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26 septembre 2007 3 26 /09 /septembre /2007 18:39

 Quelques extraits du livre d'Edouard Schuré, Les grands Initiés, que je trouve personnellement merveilleux. Je l'ai lu à l'âge de dix-huit ans pour la première fois. Il m'avait profondément marqué. Rendons grâce à ce fabuleux esotériste d'avoir saisi l'âme des Êtres dont il a entrepris de raconter l'histoire, que ce soit Rama, Krishna, Pythagore, Platon, Hermès, Moïse ou Jésus. On commence, bien sûr, par Moïse, Initié et Lévite Egyptien, en n'oubliant pas que ce livre a été écrit en 1889 mais quelle fraîcheur et quel bonheur ! N'oubliez surtout pas de lire les notes, elles sont très intéressantes.

 

 

Initiation de Moïse en Egypte

Sa fuite chez Jethro

 

par Edouard Schuré

Extrait du livre "Les grands Initiés", chapitre Moïse

Chapitre II

 

 

Ramsès II fut un des grands monarques d'Egypte. Son fils se nommait Ménephtah. Selon la coutume égyptienne, il reçut son instruction des prêtres, dans le temple d'Ammon-Râ à Memphis, l'art royal étant alors considéré comme une branche de l'art sacerdotal. Ménephtah était un jeune homme timide, curieux et d'intelligence médiocre. Il avait un passion peu éclairée pour les sciences occultes qui le rendit plus tard la proie des magiciens et des astrologues de bas étage. Il eut pour compagnon d'études un jeune homme d'une génie âpre, d'un caractère étrange et renfermé.

Hosarsiph (premier nom égyptien de Moïse d'après Manéthon cité par Philon) était le cousin de Ménephtah, le fils de la princesse royale, soeur de Ramsès II. Fils adoptif ou naturel ? On ne l'a jamais su (1).Hosarsiph était avant tout le fils du temple, car il avait grandi entre ses colonnes. Voué à Isis et à Osiris par sa mère on l'avait vu dès son adolescence en lévite, au couronnement du pharaon, dans les processions sacerdotales des grandes fêtes, portant l'éphod, le calice ou les encensoirs ; puis, dans l'intérieur du temple, grave et attentif, prêtant l'oreille aux orchestres sacrés, aux hymnes et aux enseignements des prêtres.

Hosarsiph était de petite taille, il avait l'air humble et pensif, avec un front de bélier et des yeux noirs perçants, d'une fixité d'aigle et d'une profondeur inquiétante. On l'avait appelé "le silencieux", tant il était concentré, presque toujours muet. Souvent il bégayait en parlant, comme s'il cherchait les mots ou s'il craignait de dire sa pensée. Il paraissait timide. Puis soudain, comme un coup de foudre sec, une idée terrible éclatait dans un mot et laissait derrière elle un sillon d'éclairs. On comprenait alors que si jamais "le silencieux" se mettait à agir, il serait d'une hardiesse effrayante. Déjà se creusait entre ses sourcils le pli fatal des hommes prédestinés aux lourdes tâches ; et sur son front planait un nuage menaçant.

Les femmes craignaient l'oeil de ce jeune lévi, oeil insondable comme le tombeau, et sa face impassible comme la porte du temple d'Isis. On eût dit qu'elles pressentaient un ennemi du sexe féminin dans ce futur représentant du principe mâle en religion en ce qu'il a de plus absolu et de plus intraitable.

Cependant, sa mère, la princesse royale, rêvait pour son fils le trône des pharaons. Hosarsiph était plus intelligent que Ménephtah ; il pouvait espérer une usurpation avec l'appui du sacerdoce. Les pharaons, il est vrai, désignaient leurs successeurs parmi leurs fils. Mais quelquefois les prêtres cassaient l'arrêt du prince après sa mort, et cela dans l'intérêt de l'Etat. Plus d'une fois, ils écartèrent du trône les indignes et les faibles pour donner le sceptre à un royal initié. déjà Ménephtah était jaloux de son cousin ; Ramsès avait l'oeil sur lui et se défiait du lévi silencieux.

Un jour la mère de Hosarsiph rencontra son fils dans le Sérapéum de Memphis, place immense, semée d'obélisques, de mausolées, de temples petits et grands, de pylônes trophéals, sorte de musée à ciel ouvert des gloires nationales, où l'on arrivait par une avenue de six cents sphinx. Devant sa royale mère, le lévi s'inclina jusq'à tere et attendit selon l'usage qu'elle lui adressât la parole.

"Tu vas pénétrer dans les mystères d'Isis et d'Osiris, lui dit-elle. Pendant longtemps je ne te verrai plus, ô mon fils. Mais n'oublie pas que tu es du sang des pharaons, et que je suis ta mère. Regrde autour de toi... si tu veux, un jour... tout ceci t'appartiendra ! "

Et d'un geste circulaire elle montrait les obélisques, les temples, Memphis et tout l'horizon.

Un sourire de dédain passa sur le visage de Hosarsiph, d'habitude lisse et immobile comme une face de bronze.

"Tu veux donc, dit-il, que je commande à ce peuple qui adore des dieux à tête de chacal, d'ibis et d'hyène. De toutes ces idoles, dans quelques siècles que restera-t-il ?"

Hosarsiph se baissa, prit dans sa main une poignée de sable fin et la laissa glisser à terre entre ses doigts maigres, aux yeux de sa mère étonnée : "Autant que cela, ajouta-t-il.

-Tu méprises donc la religion de nos père et la science de nos prêtres ?

-Au contraire, j'y aspire. Mais la pyramide est immobile. Il faut qu'elle se mette en marche. Je ne serai pas un pharaon. Ma patrie est loin d'ici... là-bas... au désert !

-Hosarsiph ! dit la princesse avec reproche, pourquoi blasphèmes-tu ? Un vent de feu t'a apporté dans mon sein, et, je le vois bien, c'est la tempête qui t'emportera ! Je t'ai mis au monde et je ne te connais pas. Au nom d'Osiris, qui es-tu donc et que vas-tu faire ?

-Le sais-je moi-même ? Osiris seul le sait ; il me le dira peut-être. Mais donne-moi ta bénédiction, ô ma mère, afin qu'Isis me protège et que la terre d'Egypte me soit propice."

Hosarsiph s'agenouilla devant sa mère, croisa respectueusement les mains sur sa poitrine et courba la tête. Détachant de front la fleur de lotus qu'elle y portait selon l'usage des femmes du temple, elle la lui donna à respirer, et voyant que la pensée de son fils resterait pour elle un éternel mystère, elle séloigna en murmurant une prière.

Hosarsiph traversa triomphalement l'initiation d'Isis. Ame d'acier, volonté de fer, il se joua des épreuves. Esprit mathématique et universel, il déploya une force de géant dans l'intelligence et le maniements des nombres sacrés dont le symbolisme fécond et les applications étaient alors presque infinis. Son esprit dédaigneux des choses qui ne sont qu'apparence et des individus qui passent, ne respirait à l'aise que dans les principes immuables. De là-haut, tranquillemnt et sûrement, il pénétrait, il dominait tout, sans manifester ni désir, ni révolte, ni curiosité.

Pour ses maîtres comme pour sa mère, Hosarsiph était demeuré une énigme. Ce qui les effrayait le plus c'est qu'il était entier et inflexible comme un principe. On sentait qu'on ne pourrait ni le courber ni le dévier. Il marchait dans sa voie inconnue comme un corps céleste dans son orbite invisible. Le pontife Membra se demandait jusqu'où monterait cette ambition concentrée en elle-même. Il voulut le savoir. Un jour, Hosarsiph avait porté, avec trois autres prêtres d'Osiris, l'arche d'or qui précédait le pontifes dans les grandes cérémonies. Cette arche renfermait les dix livres les plus secrets du temple qui traitait de magie et de théurgie.

Revenu dans le sanctuaire avec Hosarsiph, Membra lui dit :

"Tu es de sang royal. Ta force et ta science sont au-dessus de ton âge. Que désires-tu ?

-Rien, hormis ceci." Et Horsasiph posa sa main sur l'arche sacrée que les éperviers en or fondu couvraient de leurs ailes étincelantes.

"C'est donc pontife d'Ammon-Râ et prophète d'Egypte que tu veux devenir ?

-Non : mais savoir ce qu'il y a dans ses livres.

-Comment le saurais-tu, puisque personne hormis le pontife ne doit les connaître ?

-Osiris parle comme il veut, quand il veut, à qui il veut. Ce que renferme cette arche n'est que la lettre morte. Si l'Esprit vivant veut me parler, il me parlera.

-Pour cela que comptes-tu faire ?

-Attendre et obéir."

Ces réponses rapportées à Ramsès II augmentèrent sa défiance. Il craignit qu'Hosarsiph n'aspirât au pharaonat aux dépens de son fils Ménephtah. Le pharaon ordonna, en conséquence, que le fis de sa soeur fût nommé scribe sacré du temple d'Osiris. Cette fonction importante comprenait la symbolique sous toutes ses formes, la cosmographie et l'astronomie : mais elle l'éloignait du trône. Le fils de la princesse royale se livra avec le même zèle et une soumission parfaite à ses devoirs d'hiérogrammate, auxquels se rattachait aussi la fonction d'inspecteur de différents nômes ou provinces de l'Egypte.

Hosarsiph avait-il l'orgueil qu'on lui prêtait ? Oui, si c'est par orgueil que le lion captif lève la tête et regarde l'horizon derrière les barreaux de sa cage sans même voir les passants qui le dévisagent. Oui, si c'est par orgueil que l'aigle retenu par une chaîne frémit parfois de tout son plumage et, le cou tendu, l'aile ouverte, regarde le soleil. Comme tous les forts marqués pour une grande oeuvre, Hosarsiph ne se croyait pas soumis au Destin aveugle : il sentait qu'une providence mystérieuse veillait sur lui et le conduirait à ses fins.

Pendant qu'il était scribe sacré, Hosarsiph fut envoyé en inspection dans le Delta. Les Hébreux tributaires de l'Egypte qui habitaient alors le val de Gossen étaient soumis à de rudes corvées. Ramsès II reliait Pélusium à Héliopolis par une chaîne de forts. Tous les nômes de l'Egypte devaient fournir leur contingent d'ouvriers à ces travaux gigantesques. On chargeait les Beni-Israel des plus lourdes corvées. Ils étaient surtout tailleurs de pierre et briquetiers. Indépendants et fiers, ils ne se courbaient pas aussi facilement que les indigènes sous le bâton des gendarmes égyptiens, mais se redressaient en grommelant et quelquefois rendaient les coups. Le prêtre d'Osiris ne put se défendre d'une secrète sympathie pour ces intraitables "au cou roide" dont les Anciens, fidèles à la tradition abrahamique, adoraient simplement le Dieu unique, que vénéraient leurs chefs, leurs hags et leurs zakens, mais qui regimbaient sous le joug et protestaient contre l'injustice. Un jour, il vit un gendarme égyptien accabler de coups un Hébreu sans défense. Son coeur bondit ; il se jeta sur l'Egyptien, lui arracha son arme et le tua raide. Cet acte, commis dans un bouillonnement d'indignation généreuse, décida de sa vie. Les prêtres d'Osiris qui commettaient un meurtre étaient sévèrement jugés par le collège sacerdotal. Déjà le pharaon soupçonnait un usurpateur dans le fils de sa soeur. La vie du scribe ne tenait plus qu'à un fil. Il préféra s'exiler et s'imposer lui-même son expiation. Tout le poussait dans la solitude du désert, dans le vaste inconnu, son désir, le pressentiemnt de sa mission, et par-dessus tout cette voix intérieure, mystérieuse, mais irrésistible, qui dit à certaines heures : "Va !  c'est ta destinée."

Au-delà de la mer Rouge et de la presqu'île sinaïtique, il y avait un temple qui ne dépendait pas du sacerdoce égyptien. Cette région s'étendait comme une bande verte entre le golfe élamitique et le désert d'Arabie. De loin, au-delà du bras de mer, on apercevait les masses sombres du Sinaï et son sommet dénudé. Enclavé entre le désert et la mer Rouge, protégé par un massif volcanique, ce pays isolé était à l'abri des invasions. Ce temple  était consacré à Osiris, mais on y adorait le Dieu souverain sous le nom d'Aélohim. Car ce sanctuaire d'origine éthiopienne servait de centre religeux aux Arabes, aux Sémites et aux hommes de race noire qui cherchaient l'initiation. Depuis des siècles déjà le Sinaï et l'Horeb étaient ainsi le centre mystique d'un culte monothéiste. La grandeur nue et sauvage de la montagne se dressant toute seule entre l'Egypte et l'Arabie réveillait l'idée du Dieu unique. Beaucoup de Sémites venaient là en pélerinage adorer Aelohim. Ils allaient séjourner quelques jours en jeûnant et en priant dans les cavernes et les galeries creusées aux flancs du Sinaï. Avant cela, il fallait se purifier et se faire instuire au temple de Madian.

C'est vers ce lieu que se réfugia Hosarsiph.

Le grand prêtre de Madian ou le raguel (surveillant de Dieu) s'appelait alors Jétro (Exode, III, 1) C'était un homme de peau noire(2). Il appartenait au plus pur type de l'antique race éthiopienne, qui quatre ou cinq mille ans avant Ramsès avait régné sur l'Egypte et qui n'avait pas perdu ses traditions remontant aux plus vieilles races du globe. Jétro n'était ni un inspiré ni un homme d'action, mais un grand sage. Il possédait des trésors de science entassés dans sa mémoire et dans les bibliothèques de pierre de son temple. Et puis c'était le protecteur des hommes du désert. Lybien, Arabes, Sémites nomades. Ces éternels errants, toujours les mêmes, avec leur vague aspiration au Dieu unique représentaient quelque chose d'immuable au milieu des cultes éphémères et des civilisations croulantes. On sentait en eux comme la présence de l'Eternel, le mémorial des âges lointains, la grande réserve d'Aelohim. Jétro était le père spirituel de ces insoumis, de ces errants, de ces libres. Il connaissait leur âme, il pressentait leur destinée. Quand Hosarsiph vint lui demander asile au nom d'Osiris-Aelohim, il le reçut à bras ouverts. Peut-être devina-t-il sur-le-champ dans ce fugitif l'homme prédestiné à devenir le prophète des bannis, le conducteur du peuple de Dieu.

Hosarsiph voulut se soumettre d'abord aux expiations que la loi des initiés imposait aux meurtriers. Lorsqu'un prêtre d'Osiris avait commis un meurtre même involontaire, il était censé perdre le bénéfice de sa résurrection anticipée "dans la lumière d'Osiris", privilège qu'il avait obtenu par les épreuves de l'initiation, et qui le mettait fort au-dessus du commun des hommes. Pour expier son crime, pour retrouver sa lumière intérieure, il devait se soumettre à des épreuves plus cruelles, s'exposer lui-même encore une fois à la mort. Après un long jeûne et au moyen de certains breuvages, on plongeait le patient dans un sommeil léthargique ; puis on le déposait dans un caveau du Temple. Il restait là des jours, quelquefois des semaines(3). Pendant ce temps, il était censé faire une voyage dans l'Au-delà, dans l'Erèbe ou dans la région de l'Amenti où flottent les âmes des morts qui ne sont pas encore détachées de l'atmosphère terrestre. Là, il devait chercher sa victime, subir ses angoisses, obtenir son pardon et l'aider à retrouver le chemin de la lumière. Alors seulement, il était considéré comme ayant expié son meurtre, alors seulement son corps astral s'était lavé des taches noires dont le souillaient le souffle empoisonné et les imprécations de la victime. Mais de ce voyage réel ou imaginaire, le coupable pouvait fort bien ne pas revenir, et souvent, quand les prêtres allaient réveiller l'expiateur de son sommeil léthargique, ils ne trouvaient plus qu'un cadavre.

Hosarsiph n'hésita pas à subir cette épreuve et d'autres encore(4). Sous l'impression du meurtre qu'il avait commis, il avait compris le caractère immuable de certaines lois de l'ordre moral et le trouble profond que leur infraction laisse au fond de la conscience. Ce fut avec une entière abnégation qu'il offrit son être en holocauste à Osiris en demandant la force, s'il revenait à la lumière terrestre, de manifester la loi de justice. Lorsque Hosarsiph sortit du sommeil redoutable dans le souterrain du temple de Madian, il se sentit un homme transformé. Son passé s'était comme détaché de lui, l'Egypte avait cessé d'être sa patrie, et devant lui l'immensité du désert avec ses nomades errants s'étendait comme un nouveau champ d'action. Il regarda la montagne d'Aelohim à l'horizon, et pour la première fois, comme une vision d'orage dans les nuées du Sinaï, l'idée de sa mission passa devant ses yeux : Pétrir avec ces tribus mouvantes un peuple de combat qui représenterait la loi du Dieu suprême au milieu de l'idolâtrie des cultes et de l'anarchie des nations - un peuple qui porterait aux siècles futurs la vérité scellée dans l'arche d'or de l'initiation.

En ce jour-là et pour marquer l'ère nouvelle qui commençait dans sa vie, Hosarsiph prit le nom de Moïse qui signifie : le Sauvé.

 

Notes

1 Le récit biblique (Exode, II, 1-10) fait de Moïse un Juif de la tribu de Lévi recueilli par la fille de Pharaon dans les roseaux du Nil, où la ruse naturelle l'avait déposé pour toucher la princesse et sauver l'enfant d'une persécution identique à celle d'Hérode. - Par contre, Manéthon, le prêtre égyptien auquel nous devons les renseignements les plus exacts sur les dynasties des pharaons, renseignements aujourd'hui confirmés par les inscriptions des monuments, Manéthon affirme que Moïse fut un prêtre d'Osiris. Strabon qui tenait ses renseignements de la même source, c'est-à-dire des prêtres égyptiens, l'atteste également. -La source égyptienne a ici plus de valeur que la source juive. Car les prêtres d'Egypte n'avaient aucun intérêt à faire croire à des Grecs ou à des Romains que Moïse était un des leurs, tandis que l'amour-propre national des Juifs leur commandait de faire du fondateur de leur nation un homme du même sang. Le récit biblique reconnaît d'ailleurs que Moïse fut élevé en Egypte et envoyé par son gouvernement comme inspecteur des Juifs de Gossen. C'est là le fait important, capital, qui établit la filiation secrète entre la religion mosaïque et l'initiation égyptienne. Clément d'Alexandrie croyait que Moïse était profondément initié à la science de l'Egypte et de fait l'oeuvre du créateur d'Israël serait incompréhensible sans cela.

2 Plus tard (Nombres, III, 1) après l'exode, Aaron et Marie, frère et soeur de Moïse, selon la Bible, lui reprochaient d'avoir épousé une Ethiopienne. Jétro, père de Sephora, était donc de cette race.

3 Des voyageurs de notre siècle ont constaté que des fakirs hindous se sont fait enterrer après s'être plongés dans le sommeil cataleptique en indiquant le jour précis où on devait les déterrer. L'un d'eux, après trois semaines d'ensevelissement, fut retrouvé vivant, sain et sauf.

4 Les sept filles de Jétro dont parle la Bible (Exode, II, 16-20) ont évidemment un sens symbolique comme tout ce récit qui nous est parvenu sous une forme légendaire et tout à fait popularisée. Il est plus qu'invraisemblable que le prêtre d'un grand temple fasse paître ses troupeaux par ses filles et qu'il réduise un prêtre égyptien au rôle de berger, -les sept filles de Jethro symbolisent 7 vertus que l'initié était forcé de conquérir pour ouvrir le puits de la vérité. Ce puits est appelé dans l'histoire d'Agar et d'Ismaël "le puits du Vivant qui me voit".

La suite... Le Sépher Béreshit de Moïse 1

 

 

 

 

Posté par Adriana Evangelizt

 

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Published by Adriana Evangelizt - dans LE JUDAÏSME
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24 septembre 2007 1 24 /09 /septembre /2007 02:46

 

 

 

 

LES SERPENTS ET LES DRAGONS VOLANTS

 

Par R. A. Boulay
Traduction Polo Delsalles
7ème partie
6ème partie
5ème partie
4ème partie
3ème partie
2ème partie
1ère partie

 

 

Chapitre 4

 L'ANCIEN TESTAMENT COMMENCE À SUMER

Suite...

LES DIEUX PLURIELS DE L'ANCIEN TESTAMENT

Il est généralement consenti que deux traditions composent les livres de l'Ancien Testament, la plus vieille ou la tradition élohiste qui fait référence à la divinité en termes génériques, et la tradition sacerdotale où la divinité est appelée Yahvé ou Jéhovah, quelque peu par erreur par rapport à une fausse traduction de la Septante grecque.

Ces deux influences principales sont entrelacées partout dans l'Ancien Testament et parfois, coexistent côte à côte comme, par exemple, dans la Genèse où il y a deux versions de la Création.

La divinité est appelée « El » (« Élohim » pluriel) certaines fois et « Yahvé » dans d'autres. Les savants bibliques consentent que l'usage de Yahvé semble être un anachronisme et fut peut-être inséré plus tard.

L'« Élohim » hébreu est grammaticalement une forme plurielle et est souvent traduit comme « Dieu » à certains endroits mais aussi comme « Dieux » ou « Êtres divins » dans d'autres, principalement parce que le texte est souvent ambigu. Généralement, le nom pour la divinité est « El », lequel semble être le terme générique pour la divinité en Sémite aussi bien qu'en Hébreu biblique. Il fut apparemment emprunté du panthéon des autochtones de la terre de Canaan. Quel fut l'identité de ce El qui fut alors la divinité suprême des Cananéens ? [Note de l' éditeur : Ce « El » devint plus tard l'« Allah » Islamique.]

