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5 décembre 2007 3 05 /12 /décembre /2007 19:21

 

 

 

HISTOIRE DES INSTITUTIONS DE MOÏSE

 ET DU PEUPLE HEBREU

par Joseph Salvador

Tome II

1862

CHAPITRE IV


RÉPUDIATION, DIVORCE

 

 


D'après l'ancienne loi, un homme qui avait pris sa femme en aversion, à cause de quelque chose de honteux, lui remettait un écrit de divorce ainsi rédigé :

« Ce jour, moi, nommé tel, de tel lieu, je te renvoie et j'écris cet acte afin que tu sois libre d'épouser l'homme qui te plaira. »


Mais de graves discussions se sont élevées sur les mots
quelque chose de honteux. Le législateur voulut il désigner les vices physiques susceptibles d'inspirer du dégoût et de rendre la femme impropre à remplir sa destination ? C'est ainsi qu'il était défendu à l'homme privé de sa puissance d'épouser une fille d'Israël, et que la jurisprudence permettait à la femme de demander la séparation, lorsque le mari portait en lui quelque maladie susceptible de se propager, dont elle n'avait pas eu connaissance à l'heure du mariage. Deux écoles célèbres chez les Juifs se piquèrent de pousser à l'extrême les paroles de la loi. A la vérité, c'était dans les derniers temps de la république, à l'époque où des causes étrangères avaient déjà introduit de grands désordres. L'école de Schammaï compta parmi les motifs de répudiation toutes les actions contraires a la pudeur; l'école de Hillel, tout ce qui pouvait déplaire au moral comme au physique.

Mais jusqu'où allait le droit de la femme elle-même en matière de divorce? La loi ne lui défend pas d'une manière absolue l'initiative dans la répudiation directe : elle garde un silence éloquent ; car cette femme recevait sa dot du mari ; elle pouvait emmener ses enfants qui ne perdaient en rien leurs droits à l'héritage; elle pouvait allumer des haines terribles entre des rivaux; enfin la femme est douée d'une susceptibilité plus grande qui, sur le moindre sujet, l'aurait fait peut-être recourir à ce moyen. Nul doute que la conduite des maris romains ne fût très-reprochable, et que le désir de faire usage d'une liberté longtemps comprimée, n'occasionnât ce fâcheux entraînement; mais qu'arriva-t-il lorsque, malgré la loi de Romulus et la loi des douze Tables, les femmes furent autorisées à provoquer elles-mêmes la répudiation? « Bientôt aucune n'en rougit, dit Senèque, bientôt elles ne comptèrent plus les années par le nombre des consulats, mais par le nombre des maris; elles se mariaient pour répudier, et elles répudiaient pour voler à de nouvelles noces. » Il n'en fut pas de même chez les femmes grecques auxquelles la loi accorda cette permission, que la sagesse des magistrats sut mieux limiter.

Mais si la loi hébraïque ne semble pas laisser à la femme la répudiation directe, elle lui permet de réclamer l'intervention des anciens pour l'exécution de toutes les clauses du contrat. Après plusieurs remontrances, si l'époux persistait dans son injustice, il était censé ne plus l'aimer et la répudier de fait ; elle sortait libre comme si la lettre de divorce avait été réellement donnée. C'est ce qui résulte de ce principe déjà cité : « Quand un homme, après avoir épousé sa jeune servante, envers laquelle il s'est conduit selon le droit des filles, prend une autre femme, il ne doit négliger en rien la première, sans quoi elle sort libre de sa maison, emportant sa dot. »

Deux cas particuliers faisaient perdre à l'époux tout droit de répudiation : lorsqu'il avait séduit sa femme avant de l'épouser; lorsque, après l'avoir épousée, il l'avait accusée calomnieusement devant les juges. Ce scandale étant pour la femme un grand empêchement à trouver un autre époux, il ne pouvait s'en séparer de lui-même. Mais quelle confiance ne fallait-il pas avoir dans la puissance des mœurs et des magistrats, pour ne pas craindre les effets de son ressentiment contre elle ?

Ce qui s'était passé à Rome faillit se répéter en Judée. Salomé, sœur d'Hérode, jalouse d'imiter les dames romaines, expliqua à son profit le silence de la loi, et répudia de sa propre autorité Costobare, son époux, gouverneur de Pldumée. Cet exemple fut suivi par quelques autres femmes de distinction ; mais le mépris qu'elles inspirèrent arrêta les progrès du mal.

Il n'est pas besoin d'observer que le divorce avait lieu dans le cas d'incompatibilité mutuelle, physique ou morale. Peu importait de quelle part vînt la répudiation ; il suffisait qu'elle fût possible.

Quant au mode à suivre, les docteurs sont tous du même avis. Ils établissent en principe qu'on doit exiger tant de formalités compliquées et minutieuses, qu'avant d'avoir remis la lettre de divorce, si les raisons ne sont pas très-puissantes, on revient à de plus doux sentiments et on se réconcilie.

La femme répudiée emportait sa dot et tous les biens qu'elle avait au moment du mariage, ou qui lui étaient advenus depuis. D'après la tradition, le mari les aurait assurés en ces termes dans le contrat: « Je prends sous ma garde et garantie tous les biens dotaux et non dotaux que mon épouse a apportés, et tous ceux qu'elle pourra acquérir dans la suite. Je donne droit envers moi et mes successeurs et héritiers sur tout ce que je possède et tout ce que je posséderai, meubles ou immeubles, afin que mon épouse puisse rentrer dans la jouissance de ces biens pendant ma vie, comme à ma mort. En m'obligeant à ce que je viens de dire, je renonce aux avantages que la contexture particulière du contrat pourrait me fournir, et je m'en tiens à la force et l'effet ordinaire des contrats de mariage usités, parmi les Israélites, et conformément à la tradition et aux préceptes de nos docteurs de pieuse mémoires.» Les mêmes principes sont répétés dnns le Koran.

Lorsqu'une femme répudiée épousait un autre homme, elle ne pouvait plus revenir au premier, soit que le second mari mourût, soit qu'il la répudiât, « La loi des Maldives, dit Montesquieu, permet de reprendre une femme qu'on a répudiée; la loi du Mexique défendait de se réunir, sous peine de la vie. La loi du Mexique est plus sensée que l'autre; dans le temps même de la dissolution elle songeait à l'éternité du mariage, au lieu que celle des Maldives semble se jouer également du mariage et de la répudiation. » Mahomet alla plus loin: il permit de prendre deux fois la femme qu'on avait répudiée; mais à la troisième fois il fallait qu'elle eût passé dans la couche d'un autre époux qui l'aurait répudiée à son tour.

Je me garderais de présenter le divorce comme une simple concession de Moïse aux Hébreux et aux circonstances. Puisque, en principe, l'adultère était menacé de mort, voilà un cas irrécusable qui l'entraînait d'une manière absolue. On a dit qu'il ne fallait pas séparer ce que Dieu a uni: rien de plus juste. Mais on a appliqué cela au divorce, et la conséquence n'est pas exacte. Ce que Dieu a uni se distingue par la paix, l'ordre, le bonheur commun ; et ce n'est point h ces mariages-là que le divorce s'adresse, mais bien à ceux dont Dieu ne s'est pas mêlé, et sur lesquels un malin esprit a exercé son influence. Le législateur ne l'écrivit dans son code, qu'après l'avoir lu dans la nature des choses : et qui pourrait soutenir que sagement restreint par les lois, et surtout par les mœurs, le divorce ne fut pas aussi favorable aux intérêts privés qu'à la morale publique qui a tout à perdre dans les unions forcées et les séparations imparfaites? Une issue éloignée, quelque difficile et compliquée qu'elle soit et qu'elle doive être, rassure celui-là même qui n'a nul dessein d'y passer ; mais un labyrinthe plein de hasards et sans fil de salut peut effrayer l'âme la plus courageuse.

Posté par Adriana Evangelizt


 

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5 décembre 2007 3 05 /12 /décembre /2007 19:16

 

 

HISTOIRE DES INSTITUTIONS DE MOÏSE

 ET DU PEUPLE HEBREU

par Joseph Salvador

Tome II

1862

CHAPITRE III


POLYGAMIE

 


Dans l'ancienne loi, la polygamie se présente en général comme une concession aux mœurs et aux usages du temps, comme une tolérance. Fidèles aux vues de leur maître, les Hébreux ont tendu sans cesse à restreindre la polygamie. Dans tous les pays de l'Europe où la faculté leur était laissée d'y recourir, ils se sont bornés à prendre une seconde épouse, lorsque la première restait stérile après dix ans de mariage. Les Juifs de l'Arabie, qui résistèrent longtemps aux armes de Mahomet, lui reprochaient surtout d'avoir épousé trop de femmes. « Dès les premiers temps de leur dispersion, dit le Sanhédrin de Paris, les Israélites répandus dans l'Occident, pénétrés de la nécessité de mettre leurs usages en harmonie avec les lois civiles des États dans lesquels ils s'étaient établis, avaient généralement renoncé à la polygamie, qu'ils considéraient comme une simple faculté dépendant d'eux-mêmes. Le synode convoqué à Worms et présidé par le rabbin Guerson prononça anathème contre tout Israélite qui épouserait plus d'une femme. » (Léon de Modène - Décision du Sanhédrin de Paris Art. 11)

Toutefois n'y a-t-il pas quelques raisons tirées de la nature des choses qui déterminèrent le législateur à ne pas la défendre d'une manière absolue, comme il avait prohibé tant d'autres coutumes?

Remarquons, en effet, que la polygamie s'est perpétuée chez les peuples occidentaux comme en Orient. Seulement l'une en Orient est la polygamie dans la loi. l'autre en Occident la polygamie dans les mœurs, et c'est en grande partie sous l'influence de celle-ci que l'émancipation de la femme s'est accomplie chez les modernes. Des adages populaires semblent même la consacrer : Pour faire un ménage heureux, dit-on,
il faut que l'homme ait déjà usé de la vie. C'est pourquoi quelques docteurs hébreux ont émis que depuis sa puberté jusqu'à l'extinction de ses forces, l'homme exigeait deux femmes, l'une pour la volupté, l'autre pour la propagation.

En réalité, le développement de l'homme est complet peu de jours après celui de la femme, et
la femme se fane longtemps avant lui. Chez l'homme le besoin physique est en général dominateur. Ce que la femme demande surtout à l'autre sexe, c'est de l'adoration, c'est un véritable culte moral qu'on lui doit, à cause de la majesté de son rôle dans la conservation de l'espèce. Ce besoin de l'âme, qu'elle ne perd jamais, ouvre le champ à son imagination, et forme le principal secret de son existence. Qu'un homme de trente ans, sain de corps et d'esprit et une femme de vingt soient unis, ils se suffiront probablement l'un à l'autre toute leur vie, quoique l'homme ait déjà fait en amour une dépense de sentiments et de force équivalente au moins à celle de l'avenir.

Cette activité et cette durée plus grandes du physique de l'un des deux sexes devait être bien autrement sensible dans les premiers temps.
L'exercice soutenu de l'intelligence ne formait pas chez l'homme une puissante diversion, et l'état de la société n'entourait pas la femme de tant de causes excitantes.

De nos jours encore, avant que l'homme atteigne l'âge qui le met dans un rapport convenable avec la seule épouse qu'il soit en droit de reconnaître, ses sens lui parlent, et pour répondre à cette voix, quelle femme obtient-il ? Alors, malgré lai-même, il est entraîné à mutiler l'amour, non-seulement en séparant ses plaisirs de l'espoir d'être père, mais en les séparant du bonheur de sa compagne. Cette absence de contre-poids à l'ardeur de ses sens déprave souvent ses idées ; et bientôt, confondant toute chose, il ne voit plus dans la femme, cet être son égal et libre comme lui, qu'une créature inférieure, destinée seulement à satisfaire ses désirs.

Voilà l'esprit avec lequel il lui arrive de se présenter au mariage, comme au terme de ses belles années; voilà comment il prive des premiers élans du coeur son épouse unique, après avoir refusé ce nom à ses premières amours, à l'objet que les Hébreux appelaient la femme de ta jeunesse; en faveur de laquelle le prophète s'écriait : « Malheur à toi, si tu agis perfidement à son égard ; » et le talmudiste : « Que l'autel pleure sur cet homme. »

On connaît la folle harangue de Métellus Numidicus au peuple romain : « S'il était possible de n'avoir point de femmes, nous nous délivrerions de ce mal ; mais comme la nature a établi que nous ne pouvons guère vivre heureux avec elles ni subsister sans elles, il faut avoir plus d'égards à notre conservation qu'à des satisfactions passagères. » Que l'on compare ces paroles à celles de l'Ecclésiaste : « Fais toute l'œuvre que tu es capable de produire. Que tes vêtements soient blancs en tout temps ; que le parfum ne manque, point sur ta tête, et passe heureusement ta vie avec la femme objet de tes amours, qui t'a été donnée sous le soleil pour tous les jours de ta vanité ; car c'est là ta portion et ce qui te revient de ton travail *. »

Tous ces faits, qui sont d'une si haute importance dans l'appréciation des rapports sociaux, expliquent déjà pourquoi Moïse, après avoir porté des lois contre les atteintes au mariage et contre la prostitution,
fut conduit, non pas à consacrer en principe la polygamie comme un bien, mais à la tolérer. Les femmes, à ce qu'il paraît, étaient proportionnellement en grand nombre chez les Hébreux, et cette polygamie même concourait à leur assurer une sorte d'état. Dans les pays froids et tempérés où les recensements donneraient un égal nombre d'hommes et de femmes, on sent que d'autres combinaisons seraient rendues nécessaires. Montesquieu dit que dans certains pays de l'Asie où les garçons sont plus nombreux, il existe une loi qui permet à une femme de prendre plusieurs maris. A Rome, la même coutume fut admise. Caton prêta sa femme à Hortensius, sans se croire tombé dans une action déshonnête. Mais un principe tout particulier dirigeait les Romains; c'est que chez eux la femme passait pour la propriété de l'homme, qui pouvait dès lors disposer d'elle comme de tout autre bien.

La stérilité, commune en Syrie, fut encore pour Moïse une puissante raison de tolérer la polygamie, qui permettait d'y obvier. Enfin une autre raison non moins directe naissait de la nature particulière du climat et de la gêne extrême que la crainte des maux redoutables dont il sera parlé plus loin avait forcé d'établir périodiquement entre les deux époux.

La plupart de ces motifs sont étrangers à la température de nos contrées et A notre civilisation. Les difficultés à résoudre semblent donc devoir être posées de la manière suivante :

« Faut-il que l'homme arrivé à l'âge de puberté prenne immédiatement une épouse? Mais si l'affirmative est admise, n'aura-t-on pas à craindre qu'avant le terme de son existence pour l'espèce, l'équilibre ne se rompe entre les deux contractants, de sorte que l'homme éprouve, presque malgré lui, des désirs qui le porteraient vers d'autres objets? Si l'on admet entre l'époux et l'épouse une inégalité d'âge qui leur ouvre une égale carrière, sera-t-il utile au développement des facultés de l'homme, et sera-t-il possible que depuis l'heure de sa puberté complète jusqu'à celle du mariage, il se soumette à une contrainte absolue? Si la contrainte est utile et possible, pourquoi une prostitution légale, dont le plus grand désavantage ne consiste pas dans les atteintes portées à la santé publique, mais dans la dégradation avouée de l'être auquel nous devons le plus d'honneur sur la terre? Si la contrainte est impossible, pourquoi ne pas imaginer des combinaisons moins odieuses? pourquoi ne pas envisager les choses sous un point de vue plus haut, et ne pas tracer un cercle dans lequel toutes les variétés individuelles qui sont formées par la nature elle-même puissent se mouvoir à l'aise ? pourquoi enfin ne pas anéantir ces oppositions choquantes entre la loi morale d'un pays et sa loi réelle, qui conduisent bientôt au mépris de l'une ou de l'autre, et quelquefois de toutes deux?

Je laisse aux esprits aidés d'une expérience beaucoup plus sûre que la mienne et aux femmes, dont le tact n'est pas moins puissant que toute notre raison, de déterminer ce qui existe de fondé ou d'imaginaire dans tout ceci. Le seul fait que je regarde comme certain, c'est que, malgré le juste orgueil que nous inspirent les progrès de notre civilisation, nous avons encore, sur une foule de points, le pied dans la barbarie *. »
 

*Quoique ces pages datent de près de quarante ans, à en juger en général d'après les tendances actuelles de la jeunesse, il me semble qu'elles n'ont nullement vieilli (1861).

Los obstacles opposés par la loi hébraïque à la polygamie n'étaient pas illusoires, dans un pays où le mari dotait lui-même la femme, où la constitution publique ramenait perpétuellement les richesses vers l'équilibre. L'homme qui prenait une seconde épouse devait toujours à la première, lors même qu'elle aurait commencé par être sa servante, l'entière exécution des trois obligations principales du contrat, nourriture, entretien, amitié conjugale ; sans quoi elle sortait libre de chez lui.

Le mot épouse et concubine sont souvent employés l'un pour l'autre dans les anciens livres. La nuance qu'ils indiquent est l'expression d'un état qui, sans être admis par les lois modernes, se renouvelle dans les mœurs. Les Romains aussi avaient deux degrés dans le mariage : le mariage par achat (per coemptionem) , en vertu duquel la femme (uxor) devenait comme la propriété du mari qui prenait sur elle toute la puissance du père, et le mariage par simple rapprochement (per usum), dans lequel cette femme appelée matrone restait sous la puissance paternelle et conservait la propriété de ses biens.

Toute femme libre d'Israël, en se mariant à un homme déjà lié à d'autres femmes, restait entièrement indépendante de celles qui l'avaient précédée. Et en cela, remarquez l'avantage de faire donner la dot par le mari. On avait du moins l'assurance, s'il adoptait plusieurs femmes, que c'était pour elles-mêmes et non pour accumuler plusieurs dots.

D'autres avantages résultaient de cette disposition. Un homme ne pouvait épouser plus d'une femme que lorsqu'il avait une certaine richesse ; et, par le fait de son mariage, sa richesse se répartissait. Enfin, il naissait de là plus de facilité à confondre les classes, et le nom de mésalliance n'entrait pas dans la langue du pays.

En effet, par quel moyen légal une femme née dans les classes inférieures avec une sensibilité profonde et des dispositions remarquables peut-elle de nos jours arriver au rang qui convient à sa nature ? Je n'en vois aucun. Nous nous sommes beaucoup occupés de nous-mêmes; nous avons marqué notre indignation que l'homme supérieur n'eût pas la facilité d'être porté rapidement du plus bas au plus haut de l'échelle; et nous avons oublié que le même besoin existe dans' l'autre sexe, avec les modifications qui lui sont propres. Nous avons oublié que la jeune fille renferme en elle autre chose que la richesse ou la puissance attachées à son nom; qu'elle a une importance personnelle qui doit être comptée dans l'ordre social; enfin, non-seulement nous n'avons ouvert aucune voie à son émulation légitime, mais nous avons admis comme dernière combinaison morale que la richesse devait se marier au nom ou à la puissance, la puissance à la richesse, et rien de plus.

Lorsqu'un Hébreu faisait de son esclave sa concubine, elle changeait de position, mais
elle conservait envers la première épouse une sorte d'infériorité qui disparaissait parmi les enfants. C'est de cette manière qu'en usent encore les Musulmans qui, dans les classes moyennes, ont bien moins recours à la polygamie qu'on ne le croit en général. L'épouse légitime a sous ses ordres les épouses de second rang qui l'entourent de respects et qui ont pour la maison du chef un attachement beaucoup plus étendu que de simples servantes.

Les préceptes de Mahomet sur ce point sont une imitation de Moïse, accommodée aux mœurs des Arabes, et dénotent un très-grand fonds de sensibilité et de justice relative dans l'âme du législateur musulman.

« Le désir d'épouser une femme, soit que vous le fassiez paraître, soit que vous le receliez dans vos cœurs, ne vous rendra point coupables devant Dieu. Il sait que vous ne pouvez vous empêcher de songer aux femmes. Mais ne leur promettez pas en secret, à moins que l'honnêteté de vos paroles ne voile votre amour. Ce que vous leur donnerez doit répondre à vos facultés ; le riche et le pauvre les doteront différemment ; la justice et la bienfaisance régleront les dons. Si vous avez pu craindre d'être injustes envers les orphelins, craignez de l'être envers vos femmes; choisissez celles qui vous auront plu ; si vous ne pouvez les entretenir avec équité, n'en prenez qu'une, ou bornez-vous à vos esclaves: cette conduite sage vous facilitera les moyens d'être justes et de les mieux doter . »

Dans la Genèse, l'exemple le plus ancien de bigamie est celui de Lémech. L'une de ses femmes donna le jour à Jabal, père des pasteurs, et à Jubal, inventeur de plusieurs instruments de musique; l'autre à Tubalcaïn, le premier forgeron. Abraham eut plusieurs épouses, parmi lesquelles Sara, Agar et Kétura. La Genèse en donne trois à Esaû et quatre à Jacob : c'est pourquoi quelques rabbins élèvent à quatre, comme les Mahométans,
le nombre des femmes légitimes.

