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30 janvier 2008 3 30 /01 /janvier /2008 14:01

 Pour retrouver la Tradition venue d'Egypte léguée par Moïse, il faut retrouver le sens initial des lettres qu'il a utilisées. Après sa disparition, il y a eu une altération des symboles. Il y a eu les points massorétiques rajoutés qui ont obscurci davantage le sens initial. Nous avons vu ICI, que l'alphabet initial ne possédait que 10 lettres et que le dieu de l'Initié Abraham qui fut aussi révélé à "Moïse" se nommait AÉI que l'on retrouve dans ALEIM mais qui s'est transformé après Moïse en JÉOVÉ ou JÉOVA. Or, le caractère OV a complètement dénaturé le nom de la "divinité". Pour cacher quoi ? Pourquoi les continuateurs de "Moïse" ont-ils travesti ses paroles et ses mots ? Quand on sait, de surcroit, que Moïse était un prêtre d'Osiris, n'est-il pas étrange de n'en rien retrouver dans la Torah ou l'Ancien Testament ?

 

 

 

AELOIM

ou

Les dieux de Moïse

par Pierre Lacour

de l'Académie des Sciences, Lettres et Arts de Bordeaux

1839

10ème partie

9ème partie

7ème partie

1ère partie

 

Tome I

 

 

 ACCROISSEMENTS SUCCESSIFS DE L'ALPHABET HÉBREU.


ALPHABET SACERDOTAL

suite...

 

2° NOMBRE SEPT.

 

Le même alphabet de dix lettres présentait le nombre sept dans les intonations L—B, C, D, M, N,Sh.

Les intonations nouvelles qui furent ajoutées dans les alphabets qui suivirent ne sont que des modifications de celles-ci. Les enfants, par exemple, confondent l'intonation R avec L; des peuples entiers n'en ont pas la perception : tels sont les Chinois. Les Arabes prononcent l'intonation P comme B, et les Chinois B comme P.

Cependant le nombre sept n'est pas devenu sacré et mystérieux seulement par l'invention et l'usage de l'alphabet de dix lettres ; l'origine de cette consécration ne remonte pas si haut, j'en parlerai lorsque j'expliquerai les trois premiers versets du second chapitre de la Genèse.

Dans Horapollon, livre 2, hiéroglyphe 27, nous lisons :
sept lettres écrites sur deux doigts (EN DUSI DAKTULOÏS ) désignent la MUSE.

Cette interprétation est symbolique, et par la Muse il faut entendre
la science ou l'harmonie des sciences enseignées dans les temples égyptiens. MOSÉ, MOÏSE, le MUSÉ ou MUSÉE hébreu, avait appris, suivant une expression de Philon, toute la musique des Egyptiens*.

* La musique ne diffère en rien des mystères, des choses sacrées, dit l'étym— La philosophie est une excellente musique, dit Platon dans le Phaedon. — Le philosophe est seul musicien, dit-il encore, Rep. liv. 3. — La musique est une encyclopédie, dit le scoliaste d'Aristophane, etc.


J'ai dit le Musée hébreu :
tout initié de première classe s'appelait MOSE, MOÏSE, MUSÉ envoyé, missionnaire, de MUS et MUSÉ, être retiré, éloigné d'un lieu, être envoyé, être en mission. Les Grecs prononçaient mieux que nous et que les Massorettes en disant MUSEE : 0 vous MENÉS, MUSÉE, fils du soleil, disait le prêtre initiateur, écoutez mes paroles, je vais vous dire des vérités importantes ; prenez garde que vos préjugés et vos affections précédentes ne vous fassenl manquer la félicité que vous désirez.

Les sept lettres dont parle Horapollon désignaientaussi
l'inexpérimenté et le Destin; c'est-à-dire une chose encore obscure et cachée. Réquier traduit le mot DAKTULOÏS par anneaux, mais il n'a adopté cette interprétation que pour justifier la forme qu'il suppose avoir été celle de l'hiéroglyphe. Le texte porte DAKTULOÏS, et non DAKTULIOÏS.

Les doigts étaient le symbole de l'art de peindre, de celui de tracer ou de dessiner des caractères, des signes.

De même le nom de la main ID a désigné une figure, une statue , un therme (Voy. 2. Sam. 18.), une inscription., une chose écrite, un ouvrage de la main.

