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5 décembre 2007 3 05 /12 /décembre /2007 16:31

 Où l'on apprend que St Pierre à Rome n'a fait que remplacer Janus fêté à Rome à l'ouverture de l'année au solstice d'hiver d'où le mot Januarius puis janvier. Les symboles de Janus, un vaisseau... Pierre était pêcheur... chef des douze apôtre, un pour chaque mois. Janus présidait les quatre saisons de l'année, Pierre préside sur les quatre évangélistes...  Janus est identique au soleil -donc à Sérapis- le symbole du Soleil est le coq... à associer au reniement de Pierre et aux trois chants du coq... que doit-on penser de cette Eglise qui prend comme emblême un apôtre qui renia trois fois notre Maître ?

La communion chrétienne est inspirée d'un culte rendu à Mythras avec le signe sur le front... et était célébrée aussi au Mexique bien avant la chrétienté...

L'hostie de la communion ainsi que les pains de proposition des Hébreux ont été empruntés aux rites des grands prêtres du Soleil mexicains et péruviens...

La cérémonie de la Cène était pratiquée à Eleusis... le nom de Dieu était "innommable"... "ineffable"...

Les religions d'aujourd'hui ne sont que de mauvaises copies des premiers enseignements ancestraux...

Pour plus de facilité à la lecture nous avons mis les notes en dessous des paragraphes annotés de *

 

 

 

 

 

La Maçonnerie

considérée comme le résultat

des religions Egyptienne, Juive et Chrétienne

par le Fr.°. Reghellini de Shio

1842

"Il existe au fond de nos coeurs un désir insatiable de connaître la vérité"

27e partie

26e partie

  1ère partie

 

CHAPITRE XVI.

MÉLANGE DES CULTES ET DES HÉROS

suite...  

 

Nous ne passerons pas sous silence un de ces mélanges des idées et des rapports; car l'on prétend qu'il prouve que les premiers Chrétiens n'adoraient que le Soleil mystique de Sagesse dans le matériel, et que St Pierre à Rome n'a fait que remplacer Janus, qui n'était que l'emblème du Soleil, et sur lequel on calqua St Pierre.

Janus fut confondu par différens auteurs
avec Deucalion et avec Noé ; il était représenté astronomiquement dans le Bouvier, qui désigne la marche des astres et du Soleil et le cours de la Lune ; les anciens Romains lui attribuèrent la distinction des saisons et la division de l'année en douze mois. La statue de Janus portait sur la main droite le numéro trois cents et sur la gauche le numéro soixante-cinq, qui répondent à une division de l'année par jours. Il était représenté avec un sceptre dans une main ou une crosse, pour indiquer qu'il commandait et ouvrait l'année ; de l'autre il tenait une clé, ce qui le fit appeler Janitor, et était envisagé comme le portier du ciel dont lui seul avait la clé. 

Sa fête à Rome, comme celle du Soleil chez les autres nations, était célébrée à l'ouverture de l'année au solstice d'hiver, et le premier des douze mois lui était consacré ; il était le chef des douze Divinités qui se succédaient dans la présidence desdits mois.

Janus était représenté avec deux têtes, quelquefois avec quatre, pour indiquer les saisons de l'année; Pierius dit avoir vu une des statues de ce Dieu qui portait sept têtes, sans doute pour marquer sa toute-puissance céleste, comme s'il était le chef du système planétaire. Souvent il était représenté, comme les Abraxas gnosticiens, par le
Père Eternel à deux faces, sans mains, enfermé dans une gaîne, allégorie de la Divinité toute- puissante, qui n'a pas besoin du secours de ses forces pour opérer ses merveilles, sa volonté suffit. Observons que la monnaie du peuple romain portait d'un côté l'empreinte de Janus à deux têtes, et de l'autre un vaisseau.

M. Dupuis a observé avec beaucoup de justesse, qu'en tournant nos regards vers ces époques lointaines, les trois signes qui se trouvent en opposition au Bélier, qui ouvrait l'année, étaient la Vierge, le Bouvier et le Vaisseau céleste ; que la monnaie rappelait ce point du ciel par Janus ou le Bouvier, et par le Vaisseau.

Janus avait à ses pieds douze autels, représentant les douze mois de l'année, et on y sacrifiait alternativement chaque mois. Prés de ces douze autels, il y en avait un second ayant quatre faces, qui, par une entière affinité de l'allégorie de Janus avec le Soleil, étaient expliquées et appliquées aux quatre saisons de l'année ; et sur ce second autel, on sacrifiait alternativement dans chaque saison.

