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19 février 2008 2 19 /02 /février /2008 11:54

 Il semblerait qu'il y ait des problèmes sur Over-Blog en ce moment et que le blog vous paraisse très bizarre, ce qu'il est en fait. Il ne ressemble à rien. Nous pensons qu'ils sont en train de nous passer en version V2 car d'autres ont aussi le même problème. Alors nous nous excusons de ce désagrément bien que nous n'y soyons pour rien...

On continue donc le voyage dans l'Origine de tous les cultes pour se rendre compte que nos ancêtres adoraient le Soleil, le Ciel, les Constellations et la Terre-Mère avec tous ses éléments. Aussi pour mieux comprendre la rouerie des religieux qui ont trafiqué non seulement la tradition orale mais aussi les premiers écrits tracés sur la pierre, vous remplacez l'Eternel ou Seigneur par le Soleil et vous avez la vraie signification des textes de l'Ancien et du Nouveau Testament ou de l'Apocalypse. On prend un verset au hasard...

Tu es digne, notre Seigneur et notre Dieu, de recevoir la gloire et l'honneur et la puissance; car tu as créé toutes choses, et c'est par ta volonté qu'elles existent et qu'elles ont été créées.Apocalypse 4/11

Effectivement, c'est grâce au Soleil que tout a été créé.

 

Abrégé de l'origine de tous les cultes 2

par Charles-François Dupuis

1830

1ère partie

CHAPITRE II.

Universalité du culte rendu à la Nature,

prouvé par l'histoire

et par les monuments politiques et religieux.

1ère partie

 

Ce n'est plus par des raisonnements que nous chercherons à prouver que l'Univers et ses parties, considérés comme autant de portions de la grande cause ou du Grand-Être, ont dû attirer les regards et les hommages des mortels. C'est par des faits et par un précis de l'histoire religieuse de tous les peuples que nous pouvons démontrer que ce qui a dû être a été effectivement, et que tous les hommes de tous les pays, dès la plus haute antiquité, n'ont eu d'autres dieux que les dieux naturels, c'est-à-dire, le Monde et ses parties les plus actives et les plus brillantes, le Ciel, la Terre, le Soleil, la Lune, les Planètes, les Astres fixes, les Éléments, et en général tout ce qui porte le caractère de cause et de perpétuité dans la Nature.

Peindre et chanter le Monde et ses opérations, c'était autrefois peindre et chanter la Divinité. De quelque côté que nous jetions nos regards dans l'ancien comme dans le nouveau continent, partout la Nature et ses principaux agents ont eu des autels. C'est son corps auguste, ce sont ses membres sacrés qui ont été l'objet de la vénération des peuples. Chérémon et les plus savants prêtres de l'Égypte étaient persuadés, comme Pline, qu'on ne devait admettre rien hors le Monde ou hors la cause visible, et ils appuyaient leur opinion de celle des plus anciens Égyptiens, « qui ne reconnaissaient, disent-ils, pour dieux que le Soleil, la Lune, les Planètes, les Astres qui composent le zodiaque, et tous ceux qui, par leur lever ou leur coucher, marquent les divisions des signes, leurs sous-divisions en décans, l'horoscope et les astres qui y président, et que l'on nomme chefs puissants du Ciel. Ils assuraient que les Égyptiens, regardant le Soleil comme un grand Dieu, architecte et modérateur de l'Univers, expliquaient non-seulement la fable d'Osiris, mais encore toutes leurs fables religieuses, généralement par les astres et par le jeu de leurs mouvements, par leur apparition , leur disparition ; par les phases de la Lune, par les accroissements ou la diminution de sa lumière, par la marche progressive du Soleil, par les divisions du Ciel et du temps dans leurs deux grandes parties, l'une affectée au jour et l'autre à la nuit ; par le Nil; enfin, par l'action des causes physiques. Ce sont là, disaient-ils, les dieux arbitres souverains de la fatalité , que nos pères ont honorés par des sacrifices, et à qui ils ont élevé des images. »

Effectivement, nous avons fait voir, dans notre grand ouvrage, que les animaux mêmes, consacrés dans les temples de l'Égypte, et honorés par un culte, représentaient les diverses fonctions de la grande cause, et se rapportaient au Ciel, au Soleil, à la Lune et aux différentes constellations, comme l'a très-bien aperçu Lucien. Ainsi la belle étoile Sirius ou la Canicule fut honorée sous le nom d'Anubis, et sous la forme d'un chien sacré nourri dans les temples. L'épervier représenta le Soleil, l'ibis la Lune, et l'astronomie fut l'ame de tout le système religieux des Égyptiens.

