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9 octobre 2007 2 09 /10 /octobre /2007 16:54

 Pour les inconditionnels de Fabre d'Olivet... dont nous sommes...

 

 

LA COSMOGONIE DE MOYSE

Selon Fabre d'Olivet

Traduction des 10 premiers chapitres de la Genèse,

et de ses 243 versets.

 

Chapitre I

 

La principiation

1ère partie

 

1. Dans le Principe, Ælohîm, LUI-les-Dieux, l'Être des êtres, avait créé en principe ce qui constitue l'existence des Cieux et de la Terre.

2. Mais la Terre n'était qu'une puissance contingente d'être dans une puissance d'être ; l'Obscurité, force astringente et compressive, enveloppait l'Abîme, source infinie de l'existence potentielle ; et l'Esprit divin, souffle expansif et vivifiant, exerçait encore son action génératrice au-dessus des Eaux, image de l'universelle passivité des choses.

3. Or, il avait dit, LUI-les-Dieux ; la Lumière sera, et la Lumière avait été.

4. Et, considérant cette essence lumineuse comme bonne, il avait déterminé un moyen de séparation entre la Lumière et l'Obscurité.

5. Désignant, LUI-les-Dieux, cette Lumière, élémentisation intelligible, sous le nom de Jour, manifestation phénoménique universelle, et cette Obscurité, existence sensible et matérielle, sous le nom de Nuit, manifestation négative et nutation des choses : et tel avait été l'occident, et tel avait été l'orient, le but et le moyen, le terme et le départ, de la première manifestation phénoménique.

6. Déclarant ensuite sa volonté, il avait dit, LUI-les-Dieux : il y aura une expansion éthérée au centre des eaux ; il y aura une force raréfiante opérant le partage de leurs facultés opposées.

7. Et LUI, l'Être des êtres, avait fait cette Expansion éthérée ; il avait excité ce mouvement de séparation entre les facultés inférieures des eaux, et leurs facultés supérieures ; et cela s'était fait ainsi.

8. Désignant, LUI-les-Dieux, cette expansion éthérée du nom de Cieux, les eaux exaltées : et tel avait été l'occident, et tel avait été l'orient, le but et le moyen, le terme et le départ, de la seconde manifestation phénoménique.

9. Il avait dit encore, LUI-les-Dieux : les ondes inférieures et gravitantes des cieux tendront irrésistiblement ensemble vers un lieu déterminé, unique ; et l'Aridité paraîtra : et cela s'était fait ainsi.

10. Et il avait désigné l'aridité sous le nom de Terre, élément terminant et final, et le lieu vers lequel devaient tendre les eaux, il l'avait appelé Mers, immensité aqueuse : et considérant ces choses, LUI l'Être des êtres, il avait vu qu'elles seraient bonnes.

11. Continuant à déclarer sa volonté, il avait dit, LUI-les-Dieux : la Terre fera végéter une herbe végétante, et germant d'un germe inné, une substance fructueuse portant son fruit propre, selon son espèce, et possédant en soi sa puissance sémentielle : et cela s'était fait ainsi.

12. La Terre avait fait pousser de son sein une herbe végétante et germant d'un germe inné, selon son espèce, une substance fructueuse possédant en soi sa puissance sérnentielle selon la sienne : et LUI, l'Être des êtres, considérant ces choses, avait vu qu'elles seraient bonnes.

13. Et tel avait été l'occident, et tel avait été l'orient, le but et le moyen, le terme et le départ, de la troisième manifestation phénoménique.

14. Déclarant encore sa volonté, il avait dit, LUI-les-Dieux : il y aura dans l'Expansion éthérée des cieux, des Centres de lumière, destinés à opérer le mouvement de séparation entre le jour et la nuit, et à servir de signes à venir, et pour les divisions temporelles, et pour les manifestations phénoméniques universelles, et pour les mutations ontologiques des êtres.

15. Et ils seront, ces Centres de lumière, comme des foyers sensibles chargés de faire éclater la Lumière intelligible sur la terre : et cela s'était fait ainsi.

16. Il avait déterminé, LUI, l'Être des êtres, l'existence potentielle de cette Dyade de grands foyers lumineux ; destinant le plus grand à la représentation du jour, et le plus petit à celle de la nuit ; et il avait déterminé aussi l'existence des facultés virtuelles de l'Univers, les étoiles.

17. Les préposant dans l'expansion éthérée des cieux, ces foyers sensibles, pour faire éclater la Lumière intelligible sur la terre.

18. Pour représenter dans le jour et dans la nuit, et pour opérer le mouvement de séparation entre la lumière et l'obscurité : et considérant ces choses, LUI, l'Être des êtres, il avait vu qu'elles seraient bonnes.

19. Et tel avait été l'occident, et tel avait été l'orient, le but et le moyen, le terme et le départ, de la quatrième manifestation phénoménique.

20. Ensuite, il avait dit, LUI-les-Dieux : les Eaux émettront à foison les principes vermiformes et volatiles d'une âme de Vie, mouvante sur la terre, et voltigeante dans l'expansion éthérée des cieux.

21. Et LUI, l'Être des êtres, avait créé l'existence potentielle de ces immensités corporelles, légions de monstres marins, et celle de toute âme de Vie, animée d'un mouvement reptiforme, dont les eaux émettaient à foison les principes, selon leur espèce, et celle de tout oiseau à l'aile forte et rapide, selon son espèce : et considérant ces choses, LUI-les-Dieux, il avait vu qu'elles seraient bonnes.

22. Il avait béni ces êtres, et leur avait déclaré sa volonté, disant : propagez-vous et multipliez-vous, et remplissez les eaux des mers ; afin que l'espèce volatile se multiplie sur la terre.

23. Et tel avait été l'occident, et tel avait été l'orient, le but et le moyen, le terme et le départ, de la cinquième manifestation phénoménique.

24. Et LUI-les-Dieux avait dit encore, la Terre émettra de son sein un souffle de vie selon son espèce, animé d'un mouvement progressif, quadrupède et reptile, Animalité terrestre, selon son espèce, et cela s'était fait ainsi.

25. Il avait donc déterminé, LUI, l'Être des êtres, l'existence potentielle de cette Animalité terrestre, selon son espèce, et celle du Genre quadrupède, selon son espèce ; et considérant ces choses, il avait jugé quelles seraient bonnes.

26. Continuant ensuite à déclarer sa volonté, il avait dit, LUI-les-Dieux : nous ferons Adam, l'Homme universel, en notre ombre réfléchie, suivant les lois de notre action assimilante ; afin que, puissance collective, il tienne universellement l'empire, et domine à la fois, et dans le poisson des mers, et dans l'oiseau des cieux, et dans le quadrupède, et dans toute l'animalité, et dans toute vie reptiforme se mouvant sur la terre.

27. Et LUI, l'Être des êtres, avait créé l'existence potentielle d'Adam, l'Homme universel, en son ombre réfléchie ; en son ombre divine il l'avait créé ; et puissance collective, l'avait identifié ensemble mâle et femelle.

28. Il avait béni son existence collective, et lui avait déclaré collectivement sa volonté, disant : propagez-vous et multipliez-vous ; remplissez la Terre et subjuguez-la ; tenez universellement l'empire et dominez dans le poisson des mers, et dans l'oiseau des cieux, et dans toute chose jouissant du mouvement vital sur la Terre.

29. Et il lui avait également déclaré, LUI-les-Dieux, voici : je vous ai donné, sans exception, toute herbe germant d'un germe inné, sur la face de la Terre entière, ainsi que toute substance portant son fruit propre, et possédant en soi sa puissance sémentielle, pour vous servir d'aliment.

30. Et à toute animalité terrestre, à toute espèce de volatile, d'être reptiforme se mouvant sur la terre, et possédant en soi le principe inné d'un souffle animé de vie, j'ai donné en totalité l'herbe verdoyante pour aliment. Et cela s'était fait ainsi.

31. Alors considérant toutes ces choses qu'il avait faites en puissance, comme présentes devant lui, il avait vu, LUI-les-Dieux, qu'elles seraient bonnes selon leur mesure. Et tel avait été l'occident, et tel avait été l'orient, le but et le moyen, le terme et le départ, de la sixième manifestation phénoménique.

 

Chapitre II

La distinction

 

1 Ainsi, devant s'accomplir en acte, s'accomplirent en puissance et les Cieux et la Terre, et la Loi régulatrice qui devait présider à leurs développements.

2. Et l'Être des êtres ayant terminé à la septième manifestation phénoménique, l'acte souverain qu'il avait conçu, revint à son état primitif dans cette septième période, après l'entier accomplissement de l'oeuvre divine qu'il avait effectuée.

3. C'est pourquoi il bénit, LUI-les-Dieux, cette septième manifestation phénoménique, et en sanctifia à jamais l'existence symbolique comme étant l'époque de son retour à son état primitif, après l'entier accomplissement de l'acte souverain dont il avait créé le dessein selon sa puissance efficiente.

4. Tel est le type des générations des Cieux et de la Terre, suivant le mode de leur création, au jour où IHÔAH, LUI-les-Dieux, déployant sa puissance créatrice, fit en principe les Cieux et la Terre.

5. Et la conception entière de la Nature, avant que la Nature existât sur la Terre, et sa force végétative, avant qu'elle eût végété : car IHÔAH, l'Être des êtres, ne faisait point pleuvoir sur la Terre, et l'universel Adam n'existait point encore en substance actuelle, pour élaborer et servir l'Élément adamique.

6. Mais une émanation virtuelle, s'élevant avec énergie du sein de la Terre, abreuvait toute l'étendue de ce même élément.

7. Or, IHÔAH, l'Être des êtres, ayant formé la substance d'Adam, de la sublimation des parties les plus subtiles de l'Élément adamique, inspira dans son entendement une essence exhalée des Vies, et dès lors Adam, l'Homme universel, devint une similitude de l'Ame vivante, universelle.

8. Ensuite il traça, IHÔAH, LUI-les-Dieux, une enceinte organique dans la sphère de la sensibilité temporelle, extraite de l'antériorité universelle des temps ; et il y plaça ce même Adam, qu'il avait formé pour l'éternité.

9. Ordonnant à l'Élément adamique de faire croître toute espèce de substance végétative, aussi belle à la vue, selon sa nature, que bonne au goût ; et voulant en même temps que le principe substantiel des Vies se développât au centre de l'enceinte organique avec la substance propre du bien ou du mal.

10. Cependant une émanation lumineuse, telle qu'un vaste fleuve, coulait de la sphère sensible pour la vivification de l'enceinte organique ; s'y divisait, et paraissait au dehors selon la puissance quaternaire multiplicatrice, en quatre principes.

11. Le nom du premier de ces principes émanés était Phîshôn, c'est-à-dire, la réalité physique, l'être apparent : il enveloppait toute la terre de Hawilah, l'énergie virtuelle, lieu natal de l'or.

12. Et l'or de cette terre-là, emblème de la réflexion lumineuse, était bon. C'était encore le lieu natal du Bedolla, division mystérieuse, et de la pierre Shohâm, sublimation universelle.

13. Le nom du second de ces principes émanés était Gîhôn, le mouvement formatif : il enveloppait toute la terre de Choush, le principe igné.

14. Le nom du troisième de ces principes émanés était Hiddekel, le rapide propagateur, servant de véhicule au principe de la félicité. Le quatrième, enfin, recevait le nom de Phrath, à cause de la fécondité dont il était la source.

15. Ainsi donc, IHÔAH, l'Être des êtres, ayant pris Adam, l'Homme universel, le plaça dans l'enceinte organique de la sensibilité temporelle, pour qu'il l'élaborât et la gardât avec soin.

16. Et il lui recommanda fortement, IHÔAH, LUI-les-Dieux, en lui déclarant ainsi sa volonté : "de toute la substance végétative de l'enceinte organique, tu peux t'alimenter sans Crainte :

17. Mais de la substance propre de la connaissance du bien et du mal garde-toi de faire aucune consommation car au jour même où tu t'en alimenteras, tu deviendras muable ; et tu mourras".

18. Ensuite il dit, IHÔAH, l'Être des êtres, il n'est pas bon qu'Adam soit dans la solitude de lui-même : je lui ferai une compagne, une aide élémentaire, émanée de lui-même, et formée dans la réflexion de sa lumière.

19. Or, il avait formé hors de l'Élément adamique, toute l'animalité de la nature terrestre, et toute l'espèce volatile des cieux, il les fit venir vers Adam pour voir quel nom relatif à lui-même, cet Homme universel assignerait à chaque espèce ; et tous les noms qu'il assigna à ces espèces, dans leurs rapports avec lui, furent l'expression de leurs rapports avec l'Ame vivante universelle.

20. Ainsi donc, Adam assigna des noms à l'espèce entière des quadrupèdes, à celle des oiseaux, et généralement à toute l'animalité de la nature ; mais il fut loin d'y trouver cette compagne, cette aide élémentaire, qui, émanée de lui-même, et formée dans la réflexion de sa lumière, devait lui présenter son image réfléchie.

21. Alors IHÔAH, l'Être des êtres, laissa tomber un sommeil profond et sympathique sur cet Homme universel, qui s'endormit soudain ; et rompant l'unité de ses enveloppes extérieures, il prit l'une d'elles, et revêtit de forme et de beauté corporelle, sa faiblesse originelle.

22. Ensuite il rétablit cette enveloppe qu'il avait extraite de la substance même d'Adam, pour la faire servir de base à celle d'Aîshah, sa compagne intellectuelle ; et il l'amena vers lui.

23. Et Adam, déclarant sa pensée, dit : celle-ci est véritablement substance de ma substance, et forme de ma forme ; et il l'appela Aîshah, faculté volitive efficiente, à cause du principe volitif intellectuel Aîsh, dont elle avait été tirée en substance.

24. Voilà pourquoi l'homme intellectuel, Aîsh, doit quitter son père et sa mère, et se réunir à sa compagne intellectuelle, Aîshah, sa faculté volitive ; afin de ne faire avec elle qu'un seul être sous une même forme.

25. Or, ils étaient l'un et l'autre entièrement découverts, sans aucun voile corporel qui déguisât leurs conceptions mentales, l'universel Adam, et sa faculté volitive Aîshah ; et ils ne se causaient entre eux aucune honte.

 

 

Deuxième partie

Posté par Adriana Evangelizt

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9 octobre 2007 2 09 /10 /octobre /2007 16:21

 

 

LE CONCEPT DE DIEU

 

par Ralph Maxwell Lewis

Extrait du Sanctuaire intérieur




Selon une doctrine de base de la théologie, tous les hommes ont en eux la même parcelle divine. Si tous les hommes appréciaient cette essence, en étaient conscients de la même façon, s'ils définissaient rationnellement et de la même manière sa nature et sa fonction, il y aurait unification de toutes les religions. Hélas, il n'en est rien ! Aussi avons-nous différentes religions, et chaque religion a son Dieu. Chacune a ses prophètes qui se déclarent inspirés par Dieu et transmettent à leurs disciples un idéal de Dieu qu'ils ont découvert dans une communion directe. Les idéaux s'opposent. Les fanatiques des religions s'invectivent et s'élèvent contre les idéaux qui ne sont pas les leurs. Dieu est-Il donc imparfait ? S'avance-t-il vers une réalisation finale et une perfection définitive ? Une telle hypothèse ne serait pas approuvée par la théologie moderne et ne serait même pas compatible avec les conceptions religieuses d'un peuple barbare. Ce serait refuser de reconnaître Sa suprématie et Son omnipotence. Pourtant, l'examen de l'histoire des religions et l'étude des doctrines des sectes actuelles révèlent une idée ressemblant étrangement à cette hypothèse, essentiellement en raison des divergences sur la définition de la nature de Dieu.

Nous découvrons que la splendeur attribuée à Dieu par la théologie contemporaine surpasse à bien des points de vue celle du passé. De plus, nous constatons qu'on lui attribue beaucoup plus d'œuvres aujourd'hui qu'en d'autres ères. Autrefois, l'homme le revêtait d'une multitude d'aspects; aujourd'hui, il le tient pour une seule entité, et même pour une Intelligence impersonnelle qui pénètre toute chose. Et pourtant, les confessions et les sectes modernes déclarent avec ferveur que le Dieu d'hier, d'aujourd'hui et de demain est le même. Elles déclarent que Lui seul est immuable dans un univers de changement. S'il est immuable, parfait, s'il est l'excellence suprême, comment justifier alors les différences manifestes de nature qui lui sont attribuées par ceux qui le reconnaissent ? Il est évident que
toutes les conceptions ne peuvent être justes. Certaines doivent être erronées. Si un groupe d'individus ne peut interpréter correctement l'impulsion divine qu'il éprouve, tous les hommes sont alors susceptibles d'errer de la même façon. A la défense des partisans des religions, on peut affirmer que certains perçoivent le Divin en eux plus intimement que d'autres, et que l'idée qu'ils en ont participe de plus près à la réalité divine. Mais qui sont-ils ? Quel critère avons-nous pour affirmer qu'un homme a la perception exacte de Dieu ?