Celui des doigts ATzBO vient de TzBO, peindre, colorier, indiquer par des figures, et par des figures coloriées : les hiéroglyphes des Egyptiens et leurs bas-reliefs l'étaient ; en sorte que le signe hiéroglyphique qu'Horapollon dit signifier
Muse, inexpérimenté; Destin, désigne en termes plus clairs l'art de peindre la science cachée, ce que Philon appelle la Musique des prêtres égyptiens.

S'il nous fallait reproduire cet hiéroglyphe que pourrions-nous faire ? nous dessinerions une main ouverte ou à demi ouverte, et sur les deux premiers doigts nous écririons les
sept lettres qui désignent les sept Intonations primitives.

Hé bien, voici qui est très-remarquable : on trouve ce symbole chez le peuple le plus ancien de la terre, à la Chine. Cette
MAIN HARMONIQUE, qui porte sur ses doigts douze caractères, ne désigne pas seulement les sept tons de la musique, mais la circulation du son fondamental par chacun des douze LU ou demi-tons qui divisent l'octave; division connue à la Chine, dit le savant P. Amiot, avant Pythagore, avant l'établissement des prêtres d'Egypte, avant Mercure lui-même .

Je laisse les causes possibles de ce rapport singulier : le symbole chinois prouve l'exactitude d'Horapollon et la réalité, la haute antiquité du symbole égyptien, c'est tout ce que je voulais établir pour le moment.

Dans notre conviction,
la langue hébraïque étant la langue savante, la langue sainte des prêtres de l'Egypte, le mot ID que nous avons vu se rapporter à l'art d'écrire par des images, doit tenir par quelques-unes de ses significations ou par les significations de ses dérivés les plus simples, au symbole que traduit Horapollon. C'est ce que nous allons examiner.

Il faut observer que la signification main, du du mot ID, frappe toujours l'esprit lors même que celle des dérivés s'en éloigne. C'est ce qui arrive pour ce mot, même lorsque nous parlons à d'une main de papier; de mainforte; de main d'oeuvre, etc.; quand nous employons ces locutions de longue main, cheval de main, avoir la main, avoir tant de mains à un jeu.

ID prononcé IDD ou IDE, offre donc d'abord à notre esprit l'idée de main, puis nous lui trouvons celle d'objet chéri, parce qu'on le tient pour ainsi dire sous la main; puis celle de chant d'amour et de louanges, parce qu'on chante ce que l'on aime. — Ces significations nous donnent et produisent nécessairement cette idée ou image, main des chants d'amour et de louanges, ce qui revient à la première explication de l'hiéroglyphe,
LA MUSE.

Écrit ÉIDD ou ÉYD, c'est encore
un chant de joie et de louanges; mais prononcé ÉYD , il signifie alors paroles cachées, énigmatiques et qu'il faut deviner : ce qui produit cette idée ou image, main des paroles cachées, main énigmatique,main de divination, et s'accorde avec la seconde explication de l'hiéroglyphe, L'INEXPÉRIMENTÉ.

Cette expression,
main de divination, est remarquable, indépendamment du mot ÉYD, qui la justifie, elle l'est encore par un autre dérivé de ID, c'est IDÔ, lequel signifie voir, apprendre, prévoir, et IDÔN, devin. Elle l'est par IDÉ, qui désigne aussi ce qu'on fait voir, ce qu'on avoue ou fait connaître ; ce qu'on prévoit, la science cachée dont on donne connaissance. Ces significations répondent à celles d'Horapollon, AVENIR ou DESTIN.

Le radical ID produit donc encore ici l'idée ou image de
main de l'avenir, main de la science dont on donne connaissance, dont on fait l'aveu.

Ces mots,
MAIN DE DIVINATION, DU DESTIN, DE LA SCIENCE QU'ON RÉVÈLE, expliquent maintenant l'origine et la cause antique d'une erreur ou pratique superstitieuse, importée par des soi-disant Égyptiens, et qui consiste à chercher la connaissance de la vérité en étudiant les caractères, signes ou lettres formées par les lignes qui sillonnent l'intérieur de la main.

