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19 octobre 2007 5 19 /10 /octobre /2007 04:11

 

Une étude de la Bible



Par Georges Timmermans

 

 

Introduction



Suite à des travaux à environ 20 miles au nord-ouest de Jérusalem, des terrassiers découvrent l'entrée d'une caverne. Le travail est arrêté immédiatement et une équipe de scientifiques descend sur le site pour l'étudier. Dans cette région qui a été occupée par des Egyptiens, Assyriens, Babyloniens, Grecs, Romains, Turcs ou Croisés, la moindre trace archéologique du passage de ces peuples peut être irrémédiablement perdue par les entreprises des promoteurs.

En 1995, plus de 300 sites archéologiques étaient activement fouillés par les chercheurs. Ces activités sont
loin de faire l'unanimité parmi la population, et pour cause.
Ceci a
intensifié le ressentiment parmi les Arabes palestiniens, qui insistent que Jérusalem leur appartient et craignent que les fouilles effectuées par les Israéliens détruisent leurs lieux saints dans la ville et le pays.

Pour environ 3 milliards de juifs, de chrétiens et de musulmans, c'est la terre sainte, chacune de ces religions
se réclame du livre pour clamer qu'elle seule détient la vérité.
Aussi le moindre coup de pelle d'un archéologue provoque un espoir insensé
où se mêlent nationalisme et religion pour établir enfin la réalité des événements bibliques.
Cet espoir est souvent déçu, si ce n'est pas la trouvaille qui
infirme les textes bibliques. La découverte de 23 urnes remplies d'os humains découvertes dans l'ouverture rocheuse au nord-ouest de Jérusalem, semblait prouver, suite à une lecture hâtive de lettres gravées sur les parois des urnes, que ces ossements appartenaient à une famille de patriotes juifs, les Hashmonaïm, également connue sous le nom des Macchabée. La découverte provoqua une forte excitation internationale, exception faite des juifs ultra-orthodoxes, qui croient que déranger des ossements humains équivaut à violer la loi juive. Deux semaines après l'annonce de cette découverte l'autorité israélienne des antiquités apportait un démenti formel : les lettres avaient été mal interprétées.
Il n'y avait donc plus aucune raison de croire que c'étaient les os de la famille des Macchabée.

Entre 1963 et 1965, à Massada, dans le désert de Judée, un archéologue israélien Yigael Yadin découvrit des squelettes. Ils furent reconnus comme étant ceux des martyrs juifs qui se suicidèrent collectivement plutôt que de se soumettre à l'envahisseur romain, en 70 de notre ère : et comme tels, enterrés solennellement. Mais Yadin avait aussi trouvé sur les lieux
des os de porcs. Comme les Zélotes ne pouvaient pas enterrer leurs morts avec ces animaux impurs, Yadin pensa dès cette époque qu'il pouvait s'agir de chrétiens ou de soldats romains, ces derniers sacrifiant des porcs au moment des funérailles. Il se peut donc que ce soient leurs ennemis, les Romains, qui aient été enterrés à la place des martyrs juifs.

Cette recherche de preuves matérielles est bien problématique.
Il ne faut pas perdre de vue que les chercheurs reconstruisent les sociétés antiques par des fragments de poteries, de statuaires ou de maçonnerie. Du temps de l'antiquité,
les Israélites à la différence de plusieurs de leurs voisins, ont écrit la plupart du temps sur du papyrus périssable au lieu d'argile.
Mais le sujet dans son entier est délicat, car presque chacun est concerné par les Ecritures.
Les
ultraconservateurs juifs et chrétiens n'aiment pas entendre que des passages de la bible puissent être fictifs. Pour les athées, affirmer catégoriquement que toute la bible n'est qu'un conte de fées, sans pouvoir l'étayer par des preuves matérielles, n'est pas très rationnel.
De même, pour la majorité des modérés, la bible est à la base de la culture occidentale, il importe donc que ses récits soient fondés sur le résultat de recherches scientifiques.
Cependant, suite à une pléthore de découvertes récentes, celles-ci ne font
qu'augmenter la complexité du décryptage biblique.
En 1993 des archéologues ont découvert dans un monticule appelé Tel Dan au nord d'Israël, un texte découpé dans un morceau de basalte qui se rapporte "à la Chambre de David" et "du roi d'Israël" C'est la première fois que le nom du monarque juif a été trouvé en dehors de la bible, ce qui semble avérer qu'il était davantage que la seule légende.

Seulement bien des croyants suspectent Abraham, Isaac et Jacob, les fondateurs traditionnels du judaïsme, de n'avoir jamais existé,
beaucoup doutent de l'esclavage en Égypte de l'exode, et relativement peu d'historiens modernes croient à la conquête par Josua de Jéricho et de la terre promise.
Toutes ces découvertes et théories sont vigoureusement contestées tant par des archéologues, que par des religieux ou des historiens. Chacun a sa version sur le sujet qui lui convient.
Si l'histoire d'Israël après le règne du Roi Salomon, est généralement acceptée pour être basée sur des faits historiques c'est parce qu'elle est corroborée par des comptes rendus indépendants des rois dans des inscriptions égyptiennes et assyriennes.
En bref, il y a les maximalistes, qui considèrent la bible comme un guide légitime pour la recherche archéologique, et les minimalistes, ou les nihilistes bibliques, qui croient que la bible est avant tout
un document religieux. Mais que l'on puisse en exploiter "le matériel".
Pendant ce temps
les archéologues recherchent toujours de nouvelles évidences qui peuvent aider à résoudre bien des questions sans réponse : Moïse a-t-il vraiment existé ? L'exode s'est-il produit ? Josua a-t-il combattu à la bataille de Jéricho ?

Le mont Sinaï

Où se situe le mont Sinaï ? La question agite le monde religieux et scientifique depuis des décennies. Le Djebel Moesa, où se situe le cloître Sainte Catherine, que l'église orthodoxe tient pour le véritable mont Sinaï, est balayé par un définitif "Aucun scientifique sérieux ne peut encore admettre que ce lieu soit celui où Moïse reçut les tables de la loi."
Mais alors que l'on avait renoncé à localiser l'authentique Mont Sinaï, l'archéologue italien, Emmanuel Anati, relance le débat, par une déclaration qui selon lui va "provoquer un tremblement de terre parmi les archéologues."
Il certifie que la montagne de Moïse se trouverait non pas au Sud mais
au Nord de la péninsule du Sinaï, dans le désert du Néguev.

Emmanuel Anati, directeur du Centre d'études préhistoriques de Capo di Ponte (Lombardie) et chargé de mission par l'Unesco, a fouillé pendant 19 ans ce modeste plateau situé en plein Néguev. Exit la montagne tremblante et tonnante de la Bible, mais
un haut lieu cultuel des peuples mégalithiques, qui regroupent des centaines de sites tels des tumulus, des pierres dressées, des sanctuaires et des rochers couverts de gravures.

Har Karkom

Voici des extraits des conclusions d'Emmanuel Anati qui confortent sa thèse sur le choix d'Har Karkom comme la montagne qu'a gravi Moïse.

"J'ai visité Har Karkom pour la première fois en 1954. En arrivant sur place j'ai été frappé par cette montagne, un relief en forme de mésa, entourée de précipices et couronnée de deux proéminences. Le vent y souffle en permanence et projette le sable contre les rochers ce qui les fait chanter... en arabe cette montagne s'appelait djebel Ide id ou "
La montagne de la célébration"... elle fut débaptisée pour recevoir le nom israélien de Har Karkom ou "montagne de safran". Les sites les plus anciens remontant à 500.000 ans, mais la majorité datent d'une période qui s'étend de 4300 à 2000 ans av. J.C. incluant le chalcolithique, le bronze ancien et le début du bronze moyen. Cette montagne sacrée est sans autre équivalent, dans la péninsule du Sinaï.
L'archéologue constate qu'à l'âge du bronze ancien, la montagne est
réservée à une élite et que tout le monde ne peut s'y rendre pour le culte, cette conclusion il l'établit vu le bon état des lieux du culte. Pour lui il n'y a aucun doute c'est le premier point commun avec le mont Sinaï. "Le peuple ne peut gravir le mont Sinaï." (Exode 19,12-13)

Il note d'autres indices qui tous le confortent dans son jugement, les 12 piliers au pied de la montagne, "... et douze stèles pour les douze rameaux d'Israël." - l'Exode (24,4) :, les restes d'un petit sanctuaire, entourés de tumulus, et d'une accumulation de rochers gravés, parmi les motifs des empreintes de pieds dirigées vers le sommet signe qui depuis le néolithique signifie adoration, il compare les ruines avec
le temple découvert par Moïse au sommet de la montagne. Pendant les fouilles de 1998, les chercheurs découvrent au centre d'une structure, composée de pierres noires, une pierre calcaire blanche intentionnellement taillée en demi-cercle et déposée là. "Selon nos observations, il s'agissait probablement d'un monument dédicatoire, érigé pour commémorer un événement d'importance... Le peuple qui habitait ce désert au bronze ancien aurait donc dédié ce tumulus à un dieu lunaire, symbolisé par cette pierre blanche, c'est-à-dire le dieu Sin. Har Karkom était la montagne du dieu Sin, ou comme le pensent certains spécialistes telle l'italienne Rosetta Bastoni, le mont Sinaï. Bien sûr les documents archéologiques collectés, s'ils font écho à la narration biblique, ne démontrent pas que la Bible dit vrai, ni ne prouvent la révélation de Moïse. Mais la découverte du tumulus dédicatoire au dieu de la lune en apporte clairement la preuve : nous ne sommes plus dans le domaine du mythe."
Ce site hors du commun dans la région fut peut -être visité par des témoins qui, fascinés par l'ensemble cultuel, auraient
attribué à ces vestiges l'histoire de leurs pères. Ses observations ont peut-être servi pour la rédaction de ce qui deviendra l'Ancien Testament.
Geofroy de Monmouth au XII siècle, affirma que les mégalithes de Stonehenge étaient l'oeuvre fabuleuse du non moins légendaire roi Arthur. Ce moine anglais est l'auteur d'une Histoire des Rois de Bretagne rédiger en latin entre 1135-1138.
Seulement un site chrétien sur le net "Kerk Web" relate d'autres affirmations d'Anati qui décrit des personnages "qui n'adoraient point la lune et le soleil mais
un signe sans image : une simple ligne..." Selon les informations du site biblique l'équipe d'Anati découvre une grande quantité de gravures rupestres d'inspiration religieuse, le rédacteur s'empresse de les assimiler à des scènes bibliques ainsi qu'une table de pierre sur laquelle sont gravés les dix commandements.

Des découvertes archéologiques qui contredisent les études bibliques actuelles.

La thèse d'Emmanuel Anati contredit ceux qui remettent en question l'aspect historique de l'Ancien Testament. La réaction ne s'est pas fait attendre. "La thèse d'Emmanuel Anati, observe Jean-Baptiste Humbert, archéologue à l'Ecole biblique de Jérusalem, est anachronique. Sa datation de l'Exode
précède de 2000 ans la rédaction de la Bible."

Pour Ora Lipschitz, spécialiste israélienne d'histoire biblique "La méthode consistant à mesurer l'âge de la patine qui recouvre les pierres gravées est en effet très approximative". Elle précise qu'effectivement ces vestiges se concentrent".... dans une région qui peut correspondre à celle du récit biblique... Mais qu'est-ce que cela prouve ? Rien, en fait. Har Karkom pourrait être le mont Sinaï,
tout comme 300 ou 400 autres sommets dans la région !" L'historienne conclut "La bible est d'abord un texte composé et recomposé durant des centaines d'années par de nombreux auteurs aux points de vue souvent différents et contradictoires... A son propos, mieux vaudrait parler de littérature, de légende ou de conte, plutôt que d'histoire. Il est donc futile de se demander quelles sont les relations entre cette oeuvre et les vestiges archéologiques".
Emmanuel Anati s'appuie sur les anciennes traditions orales des peuples du désert et d'une réinterprétation à l'époque de la rédaction des textes. Jean - Baptiste Humbert, acquiesce. "... mais le phénomène n'est pas original en soi. Au Moyen Age, en France, on a ainsi imaginé plusieurs légendes pour expliquer l'origine de la grotte aux Fées."


Le Vatican

Le Vatican a, lui, salué le travail d'Anati. Le 5 janvier 1999 après une campagne de fouilles couronnées de succès en 1998, l'Observatore romano, organe officiel du Vatican, reconnaissait la validité de son travail archéologique et encourageait l'archéologue à poursuivre son travail.

Identifier le mont Sinaï, et trouver parmi les vestiges sacrés qui s'y sont accumulés pendant 500.000 ans, des gravures rupestres d'inspiration religieuse et interprétées comme biblique, peut être considérées
comme un détournement en faveur du monothéisme mosaïque. Le Vatican ne s'y est pas trompé, et malgré sa prudence en la matière a souscrit aux conclusions en faveur de la thèse du préhistorien.

ILS ONT DES YEUX POUR VOIR ET ILS NE VOIENT PAS...

Comme dans l'histoire de Copernic ou Galilée, les progrès de la science bousculent chaque jour les dogmes historiques apparemment les mieux établis... L'archéologie biblique a commencé au début du XIX° siècle, avec les fouilles de Megiddo, Gezer, Massada, Jericho, Jérusalem, Asjkelon, Lachisj, Sichem, Ai, Givon etc. Ceci
dans l'espoir que ces fouilles allaient confirmer le récit biblique. Mais ce fut le contraire qui se produisit à la grande déconvenue des archéologues de l'époque qui travaillaient "une Bible dans une main et la pelle dans l'autre" (selon l'archéologue Yigael Yadin). Les archéologues (1) après 70 ans de fouilles intensives menées tant en Israël qu'en Palestine, sont arrivés à la conclusion (certaine et définitive) que les récits bibliques ne correspondent pas à la réalité historique même s'il contiennent parfois une part de vérité. Steven Rose et William Dever, deux pionniers de l'archéologie en Palestine, ont ainsi déclaré que "nous avons écrit le 'in mémoriam' de l'archéologie biblique et personne ne le regrette."

Quelques faits



1°/ Les Hébreux n'ont pas fui l'Égypte

Seules
quelques familles avaient émigré en Égypte, où elles n'étaient pas en esclavage ! De ce fait, les Hébreux n'ont pas pu errer dans le désert sous la direction de Moise et conquérir le Canaan, puisque la majorité d'entre eux s'y trouvaient déjà ! Ce qui remet indirectement en question l'épisode de la remise à Moise des Tables de la loi...

2°/ La majorité des Hébreux vivaient sur place en Palestine depuis de générations.


C'étaient des bergers venus des montagnes de la région à la fin de l'âge du bronze. A cette époque, on a retrouvé leurs tombes mais pas leurs villages (peut-être s'agissait-il de nomades).
Au début de l'âge du fer, il s'est constitué dans la région des centaines de petites agglomérations où habitaient des paysans éleveurs (chèvres, moutons) On n'a
pas trouvé de traces archéologiques d'une conquête militaire, on suppose donc que les ancêtres des Hébreux qui étaient des nomades, ont dû se sédentariser et se sont alors mélangés aux agriculteurs sédentaires indigènes.

3°/ Josué et Jéricho


Josué ne s'est pas emparé de la cité au XII siècle av. J.-C. comme le laisse entendre l'Ancien Testament, puisqu'elle était abandonnée à cette époque. Exit donc l'épisode des fameuses trompettes. Par contre on a retrouvé une porte fortifiée encadrée de deux tours hautes de 7 m. le tout daté du II° millénaire, et de nombreuses habitations du I° millénaire. Les fouilles ont aussi mis en évidence l'attaque et l'incendie de cette ville vers - 1520 par le pharaon Amosis. Les rédacteurs de la Bible ont-ils attribué à Josué les destructions d'Amosis ?

4°/ La mine de cuivre égyptien de Tinna


Les Midianites sont cités dans la Bible, un de leur grand prêtre (Jethro) donne sa fille en mariage à Moïse. Vers 4000 avant J.-C., les Midianites exploitent un gisement de malachite dans le désert du Neguev et exportent le minerai de cuivre brut
en Egypte.
500 ans plus tard, l'Egypte met la région sous protectorat et installe une colonie minière à Tinna pour rationaliser la production. La malachite est transformée sur place en cuivre brut, probablement par
des artisans métallurgistes d'origine égyptienne, mais la main-d’œuvre locale reste utilisée pour le ramassage du minerai, son triage, lavage et concassage (à la meule de pierre, comme du grain). Il ne semble pas s'agir d'esclavage mais de main-d’œuvre rémunérée.
Vers 1300 avant J.C. de nombreux bâtiments en dur sont construits, dont
un temple dédié à la déesse Hathor. Le site est protégé par un réseau de fortifications et une garnison militaire. Dans le temple d'Hathor, on a retrouvé une statue de cette divinité ainsi qu'une amulette en forme de bélier, le tout réalisé dans le cuivre local. Plus tard, lorsque l'Egypte tombera en décadence, la mine de Tinna sera abandonnée : les pierres du temple d'Hator serviront à caler une tente midianite, le minerai, ramassé irrégulièrement, ne sera plus traité sur place mais exporté, comme au début de l'exploitation.
Le même processus est constaté dans d'autres mines de la région (aigue-marine, turquoise, lapis-lazuli) exploitées irrégulièrement par l'Egypte.

5°/ David, Salomon et le royaume d'Israël


Le royaume unifié par David (et son fils Salomon) décrit dans la Bible
ne correspond pas à celui révélé par les fouilles archéologiques. Ce n'était, dans le meilleur des cas, qu'un minuscule royaume mal unifié et divisé en tribus mal soumises, il était par ailleurs étouffé et écrasé par ses puissants voisins (Égypte, Mésopotamie, Hittites, Phénicie, Mitani, etc.)

Le roi
David n'a pas fondé Jérusalem car les fouilles n'ont trouvé aucun objet de cette époque, exception faite de quelques poteries. Jérusalem devant alors être une petite ville sans grande importance. On pense d'ailleurs que le roi David n'y résidait pas, lui préférant une petite forteresse entre Hébron et Jérusalem. Ceux qui ont rédigé la Bible ont projeté dans le passé la Jérusalem telle qu'elle était au VIII° siècle avant notre ère, avec ses murailles et sa culture. Le roi David a cependant existé. On a trouvé en 1993, dans la ville biblique de Dan (dans le nord d'Israël) une inscription "Beth David" (la maison de David - voir introduction)

6° / L'apparition du monothéisme mosaïque


Le monothéisme en tant que culte officiel du royaume d'Israël n'est affecté qu'en -
722 et non en - 1500 comme le prétend la Bible, date supposée de la révélation faite par Dieu à Moïse au mont Sinaï.
Il apparaît en réalité
bien plus tard que ne le prétend la Bible. Plusieurs inscriptions prouvent que les Hébreux adoraient le couple divin Jéhovah/Ashera (sa compagne) dans un culte commun. On comprend mieux, dans ce cadre, l'histoire du culte du "Veau d'or" ou des "serpents d'airain". Ce devaient être soit des cultes païens indigènes, soit des influences étrangères (Égypte, Phénicie etc.).