* Toutefois on doit dire de Jacob qu'en réalité il n'eut qu'une seule femme, Rachel. Les trois autres lui avaient été comme imposées.

Moïse et Aaron n'eurent qu'une seule épouse. La femme éthiopienne du législateur indique toujours la fille de Jéthro, à cause du nom d'Ethiopie qui s'étendait au pays arabe. Anne et Phénena sont les deux femmes du père de Samuel. Ce lévite, de la tribu d'Éphraïm, ne s'était associé la seconde qu'à cause de la stérilité d'Anne : son amour pour celle-ci n'en fut jamais altéré. Dans les fêtes, il lui réservait la portion la plus honorable du sacrifice; et quand il la voyait occupée de son malheur ou des traits piquants que Phénena lui avait lancés, il lui disait: « Anne, pourquoi pleures-tu? pourquoi ne manges-tu pas? pourquoi cette profonde affliction de ton cœur? Est-ce que l'amour que j'ai pour toi n'équivaut pas au bonheur d'avoir dix enfans? »

David eut un grand nombre d'épouses dont huit sont désignées par leur nom. En souvenir de ce prince, les rabbins ont porté jusqu'à dix-huit les femmes que le roi avait le droit de s'attacher. Quelle singulière manière de développer ce principe de Moïse : « Le roi ne s'entourera pas de beaucoup de femmes. » Enfin Salomon fut plus loin que son père et que tous ceux qui l'avaient précédé : il eut sept cents épouses et trois cents concubines. A la vérité ce grand homme nous assure, dans le livre de l'Ecclésiaste, que son dessein était de tout expérimenter, afin de mieux distinguer la raison d'avec la folie. Ce but était très louable, sans doute ; mais si ce nombre de mille ne cache pas quelque allusion allégorique à la multitude d'opinions étrangères qui furent introduites à Jérusalem et comme épousées pendant les jours de Salomon, on est autorisé à s'écrier que tout a ses bornes naturelles, même le goût, même les bienfaits de l'expérience * !  Je passe au divorce.

*0 Salomon, ô âge fortuné,
Roi philosophe et Platon couronné...
Mille beautés servaient à votre usage !
Mille ! on le dit. C'est beaucoup pour un sage.
Qu'on m'en donne une, et c'est assez pour moi,
Qui n'ai l'honneur d être sage ni roi. »
VOLTAIRE.

A suivre Répudiation et Divorce

Posté par Adriana Evangelizt

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5 décembre 2007 3 05 /12 /décembre /2007 16:31

 Où l'on apprend que St Pierre à Rome n'a fait que remplacer Janus fêté à Rome à l'ouverture de l'année au solstice d'hiver d'où le mot Januarius puis janvier. Les symboles de Janus, un vaisseau... Pierre était pêcheur... chef des douze apôtre, un pour chaque mois. Janus présidait les quatre saisons de l'année, Pierre préside sur les quatre évangélistes...  Janus est identique au soleil -donc à Sérapis- le symbole du Soleil est le coq... à associer au reniement de Pierre et aux trois chants du coq... que doit-on penser de cette Eglise qui prend comme emblême un apôtre qui renia trois fois notre Maître ?

La communion chrétienne est inspirée d'un culte rendu à Mythras avec le signe sur le front... et était célébrée aussi au Mexique bien avant la chrétienté...

L'hostie de la communion ainsi que les pains de proposition des Hébreux ont été empruntés aux rites des grands prêtres du Soleil mexicains et péruviens...

La cérémonie de la Cène était pratiquée à Eleusis... le nom de Dieu était "innommable"... "ineffable"...

Les religions d'aujourd'hui ne sont que de mauvaises copies des premiers enseignements ancestraux...

Pour plus de facilité à la lecture nous avons mis les notes en dessous des paragraphes annotés de *

 

 

 

 

 

La Maçonnerie

considérée comme le résultat

des religions Egyptienne, Juive et Chrétienne

par le Fr.°. Reghellini de Shio

1842

"Il existe au fond de nos coeurs un désir insatiable de connaître la vérité"

27e partie

26e partie

  1ère partie

 

CHAPITRE XVI.

MÉLANGE DES CULTES ET DES HÉROS

suite...  

 

Nous ne passerons pas sous silence un de ces mélanges des idées et des rapports; car l'on prétend qu'il prouve que les premiers Chrétiens n'adoraient que le Soleil mystique de Sagesse dans le matériel, et que St Pierre à Rome n'a fait que remplacer Janus, qui n'était que l'emblème du Soleil, et sur lequel on calqua St Pierre.

Janus fut confondu par différens auteurs
avec Deucalion et avec Noé ; il était représenté astronomiquement dans le Bouvier, qui désigne la marche des astres et du Soleil et le cours de la Lune ; les anciens Romains lui attribuèrent la distinction des saisons et la division de l'année en douze mois. La statue de Janus portait sur la main droite le numéro trois cents et sur la gauche le numéro soixante-cinq, qui répondent à une division de l'année par jours. Il était représenté avec un sceptre dans une main ou une crosse, pour indiquer qu'il commandait et ouvrait l'année ; de l'autre il tenait une clé, ce qui le fit appeler Janitor, et était envisagé comme le portier du ciel dont lui seul avait la clé. 

Sa fête à Rome, comme celle du Soleil chez les autres nations, était célébrée à l'ouverture de l'année au solstice d'hiver, et le premier des douze mois lui était consacré ; il était le chef des douze Divinités qui se succédaient dans la présidence desdits mois.

Janus était représenté avec deux têtes, quelquefois avec quatre, pour indiquer les saisons de l'année; Pierius dit avoir vu une des statues de ce Dieu qui portait sept têtes, sans doute pour marquer sa toute-puissance céleste, comme s'il était le chef du système planétaire. Souvent il était représenté, comme les Abraxas gnosticiens, par le
Père Eternel à deux faces, sans mains, enfermé dans une gaîne, allégorie de la Divinité toute- puissante, qui n'a pas besoin du secours de ses forces pour opérer ses merveilles, sa volonté suffit. Observons que la monnaie du peuple romain portait d'un côté l'empreinte de Janus à deux têtes, et de l'autre un vaisseau.

M. Dupuis a observé avec beaucoup de justesse, qu'en tournant nos regards vers ces époques lointaines, les trois signes qui se trouvent en opposition au Bélier, qui ouvrait l'année, étaient la Vierge, le Bouvier et le Vaisseau céleste ; que la monnaie rappelait ce point du ciel par Janus ou le Bouvier, et par le Vaisseau.

Janus avait à ses pieds douze autels, représentant les douze mois de l'année, et on y sacrifiait alternativement chaque mois. Prés de ces douze autels, il y en avait un second ayant quatre faces, qui, par une entière affinité de l'allégorie de Janus avec le Soleil, étaient expliquées et appliquées aux quatre saisons de l'année ; et sur ce second autel, on sacrifiait alternativement dans chaque saison.

Janus donnait le nom de
Januarius au mois qui suivait le triomphe de la lumière du Soleil au solstice d'hiver.

Il demeure évident par-là, que Janus était considéré comme le père du temps, et comme le directeur de l'année dans toutes ses divisions.

Voilà comme on a expliqué la substitution de St Pierre au Dieu Janus. Le célèbre Boulanger observe que le mot Pierre,
Cephas, ou ce son, dans les langues orientales, veut dire porte, ouverture; on en déduit que les instituteurs de la religion chrétienne se sont servis de ce nom pour indiquer aussi le portier céleste du Paradis chrétien.

St Pierre tient toujours en main
les clés mystérieuses. Les premiers Chrétiens, pour suivre l'allégorie de Janus, l'ont établi aussi pêcheur, afin de pouvoir conserver l'emblème du Vaisseau céleste qu'on voit sur les médailles de Janus. D'ici partent toutes ces allégories des péchés évangéliques, et voilà pourquoi, par une continuation de la substitution de Pierre à Janus, les premiers Chrétiens ont symbolisé l'Eglise par un vaisseau démâté, en butte aux vents et aux orages. Nous conservons l'emblème du Vaisseau dans la stricte observance et d'ailleurs.

Pierre est aussi le chef des douze Apôtres que le calendrier chrétien, pour se conformer à l'allégorie, fut forcé de placer un dans chaque mois pour leurs fêtes,
de la même manière que les douze Divinités subordonnées à Janus étaient fêtées par les Payens et présidaient aux douze mois de l'année, ce qui se lie avec les fêtes des douze Apôtres.

Janus préside aux quatre saisons de l'année ; l'autel à quatre faces nous l'a expliqué ; par
une similitude continue dans le calque de St Pierre sur Janus, il préside aux quatre Evangélistes qui se trouvent placés dans le calendrier chrétien, un dans chaque saison ; et l'année représentant un cercle dans le Plafond, les Evangélistes le partagent en quatre parties égales.

Nous avons assez démontré que Janus et le Soleil sont identiques. St
Pierre, arrivé à Rome de l'Orient, porte avec lui le symbole le plus marquant du Soleil et de sa vigilance ; c'est un coq qui le suit partout. Or, il y a des milliers d'Abraxas représentant le Soleil sous cet emblème. Nous invitons les curieux à examiner les planches du second volume de l'Antiquité expliquée.

Si St Pierre a existé, et si le coq vigilant a pu par son chant lui rappeler dans le palais de Pilate, qu'il avait renié son maître, après même qu'il en avait été comblé de grâces, que doivent dire les Juifs et tous ceux qui professent un théisme pur, en voyant que le Temple plus somptueux , le plus riche de marbre et d'or qui existe au monde, est consacré à ce bon Apôtre qui trois fois renia Dieu dans son Divin Maître? (Voyez l'Evangéliste St Luc, ch. XXIII, § 56, 67, 58, 5g et 60.)

Suivons le mélange des cultes : les têtes des quatre animaux qui symbolisent les
quatre saisons de l'année chez les Egyptiens, couvrent la tête des quatre Evangélistes : une peinture très-ancienne nous les rapporte ; elle est d'une autorité sans réplique, de la main du bienheureux Angélique de Tiessole, gravée par Nocchi, et existe encore de nos jours dans la Galerie de Florence, dont nous donnons un fac timile à la pl. IV, n.° 1.

Nous avons vu que
les prêtres égyptiens, lors de l'initiation, armaient leurs têtes d'un casque qui représentait la tête d'un chien, d'un lion, d'un boeuf, d'un épervier, emblèmes de leurs Divinités. Ce peintre, qui est canonisé comme saint, et qui, par conséquent, doit être au Paradis., n'aurait jamais peint les Evangélistes avec des têtes d'animaux, si elles n'étaient pas un fac simile de celles dont les premiers prêtres chrétiens, serviles imitateurs des usages des Egyptiens (*), se servaient lors de leurs initiations, il est impossible de donner une autre explication au plafond du père Angélique, où l'emblème serait tout-à-fait obscur et monstrueux.

 

(*) Ou lit dans l'Antiquité dévoilée, tom. II, pag. 40, que lors des mystères de Mythras, les initiés portaient des noms relatifs à leur culte du Soleil, c'est-à-dire, les noms des constellations du Planisphère céleste,- ils se déguisaient en Lion, en Bœuf, en Aigle, en Chien, etc. etc. Les premiers Chrétiens furent entraînés malgré eux dans les usages payens, et malgré la haine qu'ils portaient à l'idolâtrie.

 

Nous ajoutons deux prêtres égyptiens dans deux Abraxas dont l'un porte la tête du lion (**), l'autre celle du boeuf (***). Des têtes d'animaux et d'oiseaux représentaient ou la Divinité ou quelque chose de sublime ; quelquefois il y en avait aussi qui se rapportaient à des effets naturels ; par exemple, la tête d'un épervier désignait la saison qui précède immédiatement l'alluvion du Nil ; les éperviers arrivent du nord en Egypte à cette époque. Une tête d'huppe signifiait l'instant où le Nil se retirait; cette circonstance était signalée par le retour de ces oiseaux.

(**) Les prêtres égyptiens, sous le masque du Lion ou du Soleil dans toute sa vigueur, avaient placé l'allégorie de la Vengeance du mauvais Principe, symbolisé par la tête dégoûtante de sang que le prêtre tient dans sa main gauche. Voici encore un rapprochement du grade d'Elu et du Kadosch, que, dans la plus grande partie des rites, on réfère toujours à la Vengeance d'Hiram, le bon principe, quoique les enseignes communes à tous les Ch Croisés paraissent se référer à Jacques Molay.

(***) La légende de l'Abraxas à la tête de Bœuf, est « Chamai, Lacchus-Amolita Abraxas, Akecheioch, Mithama, Eom, Emol » ; ce qui s'explique ainsi : Dieu , délivrez-moi de mes peines , car je porte cet Abraxas.


Nous finirons cette matière par une dernière considération relative à la Maçonnerie. L'on veut que la fête même de St
Jean soit celle de Janus, car elle arrive précisément au solstice d'hiver; et de plus, le mot de Joannes, ayant quelqu'accord avec celui de januaa, porte, fit croire que, dans ces époques obscures, on a cherché à cacher aux initiés de la Rome moderne, par cette substitution, les mystères qu'ils professaient, et qui n'étaient que ceux de Janus ou du Soleil.

Sans partager l'opinion de ceux qui se sont livrés à ces savantes recherches, nous les donnons pour éclaircir les allégories chrétiennes et maçonniques.

La confusion dogmatique des religions égyptiennes, juives et chrétiennes, est facile à déduire même par les décrets des administrateurs de la police de l'ancienne Rome, qui regardaient tous ces cultes comme une même chose. De fréquens décrets du Sénat romain nous l'attestent; car, lorsqu'il voulut défendre l'exercice de la religion juive-chrétienne, le culte et les cérémonies des Egyptiens étaient toujours mis en avant des autres.

Ce fait démontre que
les institutions égyptiennes étaient mêlées aux judaïques et chrétiennes. Nous observerons que les premiers Chrétiens, à Rome, étaient toujours indiqués comme des Sectateurs de Moïse et des Israélites. Tacite, Annal, lib. 15, ch. 44, en parlant de l'incendie de Rome qui avait eu lieu sous l'empereur Néron, dit qu'on avait accusé les Juifs d'en être les auteurs, et que si on les avait condamnés, ce n'était pas parce qu'on avait la preuve du délit, mais simplement par l'opinion générale que les Juifs pouvaient être capables de ce délit à cause de la haine qu'ils portaient au genre humain par suite de leurs institutions. Cette opinion de Tacite n'est plus suivie de nos jours par les Chrétiens qui, avec une quantité d'écrivains ecclésiastiques, croient que Néron avait causé cet incendie pour se défaire des Chrétiens : tout prouve donc que les Anciens ne faisaient aucune distinction entre les Juifs et les Chrétiens.


La confusion et le mélange de sectes occasionna une conformité dans leurs cérémonies et même dans leurs superstitieuses légendes ; toutes avaient des prodiges et des miracles à vanter, qu'ils attribuaient à leurs fondateurs ; ces rapprochemens arrivèrent aux premiers siècles de l'Eglise romaine.

St Irenée soutient que les Basilidiens avaient établi dans leurs doctrines,
trois cent soixante-cinq cieux, qui étaient présidés par autant de Divinités, et que ce nombre était le résultat de la parole Abraxas; que le même résultat numérique était donné par les lettres qui composaient le nom de Mythras, tant respecté par les Mages, lorsque ce nom était écrit comme dans beaucoup d'Abraxas, Meitras; qu'en conséquence, ces deux mots présentent de la confusion.

Les auteurs qui écrivaient contre ce Saint-Père, ont fait observer qu'il y avait la même confusion chez les Chrétiens, et qu'ils adoraient le Soleil comme les sectaires dont nous venons de parler, d'autant plus qu'ils appelaient le Christ Soleil de justice immatériel, et que les mystères de Mythras se confondent totalement avec les mystères chrétiens; car St Justin, martyr, rapporte dans sa seconde Apologie en faveur des Chrétiens, et que nous traduisons fidèlement, que les Apôtres, dans les livres qu'ils laissèrent écrit, et que l'on nomme Evangiles : « Que Jésus avait fait connaître qu'ayant pris du pain après avoir rendu grâce, il avait dit .- « Vous ferez cette chose-ci en ma commémoration ; ceci est mon corps » , et ayant pris de même le Calice, après avoir rendu grâce, il avait dit : « Ceci est mon sang ». Et à eux seulement il le communiqua. (On entend parler des Apôtres.). Ce que, par une imitation suggérée par le mauvais Démon ( Chacun sait que la communion de Mythras a précédé de plusieurs siècles celle de Jésus. ), on a enseigné et pratiqué dans les mystères et initiations de Mythras; car vous le savez pour sûr ou vous pouvez le connaître à votre bon plaisir, que, soit dans les sacrifices, soit dans les mystères de la Divinité (St Justin confesse la divinité de Mythras.), on se sert de pain et d'eau dans un Calice, en y ajoutant et prononçant quelques paroles ».
 

Tertullien, dans son livre de Prescript. Hœret., dit de plus, que le Démon baptisait les fidèles en leur promettant l'expiation de leurs crimes par cette ablution; et que par-là, il les initiait à Mythras en les marquant au front, et faisant l'oblation du pain. Eusèbe, Hist. Eccl., liv. 7 , ch. 9 , nous indique que les fidèles, dès la naissance du Christianisme, allaient à l'autel pour y prendre le pain consacré.

Un prêtre le leur
remettait dans la main, et ils allaient chez eux (*) avec cette fraction de communion , en signe de la paix avec laquelle ils vivaient avec leurs frères.

(*) Ce pain sacré était conservé même dans la famille, et on en présentait à ses hôtes en signe de paix et d'amitié.


Le Concile de Laodicée, à son 44.e Canon, défend aux femmes de s'avancer elles-mêmes à l'autel, et, en 692, le Concile de Trulle porta la même défense aux hommes :
le prêtre leur remettait le pain consacré en main, et les femmes tendaient un lin blanc dans lequel le prêtre déposait la partie de communion qui leur était (*) destinée. Clément d'Alexandrie, Stromat. liv. I., St Cyprien, St Ambroise et St Augustin, Cont. Epi. Parmen, liv. 2, ch. 7, disent que l'Eucharistie se donnait à la main.

(*) Voilà la raison de l'institution des sept Diacres pour présider à la distribution de la table des veuves et des enfans dans la primitive Eglise.

Du temps de Justinien à Constantinople,
les enfans étaient conduits dans les Temples, afin d'y manger les restes de la Cène mystique. Nicephore et Calyste, liv. VII, 25, disent avoir participé à cette faveur dans le 13e siècle.

Observons à ce propos, que les premiers Chrétiens
donnaient au pain de la communion une forme humaine, aujourd'hui remplacée par l'impression d'un Christ sur l'hostie ; ce qui fit que les détracteurs du Christianisme en tirèrent la conclusion qu'ils se nourrissaient réellement de la chair et du sang d'un enfant, comme on le débitait des Juifs-Chrétiens lors de l'incendie de Rome au temps de Néron.

Nons trouvons dans Pierre Martir, dans Paw et dans Carli, Lett. Amer., que
la communion était en usage au Mexique ; elle se rapportait entièrement à celle des Chrétiens dont nous venons de parler.

Les
prêtres du Soleil formaient une grande statue avec la pâte de maïs qu'ils faisaient cuire ( Les pains de proposition des Hébreux étaient cuits particulièrement par les Lévites. ).

Le Grand-Prêtre, après une grande procession qu'il faisait avec cette statue, une fois rentré dans le Temple,
la rompait et en distribuait les morceaux au peuple qui les mangeait, et se croyait ainsi sanctifié comme jadis nos ancêtres qui avaient participé à la communion de Mythras et de Bacchus. Cette même cérémonie se trouve décrite dans St Justin. Apol. Ier.

Il y avait une conformité de plus au Pérou avec les mystères chrétiens : outre le sacrifice du pain, les prêtres trempaient les doigts dans une liqueur vineuse de maïs et, le regard fixé au Soleil, en faisaient des aspersions ; ce que les Juifs pratiquaient aussi.

Nous n'osons pas croire que ces communions américaines fussent d'institution chrétienne : le mot de Christ était inconnu aux Américains. Ne serait-on pas induit à croire que l'institution de cette cérémonie tient son origine du même type que la mosaïque ; car elle est le fac timile de la primitive communion juive que l'on donnait à la main. Voyez l'Exode, ch. XXOX, v. 23.

« Tu prendras aussi un pain, un gâteau à l'huile et un beignet de la corbeille où seront les choses tant levain, laquelle sera devant l'Eternel ».

V. 24 : « Et tu mettras toutes ces choses sur
les paumes des mains d'Aaron et sur les paumes des mains de ses fils, et tu les tournoieras en offrande tournoïée devant l'Eternel ».

