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20 février 2008 3 20 /02 /février /2008 19:52

 

Abrégé de l'origine de tous les cultes 3

par Charles-François Dupuis

1830

1ère partie

2ème partie

CHAPITRE II.

Universalité du culte rendu à la Nature,

prouvé par l'histoire

et par les monuments politiques et religieux.

2ème partie

Les anciens Grecs, si l'on en croit Platon, n'avaient d'autres dieux que ceux qu'adoraient les Barbares du temps où vivait ce philosophe, et ces dieux étaient le Soleil, la Lune, les Astres, le Ciel et la Terre.

Épicharmis, disciple de Pythagore, appelle dieux le Soleil, la Lune, les Astres, la Terre, l'Eau et le Feu. Orphée regardait le Soleil comme le plus grand des dieux, et, montant avant le jour sur un lieu élevé, il y attendait l'apparition de cet astre pour lui rendre des hommages.

Agamemnon , dans Homère, sacrifie au Soleil et à la Terre.

Le chœur, dans l'Œdipe de Sophocle, invoque le Soleil, comme étant le premier de tous les dieux et leur chef.

La Terre était adorée dans l'ile de Cos : elle avait un temple à Athènes et à Sparte ; son autel et son oracle à Olympie. Celui de Delphes lui fut originairement consacré. En lisant Pausanias, qui nous a donné la description de la Grèce et de ses monuments religieux, on retrouve partout des traces du culte de la Nature; on y voit des autels, des temples, des statues consacrés au Soleil, à la Lune, à la Terre, aux Pléiades, au Cocher céleste, à la Chèvre, à l'Ourse ou à Calisto, à la Nuit, aux Fleuves, etc

On voyait en Laconie sept colonnes élevées aux sept planètes. Le Soleil avait sa statue, et la Lune sa fontaine sacrée à Thalma, dans ce même pays.

Les habitants de Mégalopolis sacrifiaient au vent Borée, et lui avaient fait planter un bois sacré.

Les Macédoniens adoraient Estia ou le Feu, et adressaient des prières à Bedy ou à l'élément de l'eau. Alexandre, roi de Macédoine, sacrifie au Soleil, à la Lune et à la Terre.

L'oracle de Dodôme, dans toutes ses réponses, exige que l'on sacrifie au fleuve Achéloùs. Homère donne l'épithète de sacrées aux eaux de l'Alphée.

Nestor et les Pyliens sacrifient un taureau à ce fleuve. Achille laisse croître ses cheveux en honneur du Sperchius ; il invoque aussi le vent Borée et le Zéphyr.

Les fleuves étaient réputés sacrés et divins , tant à cause de la perpétuité de leurs cours, que parce qu'ils entretenaient la végétation, abreuvaient les plantes et les animaux, et parce que l'eau est un des premiers principes de la Nature, et un des plus puissants agents de la force universelle du Grand-Être.

En Thessalie, on nourrissait des corbeaux sacrés en l'honneur du Soleil. On trouve cet oiseau sur les monuments de Mithra en Perse.

Les temples de l'ancienne Byzance étaient consacrés au Soleil, à la Lune et à Vénus. Ces trois astres, ainsi que l'Arcture ou la belle étoile du Bouvier, les douze signes du Zodiaque, y avaient leurs idoles.

Rome et l'Italie conservaient aussi une foule de monuments du culte rendu à la Nature et à ses agents principaux. Tatius, venant à Rome partager le sceptre de Romulus, élève des temples au Soleil, à la Lune, à Saturne, à la Lumière et au Feu. Le feu éternel ou Vesta était le plus ancien objet du culte des Romains : des vierges étaient chargées de l'entretenir dans le temple de cette déesse, comme les Mages en Asie dans leurs Pyrées ; car c'était le même culte que celui des Perses. C'était, dit Jornandès, une image des feux éternels qui brillent au Ciel.

Tout le monde connaît le fameux temple de Tellus ou de la Terre, qui servit souvent aux assemblées du sénat. La Terre prenait le nom de mère, et était regardée comme une Divinité avec les mânes.

On trouvait dans le Latium une fontaine du Soleil, auprès de laquelle étaient élevés deux autels, sur lesquels Énée, arrivant en Italie , sacrifia.

Romulus institua les jeux du cirque en honneur de l'astre qui mesure l'année dans son cours, et des quatre éléments qu'il modifie par son action puissante.

Aurélien fit bâtir à Rome le temple de l'astre du jour, qu'il enrichit d'or et de pierreries. Auguste, avant lui, y avait fait apporter d'Égypte les images du Soleil et de la Lune, qui ornèrent son triomphe sur Antoine et sur Cléopâtre.

