Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : LE PORTEUR DE LUMIERE
  • LE PORTEUR DE LUMIERE
  • : Qu'est-ce que l'Hermétisme ? L'Occultisme ? Le Spiritisme ? Savez-vous qu'à la base il n'y avait qu'un seul Enseignement et que ce sont les hommes qui ont inventé les religions ?
  • Contact

Texte Libre

Il y a  

  personne(s) sur ce blog

Recherche

Texte libre

Archives

24 décembre 2007 1 24 /12 /décembre /2007 15:49

 

"Se tenir à l'écart de la mort est mauvais pour l'homme."

 

Par Fernand Schwarz

Président de la Fédération française des Nouvelle Acropole

Tableau de Duncan Long

 

Cette phrase de sagesse égyptienne, extraite des Textes des Pyramides, montre que les Ègyptiens avaient déjà compris que ce n'était pas en refusant l'idée de la mort que l'on pouvait bien réussir sa vie. En cela, ils se situaient à l'opposé de nos sociétés occidentales contemporaines qui veulent à tout prix occulter la mort, jusqu'à occulter leurs propres vieillards et tout ce qui pourrait rappeler cette confrontation inéluctable à soi-même et au temps.

 

L'on sait pourtant que c'est au moment où les hommes ont intégré la mort dans leur vie, à travers les rites funéraires, que l'homme est devenu véritablement humain. La conscience, telle que nous l'entendons, a pu émerger, devenant capable de faire face aux contradictions nées de l'impermanence de notre vie terrestre. À travers la prise de conscience de la mort, il est devenu possible de se questionner sur l'avenir, sur l'ici et l'ailleurs, et d'accepter les nécessaires transformations de l'existence en apprenant à mourir plusieurs fois dans une vie : mourir à l'ignorance, aux préjugés, à certains sentiments, etc. La mort-anéantissement peut alors devenir mort-transfiguration et stimuler la vie.

Se tenir à l'écart de la mort

Se tenir à l'écart de la mort, c'est d'abord se tenir à l'écart des autres. C'est ne pas vouloir regarder ni affronter les symptômes de la fin de l'existence : la douleur, la maladie et la vieillesse, jusqu'au point même, dans nos sociétés modernes, de réserver des quartiers aux personnes âgées. Ce refus nous isole des autres, entraînant un déracinement par rapport à nos familles, nos parents et nos enfants et une perte de solidarité générale.

Se tenir à l'écart de la mort, c'est aussi refuser la difficulté. C'est aussi vouloir fuir dans la quête de paradis artificiels, tels que l'utopie de l'éternelle jeunesse, cultivée grâce à des moyens technologiques de plus en plus sophistiqués. Nous vivons dans des sociétés qui cherchent à tel point l'effacement de la douleur, associée au vieillissement et à la mort, que nous sommes devenus très fragiles. Non seulement sommes-nous devenus petit à petit inaptes à supporter la souffrance, qu'elle soit physique ou psychologique, mais avons-nous également perdu de notre capacité à développer une force morale qui nous permette de faire face aux difficultés. Nous ne savons plus être sage parce que nous ne savons plus être vieux, comme le vieillard des sociétés traditionnelles, qui est sage parce que capable de résister à la difficulté.

Se tenir à l'écart de la mort, c'est encore perdre sa créativité. Du point de vue anthropologique, intégrer la mort dans la conscience, implique l'imagination en plus de la mémoire. Pour représenter quelque chose qu'il ne peut pas voir, quelque chose qui existe pourtant et qu'il ressent, l'homme commence à symboliser. C'est ainsi que l'émergence de la conscience de la mort a produit la découverte de la dimension du sacré et de l'art, associé depuis la nuit des temps aux rites funéraires. 

La mort cohabite avec nous tous les jours. Mieux vaut donc apprendre à l'apprivoiser pour qu'elle nous aide à nous transfigurer. C'est dans cette dialectique quotidienne que l'homme se transcendera et deviendra véritablement lui-même.

 

 

 

Sources Nouvelle Acropole
 

Posté par Adriana Evangelizt

Partager cet article

Repost 0
Published by Adriana Evangelizt - dans HERMETISME
commenter cet article

commentaires