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5 décembre 2007 3 05 /12 /décembre /2007 19:24

 Alors on continue sur ce livre très intéressant même s'il peut paraître rébarbatif à ceux qui n'entendent rien à l'hébreu. L'auteur explique tout. En lettres françaises. Je pose ce livre car cous sommes complètement convaincus que le "dieu" d'Abraham n'avait rien à voir avec celui qui fut imposé aux ancêtres dans le désert. Et même là il faut rectifier car le dieu de Moïse a pris du plomb dans l'aile après sa mort -son assassinat ?- et effectivement Yaweh,  Yehova, etc... n'était pas le dieu d'Abraham. Il avait un autre nom. Souvenons-nous que l'auteur démontre dans les autres chapitres que l'alphabet israélite originel n'avait que 10 lettres. Que les points massorétiques ont été rajoutés faisant perdre le sens initial du symbole des mots. Le dieu du patriarche se nommait AÉI ou ÉIÉ auquel deux lettres ont été rajoutées... OV. Le nom initial fut aussi révélé à Moïse qui l'écrivait AÉI—É  avec la terminaison féminine E désignant l'Etre qui génère car Dieu pour les Anciens réunit les deux sexes. Or 0V a jeté le trouble et le blasphème dans le nom même de la Divinité. Il faut savoir que l'élite sacerdotale Egyptienne faisait adorer au Peuple des dieux qui semblaient bénéfiques mais qui étaient en fait maléfiques et seuls les Initiés le savaient. Nous possédons des livres qui parlent de cela et que nous poserons bientôt. Ainsi derrière "l'image" d'Osiris, par exemple, destinée au vulgaire, c'était en réalité un dieu de destruction qui était adulé dans les Temples. L'Inversion qui a eu lieu au Commencement s'est perpétuée de siècles en siècles. Tout comme il y a beaucoup à dire sur le fameux KNEPH. Le problème de cette substitution qui a lieu aussi dans les rites Hindous, c'est que les adeptes, les peuples, croient adorer une certaine déité mais en fait en adorent une autre, créant ainsi un Egrégore Ténébreux qui donne vie à des puissances destructrices. Or cette "déité" démoniaque qui est la même dans presque toutes les religions est associée au Prince de ce Monde. Ceci aide à mieux comprendre CE qui règne aujourd'hui sur la Terre... et pourquoi Yeshoua, l'Âme du Libérateur, a une fois de plus été jugulée. Il est bien évident que très peu d'Êtres sont conscients de cela, même chez les Initiés, nous permettons-nous d'ajouter. C'est une certitude... le dieu d'ici-bas en cache un autre...

 

AELOIM

ou

Les dieux de Moïse

par Pierre Lacour

de l'Académie des Sciences, Lettres et Arts de Bordeaux

1839

9ème partie

8ème partie

7ème partie

2ème partie

1ère partie

Tome I

 

 

 

 

ACCROISSEMENTS SUCCESSIFS DE L'ALPHABET HÉBREU.


ALPHABET SACERDOTAL

suite...



On ne parle que pour affirmer ou pour obtenir une affirmation, que pour connaître ou faire connaître une pensée, une opinion relative à une chose, à un objet qui est ou qui n'est pas, car tout se meut dans la nature entre le oui et le non.

Oui et non, voilà la base primitive sur laquelle s'élève le langage écrit ; ils appartiennent à la première époque.

Or, entre ces deux affirmations s'élève le doute; mais le doute est un progrès, son expression en est un, il appartient donc à la seconde époque ou au second alphabet.

Le doute est un état de l'âme qui tient de la crainte, de la peine , et même de la douleur; son expression naturelle, produite par l'émission de la voix que comprime l'anxiété, est OU.

En français, OU et OÙ ; en hébreu, OU et AOU ; en grec, OU ; en latin, AOU-T ( aut ), OU-BI (ubi ); en italien, OV-E ; etc.

On concoit facilement
pourquoi il ne put venir dans la pensée des auteurs du premier alphabet d'y comprendre cette expression.