Janus donnait le nom de
Januarius au mois qui suivait le triomphe de la lumière du Soleil au solstice d'hiver.

Il demeure évident par-là, que Janus était considéré comme le père du temps, et comme le directeur de l'année dans toutes ses divisions.

Voilà comme on a expliqué la substitution de St Pierre au Dieu Janus. Le célèbre Boulanger observe que le mot Pierre,
Cephas, ou ce son, dans les langues orientales, veut dire porte, ouverture; on en déduit que les instituteurs de la religion chrétienne se sont servis de ce nom pour indiquer aussi le portier céleste du Paradis chrétien.

St Pierre tient toujours en main
les clés mystérieuses. Les premiers Chrétiens, pour suivre l'allégorie de Janus, l'ont établi aussi pêcheur, afin de pouvoir conserver l'emblème du Vaisseau céleste qu'on voit sur les médailles de Janus. D'ici partent toutes ces allégories des péchés évangéliques, et voilà pourquoi, par une continuation de la substitution de Pierre à Janus, les premiers Chrétiens ont symbolisé l'Eglise par un vaisseau démâté, en butte aux vents et aux orages. Nous conservons l'emblème du Vaisseau dans la stricte observance et d'ailleurs.

Pierre est aussi le chef des douze Apôtres que le calendrier chrétien, pour se conformer à l'allégorie, fut forcé de placer un dans chaque mois pour leurs fêtes,
de la même manière que les douze Divinités subordonnées à Janus étaient fêtées par les Payens et présidaient aux douze mois de l'année, ce qui se lie avec les fêtes des douze Apôtres.

Janus préside aux quatre saisons de l'année ; l'autel à quatre faces nous l'a expliqué ; par
une similitude continue dans le calque de St Pierre sur Janus, il préside aux quatre Evangélistes qui se trouvent placés dans le calendrier chrétien, un dans chaque saison ; et l'année représentant un cercle dans le Plafond, les Evangélistes le partagent en quatre parties égales.

Nous avons assez démontré que Janus et le Soleil sont identiques. St
Pierre, arrivé à Rome de l'Orient, porte avec lui le symbole le plus marquant du Soleil et de sa vigilance ; c'est un coq qui le suit partout. Or, il y a des milliers d'Abraxas représentant le Soleil sous cet emblème. Nous invitons les curieux à examiner les planches du second volume de l'Antiquité expliquée.

Si St Pierre a existé, et si le coq vigilant a pu par son chant lui rappeler dans le palais de Pilate, qu'il avait renié son maître, après même qu'il en avait été comblé de grâces, que doivent dire les Juifs et tous ceux qui professent un théisme pur, en voyant que le Temple plus somptueux , le plus riche de marbre et d'or qui existe au monde, est consacré à ce bon Apôtre qui trois fois renia Dieu dans son Divin Maître? (Voyez l'Evangéliste St Luc, ch. XXIII, § 56, 67, 58, 5g et 60.)

Suivons le mélange des cultes : les têtes des quatre animaux qui symbolisent les
quatre saisons de l'année chez les Egyptiens, couvrent la tête des quatre Evangélistes : une peinture très-ancienne nous les rapporte ; elle est d'une autorité sans réplique, de la main du bienheureux Angélique de Tiessole, gravée par Nocchi, et existe encore de nos jours dans la Galerie de Florence, dont nous donnons un fac timile à la pl. IV, n.° 1.

Nous avons vu que
les prêtres égyptiens, lors de l'initiation, armaient leurs têtes d'un casque qui représentait la tête d'un chien, d'un lion, d'un boeuf, d'un épervier, emblèmes de leurs Divinités. Ce peintre, qui est canonisé comme saint, et qui, par conséquent, doit être au Paradis., n'aurait jamais peint les Evangélistes avec des têtes d'animaux, si elles n'étaient pas un fac simile de celles dont les premiers prêtres chrétiens, serviles imitateurs des usages des Egyptiens (*), se servaient lors de leurs initiations, il est impossible de donner une autre explication au plafond du père Angélique, où l'emblème serait tout-à-fait obscur et monstrueux.

 

(*) Ou lit dans l'Antiquité dévoilée, tom. II, pag. 40, que lors des mystères de Mythras, les initiés portaient des noms relatifs à leur culte du Soleil, c'est-à-dire, les noms des constellations du Planisphère céleste,- ils se déguisaient en Lion, en Bœuf, en Aigle, en Chien, etc. etc. Les premiers Chrétiens furent entraînés malgré eux dans les usages payens, et malgré la haine qu'ils portaient à l'idolâtrie.