(...)


L'homme ne peut connaître Dieu, si attirante et magnifique que puisse lui en être faite la description si cette connaissance ne répond à une impulsion spirituelle intérieure. L'homme ne peut pas accepter le Dieu défini par un autre si la description n'éveille pas en lui un écho, une réponse. Un artiste et un physicien peuvent contempler la même aurore, mais les idées qui surgissent dans la conscience des deux hommes sont différentes. L'un apprécie le mécanisme, la loi physique qui explique le phénomène : l'autre, l'artiste, sent l'harmonie des couleurs, leur équilibre, leur proportion et la joie de vivre jaillie de la beauté véritable qui émeut son âme. Chacun peut comprendre l'idée de l'autre, mais aucun des deux ne peut ressentir l'émotion de l'autre. Pour le théiste, Dieu est le Summum Bonum et il s'efforce instinctivement de régler sa vie sur ce bien divin qu'il voit dans la vie et dans la conduite humaine. C'est là le plus grand devoir de la religion : définir ce qui constitue le bien dans les actions humaines et en toutes choses perçues par l'homme. Pour cette raison, les religions pourraient facilement être unifiées; mais, en s'efforçant de limiter Dieu à une forme, de décrire sa nature, elles font surgir la confusion et c'est de là que viennent ceux que l'on appelle les athées.

Posté par Adriana Evangelizt

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9 octobre 2007 2 09 /10 /octobre /2007 15:39

 

 

La conscience cosmique


par Ralph Maxwell Lewis

Extrait du chap. XXII du Sanctuaire intérieur

 


L'état mystique normal est celui dans lequel un homme ressent l'impulsion, la stimulation et la détermination pour fortifier son caractère, suivre la voie de la droiture et développer les vertus couramment admises. De tels états de conscience mystique sont encouragés par la société. La civilisation et la société en général ont besoin de toutes les religions et de tous les systèmes philosophiques qui conduisent l'homme à vivre plus près de Dieu ou du Dieu qu'il conçoit, qui fortifient son caractère et l'amènent à suivre ce qui, selon lui, procède des aspects spirituels de son être intérieur.

L'une de ces expériences mystiques véritables est celle de l'inspiration, cette illumination soudaine et complète de l'homme qui surgit intuitivement plutôt que par les procédés laborieux de la raison ou de l’étude. Cependant, toute inspiration, résultat de l’état de conscience extatique ou mystique, n’est pas un influx soudain de connaissance ou de vérité nouvelle, ou une révélation de faits et de circonstances. Fréquemment, l'inspiration est une consécration, le stimulant qui pousse à consacrer sa vie à un certain idéal, à être loyal, véridique, ou à atteindre un noble but. Il existe certains tests pour déterminer les expériences mystiques véritables. Disons ici que les expériences mystiques n’échappent pas aux tests auxquels toute autre expérience éprouvée par un observateur rationnel serait soumise. C'est une sérieuse erreur que de croire que l'incohérence et l'obscurité sont des signes de Conscience Mystique, car l'expérience mystique doit être cohérente ; elle doit être rationnelle et compréhensible.

Quatre critères permettent de déterminer si on a vécu ou non une expérience mystique et si l'on a véritablement atteint l’état de Conscience Cosmique. Les mystiques et beaucoup de psychologues éminents sont d'accord sur ces quatre points.

Le premier est connu sous le nom d'ineffabilité. Le mystique découvre, lorsqu'il revient à son état normal de conscience, qu'il est incapable d'exprimer par des mots ce qu'il a éprouvé et qu'il ne peut expliquer aisément son expérience à une personne qui n'a pas connu d'expériences semblables. La conscience mystique, en effet, est plus un phénomène de sensation et d'émotion qu'une expérience intellectuelle. Nous savons tous combien il est difficile de décrire fidèlement la valeur ou le développement de certains sentiments que nous avons éprouvés. L'oreille du musicien peut déceler des sons délicats qu'il est seul à pouvoir percevoir et apprécier. Il ne peut faire comprendre ou ressentir sa perception aux autres, à moins qu'ils n'aient une oreille semblable à la sienne. Le grand artiste peut discerner certaines symétries de formes et certaines nuances de couleurs qui échappent à l'oeil de l'individu moyen, mais il ne peut les faire percevoir.

Le deuxième critère est connu sous le nom de qualité intellectuelle. Le mystique comprend que ce qui lui est transmis vient d'une Intelligence Suprême ou Supérieure, que c'est une connaissance ou une sagesse qui transcende tout ce qu'un être humain pourrait lui communiquer oralement ou par écrit. De plus, il fait l'expérience de l'aperception, c'est-à-dire d'une compréhension complète, d'une illumination. Il ne s'agit pas simplement de la réception de certaines sensations ou impressions, mais d'une compréhension complète et totale. L'homme découvre la nature de Dieu et les profondeurs de l’âme. De plus, la connaissance acquise fait toujours autorité. Ce que l'on éprouve n'est jamais obscurci ou amoindri par aucune question ni aucun doute quant à son authenticité. Il existe toujours une conviction intérieure.

Le troisième critère est connu sous le nom de nature passagère et concerne la durée de l’état de Conscience Cosmique. D'après les témoignages, on s'accorde généralement à dire que cet état ne peut pas durer plus d'une demi-heure à une heure. De plus, celui qui en fait l'expérience n'a qu'un souvenir imparfait des détails de cet état. Il conserve une appréciation complète du résultat de l'expérience, de l’état dans son ensemble, mais il ne peut se rappeler objectivement tous les détails qui y ont contribué. Nous pouvons comparer cela à une boisson absorbée par une personne assoiffée. Quand sa soif est étanchée, elle éprouve une grande satisfaction. Il lui serait pourtant extrêmement difficile de décrire cette boisson. Les termes fraîcheur et humidité ne suffisent pas pour exprimer en détail la satisfaction éprouvée. En outre, chaque fois que l'état de conscience mystique revient, cela se traduit toujours par un progrès. Autrement dit, chaque expérience commence là où la dernière s'est arrêtée. Il n'y a pas d'intervalles inexpliqués ; le développement est toujours progressif. Tout se passe comme si l'on regardait un film, et que, soudain, on coupait la lumière. Les images disparaîtraient alors. Des minutes, des heures ou des jours plus tard peut-être, si la lumière était remise, les impressions visuelles sur l'écran reprendraient exactement à l'endroit où l'histoire s'était arrêtée. Rien ne resterait inachevé ou inexpliqué. On ne retourne jamais en arrière, et il n'y a pas de régression dans l'état de Conscience Cosmique.

Le quatrième critère, dans le test et la détermination de ce qui constitue l'expérience mystique de la Conscience Cosmique, est la passivité. Indépendamment du moyen employé pour provoquer l’état de conscience mystique, qu'il s'agisse d'une concentration sur quelque idée, mot ou lieu ou de l'effet produit par quelque exercice physique, une fois que cet état de conscience est atteint, l'individu se sent en présence d'une Puissance supérieure, d'une omniscience. Un sentiment d'humilité l'envahit. L'ego, la vanité, l'arrogance, l'individualité, tout cela se détache de lui, et son âme se dresse dans sa pure nudité devant l'autorité suprême. Il n'y a aucune inclination à vouloir, à exiger, à commander. On aspire simplement à être réceptif, à recevoir une révélation, tel un spectateur, avec une grande espérance, mais toujours avec humilité.

Posté par Adriana Evangelizt

 

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1 octobre 2007 1 01 /10 /octobre /2007 00:05

 

Dans la nudité du Na’hash

 

par Spartakus FreeMann

 

 

On traduit ordinairement le mot Na’hash par serpent, alors que son sens en hébreu est plus large et peut désigner aussi toute espèce de reptiles et même des animaux tels que le dragon. Ce terme de dragon a de plus l’avantage d’être suggéré par saint Jean (Ap. 12, 20) lorsqu’il parle du grand dragon, de l’antique Serpent. Pour l’auteur de la Genèse l’animal merveilleux qui parle à Ève et la trompe est tout d’abord pourvu de pattes comme les animaux supérieurs, sans doute à la manière du dragon qui réunit les perfections de plusieurs espèces, possédant pattes et parfois ailes.

La nature sexuelle du serpent Na’hash reste tout aussi imprécise et ceci nous est dévoilé par ce passage du Zohar du Cantique des Cantiques : "La Femme de Prostitution descendit ainsi que celui qui la chevauche et la domine", où la femme de prostitution est assimilée au Serpent primordial et celui qui la chevauche à l’ange Samaël.

Le mot Serpent défini en hébreu nous offre les éléments suivants :

    - Nachash - naw-khawsh’ ; un serpent.


    - Nachuwsh - naw-khoosh’ ; (dans le sens de sonner - comme sonner une cloche ou aussi couleur rouge de la gorge d’un serpent quand il se prépare à frapper) ; cuivre.


    - Nechuwshah - nekh-oo-shaw’ ; féminin ; cuivre.


    - Nechash - nekh-awsh’ ; cuivre, airain.


    - Nachash - nakh’-ash ; une incantation ou augure : - enchantement.


    - Nachash - naw-khash’ ; jeter un sort magique ; faire des pronostications, enchanteur, apprendre par expérience.

Le Naga ou Nagash représente le serpent musicien de Babylone. Le mot lagash est très similaire et signifie "parler en langues". Tout a commencé dans le Jardin d’Eden avec l’entrée en scène du Serpent.

Les hymnes sont les incantations qui ont le pouvoir d’apaiser les dieux, tout comme la nourriture, les fleurs ou les faveurs sexuelles. Les Musiciens participent donc à l’adoration des dieux par leur Art. Même si selon certains, les musiciens sont des adorateurs du mal, il est indéniable qu’ils participent à l’oeuvre humaine de réconciliation avec dieu ou la divinité.

Nous savons que les serpents ne parlent pas ou ne séduisent pas les humains. Les serpent sont reliés aux nagas qui furent les initiateurs du culte de l'homme et de sa réintégration à la divinité par la musique. Les Nagas sont des serpents semi-divins avec des faces humaines et des queues de serpent.

Les serpents ou nagas sont habituellement représentés sous la forme de cobras gigantesques et sont considérés comme les rois des autres serpents. Les nagas sont également mis en relation avec les DRAGONS.

"In the Western traditions we find the same ubiquity for the Naga, or Serpent. One simple example is the Ancient Greek Goddess, Athena. She is known as a warrior Goddess as well as the Goddess of Wisdom ; her symbol being the Serpent as displayed on her personal shield."

Bien sûr, dans la Genèse, le Serpent est un Naga qui instruit l’humanité sur le Sentier de la Connaissance du Bien et du Mal. Le gnosticisme, et non la gnose, construisit un système basé sur le serpent en tant que la Bête et ZOE en tant qu’instructeur féminin "habitant" le serpent afin de communiquer sa révélation à l’humanité.

Le serpent du Jardin d’Eden était dont :

Nachash (h5175) naw-khawsh’ ; serpent.

Ce mot dérivant de :

Nachash (h5172) naw-khash’ ; siffler, enchanteur, enchantement, observer et apprendre par expérience.

Nous avons donc aussi une connexion avec Lucifer qui, en Latin, signifie Porteur de Lumière [cfr grec Phosphoros ou Eosphoros] ; la planète Vénus, l'Etoile du Matin. Lucifer est celui qui apporte la lumière sur terre, non seulement au sens physique du terme mais aussi au sens mystique.

Mais pour revenir au nagas et faire ce lien tant attendu entre eux, Na’hash et Lucifer, le mot pour "joueurs", nagan, dans le Psaume 68 est à rapprocher du mot Chalal (halal) du Psaume 87 :

"Les chanteurs vinrent en premier, les joueurs d’instruments suivirent ; parmi eux il y avait ceux qui jouaient du tambourin."

Et Nagan (h5059) naw-gan’, signifie bien jouer d’un instrument de musique et plus particulièrement d’un instrument à vent, mélodie, ménestrel, jouer, joueur. Naga (h5060) naw-gah’ ; porter la main sur quelque chose, coucher avec une femme, frapper. Negiynah (h5050 neg-ee-naw’ ; instrument de musique ; un poème mis en musique.

Chalal (h2490) khaw-lal’ ; blesser, dissoudre ; figuré profaner (une personne, un lieu ou une chose), commencer ; jouer (de la flûte) : polluer, se prostituer. Halal (h1984) haw-lal’ ; être clair (son ou couleur) ; briller ; célébrer, donner en mariage, prier. Heylel (h1966) hay-lale’ ; (dans le sens de briller) l’étoile du matin, Lucifer.

Ainsi, se comporter comme un musicien c’est être musicien de l’âme, un naga, au sein d’Heylel en compagnie de Na’hash... Si l’on me suit bien ?

Comme exemple à ce procédé, nous l’appliquerons au Na’hash - qui désigne en hébreu le "serpent" - et Enosh - qui désigne en hébreu l’"homme ordinaire" :

Na’hash = (NHS) = (50 58 350 ) = 466 Enosh = (ANVS) = (1 51 57 357) = 466

L’on peut donc poser une identité ésotérique entre le "serpent" et l’"homme ordinaire", le "profane".

Il est ici à noter que dans tous les cas, l’identité demeure au niveau de la valeur, que celle-ci soit obtenue par l’un ou l’autre procédé. Ainsi, l’identité qui existe entre Na’hash et Mashiah, le Messie - qui nous est donnée par la Guematria "simple", c’est à dire, au travers de la valeur 358 qui est la somme des lettres qui composent chaque mot - demeure.

Toutefois, il n’existe pas d’identité entre Mashiah et Enosh : Enosh = 466 et Mashiah, donc (8 18 318 350 ) = 702. Pas d’intimité donc entre l’"homme ordinaire" et le Messie !

Par contre, on peut dresser un parallèle assez étonnant entre la valeur de Na’hash donnée par le procédé du "quaternion" et d’autres mots tels que Golgotha - lieu de crucifixion du Christ, lieu du supplice par la croix dont la symbolique se rattache de manière absolue au symbolisme du serpent - et Olam haYetsirah, le Monde de la Formation, dont la valeur "simple" est également de 466 !!! Nous laissons le lecteur méditer sur cet exemple..."

Mais, revenons à la Bible et au chapitre III, verset 1 de la Genèse : "Wa haNa’hash ‘Aroum mikol hayat hasadeh", "Et le serpent est le plus rusé des animaux des champs". "... lorsque Elohim se retire dans son Shabbat et qu’alors IHVH monte des profondeurs dans une exigence d’accomplissement, avec lui monte le Satan. L’Adversaire enveloppe le NOM comme une coque enveloppe le fruit et lui fait barrière. L’adversaire n’est pas l’ennemi. A la racine de la vie, le serpent symbolise cette barrière, mais à l’acmée de l’œuvre, toutes barrières ayant été franchies, c’est à dire le serpent ayant été intégré par l’homme conquérant son NOM, avec le Nom, il est la vie", Annick de Souzenelle, l’Alliance de Feu tome II.

Dans ce passage de la Bible, nous lisons le qualificatif de ‘AROUM, qui signifie nu ou rusé. C’est le même terme qui désigne le couple Ish et Isha (Gen. II, 25). Ainsi, il y a une identité entre le couple et le serpent au travers de la nudité ou de la ruse, car l’hébreu permet un jeu de mots entre ces deux termes.

Adam est ‘Aroumim - AYIN RESH VAV MEM YOD MEM - par le lecture "éclatée" du mot nous lisons alors qu’Adam est ‘ER (AYIN RESH), l’éveillé, et (VAV), MAYIM (MEM YOD MEM), les eaux. ‘AROUM, AYIN, RESH VAV MEM, est donc aussi un éveillé. La racine AYIN VAV RESH signifie d’ailleurs "être éveillé". Afin de compléter ces idées quant à la signification de ce mot, il nous faut à nouveau l’éclater et y lire ‘OR, AYIN VAV RESH, peau ! Que l’on peut permuter en VaRâ, VAV RESH AYIN, "et le mal". Si l’on prononce ‘IWER, nous obtenons le mot "aveugle" mais prononcé ‘OUR, ce mot redevient le verbe "s’éveiller". Notons la présence dans ce mot de la lettre AYIN qui est la "source", "l’œil". ‘OUR a une valeur numérique de 276 et donc sa réduction est 6. Donc la valeur du VAV, l’éveil est un lien entre les deux réalités : l’humaine et la divine.

Selon Saint Augustin, il ne faudrait pas voir dans le serpent tentateur qu’un animal ordinaire : "Le serpent a été appelé le plus avisé, c’est à dire le plus astucieux de tous les animaux en raison de l’astuce du diable qui, en lui et par lui, ourdissait ses ruses... Il en serait de même si l’on disait que ce serpent est menteur, parce que le diable se servirait de lui pour mentir..."