Des deux affirmations, celle qui répond au OU-I et qui dissipe le doute est
la seule susceptible de produire le langage, car on ne peut donner un nom à ce qui n'est pas. On a suppléé à cette impossibilité par le geste ; et le signe littéral ordinaire de ce geste négatif est en hébreu L, quelquefois N.

La négation, l'empêchement ou le refus pouvant être exprimés sans le secours du signe littéral, il en est résulté que
beaucoup de mots hébreux ont eu deux significations opposées, ou qu'ils ont eu une signification contraire à celle que présentent leurs racines primitives bien connues.

Puisque
le plus ancien alphabet de la langue hébraïque n'a été composé que de ces dix lettres : A, E, I, — L —, B, C, D, M, N et Sh, les racines hébraïques primitives, et les mots primitifs hébreux composés, doivent être ceux dans lesquels il n'entre que ces lettres.
 

Quelques exceptions sont possibles ; néanmoins, si l'on réunissait tous ces mots, on aurait alors l'hébreu primitif, ou pour mieux dire les mots qui nous sont restés de cette première époque, et que de nouveaux caractères introduits dans l'alphabet hébreu n'ont pas changés ou fait oublier (Environ trois cent quarante mots simples ou composés. ).

Cette fraction de l'hébreu antique, toute petite qu'elle est, pourrait jeter quelque lumière sur beaucoup d'usages, d'opinions, de préjugés religieux d'une haute antiquité, et dont on ignore la cause. Nous allons en donner les exemples qui se rapportent à l'objet que nous nous proposons.

Ainsi, cet
alphabet sacerdotal, alphabet sacré, considéré en lui-même, abstraction faite de la langue qu'il a créée, nous révélera le principe ou au moins une des causes qui firent couvrir d'un caractère saint et mystérieux les nombres


Trois,
Sept, 
Dix
(30).


1° NOMBRE TROIS

 
L'alphabet sacerdotal nous présente le nombre trois dans les sons vocaux A, E, I, les seuls que cet alphabet reproduise par des signes.

Les sons vocaux, les voix ou voyelles, n'appartiennent, avons-nous dit, qu'aux êtres animés ; ils sont, en effet, l'expression de leurs sensations. La signification de ces voix, soit qu'on les profère, soit qu'on les représente par des signes, se rapporte conséquemment à l'animalité, à la vie, à la sensation vitale, à l'action, à la manifestation de la vie.

Cette signification n'échappa point aux inventeurs des lettres sacerdotales, et l'on doit même penser que leur alphabet ne put être composé que parce qu'
on l'avait comprise. Les trois signes A., E, I, médités dans cet esprit par des hommes toujours occupés d'idées religieuses, car la science n'était encore que la religion, et livrés à l'étude du ciel, c'est-à-dire des astres, où l'on supposait que des Dieux habitent; ces trois signes, dis-je, servirent de dénomination symbolique pour désigner l'idée abstraite de l'être, de la vie, et par conséquent l'auteur abstrait, invisible, intangible, de toute sensation, de tout être, de toute vie.

De là vint l'usage de ne prier, de n'invoquer que par le nom de la Divinité, c'est-à-dire
par les voyelles de son nom, d'où naquit l'idée de l'écriture alphabétique (Genèse, ch. 4. v. 26).

Les Égyptiens
, par respect pour cette origine, à laquelle le genre humain fut si redevable, conservèrent encore après le perfectionnement de la langue sainte l'usage d'invoquer ainsi.

Ces voyelles proférées sans intervalle marqué, et par une seule émission de la voix, formèrent le mot
AÉI. Ce mot, incontestablement hébreu primitif, n'existe plus comme nom de la Divinité dans l'hébreu moderne, et il serait perdu si Moïse n'avait été conduit accidentellement à le placer dans l'Exode. Il signifie littéralement JE suis—JE SERAI, il s'est réfugié dans le grec, qui en a fait AÉI, toujours.