Nous regrettons que cette pratique et cette cérémonie aient été
la cause d'une infinité de troubles et de massacres de la part des Chrétiens. Cette cérémonie est rappelée dans le grade du Rose-Croix, qui n'est d'aucun inconvénient, et qui n'a pas de rapprochemens avec les mystères de la chrétienté, ce que prétendaient plusieurs de ses détracteurs : elle pourrait, par ce que nous avons exposé, avoir été transmise directement des mystères de Mythras : la mort qu'on y pleure est toujours la mort astronomique du Soleil ; elle est pleurée par la crainte de la chute du Temple et par celle du dépérissement de l'Univers.

La
cérémonie de la Cène est très ancienne et était pratiquée lorsqu'on conférait le grade de perfection en Perse et à Eleusis.

La
Cène était une cérémonie dans les mystères de toute l'Antiquité; Jupiter et Hercule, à son apothéose, reçoivent la coupe de la main d'Hébé.

Au milieu de toutes ces pratiques, qui étaient communes aux Mages, Cabalistes, Gnosticiens, etc., le dogme était pour tous, que Dieu était incompréhensible, que son nom était
ineffable, innommable ; et d'accord, ils établirent, pour ainsi dire sans se connaître, l'adoration métaphorique dans son plus bel ouvrage, dans l'astre du jour, dans ce Soleil qui régit l'Univers visible par ses lois destructives et conservatrices, qui reproduisent, par ce contraste perpétuel, la continuation des êtres. Tous ces prêtres philosophes ont voulu donner dans l'image du Soleil le portrait du Créateur, qui, par ses lois fixes, était l'expression de ses volontés.

Cette science pure devint le principe des erreurs
du Paganisme ; on a personnifié et déifié Mythras , Mira, Osiris, Sérapis, Bacchus, Adonis et autres héros, comme on l'a dit. Les combats de la Nature, représentés par les symboles du Soleil, furent appliqués, par suite des erreurs, à de secondes Divinités fictives (*), et le vulgaire puisa l'idée de leur mort et de leur résurrection. Les Initiés seuls ne se trompaient pas dans leur application ; ce qui fit dire à Cicéron, de Nat. Deorum, lib. II, 24 :

 «
Un sens physique intéressant est renfermé dans des fables en apparence impies. »

(*) Le combat du Dragon par des Saints du Christianisme, n'était-il pas une imitation des légendes ci-dessus ? L'emblème de cette constellation fut métamorphosé en differens Diables, dont un Saint délivra telle ou telle ville ; ces traces du Paganisme se trouvent encore sur une infinité de clochers.

En vain
les Chrétiens romains voulurent faire croire que les initiés égyptiens adoraient les images et qu'ils étaient idolâtres; alors, comme aujourd'hui, on était convaincu que toutes leurs anciennes Divinités sont des emblèmes, et qu'Isis aux sept mamelles, environnée par une lionne, par un dauphin, par un aigle et par une salamandre, n'était, aux yeux de ceux qui savaient lire et comprendre ces emblèmes, que la Nature mystérieuse génératrice se liant aux planètes.

Chacun sait qu'
Isis représente la Nature, cette Divinité dont les miracles qu'elle opère tous les jours sont couverts d'un voile aux yeux des mortels. Les mamelles sont l'image de la fertilité, et les quatre animaux qui l'entourent représentent, le lion, la terre; le dauphin, l'eau; l'aigle, l'air; la salamandre, le feu.

28e partie

Posté par Adriana Evangelizt

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Published by Adriana Evangelizt - dans FRANC MACONNERIE
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5 décembre 2007 3 05 /12 /décembre /2007 15:57

 Ici on voit donc la similitude entre le culte de Sérapis et celui de Yeshoua, signe évident que l'Eglise catholique romaine initiale fut fondée sur les religions dites païennes et qu'elle en a pris tous les symboles...

 

La Maçonnerie

considérée comme le résultat

des religions Egyptienne, Juive et Chrétienne

par le Fr.°. Reghellini de Shio

1842

"Il existe au fond de nos coeurs un désir insatiable de connaître la vérité"

26ème partie

25e partie

24ème partie

23ème partie

  1ère partie

CHAPITRE XV.

3

Cet écrivain a trouvé les Parsis divisés entr'eux et en querelle sur un point de cérémonie religieuse. On y disputait pour savoir : « Si le Penon (Le Penon est une pièce de toile de lin de neuf pouces, que les Parsis portent sur le nez en certains temps.) devait ou ne devait pas être placé sur le nez des agonissans ».

Ces deux opinions forment de nos jours deux sectes, l'une des anciens croyans, l'autre des réformateurs qui sont implacables dans leurs haines.

Si ces lois qu'on appelle lois divines
sont d'invention humaine, et si toutes sortent de l'imagination des hommes, on conçoit facilement pourquoi les hommes ne se sont jamais accordés à cet égard ; aussi on a disputé, on dispute, et l'on disputera toujours sur des choses qui ne sont pas exactes. A Surate, à Bombay, les Guèbres et les Parsis, qui ne se mêlent pas de querelles religieuses, vivent en paix ; renommés par la pureté de leurs mœurs, comme les anciens Mages, ils adorent un seul Dieu, prient tournés vers le Soleil, ainsi que la plus grande partie des Orientaux, révèrent le feu et détestent l'idolâtrie.

Comme la religion des Mages existe encore de nos jours, nous sommes presque obligé d'en donner quelques détails, même par la raison indiquée qu'on suppose que la Maçonnerie en tire son origine, et en particulier le rite persan, duquel nous parlerons en son temps. Mais revenons à notre sujet.

A-peu-près à l'époque où Jésus vivait, dans cette Perse d'où était sorti le dogme des Trinitaires, les Mages fidèles résolurent, pour rétablir en entier le culte et le dogme de l'unité de Dieu , que les Mages irréguliers et le peuple ignorant voulaient défigurer, de publier le code religieux apporté par Zoroastre de l'Egypte, et qui avait été toujours suivi par les Anciens, et qui était ainsi conçu :

« I. Il n'y a qu'un seul Dieu qui coordonna deux principes (*) pour la conservation et la perpétuité de ce qu'il a créé : la lumière et les ténèbres, source de vie et cause de mort. »

* Les critiques disent que le dogme de Rome moderne a emprunté des Israélites et des Perses l'unité de Dieu et les deux principes des Anges de la lumière et des ténèbres ; ils disent que le 2 octobre, une fête est établie en l'honneur des Anges de lumière ou Gardiens, et que les exorcismes, le baptême et d'autres rituels, fournissent des commémorations des Anges prévaricateurs ou des ténèbres.

II. Tous les hommes sans distinction sont fils et créatures de Dieu
; en conséquence, ils sont tous frères; de ce principe découle cet amour du prochain, lien de toute société civile, et qui s'explique en ne faisant point aux autres ce qu'on ne veut pas qui soit fait à soi-même. »

III. Les hommes
élevés à des conditions et grades supérieurs aux autres, ne doivent jamais se considérer comme sortis du cercle de l'égalité naturelle établie par Dieu même. »

IV. Le dogme à trois grades ou Ordres :
1.° Celui de Croyant ;
2.° Celui d'Elu ;
3.° Celui de Parfait.
Ces Ordres sont conférés par les Mages supérieurs respectifs.

V. L'initiation aux mystères sera précédée de la Purification par les quatre élémens et par des épreuves ; l'admission aura lieu après que les hauts Mages se seront assurés de la moralité du candidat et de ses progrès dans les sciences.

VI. Les grades sont distingués entr'eux par un
signe, un attouchement, une parole.

VII. L'instruction des néophites appartient aux Mages des Ordres relatifs ; elle s'exerce sur la physique, la géométrie, l'astronomie, comme les sciences les plus utiles à l'humanité. Les hauts Mages sont chargés non-seulement du culte, mais encore
de la police intérieure des Temples et de l'explication des emblèmes qui ne doivent rappeler que l'unité de Dieu, la lumière, et les ténèbres, ou leurs effets, la génération, la destruction, la régénération sous les emblèmes du Soleil, des Etoiles, de la Lune ( Nous conservons ces emblèmes, et les mêmes doctrines.) et du Feu ».

L'exacte conformité de ces dogmes est prouvée par saint Augustin contre Manès, par Baronius et par Fleury.

Une des plus fortes raisons qui portèrent les Mages à la publication de ces statuts, était
la dépravation des prêtres dans toutes les religions portée au-delà de toute croyance, et propre à détruire même les institutions des prêtres égyptiens, origine de celles de Perse. De grandes révolutions produisirent à Thébes et à Babylone cette corruption sacerdotale. Hérodote nous apprend que les prêtres de ces villes avaient l'infamie de faire conduire et introduire chez eux toutes les nuits les plus belles femmes ; ils racontent que, lorsqu'ils en avaient des enfans, ils osaient dire au peuple qu'ils étaient les fils de leurs Divinités.

Un certain Mundus,sous l'Empire de Tibère-Claude, porta
un coup mortel à la religion et aux mystères égyptiens, transplantés et établis à Rome. Ce jeune libertin convoitait et voulait séduire Pauline, dame romaine, femme de Saturnin, alors gouverneur de Syrie ; ne pouvant parvenir à ses fins, il s'entendit avec les prêtres d'Isis, qui firent croire à Pauline que le Dieu Anubis désirait, dans la nuit, avoir un entretien avec elle ; la dame, très dévote et très crédule, s'y prêta, et se rendit la nuit au Temple.

Mundus satisfit sa passion
en se déguisant ; mais il eut dans la suite l'indiscrétion de se vanter du piège tendu à sa victime. Pauline, blessée dans son orgueil, se crut déshonorée et découvrit cette infamie à son mari. Saturnin en instruisit l'Empereur qui fit raser le Temple, pendre les prêtres et exiler Mundus.

Les Mages Perses cherchaient à
arrêter la corruption du Sacerdoce ; ils mirent tout en œuvre, mais inutilement. Ce fut alors, selon différens auteurs, que le nouveau dogme Trinitaire, rattaché à la saine doctrine de Jésus, se répandit plus qu'ailleurs en Asie, par le moyen des Juifs voyageurs. Néanmoins la Syrie ne fut aucunement envahie par ces doctrines.



CHRÉTIENS DE SYRIE.

 

Les Chrétiens de Syrie qui sont encore assez nombreux, ont leurs Evêques depuis 13oo ans; ils sont nommés par le Patriarche d'Antioche, et en ont une exacte chronologie. Ces Chrétiens ne différent de ceux de Rome qu'en ce qu'ils n'admettent comme Sacremens le Mariage, ni l'Extrême-Onction, ni même la Confirmation.

Ils regardent comme fabuleuse la doctrine du Purgatoire, et celle de la Transsubstantiation ainsi que le culte des images comme idolâtre.

Ils prétendent que Jésus-Christ parlait le syriaque ; c'est dans cette langue que les Evangélistes, d'après leur dire, laissèrent les Saintes Ecritures et Evangiles qu'ils possèdent. Ils disent que la preuve que Jésus parlait leur langue, c'est qu'il s'en est servi au dernier instant de sa vie, dans le moment où les hommes qui connaissaient plusieurs langues, préférèrent toujours de s'exprimer dans leur idiome natal.

D'après eux, les Chrétiens latins conservent des mots syriaques que Jésus avait prononcés, et S.t Marc les rapporte tels qu'ils sont au ch. V.,. 41 : Talitha-Cumi , qui signifie : « Petite fille, je dis lève-toi ». Et au ch. VII, v. 34 : Hephphatah, qui veut dire: « Ouvre-toi ». Et au ch. XV, v. 34, où Jésus, avant de terminer sa carrière, dit : « Eloï, Eloï, Lamma Sabacchtani », qui s'explique : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné » !

Ces Chrétiens vivaient tranquilles , lorsque Vasco de Gama, en 1503 , s'introduisit en Syrie, et en rendit compte à la Cour de Rome, qui s'empressa de les attirer à sa domination. En 1699, dans un synode tenu à Diamper, et qui fut présidé par Alexis de Mengis, on combattît inutilement leur doctrine ; ils
refusèrent de se soumettre aux Papes, qu'ils n'ont jamais voulu reconnaître pour chefs de leur croyance : ceux-ci cherchèrent à les convertir par la force, mais ils n'obtinrent gain de cause que pendant quelques années, et seulement chez les Syriens qui habitaient les bords de la mer. Les fidèles emportèrent dans les hautes montagnes leurs livres sacrés qu'ils conservent encore religieusement, ainsi que leurs prières anciennes qui se font dans leur langue. (Voyez ce qu'en ont écrit Buchenam et Lavother, Esq. Londres 1827, dans le Catholicisme.)

 

 

CHAPITRE XVI.


Les noms de Dieu unis dans les Abraxas avec les emblèmes égyptiens Lettre d'Adrien sur le mélange du culte de Sérapis avec celui du Christ. — Médailles qui constatent que les Empereurs professaient la religion chrétienne et la payenne en même temps. — La Croix, symbole de l'immortalité. Croix découverte dans le Temple de Sérapis, cause de querelles entre les Payens et les Chrétiens. — Du Symbole de Sérapis et de son Allégorie ; ses rapports avec la Maçonnerie et avec le Culte égyptien. —St Pierre calqué sur Janus, les douze Apôtres sur les douze Divinités qui présidaient aux mois payens. — Les Evangélistes, emblèmes des quatre Saisons. — Idées confuses chez les Romains des Religions égyptienne, juive et chrétienne. — Des Basilidiens. — Les Mystères de Mythras confondus par St Irenée. — Confusion de la Cène de Mythras avec celle deJésus.—Les Démons administrent le Baptême. — Cène des Roses-Croix. — Adoration du Soleil commune aux Religions anciennes. — Culte de la Nature très répandu dans l'Egypte.


MÉLANGE DES CULTES ET DES HÉROS.


SAINT IRENÉE, St Epiphane, St Jérôme, ont écrit que les Gnosticiens, les Basilidiens et les Valentiens ont confondu le symbole du serpent Sérapis ou la Divinité du Soleil avec Jésus-Christ et avec les divinités égyptiennes et grecques. Nous exposons quelques-uns des faits qui corroborent cette opinion.

Les premiers Chrétiens ont mélangé leur théologie avec celle des religions existantes, et ce qu'il en est resté est presqu'impossible à débrouiller et à séparer d'avec le culte égyptien , babylonien et juif. Les savans qui entreprirent les rapprochemens des anciennes institutions chrétiennes, juives, babyloniennes, égyptiennes, et l'explication de leurs emblèmes n'y trouvèrent que les traces de l'ancien culte du Soleil. Les cabinets de l'Europe possèdent un nombre presqu'infini de ces pierres gravées, appelées Abraxas, avec les noms du Dieu des Juifs, de Jao, de Jéhovah, de Sabaoth, uni avec le mot Abraxas, dont nous tâcherons d'expliquer la valeur et le sens mystérieux. Quelques pierres contiennent, indépendamment des noms de Dieu, des inscriptions inintelligibles et des figures chimériques avec des têtes de bœuf, d'épervier, d'aigle, de lion, d'homme, de singe, de serpent, de chien, etc. etc. Quelquefois ils ont des noms cabalistiques unis aux symboles d'Isis, d'Osiris, d'Harpocrate ou d'un Scarabée.

Les Saints-Pères, qui n'étaient pas initiés aux mystères des Egyptiens, ont cru que toutes les différentes sectes qui avaient de ces Abraxas étaient idolâtres et q
u'elles confondirent leurs Divinités, lorsque chez toutes, le Sacerdoce fut d'accord dans l'adoration d'un Dieu unique sous les emblèmes du Soleil, qui servait à se figurer l'Être Suprême par excellence. Les premiers Chrétiens quoi qu'on en dise, en usaient de la même manière ; c'était par le symbole du Soleil Sérapis, qu'ils hononaient et représentaient la Divinité avec leurs autres co-religionnaires.

Une lettre d'Adrien Auguste, nous prouve que
le vulgaire croyait que toutes ces sectes mêlaient et confondaient leurs Divinités. Cette lettre est adressée à Servien , Consul ; elle est extraite de la Vie du tyran Saturnin, par Vopiscus :

« J'ai appris, mon cher Servien, que l'Egypte que vous m'avez tant louée, est d'une volubilité qui lui est entièrement particulière, volant après toute nouveauté. Ceux qui adorent Sérapis sont Chrétiens, et ceux-là le sont à Sérapis qui se disent Evêques de Christ, quand même leur Patriarche arriverait en Egypte ; par les uns il sera forcé d'adorer Sérapis, tandis que les autres le forceront d'adorer le Christ; il n'y a là aucun des Princes de la Synagogue des Juifs, aucun de Samarie, aucun prêtre des Chrétiens ou Mathématiciens, aucun Aruspice ni Baigneur (Il paraît qu'à cette époque, les Baptiseurs ou Baigneurs faisaient encore une secte à part des Chrétiens et des autres. ). »

Ce document historique n'ayant point été controuvé, prouve que
les sectateurs de Sérapis, de Moïse, du Christ et leurs hiérophantes honoraient le symbole de Sérapis, emblème de Dieu, et qu'un Patriarche était souvent obligé de servir au culte de différentes croyances et rites, et que le Baigneur ou celui qui baptisait à une dignité distinguée de l'Aruspioe, du prêtre chrétien et autres , etc., etc. ; ce que nous avons observé parlant de Jésus et de Jean le Baptiseur.

Le
mélange du culte de Sérapis avec celui de Jésus la profession de différens rites, est tellement marquée au commencement du Christianisme, qu'on ne peut aucunement en douter. Il est démontré par les médailles que l'on conserve dans les cabinets , que les Empereur professaient indistinctement plusieurs cultes : celles de l'Empereur Julien sont communes ; on en trouve de Constantin-le—Grand, du temps même qu'il protégea les Chrétiens ; elles sont accompagnées des Divinités payennes. Nous en donnons une de l'Empereur Constantin, Chrétien de religion , père de Constantin, et qui dut l'Empire aux Chrétiens : d'un côté est son buste, et de l'autre le Dieu Anubis. Cette médaille se trouvait dans le cabinet du père Albert.

Observons que le mot Sérapis est composé de sept lettres, nombre
mystérieux relatif aux planètes et à l'astronomie, et de plus que le symbole de Sérapis uni à la Croix, a servi d'allégorie à plusieurs religions ; il est conservé aussi dans quelques rites et Ordres maçonniques, même dans le Cabaliste.

Sérapis présidait à la santé, comme Esculape ; tous les deux portaient le muid sur la tête : Sérapis était appelé aussi Sérapis-Jupiter. On le
substituait quelquefois à Pluton. Il représentait par-là, trois personnes distinctes, qui n'étaient autre chose que le Soleil, emblème de l'Architecte de l'Univers. Outre les significations données à la Croix par les prêtres égyptiens, elle était le symbole de l'immortalité ; c'est ce qui explique pourquoi la plus grande partie des Dieux égyptiens en portaient une à la main.

Ce symbole amena une discussion très curieuse, qui s'éleva entre les Chrétiens et les Payens d'Egypte, et qui prouve le mélange de ces deux cultes. Socrate le Chrétien, dans son Histoire, lib. 9, nous fait savoir que lors du sac du Temple de Sérapis, on trouva dans les lettres qu'on appelait sacrées et qui servaient à l'usage de la langue sacerdotale, la figure d'une Croix.

Les
Chrétiens soutenaient que cette Croix appartenait à Jésus-Christ; les Payens prétendaient qu'elle était commune à Jésus-Christ et à Sérapis.

Remarquons que le culte de Sérapis, même d'après Clément d"Alexandrie, avait été
établi avant les Ptolémés et avait par conséquent précédé de longue date, celui de Jésus-Christ.

Sérapis était, selon plusieurs auteurs, le
Pluton des Egyptiens; on l'a représenté aux portes de l'Enfer avec la Croix à la main, symbole de l'immortalité. Le Christ, après sa mort, sort triomphant des Enfers (*), et tient dans sa main une Croix qui n'est plus celle de sa passion.
L'un et l'autre symbolisent le Soleil. L'un et l'autre président à la santé et chassent les maladies.

(*) Ticon Brahé, dans son Système Magique, donne à Jésus la Croix de l'immortalité. Il place dans son Tetragramaton le nom de Jésus, relatif aux nombres mystérieux et au rite cabalistique. Ce même auteur, né à la moitié du 16e siècle, astronome de la plus haute considération, dans le susdit ouvrage, unit dans l'emblème de la Croix les douze Signes du Zodiaque, que l'on dirait représentant un Christ.


Nous renvoyons nos lecteurs à Elden, de Hist. ancien, liv. 2, ch. 34. Ils admireront les miracles que Sérapis opéra à différentes époques.

