiques de Saint-Médard en avaient prédit les sanglantes calamités. Le célèbre criminaliste Torreblanca, qui a étudié à fond les questions de magie diabolique, en décrivant les opérations du démon, décrit précisément tous les phénomènes de perturbation astrale. Voici quelques numéros du sommaire de son chapitre XV de la Magie opératrice :


1. L'effort continuel du démon est tendu pour nous pousser dans l'erreur.
2. Le démon trompe les sens
en troublant l'imagination, dont il ne saurait pourtant changer la nature.
3. Des apparences qui fappent la vue de l'homme se forme immédiatement un corps imaginaire dans l'entendement, et tant que dure le fantôme, les apparences l'accompagnent.
4. Le démon
détruit l'équilibre de l'imagination par le trouble des fonctions vitales, soit maladie, soit irrégularité dans la santé.
5 et 6. Quand l'équilibre de l'imagination et de la raison est détruit par une cause morbide, on rêve tout éveillé, et
l'on peut voir avec une apparence réelle ce qui n'existe réellement pas.
7.
La vue cesse d'être juste quand l'équilibre est troublé dans la perception mentale des images.
8 et 9. Exemples de maladies où l'on voit les objets doubles, etc.
10. Les visions sortent de nous et s
ont des reflets de notre propre image.
11 - Les anciens connaissaient deux maladies qu'ils nommaient, l'une frénésie, dont l'une fait voir des formes imaginaires, l'autre fait entendre des voix et des sons qui n'existent pas, etc.

Il résulte de ces assertions, d'ailleurs fort remarquables, que Torreblanca attribue les maladies au démon, et que par le démon il entend la maladie elle-même ; ce que nous entendrions bien volontiers avec lui si l'autorité dogmatique le permettait.

Les efforts continuels de la lumière astrale
pour dissoudre et absorber les êtres appartiennent à sa nature même ; elle ronge comme l'eau, à cause de ses courants continuels ; elle dévore comme le feu, parce qu'elle est l'essence môme du feu et sa force dissolvante.

L'esprit de perversité et l'amour de la destruction chez les êtres qu'elle domine n'est que l'instinct de cette force. C'est aussi un résultat de la souffrance de l'âme qui vit d'une vie incomplète et se sent déchirée par des tiraillements en sens contraires. Elle aspire à en finir, et craint cependant de mourir seule, elle voudrait donc anéantir avec elle la création tout entière.

Cette perversité astrale se manifeste ordinairement
par la haine des enfants. Une force inconnue porte certains malades à les tuer, des voix impérieuses demandent leur mort. Le docteur Brierre de Boismont cite des exemples terribles de cette manie qui nous rappelle les crimes de l'apavoine et d'Henriette Cornier (l).

Les malades de perversion astrales ont malveillants et s'attristent de la joie des autres. Ils ne veulent pas surtout qu'on espère; ils savent trouver les paroles les plus navrantes et les plus désespérantes, même lorsqu'ils cherchent à consoler, parce que la vie est pour eux une souffrance et parce qu'ils ont le vertige de la mort.

C'est aussi
la perversion astrale et l'amour de la mort qui font abuser des oeuvres de la génération, qui portent à en pervertir l'usage ou à les flétrir par des moqueries sacriléges et des plaisanteries honteuses. L'obscénité est un blasphème contre la vie.

Chacun de ces vices s'est personnifié en une idole noire ou un démon qui est une image négative et défigurée de la divinité qui donne la vie; ce sont les idoles de la mort.

Moloch est la fatalité qui dévore les enfants.

Satan et Nisroch sont les dieux de la haine, de la fatalité et du désespoir.

Astarté, Lilith, Nahéma, Astaroth, sont les idoles de la débauche et de l'avortement.

Adramelech est le dieu du meurtre.

Bélial, celui de la révolte éternelle et de l'anarchie. Conceptions funèbres d'une raison près de s'éteindre qui adore lâchement son bourreau pour obtenir de lui qu'il fasse cesser son supplice en achevant de la dévorer !

Le vrai nom de Satan, disent les kabbalistes. c'est le nom de Jéhovah renversé, car Satan n'est pas un dieu noir, c'est la négation de Dieu. Le diable est la personnification de l'athéisme ou de l'idolâtrie.

Pour les initiés, ce n'est pas une personne, c'est une force créée pour le bien, et qui peut servir au mal ; c'est l'instrument de la liberté. Ils représentaient cette force qui préside à la génération physique sous la forme mythologique et cornue du dieu Pan ; de là est venu le bouc du sabbat, le frère de l'ancien serpent, et le porte-lumière ou phosphore dont les poetes on fait le faux Lucifer de la légende.

(1) Histoire des hallucinations, 2e édition, 1853

Posté par Adriana Evangelizt

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