"Les fils ramassent du bois, les pères allument le feu, les femmes pétrissent de la pâte pour faire des gâteaux
à la reine du ciel, et répandent des libations à d'autres dieux, afin de m'offenser (dixit Yaweh)
Livre de Jérémie chap. VII-17 et 18.

Les commentaires du chanoine Crampon sont éloquents :
La reine du ciel l'Astarté assyrienne (ou Ashera, ou Ishtar, etc.). Les gâteaux qu'on lui offrait, ronds et petits, représentaient le disque lunaire. Les précisions de la Bible de Jérusalem vont dans le même sens : Ishtar (Astarté) déesse de la fécondité dans le panthéon mésopotamien ou de la fécondité on l'identifiait à la planète Vénus.

Un extrait du Livre des Rois - Chap. XVII,7-23 - Règne de Manassé (687-642) démontre que
le polythéisme est loin d'être vaincu. A la mort de son père le roi Ezechias Manassé rétablit le culte de Baal et la bible précise". Il pratique les incantations et la divination, installa des nécromants et des devins,... il plaça l'idole d'Ashéra dans le Temple (de Yavhé).
Son fils Amon, poursuivit
le culte polythéiste de son père et fut tué suite à une conspiration, mais le peuple vengea sa mort. Son fils Jonas rétablit le culte monothéiste.
Il
détruisit tous les objets du culte de Baal et d'Ashera. "Il brisa aussi les stèles, coupa les pieux sacrés et combla leurs emplacements avec des ossements humains"
Il fit disparaître
"Tous les temples des hauts lieux qui étaient dans les villes de la Samarie, et que les rois d'Israël avaient bâtis... tous les prêtres des hauts lieux qui étaient là furent immolés par lui sur les autels et il y brûla des ossements humains."

Concluons avec un extrait du Deutéronome : XVI, 21 "... Si un homme ou une femme... qui aille à d'autres dieux pour les servir et se prosterner devant eux,
devant le soleil, ou la lune...si le bruit est vrai et le fait bien établi... alors tu feras conduire aux portes de ta ville l'homme ou la femme coupable et tu les lapideras jusqu'à ce qu'ils meurent. "


Remarque


La Bible reste toujours une des sources d'informations historiques irremplaçables sur l'âge du fer en Palestine, la question est de savoir
comment corriger les ajouts et déformations que les différentes religions "bibliques" lui ont apportés à toutes les époques (depuis l'antiquité jusqu'à nos jours) pour adapter le récit historique de départ aux miracles, prophéties etc. "La Bible est composée de différentes sources, plusieurs fois retravaillées et réécrites, mais moi-même je considère que des portions du matériel biblique sont historiques, mais {lesquelles} c'est ce que nous devons déterminer" (Israël Finkelstein)


En conclusion


En Israël le grand public se désintéresse de ces faits connus et reconnus depuis des dizaines d'années. Plutôt que de tenter de les remettre en question par d'autres recherches, la politique officielle semble être
d'oublier, d'étouffer ces résultats gênants. Cependant, certains extrémistes ont contraint certains savants à se réfugier en Amérique et à garder l'anonymat même si, la majorité des archéologues, qu'ils soient étrangers ou israéliens souscrivent officieusement aux conclusions publiées par Herzog dans le journal Ha'arezt (et qui ont servi de base à cet article) Des éléments de l'article de Ha'aretz Daily Newspaper ont aussi été édités sous la forme d'un livre ("Que la Bible disparaisse d'une bibliothèque juive") par le professeur N 'Ne'eman. Mais ce livre est passé presque inaperçu.
Il faut dire que la Bible n'a
pas qu'un caractère religieux, elle constitue aussi une des bases historiques de l'identité israélienne. "Les gens sont ici à la recherche de leurs racines" a déclaré ainsi Israël Finkelstein et "l'archéologie sert de lunettes qui leur permettent de regarder vers le passé".
Nous espérons que
cette prise de conscience des mensonges de la Bible finira par s'imposer. Ce refus de voir la réalité n'est pas spécifique à Israël et aux monothéistes, les Celtomanes des siècles derniers ont aussi eu en leur temps leurs dogmes, souvent curieusement inspirées d'une vision biblique du monde. Que dire par exemple des "Druides galiléens", du "Graal chrétien" et de ces autres manipulations historiques que l'Eglise a créés au Moyen Age pour essayer de conserver son emprise sociale ?


1 - citons parmi eux Zef Herzog (professeur de l'université de Tel Aviv). Israël Finkelstein (professeur de l'université de Tel Aviv) le professeur Ne'eman (auteur du livre "Que la Bible disparaisse d'une bibliothèque juive") Yigael Yadin (pourtant sioniste convaincu). Steven Rose, archéologue à l'université Ben Gourion, et William Dever de l'université d'Arizona. Beaucoup d'autres chercheurs, archéologues ou historiens, ont préféré garder un prudent anonymat sur ces sujets brûlants.

2- Article paru dans la revue Science et Avenir, février 1999.

3- Time- décembre 18, 1995 Volumes 146, Numéro 25.

Sources
Athéisme Free

Posté par Adriana Evangelizt

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Published by Adriana Evangelizt - dans LE JUDAÏSME
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19 octobre 2007 5 19 /10 /octobre /2007 04:03

Regard sur la Bible 2

 

Une bien vieille trilogie

par Germinal

1ère partie

Quelques résultats

Ed Meyer 1905 montre que Moïse, en hébreu Mosché, provient de l'Egyptien "mose". Ainsi ce que nous lisons Ramsès s'écrit en égyptien Râ mose : fils du soleil (Râ) ; mose signifiant "issu de, fils de" comme ben chez les juifs et chez les arabes ou vitch chez les slaves, ou son chez les anglais, sen chez les scandinaves, an chez les Arméniens.

Il trouve
d'autres noms d'origine égyptienne, notamment dans l'"Exode" : Mérari, fils de Lévy s'écrit Mrry en égyptien et signifie "bien aimé", Pinhas, petit-fils d'Aaron est, en égyptien, P'nhshy, "le nègre" … et conclut que les hébreux n'étaient pas les seuls à participer à la fuite d'Egypte, mais que des égyptiens les accompagnaient (ou peut-être même était-ce l'inverse…).
En poursuivant son analyse, on retrouve dans le nom
Abraham (ou Ibrahim) la racine égyptienne IBR qui se traduit par Hébreux (les égyptiens appelaient Habirou les peuplades sémitiques qui jouxtaient les frontières orientales de leur empire, peuplades qui razziaient régulièrement les postes avancés égyptiens).

Yahuda (1929)étudie l'influence égyptienne sur les plus anciens textes juifs et montre qu'on ne trouve
des noms égyptiens que chez les Lévites et dans aucune des autres tribus d'Israël
Les lévites seraient donc les descendants d'égyptiens ayant participé à l'exode.

Sellin 1922 trouve chez le prophète Osée
la trace du meurtre de Moise par les juifs eux-mêmes.

Gressmann, après Astruc qui, dès 1753 avait déjà mentionné deux influences dans la Bible, une jahviste, la plus ancienne, avec Dieu nommé
"yahvé" et une élohiste, plus récente, avec Dieu nommé "elohim" affirme que "la pluralité des noms est l'indice manifeste qu'il y avait à l'origine pluralité des dieux.", que Yahvé et Elohim étaient deux dieux différents, adorés par deux peuples différents. Par la suite, ces deux peuples ont fusionné et les prêtres des deux camps ont effectué la synthèse des deux religions par la compilation des textes, afin de mettre tout le monde d'accord, le nom de Dieu étant décrété imprononçable… chacun pouvant ainsi rester fidèle à JWH ou ELOHIM, en l'appelant tout simplement ADONAÏ c'est-à-dire "Seigneur ", ce qui évitait toute équivoque, et tout conflit….

ADONAÏ ne signifie rien pour la plupart d'entre nous issus de la culture chrétienne. Ce mot n'existe pas dans les traductions françaises de la Bible, alors que le "credo" monothéiste de la religion israélite s'énonce en hébreu : "schmah Jisroël, Adonaï elohenou, Adonaï ekhad" qui peut être traduit par "écoute Israël, le seigneur notre Dieu, le seigneur est un".

Adonaï est donc traduit par "
seigneur" dans la Bible, Mais à l'origine, ce titre s'adressait au Dieu Tammouz de l'antique Babylone, et dont le culte a précédé de plus de mille ans celui de Yahwé dans le croissant fertile (la Palestine).


"il y a lieu de croire que son culte prit naissance chez les sumériens, trois mille ans avant notre ère car, en Sumérien, Tammouz signifie "fils de l'eau profonde". Mais les Grecs, par un malentendu convertirent le titre en nom propre et
Adonaï devint alors Adonis." (Sir James Frazer : Le Rameau d'Or, pp 212 et suiv.).

Frazer nous donne plus loin d'autres correspondances sémitiques qui nous aident à lire la Bible autrement : Adon : seigneur ;
Baal : maître, Melech : roi, el : Dieu (El et Baal étaient les dieux de peuples sémitiques qui vivaient en Palestine (Canaan dans la Bible ), avant l'arrivée des Hébreux.).
Melchisedek est un des roitelets cananéen de la ville qui sera appelée Jérusalem par les Hébreux, et qui offrait le pain et le vin à son dieu au cours de ses prières. Les chrétiens se réfèrent encore à ce rite au cours de leurs messes.
Le nom de ce roi Mélek Zédek se traduit par
"roi de l'équité".


Auerbach 1936 mentionne la découverte des restes d'une ancienne colonie militaire juive en Egypte, près de l'île d'Eléphantine, juste après la première cataracte du Nil. Cette colonie est demeurée plusieurs siècles en cet endroit. Dans son temple, on adorait un dieu Yahou et deux divinités féminines dont une s'appelait Anat Yahou.
Donc, en ces temps, cinq siècles avant notre ère,
en Egypte, les juifs n'étaient pas monothéistes…


Pour Freud, le monothéisme n'a pas été le fait des hébreux,
mais des Egyptiens, lors de la période dite de "la révolution amarnienne", à la fin de la XVIII° dynastie, soit entre 1375 et 1358 BC, sous le règne du pharaon Aménophis IV qui se fit appeler Akhenaton.

Ce pharaon
proscrit l'ancienne religion de Ra et d'Osiris pour instaurer le plus pur monothéisme dans le culte du dieu unique et éternel : ATON, créateur de toute chose et qui se manifeste par l'éclat de la lumière solaire.

En guise de culte, chacun devait se comporter comme "vivant en Maat", c'est à dire en suivant la vérité et la justice. Maat étant la seule déesse - de la
Vérité, de l'Ordre et de la Justice - de l'ancien panthéon égyptien qu'ait conservé la religion d'Aton. Mais Maat n'apparaissait non plus ici comme déesse, mais comme principe directeur philosophique régulant la vie et le destin des hommes.
Tout ce qui relevait des pratiques de
sorcellerie et de divination fut proscrit, y compris la croyance en une vie éternelle après la mort.

A la mort de ce pharaon, le clergé rétablit les anciens dieux et effaça tout ce qui pouvait rappeler l'hérésie d'Akhenaton. On ne devait retrouver les ruines portant les inscriptions de cette réforme qu'en 1875, et ce n'est qu'à partir de 1880 que la première entreprise monothéiste nous fut connue.

Freud émet l'hypothèse que
Moïse était un haut militaire, proche d'Akhenaton et acquis à ses idées monothéistes. Il dut s'enfuir lors de l'effondrement de la religion d'Aton en emmenant avec lui un groupe de Sémites qu'il avait soumis lors d'une de ses campagnes contre ces "habirous", parfois appelés "Israal." ou Hyskos dans les textes égyptiens. Voici pour Freud quelle fut la réalité de l'Exode.

Ce Moïse
essaya de convertir ces hébreux à la religion d'Aton, mais ce peuple avait "la nuque raide" et ne manquait aucune occasion de se tourner vers d'autres dieux : Baal, veaux d'or, Astarté (Ishtar en Akkadien) Tammuz (Dumuzi) etc..

La bible mentionne
plusieurs épisodes relatifs à de tels détournements et à de telles révoltes que Moïse réprima dans le sang. Mais il en fut une qui se déroula autrement : Moïse fut tué et les hébreux, sans chef, sans repère errèrent pendant quarante ans ; ils adoptèrent le culte des divinités cananéennes et des autres peuples qu'ils côtoyèrent dans le désert et avec lesquels ils fusionnèrent.

Seuls, les lévites, qui étaient des égyptiens et qui devaient constituer la garde rapprochée de Moïse, continuèrent de proclamer les principes de la religion Mosaïque, jusqu'à ce que les prophètes reprennent le message d'Akhenaton, en incitant le peuple à n'adorer qu'un seul Dieu, et à vivre en "vérité et justice".

Bien évidemment, la thèse de Freud fut
violemment contestée par les rabbins et par les tenants de l'orthodoxie hébraïque, et cet ouvrage ne fut traduit en français que dans les années 60, et en tirage très limité. Ce fut le mouvement de 1968 qui le ressuscita. Je me souviens l'avoir étudié sous forme ronéotypée en 1969.
Par contre, l'église romaine, dès les années 1900 était toute fière de pouvoir affirmer que les juifs n'étaient pas les premiers monothéistes…, ce faisant, elle diffusa la connaissance d' Akhenaton et Néfertiti, sa bien-aimée, dans tout l'occident, mais poursuivit son anathème sur la psychanalyse et sur son fondateur lequel faisait preuve d'un athéisme quasi militant..

A ces travaux, nous devons joindre le témoignage de Flavius Josèphe, au 1° siècle de notre ère, qui, dans un traité contre un historien alexandrin Appion, se fait l'écho d'une tradition conservée par Manéthon, un prêtre égyptien qui vivait à Sebennitos au III ° siècle avant JC, et selon laquelle,
Moïse était un prêtre égyptien, d'Héliopolis (On), appelé Osarsyph qui aurait changé de religion et pris le nom de Moïse et aurait, contre l'avis d'un pharaon que Manéthon nomme Aménophis, fait sortir d'Egypte des asiatiques lépreux.
Pour les égyptiens, t
ous les étrangers étaient impurs d'où "lépreux".
En effet, la description qu'Hérodote (Ve siècle av. JV) fait des comportements des égyptiens laisse perplexe :

"Ils sont de beaucoup les plus religieux des hommes et ils observent scrupuleusement toutes les prescriptions de leur religion. Ils s'opposent à l'introduction chez eux des coutumes grecques et de tous les autres peuples en général.

Ni un homme ni une femme d'Egypte ne consentiraient à embrasser un grec sur la bouche, pas plus qu'à user de couteaux ou de broches ou de chaudrons d'un grec ou de manger de la viande, même pure, coupée à l'aide du couteau d'un grec."

"Au décès d'un proche, ils se laissent pousser la barbe et les cheveux."

"
Le porc, chez les Egyptiens passe pour une bête impure" : quiconque en frôle un au passage va aussitôt se plonger dans le fleuve tout habillé pour se purifier."

La
circoncision qui, selon la bible constitue l'acte par lequel s'effectue l'alliance du peuple élu avec le dieu, était connue et pratiquée par les Egyptiens et par d'autres peuples d'Orient. Hérodote affirme que cette pratique est justifiée par des raisons d'hygiène."



Exégèse et herméneutique freudiennes



L'ouvrage de Freud est intéressant à plus d'un titre:

Tout d'abord, sur le plan historique, il donne un sens et une cohérence - autres que religieux - à un de nos plus ancien ouvrages.

Sur le plan de la méthode, celle ci reste scientifique et s'apparente aux efforts de déduction d'un paléontologue rassemblant les débris épars du squelette d'un animal dont l'espèce est disparue depuis des millénaires.
Mais Freud croise plusieurs approches, notamment historique, ethnologiques, psychologiques, géographiques, ce qui constitue la première approche pluridisciplinaire dans l'histoire des religions.

Avancée symbolique personnelle

 

J'ai donc repris ce livre que je n'avais pas lu depuis trente ans, à la recherche des éléments que chacun des auteurs cités avaient relevés dans la bible pour étayer leurs thèses.

Je pensais alors en moi-même : "de quelles boues étaient faites les briques avec lesquelles ont été construits les remparts de Babylone ? quels fleuves les ont charroyées ? de quelles montagnes les avaient-ils arrachées?"

Si, comme nous l'avons vu précédemment, les textes constituant le livre ont été des textes de compromis entre des tendances opposées ou tout simplement différentes (et je renvoie à l'ouvrage de J. Bottéro : "La Naissance de Dieu" où ces manœuvres sont mises à jour par un spécialiste..) les "vaincus" du compromis ont certainement dû laisser poindre çà et là des indices apparemment anodins, mais qui pourraient constituer pour les générations futures, autant de points d'ancrage pour redécouvrir ce qui avait dû être concédé au cours de ces négociations visant au consensus et à l'harmonie.

Consensus et compromis nécessaires au cours de contextes précis d'oppositions, d'affrontements, de polémiques…, et qui, une fois ce contexte modifié, demeuraient en l'état de fossiles, ajoutant encore de l'obscurité à l'ensemble, car depuis longtemps déconnectés de toute justification du fait de ces changements.


Et j'ai tout d'abord relevé que, chez les hébreux, un nombre important de noms se terminaient par
"el" traduit par "dieu" dans la bible : Ismaël : smah el, qui écoute dieu, israel : celui qui se bat avec dieu, Samuel, : celui qui est voulu par dieu, Daniel, :Dan est avec dieu, Emmanuel, Dieu est avec nous etc… El veut dire "dieu", mais d'autres prénoms ou noms contenaient les mots joh ou jah qui venaient de Yahvé', et qui se traduisaient aussi par dieu.

Donc, dieu était traduit de
deux façons Donc, il y avait deux dieux à l'origine et deux peuples. En feuilletant l"histoire des croyances et des idées religieuses", d'Eliade, j'appris que "El" était le dieu des populations de Canaan, père de Baal lequel lui disputa longtemps le titre de dieu des dieux.