Dans le sens premier, le serpent est l’animal le plus nu, le plus à découvert, celui qui ne cache rien. Ne rien cacher et être rusé, deux qualités, car la ruse est un accès à la Sagesse comme le dit si bien ce passage de Proverbes 8 , 12 : "Moi, la Sagesse, j’ai pour voisine la ruse et j’acquiers la connaissance des pensées". Ou encore : "La ruse en soi est un savoir-faire dans la grande geste divino-humaine", Annick de Souzenelle, L’Alliance de Feu, tome II.

Comme nous l’avons fait remarquer auparavant, le Na’hash vient des profondeurs en même temps que IHVH, par cela, il agit dans la polarité de la Création, par ruse mais aussi à découvert, poses-t-il la fameuse question à Isha : "Aph ki amar Elohim", "Est-ce que Dieu à vraiment dit...", "Eritis sicut Dei". De cette question naît l’histoire humaine, par le travers de "chute", l’homme prend sa liberté... Trop tôt diront certains. Mais sans la chute, comment obtenir le respect des 613 mitvot, ou commandements ? Et comment observer le commandement de réparer une faute commise si cette faute n’est pas commise ? Souvenons-nous de David ne pouvant mourir de n’avoir pas fauté et donc de ne pouvoir respecter l’ensemble des mitsvot à cause d’un « acte manqué »...

Pour conclure, revenons sur la similitude entre les valeurs numériques de Na’hash et de Mashia’h : 358. Cela nous indique que le serpent de la "chute" sera aussi celui qui rétablira le Royaume des Cieux, le Parès, en nos Cœurs par l’Unité et l’Amour. Unité qui dépasse tous les clivages humains et toutes les contradictions humaines en une dialectique unitive du "ouinon"...

Spartakus FreeMann, janvier 2004 e.v., Nadir de Guantanamo

Sources Esoblogs

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1 octobre 2007 1 01 /10 /octobre /2007 00:00

 

Le Christ, le Saint Chrême et le Cannabis

par Chris Bennet

Traduction  Spartakus FreeMann

 

Comme nous le savons [l’auteur fait ici référence à un autre article que nous traduirons prochainement, NDT] le principal ingrédient de l’huile de consécration était le cannabis. Il y avait une quantité suffisante de cannabis pour faire de cette huile un puissant agent psychoactif. Aussi bien utilisée par Moïse, Aaron et les prêtres de la tribu des Lévites, dont le statut était conféré par l’utilisation de l’huile de consécration, la consécration devint également un moyen de couronner les nouveaux rois d’Israël et de Judée. Tous ceux qui ont expérimenté l’huile de consécration étaient connus pour être consacrés ou en hébreu être le « messie ».

Ce terme peut être familier à nombre d’entre nous. Mais cet en ce titre que réside une surprise. Car le terme hébreu de « meshiah » signifie « le consacré » ; alors qu’en grec le mot utilisé est « Christ ». Christ, comme « meshiah », signifie consacré. Afin d’être le Christ on devait donc être consacré. Si Jésus n’avait été consacré il ne serait pas devenu le Christ.

Comme nous l’avons vu, l’huile de consécration provient d’une pratique qui a suivi le retour de l’exil de Babylone, et son utilisation a connu alors un déclin qui a continué jusqu’à la révolte des Maccabées et de l’occupation romaine où l’on ne retrouve que de rares traces de références à l’huile. Mais, il y a d’amples évidences que Jésus a réintroduit l’utilisation de l’huile de consécration psychoactive et qu’il était d’un usage courant parmi les premiers chrétiens. Tout comme le Christ, ou Consacré, ceci peut être une clé du mystère central de sa vie.

Les écrits polémiques des premiers pères chrétiens nous donne une vision de la vie, des croyances et des pratiques des gnostiques hérétiques. Pour ces dogmatiques des premiers temps du christianisme, les gnostiques suivaient une vision erronée de Jésus et devaient donc être corrigés ou éliminés. Mais c’est au travers de leurs écrits que nous pouvons voir que l’huile de consécration était en réalité tenue dans un respect particulier par les gnostiques et qu’il y avait un pouvoir spécial contenu en elle qu’ils considéraient comme primordial.

« Celse rapporte que les gnostiques ophites possédaient un sceau dont le récipiendaire se voyait fait Fils du Père ; sa réponse était alors : J’ai été consacré par l’huile de l’Arbre de la Vie… Dans certains textes gnostiques comme la Pistis Sophia et le Livre de Jeu la « consécration spirituelle » était requise pour l’entrée d’un individu au sein du Plérôme » (Rudolph, 1987). Du point de vue gnostique, comme on peu le lire dans l’Evangile de Philippe, les pseudo-initiés du rite vide du baptême « descendent dans l’eau et remontent sans avoir reçu quoique ce soit ». Ici, nous pouvons voir que le baptême qui deviendra central dans la notion de salut dans le christianisme catholique n’était pas considéré avec la même révérence que l’huile de consécration, ou « chrême », par les gnostiques. Pour les gnostiques c’est l’huile de consécration qui détient les clés de la grâce.

« Il y a une eau dans l’eau, et un feu dans le chrême », Evangile de Philippe. « La consécration avec l’huile était l’introduction du candidat dans une félicité sans fin et il devenait alors un Christ » (Mead, 1900).

En effet, le traité gnostique de l’Evangile de Philippe nous dit que « le chrême de consécration est supérieur au baptême. Car par la consécration nous sommes appelés « consacrés » (chrétiens), et non par le baptême. Et le Christ aussi était ainsi appelé à cause de la consécration, car le Père a consacré le Fils, et le Fils a consacré les apôtres, et les apôtres nous ont consacrés. Celui qui a été consacré est le Tout. Il a la résurrection, la lumière, la croix, le Saint Esprit… » Qu travers du texte la « lumière » est « habituellement associée avec le chrême » (Isenberg, 1978), et il est dit que « celui qui reçoit cette onction… cette personne n’est plus un chrétien mais le Christ » (Evangile de Philippe). De la même manière, l’Evangile de Vérité nous dit que Jésus vint spécifiquement en leur sein afin qu’il « puisse les oindre avec la consécration. Cette consécration est la miséricorde du Père… ceux qu’il a consacré sont ceux qui sont devenus parfaits ».

De la même manière, les premiers chrétiens étaient chrétiens du fait, et de ce fait seul, qu’ils avaient été oints par la sainte huile de consécration.

Par Chris Bennet et Neil MacQueen, traduction française par Spartakus FreeMann, Nadir de Libertalia, juillet 2004 e.v.

Sources Esoblogs

 

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30 septembre 2007 7 30 /09 /septembre /2007 23:58

 

 

La Plante de la Gentillesse : Cannabis et Chrétienté

 

Par Chris Bennet et Neil MacQueen

Traduction  Spartakus FreeMann

 

 

 

Dans le numéro de juin 2002 de « High Times », nous avons discuté de l’utilisation du cannabis dans la préparation de l’huile de consécration et de l'encens du Temple, et c’est en retraçant l’histoire de ces produits enrichis au cannabis que nous avons pu démontrer leur utilisation continue jusqu’à la période du Nouveau Testament. En fait, si Jésus n’avait pas utilisé l’antique huile de consécration enrichie au cannabis, il n’aurait jamais pu prétendre au titre de Christ !

« Christ » est la traduction grecque de l’hébreu « Messiah », et en anglais moderne, ce terme serait traduit pas « le consacré », « l’oint ». Le titre de « Christ » n’était accordé qu’à ceux qui avaient reçu « l’onction de Dieu en lui ».

Cette huile sainte de consécration, comme décrite dans la version originale hébreu de la recette d’Exode (XXX : 22-23), contenait plus de 6 livres de kaneh-bosem, une substance identifiée par des étymologistes, des linguistes, des anthropologues, des botanistes et autres chercheurs réputés, au cannabis incorporé dans six mesures d’huile d’olive, avec une variété d’autres herbes médicinales. Les anciens « consacrés » étaient littéralement enduits de cette mixture.

Carl P. Ruck, l’universitaire qui a forgé le terme d’enthéogène, est un professeur de mythologie classique à l’université de Boston et il a cherché dans le domaine des substances psycho-actives au sein de l’histoire des religions pendants plus de trente ans, travaillant avec des sommités tels que le Père du LSD, Albert Hoffman, l’enthéobotaniste Richard Evans Shultes et le plus fameux mycologue R. Gordon Wasson.

Au sujet de l’utilisation du cannabis dans l’Ancien Testament il explique : « Il y a peu de doute au sujet du rôle du cannabis dans la religion judaïque... il n’y a pas de plus importante plante comme source de fibres pour les textiles et les huiles nutritives et aucune aussi facile à faire pousser... » Ruck parle ensuite de la continuation de cette pratique dans la période primitive chrétienne « de manière évidente, la profusion du cannabis et une longue tradition établie au sein du judaïsme ne peuvent que conduire à ce qu’elle soit incorporée dans les préparations des premiers chrétiens ».

Bien que la plupart des individus de notre époque choisissent de fumer ou d’ingérer le cannabis, les ingrédients actifs de cette plante peuvent être transférés dans une huile, et peut être absorbée au travers de la peau, qui est, en fin de compte, un grand organe. Dans le Nouveau Testament, Jésus ne baptisait aucun de ses disciples comme cela est pratiqué aujourd’hui par l’Eglise Catholique, mais plutôt il les consacrait avec une huile enthéogène puissante, envoyant les douze apôtres faire de même... « Et ils rejetèrent de nombreux démons, et ils oignirent d’huile ceux qui étaient malade, et ils les soignaient » (Marc 6 :13). De la même manière, après le passage de Jésus, Jean suggère que tous les membres malades de la communauté chrétienne devraient faire appel aux anciens afin qu’ils les oignent d’huile au nom de Jésus » (Jean 5 :14).

On doit comprendre que dans le monde antique, des maladies telles que l’épilepsie étaient attribuées à des possessions démoniaques et afin de soigner une personne d’une telle maladie, on utilisait un exorcisme, avec l’aide d’herbes médicinales. Il est intéressant de noter que le cannabis a prouvé son efficacité dans le traitement non seulement de l’épilepsie mais également de nombreuses maladies que Jésus et ses disciples soignèrent telles les maladies de peau (Matthieu 8 :10,11), des problèmes de vue (Jean 9 :6-15) et des problèmes menstruels (Luc 8 :43-48).

Selon d’anciens documents chrétiens, même le soin des membres cassés peut être attribué à l’utilisation de Sainte Huile. « Toi, huile sainte à nous donnée pour la sanctification... tu es ce qui renforce les membres tordus » (Actes de Thomas).

Un ancien texte chrétien, les Actes de Pierre et des Douze Apôtres, qui est plus ancien que le Nouveau Testament, dont la rédaction est estimée au second siècle après JC, voit Jésus donner à ses disciples une « boîte à onguent » et une « poche pleine de médecine » avec des instructions pour eux d’aller dans la ville et de soigner les malades. Jésus explique que l’on doit soigner les « corps d’abord » avant de pouvoir « soigner les cœurs ».

Ces découvertes ne devraient pas être des surprises, puisque l’utilisation médicale du cannabis pendant cette période est confortée par des traces archéologiques et des maladies comme celles décrites ci-dessus ont été traitées avec des préparations de cannabis dans la région pendant des siècles avant la période chrétienne.

Alors que Jésus et ses disciples commencèrent à répandre la connaissance de la guérison par le cannabis dans le monde antique, le Christ devint un terme pluriel « chrétiens », c’est-à-dire ceux qui furent oints par la Sainte Huile. Comme le Nouveau Testament l’explique : « ... l’onction que tu as reçue de lui reste en toi, et tu n’as plus besoin de personne pour t’enseigner. Mais comme cette onction de lui t’enseigne au sujet de toutes choses et comme cette onction est réelle, ne contrefais pas la manière dont elle t’a été enseignée, reste en lui » (Jean 2 :27).

Les chrétiens, « ceux qui sont oints », reçurent la « connaissance de toutes choses » par cette « onction celui qui est Saint » (Jean 2 :20). Par conséquent, ils n’avaient besoin d’aucun autre enseigneur et ils furent dotés de leur propre connaissance spirituelle. Effectivement, selon les propres mots de Jésus après son initiation par Jean, il apparaîtrait que sa propre puissance spirituelle vient de la consécration ou de l’onction...

L’Esprit du Seigneur Dieu est sur moi, car le Seigneur m’a sanctifié afin d’apporter le repos aux affligés ; il m’a envoyé afin de consoler ceux aux cœurs brisés ; pour proclamer l’année des bienfaits du Seigneur, et le jour de la vengeance de notre Dieu ; afin de conforter ceux qui pleurent.

Bien que l’histoire biblique de l’initiation de Jésus par Jean, décrit celle-ci comme un baptême catholique classique, prenant la forme d’une immersion dans l’eau, le terme « baptême » lui-même peut être perçu comme ayant des connotations d’initiation, et de la même manière il y avait plus dans cette histoire que ce qui est décrit par la Bible.

D’anciens écrits chrétiens indiquent originellement que le rite était pratiqué en conjonction avec le rite de l’onction par le kaneh-bosem, « la consécration prenant place soit avant, soit après la cérémonie baptismale », et certains textes chrétiens qui ne font pas partie du canon officiel, disent spécifiquement que Jésus reçu le titre de « Christ... à cause de la consécration » et non à cause de l’eau du baptême.

La controverse au sujet du baptême contre la consécration avec l’huile est apparemment aussi ancienne que le christianisme lui-même. Le Nouveau Testament, dont nous tirons l’image classique de Jésus, n’a pas été fixé avant 350 de notre ère. Les Pères de l’Eglise Catholique Romaine qui le fixèrent, sélectionnèrent ces écrits à partir d’une plus grande quantité de textes qui furent collectés de nombreuses écoles différentes de la pensée chrétienne qui s’étaient développées au travers des premiers siècles. Tout ce qui contredisait leur vision officielle de la vie de Jésus fut étiqueté « hérétique » et destiné aux flammes.

Les branches de la chrétienté auxquelles appartenaient ces textes illégaux sont connues comme Gnostiques. Ces sectes illégales vénéraient un Jésus radicalement différent de celui qui nous est parvenu à partir de la branche primitive du christianisme et qui grandit par la suppression de toutes les sectes conflictuelles ou païennes et menant aux Ages Sombres, l’Eglise Catholique Romaine.

Heureusement, une de ces sectes gnostiques a eu la prévoyance de cacher quelques-unes de ces écritures interdites, et ces écrits furent découverts en 1945. Tous ces textes gnostiques sont aussi anciens, voire plus anciens dans certains cas, que le Nouveau Testament, il n’est donc pas facile de rejeter leurs visions et révélations au sujet de Jésus et du christianisme primitif qu’ils contiennent.

Une des différences les plus prononcées entre les doctrines de l’Eglise Catholique Romaine et celles appartenant aux chrétiens gnostiques concernent la « foi » par rapport à la « connaissance ». Le terme « gnose » lui-même est un mot grec signifiant « connaissance » et le point central des pratiques religieuses gnostiques concernait le développement de la connaissance spirituelle dans chaque membre individuel. Alternativement, la pratique de l’Eglise catholique repose dans la « foi », l’individu ne connaissant jamais Dieu lui-même, qui est limité à des descriptions et des édits religieux de l’Eglise qui s’administre elle-même au travers d’une hiérarchie de prêtres, d’évêques et de papes.

De la redécouverte des textes gnostiques nous pouvons voir qu’ils croyaient énormément que leur propre expérience spirituelle venait de l’utilisation de la Sainte Huile, et les gnostiques critiquaient ouvertement l’Eglise Catholique Romaine pour l’acte placebo du baptême, qui n’a semble-t-il aucun effet spirituel. Effectivement, le traité gnostique de l’Evangile de Philippe dit que : « Le chrême est supérieur au baptême. Car par l’onction nous sommes appelés « oints » (chrétiens), et non à cause du baptême. Et le Christ était ainsi nommé à cause de l’onction car le Père oint le Fils, et le Fils oint les apôtres, et les apôtres nous ont oint. Celui qui a été oint a le Tout. Il a... le Saint Esprit... ». « Dans certains textes gnostiques... la consécration spirituelle est requise pour pénétrer dans les plus hauts mystères » (Rudolph 1987). De la même manière, les Naassènes « prétendaient être les véritables chrétiens du fait qu’ils étaient oints par le chrême ineffable » (Mead, 1900).

Selon la vision gnostique, telle qu’écrite dans l’Evangile de Philippe, les initiés du rite vide du baptême « descendent dans l’eau et remontent sans avoir rien reçu ». « Il y a eau et eau, il y a un feu dans le chrême » (Evangile de Philippe). « La consécration par l’huile était l’introduction du candidat dans une félicité sans fin, il devenait ainsi un Christ » (Mead, 1900). « L’huile comme signe du don de l’Esprit était assez naturelle dans le monde sémitique, et par conséquent la cérémonie est probablement très primitive... A cette époque, la signification biblique s’obscurcit » (Chadwick 1967). Les descriptions gnostiques qui ont survécu quant aux effets du rite de consécration rendent très clair que la sainte huile avait des propriétés psycho-actives puissantes qui préparaient le récipiendaire à pénétrer dans une « félicité sans fin ».