C'est au Soleil et à la Lune, adorés sous les noms d'Osiris et d'Isis, qu'ils attribuaient le gouvernement du Monde, comme à deux divinités premières et éternelles, dont dépendait tout le grand ouvrage de la génération et de la végétation dans notre Monde sublunaire. Ils bâtirent, en l'honneur de l'astre qui nous distribue la lumière, la ville du Soleil ou d'Héliopolis, et un temple dans lequel ils placèrent la statue de ce dieu. Elle était dorée, et représentait un jeune homme sans barbe, dont le bras était élevé, et qui tenait en main un fouet, dans l'attitude d'un conducteur de chars ; dans sa main gauche était la foudre et un faisceau d'épis. C'est ainsi qu'ils désignèrent la puissance et tout ensemble la bienfaisance du dieu qui allume les feux de la foudre, et qui verse ceux qui font croître et mûrir les moissons.

Le fleuve du Nil, dont le débordement périodique vient tous les ans féconder par son limon les campagnes de l'Égypte, fut aussi honoré comme dieu ou comme une des causes bienfaisantes de la Nature. Il eut des autels et des temples à Nilopolis ou dans la ville du Nil. Près des cataractes, au-dessus d'Éléphantine, il y avait un collège de prêtres attachés à son culte. On célébrait les fêtes les plus pompeuses en son honneur, au moment surtout où il allait épancher dans la plaine les eaux qui tous les ans venaient la fertiliser. On promenait dans les campagnes sa statue en grande cérémonie ; on se rendait ensuite au théâtre ; on assistait à des repas publics ; on célébrait des danses, et l'on entonnait des hymnes semblables à ceux qu'on adressait à Jupiter, dont le Nil faisait la fonction sur le sol d'Égypte. Toutes les autres parties actives de la nature reçurent les hommages des Égyptiens.

On lisait sur une ancienne colonne une inscription en l'honneur des dieux immortels, et les dieux qui y sont nommés sont le Souffle ou l'Air, le Ciel, la Terre, le Soleil, la Lune, la Nuit et le Jour.

Enfin le Monde, dans le système égyptien, était regardé comme une grande Divinité, composée de l'assemblage d'une foule de dieux ou de causes partielles, qui n'étaient autre chose que les divers membresdu grand corps appelé Monde ou de l'Univers-Dieu.

Les Phéniciens, qui, avec les Égyptiens, ont le plus influé sur la religion des autres peuples, et qui ont répandu dans l'Univers leurs théogonies, attribuaient la divinité au Soleil, à la Lune, aux Étoiles, et ils les regardaient comme les seules causes de la production et de la destruction de tous les êtres. Le Soleil, sous le nom d'Hercule, était leur grande Divinité.

Les Éthiopiens, pères des Égyptiens, placés sous un climat brûlant, n'en adoraient pas moins la divinité du Soleil, et surtout celle de la Lune, qui présidait aux nuits, dont la douce fraîcheur faisait oublier les ardeurs du jour. Tous les Africains sacrifiaient à ces deux grandes Divinités. C'est en Éthiopie que l'on trouvait la fameuse table du Soleil. Ceux des Éthiopiens qui habitaient au-dessus de Méroë, admettaient des dieux éternels et d'une nature incorruptible, nous dit Diodore, tels que le Soleil, la Lune, et tout l'Univers ou le Monde. Semblables aux Incas du Pérou, ils se disaient enfants du Soleil, qu'ils regardaient comme leur premier père : Persina était prêtresse de la Lune, et le roi, son époux, prêtre du Soleil.

Les Troglodytes avaient dédié une fontaine à l'astre du jour. Près du temple d'Ammon on voyait un rocher consacré au vent du midi, et une fontaine du Soleil.

Les Blemmyes, situés sur les confins de l'Égypte et de l'Éthiopie, immolaient des victimes humaines au Soleil. La roche Bagia et l'île Nasala, situées au- delà du territoire des Ichtyophages, étaient consacrées à cet astre. Aucun homme n'osait approcher de cette île, et des récits effrayants en écartaient le mortel assez hardi pour y porter un pied profane.

C'est ainsi que, dans l'ancienne Cyrénaïque, il y avait un rocher sur lequel personne ne pouvait sans crime porter la main : il était consacré au vent d'orient.

Les divinités invoquées comme témoins dans le traité des Carthaginois avec Philippe, fils de Démétrius, sont le Soleil, la Lune, la Terre, les Rivières, les Prairies et les Eaux. Massinissa, remerciant les dieux de l'arrivée de Scipion dans son empire, s'adresse au Soleil.