Comme dieu souverain du panthéon sémite, la divinité sumérienne principale Enlil fut transcrit syllabiquement comme « ilulu », et devint alors « ili » en Akkadien ou en Sémite, et plus tard, « el » en Hébreu. El devint donc le nom d'Enlil, l'être suprême en Palestine et s'inséra dans l'Ancien Testament. [Note de l'éditeur : Pourquoi Sitchin ne pouvait pas voir ce simple fait est au-delà de ma compréhension. Je ne suis pas anti-juif, mais je dirais qu'il y a plusieurs Juifs dans l'industrie du livre dans la Ville de New York et fort probablement, Sitchin fut forcé à prendre la position qu'il prit dans le dernier chapitre de « Divine Encounters » pour vendre plus de livres à son propre groupe ethnique.]

Pendant que le reste du monde croyait en plusieurs dieux, les rédacteurs et les éditeurs de l'Ancien Testament essayèrent de proclamer la foi en un seul dieu. Malgré ces tentatives monothéistes, ils restent plusieurs exemples où les narrations bibliques sont sous la forme plurielle d'El ou Élohim. Dans la Genèse, par exemple, quand la notion de créer Adam est annoncée, les mots utilisés sont tous pluriels : « Et Élohim (pluriel) dit : 'Laissez-nous créer l'homme à notre image et à notre ressemblance' ». [Note de l'éditeur : Une chose que presque tous oublient en parlant des traditions monothéistes des Juifs, des Chrétiens et des Musulmans, est que l'ensemble de cette philosophie provient des Hébreux en tant que rébellion contre la tradition polythéiste des Grecs. Les anciens hébreux ont tout fait pour s'éloigner des traditions grecques. Ce fut autant une question socio-politique ou culturelle que religieuse. Aussi, le livre « The Stellar Man » par John Baines affirme que la tradition hébraïque monothéiste est seulement survenue au temps de Moïse quand l'idée d'un seul Dieu devait être inventée par les prêtres hébreux pour cacher la maladresse que Moïse avait faite en négociant avec les Archons de la Destinée.]

Plus tard, dans le jardin d'Éden, quand le serpent tente Ève, il dit : « Vous n'allez pas mourir. Non, les dieux (Élohim) sauront que le moment où vous le mangez, vos yeux seront ouverts et vous serez comme les dieux (Élohim) connaissant la différence entre le bien et le mal ». Encore plus tard, après la Chute, la divinité se plaint : « Maintenant que l'homme est devenu comme nous (pluriel) discernant le bien du mal ! »

Dans d'autres cas, la divinité a souvent adressé des remarques à d' autres membres du personnel céleste qui furent tout près. Même après le Déluge, quand l'homme essayait d'élever une tour à Babel, la divinité remarqua à un associé, « Alors, allons descendre et confondre leur parole ». Par conséquent, malgré les tentatives des premiers éditeurs à proclamer une politique monothéiste, les preuves d'un panthéon ne furent pas complètement effacées du texte de l'Ancien Testament.

LE PROBLÈME DE L'UTILISATION DU TERME « YAHVÉ »

Selon le livre de l'Exode, le nom Yahvé fut d'abord utilisé au temps de Moïse, car Moïse se fait dire par la divinité, « Je suis Yahvé, j' ai apparu à Abraham, Isaac et Jacob comme El Shaddai, mais je ne me suis pas fait connaître à eux par mon nom Yahvé ». Les érudits acquiescent que le nom Yahvé fut ajouté par la suite par des scribes sacerdotaux. Le tétragramme YHWH ou Yahvé devint le nom personnel et distinctif du dieu d'Israël et est fréquemment utilisé partout dans l' Ancien Testament pour représenter la divinité. [Note de l'éditeur : De nouveau, pour plus de détails, voir : « The Stellar Man » par John Baines.]

L'origine de Yahvé est inconnue ; et bien que plusieurs explications pour sa signification furent proposées, la plus logique semble être que le nom divin soit une forme du verbe «être « ou HWH, signifiant ainsi celui qui est ». Ceci est manifeste dans l'Exode 3 où Moïse demande au Seigneur son vrai nom pour qu'il puisse informer les tribus d'Israël qui souhaite savoir comment appeler leur dieu :

« Dieu dit à Moïse : 'Je suis celui qui est'. Et il dit : 'Voici ce que tu diras aux Israélites' : 'Je suis' m'a envoyé vers vous ».

Ce verset causa toutes sortes de problèmes aux érudits et la plupart des traductions de la Bible contiennent une annotation avertissant qu' il peut aussi signifier « je suis ce que je suis » ou « je serai ce que je serai ». Son ambiguïté est probablement due au fait qu'il est une épithète liturgique. Il signifie exactement ce qu'il dit : « Je suis celui qui est ou qui existe ».

Dans les temps anciens, les noms divins avaient un pouvoir intrinsèque et certains noms pouvaient seulement être utilisés par la prêtrise. Dans le panthéon sumérien et babylonien, seulement des noms descriptifs sont utilisés. Les vrais noms des dieux ne sont pas connus.

Yahvé ou « celui qui est » est probablement une tentative de la part des prêtres hébreux de substituer un nom inoffensif pour celui de la divinité, désamorçant ainsi toutes conséquences malfaisantes possibles. Cela se trouve également dans la tradition rabbinique où le nom Yahvé contient certains pouvoirs et, dans les temps anciens, seulement quelques prêtres eurent la permission de prononcer le nom. [Note de l'éditeur : Selon les traditions hermétiques secrètes qui furent publiées à travers les travaux de John Baines récemment, le fait de prononcer le nom de Yahvé à haute voix serait d'invoquer le nom de l'Archon qui trompa Moïse. Le fait de répéter ce nom à haute voix augmentait le pouvoir de l'Archon.]

EL SHADDAI, LE DIEU AFFREUX ET TERRIBLE

Comme nous l'avons vu, en s'adressant à Moïse, la divinité l'informa qu'il était apparu à ses ancêtres comme El Shaddai. Ce nom, El Shaddai, apparaît dans la Genèse au moins six fois et est considéré être le titre descriptif du dieu des Hébreux.

La racine hébraïque « shadad » duquel il provient signifie « maîtriser », « traiter avec violence », ou « détruire ». Ces significations donnent un caractère affreux à la divinité, celui de dévastateur ou de destructeur. C'est en partie pour cette raison que le dieu des Hébreux est connu comme un dieu intransigeant et vindicatif.

Shaddai peut aussi être associé linguistiquement au mot assyrien « shadu » ou montagne. En fait, ces deux significations peuvent être appliquées au dieu hébreu El Shaddai, car il n'est rien d'autre que le dieu des éclairs et du tonnerre des Hittites, une version du nord-ouest du dieu sumérien Ishkour et le Sémite Adad. Il fut le dieu de la montagne de l'Anatolie et est souvent représenté avec la foudre dans sa main. [Note de l'éditeur : Il est donc le Zeus des Grecs.]

Après le Déluge, quand les Anounnaki redescendirent pour reconstruire les villes de la Mésopotamie, les terres connues comme « le croissant fertile » furent divisées parmi les enfants d'Enlil. Nannar/Sin reçut l'autorité sur toute la Mésopotamie et les terres de l'Ouest, sauf l' Anatolie qui fut assigné à Ishkour/Adad et le Liban qui fut donné à Outou/Shamash. La déesse Inanna/Ishtar déplaça sa base d'opérations au Liban et y gouverna avec Shamash. Le panthéon du Levant consistait en trois divinités majeures après le Déluge : Adad, Shamash, et Ishtar. De l'Anatolie, la terre des Hittites, Adad étendit son influence aussi loin vers le sud que Jérusalem. Cela est illustré dans Ézéchiel 16 où les origines de Jérusalem sont trouvées dans la formulation « Ton père était amorite et ta mère hittite ».

LES DIEUX SECONDAIRES : LES NEFILIM ET LES ANGES

[Note de l'éditeur : Je ne suis pas d'accord avec ce titre. Je ressens que les Néfilim furent en fait les Dieux primaires tandis que les Anounnaki furent les secondaires.]

L'Ancien Testament suggère non seulement qu'il y eut un grand nombre de divinités mais ces dieux secondaires semblent être descendus pour perturber les affaires de l'homme. Ceci est exprimé dans la Genèse 6 qui dit :

« Lorsque les hommes commencèrent d'être nombreux sur la face de la terre et que des filles leur furent nées, les fils de Dieu (Élohim) trouvèrent que les filles des hommes leur convenaient et ils prirent pour femmes toutes celles qu'il leur plut. . Les Nephilim étaient sur la terre en ces jours-là et aussi dans la suite quand les fils de Dieu s'unissaient aux filles des hommes et qu'elles leur donnaient des enfants; ce sont les héros du temps jadis, ces hommes fameux ».

[Note de l'éditeur : Si ma mémoire est bonne, dans la version éthiopienne des Saintes Écritures, les « Néfilim » sont considérés comme « Ceux du Ciel ».]

Le terme Biblique pour ces divinités secondaires semble avoir été Néfilim. La descente des Néfilim est-elle reflétée dans la littérature mésopotamienne ? Furent-ils les Anounnaki qui descendirent également sur la Terre durant la période antédiluvienne ? Nous verrons qu'ils furent des noms différents pour le même groupe d'êtres.

Le terme « Néfilim » causa beaucoup de problèmes aux théologiens et aux traducteurs à travers les siècles, tellement, qu'aujourd'hui, la politique est de le laisser tel quel dans les traductions modernes. « Néfilim » est dérivé de l'Hébreu NFL, littéralement « ceux qui sont descendus » ou encore mieux, « ceux qui arrivèrent ». Cela fut interprété comme des « anges déchus » dans le sens de ceux qui furent lancés en bas ou les mauvais anges, bien que le texte ne justifie pas cette conclusion.

Le distingué commentateur biblique juif du 19ème siècle, Malbim, disait que dans les temps anciens, les souverains des pays du Moyen-Orient furent les fils de divinités qui arrivèrent sur la Terre des cieux.

Il maintient qu'ils furent les fils des divinités païennes et les appelaient les Néfilim. La Genèse affirme qu'ils descendirent sur la Terre en deux groupes : « Ce fut alors que les Néfilim apparurent sur la Terre, aussi bien que plus tard ». La descente séparée des deux groupes de Néfilim ou les « anges » jusqu'au mont Harmon au nord-est de la Palestine est rapportée dans le Livre des Jubilés. Un groupe descendit durant les jours de Yéred pendant le 10ème Jubilé ; plus tard pendant le 25ème Jubilé, pendant les jours de Noé, un autre groupe descendit sur la Terre. Puisqu'un Jubilé représente 50 années régulières, cette source dit qu'ils descendirent séparément sur la Terre avec un intervalle de 750 ans.

Dans l'Enuma Elish, le conte babylonien de la Création, un groupe d'Anounnaki descendit également pour peupler la Terre. Ces êtres divins se marièrent aussi avec les filles de l'homme.

Les soi-disant anges de l'Ancien Testament devinrent un terme général pour décrire des divinités secondaires qui furent très actives dans les affaires de l'homme. Dans l'Hébreu biblique, le mot souvent utilisé est « malakh » ; cependant, d'autres termes tel que « bene elohim » ou fils de dieu sont souvent traduits comme des anges. Il fut utilisé pour toutes les divinités secondaires qui entrent en contact avec l'espèce humaine.

Ces messagers se déplacèrent très facilement par une sorte d'appareil volant ; d'où la représentation des anges avec des ailes, un symbole de leur capacité à voler. Ce fut la seule façon que les anciens connaissaient pour représenter ce fait. L'incident de la destruction de Sodome et Gomorrhe illustre la capacité de ces anges à voler çà et là à volonté.

Tels que se déroulent les événements dans la Genèse 18 et 19, quelques anges renseignaient Abraham sur la destruction des villes à venir. La traduction traditionnelle raconte que lorsqu'ils décidèrent de visiter Sodome, ils « partirent de là et firent face à Sodome ». Le distingué érudit biblique E. A. Speiser dans son travail « Genesis », suggère que cette traduction est erronée et qu'elle devrait lire, « ils virent le visage de Sodome en bas ». Bien sûr, cette interprétation donne une signification complètement différente de l'incident. [Note de l' éditeur : Vous pouvez voir que Boulay a travaillé pour le Gouvernement américain quand il fait des énoncés informels tels que le « les anges renseignaient (briefing) Abraham ».]

Plus tard, après que les anges amenèrent Lot et sa famille en sécurité à l'extérieur de la ville, le texte traditionnel affirme, « les amenèrent en sécurité à l'extérieur de la ville ». Encore, Speiser suggère une traduction alternative, « les firent sortir et les déposèrent à l' extérieur de la ville ».

Donc, le texte révisé clarifie que les anges se rendaient aux villes en volant ; alors, voyant la nécessité de secourir la parenté d'Abraham, les amenèrent avec une sorte d'avion et les déposèrent à l' extérieur dans un endroit hors de danger.

LES HÔTES D'ÉDEN : LES SERPENTS AUX JAMBES OU LES REPTILES

Selon la Genèse et autres documents et, bien avant que les humains existent, le serpent (nous l'appellerons comme cela puisque nous n' avons pas de meilleur mot, car il est évidemment un lézard) vivait dans le jardin d'Éden et fit tout le travail nécessaire pour le maintenir.

Ce serpent biblique ne fut pas seulement qu'un simple petit serpent. Il pouvait converser avec Ève, il connaissait la vérité sur l'arbre de la connaissance et il fut d'une telle taille qu'il défia sans peur la divinité. Des informations additionnelles de cette créature sont disponibles d'autres sources.

Les anciennes légendes juives décrivent le serpent d'Éden comme semblable à l'homme --il ressemblait et parlait comme un homme. Cela est élaboré avec plus de détails dans le Haggadah, ce vaste réservoir de contes et de légendes qui forment la tradition orale des Juifs.

La section qui traite de la Création décrit le serpent qui habitait le jardin avant la création d'Adam comme une créature se tenant debout sur deux pieds et qui fut égal en hauteur à un chameau. On lui donne un grand nombre d'excellentes qualités et de capacités mentales qui sont supérieures à celles de l'homme. En fait, le Haggadah déclare que ce fut sa capacité mentale supérieure qui conduit à la chute de l' homme aussi bien qu'à la sienne.

Selon cette source, la tâche du serpent incluait le fait de fournir la divinité avec de l'or, de l'argent, des pierres précieuses et des perles, une tâche plutôt mondaine pour un groupe d'êtres soi-disant spirituels. Il est à noter de nouveau, nous avons cette préoccupation avec les pierres précieuses, comme dans Genèse qui décrit les produits de l'Éden : « l'or de ce pays est pur et là se trouvent le bdellium et la pierre de cornaline ».

Précédant l'homme et plus tard, cohabitant le jardin d'Éden avec lui, le serpent fut semblable à l'homme de plusieurs façons. Il fut grand et se tenait debout sur deux jambes. Il faisait tout le travail des dieux, en particulier l'exploitation minière et le travail agricole. Et, au-delà de tout, le serpent possédait un intellect supérieur à celui de l'homme. Ce sont tous des attributs des Anounnaki.

Le terme « serpent », appliqué à cette créature, soulève plusieurs problèmes. Employant la terminologie moderne, il pourrait être décrit comme un grand lézard ou un reptile. Les anciens purent lui donner une signification différente que celle que nous définissons aujourd'hui comme un reptile sans jambes. Dans ce contexte, les difficultés d' interprétations sont dues au fait de donner une signification moderne à la traduction d'anciens mots. Par exemple, la Grèce ancienne ou classique n'avait pas de mot pour serpent. Le mot « drakon » fut appliqué aux serpents aussi bien qu'à d'autres créatures fabuleuses ressemblant à des serpents. En fait, des mots composés basés sur le serpent furent des variations de « drakon » ; par exemple, le mot pour sinueux ou tordu comme une route fut « drakonforos ». « Drakonktonia » signifiait le fait de tuer un serpent.

Dans la Septante, la version grecque pré-chrétienne des Saintes Écritures hébraïques, le mot « drakon » est utilisé pour dénoter des serpents, des grands reptiles et d'autres grandes créatures terribles ou féroces.

De cette façon, la confusion de dragon et de serpent conduisit à des créatures mythologiques qui furent ailées, avaient des jambes et respiraient le feu. Les serpents de l'ancien monde furent représentés comme de grands animaux ressemblant à des lézards avec des ailes dénotant leur capacité à voler --une métaphore pour une sorte de vaisseau. Leur capacité de se défendre en jetant des flammes--des appareils ou peut-être leur dangereux gaz d'échappement furent transformés en apparence mythologique d'un dragon respirant le feu.

C'est dans cette origine que l'homme est lancé dans la civilisation antédiluvienne des dieux serpents. Les tablettes cunéiformes sumériennes sont plus spécifiques dans ce respect. Les Anounnaki ou enfants des dieux serpents se fatiguent de leur fardeau d'accomplir toutes les tâches déplaisantes de l'exploitation minière et de l' agriculture et lancent un appel au dieu principal pour alléger leur souffrance. C'est ici que l'homme entre en scène.

Huitième partie

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24 septembre 2007 1 24 /09 /septembre /2007 02:30

 

 

 

 

LES SERPENTS ET LES DRAGONS VOLANTS

 

Par R. A. Boulay
Traduction Polo Delsalles
6ème partie
5ème partie
4ème partie
3ème partie
2ème partie
1ère partie

 

 

Chapitre 4

 

 

L'ANCIEN TESTAMENT COMMENCE À SUMER

 

 

 

« Le plus difficile et le plus obscur des livres sacrés, la Genèse, contient autant de secrets que de mots, et chaque mot en dissimule plusieurs autres ». Saint Jérôme

LES ANOUNNAKI DÉCRITS DANS LES SAINTES ÉCRITURES

Existe-t-il des preuves dans la littérature religieuse occidentale qui corrobore les activités des Anounnaki telles que trouvées dans les nombreux Mythes, poèmes et cantiques de la Mésopotamie ? Ces sources sumériennes traitent des mêmes événements --la création de l'homme, sa modification subséquente en homme moderne ou Homo-sapiens, l'existence de rois-dieux, la venue du Déluge et plusieurs événements subséquents de l'histoire.

Autre que le livre de la Genèse, il existe beaucoup de littératures religieuses qui traite de la période avant le Déluge. Des sources telles que les trois livres d'Hénok, le Livre des Jubilés, les enseignements gnostiques, les manuscrits de la Mer Morte, le Haggadah ou la tradition orale des Juifs, les écrits rabbiniques, les travaux de Josèphe et plusieurs travaux du Pseudepigraphe.

Plusieurs choses qui ne sont pas intelligibles dans ces anciennes écritures religieuses sont expliquées en partie dans la grande bibliothèque de symboles et d'inscriptions cunéiformes sumériens et babyloniens. Il sera démontré que les Saintes Écritures et la littérature sumérienne, vues dans un contexte historique et en enlevant leur verbiage spirituel et mythologique, se supportent mutuellement. Il est clair que Sumer fut la source des événements et des histoires de l'Ancien Testament et des autres écrits religieux occidentaux.

Bien que plusieurs apologistes bibliques tentèrent d'éviter ou de brouiller la question de l'origine de l'Ancien Testament, les faits historiques démontrent clairement que ses antécédents proviennent de la vallée de la Mésopotamie.

La culture sumérienne qui peut être tracée jusqu'au commencement du 4ème millénaire avant J.-C., fut la source de tous les Mythes des civilisations du Moyen-Orient qui suivirent, tels les Akkadiens, les Babyloniens et les Assyriens qui héritèrent beaucoup de la culture sumérienne. Cette culture fut éventuellement transférée vers l'ouest aux terres de la Palestine, la Syrie, le Liban et l'Anatolie.

La langue réelle des Sumériens fut bientôt remplacée par l'Akkadien, une langue sémite. Le sumérien est non-sémite et ses origines sont inconnues. Elle semble n'avoir aucune affinité et apparut sur la Terre soudainement de nulle part. Les Akkadiens et les Sumériens s'entremêlèrent plus tard et fusionnèrent enfin les deux langues. Les Sémites évoluèrent de ce milieu sumérien-akkadien et éventuellement les Hébreux ou les Juifs. Les Hébreux n'inventèrent pas leur langage ou leurs formes littéraires --leur culture fut héritée des cultures plus anciennes de la Mésopotamie et de Canaan.

Nous devrions réaliser plus clairement que lorsque vécurent ces fameux personnages bibliques, Noé et Abraham, l'Hébreux n'existait pas. Les Juifs autant que les Arabes réclament leur descendance d'Abraham qui ne fut ni juif ni arabe mais un résident de la ville d'Ur en Mésopotamie.

La première référence de l'Ancien Testament démontrant la présumée ascendance hébraïque d'Abraham est une erreur perpétuée par une fausse traduction. Dans leur impatience de prouver l'antiquité hébraïque, les traducteurs firent incorrectement référence à Abraham comme telle dans la Genèse, chapitre 14.

