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4 décembre 2007 2 04 /12 /décembre /2007 00:18

 

 

Les Rômes

Histoire vraie des vrais Bohémiens

par Jean-Alexandre Vaillant

1857

4e partie

3ème partie

2ème partie

 1ère partie

CHAPITRE PREMIER - suite...

LES ROMES AUX INDES

D'où nous venons ? l'on n'en sait rien.
L'hirondelle
D'où nous vient-elle ?
D'où nous venons ?  l'on n'en sait rien.
Où nous allons, le sait-on bien ?

 

Il est donc acquis à l'histoire que les Zath, premiers pâtres et premiers guerriers, sont les premiers nés d'entre les hommes, aussi bien à la vie du corps qu'à celle de l'esprit. La plus forte preuve en est leur état primitif de pâtres, car il est le premier auquel les hommes purent se livrer alors qu'aux premiers jous du monde ils n'avaient ni instrument pour labourer ni terre, ni outils pour y creuser des mines. La force et le courage qu'ils durent déployer pour dompter len animaux avec lesquels ils avaient à lutter d'abord corps à corps, le besoin qui les poussa à les soumettre et le plaisir qu'ils éprouvèrent à les apprivoiser, les rendirent à la fois guerriers et artisans. Pâtres, ils étaient monades, c'est-à-dire solitaires, parce qu'ils marchaient seuls par famille, avec leurs troupeaux, devenus guerriers et errant ensemble par tnbus pour chercher aventure, ils furent nomades; et c'est de là que les Rômes s'appellent eux - mêmes encore aujourd'hui Rom-muni. Dans leur état de pâtres et de guerriers, ils cherchaient les moyens de charmer leurs loisirs; et, comme ils n'en trouvèrent pas d'autres que le chant et la danse, ils inventèrent den instruments dont ils purent s'accompagner ; comme aussi c'était par monts et par vaux qu'ils s'en allaient paissant leur bétail au milieu de leurs lyri ou montagnes, tout porte à croire qu'ils ont inventé cet instrument dontApollon, berger chez Admete, charma le premier les troupeaux, et qu'on appelle la lyre; comme enfin pour prendre leurs ébats, ils se prenaient par la main et  formaient des kol, c'est-à-dire des choeurs ou des rondes, ils devinrent danseurs, bari-guri et cory-bas. Il ne faut donc pas s'étonner que len Rôes, qui sont un niélange de Zath, de Mèdes et de Bodhas, soient restés en Europe ce qu'ils étaient aux Indes, artisans et artistes; mais il serait complètement faux et déraisonnable, à l'aspect de la misère qui les couvre, d'en vouloir faire des Parias. Aussi ceux-là seulemenet sont tombés dans cette erreur qui ne jugent que sur les apparences ; et ils y sont tombés parce que, depuis les institutions brahmaniques auxquelles ils sont antérieurs, comme le fait à la fiction, la vue à l'idée, Boudha à Brahma, les artisans Ts'oud tartares ou Soudras indiens, fils de Brahma, réduits plus tard en servitude par le code de Manou, comme le furent en Egypte par le code de Ménès les artisans hébreux, fils d'Abraham, dont le dieu est Manoel, y sont maintenus jusqu'aujourd'hui dans un tel état de dépendance et d'infériorité que, malgré toute leur intelligence, ils n'en peuvent sortir  que par la révolte. Cependant il y a toute une civilisation de difference entre les Parias et les Soudras : les premiers sont le type absolu du plus haut point de dégradation et d'abjection auquel puisse jamais arriver la faiblesse et la bassesse de l'esprit et du coeur de l'homme. Auprès d'eux les crétins sont des aigles, et les plus idiots sont des hommes, ce que ne sont pas les Pariah pour les Brahmanes. Quant aux seconds, de quelque profond mépnis dont les ait frappés la loi de Manou, il est facile de voir qu'ils ne sont pas moins hommes que ne l'étaient les Hébreux en Egypte.

Selon ce code de Manou, les Soudras sont la caste servile; rien ne peut les dégager de cette servililé, pas même l'affranchissement ; "car, dit la loi, qui pourrait les dégager d'un état qui est leur nature ? Le devoir du soudra est de servir, et son nom est l'expression du mépris. Qui le tue ne paie pas plus d'amende que pour un chat ou un chien, un lézard ou un crapaud. II peut se louer comme charpentier, serrurier, maçon, peintre, écrivain, musicien ; mais il lui est défendu d'amasser des richesses", et, pour lui en épargner l'orgueil, la loi qui fixe l'intérêt mensuel de l'argent à deux pour cent pour le brahmane, l'a fixé pour lui à cinq pour cent. "Il peut accomplir les sacrifices religieux, mais il en doit omettre la lecture des textes sacrés, et les lui enseigner est un  crime. Il ne doit se nourrir que des restes de son maître et ne se vêtir que de ses vieux habits."