Cicéron disait aussi que de toutes les allégories, la plus célèbre, la plus ancienne, la plus répandue était
celle du Soleil au solstice d'hiver; elle le fut chez presque toutes les nations et dans toutes les religions. Le genre humain était frappé par la crainte de voir périr le Soleil, arrivé alors au plus bas de sa course. L'accroissement des jours devait être regardé comme un triomphe du bon principe sur le mauvais; triomphe que le vulgaire ignorait être procuré par les lois éternelles de la nature toute puissante ; ce qui causa l'origine des mystères, de la mort et de la résurrection d'Osiris, d'Adonis, de Mythras et de toutes ces Divinités qui se succédèrent et qui donnèrent naissance en différentes régions à des cultes tous différens. Voici les moyens avec lesquels on a pu expliquer la mort et la résurrection fictive de Bacchus, venant de l'Orient ; voilà comme on a expliqué ses conquêtes et ses voyages qui ne diffèrent aucunement de ceux d'Osiris, ni de ceux de toutes les autres Divinités qui ont représenté cette allégorie.

Nous prions notre lecteur de se persuader que, si nous donnons une si grande étendue à l'histoire de toutes les sectes chrétiennes lors de leur apparition, ainsi qu'à leurs institutions, rites et doctrines, ce n'est aucunement pour entretenir nos Frères de querelles et disputes théologiques aujourd'hui oubliées, mais simplement pour démontrer que
toutes ces sociétés chrétiennes avaient leurs institutions et leur dogme particulier, que toutes se sont confondues avec les dogme et initiation égyptiens ; et que, dans toutes, il y a des traces de l'initiation maçonnique du jour de la morale des emblèmes et des signes usités par cette fraternité; enfin, que les anciennes sectes chrétiennes suivaient toutes le culte emblématique du Soleil. Nous invitons nos Frères à se procurer le poème de la Maçonnerie ; ses notes sont d'une érudition toute particulière ; elles éclairent le système fabuleux des Divinités anciennes.

Les idées
sur le Christ et sur Sérapis ne furent pas les seules qui existassent au temps des premiers Chrétiens. On trouve encore une infinité de rapports entre le culte de Jésus et celui du Soleil mystique, qui servent, malheureusement pour la religion de Rome, de retraite et d'asile à l'incrédulité moderne (*).

(*) L'auteur du Voile levé, trouvé qu'Eve est appelée Isé, Isis en hébreu, et que sa véritable signification est femme. Il ajoute que le Planisphère céleste nous montre la légende du Serpentaire qui précède Isis, poursuivie par un homme armé. Les écrivains de la Bible ont pu faire leur Isé tentée par le Serpent, et chassée du Paradis par l'Ange armé du glaive. Le même auteur, pag. 153, se plaint que M.r Bonneville regardât comme synonymes les noms d'Hesus, Isis, Josué , Jésus. Le premier était une Divinité druide, le second égyptienne. Les deux autres étaient des noms propres qui servirent à l'Histoire juive. Les rapports entre ces noms et leur mélange , se lit dans l'Esprit des Religions, pag. 42 ou 50.

27 ème partie

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5 décembre 2007 3 05 /12 /décembre /2007 11:36

 Dans ce passage, il est question des Mages, de Mythras et de Zoroastre. Vous verrez les similitudes entre ce qu'avaient instauré les Lévites dans leur Institution ainsi que l'Eglise catholique Romaine, notamment la fête du 25 décembre où soit-disant Yeshoua serait sensé être né. Vous verrez aussi que ce que prêchaît les Mages était fort ressemblant à ce que prêchait le Galiléen, notamment le Aime ton prochain comme toi-même... ce qui nous incite fortement à penser que la Grande Âme du Libérateur s'est bien incarné en Zoroastre aussi après Hermès et tant d'autres... la dernière Incarnation étant bien entendu celle qui eut lieu en Palestine voilà plus de deux mille ans. A quand la prochaine ? A moins qu'elle n'ait déjà eu lieu...

 

 

La Maçonnerie

considérée comme le résultat

des religions Egyptienne, Juive et Chrétienne

par le Fr.°. Reghellini de Shio

1842

"Il existe au fond de nos coeurs un désir insatiable de connaître la vérité"

25e partie

24ème partie

23ème partie

  1ère partie

CHAPITRE XV.

2

DES BASILIDIENS


Les Basilidiens paraissent absolument sortir des Esséniens et être mélangés avec les Gnosticiens.

Basilide disait à ses adeptes : « Vous devez tout connaître, et personne ne vous connaîtra ».

Il nous reste de leur ancienneté, des monumens dans
les Abraxas qui renferment des signes mystérieux et que nous rapporterons en son lieu. Le nom d'Abraxas, qui se trouve gravé sur une quantité de pierres des premier et second siècles de l'ère chrétienne, donne en lettres grecques la valeur de trois cent soixante-cinq , le même nombre des degrés du fameux cercle d'or du tombeau d'Orcmaudyas, toujours relatif au cours annuel du Soleil. La cuirasse de Pharaon-Amasi, consacrée à Minerve dans l'île de Rhodes, était remarquable par la trame, dont le fil était tordu en trois cent soixante-cinq autres, allusion à la durée de l'année ; preuve nouvelle que les religions anciennes doivent leur origine à l'Astronomie.

Les Basilidiens avaient deux images au lieu d'une seule, comme les Gnosticiens; l'une avait barbe, et l'autre sans barbe ; ces simulacres étaient allégoriquement honorés par eux.

St
Irenée a cru que c'étaient les images de Jupiter et de Minerve, et s'en est prévalu pour les accuser d'idolâtrie. Basilide obligeait ses Disciples à se taire pendant cinq ans, comme jadis les Disciples de Pythagore. Il croyait ce temps nécessaire à la préparation de l'initiation et pour être à même de recevoir la Gnosin ou la science humaine. Un seul entre mille était admis au sanctuaire, à la connaissance de ce qui regarde la Divinité ; et sur dix mille initiés, deux seulement étaient agréés pour participer entièrement à la révélation entière de tous les secrets arrachés à la nature. Ces sectes étaient toutes des écoles de philosophie.

M. Ouvaroff croit que dans l'initiation supérieure, en parlant des mystères anciens, on devait se borner à
démontrer l'unité de Dieu et l'immortalité de l'âme, par des argumens philosophiques ; ce qui paraît en opposition aux témoignages suivans.

Clément d'Alexandrie, Strom. V, 2, dit expressément, en parlant des grands mystères : « Ici finit tout enseignement, on voit la
nature et les choses ».
Ce qu'on ne peut révoquer en doute, c'est que, lors de l'existence de ces premières sociétés, que nous appelerons toujours
juives - chrétiennes , les notions de morale étaient très-répandues et connues du vulgaire; et si elles eussent fait l'essence des mystères, elles ne pouvaient aucunement mériter les magnifiques éloges des hommes, des savans de l'antiquité, qui ont cru que dans ces sociétés il existait la révélation des sublimes vérités, et que leur institution en était l'unique objet.

Après cette remarque, il est très-évident que
ces sociétés et leurs mystères auraient cessé d'exister du moment où les vérités secrètes eussent été enseignées publiquement; et pour lors, Pindare, Platon, Cicéron, Epictète n'en auraient aucunement parlé avec tant d'admiration, si le Hiérophante s'était occupé de leur apprendre avec tant d'apprêts et avec tant de secret, ses opinions, ses doctrines et celles de son ordre et société, lorsqu'on eut pu trouver et apprendre tous ces enseignemens dans des livres et dans des écoles publiques. Observons qu'à ces époques , la morale et la philosophie avaient atteint un si haut degré d'élévation, qu'aucune notion sur la première ne pouvait rester inconnue et inaccessible; il paraît, pour lors, que, dans l'initiation de ces sociétés, on devait découvrir aux initiés de grandes vérités morales et philosophiques, cachées au vulgaire, conservées par des traditions orales qui remontaient au premier âge du monde. Ces connaissances, placées au milieu du polythéisme, formaient l'essence et la doctrine secrète des mystères.

Cette hypothèse concilie
les contradictions apparentes du système religieux des Anciens sur la matière et sur l'âme, et s'accorde parfaitement avec les traditions orales des Croisés, et en particulier des Templiers, qu'on prétend être les instituteurs des Maçons. Il faut remarquer ici que plusieurs Sts-Pères de l'Eglise donnent des notions très-intéressantes sur les mystères, et en font tour-à-tour des éloges brillans ou des peintures odieuses.

St Clément d'Alexandrie, qui passait pour avoir été initié, et Eusèbe, Prepar. Evang. II, 2, tantôt leur prêtent
le but le plus frivole et même le plus honteux, les transforment en école d'athéisme (cohort ad Gentes), tantôt ils prétendent que les vérités qu'on y enseignait avaient été dérobées par les philosophes à Moïse, à Salomon et aux Prophètes (Strom. V, page. 650); et même, selon ce dernier, ce sont les philosophes qui ont établi les mystères (Strom. V, page. 681). Tertullien, plus logicien, en attribue l'invention au Diable (de Preser, ad Hoeret. 40.) Arnobe, Athenagore et S. Justin en ont tous parlé de la même manière.

Leurs éloges et leurs blâmes peuvent être également vrais, sans en être moins désintéressés. Ici il faut distinguer deux époques. Il est certain que
de grands abus s'étaient glissés dans les mystères. La corruption avait commencé à répandre quelques notions sur les cérémonies qui s'y pratiquaient, et l'indiscrétion des mystes avait divulgué des symboles ; tout tendait à profaner les mystères déjà déchus de leur dignité primitive. Mais si nous nous rapportons aux temps où les mystères fleurissaient, les témoignages en leur faveur sont unanimes; partout ils sont présentés comme l'origine des arts, des sciences, des lois. Il est bien naturel que ces mystères étant l'appui du polythéisme après la corruption sacerdotale, les Saints-Pères, qui suivaient une doctrine différente, les regardaient comme les foyers de l'erreur, et ne pouvaient dans leur intérêt mettre assez d'ardeur à les discréditer.

Après
les divulgations et le discrédit par les ennemis de la science, il est facile d'en déduire que les emblèmes religieux égyptiens, grecs, juifs, chrétiens, gnosticiens, de la Cabale, romains et autres, n'étaient intelligibles qu'aux seuls initiés (En preuve que les emblèmes qui dérivaient de la religion égyptienne étaient mystérieux à tout autre qu'aux initiés, on lit dans Eusèbe , de Prep. Evang., lib. II, « qu'entre les prêtres égyptiens, il y avait une caste qui ne s'occupait, même au temps de Joseph l'historien, que de l'interprétation des hiéroglyphes. » Le Sacerdoce et l'initiation étant perdus, ont donné lieu à établir mille erreurs.) ; c'est ce qui amène le vulgaire à se former à cet égard des systèmes de théologie sur le polythéisme. Nous avons dit que les secrets des initiés étaient consignés oralement ; le temps, les révolutions, les guerres ont fait perdre une partie de ces doctrines ; il n'est resté dans les Temples que leurs enseignes. Le vulgaire, qui n'approfondit jamais rien, en établissant sa théologie, a cru voir dans ces emblèmes des signes d'idolâtrie, et en fit des religions monstrueuses. Il y a des critiques qui pensent que la religion de Rome n'en a pas été exempte.

Il résulte de ce qui précède, que
des peuples entiers se sont formé un système à leur gré de la Divinité apparente ; ils établirent des légendes et des heureuses nouvelles, pour donner quelqu'ombre de raison à un culte qui n'était plus soutenu par la tradition orale des initiés anciens, qui se trouvait inconnu au vulgaire, et qui devint par-là absurde et monstrueux.

La généralité des Philosophes égyptiens, grecs, romains, comme aussi
les Saints-Pères se firent un système à part, et les sentimens des uns détruisirent souvent ceux des autres.


DES MAGES


Une religion très-répandue dans l'Orient, et de laquelle plusieurs autres sont sorties, fut celle de Mythras dont les initiés s'appelaient Mages. Plusieurs savans ont même cru, peut-être trop légèrement, que la légende sacrée de Jésus n'était qu'une imitation de celle de Mythras, par la ressemblance des mystères de la naissance, des pérégrinations, des prédications, des travaux, de leur mort, de leur résurrection, et que ces deux religions n'étaient dans le fait que les divers aspects du Soleil relativement à notre terre. Suivant d'autres opinions, les mystères maçonniques en tiraient leur origine.

Les mystères de Mythras étaient représentés dans un
antre sacré, l'époque en était fixée au vingt-cinq décembre, au moment où les prêtres voyaient paraître, à minuit, la constellation de la Vierge qui ouvrait à son déclin l'année en donnant la naissance au Soleil qui paraissait comme un enfant s'appuyant sur son sein maternel.

Plusieurs rites maçonniques ont conservé le grade de Mage, il figure pour l'avant-dernier échelon
dans le système des Illuminés, et pour le dernier dans celui de la stricte obtervance, il se trouve dans différens autres systèmes en Allemagne plus qu'ailleurs; c'est ce qui a induit plusieurs écrivains à croire que la Maçonnerie n'était que la religion des Mages.

Le mot Mage dérive de
Mog, qui, dans la langue ancienne des Persans, signifie adorateur ou prêtre consacré au Soleil.

L'objet apparent de cette religion était l'adoration de cet astre ; or, comme les religions conservent, malgré elles, leurs anciennes affinités et consanguinités, ainsi dans les Evangiles, ce sont
des Mages qui arrivent à Bethléem adorer Jésus, ce qui fit croire à des critiques que Jésus ne pouvait être que l'allégorie du Soleil (L'allégorie du Soleil et son emblème, conservé dans tous Temples maçonniques, est conservé encore de nos jours par des corporations sacerdotales, comme par les Jésuites : la médaille (Planche II, n.° 15) frappée pour le Chapitre major de St Thomas-d'Acquin, en 1789, lors de l'exaltation au royaume d'Espagne de Charles IV, qui porte un Soleil rayonnant de lumière, emblème de son culte, est une preuve que le Sacerdoce chrétien ne l'a pas oublié.), car le culte de cet astre était aussi le seul apparent qui existât chez les Mages.

Le culte du Soleil, très-ancien en Orient, se perd dans l'antiquité, on
ignore son origine et l'on doute même que Zoroastre en soit l'instituteur ou leréformateur; car ce nom même signifie l'ami du feu, de la lumière ; aussi des auteurs ont-ils cru que par l'explication de de ce même nom, on avait voulu désigner une société religieuse; ils pensent que Zoroastre n'a jamais existé, s'appuyant sur ce que son histoire est remplie de miracles, d'apparitions de la Divinité, d'Anges, de Démons; en second lieu, parce qu'elle est écrite en style tout-à- fait oriental ; ils prétendent encore que l'Histoire de la Création du Monde a quelques analogies avec celle de l'Israélite Moïse, de même que ses prières ressemblent un peu à celles du roi Psalmiste. Nous n'entrerons pas dans ces sublimes questions de suprématie qui partagent tant de savans, nous adopterons l'existence de cet homme, croyant qu'il peut avoir établi le culte du Soleil et même avoir écrit tout ce qu'on lui attribue.

Zoroastre néanmoins, comme Moïse, pour affermir son pouvoir par le culte, publia qu'il avait reçu son Code de Dieu en personne, ce que des faiseurs de religions imitèrent postérieurement.

Ce code, une fois reçu, fut enfermé dans le sanctuaire du Temple, la Bible, l'Alcoran le furent de même; le code de Zoroastre
devenu sacré n'a pu plus être communiqué, ni aux profanes ni aux étrangers.

Ainsi que dans plusieurs cultes, les Mages devaient lire à toutes les fêtes quelque passage de cette Ecriture-Sainte aux fidèles, et Zoroastre l'écrivit avec les caractères de cette langue perse qui se perdit après Cyrus.

Ce code est connu sous le nom de Zend - Avesta ; il est
divisé en deux parties , comme le Deutéronome et le Lévitique.

La première traite du devoir de tous les hommes en général, et en particulier des hommes religieux. La seconde traite de la liturgie et des cérémonies dans le culte.

Tous les écrits attribués à Zoroastre sont compris dans le Zend-Avesta. Jadis ils étaient au nombre de vingt-un, dont
sept traitaient de la Création du Monde, sept de morale et de politique et sept de la physique et d'astronomie. Selon Bundari, les livres de Zoroastre remplissaient 12 000 peaux de bœuf. (Pastoret, Zor. Conf. Mahom.) Selon l'opinion la plus accréditée, son dogme et sa doctrine existaient en Assyrie et à Babylone longtemps avant la fondation de l'empire des Perses, ce qui prouve sa haute antiquité.

Les Mages, depuis que l'histoire en fait mention ,
firent une caste à part du peuple, comme les Lévites d'Israël : un Lévite, un Mage naquit toujours d'un Lévite et d'un Mage. Comme les anciens Patriarches juifs (D'après l'Hexaméron de St Eustache, Abraham avait épousé sa sœur. Les prêtres égyptiens épousaient même leur mère ; néanmoins la nature ne rétrograde qu'avec peine : l'on sait qu'à Athènes aussi on pouvait épouser sa sœur.), les Mages se mariaient avec leurs sœurs et leurs filles, les fils avec leurs mères, en cas de décès du père. Il n'y a donc pas lieu de s'étonner que le Patriarche Loth épouse ses deux filles à la fois. Il paraît que les privilèges de ces castes et leur religion n'ont eu qu'un même berceau ; car comment expliquer l'analogie frappante qui existe dans leurs coutumes?

La caste des Mages, à son origine,
comme celle des Lévites, était peu nombreuse ; par la suite, elle se multiplia extraordinairement ; au commencement, elle ne possédait que des bourgs. Peu après, elle obtint des villes ; arrivée par-là à un haut degré de force physique, les Mages et les Lévites, se fiant sur leur nombre, cherchèrent des révolutions, intriguèrent contre les gouvernements et les Rois.

Sozamène II, pag. 73, dit que la caste des Mages était anciennement divisée en trois classes : 1° les Erbids, prêtres apprentis; 2.° les Mobids, professes-maitres; 5."les Destours-Mobids, prêtres accomplis (Maîtres Parfaits).

Aujourd'hui, aux Indes orientales, ces classes se subdivisent ainsi :

1° Les Erbides, qu'on initie par la purification de l'eau et du feu , professent les études relatives aux
initiations, étudient les cérémonies, et les jours de fête lisent au public l'Izechne et le Vendidal, qui traitent des devoirs des hommes. Lorsque, par l'exercice de ces premières fonctions sacerdotales, par leur zèle, par leur étude, ils se trouvent instruits, ils deviennent
2.° Mobids. C'est cette classe qui s'occupe de l'interprétation des autres livres de Zend-Avesta, écrits dans l'ancienne langue. Si, après un certain temps, le Mobids n'arrive pas à expliquer et comprendre ces livres , il entre dans les
3.° Destours. Cette classe se borne à l'étude de la loi du Zenda et du Pehlvi, c'est une classe stationnaire; le Mobid qui a pu expliquer et entendre les autres ouvrages du Zend-Avesta devient
4.° Destours Mobids. Il est à la tête des Mobids : de cette quatrième classe, les plus savans et les plus anciens deviennent
5.° Destours de Destours qui
équivalent aux Grands-Prêtres juifs et aux Evêques chrétiens, ils décident des points difficiles et de la loi divine, qui, comme dans toutes les religions, est écrite aussi obscurément que possible. Les sages législateurs des cultes ont toujours écrit de manière que partout il faut des interprètes. Les Destours des Destours décident les cas de conscience, et en vertu de cette grâce spéciale que Dieu leur a accordé en personne, les croyans leur paient la dîme. Il paraît que partout où il y a des interprètes de la loi divine, on ne dispense pas gratuitement les dons célestes.

Un Apôtre de Jésus en a fait un devoir à ses frères, qui ne se sont guère mis en peine d'observer, en leur disant : Date gratis quod gratis accepistis.

Les préceptes du Zend-Avesta sont simples,
ils sont ceux de la loi juive et chrétienne ; c'est Dieu même qui parle :

« Il y a moi, seul Dieu. Il y a deux principes, un bon, l'autre mauvais ; lumière et ténèbres. Ne changez ni le culte ni les formes de prières; ne vous emparez du bien des autres ; ne dites pas de mensonges ; ne souhaitez pas des choses impures ni de vengeance ; oubliez les injures; purifiez-vous de toute faute par l'ablution; n'approchez pas votre femme lorsqu'elle est impure, ni lors des grandes fêtes; ayez confiance dans la bonté de Dieu ; attendez le jour de ma manifestation et soyez toujours préparé ».

La morale prêchée par les Erbides est la
charité ; l'honnêteté, l'oubli des injures, le mépris des voluptés corporelles, du faste, l'obligation de fuir le mal, d'embrasser le bien, d'aimer, honorer et servir Dieu. Ils conseillaient la méditation, la crainte de Dieu, enjoignaient de consulter la Providence dans toutes les actions, défendaient le vol, etc. On voit, d'après la morale des Mages, que l'amour de la vérité était la fin de leur système religieux et philosophique, et que la pratique de la vertu est la fin de leur système législatif, but que tous les législateurs religieux se proposèrent. Peu importe, pourvu que vous adoriez Dieu et que vous aimiez votre prochain, que vous soyez instruit dans vos devoirs par un Mage, par un Hiérophante, par un Patriarche , par un Muphti, par un Prêtre ou par un vénérable Maître en chaire.