La Lune avait son temple sur le mont Aventin. Si nous passons en Sicile, nous y voyons des bœufs consacrés au Soleil. Cette île elle-même porta le nom d'île du Soleil. Les bœufs que mangèrent les compagnons d'Ulysse en arrivant étaient consacrés à cet astre.

Les habitants d'Assora adoraient le fleuve Chrysas, qui coulait sous leurs murs, et qui les abreuvait de ses eaux. Ils lui avaient élevé un temple et une statue. A Enguyum on adorait les déesses-mères, les mêmes Divinités qui étaient honorées en Crète, c'est-à-dire la grande et la petite Ourse.

En Espagne, les peuples de la Bétique avaient bâti un temple en l'honneur de l'étoile du matin et du crépuscule. Les Accitains avaient élevé au Dieu Soleil, sous le nom de Mars, une statue dont la tête rayonnante exprimait la nature de cette Divinité. A Cadix, ce même dieu était honoré sous le nom d'Hercule dès la plus haute antiquité.

Toutes les nations du nord de l'Europe, connues sous la dénomination générale de nations celtiques, rendaient un culte religieux au Feu, à l'Eau, à l'Air, à la Terre, au Soleil, à la Lune, aux Astres, à la voûte des Cieux , aux Arbres, aux Rivières, aux Fontaines, etc.

Le vainqueur des Gaules, Jules-César, assure que les anciens Germains n'adoraient que la cause visible et ses principaux agents, que les dieux qu'ils voyaient et dont ils éprouvaient l'influence, le Soleil, la Lune, le Feu ou Vulcain, la  Terre sous le nom d'Herta.

On trouvait dans la Gaule narbonnaise un temple élevé au vent Circius, qui purifiait l'air. On voyait un temple du Soleil à Toulouse. Il y avait dans le Gévaudan le lac Hélanus, auquel on rendait des honneurs religieux.

Charlemagne, dans ses Capitulaires, proscrit l'usage ancien où l'on était de placer des chandelles allumées auprès des arbres et des fontaines pour leur rendre un culte superstitieux.

Canut, roi d'Angleterre, défend dans ses États le culte que l'on rendait au Soleil, à la Lune, au Feu , à l'Eau courante, aux Fontaines, aux Forêts, etc.

Les Francs qui passent en Italie sous la conduite de Theudibert, immolent les femmes et les enfants des Goths, et en font offrande au fleuve du Pô, comme étant les prémices de la guerre. Ainsi les Allemands, au rapport d'Agathias, immolaient des chevaux aux fleuves, et lesTroyens au Scamandre, en précipitant ces animaux tout vivants dans leurs eaux.

Les habitants de l'Ile de Thulé, et tous les Scandinaves, plaçaient leurs Divinités dans le Firmament, dans la Terre, dans la Mer, dans les Eaux courantes, etc.

On voit, par ce tableau abrégé de l'histoire religieuse de l'ancien continent, qu'il n'y a pas un point des trois parties de l'ancien Monde où l'on ne trouve établi le culte de la Nature et de ses agents principaux, et que les nations civilisées, comme celles qui ne l'étaient pas, ont toutes reconnu l'empire qu'exerçait sur l'homme la cause universelle visible, ou le Monde et ses parties les plus actives.

Si nous passons dans l'Amérique, tout nous présente sur la terre une scène nouvelle, tant dans l'ordre physique que dans l'ordre moral et politique. Tout y est nouveau : plantes, quadrupèdes, arbres, fruits, reptiles, oiseaux, mœurs, usages. La religion seule est encore la même que dans l'ancien Monde : c'est toujours le Soleil, la Lune, le Ciel, les Astres, la Terre et les Éléments qu'on y adore.

Les Incas du Pérou se disaient fils du Soleil ; ils élevaient des temples et des autels à cet astre, et avaient institué des fêtes en son honneur : il y était regardé, ainsi qu'en Égypte et en Phénicie, comme la source de tous les biens de la Nature. La Lune, associée à son culte, y passait pour la mère de toutes les productions sublunaires; elle était honorée comme la femme et la sœur du Soleil. Vénus, la planète la plus brillante après le Soleil, y avait aussi ses autels, ainsi que les météores, les éclairs, le tonnerre, et surtout la brillante Iris ou l'arc-en-ciel. Des vierges étaient chargées, comme les Vestales à Rome, du soin d'entretenir le feu sacré perpétuel.

Le même culte était établi au Mexique, avec toute la pompe que donne à sa religion un peuple instruit.

Les Mexicains contemplaient le Ciel, et lui donnaient le nom de Créateur et d'admirable ; il n'y avait point de partie un peu apparente dans l'Univers qui n'eût chez eux ses autels et ses adorateurs.