De plus, il est dit que si « une personne reçoit cette onction... cette personne n’est plus un chrétien mais un Christ » (Evangile de Philippe). De la même manière, l’Evangile de Vérité nous dit que Jésus vint spécifiquement parmi eux afin que lui puisse « les oindre avec l’onction. L’onction de la miséricorde du Père... ceux qu’il a oint sont ceux qui sont devenus parfaits ».

L’importance de la Sainte onction parmi les premiers chrétiens est également attestée par le livre apocryphe, les Actes de Thomas, qui se réfère aux « feuilles indiennes » et qui met en parallèle le pouvoir du Saint Chrême avec la « plante de la gentillesse » : « Saint Chrême, à nous donné pour la sanctification, mystère caché par lequel la croix nous fut dévoilée. Tu es celui qui montre les trésors cachés. Tu es la plante de la gentillesse. Que ton pouvoir vienne... par cette onction ».

Il est intéressant que les textes gnostiques nous donnent des indications sur le fait que le cannabis était également brûlé comme encens, et utilisé par Jésus dans l’huile de consécration et autres enthéogènes dans des cérémonies shamaniques complexes.

Jésus l’Initiateur.

Dans le second livre de Ieou, Jésus dit à ses disciples que parmi les secrets qu’ils se verront montrés, il y a le mystère des Cinq Arbres, qui en ce cas, signifie obtenir la connaissance de certaines plantes magiques qui étaient utilisées par de catalyseurs shamaniques lors de cérémonies. Ces cinq mêmes arbres se réfèrent à ce qui est peut-être le plus ancien texte chrétien, l’Evangile de Thomas : « ... il y a cinq arbres pour vous dans le Paradis... Tous ceux qui les connaîtront n’expérimenteront pas la mort ». Du point de vue gnostique, « ne pas expérimenter la mort » signifie atteindre un certain état de purification intérieure ou d’illumination, état dans lequel l’initié se « relève des morts », signifiant l’ignorance et l"aveuglement, et « ne jamais grandir est devenir immortel », c’est-à-dire, qu’il a obtenu la possession de la conscience de son ego spirituel, et comme tel il a réalisé qu’il était une part d’un plus grand ensemble cosmique qui continuera longtemps après la disparition du corps matériel.

Le Second Livre de Ieou nous donne une description précise d’une cérémonie shamanique qui mène à un état supérieur, au travers de l’ingestion des « cinq arbres ».

« Le Maître prépara l’endroit pour l’offrande... plaçant une jarre de vin à droite et une à gauche, et il répandit certaines baies et épices autour du plat, ensuite, il mit certaines plantes dans leur bouche... et aussi une autre plante dans leurs mains, et il les plaça en cercle autour du sacrifice » (Mead 1900).

Continuant le rituel, comme dans les cérémonies shamaniques et magiques au travers de l’histoire, Jésus tourne ses disciples aux quatre coins du point. « Il offre ensuite une prière... et on nous donne... une description du Baptême du Feu. Dans ce rite... des branches de vignes sont utilisées ; elles sont imbibées de divers encens... Une merveille était demandée dans le « feu de cet encens fragrant »... La nature de cette merveille est inconnue, et Jésus baptise les disciples, leur donne l’Eucharistie.

Suit ensuite le Baptême de l’Esprit Saint. Dans ce rite des jarres de vin et des branches de vignes sont utilisées... Un miracle prend place à nouveau, mais on ne nous en dit rien... Après cela nous avons le Mystère du Retrait du Mal des Gouverneurs... qui consiste en une offrande d’encens... A la fin les disciples... sont devenus immortels et peuvent suivre Jésus en tous lieux » (Mead 1900).

Le « miracle » contenu dans l’encens utilisé par Jésus dans la cérémonie, et qui rend si perplexe le professeur Mead, était sans doute une référence à ses effets enthéogèniques indescriptibles. Il est probable que le miracle auquel on fait référence indique les propriétés magiques des différentes plantes utilisées lors de la cérémonie et qui furent identifiées aux participants au Mystère des Cinq Arbres (en relation avec l’encens, il est intéressant de noter que selon les documents gnostiques eux-mêmes l’ancien initié qui les cacha, Seth, reçu l’inspiration de le faire après avoir inhalé des fumées de « l’encens de la vie »).

Selon le professeur Ruck, même le vin utilisé dans de telles cérémonies était vraisemblablement bien plus fort que le simple vin de table.

« Les vins anciens étaient toujours fortifiés, comme le « vin fort » de l’Ancien Testament, avec des additifs d’herbes, de l’opium, des Solanacées (datura, belladone), mandragore, etc., ... » Et nous pouvons certainement retrouver quelques candidats aux « Cinq Arbres » parmi ces ingrédients.

On peut retrouver des traces de la mandragore dans la Genèse et dans le Cantique de Salomon qui documentent clairement l’intérêt que les hébreux avaient pour des plantes magiques. L’utilisation et la connaissance de ces plantes furent sans doute transmises par certaines branches de la foi, comme les gnostiques, cela est évident. La mandragore a été utilisée magiquement au travers du monde antique et dans les « temps romains la magie commença à être associée massivement avec les propriétés psycho-actives des plantes » (Schultes & Hofmann 1979/1992).

L’adjonction d’une drogue hallucinatoire puissante comme la mandragore aiderait à expliquer quelques-unes des plus extrêmes expériences liées à la sainte consécration et aux différents baptêmes décrits ci-dessus. Quelques recettes pour les consécrations de sorcières contiennent du cannabis et de la mandragore, et l’expérience de sortie du corps attribuée aux gnostiques, aussi bien que divers aspects de leur cosmogonie, peut être comparé au Sabbat des sorcières.

Une des sectes gnostiques les plus significatives et répandues, les manichéens, pratiquaient des cérémonies similaires à celles que Jésus pratiquait, et ils furent condamnés par l’Eglise Catholique pour l’utilisation des sacrements. Le père de l’Eglise Catholique Romaine, Saint Augustin, qui lui-même renonça au manichéisme, « censura furieusement les manichéens hérétiques qui échappèrent à la persécution de l’Eglise Catholique et la secte survécut jusqu’au douzième siècle dans diverses parties de l’Europe, où ils disparurent sous les coups des armées catholiques, et également en Chine où il finirent par disparaître sous l’action d’éléments indigènes de cette culture.

Dans la Chine médiévale, l’opinion générale de la religion était que ce qui impliquait une extase induite par la drogue relevait de « l’esprit-roi ». « Les chinois se réfèrent également, dans un texte du douzième siècle, aux manichéens qui mangeaient des champignons rouges... ils utilisaient aussi de l’urine pour leur rituel de l’eau. Cette pratique nous rappelle celle des tribus paléosibériennes qui buvaient toujours l’urine de ceux qui avaient ingéré de l’amanite tue-mouche afin d’étendre ses actions pharmacologiques » (La Barre 1980).

En ce qui concerne l’utilisation de champignons par les chrétiens, le professeur Carl Ruck explique, « L’indication la plus irrésistible que l’Amanita muscaria était le repas eucharistique est certainement les agapes chrétiennes représentées sur des mosaïques du quatrième siècle préservées sous la basilique Aquila dans le nord de l’Italie. Dans un contexte de symboles gnostiques, elles décrivent un panier de champignons... Ce n’est pas une restauration et donc les champignons... ne sont pas là comme de simples délicatesses culinaires. De la même manière, l’amour des manichéens pour le « champignon rouge » doit être compris en des termes de rôle que le champignon tient dans le végétarisme gnostique ».

Bien sûr, les anciens psychonautes chrétiens qui utilisaient des enthéogènes afin d’explorer le royaume de l’espace intérieur le firent dans un état d'esprit différent de la majorité de ceux qui les utilisent aujourd’hui, un moyen d’atteindre une gnose spirituelle, et donc traitée avec révérence et respect. En comparaison, l’approche actuelle des drogues est non structurée, chaotique et non sacrée.

Comme pour ceux qui s’y opposent activement. Si le cannabis était un des principaux ingrédients de l’antique huile de consécration des chrétiens comme cela est à présent indiqué par l’histoire, et que la réception de cette huile fit de Jésus le Christ et de ses disciples des chrétiens, alors persécuter ceux qui utilisent du cannabis devrait être considéré comme une attitude anti-chrétienne. Une Révélation qui est certaine de revenir comme un choc aux pieux de la droite chrétienne comme John Ashcroft.

Il est curieux que la redécouverte des anciens documents gnostiques qui ont pu mener à ces révélations au sujet de Jésus et de l’église primitive, aient coïncidés avec la redécouverte des plantes enthéogènes par la culture chrétienne. De diverses manières, l’apparition de ces anciens documents qui représentent la « parole » perdue de Jésus, coïncidant avec la réintroduction culturelle des sacrement qu’il a utilisé, puisse représenter une sorte de résurrection de l’esprit du Christ. Un esprit qui contient la même puissance de révolution que celle de Jésus et de ses hauts initiés qui le suivirent il y a deux milles ans. (ForbiddenFruits)

Traduction-adaptation par Spartakus FreeMann, Nadir de Libertalia, juillet 2004 e.v.

 Sources Esoblogs

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30 septembre 2007 7 30 /09 /septembre /2007 22:54

 

Kaneh-Bosm

L’histoire occulte du cannabis dans l’Ancien Testament.

par Chris Bennett

Traduction Spartakus Freeman

2ème partie

1ère partie

Shamans déguisés.

Il semble plus crédible que les êtres ailés qui apparaissaient à Isaïe et aux autres prophètes bibliques ne soient pas des anges en réalité (10), mais plutôt d’anciens shamans, portant des costumes élaborés et par la transe induisant des rituels, le tout rehaussé par l’utilisation de cannabis et de substances psychotropes comme l’anamita muscaria, la mandragore ou autres.

Ce type d’initiation rituelle était commune dans le Proche-Orient antique et il impliquait souvent l’utilisation de costumes ailés et de masques comme ceux que les explorateurs européens découvriraient chez les peuples aborigènes quelques milliers d’années plus tard.

Seraphim se traduit comme « buveur de fumée » et ceux parmi nous qui sont familiers avec le hashish savent qu’il brûle de manière identique à de l'encens. Il n’est pas difficile d’imaginer un ancien shaman élevant un charbon ardent de hashish... Isaïe, avec la charbon élevé vers ses lèvres, eut tous ses péchés enlevés et son iniquité retirée. Ceci est comparable à la manière dont les sadhus hindous élèvent leur chillum au niveau du troisième oeil et s’exclament « Boom Shiva » en un acte qui indique leur perte de leur ego et leur unification avec Shiva.

La quatrième référence au Cannabis.

La quatrième occurrence du cannabis dans l’ancien Testament est en Jérémie, à une époque où le goût de Yahvé pour les herbes semble avoir décliné. De la même manière que Dieu rejeta l’offrande de Caïn, le cannabis est également rejeté.

« Qu’ai-je besoin de l’encens qui vient de Séba, Du kaneh d’un pays lointain ? Vos holocaustes ne me plaisent point, Et vos sacrifices ne me sont point agréables ». Isaïe 6 :20.

La dernière référence au cannabis.

La dernière référence biblique au kaneh apparaît dans Ezéchiel 27, dans un passage nommé « Une lamentation pour Tyr ». Le royaume de Tyr est tombé dans la disgrâce du Seigneur, et le cannabis apparaît comme une marchandise reçue par Tyr. Ce passage se réfère à la fois à l’histoire du roi Salomon et à la reine de Sabah.

« Vedan et Javan, depuis Uzal, Pourvoyaient tes marchés ; Le fer travaillé, la casse et le kaneh-bosem, Etaient échangés avec toi ». Ezéchiel 27 :19.

De ces cinq références au kaneh et au kaneh-bosem, les trois premières voient le cannabis être dans les faveurs du Seigneur, la quatrième en sa défaveur et la cinquième sur la liste de marchandises d’un royaume déchu par Dieu. On peut se questionner sur la raison de ces contradictions apparentes, et la réponse peut être trouvée dans l’histoire de la suppression du culte d’Asherah, ou Astarté, l’ancienne Reine des Cieux.

Dans « The Calice and the Blade », Riane Eisler explique cela de cette manière :

« Il y a bien sur un allusion à tout cela dans la Bible elle-même. Les prophètes Esra, Osée, Néhémie et Jérémie ragent constamment sur l’abomination des cultes aux autres dieux. Ils étaient particulièrement outragés par ceux qui pratiquaient encore la culte de la Reine des Cieux. Et leur plus grande colère allait plus particulièrement à l’encontre des filles infidèles de Jérusalem qui restaient accrochées aux croyances matriarcales.

Le lien entre le cannabis et la Reine des Cieux est probablement plus apparent dans Jérémie, où l’antique patriarche semble concerné par le culte du peuple à la Reine des Cieux et tout particulièrement la consommation d’encens en son honneur.

« 15 Tous les hommes qui savaient que leurs femmes offraient de l’encens à d’autres dieux, toutes les femmes qui se trouvaient là en grand nombre, et tout le peuple qui demeurait au pays d’Egypte, à Pathros, répondirent ainsi à Jérémie : 16 Nous ne t’obéirons en rien de ce que tu nous as dit au nom de l’Eternel. 17 Mais nous voulons agir comme l’a déclaré notre bouche, offrir de l’encens à la reine du ciel, et lui faire des libations, comme nous l'avons fait, nous et nos pères, nos rois et nos chefs, dans les villes de Juda et dans les rues de Jérusalem. Alors nous avions du pain pour nous rassasier, nous étions heureux, et nous n’éprouvions point de malheur. 18 Et depuis que nous avons cessé d’offrir de l’encens à la reine du ciel et de lui faire des libations, nous avons manqué de tout, et nous avons été consumés par l’épée et par la famine... 19 D’ailleurs, lorsque nous offrons de l'encens à la reine du ciel et que nous lui faisons des libations, est-ce sans la volonté de nos maris que nous lui préparons des gâteaux pour l’honorer et que nous lui faisons des libations ? 20 Jérémie dit alors à tout le peuple, aux hommes, aux femmes, à tous ceux qui lui avaient fait cette réponse : 21 L'Eternel ne s’est-il pas rappelé, n’a-t-il pas eu à la pensée l’encens que vous avez brûlé dans les villes de Juda et dans les rues de Jérusalem, vous et vos pères, vos rois et vos chefs, et le peuple du pays ? 22 L’Eternel n’a pas pu le supporter davantage, à cause de la méchanceté de vos actions, à cause des abominations que vous avez commises ; et votre pays est devenu une ruine, un désert, un objet de malédiction, comme on le voit aujourd’hui. 23 C'est parce que vous avez brûlé de l’encens et péché contre l’Eternel, parce que vous n’avez pas écouté la voix de l’Eternel, et que vous n’avez pas observé sa loi, ses ordonnances, et ses préceptes, c’est pour cela que ces malheurs vous sont arrivés, comme on le voit aujourd’hui ». Jérémie 44 15-23.

Un interdit biblique.

La référence de Jérémie aux rois et aux princes de l’ancien temps qui brûlaient de l’encens à la Reine des Cieux peut être un rappel du Roi Salomon, de son fils Roboham et d’autres rois et prophètes bibliques.

D’autres figures bibliques de l’interdit de l’utilisation du cannabis et du culte de la Reine des Cieux inclus Hézéchias et son petit-fils Josée.

II Rois 18 :4 :

« Il fit disparaître les hauts lieux, brisa les statues, abattit les idoles, et mit en pièces le serpent d’airain que Moïse avait fait, car les enfants d'Israël avaient jusqu’alors brûlé des parfums devant lui : on l’appelait Nehuschtan ».

Le point intéressant avec ce passage est que l’Arche d’Alliance ne contient pas les 10 commandements de la Loi de Moïse, mais il porte le Nehushtan, ou serpent d’airain. Le serpent qui est un composé fréquent dans les premières représentations de la Déesse.

La Bible rapporte que le roi avant Hézéchias « mis des images et des bosquets sur chaque colline, et sous chaque arbre vert ; Et ils y brûlaient de l'encens dans tous lieux élevés... » (I Roi 17). Ainsi firent les rois qui régnèrent après Josée, qui fut tué à la bataille en 609 avant Jésus Christ.

Un faux Livre de la Loi

Le Livre de la Loi, qui est constitué du Deutéronome et du Lévitique, était utilisé afin d’interdire le culte de la Déesse et instituer une peine de mort pour ceux qui brûlaient de l’encens. Bien qu’il soit supposé écrit par Moïse, il n’a été découvert que 600 ans après la mort de Moïse.

Dans « Green Gold », Judy Osburn suit la suggestion que le Livre de la Loi peut avoir été un faux écrit par les prêtres hébreux avec l’espoir de voir l'éradication des temples concurrents et de leurs déités, qui obtenaient plus de sacrifices du peuple que celui de Yahvé.

Osburn cite « Occidental Mythology » du théologien Joseph Campbell en disant qu’avant la découverte du Livre de la Loi, ni les rois ni le peuple ne donnaient une attention particulière à la loi de Moïse qui, en fait, leur était inconnue. Ils se vouaient aux déités habituelles du Proche-Orient.

