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  • : LE PORTEUR DE LUMIERE
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  • : Qu'est-ce que l'Hermétisme ? L'Occultisme ? Le Spiritisme ? Savez-vous qu'à la base il n'y avait qu'un seul Enseignement et que ce sont les hommes qui ont inventé les religions ?
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13 janvier 2008 7 13 /01 /janvier /2008 22:34

 

 

La Maçonnerie

considérée comme le résultat

des religions Egyptienne, Juive et Chrétienne

par le Fr.°. Reghellini de Shio

1842

"Il existe au fond de nos coeurs un désir insatiable de connaître la vérité"

28e partie

27e partie

26e partie

  1ère partie

CHAPITRE XVII. 1


Table Isiaque. — Les Abraxas sont des emblèmes du culte du Soleil. Explication de ce mot. Sa valeur en lettres grecques. Description des differens Abraxas. De celui du Grand-Ouvrier ou du Père Eternel. — D'un Abraxas qui porte la Règle maçonnique. Abraxas de la Parole perdue. D'une Médaille qui porte l'inscription d'Alexandre, avec l'emblème d'un Anon pour celui de Jésus- Christ. De l'opinion de l'Ane et du Scorpion dans l'Antiquité. — Les Mystères égyptiens, juifs, chrétiens dans la Gaule, au 4 eme siècle. — Du Tombeau de Childéric ; des emblèmes qu'on y a trouvés relatifs aux Mystères égyptiens. — Monumens très-anciens retrouvés de nos jours en France.


La Table d'Isis, dans laquelle on prétend que tous les mystères égyptiens étaient consignés, offre une riche mine à exploiter aux philosophes archéologues, qui, dans la réunion des symboles des animaux, des attributs de la Divinité, trouvent le fétichisme ou l'idolâtrie du vulgaire ainsi que l'astrolatria apparente des prêtres, tous emblèmes qui servaient à tracer à ces derniers le culte du Grand-Architecte de la Nature : si le peuple trouvait dans tous ces objets une adoration antique, le Sacerdoce se servait de ces mêmes caractères pour se retracer et perpétuer son dogme et ses découvertes.

L'origine du système hiéroglyphique est couverte des ténèbres de la plus haute antiquité ; mais il a précédé toute espèce d'écriture. L'usage de cet art, à en croire la Bible, devait être inconnu du temps de Moïse. Ses lois, comme celles de Solon, qui vécut quatre siècles après Homère, furent consignées ou gravées sur des matières difficiles à manier et peu portatives : ces faits indiquent l'enfance de cette science.

La première écriture fut, avec des emblèmes qui se multiplièrent à l'infini et qui durent servir à tracer l'histoire de l'instruction agricole, la religion astronomique et la métaphysique du Sacerdoce. Ce fait causa cette variété inconciliable dans
les objets de la vénération du vulgaire, et donna lieu à une quantité d'allégories tout-à-fait différentes les unes des autres, entées sur le même emblème par le Sacerdoce.

La pyramide de Psamitique, dont nous avons parlé dans ces différens emblèmes, représentait les guerres et les triomphes de ce Roi. Plusieurs autres mouumens offrent des emblèmes qui faisaient allusion
aux guerres des anciens peuples pasteurs. Osiris, par ses différens aspects, pouvait être pris dans son origine pour un homme illustre, pour un héros de l'antiquité, associé postérieurement à la Divinité, par l'ignorance du peuple; ce qui induit à le croire, c'est qu'Osiris est représenté souvent sous les dehors d'une momie, tandis qu'Isis, qui représente le Grand-Ouvrier, est toujours étrangère au trépas. Diodore et plus particulièrement Synesieus, ne virent que l'histoire fabuleuse travestie dans ces emblèmes et conservée par des traditions sacerdotales : ils pensèrent qu'Isis fut une Reine, qu'Osiris fut un Roi chassé du trône par Typhon ; que lui-même fut détrôné pour ses crimes ; Osiris ressuscite pour ramener l'âge d'or. Diodore, qui a décrit toutes ces allégories, le fait dans un langage qu'il paraît avoir puisé dans les idées de la mythologie grecque.