Les habitants de l'isthme de Panama, et de tout ce qu'on appelle terre-ferme, croyaient qu'il y a un Dieu au Ciel, et que ce Dieu était le Soleil, mari de la Lune; ils adoraient ces deux astres comme les deux causes suprêmes qui régissent le Monde. Il en était de même des peuples du Brésil, des Caraïbes, des Floridiens, des Indiens de la côte de Cumana, des sauvages de la Virginie, et de ceux du Canada et de la baie d'Hudson.

Les Iroquois appellent le Ciel Garonthia ; les Hurons, Sironhiata, et les uns et les autres l'adorent comme le grand génie, le bon maître, le père de la vie; ils donnent aussi au Soleil le titre d'Être suprême.

Les sauvages de l'Amérique septentrionale ne font point de traité sans prendre pour témoin et pour garant le Soleil, comme nous voyons que fait Agamemnon dans Homère, et les Carthaginois dans Polybe. Ils font fumer leurs alliés dans le calumet, et en poussent la fumée vers cet astre. C'est aux Panis, qui habitent les bords du Missouri, que le Soleil a donné le calumet, suivant la tradition de ces sauvages.

Les naturels de l'île de Cayenne adoraient aussi le Soleil, le Ciel et les Astres. En un mot partout où l'on a trouvé des traces d'un culte en Amérique, on a aussi reconnu qu'il se dirigeait vers quelques-unes des parties du grand tout ou du Monde.

Le culte de la Nature doit donc être regardé comme la religion primitive et universelle des deux Mondes. A ces preuves tirées de l'histoire des peuples des deux continents s'en joignent d'autres tirées de leurs monuments religieux et politiques, des divisions et des distribution s de l'ordre sacré et de l'ordre social, de leurs fêtes, de leurs hymnes et de leurs chants religieux, des opinions de leurs philosophes.

Dès que les hommes eurent cessé de se rassembler sur le sommet des hautes montagnes pour y contempler et y adorer le Ciel, le Soleil, la Lune et les autres Astres, leurs premières Divinités, et qu'ils se furent réunis dans les temples, ils voulurent retrouver dans cette enceinte étroite les images de leurs dieux et un tableau régulier de cet ensemble admirable, connu sous le nom de Monde ou du grand tout qu'ils adoraient.

Ainsi le fameux labyrinthe d'Égypte représentait les douze maisons du Soleil, auquel il était consacré par douze palais, qui communiquaient entre eux, et qui formaient la masse du temple de l'astre qui engendre l'année et les saisons en circulant dans les douze signes du zodiaque. On trouvait dans le temple d'Héliopolis ou de la ville du Soleil, douze colonnes chargées de symboles relatifs aux douze signes et aux Éléments.

Ces énormes masses de pierres consacrées à l'astre du jour avaient la figure pyramidale, comme la plus propre à représenter les rayons du Soleil, et la forme sous laquelle s'élève la flamme.

La statue d'Apollon Ageyus était une colonne terminée en pointe, et Apollon était le Soleil.

Le soin de figurer les images et les statues des dieux en Égypte n'était point abandonné aux artistes ordinaires. Les prêtres en donnaient les dessins, et c'était sur des sphères, c'est-à-dire, d'après l'inspection du Ciel et de ses images astronomiques, qu'ils en déterminaient les formes. Aussi voyons-nous que dans toutes les religions les nombres sept et douze, dont l'un rappelle celui des planètes et l'autre celui des signes, sont des nombres sacrés, et qui se reproduisent sous toutes sortes de formes. Tels sont les douze grands dieux ; les douze apôtres ; les douze fils de Jacob ou les douze tribus ; les douze autels de Janus; les douze travaux d'Hercule ou du Soleil; les douze boucliers de Mars; les douze frères Arvaux ; les douze dieux Consentes ; les douze membres de la lumière, les douze gouverneurs dans le système manichéen ; les douze adeetyas des Indiens; les douze azes des Scandinaves ; la ville aux douze portes de l'Apocalypse ; les douze quartiers de la ville dont Platon conçoit le plan ; les quatre tribus d'Athènes, sous divisées en trois fratries, suivant la division faite par Cécrops ; les douze coussins sacrés sur lesquels est assis le Créateur dans la cosmogonie des Japonais ; les douze pierres du rational du grand-prêtre des Juifs, rangées trois par trois, comme les saisons; les douze cantons de la ligue étrusque, et leurs douze lucumons ou chefs de canton ; la confédération des douze villes d'Ionie; celle des douze villes d'Éolie; les douze Tcheou dans lesquels Chun divise la Chine; les douze contrées entre lesquelles les habitants de la Corée partagent le Monde; les douze officiers chargés de traîner le sarcophage dans les funérailles du roi de Tunquin ; les douze chevaux de main ; les douze éléphants, etc. conduits dans cette cérémonie.

Quatrième partie

Posté par Adriana Evangelizt

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Published by Adriana Evangelizt - dans DIEU
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