Tandis que l'homme des trois castes supérieures peut choisir femme dans les castes inférieures, les soudras ne peuvent s'allier qu'entre eux. L'enfant né d'un soudra et d'une brahmane est declaré c'andali (Prononcez tchandali.), comme qui dirait lunatique et répnouvé, comme autrefois en Europe un bâtard. Tandis que, dans le cas de succession, la femme brahmane a quatre parts, la kshatria trois, la veyssiah deux, la soudra n'en a qu'une, et l'enfant qu'elle a de son mari d'une des trois castes supérieures n'a droit, serait-il unique, qu'à cette quatrième part. D'ailleurs, si un soudra se permet de s'asseoir sur le siège d'un brahmane, on lui brûle avec un fer chaud la partie coupable. Insulte-t-il un homme de caste supérieure? on lui coupe la langue; ose-t-il admonester un brahmane? la loi ordonnce de lui couler de l'huile bouillante dans la bouche et dans les oreilles.

Cette servilité dans laquelle ils sont maintenus est certainement affreuse, mais si elle est la servitude, elle n'est pas l'esclavage, et moins encore le néant dans lequel sont tenus les pariah. Ils sont tenus bons à servir, les Pariah sont tenus bons à rien ; qui les tue ne paie que comme pour un chien , qui tue un pariah ne paie rien ; ils doivent omettre la lecture des livres sacrés dans leursacrifices, les pariah ne doivent pas même sacrifier; ils ne peuvent porter que de vieux habits et ne manger que les miettes, le pariah est condamné à rester nu et à manger les bêtes immondes et les charognes; ils paient six pour pour cent d'intérêt annuel, le pariah ne saurait trouver de credit à aucun pnix; ils sont désavantagés dans leurs alliances dérogatoires avec les castes supérieures, mais les Pariah ne pourraient jamais être l'objet d'une pareille mésalliance. Ainsi, le soudra n'étant point pariah, le Rôme qui est soudra ne peut l'être davantage. Le soudra est serf, mais il n'est esclave ni de l'Etat ni des particuliers. Il ne donne pas, il loue ses services, et c'est à son propre compte qu'il exerce son métier. enfin ii peut posséder, droit que n'a pas l'esclave; et sa personne est protégée contre son maître, qui ne doit pas le châtier injustement. Il est si peu esclave de l'Etat que l'émigration, si sévèrement interdite aux autres castes, lui est au contraire permise. En effet, tandis que la loi ordonne expressément à tout homme qui, étant deux fois né, a été investi du cordon sacré, de ne pas sortir des Indes et d'habiter de préférence de l'Hymalaya au Mont- Vindhya, elle laisse au soudra la au soudra la faculté d'ailer gagner sa vie dans tous les pays du monde. Ainsi, mêrne après leur asservissement par les intitutions brahmaniques, les Soudras ont toujours pu sortir des Indes ; brahmanes, ils s'y seraient refusés, parias, ils n'auraient même pu y songer ; le brahmane et le paria tenant aux Indes, l'un, comme l'aigle à l'air, l'autre, comme le reptile au limon.

Mais bien que maintenus dans une position servile et dégradée par les institutions brahmaniques, il ne s'ensuit pas que les Soudras aient toujours été réprouvés et jugés inaptes à la guerre, à l'administration, au gouvernement ; il ressort même du livre de Manou qu'il y avait en son temps non seulement des villes gouvernés par des rois soudras, mais aussi des territoires entièrement habités par des Soudras, comme l'est encore aujourd'hui le pays des Mahrates. En effet, les Zath qui, eux aussi, étaient soudras, s'étaient constitués en un Etat dès la plus haute antiquité ; et tout porte à  croire que ce fut apres bien des siècles que, par suite de leurs querelles, ils furent soumis à la famille d'Hastinapour. Alors, ainsi que nous l'avons dit, ils occupaient le haut Multan avec les Meydes et les Bodhas. Le pays fut partagé entre eux; une partie fut concédée aux Mèdes, une autre aux Zath. Des villes se fondérent, et la vallée se civilisa. Parmi ces, on pourrait indiquer Balk, Caboul, Peshour, Cas'mir, Delhi, Mythra et Magada, puisque si c'est là que s'établirent les Anaki de Tartarie et les Inaka de l'Inde, c'est de là aussi que sortirent les sakia et les sagia ; il est aussi permis de supposer, les Medes et les Bodhas ayant gardé pour eux le haut de la vallée, que les Zath se retirèrent d'abord dans la partie inférieure, qui porte seule aujourd'hui le nom de Mul-tan et que, plus tard encore, ils furent obligés de le quitter pour aller s'établir au sud, dans le delta du Sind, et à l'est, dams le territoire d'Agra , dont ils occupent aujourd'hui toute la contrée, située entre Thana, Sour et Lahore.