Ce fut
le premier nom de l'Éternel ; nom saint, nom ineffable, que Dieu garde pour lui seul, nom qui n'a point d'application raisonnable sur la terre, et qui semble en avoir été enlevé à dessein, car Dieu seul peut dire de lui JE SERAI. — JE SERAI ( AÉI ) ta ruine, ô mort ! JE SERAI ( AÉI ) ta destruction., ô sépulcre ! ( Osée 13. 14. )

Ce nom antique, connu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, fut abandonné, oublié depuis ces patriarches, par suite des changements survenus à l'orthographe des mots hébreux après l'accroissement de l'alphabet. Il fut révélé à Moise (Exode 3. 14) qui l'écrit de cette manière, AÉI—É, avec la terminaison féminine E désignant l'Être qui génère, car Dieu, selon les anciens, réunit les deux sexes ; et il répète ce mot pour lui donner sa signification présente et future; AÉI-E AShR. AÉI-E, JE suis— LEQUEL JE SERAI.

Ce mot sacré,
AÉI, considéré, selon l'idée de sainteté qui s'y rattache, selon le nombre des caractères qui le composent et qui néanmoins aboutissent à l'unité, fit naître insensiblement toutes les idées mystiques attachées au nombre trois: d'où le précepte de Pythagore, honore le ternaire, HONORA TRIOBOLUM. Le caractère triangulaire union, dans les anciens hiéroglyphes chinois, est composé, selon le Choue-ouen, de Gé (Clef. 11.), entrer, pénétrer, et de Ye, (Clef. 1. ) un, ce qui donne pour l'idée qui a présidé à la composition de ce signe, trois réunis en un.

Le respect que les peuples en ont conçu pour ce nombre est donc très ancien, et l'on s'explique maintenant pourquoi ils le regardaient comme le
principe du monde. Le nombre sept, que nous étudierons bientôt, en était au contraire la fin (Aristote. De cœlo et mundo).

On a vu que ce nombre
trois a exercé son influence sur l'ensemble de la langue hébraïque, et qu'il a donné lieu au système de transcription employé par Esdras, système adopté après lui pour les langues nées de l'hébreu.

Le mot JÉOVÉ, que l'on prononce chaldaïquement JÉOVA, selon la
ponctuation massorétique, a succédé à AÉI ; mais cette transformation ne fut pas heureuse sous plusieurs rapports étymologiques.

Ce mot, JÉOVÉ, est
si abusivement employé dans la Bible hébraïque, la politique sacrée l'a couvert d'un mystère si redoutable, tant elle en a redouté l'examen, qu'il est par cela même de la plus haute importance d'analyser et de bien faire connaître ce nom, qui souvent est joint au mot ALEIM et qui toujours lui commande. Compris enfin et interprété selon le sens caché qu'il a dans une infinité de circonstances, on verra s'éclaircir d'eux-mêmes et rentrer dans le domaine du possible un grand nombre de faits bibliques où l'emploi de ce nom mal interprété, attribue à Dieu des actions ou des paroles indignes de sa puissance et de sa sagesse.

Le mot
J-ÉOVÉ s'élève sur ÉOVÉ, chaldaïquement ÉOVA.

La lettre
J ou I qui le commence, passe pour héémanthe et caractéristique des noms propres dérivés d'un verbe. D'autres disent qu'elle tient lieu de l'article dans tous les noms qui commencent par un É, et que c'est pour cela que le mot J-ÉOVÉ ne prend pas l'article démonstratif É, attendu que ce J lui en tient lieu (Voy. Elém. prim. des langues, par l'abbé Bergier).

Cette lettre est le signe de
l'existence future, de l'existence devant se manifester à l'avenir. Elle est formative du futur dans tous les verbes, et elle joint à l'action indiquée par leur signification radicale, cette signification, il sera, il arrivera, ou il fera. Doublée en samaritain, JI, elle signifie en effet il sera; en chaldaïque, elle est par cette raison un des noms de l'Éternel; elle a donné lieu au triple III qui, lui aussi, désigne celui dont on peut dire IÉI, il sera, et dont un des noms est enfin IÉ.

ÉOVÉ est formé de ÉOV, qui appartient à la seconde époque de l'alphabet hébreu, puisque la voyelle 0V n'existait pas dans l'alphabet sacerdotal (Il ne faut pas oublier que OV, OU, U etYsont les différentes prononciations de cette voyelle.) .

