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18 janvier 2008 5 18 /01 /janvier /2008 10:36

 Dans ce chapitre, Howard Bloom s'en prend aux femmes pour expliquer sa théorie sur Lucifer... ces créatures ne seraient pas les créatures pacifiques que vous imaginez, Messieurs ! Mais en étant seulement pacifique en serions-nous arrivées où nous en sommes aujourd'hui en Occident ? Et que dire de ce qui se passe en Arabie Saoudite, par exemple, où les femmes n'ont même pas le droit de conduire une voiture ? On a entendu Sarkozy parler de religion là-bas, mais il n'a pas eu un mot pour la condition déplorable des femmes. Cet homme fait honte à la France.

 

Le principe de Lucifer 3

Une expédition scientifique dans les forces de l’Histoire

par  Howard Bloom

4ème partie

3ème partie

2ème partie

1ère partie

6


LES FEMMES NE SONT PAS LES CRÉATURES PACIFIQUES

QUE VOUS IMAGINEZ

Les enfants paient pour la rivalité entre leurs mères jusqu’à la troisième et quatrième génération.

Gelett Burgess




Les mâles jouent le rôle principal dans les bains de sang. Ce sont eux qui tuent le plus souvent, et eux, également, qui se font tuer. Cela donne une image assez atroce des hommes. Et cette image est vraie. Les mâles l’emportent haut la main sur les femelles dans le domaine de l’agressivité. Retirez les testicules d’un coq et il devient un oiseau pacifique. Recousez ses testicules dans son ventre et les hormones masculines envahissent à nouveau le sang de la volaille. Le poulet au tempérament si doux recommence alors à se pavaner pour déclencher une bagarre.

Il n’est pas surprenant d’entendre des experts déclarer que si seulement nos leaders étaient des femmes, la guerre et les agressions mondiales disparaîtraient rapidement. Nombreuses sont les personnes convaincues que les femelles sont intrinsèquement pacifiques. D’accord, donc Margaret Thatcher, ancien Premier ministre de la Grande-Bretagne, gagna la guerre des Falklands, fournit à l’armée britannique des sous-marins nucléaires et dota ces sous-marins de missiles balistiques à pointe atomique. Indira Gandhi mena une campagne militaire contre le Pakistan, jeta ses opposants en prison et suspendit les libertés civiques. Et les escouades d’assassins de la guérilla de Shining Path au Pérou étaient entièrement dirigées par des femmes. Mais ce sont certainement des aberrations. Vraiment ? La preuve issue du monde de nos plus proches cousins de la famille des primates indique que cette image joyeusement idéaliste des femmes est un aveuglement. Les femelles aussi sont victimes du Principe de Lucifer.

Dian Fossey, chroniqueuse des gorilles des montagnes d’Afrique Centrale, suivait une bande de gorilles depuis neuf ans lorsqu’elle remarqua soudain la disparition de l’un des petits de la tribu. Ce fut un choc. Le bébé n’était pas malade. Fossey ne savait pas ce qui pouvait lui être arrivé. La naturaliste et ses assistants partirent à la recherche des restes du corps, s’attendant à le trouver dans l’un des endroits où les gorilles s’étaient battus contre un groupe rival. Mais Fossey ne trouva de cadavre dans aucun de ces endroits.

Finalement, suivant son intuition, Fossey et ses assistants africains se mirent à recueillir tous les excréments que les gorilles avaient laissés au cours des derniers jours. Après tant d’année à suivre le groupe, les chercheurs pouvaient identifier les excréments de chaque gorille. Pendant des jours et des jours, les hommes passèrent laborieusement au crible les excréments. Finalement, Fossey trouva ce qu’elle cherchait : 133 fragments d’os et de dents appartenant à un petit gorille, qu’elle trouva dans les excréments laissés par la femelle dominante et sa fille de huit ans.

La mère du bébé mort venait d’un niveau social que ces femelles aristocrates méprisaient. C’était une paria que les dames de haut rang raillaient et persécutaient fréquemment. Sa présence ne pouvait tout simplement pas être tolérée en bonne compagnie et son enfant était au-dessous de tout. Fossey conclut que la femelle dominante et sa fille avaient attaqué le petit, puis l’avait tué et dévoré.