La religion cananéenne avait donc si fortement influencé les hébreux, notamment sur le plan religieux, pour que le terme "el" soit aussi présent tout au long de la bible, ne serait-ce que par les noms de personnes et de lieux (beth'el: la maison de dieu ;
beth est la deuxième lettre de l'alphabet phénicien, peuples longtemps assimilés aux cananéens)

Cette influence cananéenne se retrouve dans la bible notamment au niveau
des prescriptions relatives à la culture et à l'élevage, à la façon d'ériger un sacrifice dont l'odeur de viande grillée "est une odeur agréable à l'éternel" qui ne pouvaient provenir que d'un peuple habitant un pays "où coulent le lait et le miel" et non d'une troupe en guenilles errant dans le désert pendant quarante ans, et nourrie de la manne divine…

Les prophètes ultérieurs n'ont eu de cesse de s'élever contre ces prescriptions, et l'éternel par leur bouche indique
qu'il a ces sacrifices en horreur et qu'il exige simplement de ses sujets qu'ils se conduisent en vérité et justice
"
Que m'importe la multitude de vos sacrifices, je suis rassasié des holocaustes de béliers…" (Esaïe 11-17)

Dans les textes sumériens traduits par Kramer et Bottéro, on retrouve mot pour mot le plaisir olfactif des dieux sumériens pour l'odeur de la viande grillée, et Kramer de conclure après avoir constaté bon nombre de similitudes (L'Histoire commence à Sumer-1957) :
"Les Sumériens n'exercèrent pas d'influence directe sur les Hébreux, puisqu'ils avaient disparu bien avant l'apparition de ces derniers. Mais il n'est guère douteux qu'ils influencèrent profondément les Cananéens,
prédécesseurs des Hébreux en Palestine. C'est ainsi que l'on peut expliquer les nombreuses analogies relevées entre les textes sumériens et certains livres de la bible, via les Cananéens.

Ces analogies ne sont pas isolées; elles apparaissent souvent "en série"; il s'agit donc d'un véritable parallélisme". (suit une énumération des points communs : le paradis, la séparation de la terre et de l'eau à partir d'une boue primitive,
l'homme qui transgresse les ordres des dieux en consommant des plantes interdites, la malédiction des dieux contre la femme qui devra enfanter dans la douleur, la vie construite à partir d'une côte, incompréhensible en hébreu, provient en fait d'un jeu de mots en sumérien entre la côte et la vie qui se traduisaient par le même mot "ti", le Déluge avec son Noé Sumérien...etc..)

Les fouilles menées sur le site de la ville royale cananéenne de MEGGIDO ont permis de retrouver des tablettes sumériennes relatant l'épopée de Gilgamesh, héros sumérien. Sumer était donc présent à Meggido en Canaan.

La conquête de Canaan par l'Egypte s'effectua sous le règne de Touthmosis III qui prit Meggido, en 1450 BC, en battant Mittiani qui avait regroupé les restes de l'empire d'Assurbanipal regroupés aux tribus phéniciennes et autres qui se partageaient le pays de Canaan.

Pour se rendre à Megiddo, il fallait passer par une cité verrou : Aarouna, en égyptien, (aujourd'hui Khribet Aârah). D'où :
Aaron, personnage originaire de cette ville, qui devait donc parler les langues sémitiques en usage dans ces contrées et que Moise employait pour parler aux hébreux, car, selon la bible, Moïse avait un "défaut de langue qui le rendait incompréhensible…" En fait, Moïse parlait égyptien, et Aaron, présenté comme son frère, traduisait en hébreu.

Ce qui explique pourquoi
Aaron, de culture sémitique, donc polythéiste, "rechuta" en participant à l'hérésie du "veau d'Or", alors que Moïse recevait les tables de la loi sur le Sinaï…, ou bien venait tout bonnement d'être occis au cours des nombreuses révoltes des hébreux que mentionne la bible tout au long de ses récits (révolte de Coré, massacre suite à l'épisode du veau d'or…1 sur 10 )

Autant de données attestant la profonde influence des mythologies et des cultures sumériennes puis cananéennes dans la bible

J'ai trouvé chez Esdras que l'éternel avait
laissé errer les hébreux pendant quarante ans dans le désert "afin que les soldats issus d'Egypte ne puissent connaître la terre de Canaan, sauf Caleb et Josué fils de Nun, (mais Nun, dans le panthéon égyptien signifie le monde primitif avant que les eaux ne se soient retirées de sur le sol)." il est bien dit "soldats", et non plus les hordes d'esclaves… Il y avait donc bien des soldats parmi ceux qui ont participé à l'exode.
Ainsi s'expliquerait
la référence aux armées dans certains passages de la bible "Ainsi parle l'Eternel, dieu des armées".
C'est alors que je fis le lien avec un passage de "l'enquête" d'Hérodote dont je vous avais entretenu dans une planche l'an passé à la même époque:

"L'Exode. Hérodote relate à partir d'informations
de sources égyptiennes que, sous Ramsès, 240 000 soldats égyptiens appelés "transfuges" qui n'avaient pas été payés depuis plusieurs mois, désertèrent, passèrent en Ethiopie, et se mirent au service du roi de ce pays qui leur offrit un territoire duquel ils en chassèrent les habitants pour s'y installer."

(On voit mal un Ramsès, connu pour l'importance de ses victoires militaires et le développement de son empire, refuser de payer ses soldats et ainsi se priver du service de 240 000 combattants, une hémorragie qui l'aurait immanquablement livré à la merci de ses ennemis, et assuré sa chute.
Cette désertion a bien eu lieu, mais une vingtaine d'années avant l'arrivée de Ramsès au pouvoir, au cours d'une période d'anarchie consécutive à la mort (assassinat ?) d'Akhenaton, vers 1347 BC)

Autant d'indices qui confirment la thèse freudienne de
la conquête du pays de Canaan par des troupes aguerries issues de l'armée égyptienne.

Ainsi, le peuple de la bible apparaît en fait comme le résultat de la rencontre et de la fusion de plusieurs composantes, dont

1°) Une composante sémitique cananéenne comprenant des îlots sumériens.

Très proche de l'hébreu sur le plan linguistique, composante organisée autour du culte des dieux
El et Baal, qui exigeaient des sacrifices et holocaustes d'animaux particulièrement choisis, des prescriptions alimentaires dont le sens nous échappe "tu ne feras pas cuire l'agneau dans le lait de sa mère", des schémas d'organisation sociale qui relèvent parfois de la vie de nomades dans le désert et parfois de la vie des pasteurs sédentarisés pratiquant l'élevage, l'agriculture céréalière puis fruitière (sédentaire).
Les
consignes attribuées à Moïse et relatives au rituel de construction des autels ainsi que la nature et la constitution des offrandes sont étonnamment proches des descriptifs sumériens antérieurs de près de vingt siècles, ainsi que le fait remarquer J.Bottéro, traducteur de ces textes.

Les restes archéologiques des autels retrouvés en Palestine montrent que les autels cananéens contemporains ou antérieurs à l'entrée des hébreux en Canaan avaient la même structure que celle que l'on retrouve codifiée dans l'Exode.

De plus,
la viande de porc était consommée par l'ensemble des peuples sémitiques du proche orient (voir les traductions de J. Bottero "La plus vieille cuisine du monde"), l'introduction de prescriptions à ce sujet chez les juifs ne peut être que d'origine extérieure, donc égyptienne car ce peuple, nous l'avons vu plus haut, avait horreur du porc.

2°) Une composante égyptienne,

L'Egypte est citée
700 fois dans la bible

Cette influence égyptienne est identifiée:

>>> Au niveau des prescriptions alimentaires, notamment l'abomination que constituerait la consommation de viande de porc, alors que les peuples sémitiques de l'Orient ancien en consommaient (cf. Bottero, traduction de tablettes suméro-akkadiennes relatives à plusieurs festins, nature et quantités des ingrédients)

>>> Par l'usage de la circoncision dont il n'est aucunement fait mention dans l'ensemble de tous les textes actuellement traduits provenant de civilisations du Moyen-Orient, alors que cette pratique est établie depuis les temps des plus anciennes dynasties égyptiennes, et visible sur les momies..

>>> Par des noms de personnes égyptiens, donc non sémitiques, parmi les proches de MoÏse.

>>> Par une haute spiritualité philosophique, organisée autour du monothéisme le plus strict, intolérante à l'endroit des autres cultes, des autres peuples et des autres religions, et qui, au-delà de tous les rajouts de légendes souvent empruntées à d'autres (comme le déluge aux sumériens) exigeaient d'un peuple la pratique de la vérité et de la justice pour vivre en paix.


La vérité et la justice, la paix,….une bien vieille trilogie… vieille comme … comme


Maat u Shalom

M'at u shelah

Mathusalem.


La traversée du désert d'une durée de quarante ans est réellement hautement symbolique et relativise le pessimisme de cette planche relatif à l'approche critique de la bible par les juifs eux-mêmes: Messod et Roger Sabbah, fils de rabbins ont publié un livre en novembre 2000, "les secrets de l'Exode".
Ils reprennent en l'illustrant de nombreux exemples puisés dans la bible l'hypothèse
d'une transmission par Moïse des Egyptiens aux Hébreux du monothéisme Atonien.
En Israël, après cinquante ans d'obscurantisme, la bible sort enfin des mains des rabbins.

FIN

Sources Athéisme free


Posté par
Adriana Evangelizt

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19 octobre 2007 5 19 /10 /octobre /2007 02:57

 Analyse intéressante qui fait justement ressortir que tous les noms des Lévites étaient Egyptiens.

 

 

 

Regard sur la Bible 1


Une bien vieille trilogie

par Germinal


Préliminaire

 

 

Rechercher la vérité ne devrait pas être une tâche bien dangereuse, en ces jours qui ne voient plus se dresser de bûchers. Certes, il est encore des écrivains actuellement condamnés à mort par certains pouvoirs religieux, alors que d'autres forces obscures, momentanément déchues par la République, œuvrent en silence afin de retrouver le pouvoir de "diriger les consciences" vers on ne sait quel absolu, hors duquel, il n'existe, bien entendu, point de salut.

Jamais nous n'avons eu accès avec autant de facilité à ce que les hommes ont stocké sous le vocable de "connaissance".
Celle-ci nous est livrée ficelée, certifiée conforme, avec normes à la clé (ISO etc.), aseptisée, afin de ne heurter aucune conviction, traçabilisée même et distribuée par les médias, comme tout autre produit de consommation, (le cerveau n'est-il pas considéré comme un viscère, une tripe, en quelque sorte?).
Ces médias débitent plus que nos sens n'en peuvent recevoir. Gavé, notre esprit n'est plus capable d'analyser, de confronter, d'objecter, de réfuter. Nous vivons en état de permanente indigestion mentale.

Comment l'esprit peut-il demeurer libre et créateur dans un tel contexte de conditionnement et de matraquage?

Que devient "la recherche de la vérité" dans un contexte où les valeurs et théories marchandes dominantes ignorent ce concept inopératoire car non lié au profit?

Fort heureusement, il existe encore des secteurs où le verrou médiatique du "savoir" "marketinisé" ne peut contraindre, car ce n'est pas "vendeur", car il n'y a pas d'argent à faire, ni de célébrités à séduire, ni de trône à conquérir…

Mais "rechercher la vérité peut amener" chacun à rechercher en premier "sa vérité", ce à quoi il pense pouvoir accorder quelque crédit et qui repose souvent sur un socle où prime l'irrationnel, fortement marqué par des valeurs affectives que l'approche scientifique ne peut appréhender. Cette "vérité subjective" constitue la première phase d'objectivation, mais elle est encore entachée de problématiques d'ordre personnel et subjectif.

Communiquer à ce niveau risque de déclencher des mécanismes de défense plus ou moins conscients à l'entour, notamment lorsque les thèses présentées remettent en cause un équilibre sécurisant.

Se livrer, énoncer ses doutes, ses inquiétudes, mais aussi ses ré-orientations personnelles, n'est pas dénué de risque pour celui s'adonne au jeu de l'honnêteté et de la franchise, et l'histoire montre qu'à chaque fois, les grands perdants sont de ceux-là.

En m'appliquant à ce travail, j'ai voulu prendre la bible précisément sous le biais par lequel elle constitue le bien commun des hommes, parmi tous les trésors de la littérature universelle, et non pas dans tout ce qui a trait au domaine réservé de ses fidèles ou de ses détracteurs.

En tant qu'ouvrage ancien, puisqu'on en date les premiers récits autour de -1000, et les plus récents à - 100 environ, la Bible contient des témoignages de l'émergence de la conscience humaine, aux limites du connu historique, quand le savoir et les structures s'effilochent vers un passé énigmatique et fascinant où le rêve et la poésie se rencontrent…

J'ai voulu la prendre comme tout ce qui nous arrive des temps très anciens, pour autant de reliques, de débris, de vestiges dont la plupart ont trop longtemps roulé sur les pentes du temps pour ne s'être enchevêtrés et recouverts d'une gangue plus ou moins lourde de laquelle il faut d'abord les discerner pour, peut-être, les extraire et ainsi prendre contact avec leurs auteurs et leur univers révolus, afin de savoir qui étaient-ils, quels étaient leurs messages, comment et pourquoi ont-ils été enfouis, remaniés, occultés, et quels sont les indices qui transparaissent çà et là, pouvant donner un sens à cet ensemble touffu, rempli d'anachronismes et de contradictions et qui rebutent lorsqu'on se contente d'une première lecture.



Lectures distanciées de la bible

 

Au cours de toutes les générations qui nous ont précédés, bien d'autres que moi se sont penchés sur ces documents, notamment en tout premier lieu, pour connaître la parole de Dieu qui est sensée en constituer l'essentiel.
Puis, un peu plus tard, une étude approfondie en fut rendue nécessaire afin de masquer et rendre cohérentes les nombreuses contradictions qui apparaissent tout au long de ces textes. Ce fut le cas dès que l' Empire Romain adopta le Christianisme comme religion d' Etat, donc, dès 350 BC et qui se poursuit toujours au sein des églises, des sectes et de tous les groupes qui prétendent s'appuyer sur le Livre.

A ces approches que je qualifierai
d'internes à la Bible, de façon concomitante se développèrent des approches externes, issue de courants de pensées contestant la validité des récits bibliques au regard du Divin : ce furent les hérésies : Nestorianisme, Arianisme, Marcionisme, etc…Il dut en être ainsi tout au long du Moyen Age, l'hérésie cathare nous est la plus proche, toutes ont fini de la même façon : par le fer et par le feu, elles ne nous sont connues que par les actes des procès des malheureuses victimes de l'intolérance et des tribunaux de l'Inquisition.

Puis vint la Renaissance, la réforme, les guerres de religion… Mais parallèlement, les critiques des textes religieux se firent plus fréquentes, plus approfondies, plus étayées, à mesure que le développement des connaissances scientifiques faisait ressortir de nouvelles aberrations qui ne pouvaient avoir été proférées par Dieu, sous peine de conférer à cet être - par définition omniscient - un niveau de connaissances proche de la débilité et de l'illettrisme.

L'église romaine en vint à proscrire l'étude de la bible car c'est à partir de telles études que naquit la Réforme. La bible se mit tout à coup à sentir le soufre, et lors des Dragonnades, ces horribles persécutions des protestants par les catholiques, la simple possession de ce livre suffisait dans le meilleur des cas à vous envoyer aux galères comme huguenot, et, dans le pire, d'être tout bonnement rôti devant une foule en liesse.

Le XVIIIe siècle devint le siècle des Lumières car il permit l'émergence d'une pensée libérée des dogmes religieux obscurantistes (Bayle, Fontenelle, Helvétius, d'Holbach, Voltaire, D'Alembert, Diderot furent les artisans de ces progrès….).

La Suite ne fut que la conséquence logique de cette rupture : Révolution, Droits de l'Homme, Laïcité, Démocratie, République.

Le courant de pensée matérialiste, athée ou agnostique rejetait l'ensemble des textes religieux comme autant de légendes destinées à justifier et asseoir tous les régimes despotiques qui s'étaient succédés depuis l'antiquité.
La critique de la bible par des penseurs d'origine et issus de la civilisation chrétienne avait conduit au rejet pur et simple de la bible, y compris au niveau de sa valeur historique.

 

 

La recherche des noyaux historiques et du sens caché, occulte

 

 

Il n'en demeurait pas moins que la Bible existait, même si sa relation avec un quelconque démiurge était largement mise en doute par les esprits éclairés, et même si elle se trouvait reléguée au rang des impostures par ces mêmes esprits.

A la fin du XIX° siècle, un nouveau courant de pensée,
issu des communautés juives d'Europe Centrale initia une nouvelle approche de la Bible, par la recherche des noyaux historiques autour et à partir desquels se seraient développées ces légendes.
Rappelons-nous que Schleiman finit par découvrir Troie, Mycènes..., à partir d'hypothèses identiques : la recherche de noyaux historiques à partir desquels Homère avait écrit l'Iliade et l'Odyssée près de trois mille ans auparavant.

Les travaux de ces chercheurs d'origine
israélite ne nous sont connus que par les quelques extraits de leurs ouvrages repris par leurs contemporains mieux traités par la postérité. Toutes leurs œuvres ont en effet été détruites par les nazis et leurs auteurs ont péri au cours de l'holocauste. De plus, personne n'a intérêt, nous le verrons plus loin, à rééditer ces travaux.

La tragédie subie par les juifs d'Europe centrale a privé ce peuple de ses plus grands penseurs. Les survivants ont
d'abord pensé à se doter d'une terre sur laquelle ils pourraient s'abriter des haines qui les avaient harcelés au cours des siècles avec tant de férocité et de volonté d'extermination.
La
construction d'un foyer national juif en Palestine avait pris le pas sur toute autre considération d'ordre philosophique…
Un des facteurs d'unification de ces fils de la diaspora était, bien entendu, la religion;
il ne fallait donc pas y toucher

Les émigrants non originaires d'Europe Centrale n'avaient pas été en contact avec des systèmes de pensée transcendant les religions dans la construction d'un paradigme humaniste. L'approche méta-religieuse de l'ouvrage biblique ne faisait pas partie de leur système d'investigation philosophique.
Les réflexes de cohésion sociale exacerbés par un environnement hostile ont relégué l'approche rationaliste et historico-critique de l'histoire des peuples de la bible aux oubliettes..
Le Nazisme avait donc tué deux fois : et les idées, et leurs auteurs..

Les recherches basées sur cette nouvelle approche furent donc brutalement interrompues et nous seraient demeurées totalement inconnues si l'un des plus illustres représentants de ce mouvement n'avait été le psychiatre psychologue et fondateur de la psychanalyse, Sigmund FREUD dont le dernier ouvrage "Moise et le monothéisme" écrit en exil à Londres, à la suite de l'invasion de l'Autriche au cours de l'Anschluss, reprend, en les développant, les principales thèses issues de leurs travaux.

La Suite

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16 octobre 2007 2 16 /10 /octobre /2007 12:10

 

 

A propos des Théraphim

par André Savoret




Article repris dans Du Menhir à la Croix sous le titre
"Dioscures et Théraphim" pp. 151 à 167




I Note introductive



La question des théraphim, dont fait souvent mention l'Ancien Testament, est encore très obscure à l'heure actuelle, les auteurs anciens ou modernes qui s'en sont occupé étant loin d'être du même avis sur le sens ésotérique et la forme matérielle de ces mystérieux emblémes dont l'origine remonte fort loin. Presque tous ont insisté sur le rôle divinatoire de ces objets inconnus.