Quoi qu'il en noit, cette soumission des Zath, ce partage de la vallée, cet établissement des Zath sun les rives de la Gemma et dans le delta du Sind, semblent n'être que les résultats de la conquête des Brahmanes. Jusque-là, adonnés à la garde de leurs troupeaux et se livrant, comme leurs frères du Thibet et de la Tartarie, à l'exercice de tous les métiers, les Zath, principalement musiciens et danseurs, comme les Basigurs, s'en allaient an son du neï, de la kobza et de la mogada, rois pour eux des instruments, chanter aux Bodhas et aux Medes, manassa et t'shoud, c'est-à-dire cultivateurs et artisans, la paix, la joie et l'amour. Peu leur importait des demeures fixes ( sala ), des habitations couvertes (stré-kaïa), la terre était à eux, puisque pantout l'on y aime la danse, la musique et le chant. Voulaient-ils de l'espace? il était vaste; un beau ciel ? il était bleu ; de la chaleur ? elle était grande: que pouvaient-ils désirer de plus et espérer de mieux au delà des sources des Panc'ab ? ils n'y eussent trouvé que sauvagenie et ténèbres. Au delà des Tagh tout est de glace, an delà des Ghât tout est de feu. Hommes de la nature, ils vivaientavec elle, et ils étaient heureux, comme ils le seraient toujours et partout où l'ordre liberticide n'interviendrait pas violemment entre elle et eux.

Dans leur reconnaissance pour Adon, le soleil, leur père et leur dieu, ils lui offraient en esprit la vie du chevreau ou du bouquin, du iagu ou du mandu, dont ils allaient manger la chair pour sustenter leurs corps après une longue fatigue. Soit dit en pnssant, c'est ce iagu et ce mandu, emblèmes pour eux de l'ardeur des sens, comme le Meyde on Mende était l'expression de l'ardeur au travail, que des leur première descente vers les contrécs du sud-ouest, les Pélasges apprirent aux Grecs à chanter dans leurs tragédies, et que les Egyptiens honorèrent au point d'appeler de son nom Mendès la ville où ils lui dressèrent un temple. Travailler pour jouir, aimer pour multiplier, telle était la vie des Zath; et elle ne pouvait être autre sous ce riche et puissant climat des Indes où la nature est si prodigue qu'elle n'a que faire du secours de l'homme, où l'homme est tellement favorisé de la nature, qu'il peut, au besoin, se passer du secours des arts, où la nature et l'homme ont un besoin constant d'expansion, et où tous deux ils semblent n'être que pour féconder et produire.

Telle fut longtemps leur vie; mais, nous l'avons dit, tout porte à croire que, mêlés aux Meydes et aux Bodhas, ils finirent par se livrer à leurs travaux puisque, sous leur nom de Rômes, ils les exercent encore aujourd'hui en Europe. En effet, s'ils ne creusent pas la terre pour y chercher, commle les Meydes, l'argent et l'or, comme eux du moins ils travaillent les métaux, le fer et le cuivre et cherchent l'or dans le sable des nivières; s'ils ne cultivent pas non plus ka terre comme les Bodhas, pour y semer du blé, comme eux pourtant ils en étudientles simples pour en composer, comme eux, des philtres enchanteurs, dont les uns sont des breuvages solutaires et les autres de subtils poisons. C'est donc des montagnes, tagh ou togh, des pays d'Aria et d'Hénochia, c'est donc des montagnes plus hautes encore, Tangh ou Tanghut, du haut Thibet ou Boutan, enfin c'est donc du haut pays ou Taghorma du Mul-tan qu'il est dit au livre de Job (Ch. 27, v. 7, 8, 9) : "Certainement l'argent a sa veine et l'or un lieu d'où on le tire pour l'affiner; car l'homme met fin aux ténèbres, en sorte qu'il recherche le lieu de toutes choses, même les pierres précieuses dans l'ombre de la mort. C'est de là que sortent le pain, la poudre d'or, l'onyx et le saphir. — Les jeunes lions n'y ont point marché, les vieux lions n'ont point passé par là. L'homme y met sa main aux pierres les plus dures et renverse les montagnes jusques aux fondements."