 

Nous ajoutons deux prêtres égyptiens dans deux Abraxas dont l'un porte la tête du lion (**), l'autre celle du boeuf (***). Des têtes d'animaux et d'oiseaux représentaient ou la Divinité ou quelque chose de sublime ; quelquefois il y en avait aussi qui se rapportaient à des effets naturels ; par exemple, la tête d'un épervier désignait la saison qui précède immédiatement l'alluvion du Nil ; les éperviers arrivent du nord en Egypte à cette époque. Une tête d'huppe signifiait l'instant où le Nil se retirait; cette circonstance était signalée par le retour de ces oiseaux.

(**) Les prêtres égyptiens, sous le masque du Lion ou du Soleil dans toute sa vigueur, avaient placé l'allégorie de la Vengeance du mauvais Principe, symbolisé par la tête dégoûtante de sang que le prêtre tient dans sa main gauche. Voici encore un rapprochement du grade d'Elu et du Kadosch, que, dans la plus grande partie des rites, on réfère toujours à la Vengeance d'Hiram, le bon principe, quoique les enseignes communes à tous les Ch Croisés paraissent se référer à Jacques Molay.

(***) La légende de l'Abraxas à la tête de Bœuf, est « Chamai, Lacchus-Amolita Abraxas, Akecheioch, Mithama, Eom, Emol » ; ce qui s'explique ainsi : Dieu , délivrez-moi de mes peines , car je porte cet Abraxas.


Nous finirons cette matière par une dernière considération relative à la Maçonnerie. L'on veut que la fête même de St
Jean soit celle de Janus, car elle arrive précisément au solstice d'hiver; et de plus, le mot de Joannes, ayant quelqu'accord avec celui de januaa, porte, fit croire que, dans ces époques obscures, on a cherché à cacher aux initiés de la Rome moderne, par cette substitution, les mystères qu'ils professaient, et qui n'étaient que ceux de Janus ou du Soleil.

Sans partager l'opinion de ceux qui se sont livrés à ces savantes recherches, nous les donnons pour éclaircir les allégories chrétiennes et maçonniques.

La confusion dogmatique des religions égyptiennes, juives et chrétiennes, est facile à déduire même par les décrets des administrateurs de la police de l'ancienne Rome, qui regardaient tous ces cultes comme une même chose. De fréquens décrets du Sénat romain nous l'attestent; car, lorsqu'il voulut défendre l'exercice de la religion juive-chrétienne, le culte et les cérémonies des Egyptiens étaient toujours mis en avant des autres.

Ce fait démontre que
les institutions égyptiennes étaient mêlées aux judaïques et chrétiennes. Nous observerons que les premiers Chrétiens, à Rome, étaient toujours indiqués comme des Sectateurs de Moïse et des Israélites. Tacite, Annal, lib. 15, ch. 44, en parlant de l'incendie de Rome qui avait eu lieu sous l'empereur Néron, dit qu'on avait accusé les Juifs d'en être les auteurs, et que si on les avait condamnés, ce n'était pas parce qu'on avait la preuve du délit, mais simplement par l'opinion générale que les Juifs pouvaient être capables de ce délit à cause de la haine qu'ils portaient au genre humain par suite de leurs institutions. Cette opinion de Tacite n'est plus suivie de nos jours par les Chrétiens qui, avec une quantité d'écrivains ecclésiastiques, croient que Néron avait causé cet incendie pour se défaire des Chrétiens : tout prouve donc que les Anciens ne faisaient aucune distinction entre les Juifs et les Chrétiens.


La confusion et le mélange de sectes occasionna une conformité dans leurs cérémonies et même dans leurs superstitieuses légendes ; toutes avaient des prodiges et des miracles à vanter, qu'ils attribuaient à leurs fondateurs ; ces rapprochemens arrivèrent aux premiers siècles de l'Eglise romaine.

St Irenée soutient que les Basilidiens avaient établi dans leurs doctrines,
trois cent soixante-cinq cieux, qui étaient présidés par autant de Divinités, et que ce nombre était le résultat de la parole Abraxas; que le même résultat numérique était donné par les lettres qui composaient le nom de Mythras, tant respecté par les Mages, lorsque ce nom était écrit comme dans beaucoup d'Abraxas, Meitras; qu'en conséquence, ces deux mots présentent de la confusion.