Voilà comme le Dieu de Zoroastre prescrit les devoirs aux Mages :

«Ne vous souillez pas ; instruisez les ignorants ; bénissez les mariages ; fréquentez vos Temples : méditez avec respect le Zend-Avesta qui doit seul être votre loi ; que ceux qui voudraient l'adultérer soient punis étemellement par le Ciel ».

Les préceptes des Archi-Mages sont les suivans :

« Ne soyez ni ambitieux ni vains; relevez la dîme des peuples; soyez miséricordieux, c'est le plus bel emploi des richesses que le Ciel vous accorde ; lavez-vous souvent; ayez votre habitation prés du Temple pour y entrer sans être aperçu ; surpassez les autres Mages en vertu et en connaissances de la vraie science; ne craignez que moi, Dieu ; reprenez les méchans. de quel rang qu'ils soient, sans indulgence ; portez la vérité devant les Souverains; souvenez—vous de moi, Dieu, jusqu'à la consommation des siècles qui sera faite par le feu ( Le dogme du Jugement et de la Fin du Monde a été enseigné chez les Chrétiens bien après celui des Mages.). Ainsi soit-il ».

Nous croyons inutile de faire sortir des comparaisons de ces préceptes, avec ceux transmis oralement aux initiations égyptienne, juive et chrétienne.

Le temps , qui altère et change tout, malgré la simplicité de ce dogme, amena des hérésies, comme nous le verrons à l'article de Mânes. Dès-lors les Mages se divisèrent, s'anathématisérent réciproquement. Le sujet de la question était sur la priorité dans l'existence
des deux principes, bon et mauvais, et sur celle de savoir si les deux principes étaient co-éternels avec l'Etre premier, Dieu. La philosophie du Zend-Avesta passa dans l'Asie occidentale et en Grèce, chez les Persans, chez les Arabes, chez les Juifs ; pour ce dernier peuple, composé de pasteurs paresseux et ignorans, il fallut, après la captivité de Babylone, qu'on lui traçât un code religieux, qui, émanant des susdits principes, lui offrît une histoire et des fastes. Ce livre, qui date de cette époque incertaine, fut dicté par l'emphase orientale, et orné de systèmes obscurs qu'il est impossible à la raison humaine de débrouiller, et dont l'interprétation devait se refuser aux recherches les plus obstinées de ses interprètes.

La philosophie religieuse du Zend-Avesta existe dans la Bible : elle arriva en Judée et dans l'Arabie après la captivité des Juifs en Babylone ; mais avec elle
les visions et les fables orientales dépouillées, par la nature de ce peuple, de toute science, et en particulier de l'astronomie, qui ne fut conservée que secrètement dans les mystères d'Hiram et dans la loi orale ; pour lors, ce livre sacré ne fut rempli que de Démons, d'Anges, de visions, de miracles ; ce qui a défiguré entièrement l'ancien culte des Mages.

La Divinité apparente des anciens Mages perses, était
Mythras, auquel on avait adjoint Orosraade et Orimane, le bon et le mauvais principe ; Mythras était par-là un et triple : c'est de là que Platon emprunta sa Trinité, et d'où différentes religions tirèrent la leur, à en croire de hardis critiques. M. Anquetil du Peron séjourna exprès aux Indes pour connaître la religion des Parsis, chez lesquels la religion de Mythras s'est réfugiée.
Il a même traduit le Zend-Avesta et autres ouvrages attribués à Zoroastre.

26 ème partie...

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4 décembre 2007 2 04 /12 /décembre /2007 01:52

 

 

 

La Maçonnerie

considérée comme le résultat

des religions Egyptienne, Juive et Chrétienne

par le Fr.°. Reghellini de Shio

1842

"Il existe au fond de nos coeurs un désir insatiable de connaître la vérité"

24ème partie

23ème partie

22ème partie

21 ème partie

17ème partie

  1ère partie

CHAPITRE XV.

1


Des Cabalistes de Simon Ben-Jochaï. De ses Livres emblématiques et allégoriques, de sa doctrine. — Notices sur d'anciennes Idoles et sur celles des Cabalistes. — Les Gnosticiens dérivent des Cabalistes. — Leurs opinions sur Jésus. — Les Cabalistes persécutés par les Chrétiens-Grecs. — Etymologie du nom des Cabalistes ; leur doctrine passe en Europe et chez les Maçons. — Prêtres d'Eleusis incorporés aux Gnosticiens. Signes et Emblèmes Gnosticiens passés chez les Maçons. — Les Ophites sortent des Gnosticiens ; ils honorent Sérapis. Difficulté de l'admission à leur entière initiation. — Opinibns des Saints-Pères et des Philosophes sur l'initiation et les emblèmes de différentes sectes. — Des causes pour lesquelles ces emblèmes sont devenus l'objet de l'idolâtrie des Mages. — L'allégorie du Soleil passé dans le culte de différentes nations. — De Zoroastre et du Zend-Avesta. — Comparaison des Mages avec les Lévites. — Caste des Mages , leurs devoirs, privilèges et doctrines.—Relation d'un moderne Voyageur sur les Parsis qui professent la religion des Mages. — Code religieux des Mages. — Corruption sacerdotale. — Chrétiens de Syrie ; leurs doctrines diffèrent de celles de Rome.


TOUTES les sectes juives - chrétiennes professaient quelque partie de la philosophie platonicienne ; c'est ce qui fit qu'Origène, t. i, ch. VI, contre Celse, reprocha au Fils de Marie d'avoir emprunté plusieurs dogmes de Platon, et voilà pourquoi St Augustin avoue, dans ses Confessions, lib. VII, ch. 9, 10, 20, que le commencement de l'Evangile de St Jean était dans les doctrines de Platon. La notion du Verbe ou de la PAROLE DIEU est venue du dogme chrétien de Platon. Ce fut après avoir mis ce mot à la torture de mille manières, qu'il s'éleva chez les Juifs une autre société dite de la Cabale, profanée de nos jours, quoique jadis de profonds Sages militassent sous ses drapeaux.

C'est à Simon Ben-Jochaï, qui vivait quelques années avant la ruine de Jérusalem, qu'on attribue l'institution de cette secte : il a laissé un écrit qui porte pour titre le Sockar, ou de la Splendeur; ce livre est tout rempli d'allégories et de métaphores. Avec de tels moyens, la Divinité est susceptible de plusieurs interprétations et modifications ; il faudrait bien du temps et
du bon sens pour interpréter et comprendre plausiblement cette production: il faut dire néanmoins à sa gloire que ses allégories sont plus claires que celles de l'Apocalypse. Ce qu'il y a de curieux, c'est que ces deux écrits servirent au système maçonnique (115).

Ben - Jochaï peint Dieu sous l'emblème d'un grand visage de vieillard : « Sa tête est cachée dans un lieu supérieur, on ne la voit pas. Il porte sur sa tête mille millions de milliers ; sept mille cinq cents boucles de cheveux blancs de laine ; à chaque boucle il y a quatre cent dix cheveux, ce qui répond au nombre que donne la parole Kadosch. Toutes les parties du visage renferment des choses extraordinaires, admirables. Cette barbe est au-dessus de toute louange, elle est blanche comme la neige, elle descend jusqu'au nombril; c'est l'ornement des ornemens, la vérité des vérités. Il y a dans cette barbe treize parties qui renferment toutes de grands mystères ; mais il n'y a que les initiés qui les comprennent. »

Simon eut une infinité de Sectateurs. L'opinion favorable sur la Bible s'affaiblissait tous les jours, et celle des Cabalistes augmentait. Ces sectaires soutenaient, comme les Esséniens, que dans la Bible les mots étaient autant d'images des choses cachées, et qu'il fallait changer les livres sacrés et les préceptes de la sagesse juive en allégories; car la Bible, prise à la lettre, ne pouvait produire que des schismes.

La philosophie de la Cabale se propagea extraordinairement en Syrie, en Palestine et en Egypte, mais plus particulièrement dans cette dernière région où le système des allégories était en usage et où la Cabale même était pratiquée par les prêtres. Les emblèmes avaient une conformité étonnante avec ceux des Juifs dont nous avons déjà eu occasion de parler. La philosophie de la Cabale se conserva en Egypte jusqu'au temps des Croisé
s, et nous la verrons encore dans le 13e siècle, figurer dans le procès des Templiers, et postérieurement être en pleine vigueur à la moitié du 17e siècle. Par ce qui nous reste, les Cabalistes croyaient à un seul Dieu; ils enseignaient le dogme de son unité. Pour entrer dans leur confrérie, il fallait des épreuves avant l'initiation.

Le vulgaire a soupçonné les Cabalistes d'idolâtrie, parce qu'ils avaient cette image allégorique qui leur servait pour se donner une idée quelconque relative aux œuvres et à l'existence de Dieu. Les Cabalistes voulurent se représenter par cette image, que la création est éternellement continuée. Cette image leur servait aussi pour démontrer la perfection des choses divines qui tombent sous les sens. Comme les Cabalistes suivaient dans le fait
les lois juives, et qu'ils ne devaient pas se créer des images, ils en ont imaginé une, telle que la raison leur assurait que le temps, que tout corrompt, ne s'aviserait pas de faire adorer le simulacre par eux adopté.

Il y a eu de tout temps des superstitieux et des prêtres qui, pour leur intérêt, entretenaient les hommes dans l'erreur : les idoles firent le tour du monde. Les Chrétiens de Rome, qui ont une confiance et une vénération aveugle dans de petites figures de bois ou de métal représentant des Saints, des Vierges, des Esprits, des Pères éternels avec barbe, ne sont ni les seuls, ni les premiers qui adoptèrent ces simulacres. Dans l'Antiquité, il y eut des sectaires et des peuples entiers qui portaient des Abraxas sur eux, auxquels ils attribuaient des propriétés miraculeuses. Ce qui arriva en fait de politique et de religion jadis, on le voit se succéder tous les jours : c'est la conséquence de l'instabilité et de la faiblesse humaines.

Avant les Gnosticiens, les Cabalistes, etc., etc., les prêtres égyptiens assuraient qu'ils avaient le pouvoir de communiquer aux statues quelque chose de la nature divine. Leveque, Excurs. sur le Schamanisme, trad. de Thucydide, in, p. 298.

Les Grecs et les Romains croyaient que les Dieux s'incorporaient aux statues par le moyen de la consécration, Van Dale, de Cong. in lib. de oracul. 477. Les défenseurs du Paganisme prétendirent que les Simulacres étaient pleins de la présence réelle des Dieux, Jamblic. apud Phot, bib. cod. 225. Arnob. adv. Gentes VI, 17.

Il y eut au 19.e siècle, à en croire certains journaux qui sont soudoyés par les apostoliques, des statues en bois, en pierre et autre matière qui firent des signes, pleurèrent et parlèrent.

Les Cabalistes sachant que nos idées nous viennent des sens , et admettant que Dieu n'était pas un être corporel, pensèrent qu'on ne pourrait jamais enseigner le dogme d'un Dieu
sans en fixer l'idée par des signes plus ou moins imparfaits. Alors ils choisirent cette image spirituelle qu'on peut dire image de parole, afin de se donner l'idée la moins éloignée de la toute- puissance de l'Eternel. Outre les écrits de Ben-Jochaï, les Cabalistes en ont laissé d'énigmatiques dont l'interprétation a occupé plusieurs savans ; c'est une mine très-profonde et très-difficile à exploiter, et de laquelle on a tiré avec beaucoup de difficulté, au 16e siècle, quelque chose de bon; c'est d'elle qu'est sorti le rite dit de la Cabale. Leur doctrine était renfermée dans la Pl. n.° VI. Peut-être que si de sages critiques se saisissaient des rapports qu'ils peuvent avoir avec les mystères égyptiens, ils en trouveraient des notions utiles à l'érudition et à l'illustration de la Maçonnerie.


GNOSTICIENS.


Des Cabalistes sortirent les Gnosticiens, qui, lorsque le Christianisme se répandit en Europe, disparurent comme fondus dans les ténèbres de ces siècles ; néanmoins, par les annales de notre Europe, par une infinité d'ouvrages polémiques qui parurent jusqu'au temps des Croisés, on sait ce que leur théologie professait sur l'éternité des siècles et sur l'émanation des principes divins.

Ils disaient à leurs initiés : «Que celui qui adorait le Crucifié était l'être le plus bas dans l'échelle des êtres, et que celui, au contraire, qui, fourni de bon sens et assez éclairé pour être sûr que jamais un homme ne peut être le Dieu tout-puissant, qui n'a eu jamais de commencement, qui est éternel, que celui-là se trouvait déjà parvenu au point le plus élevé dans l'échelle des êtres, et enfin à l'état sublime d'homme, et qu'alors il avait acquis, en devenant Gnosticien, toute la science humaine. » Les Croisés apportèrent en Europe cette doctrine, et les Templiers furent accusés de la professer. Un Gnosticien a soutenu avec une repréhensible hardiesse que Jésus, adoré par ses Pontifes, n'était qu'un magicien.

Les Gnosticiens disaient que l'édifice emblématique de leur science était construit sur un carré dont les quatre angles avaient nom Sighé, Bathos, Nous, Alêteïa, qui sont expliqués par silence, profondeur, intelligence, vérité. Le Temple mystique de Salomon conserve ces attributs. On croira facilement que les Chrétiens grecs, du temps du Bas-Empire, qui ne connaissaient pas la doctrine des abstractions sublimes des Gnosticiens, toute en opposition à leur dogme, envisagèrent cette société secrète comme hérétique et payenne, et ne se contentant pas de l'accuser d'erreur, s'efforcérent de la taxer d'immoralité en renouvelant contre elle les calomnies inventées contre les Chrétiens, en Italie, du temps de Néron. Sacrifices humains, ablutions sanglantes, unions contre nature, il n'est point de crimes qu'on ne leur ait imputés dans leurs initiations et mystères. St Clément d'Alexandrie, leur rend plus de justice, quand il dit dans les Stromates, qu'il n'y a point de différence du vrai Gnostique au parfait Chrétien, quoiqu'il sût bien que la principale doctrine de cette société était la négation absolue de la divinité de Jésus : c'était la seule morale chrétienne que les Gnosticiens pratiquaient.

Les persécutions qu'où intenta à la suite de ces accusations aux croyans d'un seul Dieu, fit que les Gnosticiens se cachèrent de plus en plus ; ils rendirent leurs assemblées très-secrètes, couvrirent leur dogme d'allégories ; aussi
leur doctrine ne passa-t-elle à la postérité qu'oralement. Le nom de Gnosticien vient du verbe grec connaître.

Gnôti seauton, « connais-toi toi-même » , est l
'inscription du Temple du Soleil ; c'est d'après cette inscription et les emblèmes sacrés de cette société qu'on appela les Gnosticiens, Prêtres du Soleil.

Un des préceptes oraux qu'on conserve dans plusieurs rites maçonniques , est
le nosce te ipsum qui nous est parvenu de ces Sages. Convenons, d'après un Maçon très-instruit , « que toutes les sciences ne sont que peu de chose vis-à-vis de celle qui, seule, peut nous faire deviner ce que nous sommes, d'où nous venons et où nous allons ; avec ce guide nous pouvons sans doute faillir encore et agir quelquefois contre nos intérêts; mais sans elle, il est impossible de faire dans tout le cours de la vie humaine une action de conséquence ».

La
Gnose est la vraie science, et la lettre G qu'on trouve dans le compagnonnage et autres Ordres, paraît tirer son origine de la manifestation de la Gnose chez les Gnosticiens. C'est la première lettre de ce mot que nous conservons dans l'Etoile flamboyante.

L'Histoire Ecclésiastique dit que
l'apparition de cette Société date de l'époque où le Christianisme commença à se propager ; elle la dit contemporaine de ce culte, comme si elle était la fleur, le fruit, le tronc du même arbre.

Lors de la destruction du Temple d'Eleusis par Alaric le Visigoth, l'an 896 de l'ère vulgaire, les prêtres qui purent échapper au glaive des barbares, se réfugièrent en Egypte et s'associèrent aux Gnosticiens avec les conservateurs des rites mosaïques chrétiens, ce qui augmenta leur nombre et leur science.

Il est dit dans Epiph. V, que
les Gnosticiens se connaissaient entr'eux à leur manière de se prendre la main. Ces signes gnostiques sont arrivés jusqu'à nous ainsi que leurs allégories.

Ce voile, dont Achamot se couvrait, se trouve dans le voile du Temple maçonnique : les Gnosticiens en avaient fait une allégorie dans le récit d'Achomet. Le Baphomet des Gnosticiens devint en après celui des Templiers. On le voit, pour ainsi dire, enveloppé de la peau du Lion, que l'on sait être un des emblèmes du Soleil. La Nature était représentée par des symboles ainsi que l'Astronomie était rappelée par des figures : les Gnosticiens usèrent des signes du Soleil, des Etoiles et de ceux du Zodiaque; on les trouve dans les Abraxas; ils passèrent dans les emblèmes de la Maçonnerie comme l'Etoile flamboyante qui renferme le symbole de la Gnose. Ces emblèmes et doctrines passèrent en Occident, on en trouve une infinité dans les pierres sépulcrales de nos ancêtres, et plus particulièrement du temps de Domitien.

Les Ophites modelèrent leur système sur le dogme des Gnosticiens; ils ont existé aussi pendant les premiers siècles et à la naissance du Christianisme; à l'image barbue, ils avaient
substitué pour emblème de la Divinité, comme une grande partie des initiés égyptiens, le Serpent de Sérapis; Tertullieu et les Saints-Pères s'imaginèrent qu'ils adoraient un Serpent matériel. Voilà assurément le comble de la déraison humaine.

Tertullien dit, de Prescrip. 47, que les Ophites avaient le Serpent en grand honneur, ils le regardaient comme leur Christ, leur Sauveur; ils le préféraient à Jésus, parce que , disaient-ils, il possédait « la science du bien et du mal ». Dans cette supposition, ils suivaient la Bible qui décrit le Serpent tentateur d'Eve, comme ayant en lui toute science, ou ils se référaient au Serpent de Moïse, qui guérissait de la peste et des maladies, tandis que, dans le fait, l'un et l'autre n'étaient que le Serpent égyptien Sérapis, que Moïse avait trouvé dans les emblèmes du culte du Soleil et qui dût être en vénération bien avant les Ptolomées.

Les Ophites confessaient un Dieu Père incréé : ils furent
persécutés à outrance par les Chrétiens d'Orient ; ce qui les porta à maudire le Galiléen dans ses prêtres, persuadés que ses institutions les avaient rendus aussi intolérans. Un de leurs emblèmes était la Croix tronquée, le Phallus qui devint par la suite le maillet maçonnique, et qui représentait le bois de vie, et la clé de la science ; ils avaient aussi le Calice ou le vase cosmogonique, symbole commun aux Gnosticiens et qui se trouve dans le patére des Maçons. Ces emblèmes sont communs aussi aux croyans de Mithe ou Mythras , qui existent dans l'Indostan.

Les Ophites priaient devant la figure de
Pentagone, qui était un des signes de leur institution, comme il était aussi celui des sept Sages de la Grèce.

Ces emblèmes passèrent en Europe avec leur doctrine, ils furent adoptés par les Croisés, par les Roses-Croix, par les Chevaliers Templiers, et parvinrent aux Maçons.

La plus grande partie des sectes qui se reproduisirent après les Esséniens, Gnosticiens, Cabalistes et autres,
honoraient le Soleil comme la plus belle image de la puissance de l'Eternel. Toutes ses sectes admettaient l'Unité de Dieu, elles étaient par-là bien éloignées de croire à la divinité de Jésus-Christ, surtout les Gnosticiens qui se vantaient de l'avoir compté au nombre de leurs Frères.

Notes

(115) Bacon de Verulam était partisan du système de la Cabale; il établit dans son île de Bensalem les lois cabalistiques que Moïse avait données (pag. 54, édition de Louvain, 1648).

25 ème partie

Posté par Adriana Evangelizt

 

 

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4 décembre 2007 2 04 /12 /décembre /2007 00:48

Quand on lit la tradition des Rômes, on comprend non seulement d'où viennent les personnages de l'Ancient Testament mais aussi d'où est tirée le mot Christ, leur dieu s'appelait Isa-Kris'ten et ils le font concevoir par Maha-Maria, la grand Marie, océan céleste qui contient la lumière du monde. Ce livre est vraiment fabuleux, très riche d'enseignement...

 

 

 

 

Les Rômes

Histoire vraie des vrais Bohémiens

par Jean-Alexandre Vaillant

1857

5ème partie

4e partie

3ème partie

2ème partie

 1ère partie

CHAPITRE PREMIER - suite...

LES ROMES AUX INDES

D'où nous venons ? l'on n'en sait rien.
L'hirondelle
D'où nous vient-elle ?
D'où nous venons ?  l'on n'en sait rien.
Où nous allons, le sait-on bien ?