Le contexte dans lequel apparaît cette référence est l'invasion des rois de l'est dans la terre de Canaan et la réaction d'Abraham lorsque son neveu fut pris comme prisonnier. Voici le texte :

« Les vainqueurs prirent tous les biens de Sodome et de Gomorrhe et tous leurs vivres, et ils s'en allèrent. Ils prirent aussi Lot, fils du frère d'Abram, et ses biens, et ils s'en allèrent ; car il demeurait à Sodome. Un des fugitifs vint l'annoncer à Abram l'Hébreu, qui habitait aux chênes de Mambré, l'Amorhéen, frère d'Echkol et frère d'Aner, tous alliés d'Abram ».

Apparemment, Abraham (Abram) fut un étranger dans cette terre à ce moment ; il avait émigré de la ville d'Ur en Mésopotamie. Lui et Lot furent des visiteurs ou des voyageurs. La traduction du mot « ibri » comme « hébreu » n'a aucun support linguistique. La racine « br » signifie « passer à travers ou traverser ». Donc, « ibri » comme il paraît dans le texte de la Genèse, signifierait celui qui traverse est un visiteur. En réalité, Abraham apprit que son neveu et ami avait été capturé par les envahisseurs. [Note de l'éditeur : Dans les traditions linguistiques éthiopiennes, dans une des plus vieilles de toutes les civilisations modernes, le mot « bir » signifie « dollar ». Puisqu'un dollar passe de main à main ou d'une personne à une autre, il est facile à voir comment la racine linguistique de ce mot influence encore les langues modernes.]

Le « ibri » sémite est sans doute en rapport avec le « ibru » akkadien d'où il est probablement dérivé. Dans la version akkadienne de la l'Épique de Gilgamesh, son ami Enkidou, avec qui Gilgamesh partage la plupart de ses aventures, s'appelle « ibru ». Le « Chicago Assyrian Dictionnary » le définit comme un rapport entre des personnes de même comportement et l'obligation d'assistance mutuelle. Cette définition décrit parfaitement la situation d'Abraham et de Lot.

Les activités subséquentes d'Abraham dans la terre de Canaan ne laissent aucun doute qu'il fut un étranger et un visiteur. Par exemple, après sa lutte avec l'armée envahissante, il devait se rapporter à Melchisédech, le Roi de Salem où il paya une dîme de dix pour cent de tout le butin qu'il avait recouvré. [Note de l'éditeur : Ce Melchisédech, Roi de Salem, est l'homme qui fonda l'Ordre de Melchisédech ; et son nom a une sorte de signification occulte dans le pseudonyme du « prophète » moderne John Grace, connu comme Drunvalo Melchizedek.]

Plus tard, quand Abraham s'installa dans la terre de Canaan près de Gerasa, ce fut à la tolérance d'Abimélek, le roi Philistin qui contrôlait aussi les terres autour de Gerasa et de Bersabée. Plus tard, Abraham eut une confrontation à Bersabée avec Abimélek qui rendit clair qu'il fut responsable de cette terre, appuyé de troupes menées par le Général Pikol.

Par la suite, Abraham dut acheter un morceau de terre pour enterrer sa femme Sarah ; il paya 400 shekels d'argent pour cette terre, un montant extrêmement élevé pour un petit morceau de terre contenant une caverne. Bien que cette somme fut anormalement élevée, comme visiteur, Abraham ne fut pas en position de soulever des objections.

Les activités d'Abraham ne furent pas les actions d'un autochtone et il vivait parmi les gens de Canaan avec leur permission. Ce fut la coutume sinon la loi de la terre qu'un étranger ne pouvait pas posséder de propriété. Ceci explique probablement pour le prix élevé qu'Abraham dut payer.

LES LÉGENDES ADAPTÉES DE L'ANCIEN TESTAMENT

La plus vieille partie de la Bible, les chapitres 1 à 6 de la Genèse, traitant de la période antédiluvienne, ne fut pas écrite dans sa forme actuelle bien avant 800 avant J.-C. Par contre, la plupart des histoires et des légendes sumériennes furent composées et publiées vers 2,500 avant J.-C. ou bientôt par la suite. Les versions cunéiformes des tablettes rapportèrent des événements qui eurent lieu avant le Déluge aussi bien que des activités juste après l'événement. [Note de l'éditeur : Si, comme je suppose, la planète Nibirou fut « garée » au-dessus de l'axe polaire du Nord aux environs de 1590 à 690 avant J.-C., du temps de l'Exode et du cataclysme Santorini, durant la période des campagnes de génocides de Sargon et la série de « grands tremblements de terre », selon les théories du Dr Immanuel Velikovsky, incluant tout ce segment de l'histoire ancienne qui fut dupliqué dû à la confusion de masse contemporaine et seulement réinterprété pendant ce siècle dans le livre « Ages In Chaos », alors cette partie de la Genèse fut écrite pendant que les Nibirouens furent dans ce voisinage pour le « dicter » à leurs scribes demi-dieux.]

L'originalité des événements de l'Ancien Testament est examinée minutieusement puisqu'il n'y a rien là qui ne puisse pas être trouvé dans les Mythes anciens et dans la littérature de la Mésopotamie et de la terre de Canaan. Si les activités d'Abraham peuvent être datées à environ 2,100 avant J.-C., et que ses antécédents sont en Mésopotamie, alors tous les événements de l'Ancien Testament qui eurent lieu avant Abraham et le Déluge durent avoir leur origine parmi les autochtones.

Ce qui n'est pas souvent perçu est le fait que les Juifs eurent à leur disposition une vaste bibliothèque de la création et autres Mythes qui nous fut complètement inconnue et de laquelle ils empruntèrent sélectivement. Par exemple, nous savons que l'Éden de la Bible fut localisé dans la région du delta de la Mésopotamie et que l'histoire de la création d'Adam est un conte sumérien. L'histoire de l'arche, du Déluge et de Noé vint de contes sumériens. En fait, l'histoire du Déluge ne fut pas limitée au Moyen-Orient mais fut connue universellement.

Il y eut aussi des parallèles ougaritique (Canaan du Nord) avec la Bible hébraïque. L'histoire de Daniel fut prise d'un poème du nord de Canaan daté de 1,500 avant J.-C. L'Épique ougaritique de Keret décrit la capture d'une mariée du roi Keret par un roi venant d'une terre lointaine. Cela devint éventuellement le prétexte d'Hélène de Troie. Mais, encore plus important, il est la source des histoires de la Genèse 12 et 20 où deux fois, Abraham dû récupérer sa femme Sarah des mains d'autres rois.

L'histoire de Job vient d'un poème babylonien traitant d'un homme vertueux nommé Tabu-utul-bel qui fut péniblement affligé pour des raisons inconnues et tourmenté par les dieux.

L'histoire de Jonas a de nombreuses origines et fut apparemment universelle, puisque Hercule fut avalé par une baleine précisément au même endroit, Joppa. Les légendes de Perse disent que leur héros, Jamahyd, fut avalé par un monstre marin et plus tard, vomi sain et sauf sur le rivage. Un conte semblable de l'Inde dans l'Épique classique Samedev Bhatta où Saktedeva fut avalé par un poisson et s' enfuit par la suite.

L'histoire de Samson est si étrange pour les Hébreux que cela indique qu'il fut emprunté dans sa totalité de la mythologie de Canaan ; en fait, son nom est dérivé de Shamash, le dieu du soleil de Canaan qui gouverna le Liban. [Note de l'éditeur : Comme nous savons, Shamash est le prince Outou de la Planète Nibirou, le même « dieu » que le dieu soleil grec Apollon. Le prince Outou fut responsable de la Base Spatiale du Sinaï et son aéroport satellite à Baalbek au Liban, sous l 'ordre de la commandante responsable, la princesse royale Inanna, la sour et l'amant secret du prince Outou. Voir : http://www.apollonius.net/hellespontiacus.html ]

Il y a tellement de parallèles qu'il n'y a pas de doute que les Hébreux empruntèrent à leurs contemporains. Comment cette influence a-t-elle pu si complètement pénétrer la Bible ?

À un certain moment du 2ème millénaire avant J.-C., l'écriture, le langage et la littérature babyloniennes s'infiltrèrent dans toutes les terres à l'ouest de la Mésopotamie. Le scripte babylonien devint la langue diplomatique du Moyen-Orient pour que la correspondance entre les princes de Syrie, de la Phénicie et de la Palestine avec leurs chefs suprêmes égyptiens se fasse en babylonien. [Note de l'éditeur : Cet énoncé est corroboré par la recherche du Dr Velikovsky. On peut penser au Babylonien comme « l'Anglais de l'ancien monde ».]

Par conséquent, pour apprendre l'écriture et la langue des Babyloniens, il fut nécessaire pour ces peuples d'étudier leur littérature et pour cette raison, des textes furent nécessaires. Parmi les tablettes découvertes à Tel-Amarna en Égypte furent des copies d' exercices scolaires, d'histoires babyloniennes d'Ereshkigal, la Reine du Monde inférieur et l'histoire d'Adapa, le mortel qui fut trompé à refuser de la nourriture et de l'eau de l'immortalité. Alors ce n'est pas déraisonnable de supposer que plusieurs des traditions sumériennes et babyloniennes, telles que les histoires de la Création et du Déluge, furent aussi connues des Hébreux ou du moins de leurs chefs.

Lorsqu'il quitta Ur dans la vallée de la Mésopotamie, Abraham apporta vraisemblablement ces traditions sumériennes avec lui. Son père Térah fut grand-prêtre dans le gouvernement d'Ur et aurait certainement eu une grande connaissance de la culture sumérienne.

Par conséquent, il est manifeste que les contes sumériens des dieux du Ciel et de la Terre, la création de l'homme et le Déluge sont la source dont les nations de l'ancien monde tiraient leurs connaissances et croyances.

LA BIBLE « INVISIBLE »

Il est maintenant généralement accepté que l'Ancien Testament est une version condensée des événements que vécurent les premiers hommes. Il est aussi évident que la Bible est le résultat d'un long processus de sélection, et, pour cette raison, elle exclut plusieurs anciens textes sacrés et autres écrits.

Plusieurs textes chrétiens ou « Apocryphes » et textes juifs appelés « Pseudepigraphe » furent mis de côté en grande partie dû à la violente rivalité politique et religieuse en ce temps entre les sectes, entre les Juifs, les Chrétiens et les Gnostiques. En fait, le Pseudepigraphe fut complètement perdu de l'héritage transmis, des documents datant de 200 avant J.-C. à 200 après J.-C.

Le terme Pseudepigraphe évolua du Grec signifiant « écritures avec de fausses inscriptions », mais le terme est utilisé aujourd'hui par les érudits, non pas parce qu'il dénote quelque chose de faux, mais plutôt parce que le terme est maintenant utilisé universellement.

Ce qui fut retenu dans les livres de l'Ancien Testament après des siècles de correction par la prêtrise fut une version introspective de la vaste quantité de littératures disponibles. Les manuscrits tels que les trois livres d'Hénok, le livre des Jubilés et d'autres raconte une histoire différente de la Création, d'Adam et Ève et des activités des patriarches antédiluviens. Ces livres « perdus » de la Bible expliquent plusieurs des casse-tête et des inconsistances de l'Ancien Testament.

La littérature gnostique fut complètement éliminée des Saintes Écritures. Étant de sérieux rivaux aux premiers chrétiens, les Gnostiques furent harcelés et totalement défaits et leur littérature fut consignée aux oubliettes.

Au début de l'Église chrétienne, le culte gnostique le plus systématique et organisé fut le Manichaéisme qui se répandit de la Mésopotamie à travers l'Asie Mineure, l'Afrique du Nord et les territoires européens de l'Empire romain. Durant les quatre premiers siècles, le Gnosticisme fut si populaire qu'il posa un sérieux défi à l'Église chrétienne.

Pendant le 2ème siècle, Valentinus, un penseur gnostique important, tenta de se faire sélectionner comme Pape à Rome et presque réussit. Cela marqua l'apogée du Gnosticisme. S'il n'avait pas été battu, on se demande ce que la grande influence de St Augustin, né un Manichéen, aurait changé au cours de l'histoire de l'Église catholique.

Le résultat fut que les textes gnostiques disparurent ou ne furent pas copiés, ce qui donna le même résultat. Jusqu'à récemment, seules les réfutations de la part des pères chrétiens furent disponibles. Or, en 1945, plusieurs traités gnostiques furent trouvés dans de la poterie en Égypte à une petite ville appelée Nag Hammadi. La découverte fut aussi importante à la recherche biblique que celle des manuscrits de la Mer Morte en Palestine.

C'est dans les écritures gnostiques que l'existence des dieux serpent est clairement indiquée. C'est Ève qui donna la vie à Adam et le serpent dans le jardin est une créature noble et vertueuse. Il est facile à voir pourquoi les Manichéens furent tant persécutés. Malgré cela, elle persista en Europe comme religion aussi tard que le 13ème siècle.

Les Albigeois du Sud de la France furent le dernier emplacement des Manichéens ; cependant, ils furent exterminés par le pape Innocent III qui organisa une croisade militaire contre eux. Ce fut alors que l' Inquisition commença avec sa mission principale d'écraser le restant des hérésies gnostiques. [Note de l'éditeur : Je dois dire que cette vue de l'histoire religieuse est nouvelle pour moi, mais elle peut-être connue parmi les érudits de ce genre de matériel arcane.]

Donc, comme de plus en plus d'anciennes sources sont découvertes, il est clair qu'une quantité énorme d'information de sources anciennes fut omise de l'Ancien Testament. L'analyse de ces sources nous fournit une compréhension dans les histoires du Livre de la Genèse et en particulier, la période avant le Déluge, qui est couverte par seulement six courts chapitres du Livre. Ces anciens documents décrivent, bien que camouflés en termes religieux et symboliques, l'organisation et les opérations des dieux sumériens et leurs activités ici sur la Terre.

Suite... L'Ancien Testament commence à Sumer 2

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24 septembre 2007 1 24 /09 /septembre /2007 02:20

 

 

 

LES SERPENTS ET LES DRAGONS VOLANTS

 

 

Par R. A. Boulay
Traduction Polo Delsalles
5ème partie
4ème partie
3ème partie
2ème partie
1ère partie

 

Chapitre 3

 

 

LES CONDITIONS PHYSIQUES AVANT LE DÉLUGE

 

 

 

« Et le deuxième jour, il fit le firmament au milieu de l'eau. Et les eaux furent divisées en ce jour. La moitié s'éleva et l'autre descendit du firmament ». Du livre des Jubilés.

Au moment de l'arrivée des astronautes étrangers ou Anounnaki, le climat de la Terre fut moite et stable, ne connaissant pas les extrêmes de température que nous avons aujourd'hui. Cette condition était due à la quantité énorme d'humidité contenue dans l'atmosphère, un véritable baldaquin de nuages. Cette condition est décrite dans le Livre de la Genèse comme la « séparation des eaux ».

C'est dans ce climat moite que les Anounnaki arrivèrent pour exploiter les ressources de la Terre. Ils furent une race de sapiens-reptiles et trouvèrent les conditions très convenables à leur existence car elles se rapprochaient de celles de leur planète. [Note de l'éditeur : Avant l' arrivée de la planète Nibirou, Sitchin nous dit que la Terre était dans une orbite différente autour du Soleil. Après la collision d'une des lunes de Nibirou avec la Terre dans la région que nous appelons maintenant l'Océan Pacifique, la Terre/Tiamat fut projetée et changea d'orbite. Évidemment, lorsque ces Nibirouens arrivèrent, ils trouvèrent un climat différent de celui ce que nous avons vécu dans les temps plus modernes.]

Ce n'est pas un accident que les premières villes furent fondées à l' embouchure de grandes rivières où l'humidité fut abondante. Sauf le Tigre et L'Euphrate, d'autres civilisations surgirent dans le delta du Nil et de l'Indus. Ils furent des rejetons de la colonie principale en Mésopotamie.

LA SIGNIFICATION DE LA SÉPARATION DES EAUX

Selon le conte de la création du monde dans la Genèse, à un certain moment, les eaux furent toutes mélangées ensemble. Alors, elles furent divisées : « Dieu dit, 'Qu'il y ait une étendue dans le milieu de l' eau pour former une division entre les eaux,' et ce fut ainsi. Dieu créa l'étendue, et elle divisa l'eau d'en dessous de l'eau d'en dessus ».

La séparation des eaux avec la moitié restant sur la surface de la Terre et l'autre moitié formant l'atmosphère supérieure est aussi mentionnée dans le Livre des Jubilés. Un des livres perdus de la Bible, les Jubilés fut écrit en Hébreu et donna plus de détails dans les livres de la Genèse et de l'Exode. Ce livre fut aussi trouvé écrit en Grec, en Syriaque, en Latin et en Éthiopien. Cependant, le texte éthiopien est le seul qui survécut en totalité. Le Livre des Jubilés mentionne que l'humidité resta la même dans l'atmosphère que celle qui se trouvait dans les océans mondiaux :

« Et, pendant le deuxième jour, il fit le firmament au milieu de l' eau. Et les eaux furent divisées en ce jour. La moitié d'eux monta et l'autre descendit du firmament ».

Il est clairement affirmé qu'autant d'humidité fut contenue dans le ciel, vraisemblablement sous formes de denses nuages, que fut contenue dans les mers dessous. Bérossus dans son histoire de la Babylonie, des fragments ayant été conservés par Polyhistor, raconta qu'au temps de la création « l'univers entier consistait d'humidité » et que Zeus « sépara le ciel et la terre l'un de l'autre ».

Cette condition fut notée universellement. Plusieurs anciennes cultures font référence à un temps dans le passé lointain quand il n'y avait aucun soleil comme nous le connaissons aujourd'hui. Le Popul Vuh, le livre sacré des anciens Quiche Mayas, affirme qu'il eut un temps quand ce fut nuageux et le crépuscule régnait sur la Terre. Ils ne voyaient pas encore le soleil puisque « le ciel et la terre existaient mais le soleil et la lune furent couverts ». Ces denses nuages ou cette vapeur signifieraient que le ciel bleu n'a pas été vu par les anciens qu'après le Déluge. [Note de l'éditeur : Boulay et Sitchin paraissent être sous la fausse impression que seulement un Déluge s'est produit dans notre histoire planétaire. Si nous acceptons les théories du Dr Immanuel Velikovsky dans « Worlds In Collision », il y a eu une série de « déluges », lesquels furent le résultat direct d'une série de déplacements des axes polaires. Donc, cette référence dans le Popul Vuh fait sans doute référence à seulement qu'un de ces cataclysmes. Voir : http://www.apollonius.net/polarpivot.html]

Un des plus vieux récits mythologiques sumériens, sinon le plus vieux, répète la description du Popul Vuh. Il est commenté comme suit :

« Les reptiles descendent vraiment. La Terre est resplendissante comme un beau jardin. À ce temps, Enki et Éridou ne furent pas encore apparus. La lumière du jour ne brillait pas. Le clair de lune n'avait pas émergé ».

Un baldaquin de nuages signifiait aussi que la Terre devait être arrosée d'une manière différente. Le Livre de la Genèse corrobore ceci en disant :

« . Dieu n'avait pas fait pleuvoir sur la terre .Toutefois, un flot montait de terre et arrosait toute la surface du sol ».

Ce ne fut pas jusqu'au moment où cet abri de nuages s'écroula avec l' événement connu comme le Déluge que l'homme vit la lumière du soleil et le ciel bleu. On trouve aussi ceci dans la Genèse qui dit que le Seigneur introduisit l'arc-en-ciel après le Déluge. Les arcs-en-ciel sont le résultat de l'effet prismatique du cintrage des rayons du soleil à travers les gouttelettes d'eau. Les arcs-en-ciel peuvent se produire seulement qu'après la pluie et exigent l'action directe de la lumière du soleil.

LE BALDAQUIN DE VAPEUR TERRESTRE ANTÉDILUVIEN

La théorie que la Terre avait un baldaquin de vapeur primordial fut développée par Donald Patten dans son livre « The Biblical Flood and the Ice Epoch ». Il présume que ce fut en sorte comme ce qui encercle Vénus aujourd'hui. Le baldaquin de Vénus consiste surtout de bioxyde de carbone et d'hydrocarbures, avec un peu de vapeur d'eau. Le baldaquin de vapeur primordial de la Terre fut surtout composé de vapeur d'eau, un peu de bioxyde de carbone et aucun hydrocarbure. Cet abri de nuages se condensa au temps du Déluge. Patten croit que la vie végétale fut exubérante en cette période due aux proportions de bioxyde du carbone et de vapeur d'eau dans l'atmosphère et la capture des longues ondes de radiation qui causèrent « l'effet de serre ».

Cet effet de serre signifiait que les températures auraient tendance à être constantes entre la nuit et le jour aussi bien qu'entre l'été et l'hiver. Il y avait peu de circulation dans l'atmosphère et cette absence d'activité de cyclone empêcha la formation de tempêtes et autres formes de précipitation.

Bien que la surface de la Terre ait été protégée des rayons directs du Soleil, la vie végétale fut riche et abondante dû à la proportion de bioxyde de carbone à celle de vapeur d'eau dans l'atmosphère. La quantité de bioxyde de carbone dans l'atmosphère fut probablement plusieurs fois plus grandes qu'elle l'est aujourd'hui. Deux climatologues, Owen Toon et Steve Olson, dans leur article sur « The Warm Earth », dans la revue Science, (octobre 1985) maintenaient que l 'atmosphère du début de la Terre put contenir autant que mille fois plus de bioxyde de carbone qu'aujourd'hui.