ÉOVÉ a donc été employé pour ÉIÉ, de la première époque. Or, par la puissance dubitative du caractère 0V, il a jeté le trouble et le blasphème dans le nom même de la Divinité.

Dans ce mot
ÉOV-É, la lettre E est géminée ; elle l'a été également dans le primitif ÉIÉ, à cause des trois radicales.

Reste donc
ÉOV et EI.

ÉOV peint le doute quant à l'être, l'existence pouvant être ou ne pas être ; l'entraînement vers le néant, vers l'abîme, comme l'entraînement vers l'être en échappant au néant, à l'abîme. La différence dépend du signe qui précède; l'existence considérée de cette manière, ramène au T-ÉOV B-ÉOV, ou Téou Béau du monde ; elle est placée sous un point de vue fâcheux de douleur et de misère, et les interjections hé! hélas! lui conviennent. C'est pour cela qu'en arabe les idées d'air agité, de désordre de la nature et même d'enfer lui sont applicables.

Dominé, gagné par
les significations sinistres de la racine, le mot É-OV-É, qui littéralement devait exprimer
L'EXISTENCE LIÉE A L'EXISTENCE, en un mot l'être, l'exister, sans distinction de temps, a surchargé cette idée de celles d'Infortune, d'adversité, de calamité, de malheur, d'abîme, de maux, d'injustice, de chose pernicieuse, de peste.

Et ce serait
du sein de ces idés funestes, ce serait du milieu de ces dénominations qui peignent les calamités humaines, qu'il faudrait amener l'idée de Dieu ? Ce serait d'elles que les réformateurs contemporains de Moïse auraient fait sortir le nom auguste et saint de l'Éternel, JÉOVÉ ? Cela n'est pas possible.

Il faut donc admettre que
ce mot ne fut pas composé dans le principe pour être le nom de la Divinité, et qu'il ne put être appliqué que symboliquement à Dieu.

Toutes les incertitudes disparaissent devant le sens intime et rationnel de la mission de Moïse, et par la création de ce nom à l'époque et à l'occasion même de cette mission.

Le culte pur d'AÉI était perdu, oublié. L'idolâtrie avait prévalu, il fallait
la vaincre, l'abattre, la détruire; on s'y résolut.

Cette volonté
partait du Sacerdoce : le Sacerdoce était dirigé par un chef suprême, et dans les temples égyptiens ce chef était appelé ÉOVÉ ou ÉOVA, LUI, IL, parce qu'il n'était pas permis de prononcer son nom . (Dans les temps modernes il serait difficile d'observer cette défense, et le chef suprême du Sacerdoce à son intronisation change de nom.)

Comme on devait agir au nom du Dieu des ancêtres et pour ramener son culte à la pureté antique, il fallait faire venir l'ordre de la réforme de Dieu même, c'est-à-dire de celui que dans les temples, et même chez le peuple, on considérait comme le chef suprême et le président du tribunal des Dieux.

Or, pour cela même, il fallait désigner ce dieu par un nom. Le mot AÉI n'avait pas une signification assez énergique; aucune dénomination, malgré les inconvénients de ses significations sinistres et menaçantes, ne pouvait mieux convenir sous tous les rapports que celle adoptée depuis longtemps pour désigner le chef suprême, le président, le LUI du tribunal sacerdotal, du collège des Prêtres ; l'ADON, le maître du temple, celui qui permet ou qui accorde.

On
modifia ce nom par la lettre I, dont je viens d'expliquer la puissance et le sens; et l'on fit ainsi du mot ÉOVÉ un nom propre, particulier à la Divinité; on modifia de la même manière le mot ADON et l'on en fit ADON—I, le maître-futur ou devant être toujours.

La puissance mystérieuse qui déjà était attachée au mot
ÉOVÉ ou ÉOVA, devint plus grande et plus redoutable quand ce mot fut J —ÉOVÉ ou J—ÉOVA, L'ETERNEL-LUI.