Tandis que le Targum du pseudo-Jonathan les décrit comme
la tête coupée d'un premier-né mâle, momifiée, avec un pantacle d'or sous la langue, capable de rendre des oracles à la suite de certaines cérémonies magiques, d'autres y voient des simulacres de griffons ou de dragons.

Sans prétendre résoudre définitivement la question, nous allons essayer d'y apporter notre modeste contribution, tenter de les rapprocher des Dioscures helléniques et védiques, et de discerner les indices qui permettent de les rattacher au fameux Urim v'Thumim de Moïse, sur lequel nous possédons également fort peu de documents.

En ce qui concerne les Dioscures, nous nous appuierons principalement sur l'ouvrage classique de M. Alex. H. Krappe : " Mythologie Universelle ".

Cet ouvrage est une mine de documents remarquablement regroupés. Que M. Krappe, aussi vaste érudit que profond agnostique, pustule l'origine thériomorphe ou dendromorphe des Dioscures, qu'il en fasse à l'origine, selon son idée préconçue, une jument ou une oie, que ce " chirurgien " du symbole n'en ait jamais trouvé l'âme sous son scalpel, n'a, en somme, qu'une importance toute relative. C'est au lecteur de ne pas confondre les documents qu'il entasse avec les conclusions qu'il croit devoir en tirer.

Ce mythe, loin d'être exclusivement indo-européen, est universel, comme d'ailleurs les principes et les forces qu'il personnifie. Là encore,
l'Orient n'est ni l'unique, ni la première source de lumière. Il n'y a pas de bâtards parmi les enfants du Père.

Nous allons donc examiner sommairement les mythes dioscuriques, les documents ayant trait
aux Théraphim et à l'Urim v'Thurim, et nous complèterons cet exposé par quelques éclaircissements supplémentaires.


II Les Açwins Védiques


D’après les documents hindous, les Açwins sont les deux fils jumeaux de la nymphe Açwini ou Vadhava, qui sous la forme d’une jument, les conçut du soleil. Dans le Rig-Vêda, ils ont pour femme commune Sûryâ. Ils sont jeunes, brillants, rapides.

Selon Yaska, ils représentent l'obscurité à la lumière. Selon d’autres, ils symboliseraient le ciel et la terre, le jour et la nuit etc…Ils sont appelés Svarvaidyû, Nâsatyû. Ils étaient les médecins des Dieux et on les invoquait pour leur pouvoir curatif, dont ils donnèrent maintes preuves (dont la plus fameuse fut de rendre la vigueur de la jeunesse au sage décrépit).

Astrologiquement ils personnifient le signe zodiacal des Gémaux. Leur sœur Ushas, est l’aurore personnifiée.

Dans le R. V., ils sont dits : " prompts comme la pensée " ; ils sont comparés au " souffle vital " et appelés " les deux oiseaux célestes venant du ciel ".

Suivant un texte du R. V., leur char est attelé de cygnes. Leur fouet est l’éclair, et le miel qu’ils sont censés répandre sur leur passage est le symbole de la rosée. L’expression " RaThAM VaRShANAM (char de la rosée) désigne leur char céleste.

Sans vouloir entrer dans des détails qui nous éloigneraient de notre sujet principal, nous résumerons rapidement ce qui précède :

1° Les Açwins sont des Dieux médecins ;

2° Ils sont en rapports directs avec l'électricité atmosphérique d'une part, avec l'aurore et le crépuscule d'autre part ;

3° Ils sont comparés au souffle vital ;

4° Ils sont ceux qui distillent la rosée, comme les Walkyries des légendes du Nord ;

5° Leur char est traîné soit par des chevaux blancs, soit par des cygnes (1).

Ajoutons à ceci que leur nom de Nâsatyû est dérivé d'un verbe qui signifie assister, seconder, secourir, corroborer. Le gothique ga-nisan signifie " être sauvé ". Le hollandais genesen signifie " guérir ". Le gallois noddi, signifie protéger et les inscriptions gauloises et insulaires nous font connaître un dieu Nodens ou Nudens qu'on a déjà rapproché du Nuadh à la main d'argent des traditions irlandaises. On pourrait rappeler encore le nom de Dionysos (une des appellations de Ram) qui pourrait se traduire "
Le guérisseur divin ", équivalent du biblique A-REPh-KShAD.

Au point de vue symbolique, l'épouse commune des açwins, Sûryâ, se réfère au Sûryâ-Akaça,
l'énergie subtile irradiée par le soleil. Leur nom de Svar-vaidyû, peut signifier : la science des deux énergies complémentaires du Ciel solaire... On peut comparer ces données avec celles de la Table d'Emeraude : " Le soleil en est le père, la lune en est la mère, le vent l'a porté dans son sein, la terre est sa nourrice... Il monte de la terre au ciel et redescend du ciel en terre... "

En somme, les Açwins symbolisent l'alternance du souffle vital dans l'homme (d'où leur rôle comme médecins), et au physique, le rythme respiratoire.

Dans la nature, ils représentent l'aspir et l'expir terrestre, c'est-à-dire les deux changements de courant de la force tellurique : du soleil vers la terre et inversement, précédant l'aurore et le crépuscule.

Magiquement, ils sont l'emblême des orages magnétiques et électriques, la personnification du double feu astral et de sa direction.

Ils sont en cela
analogues au Baphomet, dont le double geste allume le feu d'en-haut et d'en-bas. Ils sont donc une des clefs du Solve-Coagula des hermétistes.


III. Les Couples Dioscuriques


LES COUPLES dioscuriques de l'Europe ne font qu'exposer un des aspects que nous venons d'entrevoir. Les uns insistent davantage sur l'adaptation alchimique du symbole général, les autres sur son application magique.

Comme les Açwins, Kastor et Pollux (Polydeukes), représentent au sens propre l'orage, c'est-à-dire l'électricité en mouvement. Nous reviendrons sur ce fait, digne de remarque, que les Dioscures ne représentent pas des forces, quelles soient-elles, considérées dans leur essentialité, dans leur universalité potentielle, mais le double mouvement de ces forces, entrant en acte. Ce sont les deux serpents du caducée d'Hermès et de la verge d'Esculape (Hermes médecin), et nous verrons bientôt quels liens nombreux unissent Hermès et les Gémeaux.

Les aigrettes électriques qui scintillent aux mâts des navires après un orage, étaient appelées, par les Anciens, Castor et Pollux.

KASTOR, sauf erreur de notre part, vient d'un des noms celtiques du chêne (kast), et qui nous a fourni d'abord CASNE, (contraction de KAS-TA-NA), ensuite Chasne, puis chêne. Pollux, ou plus exactement Poludeukes, est pour Poly-Leukes, par dissimilation du L en D, dont le grec et le latin nous offrent de nombreux exemples. Ce dernier terme signifie donc :
Le Très lumineux, et personnifie l'éclair. On sait, par les statistiques, l'affinité mystérieuse de la foudre et du chêne (2). A ce point de vue, le nom des Dioscures représente bien les deux pôles, céleste et terrestre, entre lesquels jaillit l'étincelle, il n'est pas besoin d'imaginer des divinités " dendromorphes ", pour expliquer une association aussi logique. Pourquoi, alors, s'arrêter en si beau chemin, et ne pas voir dans le symbole chrétien de la croix celui d'une divinité dendromorphe ?

Une légende javanaise dit à peu près ceci : " Deux jumeaux furent transformés en branches dont on pouvait faire des baguettes magiques. Ces deux baguettes s'appellent la pluie et l'éclair ".

Ces baguettes nous rappellent les Dokana ou poutres des Spartiates, consacrées aux Dioscures : deux pièces de bois parallèles, jointes par deux traverses. DOK, DIG, en celtique, signifie branche, bois, tige. L'anglais STICK en dérive, il est curieux de constater que le symbole astrologique des Gémeaux reproduit les dokana spartiates . . . . . . . . . . . . . .

Le H latin et grec, comme certaines formes du Heth phénicien, également,

Nous avons dit que
les Gémeaux sont les serpents du caducée d'Hermès, lui-même Dieu médecin.

L'ange Raphaël des hébreux, dont le nom signifie également " Dieu médecin " est l
'ange de Mercure.

Nous en reparlerons plus loin, lorsque nous chercherons à pénètrer le sens des Théraphim.

Ajoutons à ceci que les Gèmeaux sont une des maisons astrologiques de Mercure, l'autre étant celle dite de " la Vierge ", qui pourrait être, à ce point de vue, soit leur soeur Hélène, soit, (si l'on envisage les Dioscures de Delphes), leur mère
Latone.

Ceci nous amène à envisager la légende des deux jumeaux Apollon et Diane. Leur mère est
Latone (ou Leto). Hésiode la nomme : " Leto au péplos bleu ". Son nom signifie l'occulte, la latente, non seulement en latin, mais encore en phénicien et en hébreu, où le radical LaT signifie ce qui est caché.

Aussi, par contraste, met-elle au monde ses jumeaux dans l'île de Delos, dont le nom exprime ce qui devient évident, se rend manifeste.

Ainsi, Latone au péplos bleu peut être envisagée comme le Ciel, où l'éther électrogène subsiste à l'état latent. Quand il se manifeste (dans l'île flottante, image transparente du nuage orageux), alors, mais alors seulement, naît la double force positive et négative, solaire et lunaire : Apollon et Artémis.

Nous ne développerons pas ce thème dont l'étude approfondie dépasserait le cadre modeste que nous nous sommes fixé. Citons, en passant, les gémeaux Amphiron et Zéthos, qui se vengèrent de Dirkè, femme de Lykus, laquelle fut changée en fontaine par Bacchus. Dirk ou Dark signifie sombre, noir, en celtique. Lyk, Loc'h, signifie flamme, éclair, lumière (3). La fontaine symbolise la pluie qui suit le jaillissement de l'éclair.

Une dernière remarque avant de terminer ce chapitre. Contrairement à l'opinion de M. Krappe, les Gémeaux ont parfois été identifiés avec Hespérus-Vespérus (l'étoile du matin et celle du soir), non " parce que les prêtres ignoraient qu'Hespérus-Vespérus étaient la seule planète Vénus ", mais parce qu'ils savaient, au contraire, que ces deux aspects complémentaires s'accordaient à merveille avec la nature géminée des Dioscures, et parce que cette assimilation rappelait nettement les deux changements du courant tellurique, matutinal et vespéral, auxquels nous avons déjà fait allusion.


IV. Les Théraphim


Comme nous l'avons donné à entendre, les Théraphim semblent constituer un couple dioscurique. Il est certain que la forme sous laquelle ils étaient représentés a beaucoup varié, avec les époques et les peuples. Les deux colonnes du temple de Salomon, YKYN et BoWZ (Jachin et Boaz) qui rappellent invinciblement les dokana spartiates, en sont un aspect non équivoque, et ont d'ailleurs un étroit rapport avec les connaissances électrotechniques du sacerdoce juif antique. Le nom de la première colonne se réfère au radical KaN (base, firmitude, stabilité). Celui de la seconde est formé de deux racines : BA-WZ ; la première exprimant un mouvement de translation, la seconde signifiant proprement force, énergie. Elle représente donc une énergie en mouvement, par opposition à la première, et est placée à gauche, comme signe de son rôle positif, la gauche étant chez les hébreux le côté le plus éminent. Mais ce qui est plus curieux, c'est que le radical WZ signifiant énergie se retrouve dans le nom égyptien de l'Uraeus (WZ-t). Dans cette dernière langue, ce substantif signifiait également force, vigueur, et était un des polyphones pour le sceptre à tête de chacal, image physique de la colonne vertébrale et emblème spirituel de la force magique. Si nous ajoutons que l'uraeus était dit " jeter des flammes " sur les profanateurs des tombeaux, ou, placé sur le front du pharaon, " darder des flammes sur ses ennemis, dans les combats ", nous aurons le droit d'en conclure que notre digression n'était pas absolument inutile. Il sied ici de se souvenir que Moïse était prêtre égyptien. Nous ajouterons que les mâts de " décoration ", appelés dans quelques textes les " briseurs de foudres ", allaient toujours par paires, semblables en ceci aux colonnes du Temple de Salomon. Leur nom : Sen, signifie " frères ", et les mots coptes SON et SNAU, signifient frère et deux, (en hébreu SheN).

Revenons aux Théraphim. Nous lisons dans la Bible ; Osée, III, 4 ; " Les enfants d'Israël resteront longtemps sans roi, et sans éphod et théraphim ".

La version Second traduit : Sans éphod et sans théraphim. Mais le texte dit expressément : " sans ephod et théraphim ", comme si une seule négation suffisait pour ces deux objets, envisagés comme inséparables (4).

Juges XVII, 5 ; ...Ce MiKA… avait une maison de Dieu (un temple). Il fit éphod et théraphim, et consacra un de ses fils qui lui servit de prêtre ". Là encore, nous voyons les théraphim étroitement associés à l'éphod.

Il est possible, en ce qui concerne l'Egypte, que les théraphim aient été figurés par le groupe qui précède la devise des diadèmes, dans les protocoles royaux : Le vautour associé à l'Uraeus. Ce qui renforce cette supposition, c'est qu'ils figurent entrelacés sur le pectoral de Ramsés II, qu'on peut admirer au Musée du Louvre.

Nous pouvons conclure, de ce qui précède, que les théraphim ont souvent varié d'aspect et de dimensions, mais que ceux qui faisaient partie du costume sacerdotal ornaient l'éphod. Par leur caractère nettement
géminaire ou hermaphrodite, les théraphim se référaient aux Dioscures ou à Hermès.

Nous avons déjà attiré l'attention sur le rapport existant entre Mercure et les Gémeaux. Si nous nous rappelons que le nom de l'ange de Mercure, RaPHAeL, signifie médecin divin, nous ne serons pas surpris de retrouver l'élément caractéristique de son nom, dans celui des
ThéRaPhIM. Le signe Th, comme préfixe, ajoute aux termes qu'il régit, l'idée de mutualité, de réciprocité, de gémination. Théraphim pourrait donc signifier " les deux principes curatifs, le double remède ". Il n'est pas inutile de constater à ce propos que la planète Mercure influe sur les médecins et, qu'en chiromancie, un mont de Mercure apparent et rayé est un des signes de l'aptitude médicale.

Cependant, les théraphim ne sont pas mentionnés dans la Bible comme faisant partie des ornements sacerdotaux de Moïse et de ses successeurs. Examinons ceci de plus près. Moïse, connaissant
le penchant inné du peuple hébreu pour le culte des idoles transforma le panthéon égyptien qui lui était familier, en d'apparentes généalogies. Les patriarches remplacèrent les dieux, ce qui était une conséquence du rigide monothéisme professé ouvertement par Moïse. Nous retrouvons au chap. X de la Genèse, les Dioscures ou leur équivalent symbolique, sous le travestissement suivant :

" RaWME" (le tonnerre), fils de KUSh (l'énergie tellurique), engendra deux " fils " : SheBA et DODaN (le retour au repos primitíf, à l'état latent, et l'attraction électrique). Le lecteur pourra consulter à ce sujet l'ouvrage de Fabre d'olivet, Langue Hébraïque restituée. Les principes exposés sommairement dans les premiers chapitres, sont développés par Moïse dans les chapitres suivants. Aussi, ne nous étonnerons-nous pas de retrouver les deux " gémeaux ", SheBA et DODaN, au chap. XXV (5) :

Abraham, le père du rayonnement universel, le principe animateur du système solaire (au point de vue cosmologìque), a trois épouses successives :

Sha-RY (Sarah), le
tourbillon éthéré ; EGaR (Agar), la gyration (du système) ; QeTURE (Keturah), l'orbe résistancielle, celle qui reverbère l'énergie lumineuse (6).

Cette dernière lui donne six fils. Le second, le seul qui nous intéresse directement, se nomme
YOQSheN, et ce nom sert de doublet explicatif à celui de RWME.

YoosheN,
peut signifier " celui qui tend à se polariser ", de QUE, tendance, tension ; et SheN dualité. Comme RWME, il engendre deux fils, qui portent le même nom que les siens : SheBA et DODaN.

Mais, ici, ce DODaN est dit engendrer à son tour
trois fils (trois conséquences, trois effets) :

AShUReM : l'ordre et l'harmonie générale (7).

LeTUSheM : l'occultation du feu (électrique) (8).

LAMYM : le jeu normal des interéchanges (9).

Approfondir le sens hiéroglyphique de ces termes dépasserait sans doute nos faibles connaissances.

D'ailleurs, contrairement à certaines conceptions modernes, "
désocculter l'occulte " nous semble dangereux. Les PRINCIPES ne peuvent être désoccultés et vulgarisés sans déformation. Quant à leurs applications, l'emploi néfaste que fait l'homme du peu qu'il sait, n'est pas pour nous encourager dans cette voie. Tout vulgarisateur est en partie responsable de l'abus que chacun peut faire des notions et des procédés qu'il rend publics. Par contre, il serait bon qu'un lecteur, versé dans les questions d'électricité, reprenne la Bible et note les passages qui semblent en déceler l'emploi, ne serait-ce que pour réfuter cette idée absurde que " les prêtres de l'Antiquité étaient des ignares ou des imposteurs " .


V. Urim et Thummim


MOISE, pour imprimer au peuple hébreu ce cachet distinctif que sa mission rendait nécessaire, ne se contenta pas de le faire " tourner en rond ", pendant des années, dans un désert qu'il aurait pu leur faire franchir en quelques semaines ; il supprima les noms des divinités empruntées par les Israélites à leurs voisins et bannit les Théraphim des ornements sacerdotaux, comme profanes. Il les remplaça, sur la poitrine du Grand Prêtre, par l'Urim et Thummim : Ex. XXVIII, 30 ; " Tu poseras, sur le pectoral de jugement, Urim et Thummim, et ils seront sur le coeur d'Aaron, quand il viendra devant la face de l'Eternel ".

On a
beaucoup glosé sur Urim et Thummim, sans éclaircir la question. Si ceux-ci ont remplacé les Théraphim, sur la poitrine du pontife, c'est qu'ils représentaient un symbole de même ordre. Nous avons de fortes raisons pour supposer que " Urim et Thummim " étaient les simulacres du Soleil et de la Lune :

Nous voyons le même symbole solaro-lunaire, relié à celui de l'aurore, comme dans le mythe des Açwins, au Chap. VI, vers. 10 ; du Cant. des Cant. " Qui est celle-ci qui s'approche, semblable à l'aurore,
belle comme la lune, pure comme le soleil, et irrésistible comme des armées marchant à enseignes déployées "…

Quoique de même ordre que celui des Théraphim,
le symbole d'Urim et Thummim était beaucoup plus universel, il se référait aux deux principes suprêmes du Kosmos : Verbe et Substance. Dans la symbolique chinoise, nous voyons de même ces deux principes YING-YANG symbolisés par le soleil et la lune ou par le dragon et le phoenix.