En ces jours, les gens obtenaient l'eau de sources souterraines, comme affirmé dans la Genèse 2 : « . Dieu n'avait pas fait pleuvoir sur la terre ... Toutefois, un flot montait de terre et arrosait toute la surface du sol ». L'eau fut aussi fournie par les rivières qui descendaient des montagnes, nourries par les sources naturelles. De plus, l'atmosphère très saturée se condensait à la tombée de la nuit, produisant ainsi beaucoup de rosée et fournissant une certaine quantité d'humidité.

Cependant, pendant la nuit, lorsque la rosée fut précipitée, ces conditions devinrent insupportables pour l'homme. Cela peut expliquer pourquoi les cavernes furent d'usage courant par l'homme en Europe entre 60,000 et 10,000 avant J.-C. Vraisemblablement, elles furent utilisées comme refuge de protection contre les animaux sauvages, mais aussi, en faisant des feux à leurs entrées, elles lui fournirent un répit des conditions climatiques oppressives.

Avec ce baldaquin de vapeur, l'humidité, même pendant le jour, aurait été au maximum et les températures auraient été logiquement près du point de rosée. À la venue de la nuit, les températures tombèrent légèrement et le point de rosée serait atteint rapidement. À ce moment, une couche de rosée quelque peu moite et inconfortable commençait à se former. En construisant un feu près de la bouche de la caverne, l'homme primitif pouvait maintenir la température au-dessus du point de rosée toute la nuit pour être plus à l'aise. [Note de l' éditeur : Cette hypothèse est extrêmement provocatrice et exceptionnelle, et, à ma connaissance, elle est unique au livre de Boulay.]

L'ASSÈCHEMENT DE LA TERRE

Durant cette période, le climat fut doux sur la Terre. L'atmosphère stable et moite fut idéale pour les énormes dinosaures végétariens et autres formes de grands reptiles. Si le climat antédiluvien était resté le même, qui sait quelles formes de vie reptiliennes auraient évolué ? [Note de l'éditeur : Il est à noter que Boulay suppose que les dinosaures et l'homme coexistèrent. C'est le même type de théorie révolutionnaire proposée par le Dr Velikovsky, une qui fut attaquée par la science.]

Dans leur analyse des raisons de la disparition des dinosaures et des reptiles, Allaby et Lovelock dans leur livre intitulé « The Great Extinction » , suggérèrent que si le climat était resté inchangé jusqu 'à maintenant, il n'y a aucune raison de supposer que les reptiles auraient décliné. Ils maintiennent de plus que, « les mammifères pourraient encore vivre dans l'obscurité nocturne et si des êtres intelligents avaient évolués --des êtres avec des technologies avancées-- ils auraient peut-être de la peau écailleuse et probablement de longues queues ».

Toutefois, les conditions physiques commencèrent à changer dramatiquement. La terre commença à s'assécher. Puisqu'il n'y avait aucune activité de cyclone pour produire la pluie, l'humidité provenait de la terre ou des rivières nourries de sources. Une quantité limitée d'humidité fut aussi fournie par l'atmosphère qui se condensait à la tombée de la nuit.

Le climat changeant devint malsain pour les Sauriens étrangers. Les mammifères s'adaptèrent mieux aux changements et replacèrent graduellement les reptiles comme espèce dominante sur la Terre. La végétation luxuriante décroissait et les Anounnaki commencèrent à souffrir.

Un Mythe sumérien appelé « la dispute entre le bétail et le grain », décrit comment les Anounnaki vécurent dès l'origine de la Terre :

« Ils ne connaissaient pas le pain, ni les vêtements. Ils mangeaient des plantes avec leur bouche comme des moutons, buvaient de l'eau du fossé ».

Puisque les conditions sur la Terre avaient changé, les Anounnaki ne pouvaient pas se nourrir. Le Mythe décrit comment deux déesses furent créées dans le vaisseau spatial pour aider les Anounnaki à obtenir de la nourriture--la Déesse du Bétail, Lahat et, la Déesse du Grain, Ashnan. Les Anounnaki ne pouvaient pas apprendre comment se nourrir pour des raisons qui ne sont pas données et l'expérience échoua. C'est pourquoi le Mythe déclare que l'homme fut créé.

À ce temps, les Anounnaki furent des végétariens et ce n'est que plus tard quand la nourriture devint rare qu'ils commencent à manger de la chair. L'Apocalypse éthiopienne d'Hénok décrit que les Néfilim commencèrent à manger la chair des animaux, tout en se plaignant continuellement de la pénurie de nourriture végétarienne.

Les sources religieuses et séculières indiquent que l'homme et les dieux serpents qui vivaient parmi eux furent des végétariens et non des mangeurs de viande. Selon la Genèse, l'homme mangea de la chair seulement qu'après le Déluge. Ce ne fut pas vrai des Néfilim et des Anounnaki qui mangèrent de la chair animale et finalement, celle des humains.

L'assèchement de la Terre put être partiellement causé par les nombreuses catastrophes de cette période. Dans la littérature religieuse aussi bien que dans les Mythes sumériens, on fait souvent allusion aux tremblements de terre et autres catastrophes naturelles de la période antédiluvienne.

LES TREMBLEMENTS DE TERRE ET AUTRES CATASTROPHES

Les tremblements de terre et autres catastrophes naturelles ne furent pas inconnus de l'homme à cette époque car ils sont mentionnés dans plusieurs sources religieuses et séculières anciennes. Le Haggadah, la source de tradition orale hébraïque, fait référence à une période de calamités qui s'est produite dans la génération d'Hénok, la seconde après Adam, quand la Terre fut assaillie par « quatre révolutions de la nature », vraisemblablement une référence à des tremblements de terre, peut-être causés par un changement d'axe de la Terre.

D'autres sources anciennes révèlent que pendant les jours d'Hénok, il y eut des interruptions sévères dans la provision de l'eau et que « les montagnes devinrent stériles », et tellement de gens sont morts que les cadavres pourrissaient là où ils étaient tombés sans être enterrés.

Un tel changement aurait eu aussi un effet sur le calendrier, surtout sur la longueur de l'année. Dans le Premier Livre d'Hénok, il y a plusieurs avertissements contre les erreurs dans la compilation de la longueur de l'année. Hénok dit à Mathusalem que « l'année est complétée en 364 jours » et de ne pas noter cette correction renverseraient l'ordre des jours de célébration. Il semble donc que, durant quelque temps, la longueur de l'année fut de 364 jours au lieu de 365. [Note de l'éditeur : Ce point est discuté en détail par le Dr Velikovsky dans « Worlds In Collision ».]

Même l'écrivain grec Hérodote, dans ses Histoires, fit référence aux anciennes perturbations de la Terre. À l'ancienne ville de Héliopolis, il fut informé par les prêtres égyptiens que dans les 10,000 années précédentes, « le soleil avait changé son parcours normal quatre fois ». Il semble que l'axe de la Terre avait été déplacé quatre fois, puisque le soleil, disait-il, avait changé sa position habituelle, deux fois se levant à l'ouest et deux fois à l'est.

Curieusement, ce que dit Hérodote est en accord avec les anciennes sources religieuses qui racontent quatre troubles majeurs durant les jours d'Hénok. Le comportement excentrique du soleil est aussi trouvé dans la tradition orale hébraïque qui affirme qu'à l'époque avant le Déluge, « les lois de la nature furent suspendues, le soleil se leva à l'ouest et se coucha à l'est ».

Le siècle juste avant le Déluge dut en être un de plusieurs catastrophes naturelles qui furent un signe avant-coureur d'une catastrophe majeure à venir. [Note de l'éditeur : Peut-être que ce « Déluge » à qui Boulay semble attribuer tant d'importance fut en effet une « catastrophe majeure », de proportions monumentales, à comparer à un changement d'axe polaire ordinaire, si on ose appeler un tel changement d'axe ordinaire.]

LA PÉRIODE DE 120 ANS DANS LA GENÈSE

Dans la Genèse 6, nous trouvons une curieuse déclaration qui précède la narration du Déluge faisant référence à une période de 120 ans. Depuis des générations, les érudits interprétèrent ce verset du Seigneur comme voulant signifier que l'homme fut alloué une période de vie de 120 ans. La Genèse dit,

« Yahvé dit : Que mon esprit ne soit pas indéfiniment responsable de l 'homme, puisqu'il est chair; sa vie ne sera que de cent vingt ans ».

Cette interprétation relatant la durée de vie de l'homme semble bizarre puisque le texte traite de l'intention de Dieu de détruire l'espèce humaine dans le Déluge qui approche. Ainsi, pourquoi lui offre une longue vie ?

D'autres versets subséquents dans la Genèse ne supportent pas cette durée de vie arbitraire. Après le Déluge, les descendants de Noé vécurent plus que la limite de 120 ans. Sem vécu 600 ans, son fils Arphakshad 483 et son fils Shélah 433, et ainsi de suite jusqu'à Abraham qui est mort de vieillesse à l'âge de 175 ans. Isaac vécut 180 ans et Jacob 147 et, ce ne fut qu'aux générations de Moïse qui est mort à 120 ans que cette prophétie sembla se réaliser. Depuis les jours de Moïse, il y eut un déclin stable dans la durée de l'homme jusqu'à présent où l'âge de 80 ans (+) est considéré être la moyenne.

Évidemment, ce verset dans la Genèse ne s'applique pas à la durée de vie mais à autre chose dont la signification fut omise durant les premières années de l'Ancien Testament. De plus, l'emplacement de ce verset immédiatement avant le conte du Déluge suggère fortement qu'il soit sans doute en rapport avec la catastrophe universelle.

Ce témoignage est évident dans plusieurs anciens documents religieux. L'ancienne littérature rabbinique, par exemple, raconte que Noé fut informé de la catastrophe qui s'approchait 120 ans avant et on lui dit d'exhorter les gens à changer leurs façons d'agir. En d'autres mots, les 120 ans furent des années de probation, pendant lesquelles l'homme avait le choix d'éviter la destruction en changeant ses agissements.

Un avertissement semblable est prononcé dans l'Apocalypse slavonique d 'Hénok, aussi appelée le deuxième livre d'Hénok, mais ici l' avertissement est donné à Mathusalem au lieu de Noé à qui on dit de prévenir les gens de changer leurs manières car « la destruction de la Terre se rapproche ».

Mathusalem fut aussi informé que la Terre « changerait ses saisons », dans l'anticipation du temps de la destruction. Apparemment, il y aurait des problèmes sévères sur la Terre pendant cet intérim de 120 ans.

Pendant cet intervalle, les conditions sur la Terre furent perturbées et les troubles nombreux signifiaient la destruction majeure à venir. Les cieux de la période durent être terrifiants puisque le système solaire jouait un jeu de ping-pong céleste.

Le Deuxième Livre d'Hénok parle d'une période de chaos juste avant le Déluge qui brisa la société et quand les peuples et les nations se battaient les uns contre les autres. Des références à de tels troubles ne sont pas limitées aux documents religieux mais se trouvent également dans la littérature cunéiforme sumérienne.

Dans l'Épique Atrahasis, le conte babylonien du Déluge, l'homme est affligé par des fléaux et autres pestes juste avant la catastrophe. Des interruptions des courants d'eaux en provenance des montagnes causèrent les plaines mésopotamiennes à devenir salées et improductives. Cette réduction d'eau fraîche permit à l'eau salée du Golfe Persique de pénétrer les rivières Tigre et Euphrate. Les eaux devinrent saumâtres, et comme l'Épique le décrit :

« Les fontaines furent arrêtées afin que l'inondation cesse de monter à la source. Les champs diminuèrent leur production. La grande plaine fit couverte de sel ; son ventre révolté pour qu'aucune plante ni grain puisse y pousser ».

L'Éden de la Bible devint une plaine saumâtre désolée. Selon l'Épique, les conditions de vie devinrent insupportables--il y eut la famine, la maladie et les survivants durent avoir recours au cannibalisme.

Une diminution de la nourriture ne fut pas le seul problème ; il y avait aussi celui du surpeuplement. Employant la généalogie du Livre de la Genèse comme source démographique, il peut être démontré qu'il y avait une haute densité de population dans cette région.

Assumant que chaque famille eut vingt enfants, un chiffre très conservateur considérant la longue vie des habitants et le système de polygamie et, en comptant seulement que dix générations d'Adam à Noé, le nombre extraordinaire d'un milliard de gens peut être déduit.

Bien que ce nombre puisse être mathématiquement correct, logiquement, il représente un recensement impossible pour le nombre de gens qui existait au temps du début du Déluge. Il suggère plutôt qu'il y a eut un très haut taux de mortalité parmi les êtres humains.

La suite... L'Ancien Testament commence à Sumer 1

Posté par Adriana Evangelizt

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21 septembre 2007 5 21 /09 /septembre /2007 18:33

 

 

 

LES SERPENTS ET LES DRAGONS VOLANTS

 

 

Par R. A. Boulay
Traduction Polo Delsalles
4ème partie
3ème partie
2ème partie
1ère partie

 

Chapitre 2

 

 

LES VILLES ANTÉDILUVIENNES ET LEURS FONCTIONS

 

« Lorsque la Royauté descendit du Ciel, Anou fonda les cinq villes, leur donna leurs noms et répartit leurs fonctions. Il donna au chef Nudimmud--[Enki] de l'histoire sumérienne de la Création--la première de ces villes, Éridou ».

Selon la Liste des rois sumériens, il y eut seulement cinq villes royales avant le Déluge ou, en d'autres mots, qui servit de villes capitales aux Anounnaki antédiluviens. L'ordre dans lequel elles sont données est la succession dans laquelle elles gouvernèrent, bien qu' elles fussent toutes construites probablement au même moment.

La raison pour le changement de capitale d'une ville à l'autre put être politique. Par contre, comme le climat changeait, le changement des cours d'eau dus aux inondations et aux sécheresses périodiques de la partie Sud de la vallée mésopotamienne put être la raison pour le changement de capitale toujours plus au nord.

La Liste des Rois ne mentionne pas les villes d'Ourouk et de Nippour qui furent aussi construites avant le Déluge. Celle-ci furent conçues comme villes sacrées et c'est probablement la raison qu'elles n'aient pas été incluses dans la Liste des Rois. Les cinq villes de la Liste des Rois furent des villes strictement opérationnelles.

Elles furent construites par Enki et ses ingénieurs astronautes dans le but précis d'obtenir des métaux rares, de les transformer et de les transporter en lingots aux vaisseaux-mère orbitant. Les cinq villes furent un groupe cohésif, chacune provenant une fonction essentielle au but principal de l'expédition. Leur fonction est décrite dans leurs noms que voici :

ÉRIDOU, QUARTIERS GÉNÉRAUX DES OPÉRATIONS D'ENKI

Littéralement « la maison construite au loin », E-RI-DU fut la première ville à assumer la royauté. Elle fut, bien sûr, les quartiers généraux d'Enki et d'où il dirigeait toutes les opérations sur la Terre : l'écoulement des terrains marécageux, la construction des villes, l'établissement de l'agriculture et l'agronomie animale, et de façon générale, il rendit la Terre plus hospitalière et productive.

D'Éridou, Enki dirigeait aussi le développement des mines, vraisemblablement en Afrique, le transport des minerais et le traitement des métaux à Badtibira.

Éridou fut la première ville construite sur cette planète qui donna probablement son nom à notre monde--la Terre, la troisième planète dans notre système solaire. L'origine du mot « Earth » [Terre] est inconnue et perdue dans l'antiquité, mais logiquement et linguistiquement elle peut être tracée à Éridou. [Note de l'éditeur : Étant un linguiste compétent, je peux aussi voir ce rapport. Souvenez-vous de ma discussion précédente au sujet des chaînes de consonnes et des aspirations. Les consonnes dans Éridou = RD, et les consonnes dans Earth = RT (H compte rarement). T et D sont des consonnes jumelles dans la linguistique ; elles sont formées exactement de la même façon par les muscles de la bouche, mais D exige l'emploi des cordes vocales. Essayez-le ! De plus, l'autre nom d'Enki fut Ea qui est reproduit dans le mot Earth. Cependant, comme nous le savons de Sitchin, le nom originel de notre planète avant l'arrivée de Nibirou fut Tiamat.]

Le nom assigné à leur planète par ses occupants peut être tracé à la racine Éridou. Dans le vieux haut Allemand, la Terre est Erda ; Erthe en milieu anglais, Era en Grec, Ereds en Aramaïque et Eretz en Hébreu, pour n'en nommer seulement quelques-uns. Il semble que toutes les routes philologiques mènent à la première ville construite sur cette planète par nos aïeux extraterrestres --Éridou.

BADTIBIRA, CENTRE DE TRANSFORMATION DES MÉTAUX

Le nom BAD-TIBIRA signifie « ville où les minerais sont transformés ». Dans la Liste des Rois, elle retint la royauté plus longtemps que toutes les autres villes, presque la moitié de la période de temps enregistrée avant le Déluge, indiquant son importance fondamentale. Le « Tibira » sumérien est dérivé du même mot proto-sumérien que le mot hébreu « tubal », signifiant « métallurgiste ». Nous voyons ce rapport dans la Genèse où Tubal-Caïn, le fils du patriarche Lamek, est crédité avec l'invention des métaux : « Tubal-Caïn, qui forgea les divers outils de cuivre et de fer ».

Badtibira fut la première ville opérationnelle construite par Enki et reflète la raison pour laquelle les Anounnaki vinrent ici --pour obtenir et transformer certains métaux, vraisemblablement de l'or et de l'argent et peut-être d'autres métaux rares. [Note de l'éditeur : Ils avaient besoin de cet or, comme nous le savons, pour renforcer le bouclier de chaleur autour de leur planète Nibirou.]

La Liste des Rois assigne la ville de Badtibira à Nugig ou NU-GIG qui signifie « celui du ciel brillant » et fut une épithète pour Nannar, le fils favori d'Enlil.

Arrivant par bateaux des mines africaines, les minerais furent transformés à Badtibira en lingots et envoyés au vaisseau-mère orbitant pour être enfin transportés à Nibirou. Pour cette raison, une ville contenant des phares fut nécessaire pour guider les navettes.

LARAK, CENTRE DE CONTRÔLE SPATIAL

Le nom LA-RA-KA signifie « voir la lumière brillante » et fut la troisième ville assignée à la royauté. Son nom indique sa fonction, celle de guider les navettes arrivant et quittant la Mésopotamie.

La Liste des rois assigne la ville à Pabilsag, signifiant « le grand protecteur » et ce fut un des titres de Ninourta, l'assistant militaire d'Enlil qui recouvra les MEs du fils rebelle Zu. Nous possédons très peu de détails au sujet de cette ville et comme Badtibira, elle n'a pas encore été localisée par les archéologues. [Note de l'éditeur : Ninourta en Égypte fut Ptah ; Zu ou Mardouk en Égypte fut Amon-Ra, le Baal de la Bible.]

SIPPAR, PLATE-FORME DE LANCEMENT SPATIAL

La quatrième ville construite fut SIP-PAR ou « ville de l'oiseau ». Elle fut la plate-forme d'atterrissage pour les navettes, surtout celles qui transportaient les métaux. Un des Mythes sumériens déclare que cette ville fut construite pour le dieu Outou, un parmi le cercle des sept grands dieux qui décrétèrent les destins. [Note de l'éditeur : Cela semble de plus en plus comme les « Archons de la destinée ! »]

Mieux connu comme Shamash, son nom akkadien et sémite, Outou fut le chef des astronautes. Quand la plate-forme spatiale et toutes les activités connexes furent déplacées aux terres occidentales [Note de l 'éditeur : c.-à-d., le Sinaï] après le Déluge, Shamash fut placé en charge de la ville spatiale de Baalbek aussi bien que la terre du Liban. [Note de l'éditeur : Ceci est quelque peu inexact. Le prince Outou fut le commandant spatial à la plate-forme du Sinaï ; la princesse royale Inanna fut la commandante à Baalbek, bien qu'elle fut sous l'ordre direct de son frère et amant secret, le prince Outou. Voir : http://www.apollonius.net/hellespontiacus.html]

Puisque ce fut « l'escalier vers les étoiles », Sippar fut d'une grande importance parmi les villes antédiluviennes. Son seul roi Enmeduranna signifie littéralement « le Seigneur dont les MEs lient le ciel et la terre », une allusion à sa capacité de contrôler les vols entre Sippar et le vaisseau orbitant. Enmeduranna est le héros d'une tradition sumérienne qui dit qu'il fut transporté au ciel, tout comme l'Hénok biblique. La preuve qui identifie Hénok à Enmeduranna se trouve dans les écrits du Pseudepigraphe discutés ci-dessous.

SHOUROUPPAK, CENTRE MÉDICAL PRINCIPAL

La cinquième ville à être construite fut SHOU-ROUP-PAK, ou « la place de l'extrême bien-être ». Cette ville fut consacrée à l'infirmière chef et l'officier médical de l'expédition, la déesse Ninhoursag. Elle voyait aux besoins médicaux et à la santé des Anounnaki et jusqu'à un certain point, aux besoins des êtres humains, de son temple sur la ziggourat à Shourouppak.

OUROUK, VILLE SACRÉE DU GRAND DIEU ANOU

Ourouk ou « Grande Ville » fut consacrée au dieu principal Anou. Son temple sur la ziggourat fut le centre de cérémonie pour Sumer. Elle fut sa résidence lorsqu'il ne fut pas dans sa ville spatiale et qu'il visitait la Terre, ce qui devint moins fréquent à mesure que la Terre se peuplait. L'influence d'Anou semble avoir diminuer juste avant le Déluge et Enlil prit en main son autorité. Puisqu'il utilisait rarement cette ville, Anou la donna à Inanna à sa demande. [Note de l' éditeur : Anou et Inanna furent des amants pendant longtemps.] Comme nous l'avons déjà vu, elle consolida son contrôle sur la ville d' Ourouk en obtenant les contrôles et les autorités nécessaires dans les MEs qu'elle avait pris d'Enki.