Encore aujourd'hui les habitants de l'île Socotora et les Hottentots conservent l'ancien respect que les Africains eurent toujours pour la Lune, qu'ils regardaient comme le principe de la végétation sublunaire; ils s'adressent à elle pour obtenir de la pluie, du beau temps et de bonnes récoltes. Elle est pour eux une Divinité bienfaisante, telle que l'était Isis chez les Égyptiens.

Tous les Africains qui habitaient la côte d'Angola et de Congo révéraient le Soleil et la Lune. Les insulaires de l'île de Ténériffe les adoraient aussi, ainsi que les planètes et les autres astres, lorsque les Espagnols y arrivèrent.

La Lune était la grande Divinité des Arabes. Les Sarrasins lui donnaient l'épithète de Cabar ou de Grande : son croissant orne encore les monuments religieux des Turcs. Son exaltation sous le signe du taureau fut une des principales fêtes des Sarrasins et des Arabes sabéens. Chacune des tribus arabes était sous l'invocation d'un astre : la tribu Hamiaz était consacrée au Soleil; la tribu Cennah l'était à la Lune; la tribu Misa était sous la protection de l'étoile Aldebaran ; la tribu Taï, sous celle de Canopus ; la tribu Kaïs, sous celle de Sirius; les tribus Lachamus et Idamus honoraient la planète de Jupiter; la tribu Asad celle de Mercure et ainsi des autres.

Chacune révérait un des corps célestes, comme son génie tutélaire. Atra, ville d'Arabie, était consacrée au Soleil, et renfermait de riches offrandes déposées dans son temple. Les anciens Arabes donnaient souvent à leurs enfants le titre de serviteurs du Soleil.

Le Caabah des Arabes, avant Mahomet, était un temple consacré à la Lune ; la pierre noire que les Musulmans baisent avec tant de dévotion aujourd'hui, est, à ce qu'on prétend, une ancienne statue de Saturne. Les murailles de la grande mosquée de Koufah , bâtie sur les fondements d'un ancien Pyrée ou temple de feu, sont chargées de figures de planètes artistement sculptées. Le culte ancien des Arabes était le sabisme, religion universellement répandue en Orient : le Ciel et les Astres en étaient le premier objet.

Cette religion était celle des anciens Chaldéens, et les Orientaux prétendent que leur Ibrahim ou Abraham fut élevé dans cette doctrine. On trouve encore à Hellé, sur les ruines de l'ancienne Babylone, une mosquée appelée Mesched Eschams, ou mosquée du Soleil. C'est dans cette ville qu'était l'ancien temple de Bel ou du Soleil, la grande Divinité des Babyloniens; c'est le même dieu auquel les Perses élevèrent des temples et consacrèrent des images sous le nom de Mithra. Ils honoraient aussi le Ciel sous le nom de Jupiter, la Lune et Vénus, le Feu, la Terre, l'Air ou le Vent, l'Eau, et ne reconnaissaient pas d'autres dieux dès la plus haute antiquité.

En lisant les livres sacrés des anciens Perses, contenus dans la collection des livres Zends, on trouve à chaque page des invocations adressées à Mithra, à la Lune, aux astres, aux éléments, aux montagnes, aux arbres et à toutes les parties de la Nature. Le feu Éther, qui circule dans tout l'Univers, et dont le Soleil est le foyer le plus apparent, était représenté dans les Pyrées par le feu sacré et perpétuel entretenu par les Mages.

Chaque planète, qui en contient une portion, avait son Pyrée ou son temple particulier, où l'on brûlait de l'encens en son honneur : on allait dans la chapelle du Soleil rendre des hommages à cet astre et y célébrer sa fête ; dans celle de Mars et de Jupiter, etc., honorer Mars et Jupiter, et ainsi des autres planètes.

Avant d'en venir aux mains avec Alexandre, Darius, roi de Perse, invoque le Soleil, Mars et le feu sacré éternel. Sur le haut de sa tente était une image de cet astre, renfermée dans le cristal, et qui réfléchissait au loin des rayons. Parmi les ruines de Persépolis, on distingue la figure d'un roi à genoux devant l'image du Soleil ; tout près est le feu sacré conservé par les Mages, et que Persée, dit-on, avait fait autrefois descendre sur la Terre.

Les Parsis, ou les descendants des anciens disciples de Zoroastre, adressent encore leurs prières au Soleil, à la Lune, aux Étoiles, et principalement au Feu , comme au plus subtil et au plus pur des éléments.