Idéographiquement, Urim et Thummim :

"EN HEBREUX" signifie :
Ce qui constitue le principe de toutes les énergies lumineuses, et ce qui constitue le principe qui les réfléchit intégralement. Le radical ThUM, exprime une chose parfaite, intégrale, identique à son principe. C'est ce miroir des eaux, où se réfléchit la Trinité prégénésètique, à l'aube de la création.

Nous ne développerons pas davantage ces rapides aperçus. Si, malgré ses imperfections, notre travail renferme
quelques lueurs de vérité, quelques renseignements utiles au chercheur, nous n'aurons pas perdu notre temps. Aller plus loin serait méconnaître les principes mêmes de l'ésotérisme : la science vraie ne s'apprend pas ; l'érudition et la connaissance sont d'ordre très différent ; connaître n'est après tout que reconnaître. Ainsi, le vrai guide montre le chemin, mais ne peut s'y engager à notre place. Combien plus nous qui ne sommes pas un guide mais un simple chercheur, devons-nous être prudent, et ne pas offrir à nos frères " notre " vérité en la baptisant " la " vérité, Un seul a dit : " Je suis la Vérité, la Voie et la Vie " !... Et toutes les vérités humaines ne sont que des reflets, souvent déformés, de cette Lumière du Verbe, que nulle Eglise ne saurait monopoliser, que nulle initiation ne saurait remplacer, que nulle synthèse humaine ne saurait, ici-bas, réfléchir intégralement.

Notes

(1) HAMSA. Le cygne et l'oie (qui échangent souvent leurs noms), ont pour radical usuel HAS, GHAS, nasalisé souvent en HANS, GHANS : irl. geis, anc. ht all, gans, lat, anser, skr, hamsa ou hansa, suéd. gas.
Ce radical se relie à un terme qui signifie esprit, souffle, fantôme, fluide, feu éthéré. Cf. an, ghost, all. Geist, suéd. gassa et hassja.

La forme tudesque du nom du cygne Svan, schwan, (*swan) signifie blancheur, charme, grâce.

Dans l'Inde, l'oiseau symbolique hamsa est considéré comme le véhicule de Brahman : C'est l'âme universelle, véhicule de l'Esprit universel. A l'approche des tempêtes, il est dit s'envoler vers le lac Mânasa (la sphère intellectuelle supérieure). D'après une certaine école, hamsa, dans l'homme individuel, représente l'énergie intellectuelle de l'être humain, en tant qu'elle contrôle le rythme du souffle vital et sa localisation dans les sept nodus fluidiques (çakram).

Le symbolisme du cygne comme image du souffle vital est au moins aussi ancien en Europe que dans l'Inde. On le trouve exprimé dans des cryptes funéraires que les savants attribuent à la période néolithique.

Chose plus curieuse, on le trouve également associé aux Dioscures : Sur une lame de faucille ou de rasoir (?), retrouvée au Jutland, on voit représentée une nacelle attelée d'un cygne, tandis qu'une autre montre la même nacelle, dans laquelle se tiennent les deux Dioscures.

Eschyle, dans son Prométhée, parle des trois vierges-cygnes du Nord de I'Europe, filles de Phorkys. Il s'agit probablement des Walkyries, et tout le mondle connaît, par ailleurs, la légende du chevalier au cygne Lohengrin.

Nous ne croyons pas sortir des bornes de notre sujet, en notant ici que la transcription grecque Phorkys correspond au Pardjanya védique et à la divinité germano-slave du tonnerre : Fjorgynn ou Perkuns, dont la déesse Perchta (l'éblouissante), semble la parèdre. Chose curieuse, l'hébreu BeRQ, très proche de ces noms symboliques, est un des noms de l'éclair et pourrait se traduire librement : l'éther (RaQ) en mouvement (BA).

Enfin
Lohengrin pourrait signifier celui à la crinière flamboyante.

En celtique de l'Ouest, un des noms du cygne : elerc'h (probablement pour un plus ancien ÆD-ARG, ED-ERC'H, par mutation de d en l, comme dans lacryma comp. à dakruô), s'appuie sur la même racine que le germanique Perchta, Pracht, et le grec Phorkys. On sait que la chute du P initial indo-européen est une des particularités du celtique de l'Ouest. C'est ainsi qu'on explique le nom de montagne gaulois arcunia par le gothique fairguni.

En gallois, argan signifie " très brillant ", arian signifie " argent ", et la constellation de la couronne boréale est appelée : " caer arianrod " ; le château de l'orbe d'argent. - Le grec argos (pour F-argos) tient aux mêmes racines.

(2) A un autre point de vue, le châtaignier a porté également ce nom de castana. Le radical Kast indique une idée de compression, de rétention et d'isolement qui se retrouve dans le nom de la cosse des légumes, dans l'allemand Kasten (caisse), dans le français housse, que l'on peut rapprocher de l'hébreu Khus. Cette idée de compression et de clôturation est l'antithèse de celle exprimée par Polydeukes.

(3) Lykus est un des noms du loup. Nous retrouvons la même symbolique en hébreu où ZaEB est le nom de l'or, le brillant emblême de la lumière solaire, et ZAB celui du loup. Le nordique ulf, wolf (loup) tient à la même racine que gold, guld (or) et gelb (jaune d'or), en auglais Yellow d'où le latin a tiré fulvus, fulgor, flavus et flamma (abréviation euphonique pour la nasalisation " flamba ").

(4) " AYN AePhOD V' TheRaPhYM ".

(5) L'idée de repos exprimée par 1e radical hébreu Sab ou Shab, se retrouve également en celtique, irlandais Sabh, Samh, gallois saib, gaulois sam-, sambra, samara, par nasalisation, Le dernier terme caraetérise en gaulois des fleuves tranquilles et paisibles comme la Somme (Samara), la Sambre (Sambra) etc...

(6) Sha " tourbillon " Ry " éthéré " ; GaR, GaRaR " gyration ". E, particule emphatique et augmentative ; QeT " résistance, opposition, rejet ", AOR, AUR, "lumière, feu ".

(7) AShVR : ordre, harmonie, béatitude.

(8) LOT : occultation, rédusion - ASh : feu — M final, signe extensif, de généralisation et d'universalité.

(9) LAM : un peuple, une nation, un consentement mutuel, une participation par sympathie.




Sources
Livres Mystiques

Posté par Adriana Evangelizt

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16 octobre 2007 2 16 /10 /octobre /2007 10:56

Ce poème presque inconnu de Kipling a récemment refait surface. Il semble avoir été composé après 1930, alors que le problème de la Palestine s'aggravait rapidement (voir Harry Ricketts, Rudyard Kipling : A Life, 2000). Après la mort de Kipling (janvier 1936), son épouse décida de ne pas publier le poème, pour éviter une éventuelle polémique. Elle en donna cependant une copie à Lord Webb-Johnson, chirurgien et ami de Kipling. Webb-Johnson le publia dans une édition de luxe privée, en même temps qu’un autre petit texte non-publié de Kipling (« A Chapter of Proverbs ») ; il offrit également un exemplaire de cette édition à la Reine Mary, puis à la British Library en 1940 et à diverses institutions. En 1943, la Faculté Royale des Chirurgiens, qui possédait un autre exemplaire, en fit présent à Churchill. Ce dernier en envoya à son tour un exemplaire à Roosevelt en octobre 1943, avec une courte lettre qui se terminait ainsi : « Je comprends que Mme Kipling ait décidé de ne pas les publier au cas où ils pourraient mener à une controverse et il est donc important que leur existence ne soit pas connue et qu’il n’y ait aucune référence publique à ce cadeau » (lettre de Churchill à Roosevelt, 17 octobre 1943). Deux strophes furent publiées dans la biographie de Kipling par Carrington en 1955. Le poème complet fut publié pour la première fois dans la biographie de Kipling par Lord Birkenhead en 1978, puis reproduit dans un livre de Christopher Hitchens en 1990.

La version ci-dessous correspond au tapuscrit d’origine (de Webb-Johnson), chaque strophe anglaise se terminant par « Jérusalem ». Cette version originale comportait aussi une citation biblique en exergue (juste au-dessous du titre) :




Mais Abraham dit à Sarah,
« Regarde, cette servante est à toi.
Fais avec elle ce qu’il te plaira ».
Et quand Sarah la maltraita,
Elle s’enfuit devant elle.
(Genèse, 16 : 6)




Le titre du poème, qui est bien sûr un clin d’œil de Kipling à son célèbre « Fardeau de l’homme blanc » (1899), laisse entendre que le projet sioniste en Palestine est devenu un fardeau pour l’Angleterre et pour l’Occident. Les trois dernières strophes ne peuvent que conforter le lecteur dans cette impression, notamment la phrase « Et les Gentils accablés / Doivent en plus / Supporter le poids / De la haine d’Israël ».
Quant au vers final, il résonne comme une prophétie sinistre – et les prophéties de Kipling se sont souvent révélées exactes.

 

Le fardeau de Jérusalem

par Rudyard Kipling

Version originale anglaise



Dans les jours anciens
Et au fin fond des déserts
Naquit une querelle –
Pas encore apaisée –
Entre le fils de Sarah
Et l’enfant d’Agar
Qui était centrée sur Jérusalem.

(Pendant qu’au dessous
De la branche éternelle
Du chêne de Mamré,
Parmi un peuple étranger
Le Patriarche dormait paisiblement
Et son épouse
Ne rêvait pas non plus de Jérusalem)

Car Ismaël vivait
Là où il était né,
Et campait là
Dans des tentes de poils
Entre le Chameau
Et l’Epine –
A Beersheba, au sud de Jérusalem.

Mais Israël cherchait
Emploi et nourriture
Aux genoux du Pharaon,
Jusqu’à ce que Ramsès
Renvoie sa fâcheuse multitude,
En les maudissant,
Vers Jérusalem.

A travers le désert
Ils passèrent,
Et lancèrent leur horde
Sur un gué du Jourdain,
Et s’ouvrirent un chemin
Par le pillage et l’incendie
Vers la Jérusalem jébuséenne.

Puis les Rois et les Juges
Gouvernèrent le pays,
Et ne furent pas bons pour Israël,
Jusqu’à ce que Babylone étende la main,
Et les chasse de Jérusalem.

Et Cyrus les renvoya à nouveau,
Pour continuer comme ils avaient fait,
Jusqu’à ce que Titus en colère
Renverse la structure de Jérusalem.

Puis ils furent dispersés
Au nord et à l’ouest,
Pendant que chaque Croisade
Faisait apparaître plus sûrement
Que le fils vengeur d’Agar
Possédait la Jérusalem mahométane.

Là Ismaël établit
Son Etat du désert,
Et forma une croyance
Pour servir ses besoins. –
Allahou Akbar !
Dieu est grand ! »
Il la prêcha à Jérusalem.

Et chaque royaume
Qu’ils traversaient,
Proche ou lointain,
Se dressait de haine ou de peur,
Et dépouillait et torturait,
Chassait et massacrait
Les parias de Jérusalem.

Ainsi fut leur sort –
Moitié voyants, moitié esclaves –
Et les âges passaient,
Et à la fin
Ils se tenaient devant
La tombe des tyrans,
Et évoquaient Jérusalem.

Nous ne savons pas
Quel Dieu accompagne
La race mal aimée
Dans chaque lieu
Où ils amassent
Leurs dividendes
De Riga à Jérusalem.

Mais le passage
Du temps fait apparaître
A chacun
(sauf le Hun)
Que cela ne paie pas
De contrarier Cohen de Jérusalem.

Car sous les bouclettes
Et la fourrure du rabbin
(Ou les parfums et les bagues
Des rois du cinéma)
Le sang d’Ur,
Lointain et azyme,
Reste inébranlablement
Attiré par Jérusalem.

Là où Ismaël attend son heure
A sa place –
Un voleur ose,
Comme c’était prédit,
Se tenir devant
Le visage de son frère –
Le loup sans Jérusalem.

Et les Gentils accablés
Doivent en plus
Supporter le poids
De la haine d’Israël,
Parce qu’il n’est pas
Porté à nouveau
En triomphe à Jérusalem.

Pourtant celui qui engendra
La querelle sans fin
Et qui ne fut pas assez brave
Pour sauver
La fille esclave
De l’épouse furieuse,
Il t’apportait le malheur, Jérusalem !

Sources Vox Nr

Posté par Adriana Evangelizt

 

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14 octobre 2007 7 14 /10 /octobre /2007 13:39

 On continue sur la tradition des Roms, et il manque quelques pages sur le livre. Quel dommage. Car ce Peuple possède des racines qui remontent loin dans le temps, à l'Origine. Au commencement. Et ils ont gardé leur tradition pratiquement intacte. Quand on voit combien ils sont rejetés par le monde depuis des milliers d'années et aujourd'hui par le monde moderne, je pense fortement que ceux qui règnent au sommet ont à coeur d'enterrer l'Histoire de l'Humanité. Car les Romes sont notre mémoire. Et je suis fière d'être ici leur Amie et d'avoir découvert grâce à eux les Saintes Maries de la mer mais aussi d'autres lieux dans le monde. Car être l'Amie des Gitans c'est posséder un passeport international où l'on est reçu comme un Frère partout où l'on va. On ne peut pas en dire autant de tout le monde...

 

 

Les Rômes

Histoire vraie des vrais Bohémiens

par Jean-Alexandre Vaillant

1857

3ème partie

2ème partie

 1ère partie

CHAPITRE PREMIER

LES ROMES AUX INDES

D'où nous venons ? l'on n'en sait rien.
L'hirondelle
D'où nous vient-elle ?
D'où nous venons ?  l'on n'en sait rien.
Où nous allons, le sait-on bien ?

 

Tableau de William Bouguereau

Il est, du Sind au Gange, un territoire appelé Panc'ab, c'est-à-dire cinq eaux, parce qu'au sud, cinq rivières :  le Sutlej, le Ravi, le Shnab, le Jilu et le Sind l'arrosent et le fertilisent

pages manquantes 30 et 31


troupeaux de bétes que leur intelligence avait soumises et apprivoisées ; ces premiers pâtres furent bientôt les premiers rois.

Cependant, ils étaient sans loi, sans liens sociaux, sans culte, sans science, sans art, sans industrie, sans agriculture, sans astronomie, sans commerce ; ils vivaient isolément les uns des autres, divisés par familles et séparés de toute la distance nécessaire à la nourriture de leurs troupeaux ; chaque famille parlait un langage rude et dure, pauvre et décousu ; ils étaient loquaces, mais leur voix sortait rauque du gosier, et leur langue était glapissante dans le palais, parce qu'ils ne possédaient qu'à demi le lab, cette articulation des lèvres (labia) qui, par leur battement, font la syllabe et composent le discours. L'esprit de société étant en eux, ils se rapprochèrent, et leur union augmentant leurs forces physiques, intellectuelle et morale, ils ne tardèrent pas non-seulement à cultiver la terre pour y semer et y planter, mais aussi à la creuser pour y ravir ses métaux et ses pierres précieuses.

Ce premier rapprochement des hommes eut lieu dans le haut Mul-tan, qui n'avait pas encore de nom, aux sources de l'Ira-vati, du Brahma-putr, du Gange, dii Sind et du Gihon; oui, c'est là, aux limites des trois grands pays connus depuis sous les noms de Médie, Indes, Boutan, que se réunissent les trois premieres families, tribus ou peuplades auxquelles la Tradition attribue toutes les vérités et toutes les fables qui projetèrent plus tard leur lumière et leur ombre sur l'intelligence de l'humanité. Ces trois familles, dont nous allons parler, étaient les Zath, les Bodhas et les Meydes (1).

Les Bodhas ou Boutains, adorateurs ou cultivateurs de la Terre (Bhu ou Ebhu ), furent les premiers laboureurs et devinrent bientôt les premiers Puthi, penseurs, supputeur ou calculateurs du temps, les premiers astronomes, parce qu'ils avaient senti que, pour mieux cultiver la terre, il leur fallait connaître les cieux.

Les Meydes ou Medes, adorateurs de la magicienne Médée, triple Hécate, qui est la lune, furent les premiers qui creusèrent les mines et dont l'intelligence pénétra jusque dans les entrailles de la terre, comme la lune de Médie, comme Made-leine roule son disque argenté à travers le ciel de la nuit. Devenus avec le temps, les premiers médecins, ces dispensateurs de la santé des hommes, s'en firent aussi les rois.

Les Zath, adorateurs du soleil sous son nom de Pal ou Bal, et les premiers nés d'entre les hommes paissaient les troupeaux qu'il avaient soumis, comme le soleil, leur père et leur dieu, paît les hommes qu'il éclaire.

Ainsi, pâtres, laboureurs et artisans, comme ils avaient besoin les uns des autres, les Zath, les Mèdes et les Bodhas vécurent longtemps en bonne intelligence, assez du moins pour asseoir la science sur sa base, la faire rayonner sur toute la terre, et imposer à ceux qui l'avaient créée, Indiens et Tartares, le nom de parfaits ianaka et anaki. Nous reconnaîtrons tout à l'heure dans les Mèdes, les Zath et les Bodha, ces trois fils de Noé, Sem, Cham et Japhet, qu'il mit dans son arche et sauva du déluge, pour en faire les pères de toutes les nations de la terre. Nous allons maintenant faire entendre ce qu'étaient les Anak, quelle était leur science, et comment aussi ils devinrent chefs et rois des nations.

Incapables, après un laps incalculable de sommeil dans le temps, de trouver l'origine de la naissance de l'homme, et se sentant le besoin d'un principe, les Zath, les Mèdes et les Bodhas le demandèrent à leur intelligence ; et leur intelligence s'élevant jusqu'à l'Arc du ciel, séjour des arcanes ou arcs de l'anneau zodiacal, depuis devenus mystères, ils se le donnèrent pour principe, en composèrent leurs arches, et firent un vaisseau, un argo ; et cet argo, comme tout arc de cercle, arc céleste faisant pont sur la terre, et cette arche zodiacale faisant un vaisseau dans les cieux, ils passaient sans cesse sur ce pont pour aller sans cesse de l'une à l'autre rive du temps, de la nuit au jour, ils montaient sans cesse dans ce vaisseau pour voguer sans cesse de l'un à l'autre bord de la mer de l'éternité, du jour à la nuit; et c'est ainsi qu'en passant chaque nuit et chaque jour au-dessus de leur tête, cet arc céleste, cette arche zodiacale leur livrant, leur traduisant, leur trahissant, nuit par nuit, jour par jour, les arc-anes, ou révolutions diurnes et arcs annuels qui font les mystères des cieux, ils en firent leur harghah ou tradition ; et, comme le monde est la voûte, le dôme céleste circulaire, le tabernacle, dont chaque arc est la carène et l'ensemble, un vase, un vaisseau qui contiennent la vérité du monde, la tête de l'homme fut pour eux un tabernacle, dont le crâne est la carène, et dont l'ensemble est le vase qui contient la science de la terre.