Ces mêmes emblèmes hiéroglyphiques purent aussi se rapporter à l'astronomie et à l'agriculture. Deux fois par an, l'Egypte était menacée de son dépérissement par les chaleurs du printemps et par les inondations du Nil dans l'automne. Cette guerre destructive des êtres par les élémens fut représentée par des courses qu'Isis devait faire deux fois l'année, allant à la recherche des organes générateurs, dont le cruel ennemi Typhon avait privé son époux Osiris. Les prêtres égyptiens voyaient que l'union seule des sexes pouvait pourvoir à la conservation des mondes, par la reproduction qui s'en suivait des êtres nouveaux anéantis par les élémens. Isis est soumise à des incestes, qu'on référait au développement des bénéfices de l'agriculture par l'astronomie. Quoique ces allégories fussent obscures, elles se référaient néanmoins aux mystères de la Nature (i). Les emblèmes servaient à rappeler* les animaux utiles et malfaisans, les plantes et les mois où l'on devait les soigner, ainsi que nous l'avons expliqué en parlant des colonnes. Mais si l'histoire et l'agriculture ont pu obtenir une place dans ces hiéroglyphes,
l'astronomie et la métaphysique sacerdotales durent former le faîte de ce mystique édifice.

*Nous regrettons que l'Histoire d'Ahole et d'Aholibe, d'Ezéchiel, ch. XXIII, par nous rapportée pag. 187, ne soit pas susceptible de pareilles allégories.

Le Lotus, symbole local relatif au Nil, se rapportait à celui du Soleil et de l'Univers : il était aussi le symbole de la reproduction des êtres et de l'immortalité.

L'
Arnoglossum rappelait, par ses sept côtes, les sept planètes, comme les feuilles du palmier marquent le renouvellement de la Lune par les branches que cet arbre pousse tous les mois ; ces plantes avaient rapport à l'astronomie.

L'Oignon, le fétiche le plus ridiculisé par les Saints-Pères , fut
un des plus célèbres emblèmes du Sacerdoce par les pellicules qui le composent; il offrait dans ses sphères enfermées les unes dans les autres, l'image végétable de l'Univers, toujours différent, toujours le même, et où chaque enveloppe représente l'ensemble de l'unité divine.

Une analogie fortuite procura peut-être au
Bœuf Apis l'honneur d'être un des signes du Zodiaque, et la force productive du Bouc de Mendès lui aura pu valoir la place de Dieu, père du ciel et des étoiles.

Le
Scarabée a pu aussi devenir l'image de la Divinité occulte; car il passe six mois caché sous terre; il a pu aussi être pris pour l'emblème du Soleil et du principe actif, étant né sans le secours d'une mère. Le peuple, combinant mal les lettres de la langue sacrée, prit réellement le Scarabée pour une idole, en lui attribuant quantité de vertus, ce qui induisit les dévots égyptiens, juifs et chrétiens (Le Scarabée représente un crucifié), à le porter au col comme un préservatif, comme une amulette et un talisman.

L
'Epervier qu'on a découvert sur le fronton d'un grand nombre de Temples, n'était pas seulement le symbole de la Nature Divine, mais aussi du Soleil ; et l'Ibis, regardé comme un agent du bon principe par la destruction qu'il faisait des animaux nuisibles et des serpens (Les Musulmans n'oseraient tirer sur un Ibis ; ils ne l'adorent pai, mais ils le regardent comme un animal bienfaisant, et le vénèrent. ), était aussi le symbole d'Hermès et de la Lune. La Gazelle, qui, avant la crue du Nil, fuit dans le désert, était regardée comme un animal prophétique; descendue par la mystagogie égyptienne au rang des victimes, elle lègue ses cornes à Hermès-Ânubis, qui, par un rapport astronomique, avait appris d'elle la division du jour en douze heures.

Tous ces emblèmes servaient aussi à expliquer les hypothèses métaphysiques sacerdotales, sur l'origine des choses ; ils montraient clairement le
panthéisme sacerdotal qui, par la suite des temps, conduisit au pur théisme.

