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5 février 2008 2 05 /02 /février /2008 22:06

        Des âmes douées d’Esprit

            par Richard Khaitzine   

                  Ses livres      

   

« … Le corps n’est rien d’autre qu’amour devenu matière… », dit l’Ange… Corps d’amour.

           Le corps d’amour

          L’âge du Verseau

 

     C’est par cette très belle phrase que s’achevait le superbe livre de  ma « consoeur » Diane Saunier, publié, en 1990 – déjà ! – par notre amie Florence Belfond. On pouvait y lire, également : «  La peau fut notre premier acte de connaissance terrestre. N’as-tu pas senti que les âmes se frôlaient mystérieusement, avec une grâce indicible… » C’est que les âmes se frôlent avant que les corps ne se touchent. La plupart du temps, nous ne sommes pas conscients de la présence de cet hôte discret qui nous habite et pourtant il est là, bien présent. C’est lui qui nous relie à notre essence véritable… notre origine divine – ou cosmique, si vous préférez user d’une terminologie moins connotée. Les plus sensitifs d’entre-nous sentent sa présence et surtout l’entendent lorsqu’il décide de murmurer, de nous prodiguer ses conseils. C’est lui qui est responsable de ce que l’on nomme des intuitions. C’est de lui que nous entretint l’écrivain américain Ross Lockridge (1914- 1946) dans son chef-d’œuvre Raintree County, dont l’action se situe durant la guerre de sécession, un roman plus profond et bien moins mièvre qu’Autant en emporte le vent. Il est dommage que l’adaptation cinématographique, sous le titre L’Arbre de vie, n’en ait pas restitué l’essentiel. Toujours est-il que, dans le livre Mr Shawhnessy – personnage interprété à l’écran par Montgomery Clift est confronté à un bien étrange phénomène : « Mr Shawnessy était un chef de famille et respectable citoyen (…) Seul son double entreprenant, m. shawnessy (sans majuscule) était capable d’imaginer de femmes nues dans des bureaux de poste. Mais ce monsieur shawnessy (sans majuscule) était d’une caste inférieure qui n’admettait ni les noms propres (fût-ce le sien), ni les convenances. Il était pourtant normal de l’appeler monsieur shawnessy (sans majuscule) puisqu’il passait son temps à entrer et sortir de Mr Shawnessy avec une surprenante rapidité et à user de  cet obligeant compagnon comme d’une gare. En réalité monsieur shawnessy se servait de Mr Shawnessy comme d’un homme de paille, d’un masque facile qu’il s’était efforcé pendant toute son existence d’adapter à sa vie sociale… »

Toutes les religions, toutes les philosophies, avant que leurs enseignements n’aient été déviés et pervertis, enseignaient que l’Homme était trois en un et qu’il était composé d’un corps, d’une âme et d’un esprit. Certains reprochent à la religion catholique d’avoir supprimé l’un des composants de cette « tripartion », en enseignant que l’être humain était composé d’un corps et d’une âme. Il y avait une raison à ce raccourci. Je vais m’efforcer d’expliquer ce point, non pas que je craigne d’être soupçonné de complaisance envers une confession ; ce que j’ai écrit de la chrétienté me met à l’abri d’une telle accusation. [1] En fait, si l’Église substitua à la notion d’esprit, en la faisant disparaître, celle d’âme, ce fut afin de mieux attirer l’attention sur l’identité qui existe entre la substance (le corps) et l’essence (l’esprit) qui lui donne naissance. Les traités alchimiques anciens font référence à une conception identique quant à la connaissance de la composition de la matière… à ceci près que, pour les savants de l’époque, ce qui était vrai pour l’Homme  l’était également pour les règnes animal et végétal ou minéral. Cela peut vous paraître surprenant et pourtant…