Ces ainsi qu'ayant étudié les deux vers ou côtés de l'univers, et les trois zone sidérales, lunaires et solaires, ils firent de cette amazone du monde la triple mamelle de tout. La nuit et le jour, le feu et la lumière, la lune et le soleil, le ciel et l'air, l'eau et la mer furent pour eux les dix éléments du monde, les dix premiers besoins ou tyrans des hommes, leurs dix premiers rois ou patriarches. Toute étoile (sidus) fut pour eux le siège (sedes) d'un monde, et tout corps sidéral un foyer dont la lumière qu'il émet et qui s'en émane est une émission, un message céleste, qui en fait un messager, un ange du ciel, en correspondance avec les coeurs et les intelligences des hommes, astres et lumières de la terre.

La lune et le soleil furent pour eux les guides de l'esprit et les chefs des corps, les rois ou régulateurs, les pâtres ou les prêtres des choeurs des astres et des coeurs des hommes ; ils en firent tour à tour les sacerdotes et les pontifes, selon qu'ils étaient au-dessus ou au-dessous de l'horizon, sur le pode ou sous le pont dans Ormuzd ou dans Ahriman ; ils firent de l'orient et de l'occident du soleil la main droite et gauche de Dieu, donc la terre est le piédestal. Le ciel fut pour eux une vaste mer de ténébres, du sein desquelles sort ou naît la Lumière, et dans lesquelles voguent et voyagent sans cesse la lune, le soleil, la terre et les astres, comme les vaisseaux des hommes sur l'océan de la terre. Pour eux, Dieu fut l'ix ou l'axe invisible, inconnu, autour duquel tourne le temps éternel, comme le ciel semble tourner sur son axe autour de la terre qui l'admire comme la roue du char tourne autour de son essieu sur la terre qu'il parcourt. Pour eux, la zone sidérale, le zodiaque, fut une robe étoilée, la stole ou l'étole dont Dieu se revêt à l'Orient quand le soleil se couche à l'Occident. C'est dans cette robe  qu'ils renfermèrent les destinées humaines ; et c'est de cette robe (apo-stole) que vinrent plus tard toutes ces grandes voix qui, dans tous les siècles, se sont fait entendre à la terre.

Pour eux, la lune et le soleil furent tour à tour le corbeau et la colombe, le vautour et l'aigle, le roi et le prophète qui tour à tour s'élèvent et s'abaissent, disparaissent et meurent dans la mer des cieux pour s'y relever et y revivre, s'y rabaisser et y mourir encore. Les quatre points des solstices et des équinoxes furentles quatre principaux messagers célestes, les quatre grands bras de la croix lumineuse du ciel, que le soleil porte éternellement sur son dos autour de la terre et sur chacun de ses points. Les quatre saisons ou temps que ces points déterminent furent les quatre grands livres de Brahma ou d'Hermès, les quatre grandes voix ou oracles de Dieu, les quatre grands anges ou messagers, les quatre grands prophètes ou évangélistes. Les douze mois qui remplissent par triades ces quatre grands temps furent les douze petits livres de Dieu, les douze boeufs ou taureaux célestes de la nuit et du jour, qui soutiennent à la fois l'océan du temps et la mer d'airain du temple de Salomon ; les douze tables de la loi de Moïse et de Romulus, où sont écrits les dix commandements de Manu, dieu de Bouddha, ou de Manoel, dieu de David ; les douze fils de Jacob, rochers d'Israël au Sinaï et sur le Jourdain, et les douze apôtres de Jésus, rochers du Christ au Jourdain et sur le Gol-gotha.

Pour en arriver à comprendre, à suivre, à déterminer toutes ces grandes révolutions qui font les divisions du temps, Meydes, Zath, Bodhas couraient la terre et conduits, pendant la nuit, par les sept étoiles du Char, s'élevaient jusqu'au sommet des plus hautes montagnes, dont ils faisaient leurs observatoires. Le ciel nocturne étant un océan d'étoiles, et le Char celle des constellations qui leur était le plus utile, ils en firent le type de cet océan, le signe du temps sidéral, le nommèrent Hénoch, appellèrent henochi et henochia les montagnards les montagnes qui s'étendent du Caucase au Boutan, ils prirent même le nom de Ianaka ou Anaki, parce qu'ils étaient pour les hommes ce que les étoiles du Char étaient pour eux-mêmes, des guides sûrs, des chefs parfaits.

Quand, à l'aide de Rama, le soleil, et de C'andra, la lune, ils se furent assurés de la justesse de leurs observations, ils en firent une science, l'astronomie, qu'ils nommèrent du nom de ces deux astres Rama-C'andra ou C'andrama, en dressèrent les Mantaras ou formules, qu'ils gravèrent sur une une table de pierre carrée, le Rasaï-sita ; et le Mandala ou cercle étant tracé, et le Tantara ou Zodiaque étant composé, le monde fut créé et les siècles commencèrent.

C'est à cette époque qu'il faut faire remonter leur première pérégrination au-delà des limites du Sind, car c'est alors que l'un d'eux, sous le nom d'Inachus  va porter de Cappadoce en Grèce le culte de Diane et d'Apollon ; que, Dandares, ils vont porter en Phrygie, qui en prit le nom de Dar-danie, les formules, ou tantara, zodiacales, et que Pali ou Anaki, ils vont occuper, sous le nom de Pelasges ou de Philistins, le Kanaan et la Palestine. D'ailleurs, un fait remarquable, et qui tend à convertir en preuves toutes ces présomptions, c'est que ce Tan-tara de Bouddha donna naissance au Taro de tous les pays, au Tyndare des Grecs et au Tora des Juifs aussi bien qu'au Den-dera ou Ten-tyra d'Egypte et que les Dar-danes ou Dan-dares étaient, chez les Phrygiens, réputés pour les inventeurs des signes lunaires de la rasaï sita, et les possesseurs de ces formules dont ils faisaient un mystère comme d'un don de Dieu.

Pour nous éviter la peine de revenir à leur berceau, nous ne les suivrons pas encore dans cette première émigration, nous attendrons pour cela que les sages, sagia et sakia, se soient substitués aux parfaits ianaca ou anaki ; que les signes, les idoles, les images se soient substitués aux types, aux faits, aux phénomènes : que l'histoire de la vérité et de la science des astres, vélée d'abord dans le temps sous le voile de l'ignorance des hommes, puis dévélée par la sincérité de leur intelligente autogorie, se soit enfin révélé par leur sagace allégorie du velum de la fiction, du manteau de la fable, de la révélation des dieux. Afin de se bien convaincre que les Rômes qui sont Zath, ne sont pas comme on le croit, des Parias, mais des Soudras, nous verrons d'abord ce qu'étaient les Zath, ce que sont encore les Soudras et les Parias et comment les Rômes sont Soudras.

 Les Zath sont si bien reconnus dans tout l'Orient pour les aînés de la race humaine, qu'on dit Zati-brahman, Brahme ou Brahme de naissance ; que cette expression "Zata-samram"  ne signifie synthétiquement les Justes, que parce qu'elle signifie au propre "nés de la lune et du soleil" et au figuré "nés avec le souvenir de la vie antérieure" ; que,  chez les Népalais, le Zataca-mala est le livre des naissances et des vies antérieures. D'ailleurs, pour que le premier né d'entre les astres, le soleil, servitde type à cet arbre de la science, qui, sous le nom de pari-zata, anbre de vie, orna le premier le jardin des dieux, il fallait nécessairement que les Zath, ses premiers adorateurs, fussent rééllement considérés aussi comme les premiers nés d'entre les hommes. Enfin, selon les Chinois, c'est au pays de Ta-hia que fut composé le livre sacré du lotus de la loi excellente, et qu'un Zath, par eux nommé Zata-vana, le Zath vende ou errant, traduisit les livres sanscrits en langue du Boutan et du Thibet.

Ce pays de Ta-hia est précisémcnt celui que les Romains connurent plus tard sous les noms d'Aria et d'Hénochia, le Haut Mult-an, pays des anaki et des sagia, des savants et des sages. Quoique pâtres, ces Zath étaient jadis si fameux que les livres indiens disent du soleil, puissant Hari, dieu des combats, qu'ils appellent Sram, et que les Grecs et les Romains nomment Arès et Mars, "Couvert d'une peau de bête, un bâton à la main, et les cheveux relevés en Zatha, il va au milieu des ombres, comme le feu à travers les touffes de gazon."

Quatrième partie

Posté par Adriana Evangelizt

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14 octobre 2007 7 14 /10 /octobre /2007 01:06

Bien que cette thèse soit tentante, je pense fortement que la période d'Abraham se situe au temps des Hyksos donc bien avant Akhenaton. Moïse se situerait mieux à cette époque. D'autant que l'on ne sait rien de la mort de ce pharaon. Et si c'était lui que Moïse avait tué après lui avoir volé son secret ? Puisqu'il a tué un Egyptien. La similitude du monothéisme de l'un comme de l'autre force à la comparaison.

Abraham serait le pharaon Akhenaton



Le monde judéo-chrétien va être bouleversé. Le milieu scientifique, celui des archéologues, des historiens, sera stupéfait. Deux chercheurs français hébraïsants, Roger et Messod Sabbah, ont découvert après vingt ans d’études scrupuleuses, méthodiques et rigoureuses, le message caché de la Bible. Le peuple hébreu, celui de l’Exode, celui dont personne jusqu’à aujourd’hui n’a trouvé aucune trace dans l’Egypte ancienne, ne serait autre que la population égyptienne d’Akhet-Aton, la capitale d’Akhenaton, le premier phraraon monothéiste.


L’analyse et l’examen des textes de la Bible hébraïque (Ancien Testament) et araméenne, ainsi que des hiéroglyphes égyptiens, par Roger et Messod Sabbah, vont si loin qu’ils remettent en question l’histoire par laquelle l’humanité s’est créé une mémoire collective fonctionnant sans interruption jusqu'au XXIe siècle de notre ère. Leur découverte extraordinaire, si elle est avérée, révèle la véritable origine du monothéisme. Cette révélation était pourtant pressentie par Jean-François Champollion qui écrivait : « La connaissance réelle de l’ ancienne Egypte importe également aux études bibliques, et la critique sacrée doit en retirer de nombreux éclaircissements. » Sigmud Freud, de son côté, hanté et fasciné par Moïse, proposait l'hypothèse suivante à la suite des fouilles effectuées à Tel el-Armana, site actuel de l’ancienne capitale d’Akhenaton : « Nous aimerions à présent risquer cette conclusion : si Moïse fut un Egyptien, s’il transmit sa propre religion aux Juifs, ce fut celle d’Akhenaton, la religion d’Aton. » Il ajoutait : « Si j’étais millionnaire, je financerais la poursuite des fouilles… »


Roger et Messod Sabbah se sont plongés dans la relecture de la Bible à partir de l’exégèse de Rachi (1040-1105), grand maître de la tradition écrite et orale qui vécut à Troyes, où il écrivit un commentaire de l’Ancien testament, en étudiant le Pentateuque hébraïque et la Bible araméenne. Jamais la Bible n’a été étudiée comme une composante de l’égyptologie. Bien qu’une grande partie du récit biblique se passe en ancienne Egypte, on ne trouve aucune trace d’Abraham, de Joseph, de Moïse. Pour les archéologues, ils n’existent pas. On n’a découvert aucune preuve de leur présence tels qu’ils sont décrits dans la Genèse et dans l’Exode.

Les historiens assimilent plus ou moins les Hébreux aux Apiroux ou Abirous ou encore aux Shasous, en tout cas à ces peuples de semi-nomades bédouins qui vivaient en marge de la société égyptienne. Mais, d’après Roger et Messod Sabbah, c’est peut-être le terme « hébreux » qui leur aurait été attribué par les scribes de l’époque babylonienne (VIe siècle av. J.-C.) qui aurait mis les exégètes dans la confusion.
Alors de troublantes questions se posent, si l’on s’en tient au récit biblique : comment se fait-il que l’on n’a pas découvert dans les textes hiéroglyphiques égyptiens des récits ou des témoignages de la présence d’une population ayant vécu quatre cent trente ans en Egypte, dont deux cent dix en esclavage, sous plusieurs pharaons ? Est-il possible de s’installer en terre de Canaan sans aucune réaction de l’autorité pharaonique, sachant que, tout au long de son histoire, l’Egypte administrait cette province ? Comment ce peuple, imprégné dans la plus grande partie de ses traditions par la sagesse de l’Egypte, a-t-il pu disparaître aussi mystérieusement ? Pourquoi n’a-t-on rien retrouvé de la présence des Hébreux en Egypte, dans les sables, dans les tombes, dans les temples et sur les stèles ?

Ces énigmes ont été résolues par Messod et Roger Sabbah, qui nous livrent leurs recherches dans un ouvrage à paraître très prochainement " Les Secrets de l’Exode ".
En examinant attentivement les peintures murales qui ornent les tombes de la Vallée des rois, les auteurs ont découvert derrière les hiéroglyphes des symboles de la langue hébraïque.
Alors qu’il n’existe aucune trace scientifique et archéologique de la sortie des Hébreux d’Egypte telle qu’elle est décrite dans la Bible, on s’aperçoit en fait que cet événement correspond bien à l’expulsion des habitants monothéistes de la ville d’Akhet-Aton. Peu après la disparition du pharaon adorateur d’un seul dieu, Akhenaton, vers 1344 av. J.-C., sa capitale Akhet-Aton, l’actuelle Tell el-Armana est vidée de tous ses citadins, sur ordre du futur pharaon.

Ces faits sont confirmés car Messod et Roger Sabbah ont bien retrouvé les lettres de l’alphabet hébraïque sous forme de hiéroglyphes. A partir de cette comparaison, ils ont décrypté la Genèse, qui reproduit trait pour trait la cosmogonie égyptienne.

Si l’on s’en tient à cette manière de déchiffrer la Bible, les noms d’Abraham, de Sarah, d’Isaac, de Rébecca, de Jacob, d’Israël, de Laban…, dissimulent des noms et des titres royaux égyptiens bien précis. Ainsi Joseph est l’image parfaite du pharaon Aï tel que le décrivent les égyptologues.
Si l’on regarde attentivement l’épisode de la sortie d’Egypte à partir de ces données, elle se déroule en plusieurs phrases :
- Exode d’Akhet-Aton, ordonné par Aï, avec le fameux passage de la mer des Roseaux, qui est en fait une image traditionnelle de la mythologie égyptienne, représentant l’océan primordial séparé en deux par Pharaon.
- Les quarante années dans le désert s’intercalent exactement entre les deux campagnes militaires de Toutankhamon et de Séthi 1er.
- Après ces quarante ans, l’expédition militaire de Josué devient celle du pharaon Séthi 1er, confirmée par les égyptologues.

Dorénavant, grâce à Messod et à Roger Sabbah, la Bible permet d’identifier Aaron au pharaon Hormhed. De la même manière, Moïse était en réalité le général égyptien Mosé (Ra-Messou), qui deviendra Ramsès Ier.

Les auteurs des Secrets de l’exode prouvent ainsi que Josué, « serviteur de Moïse », est en fait son fils premier-né.

Alors, quel était le véritable nom biblique d’Akhenaton ? L’énigme est enfin résolue. Le pharaon monothéiste n’est personne d’autre qu’Abraham, qui vécut vers 1358 av. J.-C. Jusqu’à présent, on situait, sans preuve, l’existence d’Abraham vers 1900 av. J.-C.

Le récit biblique respecte non seulement l’ordre chronologique des faits qui ont marqué l’existence du pharaon, mais encore traduit sa vie et son action en parfait accord avec l’égyptologie : Dieu parle à Abraham = Dieu parle à Akhenaton; le sacrifice d’Abraham = le sacrifice d’Akhenaton ; la rupture d'Abraham avec le polythéisme paternel = la rupture d’Akhenaton avec le polythéisme paternel ; la beauté de Sarah, de Rébecca, de Rachel = la beauté de Néfertiti ; Abraham brise les idoles de ses pères = Akhenaton brise les idoles de ses pères ; la séparation religieuse et politique entre Jacob et Laban = la séparation religieuse et politique entre Akhenaton et son père, Aménophis III ; les intrigues entres les épouses d’Abraham = les intrigues entre les épouses d’Akhenaton ; Sarah et Agar = Néfertiti et Kiya.

Les travaux de Messod et Roger Sabbah montrent que, grâce à la Bible, la quintessence de la sagesse égyptienne est parvenue jusqu’à nous, portée par la tradition orale de ces Egyptiens qui se firent appeler les Hébreux.

In : " Les Secrets de l’Exode " - Messod et Roger Sabbah - éditions Jean-Cyrille Godefroy

Sources Pierre Bachy

Posté par Adriana Evangelizt

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13 octobre 2007 6 13 /10 /octobre /2007 23:51

L’auteur de l’Authentikos Logos réunit et présente un impressionnant ensemble d’images et de métaphores, connues du monde hellénistique à l’époque romaine, à travers lesquelles il transmet un enseignement sur la nature réelle de l’âme, en décrivant sa chute dans le monde et la façon dont elle peut être sauvée.

 

Le récit décrit la chute de l’âme individuelle, tombée du monde de l’immortalité et des cieux invisibles sur terre (22,4-34), et ce n’est qu’en se nourrissant du Logos et en le mettant sur ses yeux qu’elle pourra retrouver sa race (22,24-34). Sur terre, elle est mêlée aux enfants adoptifs de la femme (23,4-34), à savoir les passions qui sont les enfants de la Sophia déchue, symbole de l’âme animale soumise aux passions, qui n’est plus qu’une semence femelle opposée à la semence mâle pneumatique et céleste. L’âme ici-bas est dans un lieu de prostitution (24,8), elle est livrée à l’ivresse (24,15); sans la connaissance, elle est dans un état d’animalité (24,22). Le récit continue avec la parabole du bon grain mêlé à de la paille, cette parabole est suivie d’une nouvelle métaphore, celle du combat avec les puissances mauvaises. Pour vaincre les Archontes, le texte enjoint à nouveau de pratiquer l’ascèse (27,14), indispensable pour retrouver le Logos afin de le mettre sur les yeux à la manière d’un baume. Sans ce baume, l’âme est dans l’aveuglement provoqué par les Puissances qu’elle ne peut vaincre que grâce à la lumière dont elle est inconsciemment porteuse et qui l’aidera à remonter dans sa demeure (28,13-30). En effet, les passions guettent l’âme comme un pêcheur attire le poisson à l’aide de multiples appâts (29,3-31,24). Aussi, pour atteindre la vraie vie, l’âme doit mépriser le monde, se dépouiller de lui (31,31) et revêtir la robe nuptiale (35,5-11) et demeurer avec son véritable gardien. Elle doit remettre le corps qui l’a troublée de ses désirs aux commerçants de corps, les mauvais gardiens (32,16-34,32) qui, pires que les païens et à cause de la dureté de leur coeur, ont essayé d’entraîner l’âme à leur suite dans l’ignorance. L’âme qui se laisse ainsi tromper est insensée, alors que l’âme sensée, après avoir cherché, redécouvre ses origines, pénètre dans la chambre nuptiale plongée dans la lumière d’Orient qui ne se couche jamais (34,32-35,23) et à laquelle est adressée la doxologie de la fin.