On est d'autant plus porté à le croire que la légende de Job n'est qu'une allégorie de l'opulence et de la misère où s'élève et tombe l'homme qui s'évertue à fatiguer la terre, et que le nom même de JOB, par lequel les Hébreux ont caractérisé tous les IEBUSIENS, fait suffisamment allusion à ces anciens terriens de la terre Ebhu du Bhoutan pour n'en pas douter.

Aussi lorsque la légende ajoute : "L'homme fait passer les ruisseaux a travers les rochers fendus", est-on en droit de se demander si ce n'est pas à l'homme, au Meyde, plutôt qu'au dieu Zab, qu'il faut attribuer l'écoulement des eaux qui faisaient jadis une vaste mer, un brillant miroir de cette vallée riante et profonde, qu'arrose aujourd'hui le Jilum, et dont la capitale a conservé le nom de Cash-mir.

Quoi qu'il en soit, les Meydes furent les premiers tubal ou forgerons et les Bodhas les premiers sémites on cultivateurs de semences, blé ou orge, riz ou dora ; et les rapports des Zath avec eux sont suffisamment établis par la langue des Rômes. En effet, s'ils nous appellent gac'ni (villageois) avec le sens de païens, c'est que leur gac'o ou village (pagus) n'est autre que le gac'an des Mog-gols ; d'ailleurs, lleur homme spirituel kuduk, son intelligence os'ak, son savoir, jana étant pour les Moggols : la sagesse, la vue, la science, ces analogies font naturellement supposer qu'ils ont dû vivre ensemble ; et ce qui peut induire à faire de cette présomption une certitude, c'est que, aux temps antiques, les fils n'étant disciples que de leurs pères et les disciples se disant fils de leurs maîtres, les premiers disciples ou c'abi (prononcez tchabi) des Moggols sont assurément les fils ou c'abi des premiers Rômes.

Sans doule les montagnes du Caucase sont assez hautes pour être un Taghorma, et elles recèlent assez de métaux pour qu'on en ait exploité les mines dès la plus haute antiquité; mais là n'est pas le Togharma biblique, là n'est pas le premier séjour des Tubal. Ces premiers affineurs de métaux, ces premiers forgerons étaient les Meydes, qui habitaient où nous les avons vus, au nord-ouest du Multan et jusqu'au Taghorma thibétain. C'est chez eux et non chez les Chalybes du Caucase que se dirige, plus tard,
l'intendant d'Abraham pour chercher une épouse au fils de son maître;  et c'est à Paddan Haran, c'est-à-dire à Aram, sur le Padda ou grand Gange qu'il s'arrête, quand il l'a trouvée. C'est chez les Bodhas que vint habiter Jacob, près de Laban, son oncle, et c'est de chez eux qu'il rapporta en Judée le livre ou parole de la science astronomique, dont Laban lui-même est le labeon ou genie qui en fait la voix; enfin ce sont les Zath qui ont conservé chez les Hébreux ces charmes de la parole, ces dharamas indo-tartares dont les Grecs ont fait des drames, et qui consistent, comme nous l'allons voir, a changer le fait en fiction, la vérité en fable, les astres en héros, les héros en dieux, les heros et les dieux en hommes, par la substitution de l'allégorie de l'imagination à l'autogorie du bon sens. 

Cinquième partie

Posté par Adriana Evangelizt

 

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Published by Adriana Evangelizt - dans Tradition Tzigane
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commentaires

Michelle LEMAIRE 06/01/2013 10:46


Bonjour,


Pour mes recherches concernant le mythe d'Isa Kristen, je suis tombée sur votre site qui "me parle" avec amour car je suis une adoratrice du Livre de JA VAILLANT. Il
m'a déjà beaucoup servi pour la rédaction de mes deux derniers romans et servira encore pour le prochain. De plus im m'a permis de rencotnrer des Rôms... formidables avec qui je me sens en lien
très fort.


Je voulais vous dire que j'ai les pages 30 et 31 et si vous voulez, je peux les scanner et vous les envoyer sur une adresse électronique ?


Ce livre est un joyau... quadsiment inconnu !


Latcho drom.