Apnès avoir fondé la science, les parfaits, Anaki et Ianak, ne tardèrent pas à en connaître le prix, car partout où il la portaient, ils devenaient les chefs des peuples ignorants, grossiers, sauvages qu'elle leur aidait à éclairer, à adoucir, à policer. Ils ne furent pas longtemps non plus à comprendre qu'elle leur était un trésor d'autant plus précieux, et qu'ils devaient conséquemment d'autant plus cacher, qu'ils y puisaient à leur gré richesse et puissance. Ils en avaient composé la cabale, c'est-à-dire les signes, lettres ou chiffres, dessins ou figures, qui en exprimaient parfaitement les choses et les faits, les noms et les nombres, et ils en avaient établi le siège et le sanctuaire dans la plupart de leurs villes, qui elle mêmes n'en étaient que le reflet. On dirait presque que Cabul fut une de ces villes et que les Anaki y avaient caché la cabale, comme sous leur nom d'Anak-ins ils la cachèrent plus tard la Câba d'Arabie. Car si, comme on le dit, Abraham bâtit cettee cabane carrée, cette maison cubique, avec les matériaux d'Ismaël, c'est qu'avant lui Brahma avait créé, à l'aide des phases de la lune, le Tantara ou zodiaque de la terre, dont le carré ou le cube, type alors de toute perfection fait la divinité de Cyb-èle.

Quoi qu'il en soit, bien que suffisamment révélée déjà sous les signes, comme l'esprit l'est sous la lettre, ils s'évertuèrent à en révéler non seulement les noms et les nombres, les choses et les faits, mais encore les lettres et les chiffres, les dessins et les figures. A force d'imagination, ils y parvinrent, et voici en quelques mots bien clairs comment ils y parvinrent.

Le temps et ses subdivisions avaient été caractérisés par les nombres 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 9, 10, 12, 21, 36, 70 ou 72, 336, 353 ou 354, 360, 432, et ces nombres exprimaient :

1. La monade indivise, l'individu solitaire, m'astre solaire et munaire, la zone diurne et nocture, l'éternité du temps, l'infini du monde.

2. Le duel divisible, haut et bas, sus et sous, feu et eau, lumière et ombre, éther et air, mâle et femelle, soleil et lune, homme et femme, femme, les deux vers ou versants et les deux stiques ou vers du distique de l'Univers, les deux heures ou destins, bonheur et malheur des hommes.

3. L'amazône on ensemble des trois zônes sidérale, lunaire et solaire, qui sont les trois Touts éternels et simulent pour la terre la trinité apparente du ciel.

4. Les quatres temps, les quatre vents oi voix, les quatre sons ou airs, les quatre points des solstices et des équinoxes, les quatre branches croisées de la lumiere du temps, les quatre points cardinaux, les quatre semaines lunaires, les quatre métaux, etc.

5. Les cinq planètes, les cinq semis.

6. Les six saisons ou temps composes de deux mois luno-solaires liés ensemble et pendant lesquels la nature compose, mûrit, décompose tout ce qui est de la terre.

7. Les sept étoiles du pôle, les sept nuits sidérales d'où naissent, pendant l'aphanisme lunaire, les sept jours de la semaine.

9. Les neuf mois de gestation humaine et astrale, parce que, après avoir été conçu le 25 mars, lorsqu'à sa sortie de la mort de l'hiver il entre dans la vie du printemps, le soleil renaît comme l'homme, neuf mois après, le 25 décembre à minuit.

10. Les dix ki ou kans, décans ou décades qui divisaient le mois solaire en trois parties de dix jours et l'année en trente-six mois de dix jours ou en dix mois de trente-six jours; les dix premiers arcs du ciel, les dix premiers signes du zodiaque.

12. Les douze signes zodiacaux, les douze mantara ou formules du zodiaque, les douze manses de la lune et du soleil, les douze grandes constellations du Tantara, les douze mois du zodiaque de Tentyra.

21. Les vingt et une nuits de phanie ou de clarté lunaire, après lesquelles, il y a aphanisme, obscurité par absence de lune.

24. L'ensemble des douze mois solaires et des douze mois lunaires et des vingt-quatre heures du jour.

36. Les trente-six décans on décades de l'année.

70. Les soixante-dix éléments temporels dont se compose l'année.

336. Le nombne des jours de l‘ancienne année lunaire, composée des vingt-huit jours, des quatre semaines du mois ou des quarante-huit semaines lunaires multipliées par douze.

360. Le nombre des jours de la nouvelle annéé solaire, composée des trente-six décades de l'année multipliées par dix.


432. La somme des quatre ages ou des quatre temps, produit de la multiplication des trente-six decades solaires par les douze mois lunaines.

Possesseurs du sens propre, autogorique, réel, de cette cabale, les sages, sakia et sagia, lui imposèrent un sens autre ou allégorique, idéal, et lui firent exprimer pour le vulgaire :


1. L'homme ou la femme du ciel, le menin ou la ménie des astres, le poëte ou la muse du temps, le dieu de la lumière ou la déesse de la clarté, et ils leur donnèrent à chacun d'abord dix, puis douze principaux noms correspondant à chacun des dix et des douze signes zodiacaux.

2. L'empirée en haut et l'empire en bas ; l'Elysée et le Tartare, le Paradis et l'Enfer, le royaume d'Ormuzd ou d'Osiris, séjour du Bien, et le royaume d'Ahriman ou de Typhon, séjour du Mal, la demeure des sours et des assours, des astres et des ombres, des héros et des hommes.

3. La trinité réelle de Dieu, les trois personnes évidentes de cette trinité : l'air brah, le feu siv, l'eau vis, déifiés en Brahma, Siva,
Vis'nü.

4. Les quatre grands livres du temps, quatre grands messagers de la lumiere du monde, les quatre grandes voix des astres, les quatre grands prophètes du ciel, les quatre bras de Brahma, Siva et Vis'nu.

6. Lesz six jours du temps de creation pendant lesquels Vis'nu, Brahma, Siva, produisent, vivifient, mûrissent toutes choses et pendant lesquels aussi Brahma, Siva, Vis'nu, créent, détruisent et recomposent toutes choses.

7. Le char de la lune et du soleil, le char d'Hénoch et d'Apollon, les sept chevaux qui traînent le char de Suria, comme les sept nuits de l'aphanisme de la lune traînent après elles les sept jours du soleil.

9. Les neuf mois de gestation de l'astre (deva), de la planete lunaire, de la divine lune, Devaki, laquelle ayant conçu le devas ou astre divin, le dieu soleil, le 25 mars, à l'équinoxe du printemps, le met au monde le 25 décembne, à minuit, afin que cet astre ou devas solaire, que ce dieu Soleil, renaissant pour une nouvelle année, soit à jamais le Divin Sauveur des hommes.

10. Len dix premiers patriarches de la terre, les dix premiers rois des hommes, les dix incarnations de Vis'nu, les dix commandements de Bouddha, de Bouddha, qui est Daboud ou David, et de Manu, qui est Manoel.

12. Les douze nouveaux patriarches, les douze grands dieux du ciel, les douze tables de la loi, les douze travaux d'Hercule et de Rama.

36. Les trente-six kabires on nautonniers des trente-six karabies ou nefs du temps, subdivisés en douze, six, trois, selon les mois, les saisons, les zônes.

70. Les soixante-dix goupils, nourrices de Buddha, dont Phrygiens et Hébreux firent les soixante-dix membres de la famille d'Hecube et de lacobe.

336, 360, 432. Les vertus ou qualités, les vices ou défauts qui président à chaque jour, qui caractérisent chaque étoile et chaque homme; qui, influant sur chaque astre devas ou soreh, en font des dieux ou des héros bien ou malfaisants, et qui, influant sur les hommes, en font des saints et des parfaits, des heros et des dieux.

Multipliant ensuite 360 et 432 par autant de dixaines qu'il leur plut, ils donnèrent au monde jusqu'à 3,600,000 et 4,320,000 ans d'existence; le temps, dont le spirite ou esprit est l'éther, étant éternel, ils le représentèrent sous la forme d'un serpent qui tourne éternellement en spirale et dont chaque spirale forme un annenu et compte les révolutions diurnes, hebdomadnires, mensuelles, annuelles cycliques et séculaires de l'éternité; le fleuve étant par ses méandres comme le serpent par ses spirales, et le temps étant comme un fleuve qui coule sans cesse, emportant avec lui ses éléments qui le constituent, ils donnèrent à ce serpent, hydre ou fleuve, trois, sept, quatorze et vingt-huit têtes, selon qu'ils voulaient imprimer les trois zones, les sept jours, les sept nuits et vingt-huit nuits lunaires ; chaque étoile étant un nome, une monade, il en firent le numéraire et la monnaie de Brahma, d'où l'on comprend déjà comment Abrahm était riche en or ; les étoiles étant les signes et les singes ne parlant pas autrement que les étoiles, ils firent des singes le signe des étoiles, les donnèrent pour compagnons au soleil Rama et les vouèrent à la vénération des hommes.

Le zodiaque étnnt comme une forêt (remus) dont chnque étoile est un arbre, ils firent de cette zône sidérale (nama) la forêt des cieux, forêt de Némée et de Calydon, dont Rama est le sanglier et Suria le lion, et de chaque signe zodiacal une bête de cette forêt ; les pôles de cette forêt étant tour à tour dans l'ombre et le froid de l'hiver et dans la lumière et la chaleur de l'été, ils caractérisèrent le tropique septentrionnal par la chèvre et le bouc et le tropique méridionnal par le lion et l'éléphant ; et la chèvre de Siva et le lion de Vis'nu furent pour eux le symbole des deux hémisphères du monde.

Quand ils eurent ainsi divinisé toute la nature physique et morale, quand ils eurent ainsi, en la personnifiant, spiritualisé la matière et matérialisé l'esprit en donnant des formes à toutes les abstractions, ils composèrent des hymnes, des légendes sur tous ces personnages imaginaires ; le temps et l'ignorance aidant, le monde, qui ignorait les faits, crut aux fictions, et la superstition se propagea de siècle en siècle, de foi en foi, chez tous les peuples de la terre.

Cependant tout ceci ne s'accomplit ni sans bruit, ni sans résistance, et il ne fallut pas moins de guerres et de sang
pour asseoir ces mensonges sur les bases où elles reposent depuis près de sept mille ans, qu'il n'en faudrait aujourd'hui pour les renverser. Quoi qu'il en soit, bien que les parfaits, Anaki ou Ianak, n'aient pas attendu cette subversion d'idées pour sortir de leur pays, tout fait préjuger néanmoins qu'elle leur fut une nouvelle occasion d'en sortir ; nous pourrions donc les suivre ful une nouveile occasion d'en sortir ; nous pourrions donc les suivre dès à présent dans leurs lointaines pérégrinations autour de la terre, mais afin de montrer que les Rômes, Zath et Pali n'étaient ni moins sages, sakia ou sagia, que les bodhas ou les Meydes, ni moins habiles qu'eux dans l'art de la fiction ou de l'allégorie, nous allons encore, avant de marcher sur leurs traces, expliquer en quelques mots le nouveau mythe dont ils sont les auteurs et dont la morale fait depuis trois mille ans la plus belle religion des Indes.


Vers le onzième siècle avant notre ère, les Zath étaient déjà retirés dans la Duab ou Mésopotamie, d'entre la Gemna et le Gange. Dans leur besoin d'un Dieu, et n'en trouvant pas, ils en firent un du soleil, qui, pour eux, est l'astre des besoins, et le nommèrent lsa-Kris'ten, parce que sa lumière est brillante comme l'or, pure comme l'air, est diaphane comme le cristal. Ils le font concevoir par Maha-Maria, la grande Marie, mer ou océan céleste qui contient la lumière du monde, et le font naître de la planète ou déesse lune Devaki, laquelle le mit au monde le 25 décembre, à minuit, dans la ville de Mythra, sur les bords de la rivière qui, pour ces raisons, fut nommée Iemna et Gemna, de la Nuit et de la Naissance. Selon eux, quand il naquit, une gloire céleste illumina ses parents et son berceau, comme le soleil éclaire les astres à l'antipode, quand il va sous l'horizon ; les choeurs des Devatas, astres ou anges, pasteurs des hommes, firent retentir autour de son berceau les divins concerts de leur sublime harmonie, comme chanteront les pâtres des troupeaux autour du berceau de Jésus ; sa naissance inspira des alarmes aux tyrans comme en inspirera à Hérode celle de Jésus ; dans la crainte de le laisser échapper, Kamsa, son oncle, et roi des Zath, comme Hérode le sera des Juifs, ordonna de massacrer tous les nouveaux-nés ; le massacre eut lieu, mais il ne put atteindre celui qui devait être le Sauveur des hommes, parce qu'il est l'astre Devas ou Dieu du monde. Pour le cacher à l'Hérode, roi du pays, ses parents le transportèrent à Gokal, ville des vaches, comme ceux de Jésus le transporteront dans les paturâges de Goscen, pour le soustraire au Komsa de la Judée ; il vécut là, retiré chez les pâtres, comme Apollon chez Admète, et, comme lui, il leur enseigna à jouer de la flûte ; rentré plus tard à Mathura, comme Jésus à Jérusalem, il étonna comme lui par sa science et ses miracles, et l'amour qu'il inspire lui fait comme à Jésus de nombreux partisans ; mais sa royauté est contestée, comme doit l'être un jour celle de Jésus, et il meurt en croix, sur cette même croix, où, mille ans après, Jésus doit mourir. C'est alors qu'il laisse ses instructions à Ariun, son bien-aimé, comme Jésus-Christ a laissé les siennes à Jean, qu'il appuie sur son coeur.

La morale dont les Zath embellirent ce mythe en fit bientôt la plus belle de toutes les doctrines de l'Inde, comme ce mythe en était lui-même le plus beau. Importée au casmire, elle y eut ses prêtres et son temple ; et ce temple de Stawa, perfection de Buddha, fut le modèle du temple de Salomon, perfecton de David.

Maintenant quc nous avons établi suffisamment de rapports entre les pays et les peuples d'au delà et d'en deça le Sind, du sud au nord, de l'est à l'ouest, des Tagh de Tartarie aux Ghât de l'Indoustan, pour piquer la curiosité et stimuler l'intérêt du lecteur, nous l'engageons à nous suivre et à marcher avec nous sur les traces des Rômes. Pour peu qu'il tienne à apprécier la justesse de nos assertions, il nous suivra, car pour le mieux mettre à même de reconnaître les Rômes là où nous les rencontrerons, nous lui promettons de nous faire leur interprête et de lui donner, mieux qu'ils ne pourraient le faire, le sens propre de quelques-unes de ces merveilleuses légendes qui, par eux, nous sont venues de Judée, d'Egypte, de Colchide, de Grèce et d'Italie. Comme jusqu'ici nous n'en avons jamais connu que le sens figuré, sous lequel elles perdent tout leur intérêt, nous espérons le leur rendre en les dépouillant de l'allégorie dont les sages les ont couvertes comme d'une saie, et nous serons d'autant plus heureux de mettre à nu la vérité qu'elles cachent, la science qu'elles renferment, vérité qui ne doit plus être sous le boisseau, science qui ne doit plus être un mystère, que nous offrirons au lecteur un agréable avant-goût du Livre de la Parole.

A suivre...

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4 décembre 2007 2 04 /12 /décembre /2007 00:18

 

 

Les Rômes

Histoire vraie des vrais Bohémiens

par Jean-Alexandre Vaillant

1857

4e partie

3ème partie

2ème partie

 1ère partie

CHAPITRE PREMIER - suite...

LES ROMES AUX INDES

D'où nous venons ? l'on n'en sait rien.
L'hirondelle
D'où nous vient-elle ?
D'où nous venons ?  l'on n'en sait rien.
Où nous allons, le sait-on bien ?

 

Il est donc acquis à l'histoire que les Zath, premiers pâtres et premiers guerriers, sont les premiers nés d'entre les hommes, aussi bien à la vie du corps qu'à celle de l'esprit. La plus forte preuve en est leur état primitif de pâtres, car il est le premier auquel les hommes purent se livrer alors qu'aux premiers jous du monde ils n'avaient ni instrument pour labourer ni terre, ni outils pour y creuser des mines. La force et le courage qu'ils durent déployer pour dompter len animaux avec lesquels ils avaient à lutter d'abord corps à corps, le besoin qui les poussa à les soumettre et le plaisir qu'ils éprouvèrent à les apprivoiser, les rendirent à la fois guerriers et artisans. Pâtres, ils étaient monades, c'est-à-dire solitaires, parce qu'ils marchaient seuls par famille, avec leurs troupeaux, devenus guerriers et errant ensemble par tnbus pour chercher aventure, ils furent nomades; et c'est de là que les Rômes s'appellent eux - mêmes encore aujourd'hui Rom-muni. Dans leur état de pâtres et de guerriers, ils cherchaient les moyens de charmer leurs loisirs; et, comme ils n'en trouvèrent pas d'autres que le chant et la danse, ils inventèrent den instruments dont ils purent s'accompagner ; comme aussi c'était par monts et par vaux qu'ils s'en allaient paissant leur bétail au milieu de leurs lyri ou montagnes, tout porte à croire qu'ils ont inventé cet instrument dontApollon, berger chez Admete, charma le premier les troupeaux, et qu'on appelle la lyre; comme enfin pour prendre leurs ébats, ils se prenaient par la main et  formaient des kol, c'est-à-dire des choeurs ou des rondes, ils devinrent danseurs, bari-guri et cory-bas. Il ne faut donc pas s'étonner que len Rôes, qui sont un niélange de Zath, de Mèdes et de Bodhas, soient restés en Europe ce qu'ils étaient aux Indes, artisans et artistes; mais il serait complètement faux et déraisonnable, à l'aspect de la misère qui les couvre, d'en vouloir faire des Parias. Aussi ceux-là seulemenet sont tombés dans cette erreur qui ne jugent que sur les apparences ; et ils y sont tombés parce que, depuis les institutions brahmaniques auxquelles ils sont antérieurs, comme le fait à la fiction, la vue à l'idée, Boudha à Brahma, les artisans Ts'oud tartares ou Soudras indiens, fils de Brahma, réduits plus tard en servitude par le code de Manou, comme le furent en Egypte par le code de Ménès les artisans hébreux, fils d'Abraham, dont le dieu est Manoel, y sont maintenus jusqu'aujourd'hui dans un tel état de dépendance et d'infériorité que, malgré toute leur intelligence, ils n'en peuvent sortir  que par la révolte. Cependant il y a toute une civilisation de difference entre les Parias et les Soudras : les premiers sont le type absolu du plus haut point de dégradation et d'abjection auquel puisse jamais arriver la faiblesse et la bassesse de l'esprit et du coeur de l'homme. Auprès d'eux les crétins sont des aigles, et les plus idiots sont des hommes, ce que ne sont pas les Pariah pour les Brahmanes. Quant aux seconds, de quelque profond mépnis dont les ait frappés la loi de Manou, il est facile de voir qu'ils ne sont pas moins hommes que ne l'étaient les Hébreux en Egypte.

Selon ce code de Manou, les Soudras sont la caste servile; rien ne peut les dégager de cette servililé, pas même l'affranchissement ; "car, dit la loi, qui pourrait les dégager d'un état qui est leur nature ? Le devoir du soudra est de servir, et son nom est l'expression du mépris. Qui le tue ne paie pas plus d'amende que pour un chat ou un chien, un lézard ou un crapaud. II peut se louer comme charpentier, serrurier, maçon, peintre, écrivain, musicien ; mais il lui est défendu d'amasser des richesses", et, pour lui en épargner l'orgueil, la loi qui fixe l'intérêt mensuel de l'argent à deux pour cent pour le brahmane, l'a fixé pour lui à cinq pour cent. "Il peut accomplir les sacrifices religieux, mais il en doit omettre la lecture des textes sacrés, et les lui enseigner est un  crime. Il ne doit se nourrir que des restes de son maître et ne se vêtir que de ses vieux habits."

Tandis que l'homme des trois castes supérieures peut choisir femme dans les castes inférieures, les soudras ne peuvent s'allier qu'entre eux. L'enfant né d'un soudra et d'une brahmane est declaré c'andali (Prononcez tchandali.), comme qui dirait lunatique et répnouvé, comme autrefois en Europe un bâtard. Tandis que, dans le cas de succession, la femme brahmane a quatre parts, la kshatria trois, la veyssiah deux, la soudra n'en a qu'une, et l'enfant qu'elle a de son mari d'une des trois castes supérieures n'a droit, serait-il unique, qu'à cette quatrième part. D'ailleurs, si un soudra se permet de s'asseoir sur le siège d'un brahmane, on lui brûle avec un fer chaud la partie coupable. Insulte-t-il un homme de caste supérieure? on lui coupe la langue; ose-t-il admonester un brahmane? la loi ordonnce de lui couler de l'huile bouillante dans la bouche et dans les oreilles.