L’AUTHENTIKOS LOGOS

(NH VI, 3)

Traduit du copte par Jacques É. Ménard, révisé par Jean-Pierre Mahé

 

 

I. ORIGINES DIVINES ET NATURE SPIRITUELLE DE L’ÂME

 

 

Le Père du Tout et le Plérôme

Avant que rien ne fut venu à l’être le Père du Tout était seul à exister, lui, l’invisible et le caché, reposant dans sa gloire, celle qui est au ciel incorruptible et qu’il contient en lui.

Alors donc que rien n’était encore apparu, ni les cieux cachés ni les cieux visibles et avant que ne fussent révélés les mondes  invisibles et indicibles, c’est d’eux que l’âme invisible de la justice est  venue, ayant mêmes membres, même corps et même esprit.  Qu’elle soit descendue ici-bas ou dans le Plérôme, elle n’est pas séparée d’eux... les mondes. Mais ils la voient et elle élève vers eux son regard par le Logos invisible.

En secret, son fiancé  l’a apporté. Il le lui a donné dans la bouche, pour  qu’elle le mange à la manière d’une nourriture ; et il lui a mis le Logos sur les yeux comme un baume, pour que son intellect acquière la vue, perçoive ceux de sa race et prenne connaissance de sa racine,  pour qu’elle se fixe à son rameau, d’où elle est venue originellement,  pour qu’elle reçoive ce qui est sien et qu’elle quitte la matière

L’âme, ses frères et leur héritage

... mais comme un homme qui a épousé une femme, ayant des enfants. Cependant les véritables enfants de l’homme, ceux qui sont issus de sa semence,  appellent les enfants de la femme : « nos frères ».  Il en va de même de l’âme pneumatique. Après avoir été rejetée dans le corps, elle est devenue soeur du désir, de la haine et de la jalousie, elle est devenue une âme hylique, tant il est vrai que le corps est venu du désir et que le désir est venu de l'être matériel. C’est pourquoi l’âme est devenue pour eux une soeur.

Et pourtant ce ne sont que des beaux-enfants. Il n’est pas possible qu’ils héritent du mâle, mais ils hériteront seulement de leur mère.  Quand donc l'âme veut hériter avec les beaux-enfants – car les biens  des beaux-enfants sont les passions, les vanités, les plaisirs de la vie, les jalousies, les haines, les vantardises, les  propos creux, les accusations mensongères. . . elle abandonne son propre héritage.

De la sottise à l’animalité

Mais quand une âme insensée se choisit un esprit de prostitution, il l’exclut et la jette  dans le lieu de prostitution. Car elle a choisi le vice, et elle a abandonné la pudeur. En effet, la mort  et la vie s’offrent à  chacun ; et ce que l’on désire  de ces deux choses, on le choisira pour soi. Mais cette âme ainsi faite s’adonnera  à l’ivrognerie et au vice. En effet, le vice c’est le vin. Aussi ne se rappelle-t-elle plus ses frères ni son père, parce que le plaisir et les gains agréables l’abusent. Lorsqu’elle a renoncé à la connaissance, elle est tombée dans l’animalité. Car un insensé est dans un état animal. Il ne sait pas ce qu’il convient de dire et ce qu’il convient de ne pas dire.

Les vrais fils et les beaux-enfants

Mais le fils réfléchi est heureux d’être héritier de son père et son père se réjouit en lui  parce que chacun lui fait compliment de lui. Il cherche aussi comment doubler les biens qu’il a reçus. En effet, les beaux-enfants ne désirent que l’héritage et leur désir ne peut s’unir à la modération, car dès que la seule pensée d’un désir pénètre dans un homme vierge, il  est déjà souillé. Et leur gloutonnerie ne peut s’allier à la modération.

La paille et le froment

Car si la paille se mêle au froment, ce n’est pas la paille qui se souille, mais c’est le froment. En effet lorsqu’ils sont mêlés l’un à l’autre, personne n'achètera le froment parce qu’il est souillé. Mais on dira au vendeur avec une feinte courtoisie :  « Vends-nous cette paille », quand on verra le froment qui s’y trouve mêlé, jusqu’à ce qu’on l’ait obtenue et jetée avec toutes les autres pailles ; et cette paille se mêle à toutes les autres matières. Au contraire, quand une semence est pure, on la conserve dans des greniers, en sécurité. Mais, tout cela  nous l’avons dit.

 

II. LE COMBAT DE LA VIE CORPORELLE

 

Le dessein du Père

Et avant que rien ne fût, le Père est seul à exister. Avant que ne fussent apparus les mondes qui sont dans les cieux, ni le monde qui est sur la terre, ni Principauté, ni Domination, ni Puissance seul existait celui qui n’est pas venu à l’être. Quand il lui plut, des êtres... apparurent sur son commandement, et... ... Car rien n’est venu à l’être sans sa volonté.

Mais, parce que le Père voulait manifester sa richesse et sa majesté, il institua ce grand combat en  ce monde, désirant que les lutteurs se révèlent et que tous ceux qui combattent abandonnent les choses qui sont venues à l’être et qu’ils les méprisent grâce à une connaissance supérieure et inaccessible, et qu’ils s’empressent vers celui qui est ; quant à ceux qui nous combattent, étant nos adversaires, il veut que, dans ce combat qu’ils nous livrent, nous vainquions leur ignorance par notre connaissance, parce que nous avons déjà connaissance de l’Inaccessible d’où nous sommes émanés.

Se détacher du monde

 Nous ne possédons rien en ce monde, de crainte que la Domination qui est venue à l’être dans le monde ne nous retienne dans les mondes célestes, ceux où demeure la mort universelle entourée des morts particulières. Nous résistons à toutes les tentations de la part des Puissances du monde qui nous sont opposées,  afin de n’être pas couverts de honte. Ceux qui sont du monde, nous ne nous en soucions pas ; ils nous calomnient, et nous les ignorons ; ils nous jettent outrages et injures au visage, nous les regardons sans dire mot. Car ceux-là accomplissent leur travail.

 Mais nous, nous cheminons dans la faim, dans la soif, parce que nos regards sont tournés vers notre demeure, le lieu vers où tendent notre manière de vivre et notre conscience; parce que nous ne sommes pas attachés à ce qui est venu à l’être, mais, parce que nous nous en détournons et que nos coeurs sont fixés sur ce qui existe, quelque malades, faibles et affligés que nous soyons.

S’empresser vers le Logos

Mais il y a une grande force cachée en nous. Notre âme est, certes, malade, parce qu’elle est dans une maison de pauvreté, la matière lui blesse les yeux, voulant l’aveugler. C’est pourquoi, elle s’empresse vers le Logos et se le met sur les yeux comme un baume, qui les ouvre rejetant la cécité car de même que…afin de lui jeter un peu de cécité sur la vue et ensuite, quand celui-là est dans l’ignorance, il est tout entier ténèbres et hylique ainsi, l’âme reçoit à chaque fois un logos, pour se le poser sur les yeux comme un baume, afin qu’elle voie et que sa lumière engloutisse les ennemis qui la combattent : qu’elle les aveugle par son éclat et qu’elle les capture lors de son avènement, qu’elle les abatte par sa vigilance, et qu’elle se manifeste ouvertement par sa puissance et sa couronne royale. Tandis que ses ennemis, couverts de honte, la suivent des yeux, elle monte là-haut, dans son trésor, là où est son Noûs, et son sûr dépôt, afin qu’aucun de ceux qui sont venus à l’être ne se saisisse d’elle, et sans avoir reçu d’étrangers dans sa maison; en effet, nombreux sont ceux,  nés dans la maison, qui la combattent, jour et nuit, sans prendre de repos le jour ni la nuit, puisque c’est le désir qui les tourmente. C’est pourquoi aussi  nous ne dormons ni ne sommeillons : car les filets déployés en cachette, tendent leurs embûches pour nous prendre.

Déjouer les pièges des pêcheurs

En effet, si nous nous laissons saisir dans un seul filet, il nous engloutira dans son ouverture, tandis que l’eau  nous submergera en nous frappant. Et nous serons entraînés au fond du filet, et nous ne pourrons pas remonter pour en sortir, à cause de la hauteur des eaux au dessus de nous. Se déversant de haut en bas, elles plongeront notre cœur dans la fange boueuse, et nous ne pourrons pas leur échapper. Car, ce sont des mangeurs d’hommes, ceux qui nous saisiront et qui nous engloutiront avec joie.

C’est ainsi qu’un pêcheur, jetant l’hameçon à l’eau, jette à l’eau plusieurs sortes d’appâts. En effet, chaque poisson a son appât bien à lui; quand il le sent, il s’empresse, guidé par l’odeur, et lorsqu’il l’avale, l’hameçon caché dans l’appât l’enferre et l’entraîne de force, hors des eaux  profondes. Or, nul homme ne peut se saisir de ce poisson-là, dans les eaux  profondes, si ce n’est par la ruse mise en œuvre par le pêcheur. Sous le leurre de l’appât, il a attiré le poisson vers l’hameçon.

Il en va ainsi de nous en ce monde : comme des poissons ! Et l’adversaire nous surveille, nous guettant comme un pêcheur, car il veut nous saisir et, en effet, se réjouit de nous manger. Il nous met sous les yeux plusieurs appâts qui sont les choses de ce monde. Il veut que nous désirions l’une d’entre elles, que nous n’y goûtions qu’un peu, puis il nous terrasse par le venin qu’il y a caché et nous prive de liberté pour nous entraîner en  esclavage. Car, s’il nous saisit par un seul appât, il est fatal, en effet, que nous désirions le reste.  À la fin, ce genre de choses devient un appât mortel.

Les vices, appâts du diable

Et voici les appâts grâce auxquels le diable nous tend des embûches. D’abord il te jette un chagrin dans le cœur, jusqu’à ce que tu te tourmentes  pour une petite chose de cette vie, puis il nous terrasse par ses poisons ; et ensuite viennent le désir d’un vêtement, dont tu sois fier et l’amour de l’argent, la jactance, l’orgueil, la jalousie envieuse d’une autre jalousie, la beauté du corps, la dépravation. De tous ces vices, le plus grand est l’ignorance, jointe à la mollesse. Or, tous les pièges de cette sorte sont soigneusement apprêtés par l’adversaire et il les présente au corps, parce qu’il veut que l’instinct de l’âme l’oriente vers un de ceux-ci, en sorte qu’il la domine. Comme un hameçon, il l’attire de force dans l’ignorance et abuse d’elle jusqu’à ce qu’elle soit grosse de mal, qu’elle enfante des fruits de la matière et qu’elle vive dans la souillure en poursuivant une foule de désirs et de convoitises, tandis que la douceur de la chair l’attire dans l’ignorance.

 

III. ESCHATOLOGIE

 

La remontée de l’âme

Mais l’âme qui y a goûté a reconnu que des passions douces ne sont que pour un temps. Elle a pris connaissance de la malice, elle s’en est détachée, elle a adopté une nouvelle conduite.

Elle rejoint le Bon pasteur

Désormais elle méprise cette vie parce qu’elle est passagère, et elle recherche les nourritures qui l’introduiront dans la véritable vie. Elle abandonne les nourritures mensongères et reçoit connaissance de sa lumière. Elle marche dépouillée de ce monde, drapée intérieurement de son véritable vêtement, tandis qu’elle revêt la robe de fiancée qui l’orne d’une beauté du cœur et, non de vanité charnelle. Elle prend conscience de sa profondeur et elle se hâte vers son enclos, alors que son pasteur se tient à la porte. Donc, pour toutes les diffamations et tous les déshonneurs qu’elle a subis en ce monde, elle reçoit dix mille fois plus de grâce et d’honneur.

Déception des marchands de corps

Elle a remis son corps à ceux qui le lui avaient donné pour leur faire honte, en sorte que les négociants des corps sont assis et pleurent parce qu’ils n’ont pu négocier ce corps et qu’ils n’ont trouvé aucune autre marchandise à sa place.

Ils avaient pris beaucoup de peine à façonner le corps de cette âme, voulant y faire déchoir l’âme invisible. Or, ils ont retiré honte à présent de leur  ouvrage. Ils ont subi la perte de ce pour quoi ils avaient peiné. Ils ne se sont pas avisés qu’elle a un corps spirituel invisible; ils pensaient: « Nous sommes le pasteur qui la paît ». Mais ils ne se sont pas avisés qu’elle connaît un autre chemin qui leur est caché, celui que son pasteur véritable  lui a enseigné par la connaissance.

Égarement de ceux qui ne cherchent pas Dieu

Mais ceux qui sont ignorants, ne cherchent pas Dieu, ni ne s’inquiètent de leur demeure qui est dans le repos, mais se conduisent d’une manière animale, ceux-là sont pires que les païens. D’abord parce qu’ils ne recherchent pas Dieu, puisque c’est la sécheresse de leur cœur qui les pousse à pratiquer leur dureté. Et de plus, s’ils trouvent quelqu’un d’autre à la recherche de son salut, leur sécheresse de cœur s’exerce contre cet homme-là. Et s’il n’arrête pas de chercher, ils le tuent par leur dureté, pensant avoir accompli pour eux-mêmes une bonne action. Pourtant ils sont les enfants du diable.

Car même les païens font l’aumône et ils savent que Dieu existe dans les cieux, et que le Père du Tout, est supérieur aux idoles qu’ils vénèrent. Mais ils n’ont pas prêté l’oreille au Logos pour s’enquérir de ses voies.

Or voici comment se comporte l’homme insensé : bien qu’il entende l’invitation, toutefois il est ignorant du lieu où il a été invité. Et, lors du prêche, il ne s’est pas enquis : « Où est le temple où j’irai et où j’implorerai mon espérance ? »  Ainsi, à cause de son irréflexion, il est pire qu’un païen, car les païens connaissent le chemin pour aller à leur temple de pierre voué à la corruption, et ils vénèrent leur idole en qui leur cœur se repose, car elle est leur espoir.

Mais à cet insensé on a annoncé le Logos, on a eu beau lui enseigner : « Demande et recherche les chemins que tu dois parcourir car il n’y a rien de meilleur que cette chose-là ! : » la nature même de la sécheresse de cœur s’attaque à son esprit, avec l’aide de la puissance de l’ignorance et du démon de l’erreur. Ils ne laissent pas son esprit se redresser pour que celui-ci ne fasse pas l’effort de s’enquérir et de reconnaître son espérance.

Repos de l’âme qui a cherché Dieu

Mais l’âme qui détient le Logos, elle, qui a fait l’effort de s’enquérir, a reçu la connaissance de Dieu. Elle s’est épuisée à chercher, peinant dans le corps, s’usant les pieds jusqu’aux porteurs d’heureuses nouvelles, pour connaître l’Inaccessible. Elle a trouvé son orient, elle s’est reposée dans celui qui se repose, elle s’est laissée choir dans la chambre nuptiale. Elle a mangé au banquet dont elle était affamée, elle a goûté à une nourriture immortelle. Elle a trouvé ce qu’elle cherchait, elle a obtenu le repos de ses peines car la lumière qui s’est levée au-dessus d’elle ne se couche pas, celle à qui appartient la gloire et la puissance et la révélation, pour les siècles des siècles, Amen ! Authentikos Logos

Sources : Bibliothèque copte de Nag-Hammadi

Posté par Adriana Evangelizt

 

 

 

 

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13 octobre 2007 6 13 /10 /octobre /2007 22:05

 

 

 

FRAGMENT D'AKHMIM

Apocalypse de Pierre

 

1 «Bon nombre d'entre eux seront des faux prophètes, et enseigneront des voies et diverses doctrines de perdition.

2 Et eux deviendront les fils de la perdition.

3 Et alors Dieu viendra vers mes fidèles qui sont affligés de la faim et de la soif, et il éprouvera leurs âmes dans cette vie, et il jugera les fils de l'iniquité.

4 Et le Seigneur ajouta et dit : Partons à la montagne pour prier.

5 Et allant avec lui, nous les douze disciples l'avons sollicité qu'il nous montre un de nos frères justes qui étaient parti hors du monde, afin que nous puissions voir de quelle façon et de quelle formes sont ces hommes trépassés, et pour que nous prenions courage, afin d'encourager les hommes de ce monde qui devraient nous entendre.

6 Et comme nous prions, soudainement il apparu là deux hommes se tenant devant le Seigneur (à l'est) et que nous ne pouvions regarder.

7 Car il sortait de leur présence des rayons lumineux comme le soleil, et leurs habits brillaient d'une lueur que l'œil d'aucun homme n'en a jamais vu de semblables : car aucune bouche ne peut déclarer ni aucun cœur ne peut concevoir la gloire qui les couvrait ni la majesté de leur présence.

8 Et quand nous les avons vu, nous fûmes rempli d'étonnement, parce que leurs corps étaient plus blancs que toutes les neiges et plus rouge que tous les roses.

9 Et leur rougeur était mélangée avec la blancheur, et, dans un mot, je ne peux déclarer leur beauté.

10 Leurs cheveux bouclés s'épanouissaient comme des fleurs, et tombaient dignement de leur figure sur leurs épaules comme une guirlande tissée du nard et des diverses fleurs, ou comme un arc-en-ciel dans le firmament : tel était la dignité de leur présence.

11 Lorsque nous vîmes leur splendeur, nous fûmes étonné car ils apparurent soudainement.

12 Et je m'approcha du Seigneur et lui dit : Qui sont ceux-ci ?

13 Il me répondit: Ce sont vos (nos) frères justes dont l'aspect vous désiriez de voir.

14 Et je lui demandais: Et où sont tous les justes ? Dans quel sorte de monde sont-ils pour posséder une telle gloire ?

15 Et le Seigneur me montra une région très grande en dehors de ce monde, un lieux brillant de lumière où l'air de l'endroit fut illuminé avec les faisceaux du soleil, et où la terre même fleurissaient avec les fleurs qui ne se fanent jamais, et plein d'épices et de plantes, belles et incorruptible qui produisirent des fruits bénis.