Les auteurs qui écrivaient contre ce Saint-Père, ont fait observer qu'il y avait la même confusion chez les Chrétiens, et qu'ils adoraient le Soleil comme les sectaires dont nous venons de parler, d'autant plus qu'ils appelaient le Christ Soleil de justice immatériel, et que les mystères de Mythras se confondent totalement avec les mystères chrétiens; car St Justin, martyr, rapporte dans sa seconde Apologie en faveur des Chrétiens, et que nous traduisons fidèlement, que les Apôtres, dans les livres qu'ils laissèrent écrit, et que l'on nomme Evangiles : « Que Jésus avait fait connaître qu'ayant pris du pain après avoir rendu grâce, il avait dit .- « Vous ferez cette chose-ci en ma commémoration ; ceci est mon corps » , et ayant pris de même le Calice, après avoir rendu grâce, il avait dit : « Ceci est mon sang ». Et à eux seulement il le communiqua. (On entend parler des Apôtres.). Ce que, par une imitation suggérée par le mauvais Démon ( Chacun sait que la communion de Mythras a précédé de plusieurs siècles celle de Jésus. ), on a enseigné et pratiqué dans les mystères et initiations de Mythras; car vous le savez pour sûr ou vous pouvez le connaître à votre bon plaisir, que, soit dans les sacrifices, soit dans les mystères de la Divinité (St Justin confesse la divinité de Mythras.), on se sert de pain et d'eau dans un Calice, en y ajoutant et prononçant quelques paroles ».
 

Tertullien, dans son livre de Prescript. Hœret., dit de plus, que le Démon baptisait les fidèles en leur promettant l'expiation de leurs crimes par cette ablution; et que par-là, il les initiait à Mythras en les marquant au front, et faisant l'oblation du pain. Eusèbe, Hist. Eccl., liv. 7 , ch. 9 , nous indique que les fidèles, dès la naissance du Christianisme, allaient à l'autel pour y prendre le pain consacré.

Un prêtre le leur
remettait dans la main, et ils allaient chez eux (*) avec cette fraction de communion , en signe de la paix avec laquelle ils vivaient avec leurs frères.

(*) Ce pain sacré était conservé même dans la famille, et on en présentait à ses hôtes en signe de paix et d'amitié.


Le Concile de Laodicée, à son 44.e Canon, défend aux femmes de s'avancer elles-mêmes à l'autel, et, en 692, le Concile de Trulle porta la même défense aux hommes :
le prêtre leur remettait le pain consacré en main, et les femmes tendaient un lin blanc dans lequel le prêtre déposait la partie de communion qui leur était (*) destinée. Clément d'Alexandrie, Stromat. liv. I., St Cyprien, St Ambroise et St Augustin, Cont. Epi. Parmen, liv. 2, ch. 7, disent que l'Eucharistie se donnait à la main.

(*) Voilà la raison de l'institution des sept Diacres pour présider à la distribution de la table des veuves et des enfans dans la primitive Eglise.

Du temps de Justinien à Constantinople,
les enfans étaient conduits dans les Temples, afin d'y manger les restes de la Cène mystique. Nicephore et Calyste, liv. VII, 25, disent avoir participé à cette faveur dans le 13e siècle.

Observons à ce propos, que les premiers Chrétiens
donnaient au pain de la communion une forme humaine, aujourd'hui remplacée par l'impression d'un Christ sur l'hostie ; ce qui fit que les détracteurs du Christianisme en tirèrent la conclusion qu'ils se nourrissaient réellement de la chair et du sang d'un enfant, comme on le débitait des Juifs-Chrétiens lors de l'incendie de Rome au temps de Néron.

Nons trouvons dans Pierre Martir, dans Paw et dans Carli, Lett. Amer., que
la communion était en usage au Mexique ; elle se rapportait entièrement à celle des Chrétiens dont nous venons de parler.

Les
prêtres du Soleil formaient une grande statue avec la pâte de maïs qu'ils faisaient cuire ( Les pains de proposition des Hébreux étaient cuits particulièrement par les Lévites. ).

Le Grand-Prêtre, après une grande procession qu'il faisait avec cette statue, une fois rentré dans le Temple,
la rompait et en distribuait les morceaux au peuple qui les mangeait, et se croyait ainsi sanctifié comme jadis nos ancêtres qui avaient participé à la communion de Mythras et de Bacchus. Cette même cérémonie se trouve décrite dans St Justin. Apol. Ier.