Cette servilité dans laquelle ils sont maintenus est certainement affreuse, mais si elle est la servitude, elle n'est pas l'esclavage, et moins encore le néant dans lequel sont tenus les pariah. Ils sont tenus bons à servir, les Pariah sont tenus bons à rien ; qui les tue ne paie que comme pour un chien , qui tue un pariah ne paie rien ; ils doivent omettre la lecture des livres sacrés dans leursacrifices, les pariah ne doivent pas même sacrifier; ils ne peuvent porter que de vieux habits et ne manger que les miettes, le pariah est condamné à rester nu et à manger les bêtes immondes et les charognes; ils paient six pour pour cent d'intérêt annuel, le pariah ne saurait trouver de credit à aucun pnix; ils sont désavantagés dans leurs alliances dérogatoires avec les castes supérieures, mais les Pariah ne pourraient jamais être l'objet d'une pareille mésalliance. Ainsi, le soudra n'étant point pariah, le Rôme qui est soudra ne peut l'être davantage. Le soudra est serf, mais il n'est esclave ni de l'Etat ni des particuliers. Il ne donne pas, il loue ses services, et c'est à son propre compte qu'il exerce son métier. enfin ii peut posséder, droit que n'a pas l'esclave; et sa personne est protégée contre son maître, qui ne doit pas le châtier injustement. Il est si peu esclave de l'Etat que l'émigration, si sévèrement interdite aux autres castes, lui est au contraire permise. En effet, tandis que la loi ordonne expressément à tout homme qui, étant deux fois né, a été investi du cordon sacré, de ne pas sortir des Indes et d'habiter de préférence de l'Hymalaya au Mont- Vindhya, elle laisse au soudra la au soudra la faculté d'ailer gagner sa vie dans tous les pays du monde. Ainsi, mêrne après leur asservissement par les intitutions brahmaniques, les Soudras ont toujours pu sortir des Indes ; brahmanes, ils s'y seraient refusés, parias, ils n'auraient même pu y songer ; le brahmane et le paria tenant aux Indes, l'un, comme l'aigle à l'air, l'autre, comme le reptile au limon.

Mais bien que maintenus dans une position servile et dégradée par les institutions brahmaniques, il ne s'ensuit pas que les Soudras aient toujours été réprouvés et jugés inaptes à la guerre, à l'administration, au gouvernement ; il ressort même du livre de Manou qu'il y avait en son temps non seulement des villes gouvernés par des rois soudras, mais aussi des territoires entièrement habités par des Soudras, comme l'est encore aujourd'hui le pays des Mahrates. En effet, les Zath qui, eux aussi, étaient soudras, s'étaient constitués en un Etat dès la plus haute antiquité ; et tout porte à  croire que ce fut apres bien des siècles que, par suite de leurs querelles, ils furent soumis à la famille d'Hastinapour. Alors, ainsi que nous l'avons dit, ils occupaient le haut Multan avec les Meydes et les Bodhas. Le pays fut partagé entre eux; une partie fut concédée aux Mèdes, une autre aux Zath. Des villes se fondérent, et la vallée se civilisa. Parmi ces, on pourrait indiquer Balk, Caboul, Peshour, Cas'mir, Delhi, Mythra et Magada, puisque si c'est là que s'établirent les Anaki de Tartarie et les Inaka de l'Inde, c'est de là aussi que sortirent les sakia et les sagia ; il est aussi permis de supposer, les Medes et les Bodhas ayant gardé pour eux le haut de la vallée, que les Zath se retirèrent d'abord dans la partie inférieure, qui porte seule aujourd'hui le nom de Mul-tan et que, plus tard encore, ils furent obligés de le quitter pour aller s'établir au sud, dans le delta du Sind, et à l'est, dams le territoire d'Agra , dont ils occupent aujourd'hui toute la contrée, située entre Thana, Sour et Lahore.

Quoi qu'il en noit, cette soumission des Zath, ce partage de la vallée, cet établissement des Zath sun les rives de la Gemma et dans le delta du Sind, semblent n'être que les résultats de la conquête des Brahmanes. Jusque-là, adonnés à la garde de leurs troupeaux et se livrant, comme leurs frères du Thibet et de la Tartarie, à l'exercice de tous les métiers, les Zath, principalement musiciens et danseurs, comme les Basigurs, s'en allaient an son du neï, de la kobza et de la mogada, rois pour eux des instruments, chanter aux Bodhas et aux Medes, manassa et t'shoud, c'est-à-dire cultivateurs et artisans, la paix, la joie et l'amour. Peu leur importait des demeures fixes ( sala ), des habitations couvertes (stré-kaïa), la terre était à eux, puisque pantout l'on y aime la danse, la musique et le chant. Voulaient-ils de l'espace? il était vaste; un beau ciel ? il était bleu ; de la chaleur ? elle était grande: que pouvaient-ils désirer de plus et espérer de mieux au delà des sources des Panc'ab ? ils n'y eussent trouvé que sauvagenie et ténèbres. Au delà des Tagh tout est de glace, an delà des Ghât tout est de feu. Hommes de la nature, ils vivaientavec elle, et ils étaient heureux, comme ils le seraient toujours et partout où l'ordre liberticide n'interviendrait pas violemment entre elle et eux.

Dans leur reconnaissance pour Adon, le soleil, leur père et leur dieu, ils lui offraient en esprit la vie du chevreau ou du bouquin, du iagu ou du mandu, dont ils allaient manger la chair pour sustenter leurs corps après une longue fatigue. Soit dit en pnssant, c'est ce iagu et ce mandu, emblèmes pour eux de l'ardeur des sens, comme le Meyde on Mende était l'expression de l'ardeur au travail, que des leur première descente vers les contrécs du sud-ouest, les Pélasges apprirent aux Grecs à chanter dans leurs tragédies, et que les Egyptiens honorèrent au point d'appeler de son nom Mendès la ville où ils lui dressèrent un temple. Travailler pour jouir, aimer pour multiplier, telle était la vie des Zath; et elle ne pouvait être autre sous ce riche et puissant climat des Indes où la nature est si prodigue qu'elle n'a que faire du secours de l'homme, où l'homme est tellement favorisé de la nature, qu'il peut, au besoin, se passer du secours des arts, où la nature et l'homme ont un besoin constant d'expansion, et où tous deux ils semblent n'être que pour féconder et produire.

Telle fut longtemps leur vie; mais, nous l'avons dit, tout porte à croire que, mêlés aux Meydes et aux Bodhas, ils finirent par se livrer à leurs travaux puisque, sous leur nom de Rômes, ils les exercent encore aujourd'hui en Europe. En effet, s'ils ne creusent pas la terre pour y chercher, commle les Meydes, l'argent et l'or, comme eux du moins ils travaillent les métaux, le fer et le cuivre et cherchent l'or dans le sable des nivières; s'ils ne cultivent pas non plus ka terre comme les Bodhas, pour y semer du blé, comme eux pourtant ils en étudientles simples pour en composer, comme eux, des philtres enchanteurs, dont les uns sont des breuvages solutaires et les autres de subtils poisons. C'est donc des montagnes, tagh ou togh, des pays d'Aria et d'Hénochia, c'est donc des montagnes plus hautes encore, Tangh ou Tanghut, du haut Thibet ou Boutan, enfin c'est donc du haut pays ou Taghorma du Mul-tan qu'il est dit au livre de Job (Ch. 27, v. 7, 8, 9) : "Certainement l'argent a sa veine et l'or un lieu d'où on le tire pour l'affiner; car l'homme met fin aux ténèbres, en sorte qu'il recherche le lieu de toutes choses, même les pierres précieuses dans l'ombre de la mort. C'est de là que sortent le pain, la poudre d'or, l'onyx et le saphir. — Les jeunes lions n'y ont point marché, les vieux lions n'ont point passé par là. L'homme y met sa main aux pierres les plus dures et renverse les montagnes jusques aux fondements."

On est d'autant plus porté à le croire que la légende de Job n'est qu'une allégorie de l'opulence et de la misère où s'élève et tombe l'homme qui s'évertue à fatiguer la terre, et que le nom même de JOB, par lequel les Hébreux ont caractérisé tous les IEBUSIENS, fait suffisamment allusion à ces anciens terriens de la terre Ebhu du Bhoutan pour n'en pas douter.

Aussi lorsque la légende ajoute : "L'homme fait passer les ruisseaux a travers les rochers fendus", est-on en droit de se demander si ce n'est pas à l'homme, au Meyde, plutôt qu'au dieu Zab, qu'il faut attribuer l'écoulement des eaux qui faisaient jadis une vaste mer, un brillant miroir de cette vallée riante et profonde, qu'arrose aujourd'hui le Jilum, et dont la capitale a conservé le nom de Cash-mir.

Quoi qu'il en soit, les Meydes furent les premiers tubal ou forgerons et les Bodhas les premiers sémites on cultivateurs de semences, blé ou orge, riz ou dora ; et les rapports des Zath avec eux sont suffisamment établis par la langue des Rômes. En effet, s'ils nous appellent gac'ni (villageois) avec le sens de païens, c'est que leur gac'o ou village (pagus) n'est autre que le gac'an des Mog-gols ; d'ailleurs, lleur homme spirituel kuduk, son intelligence os'ak, son savoir, jana étant pour les Moggols : la sagesse, la vue, la science, ces analogies font naturellement supposer qu'ils ont dû vivre ensemble ; et ce qui peut induire à faire de cette présomption une certitude, c'est que, aux temps antiques, les fils n'étant disciples que de leurs pères et les disciples se disant fils de leurs maîtres, les premiers disciples ou c'abi (prononcez tchabi) des Moggols sont assurément les fils ou c'abi des premiers Rômes.

Sans doule les montagnes du Caucase sont assez hautes pour être un Taghorma, et elles recèlent assez de métaux pour qu'on en ait exploité les mines dès la plus haute antiquité; mais là n'est pas le Togharma biblique, là n'est pas le premier séjour des Tubal. Ces premiers affineurs de métaux, ces premiers forgerons étaient les Meydes, qui habitaient où nous les avons vus, au nord-ouest du Multan et jusqu'au Taghorma thibétain. C'est chez eux et non chez les Chalybes du Caucase que se dirige, plus tard,
l'intendant d'Abraham pour chercher une épouse au fils de son maître;  et c'est à Paddan Haran, c'est-à-dire à Aram, sur le Padda ou grand Gange qu'il s'arrête, quand il l'a trouvée. C'est chez les Bodhas que vint habiter Jacob, près de Laban, son oncle, et c'est de chez eux qu'il rapporta en Judée le livre ou parole de la science astronomique, dont Laban lui-même est le labeon ou genie qui en fait la voix; enfin ce sont les Zath qui ont conservé chez les Hébreux ces charmes de la parole, ces dharamas indo-tartares dont les Grecs ont fait des drames, et qui consistent, comme nous l'allons voir, a changer le fait en fiction, la vérité en fable, les astres en héros, les héros en dieux, les heros et les dieux en hommes, par la substitution de l'allégorie de l'imagination à l'autogorie du bon sens. 

Cinquième partie

Posté par Adriana Evangelizt

 

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Published by Adriana Evangelizt - dans Tradition Tzigane
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15 novembre 2007 4 15 /11 /novembre /2007 15:26

 

 

 

LES SERPENTS ET LES DRAGONS VOLANTS

 

Par R. A. Boulay
Traduction Polo Delsalles
16ème partie
15ème partie
14ème partie
13ème partie
9ème partie
8ème partie
1ère partie

 

 

 

Chapitre 8

 

LES PATRIARCHES :
DEMI-DIEUX DE LA PÉRIODE ANTÉDILUVIENNE 3
Tableau de Bruce Pennington

LE MYSTÉRIEUX LAMEK, FILS DE MATHUSALEM

La Genèse contient très peu d'information au sujet de Mathusalem, le fils d'Hénok. Cependant, son fils Lamek est le sujet d'un historique mystérieux. Dans la tradition caïnite et sethite, Lamek est le fils de Mathusalem. La genèse consacre beaucoup d'espace à expliquer les activités de la lignée de Caïn et la quitte alors soudainement. Tout à fait mystérieux, il y a ici une signification perdue à l'antiquité.

Selon cette lignée, Lamek eut trois fils--Yabal, Yubal et Tubal-Caïn. Ses femmes furent Ada et Çilla. Il fut donc le premier polygame admis et le père des fondateurs des nomades, des arts musicaux et des métallurgistes.

Selon la lignée caïnite, Lamek est la septième génération et les chiffres 7 et 77 semblent jouer une rôle important dans son poème dans la Genèse : « Lamek dit à ses femmes : Ada et Çilla, entendez ma voix, femmes de Lamek, écoutez ma parole : J'ai tué un homme pour une blessure, un enfant pour une meurtrissure. C'est que Caïn est vengé sept fois, mais Lamek, septante-sept fois ».

La référence de tuer un garçon et un homme, menant à une malédiction jusqu'à la 77ème génération fut un casse-tête pour les érudits pendant des siècles. Qui donc furent ces gens si importants pour apporter un tel châtiment à Lamek ?

La réponse peut être trouvée dans le Haggadah qui fournit des détails du meurtre de Caïn. Dans cette histoire, Lamek était vieux et aveugle ; et quand il est alla à la chasse, il fut conduit par son fils Tubal-Caïn qui dirait à son père où se situait le gibier pour que Lamek puisse le tirer avec son arc.

Une fois, il visa une sorte de créature cornue que Tubal-Caïn croyait être une bête. En fait, selon le Haggadah, ce fut Caïn qui portait le « signe de Caïn », une corne sur le front mais plus probablement une paire de cornes sur la tête.

Lamek le tua et dans son désespoir, lança de nouveau par inadvertance et tua son fils, Tubal-Caïn. Aussi invraisemblable que semble cette histoire, elle explique le meurtre d'un homme et d'un garçon, tous deux n'étant pas des gens ordinaires. Le meurtre de Caïn fut sérieux puisqu'il fut demi-reptile et protégé par les dieux comme un des leurs.

Pendant les jours de Lamek, les Anounnaki ou Néfilim devinrent la peste de l'espèce humaine. La haine pour ces ancêtres barbares put mener Lamek à assassiner Caïn ; et bien qu'il ait pu être applaudi par l'espèce humaine, les dieux ne furent pas contents. Nous trouvons un écho de cela dans le traitement de Melchisédech, le petit-fils de Lamek qui fut emmené par les Néfilim pour prévenir qu'il soit tué par les gens.

Comme prêtres-rois, les patriarches furent considérés être des alliés et amis des dieux, vraisemblablement puisqu'ils furent en partie des Sauriens. Les vestiges reptiliens durent les rendre facilement reconnaissables ; et ces caractéristiques, peut-être une parcelle de peau écailleuse sur la poitrine ou le visage, ou peut-être les restes de traits reptiliens sur la figure seraient considérés par les êtres humains comme le soi-disant « insigne de honte ». C'est peut-être pourquoi Noé fut si fâché lorsque ses fils le virent nu.

LE LAMEK DE LA LIGNÉE DE SETH

Il semble y avoir eut deux traditions différentes des patriarches antédiluviens qui provinrent de la même source. Pourquoi les deux Lamek sont si différents est un casse-tête intéressant qui exige une solution. C'est possible qu'une partie de cette confusion puisse être tracée aux événements de la période.

Hénok semble être le dernier des patriarches bien-aimé en qui les dieux eurent confiance. Selon nos calculs, il monta pour la deuxième fois en 987 AA (années Après Adam) pour devenir Metatron et présider sur le procès des Néfilim. Les Néfilim descendirent hypothétiquement durant les jours de Yéred ; et puisqu'il est né en 460 AA, les troubles causés par eux furent entre 460 AA et 987 AA.

Au temps de Noé, un deuxième groupe descendit et causa de nouveau, un grand nombre de problèmes pour l'humanité. Bien qu'il n'y ait aucune preuve que les dieux ne pouvaient pas se fier à Mathusalem comme prêtre-roi, le peu de références qu'il reçoit dans tous les documents anciens indique qu'il ne fut pas très populaire. Lamek non plus, puisque le livre slave d'Hénok dit que Mathusalem passe la cape de la prêtrise à Nir, sautant ainsi la génération de Lamek ; et ce qui est encore plus important, sautant Noé, son fils aîné. De ce Lamek, la Genèse 5 dit ceci :

« Quand Lamek eut cent quatre-vingt-deux ans, il engendra un fils. Il lui donna le nom de Noé, car, dit-il, celui-ci nous apportera, dans notre travail et le labeur de nos mains, une consolation tirée du sol que Yahvé a maudit. Après la naissance de Noé, Lamek vécut cinq cent quatre-vingt-quinze ans et il engendra des fils et des filles. Toute la durée de la vie de Lamek fut de sept cent soixante-dix-sept ans, puis il mourut ».

Les Saintes Écritures semblent ambivalentes au sujet de Lamek, déchiré entre le mal-faiseur de Caïn et le louable de Seth. Ce qui n'est pas souvent perçu est ce qui suit : bien que les patriarches eurent des durées de vie prodigieuses, ils vécurent tellement en même temps que selon la chronologie de la Genèse, le temps écoulé n'est pas plus de 1,656 ans.

En fait, si cette chronologie est utilisée, au moment de la naissance de Lamek en l'année 874 AA, tous les patriarches furent encore vivants, Adam et Caïn étant les premiers à mourir en 930 et 931 AA, respectivement.

Par conséquent, les événements des jours de Yéred, lorsque les Néfilim descendirent la première fois, à travers les générations d'Hénok, de Mathusalem, de Lamek et de Noé jusqu'au Déluge, ne furent probablement pas plus de 700 ou 800 ans. La fin des durées de vie de Lamek et de Mathusalem coïncide avec le début du Déluge, nous portant à croire que les deux sont morts dans cette catastrophe.

MATHUSALEM ET LES PRÊTRES ROIS NIR ET MELCHISÉDEK

Bien que Mathusalem vécût le plus vieux de tous les patriarches, 969 ans, peu est connu à son sujet. Il est mentionné dans le « pseudo-Eupoleme », une source fragmentaire du premier siècle avant J.-C., attribuée à l'écrivain grec Eupoleme qui prit probablement ses connaissances dans les travaux de Bérossus et Polyhistor.

Selon Eupoleme, Mathusalem obtint la connaissance « des anges et la partagea à l'espèce humaine ». Ceci peut faire référence à la connaissance qui fut partagée par Hénok à sa famille sur son premier retour à la Terre. Comme Hénok, Mathusalem a dû aussi faire la navette entre la Terre et le vaisseau spatial.

Dans une histoire des Manuscrits de la Mer Morte, Lamek fut inquiet de l'apparence étrange de son nouveau fils Noé et demanda à son père Mathusalem de voir Hénok pour une explication. Mathusalem n'a eu aucun problème à rejoindre Hénok qui fut, à ce temps, dans le vaisseau orbitant.

Mathusalem fut aussi prévenu de l'éminente catastrophe. L'Hénok slave révèle que, 200 ans avant l'événement, on lui dit que, « la destruction de la Terre se rapproche ». En même temps, on lui dit de faire venir Nir, le deuxième fils de Lamek et de le mettre au courant de la catastrophe qui s'approche, « alors je conserverai le fils de votre fils Lamek, son premier Noé ».

Bien que Noé, le petit-fils de Mathusalem soit bien connu dans les Saintes Écritures comme le héros du Déluge, il y a très peu de références au sujet de son deuxième petit-fils Nir, le fils de Lamek et, ni beaucoup sur le fils de Nir, Melchisédech.

Les deux sont considérés des prêtres-rois dans la tradition des patriarches. Quand Hénok revint au vaisseau spatial après avoir instruit son fils Mathusalem, la cape de la prêtrise lui fut donnée. Alors, la Terre fut plongée dans l'obscurité.

Mathusalem et ses frères, avec les fils d'Hénok construisirent un autel et sacrifièrent des moutons et des boucs pour concilier les dieux. Cela semble avoir fonctionné ; il y eut du moins un répit de dix ans avant la Terre soit dérangée de nouveau.

Juste avant que Mathusalem meure, la divinité lui dit de transférer la prêtrise à Nir. Pour une raison quelconque, la génération de Lamek n' est pas incluse.

Mathusalem devait aussi mettre Nir au courant de la destruction de la Terre qui s'approchait par tremblement de terre et l'élévation des eaux et par, « les grands réservoirs d'eaux du ciel qui descendront sur la Terre ». Vraisemblablement, cela fait référence à la disparition du baldaquin du nuage entourant la Terre.

C'est à ce temps que la femme de Nir, Sopanim, qui avait été jusqu' alors stérile, conçu soudainement un enfant. Elle disait que ni Nir ni tout autre homme avait couché avec elle, suggérant que le père fut sans doute un Néfilim. Nir ne fut pas convaincu de son innocence et la banni de sa vue. Plus tard, comme elle allait donner naissance, il la visita ; soudainement, elle mourut à ses pieds. Ils l'enveloppèrent dans des vêtements d'enterrement et la placèrent sur le lit pendant qu 'ils partirent préparer ses funérailles. Ils revinrent à la maison et eurent la surprise de leur vie. Sopanim avait produit un enfant et comme l'Hénok slave déclare :

« Et un enfant sorti de Sopanim qui fut morte et il s'assied sur le lit à ses côtés. Et Noé et Nir vinrent pour enterrer Sopanim et ils virent l'enfant assis aux côtés de Sopanim qui fut morte essuyant ses vêtements. Et Noé et Nir furent terrifiés puisque que l'enfant fut développé physiquement comme un enfant de trois ans. Et il parla avec ses lèvres et bénit le Seigneur. Et Noé et Nir le regardèrent et hélas, l'insigne de la prêtrise fut sur sa poitrine et il fut glorieux en apparence ».