16 Et si grande était l'odeur des fleurs qu'elle parvint à travers le voile jusqu'à nous.

17 Et les habitants de cet endroit étaient vêtus avec du vêtement brillant des anges, et leurs habits étaient comme le monde qu'ils habitèrent;

18 et les anges les entourèrent de partout, ici et là;

19 et la gloire de tous ceux qui y demeurent fut égal entre eux; et d'une seule voix ils louèrent le Seigneur Dieu, se réjouissèrent dans cet endroit.

20 Et le Seigneur nous dit: C'est ici l'endroit de vos fondateurs (ou, hauts prêtres), et des hommes justes.

21 Et j'ai vu également un autre endroit opposé à celui-là, très misérable; et c'était un endroit de châtiments, et ceux qui étaient frappés, et les anges qui les tourmentaient, étaient vêtus d'habits d'obscurité, selon l'air de l'endroit.

22 Et certains furent pendus par leurs langues ; c'étaient ceux qui avaient blasphémé la voie de la justice, et sous eux se trouvait un feu flamboyant qui les affligeait d'une douleur inexplicable.

23 Et il y avait un grand lac rempli d'une boue infecte d'excréments qui flamboyait, où se trouvaient certains hommes qui s'étaient détourné de la droiture; et des anges furent établit au-dessus d'eux pour les tourmenter sans cesse.

24 Et il y s'en trouvait d'autres également, des femmes furent pendu par leurs cheveux au-dessus de cette boue répugnante qui bouillonnait intensément; et c'étaient celles qui s'avaient ornés pour l'adultère. Et les hommes qui s'étaient joints à elles dans le défilement de l'adultère, étaient pendu par leurs pieds et leurs têtes fut cachées dans la boue odieuse; et nous dirent : Nous avons cru et nous avons vu qu'il ne serait pas bon que nous venions à cet endroit.

25 Et moi j'ai vu que les meurtriers et ceux qui consentirent avec eux furent jetés dans un endroit étroit plein de malices et de créatures infernales qui rampent, et frappé par ces bêtes, ils se lamentèrent dans leurs tourments. Et sur eux fut relâché un nuage de vers obscurs qui les rongeait. Et les âmes de ceux qui furent tués, se tenaient et considéraient le tourment de ces meurtriers et dirent: Ô Dieu, que tes jugements sont juste.

26 Et à côté de cet endroit, j'ai vu un autre lieu où la décharge et la puanteur de ceux qui étaient dans les tourments coulaient à grand flots, et il y avait là comme un lac rempli de ces horreurs. En ce lieu, des femmes furent assises jusqu'à leurs cous dans ce liquide dégoûtant, et à leur côté se tenait une multitude d'enfants né hors temps qui se lamentèrent, et desquels sortaient des rayons de feu qui frappaient les femmes dans leurs yeux; ce fut les enfants qui furent conçu hors du mariage et ceux qui furent avortés.

27 Et d'autres hommes et femmes étaient brûlés jusqu'à leur milieu et furent jeté dans un endroit ténébreux où ils furent fouettés par des mauvais esprits, ayant aussi leurs entrailles rongés par les vers qui ne se reposent point. Et c'étaient ceux qui avaient persécuté les justes et qui les avaient trahie.

28 Et à leur côté étaient encore des femmes et des hommes qui mangèrent leurs lèvres, dans un tourment affreux, et ayant des fers rougis à feu placé contre leurs yeux. Et ce fut ceux qui blasphémèrent et parlèrent en mal contre la voie de la justice.

29 Et prêt d'eux se trouvaient des femmes et des hommes rongeant leurs langues et ayant un feu flamboyant dans leurs bouches. Et ceux-ci furent les faux témoins.

30 Et dans un autre endroit se trouvait des pierres chauffées au feu, plus tranchantes que des épées; et là des hommes et des femmes vêtus en lambeaux souillés se roulèrent sur ces pierres dans d'affreux tourments. Et c'étaient ceux qui étaient riches et qui avaient placé leur confiance dans leurs richesses, et qui n'avaient eu aucune pitié pour les orphelins ni pour les veuves, mais qui avaient négligé les commandements de Dieu.

31 Et dans un autre grand lac rempli complètement de matière fétide (pue), de sang et de boue en ébullition, se tenait des hommes et les femmes debout jusqu'à leurs genoux; ces derniers étaient
ceux qui ont prêté de l'argent avec usure sur usure.

32 Et d'autres hommes et femmes, jeté d'un haut escarpement, tombèrent jusqu'au fond et furent forcé d'escalader le rocher pour être rejeté en bas de nouveau, et ils n'avaient aucun repos de ce tourment. C’étaient les hommes qui souillèrent leurs corps en se conduisant comme des femmes; et les femmes qui étaient avec eux étaient celles qui couchèrent avec d'autres comme un homme couche avec une femme.

33 Et près de cet escarpement se trouvait un endroit complètement couvert de feu, et là se tenaient les hommes qui avaient fait des images à leur propre ressemblances plutôt qu'à celle de Dieu. Et à leur côté se tenaient d'autres hommes et d'autres femmes qui
se frappèrent avec des tiges du feu, et qui ne se reposèrent point de cette forme de tourment...

34 Et encore près d'eux, se trouvaient des hommes et femmes qui
brûlèrent en se faisant rôtir. Ce fut ceux qui avaient abandonné la voie de Dieu.


Posté par Adriana Evangelizt



 

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13 octobre 2007 6 13 /10 /octobre /2007 20:20

 La dernière partie. Jésus, les templiers, l'Amérique fondée par des Francs-Maçons et la première pierre de la Maison-Blanche posé un treize octobre, date anniversaire de la mortdu grand-Maître des Templiers, Jacques de Molay dont le fameux suaire porterait la trace...

 

 

NOTES SUR LE LIVRE : « LA CLE D’HIRAM »

aux éditions Dervy

de Chistopher Knight et Robert Lomas

3ème partie

2ème partie

1ère partie

CHRISTIANISME

Comment Jésus pouvait-il être Dieu tout en étant son fils ? Avec son esprit de Gentil, Constantin rationalisa le problème en expliquant qu’il y avait Dieu le père et Dieu le fils, or un père et son fils sont 2 entités distinctes. La conclusion incontournable est que le christianisme n’est pas du tout une religion monothéiste.

Les chrétiens brûlèrent et rasèrent la bibliothèque d’Alexandrie en Egypte, parce qu’elle renfermait quantité d’informations sur la véritable Eglise de Jérusalem.

Alors que le judaïsme et la plupart des autres religions se fondent sur un large corpus social et théologique, le christianisme repose entièrement sur l'idée qu’un jour, un dieu fait homme est mort sous la torture pour la rémission des péchés des hommes qui le vénéraient. On sait maintenant que l'histoire de Jésus racontée par les évangiles est dans une large mesure une fiction mise en scène pour habiller ses enseignements et les rendre plus accessibles aux lecteurs (le serment sur la montagne en est un bon exemple).

Le Bouddhisme n’a pas besoin de Gautama Bouddha pour exister, et sans Mahomet l’Islam vit quand même. Mais sans la résurrection de Jésus, le christianisme (tel qu’il se présente actuellement) n’est rien.

L’EGLISE CATHOLIQUE ROMAINE

Dans l’apocalypse de Pierre, le Christ ressuscité explique que : « Ceux qui se donnent le nom d’Evêque et de Diacre et agissent comme s’ils avaient reçu leur autorité de Dieu sont en réalité des rivières à sec. Ils ne comprennent pas le mystère et pourtant ils se vantent d’être les seuls détenteurs de la vérité. Ils ont mal interprété l’enseignement apostolique et ont fondé une imitation d’église à la place de la vraie fraternité chrétienne. » le concept de gnose (connaissance) et l’opposé du concept de foi prôné par l’Eglise.

Jésus ne fut absolument pas le fondateur de l’Eglise, on doit cette mascarade à Paul. Paul avait à son actif 17 années de chasse des juifs potentiellement rebelles (zélotes). Il ne se convertit jamais à la cause de Jean le Baptiste, Jésus et Jacques. Au lieu de cela, il inventa un nouveau culte auquel il donna le nom grec « chrétien » qui se voulait la traduction du mot hébreu « messie » (de christos). Il appela Jésus, un homme qu’il n’avait jamais connu, « Christ » et il commença à réunir des disciples autour de lui-même. Comme Paul n’avait aucune compréhension de la terminologie Nazôréenne, il fut le premier à prendre littéralement ce qui n’était qu’allégories dans les enseignements de Jésus et c’est ainsi qu’un patriote juif devint un dieu homme faiseur de miracles. Le christianisme actuel aurait du porter le nom de paulinisme. L’église chrétienne n’a donc rien à voir avec Jésus. Elle fut l'invention d’un étranger appelé Saül et plus tard Paul, que les manuscrits de la mer morte désignent certainement comme « le verseur de mensonges ».

L’église celtique différait largement de la version romaine en ce sens qu’elle rejetait des dogmes aussi centraux que l’immaculée conception et la divinité de Jésus. Elle a été absorbée au milieu du VIIième siècle, mais une partie aurait survécut sous forme souterraine en Ecosse.

JACQUES DE MOLAY (1243-1314) ET LES TEMPLIERS

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Dernier grand maître des templiers, Philippe le bel le fit arrêter en 1307, torturer et emprisonner. Il fut brûlé sur le bûcher en 1314 pour s’être rétracté. Nous avons peu d’éléments sur les tortures endurées par Jacques et infligées par l’inquisition, mais il semble qu’il ait subi les étapes de la crucifixion de Jésus. Le corps suant de Molay aurait été descendu de la croix et enveloppé par un tissu, son propre linceul maçonnique, les traits du corps de Molay s’étant imprimés dessus par réaction chimique : l’acide lactique produit par la souffrance, s’étant échappé librement du corps pour imprégner le linceul avait réagit au contact de l’encens utilisé comme agent blanchissant et qui était, lui riche en carbonates de calcium. En 1988, le Vatican autorise des tests scientifiques par le carbone 14 sur le linceul de Turin. Les analyses ont démontré que la matière du linceul ne pouvait être antérieure à 1260. Si on compare d’ailleurs l’image du linceul avec un portrait de Molay, la ressemblance est frappante. Notons également que les résultats des analyses furent publiées le 13 octobre, date même de l’arrestation de Molay.

La première résurgence du nationalisme écossais intervint par l’assassinat du shérif de Lanark par le noble William Wallace3 qui voulait venger le meurtre de sa femme, en mai 1297. Un affrontement où les forces d’Edouard, roi d’Angleterre furent défaites, eu lieu à Stirling Bridge le 11 septembre 1297. L’année suivante, c’est Edouard qui remporta la victoire mais Wallace parvint à s’échapper. Obtenant le soutient de la famille Moray, il entra en contact avec les templiers. Une bataille entre les écossais et les anglais fut remportée par Wallace à Roslin en 1303 avec le concours des chevaliers templiers. Toutefois trahi, il fut emmené à Londres, pendu, torturé, écartelé et démembré en 1305. Le plus grand triomphe des écossais fut la bataille de Bannockburn, le 24 juin 1314. L’affrontement tournait très nettement au désavantage de l’armée de Robert Bruce (roi d’Ecosse excommunié) jusqu’à ce qu’une force de réserve inconnue intervienne et n’inverse le cours de la bataille, assurant la victoire aux écossais. L’intervention templière semble la seule explication possible.

Pourchassés, les templiers s’étaient réfugiés en Ecosse où le Vatican ne pouvait intervenir. Dès que l’Ecosse fit de nouveau officiellement partie de la chrétienté, il devint impératif pour les templiers de se dissimuler aux regards en devenant une société secrète, dans la mesure où le Vatican pouvait poursuivre ses ennemis dans toute l’Europe.

Le lien avec la Franc-maçonnerie peut facilement se déduire de la chapelle de Rosslyn, sanctuaire post-templier construit pour abriter les manuscrits trouvés par Hugues de Payns et les siens sous le saint des saint du dernier temple de Jérusalem. Rosslyn n’est pas une libre interprétation des ruines de Jérusalem mais une copie très fidèlement exécutée.

LA FRANC-MAÇONNERIE

Omne ignotum pro magnifico : moins on en sait, plus on suppute. La plupart des gens ne font pas confiance à ce qu’ils ne comprennent pas. Si les membres de la Franc-maçonnerie gardent le silence, c’est simplement qu’ils ne comprennent pas grand chose des cérémonies auxquelles ils participent. L’Art Royal est le terme utilisé par les initiés pour désigner la Franc-Maçonnerie. La grande loge unie d’Angleterre déclare publiquement que le devoir d’un Franc-maçon en tant que citoyen prévaut sur toute obligation à l’endroit d’un autre Franc-Maçon. Le personnage central de la Franc-maçonnerie est l’architecte du temple du roi Salomon dont le nom est Hiram Abif.

Lors de la cérémonie de résurrection du maître maçon, les mots suivants sont murmurés : « Ma’at-neb-men-aa, Ma’at-ba-aa » ce qui signifie en égyptien « grand est la maître de Ma’at, grand est l’esprit de Ma’at », Ma’at signifiant « vérité, justice, beauté, harmonie et rectitude morale, symbolisée par la pureté des fondations parfaitement droites et carrées d’un temple » ; c’est l’art de la franc-maçonnerie. Cette phrase est une reconstitution d’après les sonorités conservées par tradition orale. En fait, il est largement admis que la meilleure manière de transmettre des idées sans distorsion se fait par l’intermédiaire de personnes qui ne comprennent pas ce qu’elles disent.

Aujourd’hui, les francs-maçons prétendent qu’ils se rencontrent toujours symboliquement à midi sous prétexte que la franc-maçonnerie est une organisation mondiale et que donc « Le soleil est toujours à son méridien au regard de la franc-maçonnerie ». La référence maçonnique à Dieu comme « le plus haut » est donc une description de Ré, le dieu soleil dans sa position suprême.

La datation « anno mundi » signifie « depuis le commencement du monde », ce qui, selon la franc-maçonnerie, correspondrait à l’année 4000 avant notre ère, autrement dit, l’époque où la civilisation sumérienne serait sortie apparemment de nulle part.

La Franc-maçonnerie requiert des candidats qui soient sains de corps et d’esprit et tout handicap physique est supposé empêcher l’admission.

Dans la littérature maçonnique, on connaît de vieux rituels évoquant la tentative de Sem, Japhet et Ham pour ressusciter Noé. Il y a également un haut grade maçonnique (le degré noachite ou ark mariners) qui continue cette tradition des secrets de Noé.

Aujourd’hui, la Franc-maçonnerie est constituée de près de 100.000 entités particulières appelées loges, chacune d’elles étant présidée par un Vénérable maître et tout un ensemble d’officiers qui sont autorisés à diriger des cérémonies d’initiation et d’avancement.

AMERIQUE

Les esséniens croyaient que les bonnes âmes habitaient au delà de l’océan, sur une terre marquée par une étoile dont les nom est « Merica ». Les Etats-Unis d’Amérique furent crées par des Francs-maçons et leur constitution, fondée sur des principes maçonniques. Les voiles des 3 caravelles de Christophe Colomb étaient ornées de la croix pattée des templiers

On croit communément que le continent américain fut baptisé d’après le nom chrétien d’Amerigo Vespucci, un riche armateur de Séville, or celui-ci ne fit pas voile vers le nouveau monde avant 1499. Waldseemüller, un ecclésiaste de Saint-Déodat dans les Vosges, imprima un livre avec une carte géante où le nom du continent fut indiqué sous l’appellation d’America. Il est depuis considéré comme l’inventeur du nom car il s’agit de la première référence imprimée. L’explication qu’il en donna se rapportait à d’Amerigo Vespucci, mais par la suite, il réalisa sa grande erreur et se rétracta publiquement. C'est un exemple classique d’Histoire qui ment.

En 1792, Washington posa la pierre de fondation de la maison blanche, le 13 octobre, l’anniversaire de la crucifixion de Jacques de Molay. Ces années là, le dollar fut adopté comme unité monétaire des Etats-Unis d’Amérique. Le S fut emprunté à une vieille pièce de monnaie espagnole, mais les deux barres verticales étaient les deux piliers Nazoréens de Mishpat et Tsedeq mieux connus des maçons fondateurs des Etats-Unis sous le nom de « Boaz » et « Jakin », les piliers du porche du temple du roi Salomon. Aujourd’hui, les billets américains portent l’image d’une pyramide avec un œil à l’intérieur, ce motif représente Dieu sous la forme d’Amon-Ré.

Il semble que les templiers aient gagné le continent américain bien avant 1492. De nombreuses expertises4 ont démontré que les mines d'argent du Mexique ont été exploitées bien avant Colomb. Et comme les indiens n'en faisaient rien, c'est forcément quelqu'un d'autre. L'importance de leur port de La Rochelle confirme encore cette hypothèse.

Il existait à l'époque de Colomb un ordre militaire issu des Templiers, les Chevaliers de Christ et il se trouve qu'un des Grand-maître de l'ordre était l'oncle de Colomb. A partir de là, on peut expliquer bon nombre de faits :

1. La croix templière sur les voiles des caravelles

2. Le fait que Colomb s'enfermât dans sa cabine pendant le voyage, tenant ses cartes secrètes

3. L'anecdote de la mutinerie lorsque les hommes révoltés voulurent pendre Colomb qui demanda un délai de 8 jours, la terre fut en vue le huitième jour...

On peut donc supposer que Colomb, héritier des secrets templiers par l'intermédiaire des Chevaliers du Christ se dirigea vers l'Amérique suivant un itinéraire précis connu jadis des Templiers. Seulement, une seule ombre au tableau, Colomb croyait arriver en Inde...

Remarquons toutefois que les Egyptiens contemporains à Salomon et même bien après J.C. ont consommé de la Cocaïne, plante qui n’a toujours poussé qu’en Amérique.

Il nous faut garder présent à l'esprit que Platon parlait déjà en son temps de ce continent. Une lecture attentive démontre que pour lui l'Atlantide n'était qu'une île permettant le passage vers un vaste continent.

 Notes

1 Quand ils écrivirent l’histoire de leur peuple, les hébreux donnèrent aux personnages clés des titres et appellations destinés à transmettre des significations spécifiques alors que les lecteurs modernes ne voient là que des noms de personnes.

2 Cette histoire fait étrangement penser au film la Momie sauf que 200 ans séparent les faits (1719 avant J.C.). Imhotep est inhumé à Hamunaptrâ pour avoir volé la femme de pharaon. Ceci est d’autant plus étrange qu’Ahmoseinhapi, la veuve de Sekenenrê semble avoir été momifiée par le même embaumeur que Jubelo.

3 « BraveHeart » avec Mel Gibson relate l’histoire de William Wallace

4 Voir livre de Mahieu "Les Templiers en Amerique"

Sources Over Storm

Posté par Adriana Evangelizt

 

 

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