Les
Initiateurs, en sanctifiant ce mot par la mission mosaïque, considérèrent le J—ÉOVÉ ou JÉOVÉ céleste, comme ils avaient considéré le ÉOVÉ du temple, c'est-à-dire comme le seul, la seule force, le seul fort, ayant le pouvoir de surmonter, d'affliger, de consumer, de vaincre, d'abattre, de détruire l'idolâtrie.

Le motif de ce choix, nécessairement tenu secret, fut bientôt oublié, et le mot JÉOVÉ, qu'entourait un mystère si profond et si effrayant, devint redoutable à tous ceux qui se seraient hasardés pour chercher sa véritable explication. Voyez au Lévitique, chapitre 24, 11, l'histoire du fils de la femme israëlite, égyptien d'origine, qui s'étant avisé d'expliquer ce nom, de percer, de pénétrer le mystère dont Moïse l'enveloppait, fut considéré comme blasphémateur et lapidé. Il paraît que ce malheureux, plus instruit que les Israelites de la signification de ce mot redoutable, s'était pris de dispute à ce sujet avec l'un d'eux.

Ne pouvant interdire ce nom à la vue,
on le défendit à l'ouïe : il ne fut plus permis de le prononcer, sous peine de mort. Le Grand-Prêtre lui- même ne pouvait le dire qu'une fois dans l'année.

On concevra qu'avec de
semblables moyens de répression, aidés de la superstition et du fanatisme, on pouvait insérer dans les livres de la Bible tout
ce qu'on voulait, et qu'il ne fallait qu'y faire intervenir la parole ou l'action de JÉOVÉ pour rendre toute discussion impossible ou très dangereuse.

Il suffisait, en effet, pour
arrêter un discuteur ou réformateur et pour le perdre, que le Grand-Prêtre l'interrompant au premier mot, comme dans une circonstance de triste souvenir, s'écriât; Vous l'entendez, il a blasphémé, que vous en semble?  Et tous, pour ne pas se perdre ou se compromettre eux-mêmes, devaient répondre: Il est coupable de mort.

Nous nous expliquerons maintenant
la répugnance que les hommes qui pratiquent la loi mosaïque ont toujours éprouvée quand il leur a fallu se servir de ce nom. — La facilité de blasphémer en le prononçant mal, et la peine capitale dont on était menacé, ont fait qu'il n'a plus été permis de le considérer que comme un signe, un symbole produit en lettres , un hiéroglyphe dont la vue doit rappeler le mot ADONI, et ne doit pas être lu autrement, à moins que ce mot ADONI ne lui soit joint; auquel cas il représentera les ALEIM, tous les Dieux, ses subordonnés.

JÉOVÉ est donc mis souvent pour désigner le chef suprême du temple, le chef ou président d'une compagnie savante, alors toujours formée dans le Sacerdoce même; et quelquefois pour le chef militaire, l'homme de guerre que dirige l'esprit sacerdotal ou une volonté émanée du temple.

La traduction littérale, rationnelle, souvent voulue par la nature des faits ou par le sens intime du texte, est donc pour ce mot J—ÉOVÉ, ÉTERNEL LUI, CELUI—QUI EST et QUI SERA, le ÉTANT, le LUI, LUI et IL.

Ce nom est le plus auguste, le plus saint,
le plus redoutable des noms secrets, ou qui ne doivent pas être proférés. Les rois, assimilés aux Dieux, les MLACIM et les MLCIM, ont eu par imitation leurs noms secrets; les anciens rois d'Egypte, qui étaient apothéosés après leur mort, avaient le leur. Aujourd'hui encore les empereurs de la Chine à leur avènement au trône, quittent leur nom primitif et en prennent un qui renferme l'idée de leur puissance ou de leurs attributions . Les petits noms de Confuscius et ceux de tous les empereurs chinois sont si saints, si sacrés, que la loi prononce une mort cruelle contre celui qui écrirait un seul de ces petits noms .

10ème partie

Posté par Adriana Evangelizt


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Published by Adriana Evangelizt - dans LE JUDAÏSME
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