Il y avait plus que de la simple cruauté derrière ce meurtre d’un bébé sans défense. Effie, la femelle aristocrate qui avait apparemment dirigé l’infanticide, était dans les derniers jours de sa grossesse. Trois jours après ce brutal incident, elle donna naissance à son propre petit. Effie avait agi comme la femme ambitieuse d’un harem qui se bat pour éliminer les enfants de ses rivales. Par cet infanticide, elle était devenue la seule femelle à avoir quatre enfants dans le groupe au même moment. Elle avait assuré à ses enfants et à elle-même la position de classe dirigeante de la tribu. Ainsi, elle avait transformé le groupe entier en un soutien à sa progéniture.

Effie ressemblait beaucoup à Livia, la femme la plus puissante de Rome il y a un peu moins de deux mille ans, lorsque cette cité se trouvait à l’apogée de sa puissance impériale. Selon la reconstruction soignée de Robert Grave dans I, Claudius, Livia (comme Effie) était une épouse parmi d’autres. Et, comme Effie, Livia était mariée au mâle dominant de la meute. Pour être plus précis, Livia avait réussi à épouser un homme du nom d’Auguste César, qui avait volé à ses rivaux les rênes de Rome et stabilisé l’Empire à une époque de turbulences. Auguste était donc devenu l’homme le plus puissant que le monde ait jamais connu.

Les gorilles réussissent à garder toute une troupe de femelles dans leur sillage. Auguste n’avait pas ce privilège. La loi l’obligeait à ne posséder qu’une épouse officielle à la fois. Livia était la troisième femme d’Auguste. Elle l’avait conquis à dix-sept ans, l’âge tendre. Enfin, peut-être pas si tendre que ça. Selon Graves, la belle adolescente s’était mise à mépriser son ancien mari parce que le malheureux croyait en des principes tels que la liberté pour les citoyens romains. Ces notions exaspéraient Livia. Elle était convaincue que tout le pouvoir devait être centralisé dans les mains d’un seul homme, de préférence un homme qui soit sous son contrôle. Elle divorça donc de son doux idéaliste et se mit à la recherche d’un mari plus dur dont les capacités seraient plus en rapport avec ses propres aspirations.

A cette époque, Auguste était marié à une autre femme. Il avait eu plusieurs enfants de cette femme et semblait raisonnablement heureux du comportement de celle-ci. Mais cela n’arrêta pas la jeune et ambitieuse Livia. Elle réussit à ternir la réputation de l’épouse et à brouiller cette pauvre dame et son mari. Puis elle se glissa dans la brèche, faisant de sa présence la seule consolation logique au désespoir d’Auguste face à la disgrâce de sa femme.

Livia resserra rapidement son emprise sur Auguste. Il ne put bientôt plus prendre une décision importante sans elle. Comme le gorille Effie, Livia s’était battue pour devenir la première dame du groupe. Et comme Effie, Livia n’était pas seulement ambitieuse pour elle-même. Elle était ambitieuse pour ses enfants. Rome avait autrefois été dirigée par un Sénat démocratique, mais Auguste transforma le régime en empire mené par un seul homme. Livia voulait que le trône impérial récemment établi revienne à ses propres enfants.

Cela n’était pas si facile. Il y avait d’autres prétendants au siège de l’autorité impériale. En tête de liste venaient deux vieux amis et confidents d’Auguste. Mais, plus importants encore, il y avait les trois petits-enfants d’Auguste, nés de la fille qu’il avait eue de sa première femme. Un par un, selon Graves, les rivaux moururent. Certains s’effondrèrent mystérieusement, d’autres moururent de lentes maladies et d’autres encore souffrirent de blessures bénignes mais reçurent un mauvais traitement médical. Ni les connaissances de Livia en matière de poisons, ni son réseau d’assistants meurtriers (tout comme les amies cannibales très coopératives de la bande d’Effie) n’étaient en lien avec ces morts.