La   Musaraigne, que le peuple supposait aveugle à cause de ses petits yeux, était désignée par le Sacerdoce comme l'incompréhensibilité du premier principe. Par tous les emblèmes, chaque Dieu égyptien, à son tour, est représenté comme le Grand - Architecte, digne de vénération et de sacrifices. On trouve Osiris représenté comme le Grand-Tout, dans Diodore ; Isis, dans Apulée; Neith, dans Procope in Tim ; Sérapis de même, dont les pieds sont la terre ; le corps, la mer ; les oreilles, l'air ; les yeux, le flambeau du ciel ; et la tête, le firmament, est regardé par Diodore comme le Grand-Tout. Le Nil est appelé le père de toutes les Divinités ; il est figuré par un Serpent circulaire.

Athir est la nuit élémentaire ; elle engendre les premiers Dieux,
Cneph, Phtas, Neith; ceux-ci veulent avoir ensuite la prééminence sur leur mère. Cneph et Phtas deviennent Osiris, Cneph est Isis ; ils retournent tous les trois dans le sein de leur mère ; là, par un inceste, ils engendrent d'autres Divinités. Isis eut d'Osiris Harpocrate. Dans ces allégories, les Divinités sont les symboles variables des doctrines sur la matière et sur l'esprit qui la coordonne et l'anime ; elles sont les symboles des forces destructives et conservatrices qui luttent entr'elles, ou les deux principes. Mais lorsque les prêtres voulurent adapter leurs symboles à l'explication du théisme ou de l'Étre-Suprême et unique, ils supposèrent que ce symbole engendre de lui-même. Voilà la raison de la dévotion au Scarabée, qui est en même temps et à son tour, son propre père, son propre époux et son fils, l'unité et la trinité égyptienne. Nous terminerons ces notions en invitant les curieux à examiner les ouvrages de MM. Denon, Belzoni, et le Précis du Système hiéroglyphe, par M. Champollion; ils y trouveront des explications que les bornes que nous nous sommes imposées ne nous permettent pas de produire.

DES ABRAXAS


La plus grande partie des sectes philosophiques chrétiennes que nous avons annoncées, avaient en vénération ces pierres gravées qu'on appelait Abraxas, et qui généralement n'étaient que l'emblème du Soleil. Elles portaient même cette pierre, non comme un talisman, ainsi que des détracteurs ont cru l'apercevoir, mais pour se dire à chaque instant de la vie : « Sois juste, car tu marches sous les yeux du Soleil de la Vérité et sous ceux de la Nature. » Ces pierres représentaient les opérations du Soleil. Une grande partie d'entr'elles portent des inscriptions hébraïques, mêlées avec du copte, du grec et quelquefois avec du latin ; elles contiennent souvent une demande, une grâce, et quelquefois elles sont l'expression de la reconnaissance pour la faveur qu'on a obtenue ; d'autres représentent le Soleil, souvent des Etoiles et la Lune.

(*) Les rites philosophiques ont adopté, dans le Chevalier du Soleil, comme il était usité dans le rite ancien hollandais, par les Maitres-Elus, de porter suspendu sur la poitrine le Soleil de Vérité. An Maçon des Pays-Bas, tom. I, pag. 381.

Vandelin croit que le mot Abraxas est composé de sept noms, quatre hébreux et trois grecs ; que leur signification et traduction est : « le Père, le Fils, le Saint-Esprit ; salut par le bois ». En conséquence, ces pierres devaient être très-fréquentes chez tous les Chrétiens, à quelque secte qu'ils appartinssent.

Le mot Abraxas donne en lettres grecques la valeur de trois cent soixante-cinq, ou le nombre de jours que le Soleil emploie dans son cycle annuaire :
A . 1
B  2  
R  100
A  1
X  60
A   1
S 200

= 365

Nous donnerons quelques Abraxas pour faciliter l'intelligence de notre histoire, et pour prouver de plus en plus l'affinité de la Maçonnerie avec ces sociétés philosophiques que nous venons de décrire.

Quelques Abraxas ont le nom de Moïse ou autres législateurs; celui de la fig. 5 , PL II, qui a appartenu à M. Spon, porte l'inscription de
Jao, Salomon , Sabao.

Il est à remarquer que les noms qui devraient être écrits autrement, le furent de la sorte pour conserver dans ces mots les nombres Cabalistiques 3,7,5.