Les hébreu jusqu’à cette époque adoraient les anciens dieux, pratiquaient les cultes dans des lieux ouverts sur les hauteurs des montagnes et dans les grottes.

La découverte mystérieuse du Livre de la Loi prend place durant le règne du Roi Josée. Une fois informé des nouvelles lois, l’interdit de Josée se porte contre les brûleurs d’encens, cet interdit sera plus dur encore que celui porté par son grand-père Hézéchias. La Bible décrit cette action comme suit :

« 1 Le roi Josias fit assembler auprès de lui tous les anciens de Juda et de Jérusalem.

2 Puis il monta à la maison de l’Eternel, avec tous les hommes de Juda et tous les habitants de Jérusalem, les sacrificateurs, les prophètes, et tout le peuple, depuis le plus petit jusqu’au plus grand. Il lut devant eux toutes les paroles du livre de l’alliance, qu’on avait trouvé dans la maison de l’Eternel.

3 Le roi se tenait sur l’estrade, et il traita alliance devant l’Eternel, s’engageant à suivre l’Eternel, et à observer ses ordonnances, ses préceptes et ses lois, de tout son coeur et de toute son âme, afin de mettre en pratique les paroles de cette alliance, écrites dans ce livre. Et tout le peuple entra dans l’alliance.

4 Le roi ordonna à Hilkija, le souverain sacrificateur, aux sacrificateurs du second ordre, et à ceux qui gardaient le seuil, de sortir du temple de l'Eternel tous les ustensiles qui avaient été faits pour Baal, pour Astarté, et pour toute l’armée des cieux ; et il les brûla hors de Jérusalem, dans les champs du Cédron, et en fit porter la poussière à Béthel.

5 Il chassa les prêtres des idoles, établis par les rois de Juda pour brûler des parfums sur les hauts lieux dans les villes de Juda et aux environs de Jérusalem, et ceux qui offraient des parfums à Baal, au soleil, à la lune, au zodiaque et à toute l’armée des cieux.

6 Il sortit de la maison de l’Eternel l’idole d’Astarté, qu’il transporta hors de Jérusalem vers le torrent de Cédron ; il la brûla au torrent de Cédron et la réduisit en poussière, et il en jeta la poussière sur les sépulcres des enfants du peuple.

7 Il abattit les maisons des prostitués qui étaient dans la maison de l’Eternel, et où les femmes tissaient des tentes pour Astarté.

8 Il fit venir tous les prêtres des villes de Juda ; il souilla les hauts lieux où les prêtres brûlaient des parfums, depuis Guéba jusqu’à Beer-Schéba ; et il renversa les hauts lieux des portes, celui qui était à l’entrée de la porte de Josué, chef de la ville, et celui qui était à gauche de la porte de la ville.

9 Toutefois les prêtres des hauts lieux ne montaient pas à l’autel de l’Eternel à Jérusalem, mais ils mangeaient des pains sans levain au milieu de leurs frères.

10 Le roi souilla Topheth dans la vallée des fils de Hinnom, afin que personne ne fît plus passer son fils ou sa fille par le feu en l’honneur de Moloc.

11 Il fit disparaître de l’entrée de la maison de l’Eternel les chevaux que les rois de Juda avaient consacrés au soleil, près de la chambre de l’eunuque Nethan-Mélec, qui demeurait dans le faubourg ; et il brûla au feu les chars du soleil.

12 Le roi démolit les autels qui étaient sur le toit de la chambre haute d’Achaz et que les rois de Juda avaient faits, et les autels qu’avait faits Manassé dans les deux parvis de la maison de l’Eternel ; après les avoir brisés et enlevés de là, il en jeta la poussière dans le torrent de Cédron.

13 Le roi souilla les hauts lieux qui étaient en face de Jérusalem, sur la droite de la montagne de perdition, et que Salomon, roi d’Israël, avait bâtis à Astarté, l’abomination des Sidoniens, à Kemosch, l’abomination de Moab, et à Milcom, l’abomination des fils d’Ammon.

14 Il brisa les statues et abattit les idoles, et il remplit d’ossements d’hommes la place qu’elles occupaient.

15 Il renversa aussi l’autel qui était à Béthel, et le haut lieu qu’avait fait Jéroboam, fils de Nebath, qui avait fait pécher Israël ; il brûla le haut lieu et le réduisit en poussière, et il brûla l’idole.

16 Josias, s’étant tourné et ayant vu les sépulcres qui étaient là dans la montagne, envoya prendre les ossements des sépulcres, et il les brûla sur l'autel et le souilla, selon la parole de l’Eternel prononcée par l’homme de Dieu qui avait annoncé ces choses.

17 Il dit : Quel est ce monument que je vois ? Les gens de la ville lui répondirent : C’est le sépulcre de l’homme de Dieu, qui est venu de Juda, et qui a crié contre l’autel de Béthel ces choses que tu as accomplies.

18 Et il dit : Laissez-le ; que personne ne remue ses os ! On conserva ainsi ses os avec les os du prophète qui était venu de Samarie.

19 Josias fit encore disparaître toutes les maisons des hauts lieux, qui étaient dans les villes de Samarie, et qu’avaient faites les rois d’Israël pour irriter l’Eternel ; il fit à leur égard entièrement comme il avait fait à Béthel.

20 Il immola sur les autels tous les prêtres des hauts lieux, qui étaient là, et il y brûla des ossements d’hommes. Puis il retourna à Jérusalem.

21 Le roi donna cet ordre à tout le peuple : Célébrez la Pâque en l’honneur de l’Eternel, votre Dieu, comme il est écrit dans ce livre de l’alliance.

22 Aucune Pâque pareille à celle-ci n’avait été célébrée depuis le temps où les juges jugeaient Israël et pendant tous les jours des rois d’Israël et des rois de Juda.

23 Ce fut la dix-huitième année du roi Josias qu’on célébra cette Pâque en l’honneur de l’Eternel à Jérusalem ». II Roi 23.

La separation de la Shekhinah

La déesse de la foi hébraïque est revenue plus tard sous une forme plus mystique au sein de la Cabale. Qui enseigne que la Shekhinah est l’âme féminine que Dieu qui ne peut être parfait que dans la réunion avec elle. Les kabbalistes croient que c’est la perte de Dieu de cette Shekhinah qui nous apporte le mal. Dans certaines traditions, la Shekhinah est vue comme un pilier de fumée qui guide les nations errantes d’Israël pendant leur exode d'Egypte.

Le retour de la Déesse.

Notre séparation de l’antique Déesse et la négation de son extase peuvent être perçus comme la racine de la cause de la séparation de l’humanité et de la nature, la notre et celle du monde qui nous entoure. Peut-être l’esprit de l’antique Déesse ne pourra être entièrement restauré à moins que ses enfants ne commencent à respecter et à soigner son corps abusé, et qu’ils retournent dans les antiques bosquets pour y danser et l’adorer, et qu’ils soient libres de brûler son encens saint de kaneh-bosem en son honneur.

Il semblerait que l’esprit de l’antique encens d’Asherah revienne, sous la forme des fumettes modernes. A nouveau les gens de tous âges, races et croyances se rassemblent illégalement afin de célébrer l’utilisation et les bénéfices de l’Arbre Sacré, et de brûler le saint encens en protestation, comme le fit la foule défiante devant Jérémie il y a si longtemps.

Le Cannabis et le Christ ?

Mais quid du Nouveau Testament ? Jésus était-il un utilisateur d’herbes, ou perpétua-t-il l’interdiction du cannabis instituée avec zèle par Hézékia, Josée et Jérémie ? Pour une réponse à cette question vous pouvez vous référer à l’article déjà traduit sur ce webzine.

BOOM SHIVA ! BOOM SHAKTI !

HARI HARI GUNJA !

FIN

BIBLIOGRAPHIE

The Chalice and the Blade by Riane Eisler ; Harper Row ; 1987.

Early Diffusions and Folk Uses of Hemp by Sula Benet ; Reprinted in Cannabis and Culture edited by Vera Rubin ; Mouton ; 1975.

Flesh of the Gods edited by P T Furst ; Praeger ; 1972.

Green Gold the Tree of Life ; Marijuana in Magic and Religion by Chris Bennet, Judy Osburne, & Lynn Osburne ; Access Unlimited ; 1995.

The Hebrew Goddess by Raphael Patai ; Avon Books ; 1967.

Marihuana : The First Twelve Thousand Years by Ernest Abel ; Plenum Press ; 1980.

Marijuana and the Bible edited by Jeff Brown ; The Ethiopian Zion Coptic Church ; 1981.

Occidental Mythology by Joseph Campbell ; Penguin Books ; 1982.

The Origins of Consciousness in the Break down of the Bicameral Mind by Julian Jaynes ; Houghton Mifflin Company ; 1976.

The Sacred Mushroom and the Cross by John M. Allegro ; Double day ; 1969.

Techniques of High Magic, by King and Skinner ; Destiny Books ; 1976.

The Temple and the Lodge by Baignet and Leigh ; Corgy Books ; 1989.

The Woman’s Encyclopedia of Myths and Secrets by Barbara G. Walker ; Harper Collins ; 1983.

NOTES

1 En 1903, un médecin britannique le Dr. C. Creighton écrivit « Indications of the Hashish Vice in the Old Testament » dans lequel il concluait que plusieurs références au cannabis peuvent y être trouvées.

2 Toutes les citations de Sula Benet dans cet article proviennent de « Early Diffusion and Folk Uses of Hemp ».

3 Au même point de l’histoire, en 300 avant Jésus Christ, un groupe gnostique fit sa première apparition. Les Gnostiques (du grec signifiant connaissance) faisaient une symbiose entre le judaïsme, la pensée néo-platonicienne et zoroastrienne, et proclamaient une connaissance directe de la divinité au lieu de la simple foi. Les Soufis utilisent un terme similaire pour le cannabis : khaneh.

4 Dans « Techniques of High Magic », King et Skinner donnent les projections astrales de l’onction : lanoline - 5 onces ; hashish - 1 once ; fleurs de chanvre - 1 poignée ; fleurs de pavots - 1 poignée.

5 Raphael Patai “The Hebrew Goddess”, publiée par Avon Books en 1967.

6 William A.Emboden Jr., « Ritual Use of Cannabis », Sativa L. : « A Historic-Ethnographic Survey », in « Flesh of the Gods », édité par P.T.Furst, publié par Praeger in 1972.

7 Une idée qui est entièrement explorée par Terence McKenna dans « Food of the Gods », publié par Bantam in 1992.

8 Pour plus d’information sur l’érotisme dans la Bible voir « The X-Rated Bible ; An Irrevent Survey of Sex in the Scriptures », par Ben Edward Akerley.

9 Pour plus d’informations sur l’utilisation du cannabis par les scythes voir « Cannabis Canada number 2 ».

10 Des ailes sur des dieux ou des anges peuvent être vues comme la symbolisation de la capacité à voyager entre les deux mondes. Par exemple, le dieu grec Hermès dont les pieds ailés lui permettaient d’agir en tant que messager entre les hommes et les dieux.

Traduction française par Spartakus FreeMann, Nadir de Libertalia, Juillet 2004 e.v.

Sources Ezzocult

Posté par Adriana Evangelizt

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Published by Adriana Evangelizt - dans TEXTES A LIRE
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30 septembre 2007 7 30 /09 /septembre /2007 22:37

 Moïse aurait-il entendu la voix de Yahvé au milieu des vapeurs de cannabis, appelé Kaneh-Bosm dans la Torah ? Il est à noter que l'on a retrouvé du cannabis sur le corps de nombreuses momies de pharaons... et que les shamams en utilisent pour percevoir les mondes supérieurs... voilà certainement pourquoi le cannabis est interdit. Il ouvre l'Esprit et les portes de la conscience et ne devrait pas être mis entre les mains de tout le monde. Plus spécifiquement, il est interdit car généralement ceux qui fument s'y accoutument et fument de plus en plus. Alors oui, fumer des pétards toute la journée cela ne rend certainement pas Eveillé. C'est comme tout, il ne faut pas abuser et surtout ne pas en être esclave. Rester libre toujours. Malheureusement, la jeunesse se cannabise de plus en plus pour oublier son mal-être qui va crescendo...

 

Kaneh-Bosm

L’histoire occulte du cannabis dans l’Ancien Testament.

par Chris Bennett

Traduction Spartakus Freeman

1ère partie

 

 

« Et dit Elohim : voici, je te donne toute herbe ensemençant semence sur la surface de la terre, et tout arbre qui porte en lui le fruit d’arbre. » Genèse I : 29-30.

Ces mots semblent directs assez, et cependant le cannabis et les autres plantes médicinales psycho-actives sont rejetés au sein de nos sociétés. Ceux qui utilisent ces plantes entrent dans des états de consciences différents et sont jetés en prison pour cela.

Ironiquement, la principale force qui maintient cette prohibition est un groupe de chrétiens de droite. Ils proclament croire à la fois en la Bible et dans l’ancien Yahweh, alors que l’opinion de Yahveh sur le sujet est clairement exprimée dans la citation ci-dessus.

Cet article montre comment les prophètes de l’Ancien Testament ne furent pas autre chose que des shamans et que le cannabis et autres enthéogènes jouèrent un grand rôle dans la culture hébraïque ancienne.

Les Racines de Kaneh-Bosm

Les premières évidences sérieuses de l’utilisation par les hébreux du cannabis furent établies en 1936 par Sula Benet, une étymologiste polonaise peu connue de l’Institut des Sciences Anthropologiques de Varsovie (1).

Le mot cannabis était généralement considéré comme étant d’origine scythe, mais Benet démontra qu’il y avait une origine plus ancienne au sein des langues sémitiques comme l’hébreu, et qu’il apparaît aussi plusieurs fois dans l’Ancien Testament des références au chanvre, à la fois comme encens, qui est partie intégrante de la célébration religieuse, et comme substance enivrante (2).

Benet a démontré que le mot pour le cannabis est kaneh-bosem, que l’hébreu traditionnel rend aussi par kaneh ou kannabus. La racine « kan » construite signifie « chanvre » ou « roseau », alors que « bosm » signifie « aromatique ». Ce mot apparaît cinq fois dans l’Ancien Testament : dans le livre de l’Exode, le Cantique des Cantiques, Isaïe, Jérémie et Ezéchiel.

Le mot kaneh-bosem a été mal traduit par « calame », une plante commune sans grande valeur monétaire qui n’a aucune des qualités ou des valeurs qui sont données au kaneh-bosem. L’erreur s’est produite dans la plus ancienne traduction grecque de la Bible hébraïque, la Bible des Septante au troisième siècle de notre ère, et elle fut reproduite dans nombre de traductions qui suivirent (3).

L’Histoire Cachée

Lorsque nous prenons la chronologie des références bibliques au kaneh-bosem, nous avons alors plus que la révélation de l’histoire du cannabis au sein de l’Ancien Testament. Une autre histoire plus excitante et secrète émerge alors, celle de la suppression des cultes d’Astarté, aussi nommée Ashera, connue des anciens sémites comme étant la Reine des Cieux.

La première référence au kaneh-bosem dans l’Ancien Testament apparaît avec le prophète shaman Moïse. Au commencement de sa carrière shamanique, Moise découvrit l’Ange du Seigneur au sein des flammes du buisson ardent.

Mais plus tard dans sa vie cependant, une référence nue au cannabis est faite. Sula Benet explique cette référence comme suit : « L’onction différencie les choses sacrées des choses séculières. L’onction des objets sacrés était une antique tradition en Israël : l’huile sainte ne devait jamais être utilisée pour des buts séculiers... Par-dessus tout, l’huile de consécration était utilisée pour les rites d’installation des rois et des prêtres hébreux. Cette première référence au kaneh-bosem est la seule qui décrit que cette onction doit être appliquée de manière externe. Cependant, l’huile de consécration qui est faite à partir de cannabis est effectivement psychoactive et a été utilisée par des groupes aussi divers que les occultistes du 19e siècle et les sorcières médiévales. (4).

A l’époque de Moïse, le cannabis était utilisé comme hallucinogène par les anciens adorateurs d’Asherah, la Reine des Cieux. Asherah était également considérée comme une déesse hébraïque (5).

Les prêtresses d’Asherah avant la fondation de Jérusalem mélangeaient de la résine de cannabis avec de la myrrhe, de la balsamine et des parfums et ensuite elles enduisaient leur peau avec ce mélange et en brûlaient également (6).