Finalement, seuls restèrent les enfants de Livia, comme le dit Graves " pour assurer la descendance… La descendance de Livia. " Livia, tout comme Effie, avait éliminé les rivaux de ses enfants et avait assuré à sa progéniture une place en haut de l’échelle sociale.

Il y a environ mille sept cents ans, une impératrice chinoise poussa l’ambition de Livia encore bien plus loin. Pour assurer à ses enfants le contrôle de l’empire, elle élimina chaque membre de la grande famille de sa rivale. En toute probabilité, cet acte mineur qu’est l’homicide n’était pas limité à une poignée d’obstacles humains. Les familles chinoises nobles de l’époque comptaient généralement des centaines, voire des milliers de membres.

Livia, Effie et cette impératrice chinoise étaient aussi assoiffées de sang que n’importe quel mâle. Et la motivation qui les a menées était clairement maternelle : le désir d’offrir tous les avantages à leurs enfants.

Les femmes sont violentes. En fait, les femmes font tout autant partie du mécanisme qui déclenche la violence masculine que les hommes eux-mêmes. L’éthologue et Prix Nobel Konrad Lorenz a décrit un comportement commun à plusieurs espèces de canards. Le femelle court vers la limite du territoire de son partenaire et essaie de provoquer un autre canard, puis revient en courant vers son mâle, reste à ses côtés et regarde son rival enrager dans l’espoir que son partenaire va se lancer dans la bataille. Nombreuses sont les femmes qui ont essayé de provoquer une bagarre similaire.

Les femmes encouragent les tueurs. Elles le font en tombant amoureuse de guerriers et de héros. Les hommes le savent et répondent avec enthousiasme. Les Croisés partaient à la guerre avec les faveurs des dames dans leurs casques. Ils ne partaient pas pour une mission pleine de bonté et de galanterie. En chemin vers l’Asie Mineure, les Croisés faisaient littéralement rôtir des bébés chrétiens lorsqu’ils se trompaient d’identité. Parce qu’ils ne comprenaient pas la langue des populations locales, les galants chevaliers supposaient que les bavards paniqués étaient des païens. Les païens, bien entendu, ne méritaient aucune pitié. Les héros découpaient donc les adultes et faisaient rôtir les enfants sur des broches, tout en pensant à l’admiration que leur témoigneraient les demoiselles de chez eux face à tant de bravoure.

Techniquement, ceci s’appelle la sélection sexuelle. Les femelles d’une espèce développent un désir insatiable pour un certain type de mâle et tous les mâles rivalisent pour se montrer à la hauteur de l’idéal féminin. Les paonnes adorent les beaux mâles dotés d’une imposante queue bleue, ce qui pousse ces messieurs à arborer des panaches de dandy. Les femelles des oiseaux à berceau se pâment devant les célibataires ayant un don pour l’architecture, ce qui amène les mâles à transformer des bouts de bois et des déchets en Taj Mahal.* Et qu’ont recherché les femmes de presque toutes les sociétés et époques ? Le " courage ", la " bravoure ". En résumé : la violence.

La poésie classique du maître arabe Labede (sixième siècle) est un témoignage de la capacité féminine à révéler l’animal dans l’homme. Dans les vers lyriques de Labede, un jeune homme va cahin-caha sur son chameau, rêvant de la façon dont il pourrait attirer l’attention de sa bien-aimée. Elle, semble-t-il, ne reconnaît pas sa véritable valeur. Il rêve de la manière dont il lui prouvera sa virilité par des exploits d’une splendeur audacieuse. Bien. Et quel est l’exploit d’une splendeur audacieuse qui garantira l’admiration d’une belle dans la société tribale du désert de Labede ? Courir jusqu’au village le plus proche, tuer quelques hommes et voler autant de chameaux et de vieux vêtements que possible. La noblesse appartient au tueur. Et les jeunes femmes se pâment d’admiration devant les hommes nobles. Labede vous le dira, cela marche à chaque fois.