Noé et Nir habillèrent l'enfant dans les vêtements sacerdotaux et lui donnèrent le nom Melchisédech. Noé suggéra à Nir que la présence de l'enfant soit gardée secrète car ils ne comprendraient pas et le mettraient à la mort. Cet « insigne de la prêtrise » qu'il avait sur sa poitrine et qui le rendit si unique qu'il fut immédiatement reconnu comme en partie divin ne fut rien d'autre que la « marque des Néfilim », probablement une parcelle de peau écailleuse, brillante et lumineuse.

Ce signe de divinité, une parcelle de peau écailleuse, est aussi mentionné dans les classiques hindous. Dans le Mahabharata, un des demi-dieux, Karna, naît du dieu soleil Surya [l'équivalent Nibirouen pas encore identifié] et d'une mère humaine. Comme tel, il naît « vêtu d'un manteau d'armure, comme un être divin ». Karna fait un pacte avec les dieux pour rendre son armure divine pour obtenir une arme sophistiquée.

Après avoir accepté l'arme céleste, Karna commence à respecter son engagement. Il commence à enlever « l'armure » de son corps avec les outils tranchants. « Les dieux, les mortels, voyant Karna couper une partie de son propre corps, rugissent avec approbation puisque aucun signe de douleur fut visible sur son visage et il n'eut pas non plus de cicatrices sur son corps ».

De même que le dieu soleil hindou fut le père de Karna, la même chose peut être vraie de Melchisédech. Melchisédech, Adoni-Çédeq (Josué 10), signifie « mon seigneur est Zédek ». Zédek fut le nom hébreu pour le dieu soleil romain Jupiter [Enlil/Zeus/Osiris]. Comme nous le verrons, Noé aussi portait probablement la « marque des Néfilim ».

Plus tard, Nir fut informé que, bientôt, une grande catastrophe envelopperait la Terre et détruirait l'espèce humaine, mais son fils Melchisédech ne périrait pas. Un messager apparu plus tard pour amener Melchisédech, car il dit, « Lorsque les gens sauront au sujet de l' enfant, ils le saisiront et le tueront ». Melchisédech fut amené à sa nouvelle maison, le vaisseau orbitant la Terre.

LA PRÊTRISE DE MELCHISÉDECH

La tradition de la prêtrise de Melchisédech est absente de l'Ancien Testament et, à la place, elle est revêtue par Aaron, le frère de Moïse, pour être remplacée plus tard par la tribu de Lévi ou les Lévites. La prêtrise de Melchisédech fut gardée vivante par les Mormons qui lui donnèrent préséance sur tous les autres prêtres dans les Saintes Écritures.

La plus haute prêtrise de l'Église Mormon, ou l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, est appelée la prêtrise de Melchisédech. Aaron et Lévi reçoivent moins d'importance puisque la prêtrise secondaire est appelée la prêtrise aaronique de laquelle la prêtrise lévitique n'est qu'une sous-division.

Le Livre de Mormon trace les origines de la prêtrise Melchisédech aux jours d'Abraham, au personnage de ce nom qui fut grand-prêtre et roi de Salem (plus tard, Jérusalem) à qui Abraham rendit hommage et paya une dîme de dix pour cent.

L'APPARENCE ÉTRANGE DE NOÉ

La genèse affirme que « Noé trouva la faveur du Seigneur... Noé fut un homme vertueux ; il fut sans blâme dans cette époque. Noé marcha avec Dieu. » Le seul autre patriarche qui, « marcha avec Dieu » fut Hénok qui fut déifié pendant sa vie.

Bien que Noé n'ait pas été déifié ou rendu divin dans la littérature religieuse, son équivalent sumérien, Utnapishtim fut rendu immortel et envoyé vivre avec les dieux. Pour certaines raisons, la prêtrise hébraïque décida de ne pas immortaliser Noé.

Comme son neveu Melchisédech, Noé fut physiquement différent. Dans le Livre perdu de Lamek, de petits fragments retrouvés dans les Manuscrits de la Mer Morte, Noé fut si différent physiquement quand il est né que Lamek plaida à son père Mathusalem qui, à son tour, demanda à Hénok si Noé avait été conçu par les Néfilim.

On dit à Mathusalem que Noé ne fut pas d'un des êtres divins mais fut de son propre fils Lamek. Quelle est donc cette différence physique qui dérangea tant Lamek ? Était-ce la différence qui causa une telle consternation à Noé et à ses fils après le Déluge ?

La Genèse 9 met beaucoup d'emphase sur l'incident après le Déluge quand Noé, enivré d'avoir bu trop de vin, s'écroula dans une stupeur ivre dans sa tente. Ham entra et vit son père nu et le dit à ses deux frères qui allèrent chercher du tissu pour couvrir Noé. Sachant que son fils Ham l'avait vu nu, Noé perd tout sens de raison et met une malédiction sur Ham et son fils Canaan.

On se questionne au sujet de cette réaction irrationnelle. Était-ce parce que Noé voulait cacher les vestiges de son passé reptilien ? La sensibilité de Noé d'être vu nu peut seulement signifier qu'il portait le «signe des Néfilim".

Comme son neveu Melchisédech, cela pouvait être un grand insigne de peau écailleuse sur sa poitrine.

Les relations entre les êtres humains et les Néfilim et leurs progénitures furent si tendues juste avant le Déluge qu'ils se battirent ouvertement et, tout vestige de descendance reptilienne chez l'homme fut considéré un « insigne de honte ». Melchisédech fut emmené par la divinité pour éviter que les gens le tuent.

 

Dix-septième partie

Posté par Adriana Evangelizt

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15 novembre 2007 4 15 /11 /novembre /2007 15:13

 

 

LES SERPENTS ET LES DRAGONS VOLANTS

 

Par R. A. Boulay
Traduction Polo Delsalles
15ème partie
14ème partie
13ème partie
9ème partie
8ème partie
1ère partie

 

 

 

Chapitre 8

 

LES PATRIARCHES :
DEMI-DIEUX DE LA PÉRIODE ANTÉDILUVIENNE 2
Tableau de Duncan Long

 

LES CRIMES ET LE PROCÈS DES ASTRONAUTES CRIMINELS

Le Livre des Jubilés énonce qu'en les jours de Yéred, « les anges du Seigneur qui s'appelaient des Observateurs, vinrent à la Terre pour enseigner les fils de l'homme ». Ce sont les Néfilim qui sont décrits dans la Genèse 6 :

« Lorsque les hommes commencèrent d'être nombreux sur la face de la terre et que des filles leur furent nées, les fils de Dieu trouvèrent que les filles des hommes leur convenaient et ils prirent pour femmes toutes celles qu'il leur plut. Yahvé dit : Que mon esprit ne soit pas indéfiniment responsable de l'homme, puisqu'il est chair; sa vie ne sera que de cent vingt ans. Les Nephilim étaient sur la terre en ces jours-là et aussi dans la suite quand les fils de Dieu s'unissaient aux filles des hommes et qu'elles leur donnaient des enfants; ce sont les héros du temps jadis, ces hommes fameux ».

[Note de l'éditeur : Ma Version de la Bible, « Standard Revised », la décrit différemment. Voici ce que ma Bible dit au sujet de ce même événement dans la Genèse 6:1-8. - Traducteur : Voici la traduction de ces versets de la Bible Standard Revised.]

"Quand les hommes commencèrent à se multiplier sur la Terre et qu'ils eurent des filles, les « fils de Dieu virent que les filles des hommes furent belles ; et ils prirent comme femme celles qu'ils choisirent. Alors le Seigneur dit, 'Mon esprit ne demeurera pas à jamais dans l' homme, car il est chair, mais ses jours seront cent et vingt années.' «Yahvé vit que la malice des hommes fut grande sur la terre, et que toutes les pensées de leur coeur se portaient chaque jour uniquement vers le mal. Et Yahvé se répentit d'avoir fait l'homme sur la Terre, et il fut affligé dans son coeur. Et Yahvé dit : 'J'effacerai de la face de la terre l'homme que j'ai créé, et avec l'homme les animaux domestiques, et les reptiles et les oiseaux du ciel, car je me repens de les avoir faits'. Mais Noé trouva grâce aux yeux de Yahvé ».

[Note de l'éditeur : Dans les traditions juives et éthiopiennes, Néfilim veut dire des «gens du ciel."]

Deux cents astronautes descendirent en les jours de Yéred sur le mont Hermon dans le nord-ouest de la Palestine, près du Liban.

Dans les registres babyloniens de la Création, l'Enuma Elish, un grand nombre d'êtres divins descendit sur la Terre. La Tablette VI de l' Épique révèle que les Anounnaki furent très agités dans leur vaisseau spatial.

N'ayant plus à accomplir le dur labeur par rapport à la création de l' homme, ils s'ennuyèrent de plus en plus et devinrent agités. Il fut alors décidé d'en renvoyer un certain nombre sur la Terre. Dès lors, 300 descendirent sur la Terre tandis qu'un autre 300 restèrent dans le vaisseau spatial. Appeler les « Igigi », ces derniers furent spécialisés dans leurs fonctions, les techniciens du vaisseau.

Les plans bien intentionnés des Néfilim ou Anounnaki semblent avoir changé pour le pire puisque, bientôt, ils s'engagèrent dans une variété d'activités qui causa l'ire des dieux et de l'homme. Le livre éthiopien d'Hénok suggère que la descente fut un acte secret et non autorisé de la part d'un groupe « d'anges » rebelle.

« En ces jours, quand les enfants de l'homme se multiplièrent, plusieurs belles-filles naquirent. Et les anges, les enfants du ciel, les virent et les désirèrent et se dirent l'un l'autre, 'Venez, permettons-nous de choisir des femmes parmi les filles des hommes pour nous engendrer des enfants'. Et Semyaz, leur chef, leur dit, 'Jurons tous et que tous soient liés par une malédiction de ne pas abandonner cette idée mais de l'accomplir'. Alors, ils jurèrent tous ensembles et se lièrent l'un l'autre par la malédiction. Et ils furent en tout, deux cents ».

[Note de l'éditeur : On pourrait présumer que, si Cro-Magnon pouvait se croiser avec les Sauriens, alors ce croisement est encore possible. (Cela fait encore partie de cette « chose de la peau ».) De plus, on affirme seulement que les mâles sauriens se croisèrent avec les femelles mammifères. Il n'y a aucune mention de femmes sauriennes qui complotent secrètement pour «forniquez avec «des mammifères mâles. Cela mène à la pensée que le mécanisme physique du processus de la naissance prédominerait sur le côté féminin, puisque ces races croisées sont nées vivantes, comme d'autres mammifères. Si les femmes sauriennes s'entrecroisèrent avec les mammifères mâles, étant probablement plus discrètes et plus sélectives, elles auraient sans doute leurs progénitures enfermées dans une sorte de coquille d'oeuf pour l'incubation finale. Ainsi, il semble que « les mâles seront des mâles », indépendamment de la planète sur laquelle vous vivez. Est-ce rassurant, ou quoi ?]

Pendant ce temps, Hénok faisait le travail d'un scribe à un emplacement caché sur la Terre ; le conte dit, « Personne des enfants de Dieu savait par quel moyen il fut caché ni où il fut », bien qu'il dise qu'il fut parmi les Anounnaki de la vallée mésopotamienne. Il est alors approché par les « Néfilim du Ciel » et on lui dit d'aller parmi les « Néfilim de la Terre » pour les informer de leurs crimes.

« Hénok, le scribe de la droiture », on lui dit, « allez et faites connaître aux observateurs du ciel qui ont abandonné le haut ciel et qui se sont profanés sur la Terre ».

« Hénok approcha les Néfilim et les averti, 'Il n'y aura pas de paix avec vous, un jugement grave est tombé sur vous. Ils vous lieront et vous ne pourrez plus vous reposer. Vous avez démontré aux gens des actions honteuses, pleines d'injustices et de péchés' ».

Comme groupe, « ils furent tous effrayés et la peur et les tremblements les saisirent ». Ils demandèrent à Hénok de rédiger une lettre de pardon et de l'adresser à la divinité de leur part. Hénok fit comme on lui demanda.

À ce temps, les registres disent, Hénok fut dans la région de Dan, près du mont Hermon où les Néfilim débarquèrent originairement. Hénok s'envola au ciel dans une navette spatiale ou « chariot ardent » et dans ses mots, « Les vents me causèrent de voler et m'amenèrent haut dans le ciel ».

Il fut salué par la divinité qui entendit la pétition d'Hénok de la part des Néfilim de la Terre. La divinité fut fâchée et non disposée à être miséricordieux, principalement parce ce ne fut pas approprié qu' un mortel intercède pour les Néfilim. Cela ne se faisait tout simplement pas. Il fut plus approprié que les Néfilim intercèdent pour l'espèce humaine.

Il les châtia terriblement, « Pour quelle raison avez-vous abandonné le haut ciel sacré et éternel ? » Il soutenait qu'ils avaient été des êtres spirituels « possédant la vie éternelle mais vous vous êtes défilés avec les femmes et comme elles, produisant du sang et de la chair qui mourront et périront ».

Il paraît que leurs progénitures avaient été plus mammifères que reptiles et nous voyons encore ce rapport, contrastant la vie éternelle et la physiologie des Anounnaki avec celle des mortels de sang et de chair.

Mais les plans des Néfilim sur la Terre sont mal tournés et ils produisirent des créatures tout à fait différentes de leurs ancêtres reptiliens. La race « divine » devenait diluée et les gènes mammifères paraissaient dominer ceux des reptiliens qui devinrent récessifs. Ce facteur put être la raison principale qui mena aux expériences génétiques, un des crimes majeurs apportés contre les Néfilim.

Pour rétablir la dilution imprévue et injustifiée des traits sauriens, les Néfilim commencèrent des expériences pour changer les codes génétiques, espérant rétablir comme dominant, leurs traits génétiques. Apparemment, ils perdirent le contrôle de ces expériences, puisqu'une des accusations contre les Néfilim fut de pratiquer « l'alchimie » en « changeant un homme en cheval ou mulet ou vice versa, ou transférant un embryon d'un utérus à un autre ».

D'autres références mystérieuses indiquent que ces expériences impliquèrent aussi des animaux, car, « ils commencèrent à pécher contre les oiseaux, les animaux sauvages, les reptiles et les poissons ». Des monstres de toutes sortes furent produits ; en retour, ils opprimèrent l'espèce humaine dans le temps avant le Déluge.

Les Néfilim tournèrent alors au cannibalisme, ce qui ne fut pas tellement un grand changement moral pour une race habituée aux sacrifices humains. L'augmentation de la population humaine et les catastrophes de la période produisirent de grandes pénuries de nourriture. La littérature religieuse raconte que, « Les géants consommèrent tous les produits alimentaires et les gens détestèrent les nourrir. Ainsi, les géants se tournèrent contre les gens pour les manger ».

Les dieux dans le ciel furent fâchés de ces activités et jurèrent d'éliminer les progénitures des Néfilim qui causèrent le ravage sur la Terre. La divinité dirigea les « anges vengeurs » à :

« Procédez contre les bâtards et les vauriens et contre les enfants d' adultère ; et détruisez les enfants d'adultère et expulsez les enfants des Observateurs de parmi les gens. Et envoyez-les l'un contre l'autre afin qu'ils puissent être détruits dans la bagarre ».

L'Épique de la création Athrasis décrit une condition de famine et de désespoir juste avant du Déluge. La terre était devenue stérile à cause de la sécheresse. Les gens erraient dans le désespoir dû à la maladie. Il y avait des morts partout et, comme les tablettes révèlent, chaque famille « dévore » l'autre et alors enfin, mange leur propre jeune. [Note de l'éditeur : Aussi horrible que cela puisse sembler, ce n'est pas rare. Une famine au Vietnam vers le milieu de ce siècle a vu des parents manger leurs propres jeunes enfants.]

Le compte-rendu du procès des enfants de dieu n'est pas décrit dans les livres d'Hénok, mais il y eut une décision qu'Hénok devait leur transmettre. « Il témoigna au sujet des observateurs qui avaient péché avec les filles de l'homme ; il témoigna contre eux tous, « raconte le livre d'Hénok. Le verdict est donné et dans les mots d'Hénok :

« Votre jugement est maintenant rendu. Dès maintenant, vous ne pourrez plus monter au ciel pendant toute l'éternité, mais vous resterez à l'intérieur de la Terre, emprisonner tous les jours de l'éternité. Avant cela, vous verrez la destruction de vos bien-aimés ».

Il y a deux parties au verdict : les Néfilim seront emprisonnés à l' intérieur de la Terre, et deuxièmement, leurs progénitures seront détruites. Leur emprisonnement à l'intérieur de la Terre est reflété dans les Épiques mésopotamiens où certains Anounnaki souffrent un destin semblable.

Dans l'Épique sumérien, « La descente d'Ishtar au monde inférieur », certains Anounnaki vivent dans le monde inférieur où ils sont visités par la déesse Ishtar [Inanna / Hathor / Aphrodite / Lakshmi]. C'est une « terre de non retour », une terre d'obscurité et de misère où, « les prisonniers mangent de l'argile à la place du pain et boivent de l'eau embouée comme bière ».

HÉNOK COMME METATRON ET ENMEDURANNA

Selon le Haggadah, Hénok alla au ciel dans un chariot ardent où il fut changé physiquement et rendu divin comme premier pas pour devenir le chef principal des cieux, second en pouvoir seulement à la divinité. Le livre hébreu d'Hénok décrit sa montée de pouvoir sur les objections des anges. Apparemment, la divinité ne fit pas confiance aux anges et emmena Hénok jusqu'aux cieux pour rétablir l'ordre. Trois des anges demandent au Seigneur, « Quel droit a celui-ci de monter à la hauteur des hauteurs ? » Le Seigneur répond, « J'ai choisi celui-ci en préférence à vous tous, pour être un prince et un souverain sur vous dans les hauteurs célestes ».

Il reçoit le nom Metatron et prince titulaire de la Présence Divine. Pour les érudits bibliques, ces titres et pouvoirs d'Hénok rendirent très difficile le fait de tenter de l'inclure dans la doctrine monothéiste.

Hénok ou Metatron est placé en charge du personnel céleste et il avait accès à toutes les parties de la demeure céleste ou vaisseau. Hénok assume aussi le contrôle de tous les véhicules, fusées et autres matériels techniques. À tout fin pratique, Metatron est le chef officier exécutant du président ou président du comité exécutif.

Les ressemblances entre Hénok et Enmeduranna, le roi sumérien, sont si frappantes qu'elles indiquent que les histoires d'Hénok et celles du dieu-roi légendaire de Sippar viennent d'une source commune.

Bien que les registres bibliques conservent une narration en partie expurgée de l'histoire d'Hénok, plusieurs des mobiles mythologiques originaux d'Hénok persistent dans la tradition orale jusqu'à ce qu'ils aient atteint leur forme présente dans l'Apocryphe juif, les légendes médiévales et la littérature mystique.

Hénok et Enmeduranna furent le septième souverain avant le Déluge, Hénok étant le septième patriarche dans la lignée de Seth et, Enmeduranna, le septième roi antédiluvien de la Liste des Rois sumériens. Souvent appelé un prêtre-roi dans les livres qui portent son nom, Hénok gouverna sur la Terre et dans les Cieux.

Enmeduranna gouverna à Sippar, le port spatial des dieux antédiluviens. Son nom EN-ME-DUR-ANNA signifie, « le seigneur des MEs qui connectent le Ciel et la Terre », ou en d'autres mots, le roi qui contrôle les Tablettes de la Destinée et les vols entre le Ciel et la Terre. C'est peut-être pourquoi Hénok reçu autant d'importance parmi les patriarches puisqu'il fut responsable de Sippar, le port spatial et la ville la plus importante des Sumériens.

Selon les Jubilés, Hénok fit des offrandes d'encens sur le mont Qatar. Listé comme un des quatre endroits sacrés sur la Terre, avec le jardin d'Éden, le mont Sinaï et le mont Zion, Qatar n'est pas identifié dans la littérature religieuse sauf qu'on y réfère comme la « montagne de l 'est ».

Puisque le point de référence de cette entrée dans les Jubilés est le mont Sinaï, la montagne de l'est serait dans la direction générale de la Mésopotamie. Ça serait peut-être la ziggourat de Sippar, la montagne artificielle où Enmeduranna fut prêtre-roi.

Seizième partie

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