On conservait surtout ce feu dans l'Aderbighian, où était le grand Pyrée des Perses, et à Asaac, dans le pays des Parthes. Les Guèbres établis à Surate conservent précieusement dans un temple, remarquable par sa simplicité, le feu sacré dont Zoroastre enseigna le culte à leurs pères. Niébuhr vit un de ces foyers où l'on prétend que le feu se conserve ; depuis plus de deux cents ans sans jamais s'éteindre.

Valarsacès éleva un temple à Armavir dans l'ancienne Phasiane, sur les bords de l'Araxe, et il y consacra la statue du Soleil et de la Lune, Divinités adorées autrefois par les Ibériens, par les Albaniens et les Colchidiens. Cette dernière planète surtout était révérée dans toute cette partie de l'Asie, dans l'Arménie et dans la Cappadoce, ainsi que le dieu Moïs, que la Lune engendre par sa révolution. Toute l'Asie mineure, la Phrygie, l'Ionie, étaient couvertes de temples élevés aux deux grands flambeauxde la Nature. La Lune, sous le nom de Diane, avait un magnifique temple à Éphèse. Le dieu Mois a vaitle sien près Laodicée et en Phrygie. Le Soleil était adoré à Thymbrée dans la Troade, sous le nom d'Apollon.

L'île de Rhodes était consacrée au Soleil, auquel on avait élevé une statue colossale connue sous le nom de Colosse de Rhodes.

Au nord de l'Asie, les Turcs établis près du Caucase avaient un grand respect pour le feu, pour l'eau, pour la terre, qu'ils célébraient dans leurs hymnes sacrés.

Les Abasges, relégués au fond de la mer Noire, révéraient encore du temps de Justinien, les bois, les forêts, et faisaient des arbres leurs principales Divinités.

Toutes les nations scytiques qui erraient dans les immenses contrées qui sont au nord de l'Europe et de l'Asie, avaient pour principale Divinité la Terre, d'où ils tiraient leur subsistance, eux et leurs troupeaux; ils la faisaient femme de Jupiter ou du Ciel, qui verse en elle les pluies qui la fécondent. Les Tartares qui habitent à l'orient de l'Imaüs adorent le Soleil, la Lumière, le Feu, la Terre, et offrent à ces Divinités les prémices de leur nourriture, principalement le matin.

Les anciens Massagètes avaient pour Divinité unique le Soleil, à qui ils immolaient des chevaux.

Les Derbices, peuples d'Hyrcanie, rendaient un culte à la Terre.

Tous les Tartares en général ont le plus grand respect pour le Soleil ; ils le regardent comme le père de la Lune, qui emprunte de lui sa lumière ; ils font des libations en l'honneur des éléments, et surtout en l'honneur du feu et de l'eau.

Les Votiaks du gouvernement d'Orenbourg adorent la divinité de la Terre, qu'ils appellent Mon-Kalsin; le dieu des eaux, qu'ils nomment Vou-Imnar : ils adorent aussi le Soleil, comme le siège de leur grande Divinité.

Les Tatars, montagnards du territoire d'Oudiusk, adorent le Ciel et le Soleil.

Les Moskaniens sacrifiaient à un Être suprême qu'ils appelaient Schkai : c'est le nom qu'ils donnent au Ciel. Lorsqu'ils faisaient leurs prières, ils regardaient l'orient, ainsi que tous les peuples d'origine tchoude.

Les Tchouvasches mettaient le Soleil et la Lune au nombre de leurs Divinités ; ils sacrifiaient au Soleil au commencement du printemps, au temps des semailles, et à la Lune à chaque renouvellement.

Les Toungouses adorent le Soleil, et ils en font leur principale Divinité ; ils le représentent par l'emblème du feu.

Les Huns adoraient le Ciel et la Terre, et leur chef prenait le titre de Tanjaou ou de fils du Ciel.

Les Chinois, placés à l'extrémité orientale de l'Asie, révèrent le Ciel sous le nom du grand Tien, et ce nom désigne, suivant les uns, l'esprit du Ciel ; suivant d'autres, le Ciel matériel : c'est l'Uranus des Phéniciens, des Atlantes et des Grecs. L'Être suprême, dans le Chou-King, est désigné par le nom de Tien ou de Ciel, et de Chang-Tien, Ciel suprême.

Les Chinois disent de ce Ciel qu'il pénètre tout et comprend tout.

On trouve à la Chine les temples du Soleil et de la Lune, et celui des étoiles du nord.

On voit Thait-Tçoum aller au Miao offrir un holocauste au Ciel et à la Terre. On trouve pareillement des sacrifices faits aux dieux des montagnes et des fleuves.