NIPPOUR, CENTRE ADMINISTRATIF D'ENLIL

Cette ville fut consacrée à Enlil et c'est là qu'il gouverna de son Ekur ou « maison sur la montagne ». À Nippour, Enlil exerça le contrôle suprême sur tous les Anounnaki de la Terre avant le Déluge.

Un des cantiques consacré à lui fournit une description graphique d'un centre de contrôle plein d'appareils de communications et autres matériels électroniques qui parcourent les horizons. De l'Ekur, on disait qu'Enlil, « parcourt la terre avec ses yeux » et « son rayon élevé cherche le coeur de toutes les terres ».

Nippour fut reconstruit après le Déluge comme sa ville sacrée. C'est aussi la ville où, selon le « troisième livre d'Hénok », le Seigneur garda son « Shekinah » ou vaisseau spatial, à l'entrée du jardin d' Éden, jusqu'aux jours d'Hénok, lorsqu'il partit soudainement pour sa demeure céleste pour ne revenir qu'en certaines occasions spéciales. Ce fut aussi à Nippour, à la rivière Kebar, qu'Ézéchiel vit pour la première fois le « chariot de feu » décrit dans le « livre d'Ezéchiel ». [Note de l'éditeur : Si jamais vous traversez Pittsburg, Texas, déjeuner au Warrick's Restaurant--excellente nourriture typiquement acadienne. Ils ont une copie exacte du vaisseau d'Ézéchiel en plein milieu du restaurant à côté d'où joue le groupe de musiciens de Samoa tous les week-ends. Oui, c'est vrai !]

L'ABZOU, PALAIS FLOTTANT D'ENKI

AB-ZOU, ou Apsu en Akkadien, est dérivé de la combinaison d'AB ou AP [Note de l'éditeur : Linguistiquement, le B et le P sont des consonnes jumelles] signifiant « le père, le créateur, ou le grand » et ZU ou SU signifie « celui qui sait, le sage », suggérant ainsi que ce fut la source de toute la sagesse et des connaissances. L'Abzou semble avoir eu trois significations différentes pour les Mésopotamiens, dépendant de la période ou l'époque auxquelles les tablettes font références.

Originairement, Abzou fut le terme pour notre Soleil. Dans le Mythe sumérien de la Création qui traite de la formation de l'Univers, l'Abzou est appelé « le primordial » et « le créateur » des planètes de notre système solaire. Plus tard, quand les Anounnaki arrivèrent ici et commencèrent à installer leurs opérations, l'Abzou est clairement la demeure d'Enki située près la ville d'Éridou.

Après le Déluge, la signification prend des connotations sinistres. Il devient «le profond «d'où la provenance du mot grec « abyssos » et « l 'abîme » moderne et fait référence au monde inférieur, vraisemblablement aux anciennes mines. Miner ne semble pas être la préoccupation principale de la période post-diluvienne. Bien qu'elles soient encore probablement opérationnelles et travaillées sur une base limitée par une population de détenus, elles devinrent principalement un endroit de détention. [Note de l'éditeur : Après le Déluge, les mines d'or d'Afrique du Sud devinrent désuétudes. Alors, les Guerres des Pyramides compliquèrent davantage cette situation. Le duc Nergal fut démis de sa fonction et remplacé par le prince Enki qui déplaça l'opération entière dans la région du lac Titicaca et de Nazca au Pérou. Ce changement fut aussi motivé par le fait que le prince Outou, l'amant secret et l'allié de la princesse royale Inanna dans les Guerres des Pyramides, fit sauter la plate-forme spatiale du Sinaï pour l'aider dans sa lutte contre le vilain baron Mardouk et son épouse, la vilaine baronne Sarpanit. Ces derniers furent connus en Égypte comme Amon-Ra et Nut-Bast et dans l'ancienne Grèce, comme Belus et Anchinoe.]

C'est la deuxième signification, celle des quartiers généraux flottants d'Enki qui envahit la littérature concernant les jours antédiluviens. Dans le Mythe « Enki et l'ordre mondial », un des poèmes narratifs les plus longs et mieux conservé, l'Abzou d'Éridou est décrit comme un splendide haut-lieu, niché parmi l'ombre des arbres remplis d'oiseaux et de canaux navigables stockés de poissons.

Dans ce jardin semblable à l'Éden, Enki voyage sur les terrains marécageux et les canaux dans son type de bateau MAGUR qu'il décrit comme « le bouquetin de l'Abzou ». Le terme MA-GUR signifie « bateau qui tourne facilement ».

Le bouquetin est une allusion à la chèvre sauvage des montagnes environnantes et est souvent utilisé pour représenter Enki sur les sceaux-cylindres et les statuettes. La plus belle de celle-ci est probablement la statue du bouquetin qui regarde à travers un arbrisseau, trouvée dans le palais royal à Ur et datée à environ 2500 avant J.-C. Fabriquée d'or et de lapis-lazuli, elle démontre un bouquetin ailé qui regarde à travers un arbrisseau représentant « l'arbre de Vie » ou l'immortalité. [Note de l'éditeur : Quelqu'un m'a récemment envoyé un courriel me demandant où vont ces « dieux » lorsqu 'ils « meurent », puisque le duc Doumouzi/Adonis, l'amant de la provocatrice Inanna fut assassiné par le baron Mardouk pendant les Guerres des Pyramides. Je ne sais pas ce qu'il leur survient. En autant que je le sais, le duc Doumouzi est le seul qui ait été privé de la vie. Les autres dieux sauriens boivent un élixir d'un « Arbre de Vie » qui confère la vie éternelle, pourvu qu'ils continuent de le boire. C'est pourquoi ils ne permettaient absolument pas aux hybrides Adam et Ève d'en obtenir. Ils ne voulaient pas que « nous » atteignions le statut de « dieux immortels ».]

Enki est souvent représenté comme résidant dans cet Abzou ou « palais d'eau ». Un sceau-cylindre daté d'environ 2000 avant J.-C. le démontre comme sa maison entourée d'eau. Ce fut aussi probablement un véhicule marin mobile, tel qu'indiqué dans « l'Épique de Gilgamesh » où Utnapishtim, le Noé babylonien, se fait dire de sceller son arche pour le rendre imperméable. « Comme l'Abzou, tu la scelleras », lui dit-il.

L'Abzou semble donc être scellé comme un bateau et fut probablement aussi un submersible. Avant qu'Enki ait construit la première ville d' Éridou, il résida dans l'Abzou qui apparemment, fut descendu du vaisseau spatial orbitant pour se localiser dans les marais de la Mésopotamie. Vraisemblablement, sa configuration lui permettait de voler et aussi d'être submersible. Il y a une comparaison intéressante à la configuration de l'arche de Noé : voir le Chapitre 13.

ENKI, L'OANNES DES LÉGENDES BABYLONIENNES

[Note de l'éditeur : Je vous recommande la lecture de « The Sirius Mystery » par Robert K. G. Temple. Ces Sauriens sont sans doute arrivés ici du système Sirius.]

Les traditions de l'ancienne Mésopotamie racontent l'histoire d'un ancêtre amphibie qui enseignait les arts et les métiers de la civilisation à l'espèce humaine. Écrite durant le troisième siècle avant J.-C. par le prêtre babylonien Bérossus, elle décrit les origines de la civilisation selon ses aïeux.

Bien que les travaux de Bérossus aient été perdus, un grand nombre de fragments furent conservé par plusieurs écrivains contemporains tels qu'Apollodore, Aleksander Polyhistor et Abydens, un des disciples d'Aristote qui écrit aussi l'histoire de l'Assyrie, maintenant perdue.

Le récit raconte qu'un groupe de créatures sorties du Golfe Persique appelé « Annedoti » fut conduit par Oannes. Ils furent représentées comme des créatures amphibies possédant une tête humaine, un corps et une queue de poisson, mais avec des jambes humaines.

Conduites par Oannes, ces créatures enseignèrent à l'homme toutes les anciennes connaissances. Selon la légende, Oannes enseigna à l'homme comment construire des villes, fonder des temples, compiler des lois, inspecter les terres et comment cultiver de la nourriture. Il leur apprit aussi les mathématiques, les sciences et tous les différents arts.

Apollodore fit référence à Oannes et à l'Annedoti comme « Musarus ». Le mot « Musarus » signifie en Grec, « une abomination » comme « Annedoti » signifie « ceux qui sont répulsifs ». En d'autres termes, les créatures à qui on donne le crédit d'avoir fondé la civilisation furent décrites par les Babyloniens qui les révéraient, comme des « abominations répulsives ».

Si la tradition avait été inventée, une attitude plus normale serait de glorifier ces créatures comme des dieux splendides et des héros. Mais le fait qu'ils choisirent de décrire leurs ancêtres de cette façon démontre l'authenticité du récit. Selon la tradition babylonienne, ils devaient leur connaissance à des créatures qui vinrent de la mer et qui furent dégoûtantes et repoussantes à regarder.

Encore plus important, l'Oannes de Bérossus et d'Apollodore a une ressemblance frappante au Sumérien Enki qui fonda la civilisation mésopotamienne et apporta les arts et les sciences à l'espèce humaine. Enki vivait dans son palais d'eau ou Abzou localisé sur le bord du Golfe Persique. L'Abzou d'Enki fut scellé et fut vraisemblablement submersible. On disait qu'Oannes retournait à sa demeure aqueuse pour passer la nuit.

Même le terme Annedoti est semblable au peuple d'Enki --les Anounnaki. Le terme grec eut peut-être son origine des Sumériens et fut plus tard utilisé comme description d'une race qui fut à la fois reptilienne et répugnante.

Lorsque nos ancêtres sauriens arrivèrent ici pour exploiter les ressources de cette planète, ils durent trouver les conditions physiques ici idéales pour vivre, peut-être semblables à celles de leur planète. Quelles furent ces conditions si compatibles à la race étrangère qui vint ici il y a de cela des centaines de milliers années ?

La suite... Les conditions physiques avant le Déluge

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21 septembre 2007 5 21 /09 /septembre /2007 15:12

LES SERPENTS ET LES DRAGONS VOLANTS

 

 

Par R. A. Boulay
Traduction Polo Delsalles
3ème partie
2ème partie
1ère partie
Chapitre 1

 

 

L'ARRIVÉE DES PROTO-SUMÉRIENS :
LES ANCIENS ASTRONAUTES

(suite...)

NINHOURSAG, CHEF-OFFICIER MÉDICALE

NIN-KHUR-SAG ou « Dame du Sommet de la Montagne » fut la quatrième des dieux aînés sumériens. Elle fut la demi-soeur d'Enki et d'Enlil. Plutôt, Ninhoursag fut de plus haut rang qu'Enki et précéda son nom lorsqu'ils parurent ensemble. Éventuellement, son rang fut réduit et disparut pratiquement du panthéon comme influence majeure ou efficace. [Note de l'éditeur : Des oeuvres de Sitchin, nous savons que Ninhoursag est l'équivalente de l'Isis égyptien, et selon la mythologie grecque, elle est la déesse Héra, plus tard renommé Junon par les Romains.]

Il se peut qu'elle fût éclipsée par la montée en étoile d'Inanna ou Ishtar qui s'introduisit dans toutes les affaires sumériennes et occidentales. Dans les terres occidentales telle la Palestine, la Syrie et le Liban, Ishtar apparut sous divers rôles. Comme déesse mère, elle déplaça Ninhoursag. Son rôle fut celui de la déesse du sexe ou de l'amour. Elle fut aussi connue pour son rôle militant comme la déesse des guerriers.

Ninhoursag est aussi connue par un grand nombre d'autres noms tels que NIN-TI (la dame qui donne la Vie), NIN-MAH (la dame exaltée), MAM-MU (la déesse de la création), un nom d'où vient le mot maman. [Note de l 'éditeur : Dans les terres des Mayas, elle fut connue comme « Pachamama ».] On donna à Ninhoursag la ville antédiluvienne de Shourouppak où elle régna comme médecin-chef et infirmière-chef pour les membres de l'expédition. Son emblème sacré fut le cordon ombilical et le couteau qui le coupait.

Enki et Ninhoursag dirigeaient des expériences biologiques dans les laboratoires sur sa ziggourat à Shourouppak et dans le vaisseau des quartiers généraux d'Enki qui menèrent à la création du premier homme primitif appelé « lulu ». Ce fut un hybride mammifère-reptilien. Cela fut accompli à la demande explicite d'Enlil qui voulait une créature capable de prendre en charge le travail difficile maintenant exécuté par les enfants d'Anou.

Suivant des formules et des processus fournis par Enki, Ninhoursag produit un ouvrier, mais avec une défaillance majeure --il ne pouvait pas se reproduire. En allant encore plus loin et en modifiant cet être primitif en lui donnant des caractéristiques mammifères prédominantes, Enki et Ninhoursag dépassèrent leur consigne.

En croisant le « lulu » avec l'homme primitif sauvage de la période --l 'homme de Neandertal-- ils formèrent un nouveau type d'ouvrier, l'homme moderne ou Homo-sapiens, connu comme l'homme de Cro-Magnon. [Note de l 'éditeur : c.-à-d., nous.] Ce fut cette activité qui causa la colère d 'Enlil. En diluant davantage la génétique saurienne, il vit cela comme une menace directe à la survie de la race reptilienne.

LE RANG NUMÉRIQUE DES DIEUX

Il y avait un ordre très explicite parmi les astronautes-dieux du panthéon sumérien. Ils furent assignés des rangs numériques basés sur un système de 60. Pour les Sumériens, ce nombre avait une signification spéciale, presque mystique.

Chaque dieu majeur portait un « nom » numérique qui représentait son rang dans la hiérarchie. De cette façon, les nombres furent utilisés comme une sorte de cryptographie. Les rangs numériques des divinités souveraines sumériennes furent assignés en ordre d'importance descendant :

Anou 60 Antou 55

Enlil 50 Ninlil 45

Enki 40 Ninki 35

Nannar 30 Ningal 25

Outou 20 Inanna 15

Ishkour 10 Ninhoursag 5

Les nombres qui se terminent par 5 furent assignés aux femmes. Selon la tradition sumérienne, seuls les mâles pouvaient commander, une politique qui causa beaucoup de détresse dans les affaires du Moyen-Orient, puisque Inanna refusa d'accepter son statut et complotait régulièrement pour gagner le pouvoir politique.

Le nombre 50 ne représentait non seulement le rang d'Enlil, mais aussi sa place comme chef de toutes les activités sur la Terre. Après le Déluge, quand les plus jeunes dieux défièrent l'autorité des plus vieux pour la direction, l'assistant militaire d'Enlil, Ninourta assuma le titre de 50 et de ce fait, réclama le rang qu'Enlil avait apparemment délaissé.

En plus de Ninourta, il y avait un autre revendicateur à la direction. Mardouk, le fils aîné d'Enki, fut sans rang dans le panthéon ; il assuma lui aussi le titre de 50 en se proclamant chef de Babylone.

Avec l'éclipse des dieux aînés après le Déluge, il y eut une bousculade pour le pouvoir parmi les plus jeunes dieux Nannar, Outou, et Ishkour (toujours avec la participation d'Inanna). Cela causa beaucoup de désordre aux nations du Moyen-Orient et se manifesta par des guerres constantes parmi les villes de la Mésopotamie qui sont devenues des pions dans la lutte des dieux rivaux.

SECOND TIERS DU PANTHÉON LES PLUS JEUNES DIEUX SOUVERAINS

Seulement que les fils, les filles, les femmes, et les petits-enfants d'Enlil reçurent un rang numérique dans le panthéon ! Les fils d'Enki n'y participèrent pas, peut-être parce qu'ils furent assignés des régions géographiques et des activités loin de la Mésopotamie après le Déluge, une précaution de la part d'Enlil pour prévenir un conflit entre cousins, mais vraisemblablement aussi pour retenir le contrôle de la Mésopotamie pour sa famille.

Les dieux sumériens furent toujours représentés graphiquement avec des couronnes cornues. Plus tard, les dieux aînés furent représentés par une couronne cornue assis sur un autel.

Quand les noms des dieux furent écrits sur les tablettes cunéiformes, ils furent toujours précédés par le symbole pictographique d'une étoile ou d'un « dingir ». Le terme « dingir » fut une combinaison de DIN qui signifiait « le vertueux » et GIR, le mot pour un oiseau ou un objet volant. En d'autres termes, le symbole « dingir » signifiait que le nom qui le suivait fut celui d'un dieu qui fut séparé de l'humanité commune par sa capacité de se déplacer par char céleste ou vaisseau.

Chaque dieu avait son animal sacré et son symbole ; ceux-ci peuvent être vus sur les pierres qui délimitaient les bornes d'une région telles qu'utilisées par les dynasties babyloniennes du deuxième millénaire avant J.-C.

NANNAR, SOUVERAIN LÉGITIME DE LA MÉSOPOTAMIE

Né du viol de Ninlil, NAN-NAR (Le Brillant) fut le fils favori d' Enlil. Après le Déluge, il fut assigné toutes les terres de la Mésopotamie, la Syrie et la Palestine. Sa ville sacrée fut Ur ou « ville capitale » et son symbole sacré fut la lune en forme de croissant. Ce symbole domina tellement les temps post-diluviens qu'il fut plus tard adopté par Islam, comme la croix de Shamash fut adoptée par les Chrétiens.

Son nom sémite SIN (la région du Sinaï fut ainsi nommée d'après lui) n 'est pas un nom sémite mais plutôt un mot emprunté du Sumérien SU-EN ou ZU-EN qui signifiait « Le Sage Seigneur ». Puisque les noms sumériens peuvent être lu aussi bien de l'avant qu'en arrière, Zuen peut être le EN-ZU ou « Le Seigneur Zu » qui vola les Tablettes de la Destinée d'Enlil et qui furent rapportées par Ninourta avec l'aide d' Ishkour avec les armes fournies par Enki. Cela est suggéré par l' absence notable de Nannar/Sin du « Mythe de Zu » discuté plus loin. Cela explique aussi que Sin perd de l'importance à certains moments dans l'histoire de la Mésopotamie et le défi de Ninourta pour le rang de 50.

OUTOU, CHEF DES INSTALLATIONS SPATIALES

Outou ou « le Brillant » fut un petit-fils d'Enlil et, avec Inanna, fut un jumeau né à Nannar. La ville d'Outou dans les temps antédiluviens fut la plate-forme spatiale à Sippar, d'où les vaisseaux cargos chargés de métaux faisaient la navette au vaisseau orbitant.

Après le Déluge, Sippar demeura sa ville sacrée, bien qu'il ait déplacé ses activités spatiales à l'ouest à la terre de Liban où Baalbek devint la nouvelle plate-forme spatiale. Dans les terres occidentales, il fut connu par son nom sémite de Shamash. La ville de Baalbek fut appelée Beth-Shamash dans l'Ancien Testament, ou en d' autres termes, la « maison de Shamash ».

Le symbole de Shamash fut une étoile à quatre pointes contre un disque avec les rayons. Plus tard, le disque solaire ailé fut associé à Shamash.

Il devint éventuellement connu comme le Dieu de la Justice dans le panthéon babylonien, tel que démontré sur une tablette datant de 900 avant J.-C. trouvé à Sippar. Shamash fut adoré comme le dieu du soleil qui traversa les cieux quotidiennement et « celui dont on ne pouvait cacher aucun secret », probablement parce que son vaisseau surveillait tout ce qui se déroulait sur la surface. Dans cette tablette, deux dieux cornus dans le « ciel » tiennent des cordons divins qui sont liés à l'autel de Shamash. Les cordons représentent son lien ou le vol de sa navette entre le Ciel et la Terre. Comme celui qui tenait les cordons divins, on disait qu'il traversait les cieux et « mesurait les liens de la Terre ». [Note de l'éditeur : Outou/Shamash fut connu dans la mythologie grecque comme le Dieu du Soleil Apollon, renommé plus tard Hélios par les Romains. En Égypte, il fut connu comme le Dieu Harpocrate.]

Shamash fut souvent représenté avec les ailes signifiant son rôle comme astronaute principal des Anounnaki. Un relief assyrien du palais d'Assourbanipal II à Nimroud le démontre dans une roue ailée planant sur l'arbre symbolique de la Vie. Il est encadré par deux nobles et deux astronautes ailés, chacun portant les symboles de l' immortalité --la pomme de pin et le « situla » ou seau d'eau. [Note de l'éditeur : Drunvalo Melchizedek parle au sujet du fait que la pomme de pin se forme dans la parfaite séquence de Fibronacci. J'ai regardé des pommes de pin après avoir lu cela et c'est vrai. Donc, si la séquence de Fibronacci est incorporée dans la structure mathématique de la Grande Pyramide d'Égypte, comme Drunvalo le suggère, alors ce symbole concernant Outou pourrait aussi indiquer ceci, parce que la Grande Pyramide et le Sphinx furent construits initialement pour être « des balises d'atterrissage », pour la base spatiale d'Outou au Sinaï. De plus, il est intéressant que dans le livre « Hamlet's Mill » par Giorgio de Santillana et Hertha von Dechend, au sujet de la discussion de la Planète Nibirou dans l'Appendice 39, « l'arbre symbolique », le « pukku » est grandement détaillé.