Un Abraxas de la collection de S. E. Capello, de Venise, donne lieu à bien des conjectures, on y voit
Jésus - Christ représentant Phébus lorsque Thicon-Brahée le représente dans la position d'un néophyte qui reçoit la lumière maçonnique ( Voyez son Jésus, Pl. II, n° 29 ).

Nous prions nos Frères de faire bien attention aux Abraxas que nous donnerons, car ils représentent des documens autographes des anciennes opinions religieuses et mystères qui n'ont pu être
ni altérés ni falsifiés, ce qui arriva souvent aux écrits théologiques.

Montfaucon , dans son tome II, Table 179, nous fournit une preuve évidente que l
es mystères des Maçons juifs s'étaient greffés sur les Egyptiens. On y trouve les emblèmes des uns et des autres. Cette pierre, par son travail, indique qu'elle a été gravée au commencement du Christianisme. D'abord, on y remarque sur une face les emblèmes relatifs à la reconstruction du Temple de Salomon, unis avec ceux des Mages et prêtres égyptiens, désignant un culte d'Astronomie ; et sur la seconde face, les idées mystérieuses de Platon sur la Divinité (PI. II, n° 27).

Sur une face on voit gravé, le Grand-Ouvrier (Synonyme de Grand-Architecte) de l'Eternité , le Père des Gnosticiens, le Créateur, l
'Architecte de l'Univers, avec une longue chevelure, pour peindre l'ordre et les grâces de la Création, et avec la barbe pour indiquer la force génératrice; il est dans une gaîne d'hermès, sur laquelle il y a des nombres mystérieux. La position des bras est celle du signe du Bon Pasteur ; elle indique par son repos, que l'œuvre de la Création n'est pas arrivée par suite du travail de sa main, mais qu'elle l'est par sa seule volonté. Il paraît que ce signe était accepté dans les anciennes initiations, car il se retrouve dans le second point de Rose-Croix, et dans plusieurs autres hauts degrés. Le Père Eternel est orné d'une étole en camail croisée sur le devant, signe sacerdotal des Juifs, des Egyptiens et des Orientaux, et sur laquelle les Perses et Egyptiens brodaient souvent les douze signes du Zodiaque, pour marquer l'empire de Dieu Père sur les saisons et le firmament. Ce Père de l'Eternité a une couronne sur la tête, à cinq pointes ou rayons, marque de son puissant empire, symbole du Soleil et du Dieu mystique. Ces cinq rayons furent appliqués à l'Etoile flamboyante, toujours emblème de la Divinité. Cette tête est environnée par quatre étoiles qui indiquent les quatre qualités par excellence attribuées au Grand-Architecte , et en même temps les quatre élémens qui jouaient un si grand rôle dans les initiations anciennes comme dans les maçonneries existantes de nos jours : la figure est entourée de signes et emblèmes mystérieux; à droite, le glaive sacerdotal pour l'usage des sacrifices ; à gauche, le marteau ; emblèmes adoptés dans l'ancienne maçonnerie juive et signe sacerdotal. On voit sur l'autre face les neuf Etoiles symboliques ; au-dessous de celle qui occupe le sommet, on retrouve le carré, emblème conservé dans le Maître Parfait, qui renferme la pentagone de Pythagore, et au-dessous trois Etoiles sur une ligne, symbole des trois anciens Ordres de l'initiation. A leur droite le même pentagone libre, qui représente toujours le Créateur; à gauche, l'équerre et le compas, symboles de la Maçonnerie juive et moderne ; à droite, une Etoile enfermée dans un triangle, symbole du Delta et de la Trinité perse, juive, égyptienne, de laquelle émane un rayon de lumière; au centre une Sphère (*) avec deux Etoiles, pour indiquer qu'à l'aide de l'astronomie, plus que par toute autre science, on découvre et on démontre la puissance et l'immensité du Père Eternel : au pied est la pierre cubique, ayant une Etoile sur les cinq faces visibles. Les sept autres Etoiles placées symétriquement, sont l'emblème des émanations de la Toute-Puissance et des sept planètes.

* Le rite Maçon anglais, dans ses instructions, fait supporter des Sphères aux colonnes du Temple de Salomon, ce qui est exécuté en réalité dans les Temples de plusieurs rites.

29e partie

Posté par Adriana Evangelizt


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Published by Adriana Evangelizt - dans FRANC MACONNERIE
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