« 22 L’Eternel parla à Moïse, et dit : 23 Prends des meilleurs aromates, cinq cents sicles de myrrhe, de celle qui coule d’elle-même ; la moitié, soit deux cent cinquante sicles, de cinnamome aromatique, deux cent cinquante sicles de kaneh-bosem. 24 cinq cents sicles de casse, selon le sicle du sanctuaire, et un hin d’huile d’olive. 25 Tu feras avec cela une huile pour l’onction sainte, composition de parfums selon l’art du parfumeur ; ce sera l'huile pour l’onction sainte. 26 Tu en oindras la tente d’assignation et l’arche du témoignage, 27 la table et tous ses ustensiles, le chandelier et ses ustensiles, l’autel des parfums, 28 l’autel des holocaustes et tous ses ustensiles, la cuve avec sa base. 29 Tu sanctifieras ces choses, et elles seront très saintes, tout ce qui les touchera sera sanctifié. 30 Tu oindras Aaron et ses fils, et tu les sanctifieras, pour qu’ils soient à mon service dans le sacerdoce. 31 Tu parleras aux enfants d’Israël, et tu diras : Ce sera pour moi l’huile de l’onction sainte, parmi vos descendants. 32 On n’en répandra point sur le corps d’un homme, et vous n’en ferez point de semblable, dans les mêmes proportions ; elle est sainte, et vous la regarderez comme sainte. 33 Quiconque en composera de semblable, ou en mettra sur un étranger, sera retranché de son peuple ». Exode XXX : 22-33.

Les passages de l’Ancien Testament ci-dessus rendent assez clair le caractère sacré de cette consécration. Moïse et les lévites conservèrent jalousement cette utilisation et rendirent cet interdit par un commandement de Dieu qui dit que tout transgresseur serait coupé de son peuple. Cette loi revenait à une condamnation de mort dans les temps anciens.

Puisque les pipes n’avaient encore été inventées, il était de pratique parmi certains peuples anciens de brûler du cannabis et d’autres herbes dans des tentes, afin que plus de fumée puisse être inhalée. Les scythes étaient un peuple de nomades qui voyageait au travers de l’Europe, de la Méditerranée, de l’Asie centrale et de la Russie. Ils brûlaient du cannabis à l’intérieur de petites tentes et inhalaient les fumées à des fins rituelles et récréatives.

Moïse et ses prêtres brûlaient l’encens et utilisaient la sainte onction dans une tente portable, la fameuse « Tente du Tabernacle ». Comme le cannabis sera listé directement comme un encens plus tard dans la Bible, il semble probable que Moïse et les lévites aient brûlé des fleurs et du pollen de cannabis avec les onctions et encens que Dieu leur avait demandé de faire.

« 8 il en fera brûler aussi entre les deux soirs, lorsqu’il arrangera les lampes. C’est ainsi que l’on brûlera à perpétuité du parfum devant l’Eternel parmi vos descendants. 9 Vous n’offrirez sur l’autel ni parfum étranger, ni holocauste, ni offrande, et vous n’y répandrez aucune libation. 10 Une fois chaque année, Aaron fera des expiations sur les cornes de l’autel ; avec le sang de la victime expiatoire, il y sera fait des expiations une fois chaque année parmi vos descendants. Ce sera une chose très sainte devant l’Eternel ». Exode XXX : 8-10.

Etant donné que les scythes et les israélites commerçaient marchandises et connaissances, il n’est pas surprenant de trouver une technique similaire d’utilisation de tentes afin de retenir la fumée.

Les scythes participaient au commerce et faisaient la guerre avec les sémites un millénaire au moins avant qu’Hérodote ne les rencontre au cinquième siècle avant Jésus Christ. La raison de cette confusion et de la relative obscurité du rôle joué par les scythes dans l’histoire du monde est le fait qu’ils étaient connus des grecs comme scythes et des sémites comme Askhenazes. La première référence aux Askhenazes apparaît dans la Bible dans Genèse 10 :3, où Askhenaze, leur ancêtre, est nommé fils de Gommer, le petit-fils de Noé.

Le Dieu dans la Nuée.

Une lecture de l’Ancien Testament révèle que Yahvé « vint à Moïse au milieu d’une nuée » et que cette nuée provenait de la fumée produite par la consumation d’encens. Ralph Patai nous dit à ce sujet dans « The Hebrew Godess » : « Yahvé faisait des apparitions temporaires dans la tente. Il était un dieu visiteur dont l’apparition ou la disparition de la tente étaient utilisées comme oracles ».

On doit se souvenir également de l’ancien sage perse Zoroastre, un autre monothéiste comme Moïse, qui entendit la voix de son dieu, Ahura Mazda, alors qu’il était dans une extase shamanique produite par le cannabis. L’oracle grec de Delphes a aussi révélé ses prophéties de derrière un voile de fumées toxiques.

La vision intérieure obtenue par l’utilisation de cannabis, qu’il soit inhalé dans la Tente du Tabernacle ou appliqué sur la peau, peut avoir été interprété par Moïse comme des messages de Dieu. Cela est similaire aux shamans modernes qui interprètent leurs expériences avec des plantes hallucinogènes comme contenant des révélations divines.

La Conscience par le Cannabis.

Dans le numéro 1 de Cannabis Canada, nous avions discuté d’un livre de Julian Jaynes, « The Origin of Consciousness in the Breakdown of the Bicameral Mind ». Jaynes offre une explication intéressante de la manière dont le développement de la conscience peut avoir pris place. Bien qu’il échoue à reconnaître le rôle primordial que les plantes hallucinogènes peuvent avoir jouées dans le développement de la conscience (7), Jaynes nous propose une théorie révolutionnaire. Dans son livre, Jaynes soutient que les peuples anciens n’étaient pas aussi totalement conscients et illuminés que les humains contemporains. Ils étaient incapables d’introspection, ils expérimentaient leur propre fonctionnement cognitif supérieur comme des hallucinations - les voix des dieux, entendues comme dans l’Ancien Testament ou dans l’Iliade - qui disent à une personne quoi faire dans des circonstances de nouveautés ou de stress.

« Dieu dit à Moïse, Je suis celui qui est. Voilà ce que tu diras aux israélites : « Je suis m’a envoyé à vous ». Exode 3 :14.

Je suis qui je suis.

Les Commandements donnés à Moïse et aux autres prophètes bibliques par Dieu ont-ils été les premiers commencements de la conscience de soi par les humains ? Le Cannabis a son propre lieu de réception dans le cerveau humain, localisé dans les zones gouvernant la pensée supérieure et la mémoire. Se pourrait-il que la pensée inférieure ait grandi à partir du langage et de l’utilisation de plante psychoactives comme le cannabis ? Et que les premiers prototypes de la capacité à avoir une pensée intérieure profonde, une capacité que nous considérons aujourd’hui comme allant de soi, puissent avoir été vus comme des Prophètes ? Cela rendrait-il les commandements divins moins sacrés ?

A la lumière de ces informations, l’affirmation ci-dessus n’est-elle pas plus crédible en tant que naissance de la conscience juive, plutôt que comme un commandement d’un Dieu omnipotent ?

La Seconde apparition du Cannabis dans la Bible.

La seconde trace du cannabis dans la Bible se trouve sous le nom de kaneh et apparaît en relation avec le Roi Salomon. Dans le Cantique des Cantiques de Salomon, un des plus beaux passages de l’Ancien Testament, Salomon mentionne le kaneh pour décrire sa fiancée.

8 Viens avec moi du Liban, ma fiancée, Viens avec moi du Liban ! Regarde du sommet de l’Amana, Du sommet du Senir et de l’Hermon, Des tanières des lions, Des montagnes des léopards.

9 Tu me ravis le coeur, ma soeur, ma fiancée, Tu me ravis le coeur par l’un de tes regards, Par l’un des colliers de ton cou.

10 Que de charmes dans ton amour, ma soeur, ma fiancée ! Comme ton amour vaut mieux que le vin, Et combien tes parfums sont plus suaves que tous les aromates !

11 Tes lèvres distillent le miel, ma fiancée ; Il y a sous ta langue du miel et du lait, Et l’odeur de tes vêtements est comme l’odeur du Liban.

12 Tu es un jardin fermé, ma soeur, ma fiancée, Une source fermée, une fontaine scellée.

13 Tes jets forment un jardin, où sont des grenadiers, Avec les fruits les plus excellents, Les troènes avec le nard ;

14 Le nard et le safran, le kaneh et le cinnamome, Avec tous les arbres qui donnent l’encens ; La myrrhe et l’aloès, Avec tous les principaux aromates » Cantique des Cantique IV :8-14.

Le Jardin de la Déesse.

Les anciens adoraient la Divinité sous la forme d’une femme nue, la terre sur laquelle ils vivaient et la nature autour d’eux. Les rayons fertiles du soleil sur la terre étaient perçus comme la fertilisation par Dieu de la Grande Mère. A la lumière de ce symbolisme, il n’est pas surprenant de trouver le Cantique de Salomon aussi empreint d’imageries érotiques et végétales (8).

Dans son ouvrage, « The Woman’s Book of Myths and Secrets », Barbara Walker explique que l’Asherah de l’Ancien Testament est traduit par « bosquet » sans aucune explication de ce que le bosquet sacré représentait alors la Déesse, le centre génital, le lieu de naissance de toutes choses. Lors de la période matriarcale, les hébreux adoraient la Divinité dans les bosquets (1 Roi 14 :23), plus tard ce bosquet sera coupé par les réformateurs patriarcaux qui brûlèrent les os des prêtres d’Asherah sur leur propre autel (2 Chroniques 24 :4-5).

Salomon et la Reine des Cieux.

Dans « Le Temple et la Loge » par Baigent et Leigh, les auteurs disent que le Cantique des Cantiques de Salomon est un hymne et une invocation de la déesse mère phénicienne Astarté. Astarté était connue comme « la Reine des Cieux », « l’Etoile de la Mer » et « Stella Marris ».

Les auteurs nous montrent qu’Astarté était conventionnellement adorée sur les montagnes et les collines, et ensuite pointent vers I Rois 3 :3 :

« Salomon aimait l’Eternel, et suivait les coutumes de David, son père. Seulement c’était sur les hauts lieux qu’il offrait des sacrifices et des parfums ».

Et I Rois 11 :4-5 offre un exemple encore plus explicite du lien entre Salomon et astarté :

« A l’époque de la vieillesse de Salomon, ses femmes inclinèrent son coeur vers d’autres dieux ; et son coeur ne fut point tout entier à l’Eternel, son Dieu, comme l’avait été le coeur de David, son père. Salomon alla après Astarté, divinité des Sidoniens, et après Milcom, l’abomination des Ammonites ».

L’Esprit des Scythes.

La pratique de Salomon de brûler de l’encens sur les hauteurs en l’honneur de la Reine des Cieux peut avoir été une coutume faite dans le même esprit que les scythes qui brûlaient du cannabis dans des grottes de montagnes et consacraient leurs actions envers la Grande Déesse, Tabiti-Hestia (9).

Des découvertes archéologiques démontrent que le culte des anciens dieux de Canaan était une part intégrante de la religion des hébreux, jusqu'à la fin de la monarchie hébraïque. Le culte de la Déesse joua un rôle plus important dans cette religion populaire que celles des dieux.

La troisième référence au Cannabis.

La référence suivant directe au kaneh-bosem apparaît dans Isaïe, où Dieu réprime les israélites pour, entre autre, ne pas lui avoir offert ses Herbes Sacrées.

« Tu ne m’as pas offert tes brebis en holocauste, Et tu ne m’as pas honoré par tes sacrifices ; Je ne t’ai point tourmenté pour des offrandes, Et je ne t'ai point fatigué pour de l’encens. Tu n’as pas à prix d’argent acheté pour moi des aromates, Et tu ne m’as pas rassasié de la graisse de tes sacrifices ; Mais tu m’as tourmenté par tes péchés, Tu m’as fatigué par tes iniquités ». Isaïe 43 :23-24.

Et un extrait antérieur d’Isaïe indique que l’appétit de Dieu avait été auparavant apaisé et que la « maison était emplie de fumées » :

« 4 Les portes furent ébranlées dans leurs fondements par la voix qui retentissait, et la maison se remplit de fumée. 5 Alors je dis : Malheur à moi ! je suis perdu, car je suis un homme dont les lèvres sont impures, j’habite au milieu d’un peuple dont les lèvres sont impures, et mes yeux ont vu le Roi, l'Eternel des armées. 6 Mais l’un des séraphins vola vers moi, tenant à la main une pierre ardente, qu’il avait prise sur l’autel avec des pincettes. 7 Il en toucha ma bouche, et dit : Ceci a touché tes lèvres ; ton iniquité est enlevée, et ton péché est expié ». Isaïe 6 :4-7.

Dans son « The Sacred Mushroom and the Cross » John Allegro souligne que les peuples antiques croyaient que les plantes psycho-actives étaient des portes vers les autres royaumes, et les considéraient comme des anges. Les mots grecs et hébreux pour anges signifient littéralement messagers ou apporteurs de miracles.

La suite...

Posté par Adriana Evangelizt

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30 septembre 2007 7 30 /09 /septembre /2007 15:33

 

 

 

LE LIVRE D'ABRAHAM


TRADUIT DU PAPYRUS PAR JOSEPH SMITH

2ème partie

1ère partie

Richard Harris dans le rôle d'Abraham

CHAPITRE 4


Les Dieux planifient la création de la terre et de toute la vie qui s'y trouve — Leurs plans pour les six jours de la création.

1 Alors le Seigneur dit: Descendons. Et ils descendirent au commencement, et ils, c'est-à-dire les Dieux, organisèrent et formèrent les cieux et la terre.

2 La terre, après avoir été formée, était vide et désolée, parce qu'ils n'avaient rien formé d'autre que la terre; les ténèbres régnaient à la surface de l'abîme, et l'Esprit des Dieux se mouvait au-dessus des eaux.

3 Ils (les Dieux) dirent: Que la lumière soit! Et la lumière fut.

4 Ils (les Dieux) perçurent la lumière, car elle était brillante, et ils séparèrent la lumière, ou la firent séparer, d'avec les ténèbres.

5 Les Dieux appelèrent la lumière jour, et ils appelèrent les ténèbres nuit. Et il arriva que du soir au matin, ils appelèrent cela nuit; et du matin au soir, ils appelèrent cela jour; et ce fut le premier, ou le commencement, de ce qu'ils appelèrent jour et nuit.

6 Les Dieux dirent aussi: Qu'il y ait une étendue entre les eaux, et elle séparera les eaux d'avec les eaux.

7 Les Dieux donnèrent un ordre à l'étendue, de sorte qu'elle sépara les eaux qui étaient au-dessous de l'étendue d'avec les eaux qui étaient au-dessus de l'étendue. Et cela fut ainsi, comme ils l'avaient ordonné.

8 Les Dieux appelèrent l'étendue ciel. Et il arriva que du soir au matin, ils appelèrent cela nuit; et il arriva que du matin au soir, ils appelèrent cela jour; et ce fut le deuxième temps qu'ils appelèrent nuit et jour.

9 Et les Dieux ordonnèrent, disant: Que les eaux qui sont au-dessous du ciel se rassemblent en un seul lieu, et que la terre émerge sèche. Et cela fut ainsi, comme ils l'avaient ordonné.

10 Et les Dieux déclarèrent donner au sec le nom de terre; et l'amas des eaux, ils déclarèrent lui donner le nom de grandes eaux; et les Dieux virent qu'ils étaient obéis.

11 Et les Dieux dirent: Préparons la terre afin qu'elle produise de la verdure, de l'herbe portant de la semence, des arbres fruitiers donnant du fruit selon leur espèce et ayant en eux leur semence qui porte à leur ressemblance sur la terre. Et cela fut ainsi, comme ils l'avaient ordonné.

12 Et les Dieux organisèrent la terre afin qu'elle produisît de la verdure à partir de sa semence, et l'herbe afin qu'elle produisît l'herbe à partir de sa semence, portant des semences selon son espèce; et la terre afin qu'elle produisît les arbres à partir de leur semence, donnant du fruit, et dont la semence ne pouvait produire que la même chose en eux, selon leur espèce; et les Dieux virent qu'ils étaient obéis.

13 Et il arriva qu'ils comptèrent les jours; du soir au matin, ils appelèrent cela nuit; et il arriva que du matin au soir, ils appelèrent cela jour; et ce fut le troisième temps.

14 Et les Dieux organisèrent les luminaires dans l'étendue du ciel, et les firent séparer le jour d'avec la nuit; et ils les organisèrent pour que ce soient des signes pour marquer les époques, les jours et les années;

15 et ils les organisèrent pour être des luminaires dans l'étendue du ciel pour éclairer la terre. Et cela fut ainsi.

16 Et les Dieux organisèrent les deux grands luminaires, le plus grand luminaire pour présider au jour, et le plus petit luminaire pour présider à la nuit; avec le plus petit luminaire, ils placèrent aussi les étoiles.

17 Et les Dieux les placèrent dans l'étendue du ciel pour éclairer la terre, pour présider au jour et sur la nuit, et pour séparer la lumière d'avec les ténèbres.

18 Et les Dieux observèrent les choses auxquelles ils avaient donné des ordres jusqu'à ce qu'elles eussent obéi.

19 Et il arriva que du soir jusqu'au matin, ce fut la nuit; et il arriva que du matin jusqu'au soir, ce fut le jour; et ce fut le quatrième temps.