INANNA, DÉESSE DE L'AMOUR ET DU TROUBLE

IN-ANNA ou « la bien-aimée d'Anou » fut la jumelle de Shamash et petite-fille d'Anou. Puisque Anou descendit sur la Terre seulement qu' à l'occasion pour visiter sa ville sacrée d'Ourouk, Inanna réussit à le convaincre de la laisser gouverner cette ville pendant son absence ! Plus tard, elle devint la divinité protectrice d'Agade juste avant sa destruction.

Mieux connu par son nom sémite d'Ishtar, elle fut représentée comme une déesse puissante pendant la période post-diluvienne, dans les terres occidentales aussi bien qu'en Mésopotamie. Son symbole sacré, l 'étoile à huit pointes, est toujours prédominant parmi les symboles des dieux souverains.

En raison de son sexe, Inanna ou Ishtar ne pouvaient pas gouverner légalement, mais elle réussit cependant à s'injecter partout dans la politique. Un poème décrit sa descente au monde inférieur pour tenter de saisir le pouvoir de sa soeur aînée Éreskigal. [Note de l'éditeur : À cause de toutes les relations incestueuses parmi les dieux et déesses de rang numérique, il est souvent difficile de déterminer qui fut la soeur ou le frère de qui, ou à qui appartenait un petit-enfant. Par exemple, je suis de l'opinion qu'Inanna fut la grande petite-fille et non seulement la petite-fille d'Anou. Ces problèmes généalogiques seront analysés en plus grands détails dans un futur article consacré spécifiquement aux lignées royales.]

Un autre Mythe raconte comment elle réussit à déjouer Enki pour qu'il lui donne quelques-unes des Tablettes de la Destinée ou MEs qui lui donnèrent l'autorité et les moyens de s'installer comme souveraine d'Ourouk. Dans le célèbre « Épique de Gilgamesh », elle offre ses faveurs au héros qui repousse ses avances, la rendant furieuse au point qu'elle tenta de le détruire.

L'image présentée par la littérature sumérienne et babylonienne n'est pas uniforme--d'un côté, celle de la déesse de l'amour et d'un autre, celle d'une guerrière militante. Elle perturba non seulement les affaires de la Mésopotamie mais elle domina aussi le panthéon des terres occidentales de la Palestine, du Liban, de la Syrie et de l' Anatolie où elle fut connue sous plusieurs noms tel qu'Ishtar, Ashtoreth, Astarté, Asherah, et Anat amont parmi d'autres.

Inanna fut le prototype des deux, déesse de l'amour et déesse des guerriers dans la région méditerranéenne et plus tard devint le modèle pour les deux déesses grecques, Pallas Athéna et Aphrodite. [Note de l 'éditeur : Ce n'est pas tout à fait juste. Dans la mythologie gréco-romaine, Inanna fut connu comme Aphrodite/Vénus ; donc, en Égypte comme Hathor. Athéna fut une déesse différente, une déesse de la guerre qui donna son nom à la ville d'Athènes et l'épouse du dieu guerrier gréco-romain, Haphaestus/Vulcain/Typhon. Ces deux guerriers furent connus en Égypte, respectivement, comme Sekhet et Ptah. Du point de vue linguistique nibirouen, on pourrait s'y référer comme le Baron Ninourta et la Baronne Bau.]

ISHKOUR, SEIGNEUR D'ANATOLIE ET DIEU DE L'ANCIEN TESTAMENT

Le plus jeune fils d'Enlil, ISH-KOUR ou « Celui des Terres Montagneuses » fut assigné l'Anatolie comme domaine. Ishkour tenta de s'immiscer dans la politique de la Mésopotamie, mais principalement, il limita ses activités à tenter d'étendre sa sphère d'influence et de contrôle sur la Palestine ou Canaan. [Note de l'éditeur : N'oubliez pas que l'Anatolie fut la « terre des Amazones et de Lesbos », les légendaires « déesses de la naissance » qui se révoltèrent contre l' empereur et l'impératrice, causant la création d'Ève par la chef officier médical et généticienne, la reine Ninhoursag/Isis. Pour des détails additionnels, voir l'ouvre de Sitchin.]

Mieux connu par son nom sémite Adad, il fut le dieu du tonnerre et des éclairs. Il est souvent représenté tenant le symbole de l'éclair bifurqué. Adad, fut en toute probabilité le Yahvé (Jéhovah) de l' Ancien Testament qui tenta en premier lieu d'utiliser Abraham et plus tard, Moïse, pour étendre sa sphère d'influence sur la terre de Canaan. Ce rôle est discuté ci-dessous. [Note de l'éditeur : Ceci est faux. Enlil fut le Yahvé/Jéhovah de la Bible. Et je ne suis pas d' accord avec la tentative de Zecharia Sitchin dans son livre « Divine Encounters » au dernier chapitre, d'éliminer le Yahvé de la tradition Juive du Panthéon de Nibirou. Autrement dit, ce fut une fausse manoeuvre de la part de Sitchin. Il ne peut tout simplement pas voir cela de deux façons.]

LES TABLETTES DE LA DESTINÉE DE NIBIROU

Le contrôle sur les opérations des villes et des activités de l'espèce humaine fut exercé à travers un système de directives et de formules appelées les « MEs » en Sumérien. La signification exacte du mot est perdue dans l'antiquité, mais il semble dénoter un ensemble de règles assigné à chaque entité et phénomène pour l'assurer d'un succès opérationnel. [Note de l'éditeur : Ces MEs sont discutés en grands détails par Sitchin dans « The Wars of Gods and Men », aussi bien que par les auteurs de « Hamlet's Mill », Appendice 39.]

Quelquefois, ils paraissent être des objets physiques que quelqu'un pourrait prendre et apporter. La possession d'un ME donnait un contrôle absolu d'un certain aspect de la vie ou du comportement. Peut-être qu'ils furent quelque chose comme un cerveau d'ordinateur dans lequel des données et des ordres opérationnels furent inscrits pour activer une pièce d'équipement. Dans le Mythe « Enki et l'ordre mondial », les MEs semblent contrôler un avion sous l'ordre d'Enki. Dans cette histoire, Enki est décrit comme le « Seigneur qui conduit les grands MEs ».

Les MEs furent en la possession d'Enki et furent partagés graduellement et modérément pour en faire bénéficier l'espèce humaine. Notre source fondamentale d'information est l'histoire « d'Inanna et Enki » où la civilisation est divisée en plus de 100 éléments, chacun exigeant un ME pour le garder en fonction.

Quelque 60 sont lisibles dans ce Mythe et ils incluent, par exemple, la royauté, le bureau sacerdotal, la sagesse, la paix, la consultation, le jugement, le mensonge, l'art, les instruments de musique, les armes, la diffamation, la prostitution, la loi et la destruction des villes. [Note de l'éditeur : Cela semble encore être comme les « Archons de la Destinée ». Peut-être que les plus hautes strates de la société royale de Nibirou sont vraiment les « Archons de la destinée ».]

Ce Mythe concerne le succès de la tentative d'Inanna d'extraire quelques-uns des MEs d'Enki. Selon l'histoire, Enki avait préparé un repas somptueux pour la belle et ambitieuse petite-fille d'Anou. Voyant qu'Enki but trop de vin et devint enivré, Inanna vit sa chance et demanda sept des MEs les plus importants, et il y consentit sottement.

Ces MEs représentaient les fonctions nécessaires pour administrer une ville, telles que, comment diriger un temple, l'art de la guerre et des armes, la musique et les arts, l'écriture et les mathématiques, et plusieurs métiers concernant le bois et les métaux. [Note de l'éditeur : N'oubliez pas qu'Outou fut l'amant secret d'Inanna et fut éventuellement connu comme « le dieu de la musique et de la chanson » et l'inventeur de la flûte et de la lyre. Elle lui donna probablement les secrets de la musique qu'elle avait obtenue d'Enki par sa tromperie.]

Plus tard, lorsque Enki reprit ses esprits, il se rendit compte de ce qu'il fit et envoya son chambellan en « bateau du ciel » poursuivre Inanna et rapporter les MEs. [Note de l'éditeur : Souvenez-vous comment elle vola partout dans le secteur Sirius en poursuite du duc Doumouzi causant ainsi les Guerres des Pyramides ?] Inanna réussit à déjouer le messager d'Enki et arriva à sa ville d'Ourouk à l' acclamation de l'ensemble des habitants. Inanna se vanta que, pour toutes fins pratiques, elle fut maintenant une souveraine car elle avait l'autorité officielle d'un monarque.

Ces MEs ne conféreraient non seulement l'autorité au propriétaire mais le pouvoir absolu en plus, rendant ainsi le propriétaire de certain MEs imprenable par les armes. Cet attribut est décrit dans l'histoire sumérienne, « Le Mythe de Zu ». Comme dieu servant de serviteur à Enlil, Zu complota une révolution au palais en tentant de saisir le contrôle des Tablettes de la Destinée qu'Enlil avait laissé sans surveillance. Il fut suggéré précédemment que le responsable qui entreprit le coup d'État fut Nannar/Sin.

Pendant qu'Enlil prenait un bain, Zu conçut l'idée de voler les MEs ou Tablettes de la destinée, pensant que ces décrets divins lui donneraient le contrôle sur les Anounnaki et l'espèce humaine, et le placeraient en tête du panthéon.

Zu accomplit ce geste et s'échappa avec les Tablettes. Le panthéon subit un désordre complet par rapport à ce développement. Enlil déclara que quelqu'un devrait trouver les MEs pour empêcher Zu d'usurper l'autorité des dieux.

Mais il semble que le contrôle des MEs rendit Zu imprenable en lui donnant la capacité de dévier et neutraliser toutes les armes envoyées contre lui. Des flèches explosives semblant être comme des missiles furent lancés contre lui mais il les dévia par une sorte de champ magnétique protecteur autour de la « montagne » qu'il avait fortifiée.

Enfin, Enki conçut une nouvelle arme spéciale dans son laboratoire. Il le donna à Ninourta, l'aide militaire d'Enlil qui finalement battit Zu et l'emmena au vaisseau pour subir son procès. Donc, ici fini la pire menace jamais éprouvée par les dieux sumériens souverains. [Note de l' éditeur : Sitchin dit que « Zu » est Mardouk. Voir son livre « The Wars of Gods and Men ».]

La présence de symboles d'autorité est mentionnée dans les Saintes Écritures où il est souvent affirmé que la possession des certains « noms divins » conférait un pouvoir extraordinaire. Les MEs des Sumériens sont-ils les noms divins des Saintes Écritures ?

Selon « l'Apocalypse hébraïque d'Hénok », lorsque Hénok, le patriarche antédiluvien, fut déifié à sa montée à la « demeure céleste », on lui donna « soixante-dix noms ». Appelé aussi « le premier livre d' énok », on croit que ce document est en provenance de la communauté juive de Babylonie et est attribué au Rabbin Ismaèl, le renommé savant palestinien qui mourut en 132 après J.-C.

Ces soixante-dix noms conférèrent le pouvoir et l'autorité à Hénok. Il fut second à la divinité principale. Les « noms divins » donnèrent le pouvoir à Hénok de détruire les rois, d'élever ceux qui furent humbles, de subjuguer les souverains, de conférer la sagesse, de faire des jugements et de « contrôler la procession du temps et des saisons ». Vraisemblablement, ce dernier point signifiait l'autorité pour ajuster le calendrier quand nécessaire, tel que quand une catastrophe mondiale rendait les vieux calendriers obsolètes.

La suite Les villes antédiluviennes et leurs fonctions

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21 septembre 2007 5 21 /09 /septembre /2007 14:42

 

 

 

LES SERPENTS ET LES DRAGONS VOLANTS

 

 

Par R. A. Boulay
Traduction Polo Delsalles
2ème partie
Chapitre 1

 

 

L'ARRIVÉE DES PROTO-SUMÉRIENS :
LES ANCIENS ASTRONAUTES

 

 

Tableau de Duncan Long

 

« Les reptiles sont vraiment descendus. La Terre est resplendissante comme un jardin bien entretenu. À ce moment, Enki et Éridou ne furent pas encore apparus. La lumière du jour n'existait pas, ni celle de la lune ». Un fragment de la plus vieille tablette sumérienne connue.

LA LISTE DES ROIS SUMÉRIENS

Un des documents historiques le plus remarquable et précieux est la Liste des Rois qui enregistre les noms des rois de Sumer et le temps de leurs règnes, de ce qui fut pour eux, le commencement de l' histoire --un temps dans le distant passé quand « la royauté descendit du ciel » et fonda cinq villes sur la plaine de la Mésopotamie.

Elle enregistre une interruption quand « l'Inondation balaya la Terre », un événement que nous connaissons comme le Déluge ou la Grande Inondation. La Liste des Rois poursuit la narration comme « la royauté descendue » de nouveau. Elle décrit les rois et leurs règnes jusqu'à une partie de la Dynastie d'Isin qui commença à gouverner vers 1950 avant J.-C.

La Liste des Rois attribut des règnes de longueurs légendaires et incroyables à plusieurs des souverains des temps pré-diluviens. Dans ce sens, elle affirme le grand nombre d'années des patriarches de l' Ancien Testament. Bien que ces longs règnes ne puissent pas être expliqués, il y a une constance parmi les sources séculières et religieuses qui indiquent qu'ils avaient une logique qui leur fut propre, qui n'est pas encore perçue par les autorités en place.

La Liste des rois reçut toutes sortes de critiques mélangées de la part des érudits. Mais depuis que ses registres des 4ème et 3ème millénaires avant J.-C. furent corroborés séparément par des preuves archéologues, cette liste est maintenant acceptée par plusieurs comme un document historique précieux.

Dans son oeuvre « Les Sumériens », le professeur Samuel Noah Kramer, le doyen des études sumériennes, accepte sa valeur comme un outil de recherche. Il suggéra que la Liste des rois « si utilisée avec discrimination et compréhension, nous fournit une structure historique de valeur inestimable ».

LA MÉSOPOTAMIE : BERCEAU DE LA CIVILISATION

Notre histoire ne commence pas avec la création du monde. Elle commence avec l'arrivée de la vie intelligente sur la Terre--ceux que nous connaissons historiquement comme les proto-sumériens. On ne sait pas exactement quand ces ancêtres vinrent ici et ni pourquoi. On présume qu'ils arrivèrent ici quelque temps avant la catastrophe mondiale appelée le Déluge. Ce fut également longtemps avant la venue de l'homme moderne ou Homo-sapiens.

Il est généralement acquiescé que ces proto-sumériens furent à l' origine de notre civilisation occidentale et que leurs commencements fussent dans la région appelée la Mésopotamie, littéralement « la terre entre les deux rivières ». L'arrivée de ces « dieux » est narrée dans les registres que leurs descendants laissèrent derrière --les Sumériens, les Akkadiens et les tablettes cunéiformes de la Babylonie.

La terre connue comme la Mésopotamie et le berceau de la civilisation se situe principalement entre les rivières Tigre et Euphrate. En provenance des montagnes d'Arménie au Nord, les deux rivières convergent graduellement leur cours sur une large plaine herbeuse jusqu'au Golfe Persique. À ce temps, la région fut composée de marais et de lagunes, telle qu'aujourd'hui.

L'introduction d'un système de canaux-rivières pour irriguer et assécher la plaine créa par la suite une grande population et l'établissement d'une grande culture. La partie Sud de la Mésopotamie devint une région de jardins fertiles que les Sumériens surnommaient l 'E-DEN, ou « la demeure des justes et vertueux ». Ce fut l'emplacement de l'Éden biblique.

La partie Sud de la Mésopotamie s'appela Sumer et la région juste au Nord à la convergence des deux rivières s'appela plus tard Akkad. La ville Akkadienne BAB-ILU devint proéminente et donna son nom à la région entière -la Babylonie.

Après le Déluge, les villes sumériennes furent reconstruites et habitées de nouveau sur la plaine alluviale de la Mésopotamie. Puisque la plus vieille est datée à environ 3500 avant J.-C., il est évident qu'elles ne furent pas construites sur les ruines des villes précédentes. Ceci est dû au fait que les eaux du Golfe Persique se sont élevées de 150 pieds depuis le Déluge, inondant ainsi les villes antérieures. Cela sera discuté plus loin.

Nous ne savons pas clairement quelle raison ou but emmena ces êtres étrangers ou Anounnaki à cette planète. Mais, de leurs légendes et Mythes, nous pouvons déduire que ce fut probablement dans un but de commerce. Selon la Liste des rois, ils vinrent ici il y a plus de 240,000 ans.

Ce document décrit les activités des Anounnaki antédiluviens comme « la royauté descendit du ciel » qui fut en premier établie à Éridou, l' Érek de la Bible. À cet endroit, deux rois gouvernèrent durant 64,800 ans.

Éridou fut abandonné comme capitale et la royauté fut déplacée à Badtibira où trois rois régnèrent durant 108,000 ans. Par la suite, la royauté fut déplacée à Larak et un roi gouverna durant 28,800 ans. Une quatrième ville à devenir la capitale fut Sippar où un roi, Enmeduranna, régna durant 21,000 ans. Cet Enmeduranna est important à notre histoire, puisque, comme nous le verrons, il fut l'Hénok de l' Ancien Testament.

La royauté fut transférée à Shouroupak où un roi gouverna durant 18,600 ans. Donc, comme la tablette résuma, huit rois gouvernèrent cinq villes pour un total de 241,200 ans.

La Liste des rois affirme alors succinctement, l'inondation balaya la Terre, mettant une fin à toutes les activités commerciales et autres.

Ces nombres énormes furent un casse-tête pour les savants. Ils sont cohérents partout dans la Liste des rois et par conséquent ne sont pas erronés. Bien qu'une explication rationnelle ait jusqu'ici échappé aux historiens, la plupart des chercheurs sentent qu'il doit y avoir une réponse logique à ces grands nombres puisqu'un parallèle est évident dans le nombre d'années énorme des patriarches antédiluviens.

Il est entièrement possible que ce ne soient pas des années terrestres comme nous les connaissons. Une année divine ou « année d'Anou » est souvent mentionnée dans les tablettes cunéiformes et, bien que non complètement saisie, n'est probablement pas équivalente à notre année normale. Une réflexion sur ce sujet se trouve dans le l'Ancien Testament (Psaumes 90:4) où un jour divin est l'équivalent de mille ans. [Note de l'éditeur : Je pense que cette même phrase ou quelque chose de similaire se trouve aussi dans le Coran.]

Il ne fut pas exceptionnel pour les anciens de calculer le temps par un moyen autre que des années terrestres normales, comme par exemple, dans le « Livre des Jubilés » où une année de Jubilé est équivalente à 50 années régulières, c'est-à-dire, sept semaines années (une semaine année fut l'équivalent de sept années) et une année ajoutée pour l' expiation lorsque toutes les activités furent supposées cesser.

De plus, il y a une indication que les années de la Liste des Rois ont une logique fondamentale comme on trouve dans leur système d'énumération. Leur système numérique fut sexagésimal, mais de plus, ils utilisèrent aussi le facteur de 10 aussi bien que celui de 6. Donc la séquence 1, 10, 60, 360, 3600 prend une signification spéciale dans leur mythologie. Le chiffre 60 avait une signification spéciale pour les Sumériens, parce que dans leur système de rang numérique, il fut le plus haut chiffre et fut assigné à leur dieu principal, Anou.

Si la durée des plusieurs termes de royauté est présentée graphiquement, il devient évident que ce système sexagésimal doit être la composante des nombres fabuleux de la Liste des Rois. Appelé un « shar » par les Sumériens, le nombre 3,600 paraît avoir une signification spéciale dans cette liste. On peut voir que, avec un léger ajustement, les années de règne des rois sumériens sont divisibles par ce nombre. Cela indique que le terme pour le règne d'un roi sumérien antédiluvien fut vraisemblablement un shar et fut renouvelable à chaque période de 3,600 ans. [Note de l'éditeur : C'est la période d'orbite de la Planète Nibirou.]

LES DIEUX SOUVERAINS DU PANTHÉON SUMÉRIEN

Les Sumériens et les Akkadiens n'appelèrent pas leurs visiteurs étrangers des « dieux ». C'est dans les cultures qui suivirent que la notion des êtres divins s'infiltra dans notre langage et notre pensée. Ils les appelèrent « ilu » ou ceux du ciel, duquel évoluèrent le « ili » sémite et « el » hébreu. [Note de l'éditeur : Le nom du prince Outou dans la langue des Mayas fut Xochipili.]

À travers son utilisation, le mot occidental « dieu » vint à signifier des êtres spirituels supérieurs, distant de l'homme et incapables de défaut ou d'erreur. Par contre, l'homme est considéré comme étant incomplet, taché, accablé par le « péché originel » et destiné à adorer et rendre hommage à un dieu qu'il ne peut atteindre. Les dieux sumériens furent loin de la spiritualité. Ils furent vraiment des êtres physiques vivants capables de commettre de sérieuses erreurs et des manques de jugements. Ils pourraient être appelés des « surhommes » si ce terme pouvait être appliqué génétiquement à une race saurienne.

Les dieux sumériens considérèrent l'homme comme une commodité et rien de plus. Ils leur fournissaient leurs manques, gardaient leurs villes et servirent de fourrage à canon à leurs divers projets militaires. Les dieux pouvaient être des maîtres cruels et antipathiques. Ils considérèrent les êtres humains simplement comme des enfants indisciplinés, pas plus importants que les animaux domestiques, devant être gouvernés sans pitié et sans sentiment. Ces accusations peuvent paraître comme hyperboliques au lecteur, mais nous verrons dans les événements subséquents que ce fut effectivement le cas. [Note de l' éditeur : Cette notion est semblable à la discussion des « Archons de la Destiné » de John Baines dans son livre « The Stellar Man ».]