Lorsque les alchimistes évoquaient le sel, le soufre, et le mercure, ils n’entendaient pas parler de corps chimiques. Dans leur langage, le sel était un équivalent de « corps », d’où la phrase prêtée à Jésus par l’Évangile : « Vous êtes le sel de la terre », ce qui doit s’entendre : vous êtes la lumière, le feu ou l’esprit divin incarnée dans un corps physique. De même, la notion de soufre a trait à l’âme et celle de mercure à l’esprit. Pour ces mêmes alchimistes, dont on aurait tort de croire qu’ils étaient uniquement préoccupés de transmuter le plomb en or, il y avait unité de la matière, opinion qui leur valut de passer pour crédules aux yeux des scientifiques avant que la physique moderne ne cautionne ce point de vue. En réalité, l’alchimie, science à part entière est rationnelle dans ses buts comme dans les moyens qu’elle emploie et ses enseignements sont fortement imprégnés de métaphysique. L’alchimie se définit comme étant « une permutation de la forme par la lumière, le feu ou l’esprit ». Sa théorie se fonde sur le fait que tout ce qui existe est constitué à partir d’un élément unique : de la lumière, pour simplifier ou, pour être plus exact, du dynamisme vibratoire. Seules la vitesse de vibration de ce composant et sa densification expliquent la variété des formes qu’affecte la matière. Un exemple simple vous permettra de mieux comprendre ce point. Un cube de glace – forme matérielle tangible, possédant une forme, un poids et une certaine densité, constitue un corps (le sel alchimique). Pour un chimiste, la glace n’est que de l’eau solidifiée, soit deux atomes d’hydrogène plus un atome d’oxygène mêlés par de la chaleur ou du feu. Si vous chauffez ce cube de glace, il va fondre, adopter une autre forme, une autre densité, un autre poids ; pour autant le nouveau corps obtenu (l’eau ou âme du cube de glace, le soufre de cette glace) se résume par la même formule : H2 O plus de la chaleur. Continuez à chauffer votre eau. Elle disparaît à la vue, change de forme, de densité, de poids, elle se transforme en vapeur. Pour autant cette vapeur (l’esprit ou mercure de la glace et de l’eau) n’en demeure pas moins un composé  de formule identique : H2 O plus de la chaleur.

La philosophie alchimique reposait sur ces observations. Traduite dans un langage accessible au profane, elle enseignait que la lumière (esprit divin, mercure universel ou esprit saint de la chrétienté, tissait l’âme des êtres et des choses et que cette âme tissait à son tour ce que nous appelons la matière tangible : le corps. Il s’ensuit que le corps et l’âme ne sont que de l’esprit densifié à des stades différents et qu’il y a une parfaite identité entre le corps l’âme et l’esprit.

Dans cette composition, le corps est périssable, l’âme ou médiateur, votre moi, votre individualité ou esprit divin individualisé est perfectible. Quant à l’esprit, il n’est pas sujet à amélioration étant parfait et immortel. Tout le but de l’existence consiste à travailler sur notre part individuelle, l’âme, à la rendre meilleure afin qu’elle puisse participer aux « noces divines », c’est-à-dire s’unir à son principe créateur : l’esprit. Si vous avez bien intégré ce qui vient d’être exposé, vous comprendrez sans aucun doute pourquoi il vous est recommandé « d’aimer l’autre comme vous-même ». Vous êtes « l’autre » et l’autre est vous.   