Agoustha fait des libations à l'auguste Ciel et à la Terre reine.

Les Chinois ont élevé un temple au Grand-Être résultant de l'assemblage du Ciel, de la Terre et des Éléments, être qui répond à notre Monde, et qu'ils nomment Tay-Ki : c'est aux deux solstices que les Chinois vont rendre un culte au Ciel.

Les peuples du Japon adorent les astres, et les supposent animés par des intelligences ou par des dieux. Ils ont leur temple de la splendeur du Soleil; ils célèbrent la fête de la Lune le 7 de septembre. Le peuple passe la nuit à se réjouir à la lumière de cet astre.

Les habitants de la terre d'Yeço adorent le Ciel.

Il n'y a pas encore neuf cents ans que les habitants de l'île Formose ne connaissaient point d'autres dieux que le Soleil et la Lune, qu'ils regardaient comme deux Divinités ou causes suprêmes, idée absolument semblable à celle que les Égyptiens et les Phéniciens avaient de ces deux astres.

Les Arrakanois ont élevé dans l'île de Munay un temple à la lumière, sous le nom de temple des atomes du Soleil.

Les habitants de Tunquin révèrent sept idoles célestes, qui représentent les sept planètes, et cinq terrestres consacrées aux éléments.

Le Soleil et la Lune ont leurs adorateurs dans l'île de Ceylan, la Taprobane des Anciens : on y rend aussi un culte aux autres planètes. Ces deux premiers astres sont les seules Divinités des naturels de l'île de Sumatra : ce sont les mêmes dieux que l'on honore dans l'île de Java, dans l'île Célèbes, aux îles de la Sonde, aux Moluques, aux îles Philippines.

Les Talapoins ou les religieux de Siam ont la plus grande vénération pour tous les éléments et pour toutes les parties du corps sacré de la Nature.

Les Indiens ont un respect superstitieux pour les eaux du fleuve du Gange ; ils croient à sa divinité, comme les Égyptiens à celle du Nil.

Le Soleil a été une des plus grandes Divinités des Indiens, si l'on en croit Clément d'Alexandrie. Les Indiens, même les spiritualistes, révèrent ces deux grands flambeaux de la Nature, le Soleil et la Lune, qu'ils appellent les deux yeux de la Divinité. Ils célèbrent tous les ans une fête en honneur du Soleil, le 9 janvier. Ils admettent cinq éléments, auxquels ils ont élevé cinq pagodes.

Les sept planètes sont encore adorées aujourd'hui sous différents noms dans le royaume de Nepale : on leur sacrifie chaque jour.

Lucien prétend que les Indiens, en rendant leurs hommages au Soleil, se tournaient vers l'orient, et que, gardant un profond silence, ils formaient une espèce de danse imitative du mouvement de cet astre. Dans un de leurs temples on avait représenté le dieu de la Lumière monté sur un quadrige ou sur un char attelé de quatre chevaux.

Les anciens Indiens avaient aussi leur feu sacré, qu'ils tiraient des rayons du Soleil, sur le sommet d'une très-haute montagne qu'ils regardaient comme le point central de l'Inde. Les Brames entretiennent encore aujourd'hui, sur la montagne de Tirouna- maly , un feu pour lequel ils ont la plus grande vénération.

Ils vont, au lever du Soleil, puiser de l'eau dans un étang, et ils en jettent vers cet astre, pour lui témoigner leur respect et leur reconnaissance de ce qu'il a voulu reparaître et dissiper les ténèbres de la nuit. C'est sur l'autel du Soleil qu'il allumèrent les flambeaux qu'ils devaient porter devant Phaotès, leur nouveau roi, qu'ils voulaient recevoir.

L'auteur du Bagawadam reconnaît que plusieurs Indiens adressent des prières aux étoiles fixes et aux planètes. Ainsi le culte du Soleil, des Astres et des Éléments a formé le fond de la religion de toute l'Asie, c'est-à-dire, des contrées habitées par les plus grandes, par les plus anciennes comme les plus savantes nations, par celles qui ont le plus influé sur la religion des peuples d'Occident, et en général sur celle de l'Europe. Aussi, lorsque nous reportons nos regards sur cette dernière partie de l'ancien Monde, y trouvons-nous le sabisme ou le culte du Soleil, de la Lune et des Astres également répandu, quoique souvent déguisé sous d'autres noms et sous des formes savantes qui les ont fait méconnaître quelquefois de leurs adorateurs.

Troisième partie

Posté par Adriana Evangelizt

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Published by Adriana Evangelizt - dans DIEU
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