Bien que le terme Anounnaki s'applique normalement à tous les proto-sumériens qui vinrent sur cette planète, il signifie littéralement « les fils d'Anou », leur grand dieu. Pendant la période antédiluvienne, un fort groupe de ces Anounnaki descendit du vaisseau mère pour coloniser la Terre. Selon le « Enuma Elish », le Mythe babylonien de la Création, 300 de ces Anounnaki descendirent tandis qu 'un autre 300 restèrent à bord du vaisseau mère. Ceux-ci s'appelaient des « Igigi » et furent vraisemblablement les techniciens du vaisseau spatial.

LES DIEUX AÎNÉS

ANOU, PÈRE DES ANOUNNAKI

Anou, ou An en Akkadien, signifiait « Celui des Cieux » et son nom fut toujours illustré par le pictogramme d'une étoile. Il fut le grand ancêtre et dieu aîné qui fut au-dessus de tous les autres dieux. Sa demeure et son siège d'autorité furent dans les cieux, le vaisseau spatial orbitant ou URU-SAG-AN-NA, littéralement « la ville principale des cieux ». [Note de l'éditeur : Anou en Grec/Romain fut Kronos/Saturne, le fils d'Alalou ou Ouranus/Caelus. Sitchin écrit comment Anou et Antou organisèrent un coup d'État et déposèrent Alalou et Lilitou. La mythologie grecque rajoute une note curieuse de cette même histoire en affirmant qu'avant d'usurper le trône d'Ouranus, Saturne castra d'abord son père. En effet, ces Sauriens sont des créatures impitoyables ! Et il devrait être noté que bien que la Planète Nibirou arriva dans notre système solaire il y a de cela 500,000 années terrestres, la Liste des Rois sumériens ne commence pas avant 240,000 ans. Donc, les années survenues avant l'ascension d'Anou et le début de la Liste des Rois peuvent signifier le règne d'Alalou.]

Il descendait sur la Terre pour certaines occasions spéciales seulement, en temps de crise ou pour des cérémonies. Sur la Terre, il demeurait dans son temple, l'E-ANNA ou « Maison d'Anou » sur la ziggourat à Ourouk, sa ville sacrée. Le terme ziggourat vient du mot babylonien « zaquru » et signifie « être élevé et au-dessus ». Il signifie le sommet d'une montagne ou une tour à étages et celle-ci fournissait une plate-forme artificielle sur la plaine mésopotamienne.

Anou avait trois enfants--deux fils, Enlil et Enki, et une fille Ninhoursag. La division d'autorités entre ses deux fils causa beaucoup de dissension, et le dieu aîné dépensa beaucoup de temps à régler des différends entre eux aussi bien que ses petits-fils par la suite. [Note de l'éditeur : Reportez-vous à « The Vengeful Birth of Lord Hellespontiacus » dans lequel on mentionne qu'Anou dut régler le différend entre la princesse Inanna et la reine Éreskigal sur la « propriété » de l'enfant kidnappé Doumouzi qui devint enfin l'amant public de la princesse Inanna.]

ENLIL, CHEF DE L'EXPÉDITION À LA TERRE

Bien qu'il fût le plus jeune fils d'Anou, Enlil devint le dieu le plus puissant du panthéon sumérien sauf Anou. Littéralement « le seigneur de l'ordre », Enlil fut commandant de l'expédition des Anounnaki à la Terre. Il avait un grand nombre de noms qui décrivirent son autorité --seigneur du ciel et de la terre, seigneur de toutes les terres, donneur des royautés, prince du ciel et chef de la terre.

Enlil fut l'archétype pour le dieu des terres occidentales de la Palestine et de la Syrie --le « El » des Sémites et en particulier le « El » générique ou « Élohim » de la Bible.

Enlil s'assura que les décrets des dieux furent respectés et accomplis par l'espèce humaine. Il fut souvent représenté avec un arc et des flèches, un symbole des armes puissantes à sa disposition pour faire respecter son autorité.

Enlil détestait l'espèce humaine et les tolérait seulement puisqu'ils furent nécessaires au bien-être des dieux. Selon l'histoire sumérienne du Déluge, ce fut Enlil qui amena la destruction de l'espèce humaine parce que le bruit des êtres humains perturbait son repos.

Le temple consacré à lui à Nippour fut appelé le DUR-AN-KI ou « lien du Ciel et de la Terre », d'où il dirigea les activités de l'espèce humaine. Cette structure est décrite en partie dans les tablettes cunéiformes comme un type de centre de communication ou de contrôle.

De son temple au-dessus l'Ekur à Nippour, on disait qu'il avait « des yeux qui pouvaient parcourir la Terre ». L'équipement utilisait les sons comme une sorte de radar puisque les tablettes décrivent, « il soulève les rayons qui cherchent le cour de toutes les terres ».

Le règne d'Enlil fut parfois turbulent. Un jour, voyant une déesse nue se baignant dans un ruisseau sur la Terre au-dessous, il s'en est amouraché et descendit la séduire. Le panthéon fut horrifié de son escapade puisque cela abrogea une de leurs conventions de base. Bien qu'il fût le dieu principal, il fut exilé du vaisseau spatial et perdit ses pouvoirs. Le panthéon permit à Enlil de reprendre son autorité seulement qu'après l'avoir marié et faire en sorte qu'elle soit sa femme principale.

Enlil la nomma Ninlil et lui donna un statut équivalent au sien. Le résultat de cet épisode fut un fils appelé Nannar qui devint le favori d'Enlil. Dans le Panthéon, on donna à Nannar le rang immédiatement dessous celui d'Enlil et Enki, et des honneurs et des terres en rapport avec sa position. [Note de l'éditeur : Selon Sitchin, dans la mythologie grecque, Enlil fut l'équivalent de Zeus, et le Prince Nannar fut le Grec Hermès et l'Égyptien Thot. Parce que les parents d' Hermès furent Zeus et Maia, il s'ensuit que Ninlil fut l'équivalent de Maia.]

ENKI, CHEF DES OPÉRATIONS

Bien qu'il fut le premier-né d'Anou, Enki reçut un rang plus inférieur que celui de son plus jeune frère Enlil, qui fut né d'une autre épouse qui fut aussi sa demi-soeur. Selon les lois d'héritage sumériennes, Enlil devint l'héritier du trône. Des ressentiments sur son exhérédation et la compétition croissante sur qui contrôlerait les activités sur la Terre amenèrent Enki en conflit direct avec son frère Enlil.

EN-KI ou « Seigneur de la Terre » s'appela aussi EA ou « celui qui a sa maison sur l'eau », une référence tacite à sa place d'eau ou Abzou d'où il dirigea les opérations lorsqu'il arriva sur la Terre en premier lieu. Enki fut un être à tout faire pour l'expédition : l' ingénieur chef, le principal scientifique, le chef de l'exploitation minière, et plus important, le créateur de l'espèce humaine. [Note de l'éditeur : Ici nous trouvons une fois de plus une référence océanique à Enki, ou Poséidon, le Dieu des Mers.]

En sa fonction de maître-ingénieur, il supervisa la transformation des terrains marécageux de la Mésopotamie inférieure en véritable paradis. Il organisa et surveilla la construction d'un système de canaux, de barrages et l'écoulement des terrains marécageux. Dans un poème élogieux, il se vante d'avoir transformé les terrains marécageux en refuge pour les oiseaux et les poissons, de l'invention et l'usage de la charrue et des attelles, du début de l'agronomie animale, et amené les arts de la construction à la Terre pour élever les villes.

Enki avait un grand nombre d'épithètes. Il fut le dieu de la sagesse, le dieu des mines, le seigneur des eaux coulantes, et le seigneur de la mer et de la construction navale. Il est souvent dépeint avec un ruisseau et des poissons qui coulent de ses épaules, un symbole de sa capacité de fournir des eaux navigables et d'assurer de l'eau potable aux villes de la Mésopotamie.

Sa maison fut É-RI-DOU, « la maison construite au loin », une référence voilée au fait que ce fut une colonie. Éridou fut la première ville construite par les astronautes étrangers sur la Terre et fut localisée sur le bord de la plaine arrosée ou l'ÉDEN.

Enki aimait naviguer sur ces cours d'eau dans son bateau qu'il appela « le bouquetin », un terme provenant des chèvres agiles qui habitaient les montagnes environnantes. De cette façon, le bouquetin et la chèvre avec une queue du poisson devinrent symboliques du dieu Enki et paraissent souvent sur les sceaux et monuments sumériens.

En tant que dieu de l'exploitation minière, Enki est souvent démontré comme un mineur humain tenant un lingot de métal sur une perche de transport. Le métal fut moulé de cette façon, en forme de cylindre, avec un trou au centre pour faciliter son transport sur une perche avec un manche.

Il est aussi démontré quelquefois avec ses deux fils Gibil et Nergal qui furent responsables des activités minières. Mais plus important encore, on se rappelle qu'Enki fut le dieu qui créa l'homme et qui vint à sa défense contre un Enlil capricieux. En tant que créateur de l'homme, il est souvent démontré avec « l'Arbre ou l'arbrisseau de la Vie ».

Le serpent fut aussi l'emblème d'Enki, vraisemblablement pour sa capacité de renouveler sa peau et par conséquent accomplir une sorte d'immortalité. La représentation du serpent fut une des façons que les anciens artisans utilisaient pour symboliser leurs ancêtres reptiliens. C'est aussi de la représentation du serpent enroulé autour de l'arbre de vie qu'évolua le « Caducée » des Grecs par la suite. [Note de l'éditeur : Ce même symbole est utilisé par les médecins aujourd'hui même !]

Comme on se souvient du capricieux Enlil comme étant le dieu qui produisit le Déluge, Enki est reconnu comme celui qui sauva l'espèce humaine par son avertissement opportun de la catastrophe qui s'approchait au Sumérien Noé. La création non autorisée d'Enki de l' homme moderne ou Homo sapiens l'aliéna davantage d'Enlil. L'animosité entre les deux se souleva encore après le Déluge parmi leurs enfants qui maintinrent le Moyen-Orient dans un état d'agitation pendant des milliers d'années. [Note de l'éditeur : Nous pouvons ajouter, même de nos jours ces gens n'arrêtent jamais de se battre !]

La suite ... L'arrivée des proto-sumériens 2 

Posté par Adriana Evangelizt

 

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21 septembre 2007 5 21 /09 /septembre /2007 04:35

 

 

LES SERPENTS ET LES DRAGONS VOLANTS

 

 

Par R. A. Boulay
1ère partie

 

Prologue

 

 

POURQUOI LES ANCIENS DIEUX FURENT-ILS SI TIMIDES?

 

 

 

La littérature et la mythologie des anciennes cultures sont remplies avec des comptes de dragons, de serpents volants et autres lézards ailés. Qui furent ces créatures volantes crachant le feu qui paraissent avoir coexisté avec l'homme, quelquefois comme son bienfaiteur mais plus souvent comme son bourreau ?

Elles ne furent peut-être seulement que des créatures fabuleuses, le produit de l'imagination fertile de l'homme. D'un autre côté, il est possible qu'elles fussent la manifestation de quelque chose d'autre --d'événements si traumatisants et profondément enracinés dans son passé, que la connaissance de leur vraie nature fut inconsciemment supprimée et il n'en reste seulement qu'un souvenir allégorique.

Plusieurs civilisations de ce monde tracent leurs racines ancestrales à de tels dragons, lézards ou serpents volants. Dans la plupart des cas, ils sont crédités d'avoir apporté les avantages de la civilisation à l'espèce humaine. De plus, ils sont souvent décrits comme son créateur réel.

L'homme ancien décrit ces créatures comme des êtres supérieurs ou des dieux qui pouvaient facilement se déplacer dans les cieux dans leurs « chariots de feu » ou « bateaux du ciel ». Ils vivaient habituellement dans une « demeure céleste » et descendirent souvent pour perturber les affaires de l'homme.

La culture la plus ancienne et importante, celle de la Mésopotamie, fut probablement fondée par ces dieux serpents. La colonisation de cette planète par ces créatures est décrite dans un des anciens documents le plus dramatique et significatif--la « Liste des rois sumériens ».

Daté du troisième millénaire avant J.-C., ce document fournit la succession des rois de Sumer et leurs successeurs, la longueur de leurs règnes depuis, ce qui fut pour les Sumériens, le commencement du temps quand leurs ancêtres vinrent ici et « descendirent » pour établir plusieurs villes sur la plaine alluviale de la Mésopotamie. S' appelant « Anounnaki », ces proto-sumériens sont crédités avec l' établissement de la civilisation occidentale sinon, celle du Monde.

Aussi étonnant que cela puisse paraître, il existe beaucoup d'informations sur ces civilisations --les Sumériens, qui furent plus tard remplacés par les Akkadiens et les cultures babyloniennes. Des nombreux monuments, objets fabriqués et tablettes cunéiformes déterrés récemment, il est possible de reconstruire les événements qui se sont déroulés au début de l'espèce humaine.

Il existe aussi plusieurs preuves qui furent originairement dérivées de la même source mais auxquelles on donna une interprétation religieuse car elles furent transmises à travers des canaux sacerdotaux ou religieux. Les histoires de l'Ancien Testament furent dérivées de ce réservoir de sources anciennes.

D'une combinaison de ces anciennes sources séculières et religieuses, il est donc possible de rapiécer ensemble l'histoire de notre descendance qui se trouve dans la venue des dieux serpents étrangers ou des astronautes qui colonisèrent la Terre il y a de cela plusieurs millénaires.

On y découvre que nos ancêtres commencèrent une colonie sur la Terre pour obtenir des métaux pour leur planète. Pour transformer et de transporter ces métaux par vaisseau cargo au vaisseau mère orbitant, ils construisirent cinq villes opérationnelles en Mésopotamie. Une de celle-ci servie comme plate-forme de lancement spatial.

Les Sumériens appelaient ces « dieux » les Anounnaki, littéralement les fils d'Anou, leur dieu principal et leur chef. Les Anounnaki furent une race extra-terrestre. En réalité, ils furent une race de reptiles. Ils nécessitèrent une main-d'ouvre peu coûteuse et, pour cette raison, ils créèrent un homme primitif.

En combinant les caractéristiques du singe-homme indigène avec leur propre nature saurienne, ils produisirent « l'Adam » de l'Ancien Testament. Cet Adam fut demi-humain et demi-reptile. Cependant, puisqu'il fut un clone, il ne pouvait se reproduire.

Comme les conditions commencèrent à changer sur la Terre et le climat s'assécha, il devint nécessaire de modifier l'Adam pour mieux l'adapter au climat variable. L'Homo saurien fut modifié et ils lui donnèrent plus de traits de mammifères. Ce fut la « chute de l'homme » biblique où Adam acquit la « connaissance» ou la capacité de se reproduire sexuellement.

Comme résultat de cette modification génétique, l'homme perdit la plupart de son apparence et de sa nature saurienne, sa peau brillante et écailleuse. Il acquit des caractéristiques des mammifères--une peau flexible et douce, des poils, le besoin de transpirer et la capacité de se reproduire. Il ne fut plus nu. Il devait maintenant porter des vêtements pour son confort et sa protection. À toute fin pratique, l'homme fut maintenant un Homo-sapiens. L'homme moderne ou l'homme de Cro-Magnon arrivait en scène.

L'homme peupla bientôt la Terre comme esclave pour ces maîtres sauriens. Il fut testé par les astronautes qui descendirent pour s'accoupler avec les filles de l'homme. Connus dans les Saintes Écritures comme les Néfilim, ils produisirent non seulement que des progénitures mélangées, mais ils firent des expériences génétiques qui tournèrent mal et produisirent un grand nombre de formes monstrueuses.

Ce fut une période pénible pour l'espèce humaine, puisque durant cette époque, il fut littéralement de la nourriture pour les dieux. C'est le temps des patriarches bibliques et ses rois dieux sumériens.

L'agitation sur la Terre fut soudainement terminée par le début d'une catastrophe naturelle mondiale, connu comme le Déluge ou la Grande Inondation. À ce moment, les dieux se retirèrent à leurs vaisseaux spatiaux, laissant derrière leurs progénitures semi-divines pour périr avec l'espèce humaine.

Après le Déluge, ils descendirent de nouveau pour établir de nouvelles villes sur les plaines de la Mésopotamie. S'accouplant encore avec l'espèce humaine, ils produisirent une race d'êtres semi-divins pour gouverner leur empire sur la Terre. De plus, une race de dieux guerriers fut établie dans les terres du Levant. Descendant des Néfilim, mais connue par le nom de Rephaim, cette race barbare persécuta l'humanité pendant des milliers d'années et ne fut pas éliminée comme menace jusqu'au premier millénaire avant J.-C.

Dans l'ancienne Mésopotamie, les dieux résidèrent dans un temple sur le dessus d'une ziggourat, une pyramide à étages élevée au-dessus des plaines. Ils y furent protégés du public et seulement quelques prêtres de confiance y avaient accès. En cet endroit, ils mangèrent en secret étant entourés de rideaux, pour que même les assistants prêtres ne puissent les voir. On se demande si leurs manières de table furent si atroces qu'ils devaient se cacher même de leurs serviteurs. Où fut-ce encore beaucoup plus sinistre ?

Dans l'Ancien Testament, le besoin évident du secret est aussi vrai. Pendant l'événement connu comme l'Exode, la divinité vivait dans une tente et n'a jamais été vue ; de plus, elle ne mangea jamais en public. Des directives spécifiques furent données à Moïse pour la préparation de la nourriture qui fut laissée sur un gril près des quartiers de la divinité pour qu'il puisse manger en secret.

Il fut défendu aux êtres humains de le voir. Le Dieu dit à Moïse : « Vous ne pouvez pas voir mon visage, parce que l'homme ne peut pas me voir et vivre ». Et cette prohibition contre être vu par les êtres humains est portée à l'extrême partout dans les Saintes Écritures. C'est même devenu un ordre de ne pas faire « une image » ou une ressemblance de la divinité.

Donc l'homme est non seulement interdit de voir à quoi son dieu ressemble mais même de faire une image de ce qu'il pensait à quoi il ressemblait. Pourquoi le tabou ? Serait-ce que son apparence serait si étrangère et répulsive qu'il devait être retenu de l'homme ? On supposerait logiquement que si les divinités furent si supérieures et grandes telles qu'indiquées dans les Saintes Écritures, qu'ils seraient flattés et permettraient à l'homme de voir et de copier leur magnificence !

Seuls quelques individus privilégiés pouvaient même s'approcher des divinités. En Mésopotamie, ils furent les demi-dieux, la progéniture de l'accouplement d'un dieu ou d'une déesse et d'un être humain. Ceux-ci formaient l'aristocratie, et devaient voir aux besoins des dieux et former une barrière avec l'espèce humaine. Même ces demi-dieux furent quelque peu étranges en apparence et eurent probablement certaines caractéristiques reptiliennes. Le célèbre Gilgamesh avait par exemple, quelque chose de bizarre dans son apparence qui faisait qu'il fut différent des hommes normaux. Les patriarches bibliques avaient aussi quelque chose d'exceptionnel au sujet de leurs apparences tel que démontré par le comportement absurde de Noé lorsque son fils le vit nu pour la première fois.

Selon la tradition de l'ancienne Babylonie, telle que rapportée par Bérossus, le prêtre babylonien qui écrit à Athènes durant le troisième siècle avant J.-C., la descendance de l'homme peut être tracée à Oannes, une créature amphibie qui sortit du Golfe Persique pour enseigner l'art de la civilisation à l'homme.

Bérossus les a appelés « annedoti » signifiant « les répulsifs » en Grec. Il leur fait aussi référence comme des « musarus » signifiant « une abomination ». La tradition babylonienne croit que la fondation de la civilisation est due à une créature qu'ils considérèrent être une abomination répulsive.

Si la tradition fut inventée, une attitude plus normale aurait été de glorifier ces créatures comme des dieux splendides ou des héros. Mais le fait qu'ils choisirent de décrire leurs ancêtres de cette manière plaide pour l'authenticité du conte.

L'apparence reptilienne des dieux bibliques fut un secret bien gardé et seulement parfois est-elle perceptible dans l'Ancien Testament, comme par exemple, l'adoration évidente du « séraphin » ou du « serpent effronté » dans l'incident pendant l'Exode. Il existe un plus grand nombre de références, plusieurs d'entre eux explicites, dans la masse de littérature religieuse qui forme la base des livres de l' Ancien Testament.

Il est maintenant accepté que l'Ancien Testament subit plusieurs annotations et de sélections par les transcripteurs sacerdotaux. Mais, ailleurs dans la littérature religieuse, non sujet à leur influence, on trouve un portrait différent.

Dans le Haggadah, la source de légendes et de traditions orales juives, il est révélé qu'Adam et Ève perdirent leur « peau brillante et écailleuse » en mangeant le fruit défendu.

Les Gnostiques, rivaux des premiers chrétiens, racontent que comme résultat d'avoir mangé le fruit, Adam et Ève acquirent la connaissance, en parti le fait de reconnaître que leurs créateurs furent des « formes bestiales ».

Le triste fait est que nous avons créé Dieu à notre image et non l'opposé. De cette façon, nous avons caché l'identité réelle de nos créateurs.