Il y avait une conformité de plus au Pérou avec les mystères chrétiens : outre le sacrifice du pain, les prêtres trempaient les doigts dans une liqueur vineuse de maïs et, le regard fixé au Soleil, en faisaient des aspersions ; ce que les Juifs pratiquaient aussi.

Nous n'osons pas croire que ces communions américaines fussent d'institution chrétienne : le mot de Christ était inconnu aux Américains. Ne serait-on pas induit à croire que l'institution de cette cérémonie tient son origine du même type que la mosaïque ; car elle est le fac timile de la primitive communion juive que l'on donnait à la main. Voyez l'Exode, ch. XXOX, v. 23.

« Tu prendras aussi un pain, un gâteau à l'huile et un beignet de la corbeille où seront les choses tant levain, laquelle sera devant l'Eternel ».

V. 24 : « Et tu mettras toutes ces choses sur
les paumes des mains d'Aaron et sur les paumes des mains de ses fils, et tu les tournoieras en offrande tournoïée devant l'Eternel ».

Nous regrettons que cette pratique et cette cérémonie aient été
la cause d'une infinité de troubles et de massacres de la part des Chrétiens. Cette cérémonie est rappelée dans le grade du Rose-Croix, qui n'est d'aucun inconvénient, et qui n'a pas de rapprochemens avec les mystères de la chrétienté, ce que prétendaient plusieurs de ses détracteurs : elle pourrait, par ce que nous avons exposé, avoir été transmise directement des mystères de Mythras : la mort qu'on y pleure est toujours la mort astronomique du Soleil ; elle est pleurée par la crainte de la chute du Temple et par celle du dépérissement de l'Univers.

La
cérémonie de la Cène est très ancienne et était pratiquée lorsqu'on conférait le grade de perfection en Perse et à Eleusis.

La
Cène était une cérémonie dans les mystères de toute l'Antiquité; Jupiter et Hercule, à son apothéose, reçoivent la coupe de la main d'Hébé.

Au milieu de toutes ces pratiques, qui étaient communes aux Mages, Cabalistes, Gnosticiens, etc., le dogme était pour tous, que Dieu était incompréhensible, que son nom était
ineffable, innommable ; et d'accord, ils établirent, pour ainsi dire sans se connaître, l'adoration métaphorique dans son plus bel ouvrage, dans l'astre du jour, dans ce Soleil qui régit l'Univers visible par ses lois destructives et conservatrices, qui reproduisent, par ce contraste perpétuel, la continuation des êtres. Tous ces prêtres philosophes ont voulu donner dans l'image du Soleil le portrait du Créateur, qui, par ses lois fixes, était l'expression de ses volontés.

Cette science pure devint le principe des erreurs
du Paganisme ; on a personnifié et déifié Mythras , Mira, Osiris, Sérapis, Bacchus, Adonis et autres héros, comme on l'a dit. Les combats de la Nature, représentés par les symboles du Soleil, furent appliqués, par suite des erreurs, à de secondes Divinités fictives (*), et le vulgaire puisa l'idée de leur mort et de leur résurrection. Les Initiés seuls ne se trompaient pas dans leur application ; ce qui fit dire à Cicéron, de Nat. Deorum, lib. II, 24 :

 «
Un sens physique intéressant est renfermé dans des fables en apparence impies. »

(*) Le combat du Dragon par des Saints du Christianisme, n'était-il pas une imitation des légendes ci-dessus ? L'emblème de cette constellation fut métamorphosé en differens Diables, dont un Saint délivra telle ou telle ville ; ces traces du Paganisme se trouvent encore sur une infinité de clochers.

En vain
les Chrétiens romains voulurent faire croire que les initiés égyptiens adoraient les images et qu'ils étaient idolâtres; alors, comme aujourd'hui, on était convaincu que toutes leurs anciennes Divinités sont des emblèmes, et qu'Isis aux sept mamelles, environnée par une lionne, par un dauphin, par un aigle et par une salamandre, n'était, aux yeux de ceux qui savaient lire et comprendre ces emblèmes, que la Nature mystérieuse génératrice se liant aux planètes.

Chacun sait qu'
Isis représente la Nature, cette Divinité dont les miracles qu'elle opère tous les jours sont couverts d'un voile aux yeux des mortels. Les mamelles sont l'image de la fertilité, et les quatre animaux qui l'entourent représentent, le lion, la terre; le dauphin, l'eau; l'aigle, l'air; la salamandre, le feu.

28e partie

Posté par Adriana Evangelizt

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Published by Adriana Evangelizt - dans FRANC MACONNERIE
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