La physique actuelle ne nous dit pas autre chose lorsqu’elle évoque la théorie dite de la lanière de botte (bootstrap). Ladite théorie énonce que la nature ne peut être comprise que dans son auto consistance, chaque composant étant consistant avec lui-même et avec tous les autres. Plus simplement, cela revient à dire que « Tous sont dans un et un dans tous. » Cette théorie fut développée depuis 1968 par Geoffrey Chew. Il s’agit d’un modèle spécifique de description de phénomènes subatomiques et d’une cosmologie « non scientifique ». Dans le langage de la physique, « la lanière de botte » expose que chaque particule consiste en toutes les particules. Les hadrons ou particules lourdes du noyau atomique sont des structures composées dont les composants sont à nouveau des hadrons, dont aucun n’est plus élémentaire que les autres. Chaque hadron est « maintenu » par des force associées avec l’échange d’autres hadrons, chacun de ces hadrons, étant maintenu à son tour par des forces émanant du premier hadron. Ainsi, chaque particule aide à créer les autres particules qui la créent elle-même. La globalité des hadrons s’auto génère de cette façon et, en quelque sorte, « se tire par ses lanières de botte. » Au niveau du langage philosophique, « la lanière de botte » adopte une signification cosmique et passe de la trame à l’hologramme. Chacun connaît ces médaillons vendus dans le commerce et présentant une image à trois dimensions, ou en relief, si vous préférez. Ces images possèdent une propriété remarquable, celle d’exister dans la plus petite parcelle du médaillon. Autrement dit, l’image figurant dans le médaillon est composée d’une multitude d’images semblables à elle-même. Ces quelques précisions vont nous permettre de comprendre la « théorie de la lanière de botte » appliquée à l’univers. Non seulement l’univers est semblable à une trame d’événements interconnectés mais, de plus, aucune des propriétés d’une quelconque partie de la trame n’est fondamentale ; elles sont toutes générées par les propriétés des autres parties et « la consistance globale » de leurs interrelations détermine la structure de la trame entière. Par conséquent, il n’existe pas de point de vue privilégié, ni de lois fondamentales de la nature. Pour comprendre un phénomène, il nous faut comprendre tous les autres. L’univers serait donc un hologramme d’entités en constante inter génération, dans lequel chaque entité doit savoir ce que toutes les autres font pour savoir ce qu’elle a à faire. L’holonomie correspond à la vision du Tout dans l’Un et à celle de l’univers dans le grain de sable. Cela ouvre bien de perspectives et devrait, notamment, amener les responsables – qu’ils soient politiques, scientifiques, industriels ou philosophes – à s’interroger quant à leur action sur la nature et aux répercussions dramatiques qui ne manqueront pas de s’ensuivre. [2]

Afin de conclure cette première partie, il me reste à vous faire part de quelques réflexions toujours bonnes à méditer. Vous pouvez vous interroger sur la présence de la racine hébraïque aour (lumière) dans le mot amour.  Vous pouvez, également, vous demander pourquoi les locutions « pousser un dernier soupir » et « rendre l’esprit » ou « rendre l’âme » sont passées dans le langage populaire. Rendre l’esprit ne revient-il à restituer ce qui nous a été prêté ?

Et pour finir sur une note humoristique,ce qui n’est nullement incompatible avec un sujet austère, j’ai été très étonné, récemment, d’entendre une chef d’entreprise, se prenant pour une personne cultivée, affirmer péremptoirement, sur une station radio que les animaux n’avaient pas d’anima ou d’âme. Proférer une telle ânerie avec autant d’assurance rend perplexe. Cette précieuse ridicule semblait ignorer que le mot animal possède justement pour source étymologique le latin anima. Comme quoi certains individus feraient bien de réfléchir avant de renvoyer l’image de leur ignorance et de se couvrir bêtement de ridicule.

Les animaux, comme les plantes – il y aurait beaucoup à dire sur le ressenti émotionnel de ces dernières – et même les minéraux, possèdent en commun avec l’Homme d’avoir un corps, une âme et un esprit, et d’éprouver des émotions lesquelles, pour être moins perceptibles que chez l’humain, n’en existent pas moins réellement.  

Espérant que ce texte vous aura donné matière à réflexion, et que vous en tirerez profit, je vous propose de nous retrouver prochainement afin d’évoquer l’étrange rencontre que fit, dans un village du Japon, un célèbre samouraï alors qu’il souhaitait faire aiguiser ses sabres. Certes, l’anecdote est trop belle pour être authentique, mais si belle qu’on souhaiterait qu’elle l’ait été…

Rendez-vous donc avec Miyamoto Mushashi et le rémouleur…    

 

 


1 . Lire Marie Madeleine et Jésus, de Richard Khaitzine - éditions M.C.O.R.

2. Sur ce sujet important et d’actualité, lire Quand la Terre gronde… de Richard Khaitzine – éditions M.C.O.R.

Posté par Adriana Evangelizt

 

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Published by Adriana Evangelizt - dans HERMETISME
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