Même le poème savant de T. S. Eliot, " Love Song of J. Alfred Prufrock " est le cri intellectualisé d’un homme qui sait que les femmes ne le regarderont pas avec admiration et ne porteront pas ses enfants s’il n’attire pas leur attention par quelque acte violent. " J’ai, chacune à chacune, ouï chanter les sirènes ", se morfond le protagoniste. " Je ne crois pas qu’elles chanteront pour moi. " Que faudrait-il à ces superbes filles de la mer pour prêter attention au poète ? Eh bien, il pourrait être un peu plus, comme le Prince Hamlet, capable de prendre enfin une décision et de tuer. Mais le poète hésite. Il n’est pas le genre de personne à prendre des mesures décisives. Il s’imagine, vieil homme insensé et seul, ignoré par les femmes tout au long de sa vie. Finalement, il se console. " Tu auras (…) le temps ", dit-il, " de mettre à mort et de créer ".

Mais les femelles ne se contentent pas de provoquer la violence parmi les mâles. Elles s’engagent elles-mêmes dans la violence. La primatologue Jeanne Altman, étudiant les babouins femelles du Ambolesi National Park au Kenya, remarqua que lorsqu’un nouveau bébé babouin naissait, les femelles se précipitaient toutes pour le voir. Lorsqu’il grandissait, les femelles babouins revenaient le voir encore et encore. A première vue, leur intérêt était une touchante preuve d’affection, mais en observant de plus près, il s’avérait être une toute autre chose.

Survint en effet un incident typique : une mère et son bébé étaient assis dans l’herbe de la savane. Une femelle d’un rang social élevé marcha avec arrogance vers le couple. Elle tira doucement sur le bras du bébé. Comme la mère ne voulait pas lâcher son petit, la femelle socialement supérieure perdit patience. Elle tira sur le bras plus violemment. Puis elle tira d’un coup sec sur la jambe du bébé. La mère recula, montra les dents et émit un cri d’avertissement. Elle savait ce que cette fâcheuse voulait vraiment. Si elle lui en laissait la moindre chance, cette femelle de classe supérieure attraperait l’enfant, traiterait le petit hurlant comme une poupée de chiffon, le traînerait partout, l’échangerait maintes et maintes fois avec ses amies et finirait par le blesser assez sérieusement pour que son " intérêt " s’avère probablement fatal.

La colère bavarde de la mère finit par porter ses fruits. La femelle de classe sociale supérieure revint vers sa bande. La mère faisait partie de la classe inférieure et était méprisée par les membres arrogantes et peu aimables du cercle fermé de la femelle dominante. La mère inquiète passa le reste de la journée à cramponner son petit. Elle ne pouvait pas cueillir assez de nourriture pour elle et son bébé, car elle était trop occupée à le protéger d’une attaque imprévue. Son enfant gigotait impatiemment dans ses bras. Une recherche plus poussée suggère que l’enfant voulait partir seul et s’amuser. Mais ce bébé ne connaîtrait jamais la liberté de courir et de jouer. Il ne pourrait jamais chahuter et se rouler avec les enfants des femelles dominantes. Il ne connaîtrait jamais cet élan social qui amène la confiance en soi et un esprit vif chez les babouins. Finalement, ce bébé, comme sa mère avant lui, vivrait sa vie d’adulte en bas de l’échelle sociale. La mère du babouin était obligée de l’envelopper de sa protection excessive simplement pour assurer sa survie. Car, parmi les babouins, les bébés des inférieurs ont un ennemi mortel omniprésent : les femelles de la tribu.

* * *

Il est inutile que les femmes rejettent la responsabilité de la violence sur les hommes, et il serait futile de la part des hommes de rejeter cette responsabilité sur les femmes. La violence est en chacun de nous. Lorsque Margaret Thatcher créa une marine nucléaire, elle n’agissait pas d’une façon clairement masculine, ni clairement féminine. Elle n’obéissait même pas à un ensemble de pulsions propres aux êtres humains. Thatcher, comme Livia à Rome, était en proie à des passions que nous partageons avec les gorilles et les babouins, des passions implantées dans les couches primitives du cerveau trine.

A suivre...

Posté par Adriana Evangelizt

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Published by Adriana Evangelizt - dans LUCIFER
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