20 Et les Dieux dirent: Préparons les eaux, afin qu'elles produisent en abondance des animaux vivants, et des oiseaux, afin qu'ils volent sur la terre vers l'étendue du ciel.

21 Et les Dieux préparèrent les eaux afin qu'elles produisissent de grands poissons et tous les animaux vivants qui se meuvent, que les eaux devaient produire en abondance, selon leur espèce; ils créèrent aussi tous les oiseaux ailés selon leur espèce. Et les Dieux virent qu'ils seraient obéis et que leur plan était bon.

22 Les Dieux dirent: Nous les bénirons, nous ferons en sorte qu'ils soient féconds, multiplient et remplissent les eaux des mers ou grandes eaux, et nous ferons en sorte que les oiseaux multiplient sur la terre.

23 Et il arriva que ce fut du soir au matin qu'ils appelèrent nuit; et il arriva que ce fut du matin au soir qu'ils appelèrent jour, et ce fut le cinquième temps.

24 Et les Dieux préparèrent la terre afin qu'elle produisît des animaux vivants selon leur espèce, du bétail, des reptiles et des animaux terrestres, selon leur espèce. Et cela fut ainsi, comme ils l'avaient dit.

25 Et les Dieux organisèrent la terre afin qu'elle produisît les animaux selon leur espèce, le bétail selon son espèce, et tous les reptiles de la terre selon leur espèce; et les Dieux virent qu'ils obéiraient.

26 Et les Dieux tinrent conseil entre eux et dirent: Descendons et formons l'homme à notre image, selon notre ressemblance; et nous lui donnerons domination sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre, et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre.

27 Ainsi donc les Dieux descendirent organiser l'homme à leur image, le former à l'image des Dieux, former l'homme et la femme.

28 Et les Dieux dirent: Nous les bénirons. Et les Dieux dirent: Nous les rendrons féconds et nous les ferons multiplier, remplir la terre, et l'assujettir; et dominer sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel et sur tout animal qui se meut sur la terre.

29 Et les Dieux dirent: Voici, nous leur donnerons toute herbe portant de la semence et qui viendra sur la surface de toute la terre, et tout arbre qui aura des fruits; oui, le fruit d'arbre portant de la semence, nous le leur donnerons; ce sera leur anourriture.

30 Et à tout animal de la terre, à tout oiseau du ciel et à tout ce qui se meut sur la terre, voici, nous leur donnerons la vie, et nous leur donnerons aussi toute herbe verte pour nourriture, et toutes ces choses seront organisées ainsi.

31 Et les Dieux dirent: Nous ferons toutes ces choses que nous avons dites et nous les organiserons; et voici, elles seront très obéissantes. Et il arriva que ce fut du soir au matin qu'ils appelèrent nuit; et il arriva que ce fut du matin au soir qu'ils appelèrent jour; et ils comptèrent le sixième temps.

CHAPITRE 5

Les Dieux finissent leur planification de la création de toutes choses — Ils réalisent la création selon leurs plans — Adam donne un nom à tous les êtres vivants.

1 Et ainsi nous achèverons les cieux et la terre, et toutes leurs armées.

2 Et les Dieux se dirent entre eux: Au septième temps, nous achèverons l'œuvre que nous sommes convenus de faire, et nous nous reposerons, au septième temps, de toute l'œuvre que nous sommes convenus de faire.

3 Et les Dieux finirent, au septième temps, parce qu'au septième temps ils allaient se reposer de toutes leurs œuvres qu'ils (les Dieux) étaient convenus entre eux de former; et ils le sanctifièrent. Et telles furent leurs décisions à l'époque où ils convinrent entre eux de former les cieux et la terre.

4 Et les Dieux descendirent et formèrent les origines des cieux et de la terre, quand ils furent formés le jour où les Dieux formèrent la terre et les cieux.

5 Selon tout ce qu'ils avaient dit concernant chaque plante des champs aavant qu'elle fût sur la terre, et chaque herbe des champs avant qu'elle crût; car les Dieux n'avaient pas fait pleuvoir sur la terre lorsqu'ils convinrent de les faire, et n'avaient pas encore formé d'homme pour cultiver le sol.

6 Mais une vapeur s'éleva de la terre et arrosa toute la surface du sol.

7 Les Dieux formèrent l'homme de la poussière de la terre et ils prirent son esprit (c'est-à-dire l'esprit de l'homme), et le mirent en lui, et soufflèrent dans ses narines un souffle de vie et l'homme devint un être vivant.

8 Les Dieux plantèrent un jardin en Éden, du côté de l'orient, et ils y mirent l'homme dont ils avaient mis l'esprit dans le corps qu'ils avaient formé.

9 Et les Dieux firent pousser du sol tous les arbres qui sont agréables à voir et bons à manger, et l'arbre de la vie au milieu du jardin, et l'arbre de la connaissance du bien et du mal.

10 Il y avait un fleuve qui sortait d'Éden pour arroser le jardin, et de là il se divisait en quatre bras.=

11 Et les Dieux prirent l'homme, et le placèrent dans le jardin d'Éden pour le cultiver et pour le garder.

12 Et les Dieux donnèrent cet ordre à l'homme: Tu peux manger de tous les arbres du jardin;

13 mais tu ne mangeras pas de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, car dans le temps où tu en mangeras, tu mourras. Or, moi, Abraham, je vis que c'était selon le temps du Seigneur, qui était selon le temps de Kolob, car les Dieux n'avaient pas encore désigné à Adam le calcul de son temps.

14 Et les Dieux dirent: Faisons une aide semblable à l'homme, car il n'est pas bon que l'homme soit seul, c'est pourquoi nous formerons une aide semblable à lui.

15 Et les Dieux firent tomber un profond sommeil sur l'homme, qui s'endormit; ils prirent une de ses côtes, et refermèrent la chair à sa place;

16 les Dieux formèrent une femme de la côte qu'ils avaient prise de l'homme, et ils l'amenèrent vers l'homme.

17 Et l'homme dit: Celle-ci était os de mes os et chair de ma chair! on l'appellera femme parce qu'elle a été prise de l'homme;

18 c'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère et s'attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair.

19 Et l'homme et sa femme étaient tous les deux nus, et ils n'en avaient point honte.

20 Et les Dieux formèrent du sol tous les animaux des champs et tous les oiseaux du ciel, et les amenèrent à Adam pour voir comment il les appellerait; et tout être vivant porterait le nom qu'Adam lui aurait donné.

21 Et Adam donna des noms à tout le bétail, aux oiseaux du ciel, à tous les animaux des champs; et pour Adam, on lui trouva une aide qui lui convînt.

FAC-SIMILÉ TIRÉ DU LIVRE D'ABRAHAM

nº 1


Explication


Fig. 1. L'Ange du Seigneur.
Fig. 2. Abraham attaché sur un autel.
Fig. 3. Le prêtre idolâtre d'Elkéna tentant d'offrir Abraham en sacrifice.
Fig. 4. L'autel des sacrifices des prêtres idolâtres, se dressant devant les dieux d'Elkéna, de Libna, de Mamacra, de Korasch et de Pharaon.
Fig. 5. Le dieu idolâtre d'Elkéna.
Fig. 6. Le dieu idolâtre de Libna.
Fig. 7. Le dieu idolâtre de Mamacra.
Fig. 8. Le dieu idolâtre de Korasch.
Fig. 9. Le dieu idolâtre de Pharaon.
Fig. 10. Abraham en Égypte.
Fig. 11. Vise à représenter les piliers du ciel, tels que les Égyptiens les concevaient.
Fig. 12. Raqia, signifiant étendue, ou le firmament qui se trouve au-dessus de nos têtes; mais dans ce cas-ci, dans ce contexte, les Égyptiens lui donnaient le sens de Schama, être élevé, ou les cieux, ce qui correspond au mot hébreu Schamaïm.


FAC-SIMILÉ TIRÉ DU LIVRE D'ABRAHAM


nº 2

Explication


Fig. 1. Kolob, signifiant la première création, la plus proche du céleste, ou de la résidence de Dieu. La première quant au gouvernement, la dernière en ce qui concerne la mesure du temps. La mesure se fait selon le temps céleste, temps céleste qui signifie un jour par coudée. Un jour sur Kolob est égal à mille ans selon la mesure de cette terre, que les Égyptiens appellent Jah-oh-eh.

Fig. 2. Se trouve à côté de Kolob, appelée Oliblisch par les Égyptiens, la deuxième grande création directrice proche du céleste ou du lieu où Dieu réside; détient aussi la clef du pouvoir par rapport à d'autres planètes; révélée par Dieu à Abraham tandis que celui-ci offrait un sacrifice sur un autel qu'il avait élevé au Seigneur.

Fig. 3. Vise à représenter Dieu, assis sur son trône, revêtu de puissance et d'autorité, avec, sur la tête, une couronne de lumière éternelle; représente aussi les grands mots-clefs de la Sainte Prêtrise, révélés à Adam dans le jardin d'Éden, et aussi à Seth, à Noé, à Melchisédek, à Abraham et à tous ceux à qui la prêtrise fut révélée.

Fig. 4. Correspond au mot hébreu Raqia, signifiant étendue, ou le firmament des cieux; aussi, représentation numérique, signifiant, en égyptien, mille; correspond à la mesure du temps d'Oliblisch, qui est égale à Kolob dans sa révolution et la mesure de son temps.

Fig. 5. Appelée en égyptien Enisch-go-on-Dosch; c'est également l'une des planètes directrices; les Égyptiens disent que c'est le soleil et qu'elle emprunte sa lumière à Kolob par l'intermédiaire de Ka-i-vanrasch, qui est la grande Clef, ou en d'autres termes, la puissance directrice, qui gouverne quinze autres planètes ou étoiles fixes, de même que Flo-is ou la lune, la terre et le soleil dans leurs révolutions annuelles. Cette planète reçoit son pouvoir par l'intermédiaire de Kli-flos-is-es, ou Hakokabim, les étoiles représentées par les nombres 22 et 23, qui, elles, reçoivent leur lumière des révolutions de Kolob.

Fig. 6. Représente les quatre coins de la terre.

Fig. 7. Représente Dieu assis sur son trône, révélant, à travers les cieux, les grands mots-clefs de la Prêtrise; également le signe du Saint-Esprit donné à Abraham sous la forme d'une colombe.

Fig. 8. Contient des écrits qui ne peuvent pas être révélés au monde; mais peut s'obtenir dans le saint temple de Dieu.

Fig. 9. Ne devrait pas être révélé actuellement.

Fig. 10. Idem.

Fig. 11. Idem. Si le monde peut découvrir ces nombres, qu'il en soit ainsi. Amen.
Les figures 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20 et 21 seront données au temps fixé du Seigneur.
La traduction ci-dessus est donnée dans la mesure où nous avons le droit de le faire actuellement.

FIN

Posté par Adriana Evangelizt

FIN

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30 septembre 2007 7 30 /09 /septembre /2007 15:18

Livre apocryphe d'Abraham... il y est question des sacrifices humains pratiqués par les Egyptiens, chose dont on a tendance à ne point parler, et que "nos ancêtres" pratiquèrent aussi en leur temps lorsqu'ils sacrifiaient à Moloch. Vous verrez qu'il est question ici -dans un passage très court- d'un lit aperçu par Abraham. Il est en est question aussi dans l'Ancien Testament. Or, ce lit était en réalité en fer, on y attachait la victime pour la faire "griller"... elle poussait des cris épouvantables avant de succomber. Nous allons poser bientôt un livre qui s'intitule Moloch chez les Hébreux où il est question de ce supplice sacrificiel.

LIVRE D'ABRAHAM


TRADUIT DU PAPYRUS PAR JOSEPH SMITH

1ère partie

 

Richard Harris dans le rôle d'Abraham

Traduction de textes anciens qui, des catacombes d'Égypte, sont tombés entre nos mains. Écrits d'Abraham du temps où il était en Égypte, appelés Livre d'Abraham, écrits de sa propre main, sur papyrus. (History of the Church, vol. 2, pp. 235–36, 348–51.)


CHAPITRE 1


Abraham recherche les bénédictions de l'ordre patriarcal — Il est persécuté par de faux prêtres en Chaldée — Jéhovah le sauve — Passage en revue des origines et du gouvernement de l'Égypte.


1 Dans le pays des Chaldéens, dans la résidence de mes pères, moi, Abraham, je vis qu'il était nécessaire de me procurer un autre lieu de crésidence;

2 et voyant qu'il y avait là davantage de bonheur, de paix et de repos pour moi, je recherchai les bénédictions des pères et le droit auquel je devais être ordonné pour administrer celles-ci; ayant moi-même été disciple de la justice, désirant aussi être possesseur d'une grande connaissance, être un meilleur disciple de la justice, posséder une plus grande connaissance, être le père de nombreuses nations, un prince de la paix, et désirant recevoir des instructions et garder les commandements de Dieu, je devins héritier légitime, Grand Prêtre, détenant le droit qui appartenait aux pères.

3 Il me fut conféré venant des pères; il descendit des pères depuis le commencement des temps, oui depuis le commencement, ou avant la fondation de la terre jusqu'à présent, le droit du premier-né, ou du premier homme, qui est Adam, ou premier père, par l'intermédiaire des pères jusqu'à moi.

4 Je recherchai ma désignation à la Prêtrise, selon le décret lancé par Dieu aux pères concernant la postérité.

5 Mes pères, qui s'étaient détournés de leur justice et des saints commandements que le Seigneur, leur Dieu, leur avait donnés, pour adorer les dieux des païens, refusèrent absolument d'écouter ma voix;
6 car leur cœur était
décidé à faire le mal et entièrement tourné vers le dieu d'Elkéna, et le dieu de Libna, et le dieu de Mamacra, et le dieu de Korasch, et le dieu de Pharaon, roi d'Égypte.

7 C'est pourquoi, ils tournèrent leur cœur vers les sacrifices des païens, offrant leurs enfants à leurs idoles muettes, et ils n'écoutèrent pas ma voix, mais s'efforcèrent de m'ôter la vie par la main du prêtre d'Elkéna. Le prêtre d'Elkéna était aussi le prêtre de Pharaon.

8 Or, à cette époque, le prêtre de Pharaon, roi d'Égypte, avait coutume d'offrir des hommes, des femmes et des enfants sur l'autel qui avait été élevé dans le pays de Chaldée pour faire des offrandes à ces dieux étrangers.

9 Et il arriva que le prêtre fit une offrande au dieu de Pharaon, et aussi au dieu de Schagréel à la manière des Égyptiens. Or le dieu de Schagréel était le soleil.

10 Et le prêtre de Pharaon offrit même un enfant comme sacrifice d'actions de grâces sur l'autel qui se dressait près de la colline appelée colline de Potiphar, au début de la plaine d'Olischem.

11 Or, ce prêtre avait offert sur cet autel trois vierges à la fois, lesquelles étaient filles d'Onita, membre de la lignée royale provenant directement des reins de Cham. Ces vierges avaient été sacrifiées à cause de leur vertu; elles n'avaient pas voulu se prosterner pour adorer des dieux de bois ou de pierre; c'est pourquoi elles furent tuées sur cet autel, et cela se fit à la manière des Égyptiens.

12 Et il arriva que les prêtres se saisirent de moi avec violence, afin de me tuer aussi, comme ils l'avaient fait à ces vierges sur cet autel; et afin que vous ayez une connaissance de cet autel, je vous renvoie à la représentation qui figure au commencement de cet écrit.

13 Il avait la forme d'un bois de lit, tel qu'on en trouvait chez les Chaldéens, et il était placé devant les dieux d'Elkéna, de Libna, de Mamacra, de Korasch, et aussi devant un dieu semblable à celui de Pharaon, roi d'Égypte.

14 Pour que vous vous fassiez une idée de ces dieux, je vous en ai donné la représentation dans les figures qui sont au début; ce genre de figures est appelé, par les Chaldéens, Ralinos, ce qui signifie hiéroglyphes.

15 Et comme ils levaient les mains sur moi, afin de m'offrir en sacrifice et de m'ôter la vie, voici, j'élevai la voix vers le Seigneur, mon Dieu, et le Seigneur entendit et écouta, et il me remplit de la vision du Tout-Puissant, et l'ange qui est devant sa face se tint auprès de moi et défit immédiatement mes liens.

16 Et sa voix me dit: Abraham, Abraham, voici, mon anom est Jéhovah, je t'ai entendu, et je suis descendu pour te délivrer et pour t'emmener de la maison de ton père, et de toute ta parenté, dans un pays étranger dont tu ne sais rien;

17 et cela parce qu'ils ont détourné leur cœur de moi, pour adorer le dieu d'Elkéna, le dieu de Libna, le dieu de Mamacra, le dieu de Korasch et le dieu de Pharaon, roi d'Égypte; c'est pourquoi, je suis descendu pour intervenir contre eux et pour détruire celui qui a levé la main contre toi, Abraham, mon fils, pour t'ôter la vie.

18 Voici, je te conduirai par la main, et je te prendrai pour mettre sur toi mon nom, oui, la Prêtrise de ton père, et mon pouvoir sera sur toi.

