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3 janvier 2008 4 03 /01 /janvier /2008 16:40

 

Les Ethiques concrètes

 

 

La théorie du " juste milieu "

L'éthique de la médiété défend l'idée selon laquelle, la vertu est toujours un milieu entre deux contraires, l'un par excès l'autre par défaut. Par exemple, le courage est le juste milieu entre la témérité (contraire par excès) et la lacheté (contraire par défaut). De même la libéralité est un juste milieu entre la prodigalité (contraire par excès) et l'avarice (contraire par défaut).
Ainsi l'homme juste est celui qui en toute chose sait discerner la voie moyenne et agir selon la mesure. Il agira " comme il faut, quand il faut et où il le faut ".
Ethique réaliste et empiriste, la théorie du juste milieu est élaborée par
Aristote dans son Ethique à Nicomaque. C'est dans cet ouvrage, en effet, qu'il définit la vertu comme juste milieu entre deux contraires, l'un par excès l'autre par défaut et se démarque de son maître Platon qui considérait que le principe de la vie éthique est à rechercher non pas dans l'expérience, toujours contingente et aléatoire mais dans le " monde des idées ".
Remise au goût du jour par Saint-Thomas, qui en un sens a christianisé la pensée d'Aristote, l'éthique de la médiété et du compromis est peut-être celle qui correspond le mieux au point de vue du sens commun.


L'éthique hédoniste

Les théoriciens de l'hédonisme posent l'identité entre le bonheur et le plaisir : la recherche du plaisir devant entraîner nécessairement celle du bonheur. L'éthique hédoniste qui insiste particulièrement sur l'aspect matériel et sensuel de nos plaisirs n'est cependant pas une théorie de la démesure et du désordre des sens. Elle prône au contraire la nécessité de faire un choix, un tri sélectif entre ses désirs afin de parvenir à un état de repos et d'équilibre authentique (que les grecs appelaient "l'ataraxie " et que nous appelons pour notre part le bonheur).
Epicure est le grand représentant de la philosophie hédoniste et matérialiste. Dans sa Lettre à Ménécée, il expose les principes de son éthique sensualiste et rationnelle et montre qu'il est possible de vivre en recherchant le plaisir sans pour autant être un débauché et un pervers. La distinction qu'il opère entre désir naturels et désirs non naturels ainsi qu'entre désirs naturels nécessaires et désirs naturels non nécessaires est restée très célèbre.
Violemment combattue par les théologiens et les grandes figures de la morale ecclésiale, la philosophie hédoniste a été réprimée et calomniée pendant tout le moyen-âge (au point qu'il ne nous reste plus aujourd'hui que quelques fragments de la pensée d'Epicure). Elle n'est véritablement réapparue en France qu'à partir du XVIII ème siècle à travers des philosophes comme La Metttrie.

L'éthique sensualiste

L'éthique sensualiste se veut avant tout explicative : elle prétend rendre compte à l'aide de l'analyse de nos sens du type de buts que nous poursuivons ainsi que des raisons qui nous font nous mouvoir. Ainsi ce sont nos sens qui sont considérés comme les critères de détermination du bien et du mal. Ce qui apporte satisfaction à nos sens est appelé " bien " et ce qui déplait à nos sens est appelé " mal ". L'homme recherche naturellement la satisfaction de ses sens : il a donc tendance à utiliser ses désirs et ses plaisirs comme normes de l'action juste.
Très critiquée par les philosophes idéalistes et religieux, la morale sensualiste tend à se rapprocher de la morale hédoniste.
Locke en angleterre mais aussi Diderot en France furent au dix-septième et au dix-huitième siècles les grands représentants de cette école.

L'éthique utilitariste

L'utilitarisme est du point de vue éthique, une théorie qui fonde ses principes de justice et de recherche du bonheur non pas sur une norme idéelle (opposition à la philosophie de Platon et de Kant) mais sur une norme réelle (issue de l'observation et de l'expérience). Le philosophe utilitariste affirme que la source de la justice se trouve dans l'accord avec la somme générale de satisfaction ou utilité moyenne. Ce qui est juste, en effet, c'est ce qui profite au plus grand nombre de personnes, ce qui accroit le solde total de satisfaction pour un groupe ou une communauté donnée.
L'utilitarisme qui n'affirme pas que le bien s'identifie à l'utile se présente comme une théorie du bien commun, fondée sur une conception libérale de la vie communautaire : ce qui est
bien et juste ce n'est pas ce qui est utile à une personne en particulier mais ce qui est utile au plus grand nombre.
John Stuart Mill est l'une des grandes figures de l'utilitarisme. Dans L'Utilitarisme il expose le fond de sa conception éthique et montre en quoi sa démarche se démarque aussi bien de la morale sensualiste (Locke, Bentham) que de l'éthique rigoriste de Kant.
Très appréciée dans le monde anglo-saxon, la philosophie utilitariste a fait
peu d'adeptes sur le continent.

Sources Héraclitea

Posté par Adriana Evangelizt

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Published by Adriana Evangelizt - dans Existentialisme
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