Je pourrais expliquer encore l'usage de
lever la main et de la diriger vers l'astre du jour pour affirmer qu'on révèle ce qu'on a vu et qui était caché ou douteux ; mais cela ne tient plus à mon sujet, les accroissements successifs de l'alphabet hébreu, et à ma proposition, l'origine du caractère mystérieux attaché au nombre sept.



3° NOMBRE DIX.


Enfin, nous trouvons dans l'
alphabet sacerdotal un nombre sacré désignant la perfection, la fin, le but, l'achèvement; ce nombre est dix. Il est doublement mystérieux , doublement saint, en ce qu'il réunit les deux premiers, trois et sept.

Son nom ÔChR ou ÔShR, dont l'étymologie et la puissance seraient trop longues à développer, tient au nom d'
OSiRis, et son pluriel ÔShR-lM , ne désigne qu'un nombre égal à celui des jours
des anciens mois, le nombre vingt. Nous verrons également ce qui est relatif à cette division de l'année en mois de vingt jours, quand nous étudierons les versets 1 , 2 et 3 du second chapitre de la Genèse.

En dehors, en apparence, de la signification numérique d'ÔShR, dix,

ce mot marquait la
suffisance, la richesse  ÔShR;

le
règne, la domination, la fête, la solennité, l'assemblée religieuse ÔTzR;

le
circuit, l'enceinte, le parvis du Temple,
l'ATRIUM, UBI POPULUS ADORANDUM CONVENIEBAT.   ÔZR- É;

le nombre primitif de jours entre les convocations religieuses,
faites de vingt en vingt. OShR—IM;

puisa
toutes les néoménies, pour
prier le Seigneur, le maître
... OShIR—IS ;

enfin,
le tribut qui lui est dû, la dime ÔShR.

C'est probablement parce que le nombre dix terminait, achevait le nombre des caractères sacerdotaux, comme il achève celui des doigts des mains, qu'il devint le signe de la perfection, de l'achèvement, de la
suffisance.

La lettre ShIN ou ÇhIN était la
dixième et la dernière de l'alphabet sacerdotal ; cette place semble lui être due, même en ne consultant que l'alphabet de vingt-deux lettres, car son signe primitif terminait cet alphabet, et elle se trouve derrière lui comme attendant sa place ou l'ayant cédée.

Sa forme hébraïque actuelle, je l'ai déjà dit, n'est pas primitive; elle a été substituée au caractère
+, conservé dans l'hébreu des médailles.

Ce signe cruciforme, cette unité barrée, répond dans les caractères chinois à l'articulation che, comme en hébreu CHIN , et vaut aussi dix : dans l'alphabet éthiopien il a conservé son rang, le dixième, et sa forme,
+ ; mais il répond à l'articulation T, qui le remplace dans l'alphabet hébreu. Il  y forme le pluriel OT ou OU, comme en hébreu. On peut y voir la racine de nos mots TOTAL, TOUT.

Puisque ce caractère cruciforme est incontestablement plus ancien que celui du Sh ou Çh actuel, il en tenait la place et en avait la valeur.

Comme il désignait la fin, l'achèvement de compte, la limite numérique, quand on eut des alphabets de seize et de vingt-deux lettres, il fallut nécessairement le déplacer et le porter à la fin de ces alphabets ; mais il laissa sa valeur Sh ou Çh au signe qui le remplaçait et en prit une qui modifie le son D, c'est cette intonation T.

De là vient que beaucoup de mots écrits primitivement par Sh dans l'alphabet de dix lettres, entr'autres modifications, l'ont été par T dans ceux de seize et de vingt-deux. Ce changement est commun chez les Chaldéens et les Syriens; ainsi, ce même mot ÔShR ou ÔÇhR, que nous venons de voir, a été écrit ÔTR ;—ÇhOUR, taureau, a été écrit TOUR; — ÇhÔR, porte de ville, TÔR; — ÇhB, retour, TB; — ÇhD, mamelle, TD; — ÇhOUM, de l'ail, TOUM; — ÇhCL, sans enfants, TCL;— ChQL, poids, sicle, TQL ; — ÇhLG, neige, TLG ; — ÇhMN, huit, huitième, TMN; — ÇhLÇh, trois, tripler, TLT; — etc., etc.

11ème partie

Posté par Adriana Evangelizt

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Published by Adriana Evangelizt - dans LE JUDAÏSME
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