La plupart des mythologies et des religions du monde font référence à leurs ancêtres comme des serpents volants ou des dragons qui apportèrent les arts et les métiers de la civilisation à l'espèce humaine. Le plus vieux des livres chinois, le mystérieux « Yi king », déclare que les premiers êtres humains furent formés par l'ancienne déesse Nu Kua [note de l'éditeur : comparez la linguistique à Ninhoursag !] qui fut un dragon. Les empereurs chinois réclamaient leur descendance de cette déesse dragon.

Les plus vieux et célèbres des classiques hindous, le « Ramayana » et le « Mahabharata », concernent les rapports de l'homme avec les dieux serpents qui furent aussi leurs ancêtres.

Les mythologies méso-américaine et africaine racontent que des serpents volants et des êtres ressemblant à des dragons descendirent des cieux pour leur enseigner les éléments essentiels de la civilisation.

Les dragons et serpents volants qui se trouvent dans la mythologie ancienne furent des lézards à grandes jambes qui avaient aussi la capacité de voyager dans leurs vaisseaux spatiaux. Comment autrement les anciens pouvaient-ils illustrer ce fait sauf qu'en leur fournissant des ailes ?

Même l'Ancien Testament décrit que le serpent du jardin d'Éden fut un lézard ou reptile, puisque, s'il avait perdu ses mains et ses pieds comme résultat de la chute de l'homme, alors logiquement il avait été précédemment un serpent ou un reptile avec ses extrémités.

 

©1990

La suite... L'arrivée des proto-sumériens 1

 

 

Posté par Adriana Evangelizt

 

 

 

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1 septembre 2007 6 01 /09 /septembre /2007 15:50

 Un texte intéressant sur la symbolique du Serpent. Je me permettrai de dire ici que je me suis lancée dans une recherche depuis plusieurs mois pour connaître vraiment l'origine des choses et notamment pourquoi l'Humanité est autant en servitude aujourd'hui ? Ce qui m'a fait remonter très loin dans le temps et dans les vieux livres. Car dans les nouveaux -qui suivent le mouvement de la pensée unique et de la censure- on ne trouve plus rien. Mais surtout plus de preuves de l'Imposture dans laquelle baigne cette pauvre Humanité jusqu'à s'y noyer.

Vous vous souvenez sans doute que les pharaons Egyptiens portaient un uraeus sur le front. Le Serpent était aussi leur emblème. Je ne vais pas vous livrer ici le fruit de mes investigations aidée en cela par quelques nobles âmes... mais preuve à l'appui, nous allons vous démontrer que le Serpent des pharaons est associé au Serpent Rouge ou Serpent ancien dont il est question dans l'Apocalypse ou dans l'Ancien Testament et que dans la titulature qui accompagnait le pedigree des pharaons figurait l'expression "Maître du monde" ou "Prince de ce monde"... étrange coïncidence quand on sait le mépris qu'ils avaient pour le Peuple.

Le Peuple qui faisait partie de la troisième caste, celle équivalent au "parias" en Inde.  La caste des esclaves et des misérables dont ils se servaient comme d'une main d'oeuvre gratuite pour construire leurs gigantesques monuments. Les deux autres castes étant celle des Guerriers et bien sûr, la caste Sacerdotale qui régnait sur tout le reste. Ce sont les prêtres d'ailleurs qui maintenait la Caste méprisée dans une ignorance et une inculture totale afin de mieux l'asservir à de fausses croyances. Ainsi les hiéroglyphes possédaient plusieurs sens, un pour le Vulgaire -le Peuple- et un autre Allégorique pour les Initiés. Lorsque le "Vulgaire" voyait une abeille, il pensait à l'animal. Cela signifiait en vérité "Peuple Obéissant"... souvenez vous des "abeilles" sur la cape de Napoléon ou celles que l'on a trouvé dans la tombe d'un roi mérovingien... voyez un peu comme la symbolique est importante pour comprendre le monde où nous vivons.

On va prendre un autre exemple -mais il y en a 100 000- le Scarabée... en laissant parler Celui qui sait, en précisant que les croix remplacent des hiéroglypes ou des caractères arabes...  "Nous remarquerons d'abord que l'image d'un Scarabée exprime le mot Monde terrestre, ainsi qu'on le voit A la page 98 de la Grammaire de l'Egyptologue. On s'apercevra aisément, que cette propriété du Scarabée de désigner le Monde d'ici bas, tient non seulement A l'identité des syllabes initiales de son nom avec les mots qui désignent le Monde, mais aussi à l'allégorie, qui rattache cet insecte au Monde qu'il caractérise dans les mythes égyptiens. Enfin, les formes nominales du Scarabée peuvent, dans le langage mystique, faire allusion à leur homophone qui signifie siercus, excrementum, finius; ce qui rentre également dans le mythe du Scarabée-Créateur, d'où l'épithète arabe xxx paler stercoris — identique à celle de Dominus stercoris, laquelle, dans le Nouveau Testament, désigne Satan, le Prince de ce Monde, l'esprit immonde, le génie malfaisant — idées exprimées collectivement par la légende hiéroglyphique xxx."

Le Serpent qui se mord la queue et qui entoure la Terre et dont il est question justement dans les Protocoles des Sages de Sion -qui sont soit-disant des faux- ont une signification bien précise. On peut même vous dire que qu'il correspond au projet des Maîtres du Monde qui est de mettre tous les pays sous tutelle. Pour ce faire, ils se servent de l'ONU. Dès que tous les pays en feront partie, ce sera foutu pour l'Humanité. Dans l'immédiat, il ne manque que le Vatican. Nous vous expliquerons la symbolique du logo de l'ONU ainsi que la signification des deux branches... que l'on retrouve aussi dans certains logos sionistes. On retrouve ces branches aussi sur les peintures en Egypte...

Je ne sais pas si tous les sites conspirationnistes ont fait notre recherche mais une chose est certaine... il s'est mis en place ici, il y a des milliers d'années, quelque chose d'immonde qui n'est jamais mort et qui vise à asservir complètement l'Humanité. C'est la conclusion de notre recherche.

Observez le logo de l'ONU...

Ci dessous une médaille nazie... regardez l'aigle au centre...

 

une partie du dollar américain avec aigle et branche...

ci-dessous la déclaration des droits de l'homme avec une partie du  Serpent qui se mord la queue au milieu... la pyramide... le soleil flamboyant... notez la liane de feuilles...

 

 

Le serpent et l'anneau.

 

par Frédéric de Rougemont

Extrait de son livre

Le peuple primitif, sa religion, son histoire et sa civilisation

1885

au chapitre

Symboles de l'éternité et de la vie divine


Dans le langage symbolique de l'Antiquité, le serpent est, en premier lieu, le plus intelligent de tous les animaux, comme dit la Genèse. C'est dans ce sens que Jésus-Christ disait à ses disciples : « Soyez prudents comme des serpents. » De même, le nom grec du dragon signifie celui qui voit, et en Chine, Long ou le dragon ailé est l'être qui excelle en intelligence. A ce titre, le serpent peut devenir le symbole aussi bien de l'Intelligence divine que des anges, de Dieu que de Satan qui a fait de cet animal l'instrument de la séduction d'Eve. Cet emblème a donc deux sens contradictoires2, mais nous n'avons ici à nous occuper que du premier de ces sens. Le dieu spécial de l'intelligence, Thoth = Hermès = Mercure, et celui de l'intelligence qui guérit, Asclépius= Esculape, ont le serpent pour attribut. Les Intelligences célestes sont des serpents ou séraphins3; et chez les Grecs, les esprits des morts, des héros, apparaissaient sous la forme de serpents.

Mais ce sens symbolique du serpent est fort restreint: en Chaldée, cet animal (CHIV'JA) est l'être vivant (CHAIA) par excellence. Sa vie est fort longue ; on ne remarque en lui aucun signe de vieillesse, il ne fait, au contraire, que croître toujours plus, et chaque année il semble se rajeunir en changeant de peau. Aussi figure-t-il de préférence Dieu qui a en lui la plénitude de la vie, ou la vie que Dieu donne au monde.

Il avait d'ailleurs vivement frappé les hommes du premier monde par l'excessive rapidité de son corps privé de pieds et d'ailes, et par sa souplesse, qui lui fait décrire cent figures différentes. On sentait quelque chose de royal, de divin, dans la puissance de tuer par le souffle seul, qu'on attribuait en Égypte à l'uraeus, et qui lui donnait un droit de vie et de mort sur tous les êres vivants. Enfin, cet animal, qui dort enroulé sur lui-même peut former, en se mordant la queue, un anneau sans commencement ni fin, qui est un excellent emblème de l'éternité 4.

Le dieu suprême des Chaldéens, Bel, était adoré sous la forme de ce serpent ou dragon qui est connu de tous par un des livres Apocryphes de l'Ancien Testament.
Nous avons déjà parlé d'un des théothées des Phéniciens, Ophion, le serpent de Baal.
L'uraeus, qui est l'attribut de plusieurs divinités de l'Égypte, l'est tout spécialement de l'Esprit démiurgique, Kneph ou Agathodaemon, qui, « sous la figure d'un serpent aux ailes d'épervier et de l'aspect le plus doux, illumine, en ouvrant les yeux, tout l'espace, et en les fermant, le replonge dans les ténèbres5. »
Chez les Orphiques, le démiurge est, au point de vue théiste, le Temps Illimité, dragon qui produit le chaos et y dépose l'œuf du monde.
Au lieu de dire, avec la Bible, que l'Éternel soutient le monde par sa parole puissante, l'Inde peint le monde reposant sur
un serpent qui se mord la queue ; l'Égypte enveloppait d'un serpent ou de Kneph une croix grecque, emblème du monde, et la Phénicie en enroulait un autour de l'œuf cosmique6.
Si l'aigle était les armes des Mexicains, les Incas avaient le serpent, qui figure certainement ici le dieu suprême. On avait peint aussi de grandes couleuvres dans toutes les maisons appartenant à ces rois du Pérou 7.

Quand les Goands de l'Inde ont une religion éminemment théiste, on doit reconnaître des symboles de la Divinité, et non de simples fétiches, dans les serpents qu'adoraient les autres aborigènes antérieurement à la propagation du brahmanisme et du bouddhisme.

C'était assurément dans la même pensée que les indigènes de l'Abyssinie faisaient des serpents le principal objet de leur culte, et nous ne saurions en attribuer arbitrairement une autre à tous les ophiolâtres de l'Afrique moderne, dont nous parlerons en détail ailleurs.

Le nom de Vieux, de Grand-Père, que les Monnitaris (dans l'Amérique du Nord) donnent à un serpent bienfaisant, d'une grandeur immense, qu'ils supposent vivre dans le Missouri et avoir été autrefois un homme (un être intelligent), indique suffisamment que l'objet réel de leur culte est Dieu même, le Grand-Esprit.

Cependant, la matière primordiale étant devenue dans le paganisme l'épouse et l'égale de Dieu, le serpent est aussi devenu, comme l'oiseau et la harpe, l'attribut des Grandes-Mères. Hathor prend parfois la forme d'un serpent.

En Chine, Niu-va, qui est une Hathor, a le corps d'un serpent. Rhéa, poursuivie par son fils Jupiter (qui est un Khem, Har-seph), se métamorphose, pour lui échapper, en un serpent ; ce qui signifie que la matière primordiale ( Rhéa ), malgré la vie divine qui la remplissait ( le serpent), résistait aux efforts du démiurge (Jupiter) qui voulait la rendre féconde.

Cependant le serpent signifie plus habituellement la vie que Dieu communique à la matière qui est par elle- même morte, inerte. Tels les serpents qui entourent les déesses de la nature. Quand Neith est androgyne et léontocéphale, et qu'elle tient d'une main la tête, de l'autre la queue d'un grand serpent qui se roule autour d'elle en servant d'appui à ses pieds, cela veut dire que la nature, qui est ici confondue avec Dieu (ou androgyne) et qui est censée lumineuse par elle-même (léontocéphale), est en possession d'une vie éternelle (le serpent) qui est sa base et qui circule de toute part autour d'elle.

Les replis du serpent marquent peut-être d'une manière plus spéciale la route tortueuse du soleil, qui est la source visible de la vie physique. Tel est, fort probablement, le sens du serpent quand il entoure un dieu solaire, tel que Mithras léontocéphale. Le vase placé entre les jambes de ce dieu, et dans lequel le reptile plonge sa tête et sa queue, figure le principe humide qui est indispensable à la reproduction de la vie. C'est là, pareillement, le sens de la coupe que Minerve, ou Hygie, présente au serpent d'Esculape. Ce serpent symbolise moins encore l'intelligence divine que la vie que ce Dieu entretient chez les mortels.

Parfois le serpent est double, solaire et lunaire, pour exprimer le principe actif et le principe passif de la vie. Ainsi, sur un cône asiatique, on voit Vénus androgyne tenant d'une main un serpent mâle dont la tête est ornée des rayons du soleil, et de l'autre un serpent femelle qui a la tête surmontée d'un croissant.

Enfin, le monde organisé ayant pris dans le paganisme la place de Dieu, le serpent devint son emblème. Son changement annuel de peau figurait et le renouvellement annuel de la nature terrestre, et les successives palingénésies de l'univers. Ses écailles représentaient les astres, et on le disait lourd comme la terre, glissant comme l'eau 8. C'est ainsi que s'exprimaient en particulier
les Égyptiens.

Les Grecs symbolisaient plus spécialement la terre par le serpent, quand ils donnaient des serpents au lieu de pieds aux autochthones qu'ils supposaient nés de la terre, ou au premier homme formé d'argile.

Les Chinois ont fait du serpent, qui est pour eux avant tout l'être intelligent, un monstre symbolique, qui est devenu en quelque manière leur armoirie. « Le dragon peut à son gré se rendre visible ou invisible, se rapetisser ou s'allonger (car il est dieu). Dans le printemps, il est au-dessus des nues ( pour donner à la terre la pluie qui est sa vie), et en automne au fond des eaux. Les cornes qui chargent sa tête, marquent sa force. Oiseau démiurgique
comme Kneph , il a des ailes d'oiseau et des griffes d'épervier. Sa queue, démesurément longue et couverte d'écailles, est celle du crocodile, qui est en Égypte l'attribut de Sev=Saturne=Élohim 9. »

Quant à l'anneau, il signifiait
l'éternité chez les Egyptiens, les Perses et les Hindous. Symbole de Dieu, il a participé à sa toute-puissance, et acquis des forces magiques; d'où les bagues enchantées.

L'année, en revenant à son point de départ, forme un cercle, un anneau, analogue à celui de l'éternité. L'anneau est une couronne, et la couronne de fleurs, chez les Slaves, est l'emblème d'une longue vie. Les prêtres, image vivante de la Divinité, placèrent, dès les temps les plus anciens, sur leur tête une couronne, et les rois en firent autant. Cet insigne parait les convives dans les grands festins, qui se célébraient tous, dans l'origine, en l'honneur d'un Dieu. On couronna enfin les guerriers vainqueurs, les poëtes, les orateurs, tous les hommes qui, par leurs brillantes actions ou par leurs talents extraordinaires , attestaient la présence en eux d'une vie éternelle et divine.

Notons en terminant que l'anneau passé au nez a un tout autre sens symbolique que l'anneau emblème de l'éternité. Il marque la dépendance de l'homme et sa consécration à Dieu. Il provient de la coutume de mettre une boucle aux narines des chameaux et des boeufs pour les conduire. En Perse, au temps de Chardin, toutes les femmes, guèbres et autres, portaient un anneau à la narine gauche, et les poissons sacrés en avaient aussi, au nez, de cuivre, d'argent ou d'or. Les femmes de l'Inde et celles de plusieurs contrées de l'Afrique portent ce même ornement, qui, primitivement, avait certainement un sens symbolique.

Posté par Adriana Evangelizt

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28 août 2007 2 28 /08 /août /2007 15:47

Extrait d'un vieux livre où il est question des Templiers...

 

Les Baphomets ou le mystère des Templiers.

Extrait du livre Mélanges géographiques et historiques

Tome I

publié en 1819

 

Le dernier cahier du précieux recueil, les Mines de l'Orient, contient un mémoire latin du célèbre orientaliste M. le conseiller aulique de Hammer, intitulé :

Le Mystère du baphomet révélé ou les Templiers convaincus, par leurs propres monumens, d'avoir été des gnostiques et des ophites, et, comme tels, coupables d'apostasie, d'idolâtrie et d'impureté.

On se rappelle que les templiers furent accusés d'adorer certaines idoles nommées têtes de baphomet. M. de Hammer en a découvert une douzaine dans le cabinet impérial des antiques à Vienne. On les avait prises pour des idoles tibétaines. M. de Hammer a déchiffré les inscriptions arabes, grecques ou latines qu'elles portent, ainsi que les symboles dont elles sont chargées. Le nom de l'idole Mété, c'est-à-dire dire la Raison, la Sagesse en langue grecque, s'y reproduit partout, accompagné des doctrines gnostiques et des abjurations de la foi chrétienne. C'est du mot Mêté et de celui de baphé, baptême, que s'est formé le nom de baphomet, qui signifie baptême de l'esprit, et qui a rapport au baptême de feu des anciens gnostiques. La Mêté est représentée sur ces idoles, conformément aux idées des gnostiques, et particulièrement à celles des ophites, sous, une,figure humaine, réunissant les attributs des deux sexes; elle est accompagnée de la croix tronquée ou de la clef de la vie et du Nil des anciens Egyptiens qui ressemble à un T, du serpent si fameux dans toutes les mythologies, de la représentation du baptême de feu, et en outre de tous les symboles maçonniques, tels que le soleil, la lune, l'étoile signée, le tablier, la chaîne, le chandelier à sept branches, etc., etc.

Trois idoles, gravées dans le recueil Curiosités historiques et littéraires, vol. II, chap. 6, portent 1« nom de Mété en caractères arabes. On trouve la même inscription sur plusieurs médailles et bructéates que jusqu'à présent on n'avait pu expliquer.

Trois vases en pierre, du cabinet des antiques de Vienne, portent les mêmes inscriptions, les mêmes symboles ; et représentent de plus, eu bas relief, les orgies impnres des ophites ou
adorateurs du serpent. Ces vases sont évidemment les calices du baptême de feu, puisqu'on les retrouve tant sur ces bas reliefs que sur les baphomets placés aux pieds de la Mété qui tient le néophyte dans ses bras au-dessus des flammes qui sortent du vase. Sur un des bas reliefs l'acte complet du baptême de feu est représenté. La Mété figure deux fois sur ces vases sous la forme d'un androgyne, entourée de la chaîne des cléons, et tenant à la main la clef de k vie ou le T qui, chez les ophites, portent le nom de bois de la vie ou de clef de la connaissance. C'est le caractère baphométiqne par excellence ; les idoles la portent sur le front, et on sait combien de fois il en est question dans les dépositions des templiers.

Maintenant ces idoles, ces hiéroglyphes, ces symboles, ces inscriptions se retrouvent sur les châteaux, les églises et les tombeaux des templiers. Dans les Archives de l'histoire et de la, géographie, 1818 , n° 44 et 45, on trouve la description d'une église des templiers à Schoengraben, où plusieurs sculptures représentent non seulement la Mété, mais encore son antagoniste perpétuel, le démon Jaldabaoth avec son emblème le lion et avec le principal hiéroglyphe gnostique
le grand serpent dévorant un enfant, hiéroglyphe expliqué d'après Epiphanius, Hères. XXVII, paragraphe 10. Les mêmes représentations se trouvent dans l'église des templiers à Ebenfurt et en plusieurs autres endroits. Les églises des templiers à Prague et à Egra en Bohême, renferment les mêmes symboles gnostiques; dans la première, on les voit peints à fresque et sur verre. M. de Hammer les a encore retrouvés dans les églises des templiers à Steinfeld et à Wultendorf en Autriche. M. le comte Teleki, dans un Voyage en Hongrie, page 216, affirme en avoir vu de semblables dans une église des templiers de-Saint-Martin , dans la péninsule de Muran. Le château de Pottenstein en Bohême, jadis appartenant aux templiers, porte l'inscription suivante : Signala Metis caritas extirpat hostes, qu'on ne peut expliquer que moyennant le sens caché gnostique.

M. de Hammer fait quelques excursions étrangères à son sujet. Il croit avoir démontré que
le saint gréal, ce vase si fameux dans les romans de chevalerie, n'est pas le calice de la sainte cène, mais bien celui du baptême de feu. Il prétend que Saint-George et son combat avec le dragon, n'est qu'un hiéroglyphe gnostique.

La conclusion de ce mémoire est, que les principaux chefs, les membres les plus instruits de l'ordre des Templiers, étaient réellement des apostats secrètement livrés à des cérémonies superstitieuses, et probablement aussi aux pratiques licencieuses et impures des hérétiques dont ils partageaient les opinions. La suppression de cet ordre ne fut donc pas injuste; le supplice même des chefs et des docteurs aurait pu être justifié dans les idées du siècle qui les vit périr; mais les procédés inquisitoriaux et le secret dont toute cette transaction fut enveloppée, en excitant l'horreur et la défiance, ont fait paraître les templiers plus innocens qu'ils ne l'étaient. D'ailleurs, tout ce qu'on leur reproche fût-il prouvé, notre siècle n'en condamnera pas moins la cruauté et la fureur avec laquelle on confondit dans la même mesure d'extermination tant de milliers d'individus probablement étrangers aux mystères de leur ordre.

M. Raynouard, membre de l'académie des inscriptions, a élevé des doutes sur les raisonnemens de M. de H ammer ; nous rendrons compte de ces intéressans débats.

 

Posté par Adriana Evangelizt

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