19 Il en sera de toi comme il en fut de Noé; mais, par ton ministère, mon nom sera connu sur la terre à jamais, car je suis ton Dieu.

20 Voici, la colline de Potiphar se trouvait dans le pays d'Ur, de Chaldée. Le Seigneur brisa l'autel d'Elkéna et des dieux du pays, les détruisit complètement et frappa le prêtre, qui mourut; et il y eut un grand deuil en Chaldée, et aussi à la cour de Pharaon, Pharaon qui signifie: roi de sang royal.

21 Or, ce roi d'Égypte était un descendant des reins de Cham, et, de par sa naissance, était du même sang que les Cananéens.

22 C'est de cette lignée que provenaient tous les Égyptiens, et c'est ainsi que le sang des Cananéens fut conservé dans le pays.

23 Le pays d'Égypte fut découvert en premier lieu par une femme, qui était fille de Cham et fille d'Égyptus, ce qui, en chaldéen, signifie Égypte, ou ce qui est interdit.

24 Lorsque cette femme découvrit le pays, il était inondé; elle y établit ensuite ses fils; et c'est ainsi que, de Cham, provint cette race qui conserva la malédiction dans le pays.

25 Or, le premier gouvernement de l'Égypte fut établi par Pharaon, fils aîné d'Égyptus, la fille de Cham, et il le fut à la manière du gouvernement de Cham, qui était patriarcal.

26 Pharaon, homme juste, établit son royaume et jugea son peuple sagement et justement pendant toute sa vie, s'appliquant à imiter cet ordre établi par les pères au cours des premières générations, du temps du premier règne patriarcal, le règne d'Adam, et aussi celui de Noé, son père, qui le bénit des bénédictions de la terre et des bénédictions de la sagesse, mais le maudit relativement à la Prêtrise.

27 Or, Pharaon, étant de ce lignage qui ne lui donnait pas droit à la Prêtrise, bien que les pharaons s'en réclamassent volontiers de Noé par Cham, c'est ainsi que mon père fut égaré par leur idolâtrie.

28 Mais je m'efforcerai, dans la suite, de tracer la chronologie, en commençant par moi-même et en remontant jusqu'au commencement de la création, car les annales me sont parvenues entre les mains, ces annales que j'ai conservées jusqu'à présent.

29 Or, après que le prêtre d'Elkéna eut été frappé à mort, ces choses qui m'avaient été dites au sujet du pays de Chaldée s'accomplirent, qu'il y aurait une famine dans le pays.

30 Et de fait, la famine régna dans tout le pays de Chaldée, et mon père fut cruellement tourmenté à cause de la famine, et il se repentit de la mauvaise action qu'il avait décidée à mon égard, à savoir m'ôter la avie.

31 Mais les annales des pères, des patriarches, concernant le droit à la Prêtrise, le Seigneur, mon Dieu, les conserva entre mes mains; c'est pourquoi j'ai gardé jusqu'à ce jour la connaissance du commencement de la création et aussi des planètes et des étoiles, telles qu'elles furent révélées aux pères, et je vais m'efforcer d'écrire, au profit de ma postérité qui viendra après moi, quelques-unes de ces choses sur ces annales.

CHAPITRE 2


Abraham quitte Ur pour aller à Canaan — Jéhovah lui apparaît à Charan — Toutes les bénédictions de l'Évangile sont promises à sa postérité, et, par l'intermédiaire de sa postérité, à tous — Il va à Canaan et poursuit son chemin vers l'Égypte.

1 Or, le Seigneur Dieu rendit la famine terrible dans le pays d'Ur, de telle sorte que Haran, mon frère, mourut; mais Térach, mon père, vivait toujours dans le pays d'Ur en Chaldée.

2 Et il arriva que moi, Abraham, je pris pour femme Saraï, et Nachor, mon frère, prit pour femme Milca, qui était fille d'Haran.

3 Or, le Seigneur m'avait adit: Abraham, quitte ton pays, ta parenté et la maison de ton père, va vers le pays que je te montrerai.

4 C'est pourquoi je quittai le pays d'Ur en Chaldée, pour aller au pays de Canaan, et je pris Lot, le fils de mon frère, sa femme et Saraï, ma femme; et mon père me suivit également dans le pays que nous appelions Charan.

5 La famine s'atténua; et mon père resta à Charan et y demeura, car il y avait de nombreux troupeaux à Charan; et mon père retourna à son idolâtrie, c'est pourquoi il se fixa à Charan.

6 Mais moi, Abraham, et Lot, le fils de mon frère, nous priâmes le Seigneur, et le Seigneur m'apparut et me dit: Lève-toi, et prends Lot avec toi; car j'ai résolu de te faire sortir de Charan et de faire de toi un ministre qui portera mon nom dans un pays étranger que je donnerai en possession éternelle à ta postérité après toi, lorsqu'elle écoutera ma voix.

7 Car je suis le Seigneur, ton Dieu; je demeure au ciel; la terre est mon marchepied; j'étends la main au-dessus de la mer, et elle obéit à ma voix; du vent et du feu je fais mon char; je dis aux montagnes: Partez d'ici, et voici, elles sont enlevées par un tourbillon, en un instant, soudainement.

8 Mon nom est Jéhovah, et je connais la fin dès le commencement; c'est pourquoi, ma main sera sur toi.

9 Je ferai de toi une grande nation, je te abénirai au-delà de toute mesure, je rendrai ton nom grand parmi toutes les nations, et tu seras une bénédiction pour ta postérité après toi, en ceci qu'elle portera, de ses mains, ce ministère et cette Prêtrise à toutes les nations,

10 Et je la bénirai par ton nom, car tous ceux qui recevront cet Évangile seront appelés de ton nom, seront considérés comme ta postérité et se lèveront et te béniront, toi, leur père.

11 Et je bénirai ceux qui te bénissent, et je maudirai ceux qui te maudissent; et en toi (c'est-à-dire en ta Prêtrise), et en ta postérité (c'est-à-dire ta Prêtrise), car je te fais la promesse que ce droit continuera en toi et en ta postérité après toi (c'est-à-dire la postérité littérale ou postérité selon la chair), toutes les familles de la terre seront bénies des bénédictions de l'Évangile, lesquelles sont les bénédictions du salut, de la vie éternelle.

12 Et lorsque le Seigneur se fut retiré après m'avoir parlé, et qu'il eut retiré sa face de devant moi, je dis en mon cœur: Ton serviteur t'a cherché avec ferveur; maintenant je t'ai trouvé;

13 tu as envoyé ton ange pour me délivrer des dieux d'Elkéna, et je ferai bien d'écouter ta voix; que ton serviteur se lève donc et parte en paix.

14 C'est ainsi que moi, Abraham, je m'en allai comme le Seigneur me l'avait dit, et j'emmenai Lot; et moi, Abraham, j'étais âgé de soixante-deux ans lorsque je m'en allai de Charan.

15 Je pris Saraï, que j'avais prise pour femme lorsque j'étais à Ur, en Chaldée, Lot, le fils de mon frère, tous nos biens que nous avions rassemblés et les âmes que nous avions gagnées à Charan, et nous nous mîmes en route vers le pays de Canaan et, tandis que nous étions en route, nous demeurions dans des tentes.

16 L'éternité était donc notre abri, notre roc et notre salut, tandis que nous voyagions de Charan, par le chemin de Jerschon, pour aller au pays de Canaan.

17 Alors, moi, Abraham, je bâtis un autel dans le pays de Jerschon, fis une offrande au Seigneur et priai que la famine fût détournée de la maison de mon père, afin qu'elle ne pérît pas.

18 Puis nous quittâmes Jerschon et traversâmes le pays en direction du lieu appelé Sichem; il était situé dans les plaines de Moré, et nous étions déjà entrés dans les régions frontières du pays des Cananéens; et là, dans les plaines de Moré, j'offris un sacrifice et invoquai le Seigneur avec dévotion, parce que nous étions déjà entrés dans le pays de cette nation idolâtre.

19 Et le Seigneur m'apparut en réponse à mes prières, et me dit: C'est à ta postérité que je donnerai ce pays.

20 Et moi, Abraham, je me levai du lieu où j'avais élevé l'autel au Seigneur, et je me rendis de là dans la montagne à l'est de Béthel, et j'y dressai ma tente, Béthel à l'ouest et à l'est; je bâtis là un autre autel au Seigneur et invoquai de nouveau le nom du Seigneur.

21 Et moi, Abraham, je voyageai, continuant toujours vers le sud; la famine persistait dans le pays, et moi, Abraham, je résolus de descendre en Égypte pour y séjourner, car la famine devenait très pénible.

22 Et il arriva que comme j'étais sur le point d'entrer en Égypte, le Seigneur me dit: Voici, Saraï, ta femme, est très belle à voir;

23 c'est pourquoi, il arrivera que lorsque les Égyptiens la verront, ils diront: C'est sa femme, et ils te tueront, mais ils lui laisseront la vie; veille donc à faire ainsi:

24 Qu'elle dise aux Égyptiens qu'elle est ta sœur, et ton âme vivra.

25 Et il arriva que moi, Abraham, je dis à Saraï, ma femme, tout ce que le Seigneur m'avait dit: C'est pourquoi, dis-leur, je te prie, que tu es ma sœur, afin que je sois bien traité à cause de toi, et mon âme vivra grâce à toi.

CHAPITRE 3


Abraham acquiert, à l'aide de l'urim et du thummim, des connaissances sur le soleil, la lune et les étoiles — Le Seigneur lui révèle la nature éternelle des esprits — Il est instruit de la vie préterrestre, de la préordination, de la création, du choix d'un Rédempteur et du second état de l'homme.

1 Et moi, Abraham, j'avais l'urim et le thummim que le Seigneur, mon Dieu, m'avait donnés à Ur en Chaldée.

2 Je vis les étoiles, je vis qu'elles étaient très grandes, et que l'une d'elles était tout près du trône de Dieu; et il y en avait beaucoup de grandes qui en étaient proches.

3 Et le Seigneur me dit: Ce sont celles qui gouvernent, et le nom de la grande est Kolob, parce qu'elle est près de moi, car je suis le Seigneur, ton Dieu: j'ai placé celle-là pour gouverner toutes celles qui appartiennent au même ordre que celle sur laquelle tu te tiens.

4 Et le Seigneur me dit, par l'urim et le thummim, que Kolob était à la manière du Seigneur, selon ses temps et ses saisons dans ses révolutions; qu'une révolution était un jour pour le Seigneur, selon sa manière de compter, alors qu'elle était de mille ans selon le temps désigné pour l'astre sur lequel tu te tiens. C'est là le calcul du temps du Seigneur, selon le calcul de Kolob.

5 Et le Seigneur me dit: la planète qui est le plus petit luminaire, plus petite que celle qui domine sur le jour, c'est-à-dire celle qui domine sur la nuit, est supérieure ou plus grande que celle sur laquelle tu te tiens, au point de vue calcul, car elle se meut dans un ordre plus lent; cela est dans l'ordre, parce qu'elle se trouve au-dessus de la terre sur laquelle tu te tiens, c'est pourquoi le calcul de son temps n'est pas aussi élevé quant à son nombre de jours, de mois et d'années.

6 Et le Seigneur me dit: Or, Abraham, ces deux faits existent; voici, tes yeux le voient; il t'est donné de connaître les temps qui servent à calculer, et le temps fixé, oui, le temps fixé de la terre sur laquelle tu te tiens, le temps fixé du plus grand luminaire qui est placé pour présider au jour, et le temps fixé du plus petit luminaire qui est placé pour présider à la nuit.

7 Or donc, le temps fixé du plus petit luminaire est un temps plus long, quant à son calcul, que le calcul du temps de la terre sur laquelle tu te tiens.

8 Et là où ces deux faits existent, il y aura un autre fait au-dessus d'eux, c'est-à-dire qu'il y aura une autre planète dont le calcul du temps sera plus long encore;

9 et ainsi, il y aura toujours une planète dont le calcul du temps sera supérieur à l'autre, jusqu'à ce que tu t'approches de Kolob, Kolob qui est selon le calcul du temps du Seigneur; Kolob, qui est placée près du trône de Dieu pour gouverner toutes ces planètes qui appartiennent au même aordre que celle sur laquelle tu te tiens.

10 Et il t'est donné de connaître le temps fixé de toutes les étoiles qui sont placées pour éclairer, jusqu'à ce que tu t'approches du trône de Dieu.

11 C'est ainsi que moi, Abraham, je parlai avec le Seigneur, face à face, comme un homme parle avec un autre; et il me parla des œuvres que ses mains avaient faites.

12 Et il me dit: Mon fils, mon fils (et sa main était étendue), voici, je vais te les montrer toutes. Et il mit la main sur mes yeux, et je vis les choses que ses mains avaient faites, qui étaient nombreuses; et elles se multiplièrent devant mes yeux, et je ne pus en voir la fin.

13 Et il me dit: Voici Schinéha, qui est le soleil. Et il me dit: Kokob, qui veut dire étoile. Et il me dit: Oléa, qui est la lune. Et il me dit: Kokabim, qui signifie étoiles, ou tous les grands luminaires qui étaient dans l'étendue du ciel.

14 Et c'est la nuit que le Seigneur m'adressa ces paroles: Je te multiplierai, toi et ta postérité après toi, comme ceux-là; si tu peux compter le nombre de grains de sable, ce sera le nombre de tes descendants.

15 Et le Seigneur me dit: Abraham, je te montre ces choses avant que tu n'ailles en Égypte, afin que tu puisses annoncer toutes ces paroles.

16 Si deux choses existent, et que l'une soit au-dessus de l'autre, il y aura des choses plus grandes au-dessus d'elles; c'est pourquoi Kolob est la plus grande de toutes les Kokabim que tu as vues, parce qu'elle est tout près de moi.

17 Or, s'il y a deux choses, l'une au-dessus de l'autre, et si la lune est au-dessus de la terre, alors il se peut qu'une planète ou une étoile existe au-dessus d'elle; et il n'est rien que ton Dieu n'accomplisse, s'il prend à cœur de le faire.

18 Quoi qu'il en soit, il a fait la plus grande étoile. De même aussi, s'il y a deux esprits, et que l'un soit plus intelligent que l'autre, cependant ces deux esprits, malgré que l'un soit plus intelligent que l'autre, n'ont pas de commencement; ils ont existé avant, ils n'auront pas de fin, ils existeront après, car ils sont a'olam, ou éternels.

19 Et le Seigneur me dit: Ces deux faits existent vraiment, que, de deux esprits, l'un est plus intelligent que l'autre; il y en aura un autre plus intelligent qu'eux; je suis le Seigneur, ton Dieu, je suis plus intelligent qu'eux tous.

20 Le Seigneur, ton Dieu, t'a envoyé son ange pour te délivrer des mains du prêtre d'Elkéna.

21 Je demeure au milieu d'eux tous; c'est pourquoi je suis descendu maintenant vers toi pour t'annoncer les œuvres que mes mains ont faites, en quoi ma sagesse les surpasse tous, car je règne dans les cieux en haut, et sur la terre en bas, en toute sagesse et en toute prudence, sur toutes les intelligences que tes yeux ont vues depuis le commencement; je descendis, au commencement, au milieu de toutes les intelligences que tu as vues.

22 Or, le Seigneur m'avait montré, à moi, Abraham, les intelligences qui furent organisées avant que le monde fût; et parmi toutes celles-là, il y en avait beaucoup de nobles et de grandes;

23 et Dieu vit que ces âmes étaient bonnes, et il se tint au milieu d'elles et dit: De ceux-ci je ferai mes dirigeants. Car il se tint parmi ceux qui étaient esprits et il vit qu'ils étaient bons; et il me dit: Abraham, tu es l'un d'eux; tu fus achoisi avant ta naissance.

24 Et il y en avait un parmi eux qui était semblable à Dieu, et il dit à ceux qui étaient avec lui: Nous descendrons, car il y a de l'espace là-bas, nous prendrons de ces matériaux, et nous ferons une terre sur laquelle ceux-là pourront habiter;

25 nous les mettrons ainsi à l'épreuve, pour voir s'ils feront tout ce que le Seigneur, leur Dieu, leur commandera;

26 ceux qui gardent leur premier état recevront davantage; ceux qui ne gardent pas leur premier état n'auront pas de gloire dans le même royaume que ceux qui gardent leur premier état; et ceux qui gardent leur second état recevront plus de gloire sur leur tête pour toujours et à jamais.

27 Le Seigneur dit: Qui enverrai-je? Un, qui était semblable au Fils de l'Homme, répondit: Me voici, envoie-moi. Et un autre répondit et dit: Me voici, envoie-moi. Le Seigneur dit: J'enverrai le premier.

28 Et le second fut en colère, et il ne garda pas son premier état; et ce jour-là, beaucoup le suivirent.

A suivre...

Posté par Adriana Evangelizt

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Published by Adriana Evangelizt - dans Textes et Evangiles Apocryphes
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