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7 novembre 2007 3 07 /11 /novembre /2007 23:26

 J'ai déjà posé deux fois la 5e symphonie de Beethoven dirigée par Karajan et là, je l'ai trouvée avec Daniel Barenboim, juif d'origine argentine, un homme de coeur qui a créé le West-Eastern Divan Orchestra où les musiciens sont de jeunes Palestiniens, Israéliens et de divers pays Arabes. Quelqu'un que j'aime beaucoup et qui oeuvre à sa manière pour la paix. Son site.

 

 

 

 

 Cinquième symphonie de Beethoven

par Daniel Barenboim

 

 

Daniel Barenboim l'Universaliste  

Contre la haine et l’enfer de la guerre, un seul mot d’ordre : musique ! Ce mot lâché avec sérieux aurait pu tomber à l’eau, or il tombe à pic dans le contexte plus que tendu du conflit israélo-palestinien. Un homme relève le défi : contrer la fatalité des vendettas, éradiquer les foyers de violence. Réapprendre à vivre ensemble, en harmonie.
Le chef israélien Daniel Barenboim avec l’intellectuel palestinien Edward Saïd (décédé après le lancement du projet, en 2003), ont composé un duo exemplaire destiné à rompre la guerre entre frères ennemis. Leur initiative s'est pleinement réalisée lors du concert historique à Ramallah (en août 2005, dont les enregistrements CD et DVD son parus chez Warner), mais aussi en 2006, avec le nouveau concert diffusé en direct sur Arte, le 20 août, depuis l'Alhambra de Grenade.

Pour se faire, est né l’orchestre des jeunes musiciens originaires des deux camps : le
West-Eastern Divan Orchestra.

Weimar, 1999. Dans le ville de Goethe, première session d’orchestre : une phalange composée de 80 musiciens isréaliens et palestiniens, de 13 à 26 ans. Jouer ensemble, apprendre à suivre une partition en frères d’esprit et de cœur. Le symbole est fort et son enjeu de taille. Et si la musique pouvait indiquer une nouvelle issue ?

Après Weimar, Séville acueille en 2002 le mois de répétition qui prélude à la tournée en Europe mais aussi dans les pays originaires des instrumentistes : Proche-Orient, Espagne.
L’Espagne en particulier le gouvernement autonome d’Andalousie veut apporter sa contribution pour la reconnaissance de l’apport culturel que Juifs et Arabes ont prodigué au prestige culturel et à l'économie du pays. Phalange symbole d’une musique de réconciliation et pacificatrice, mais aussi tremplin école pour de jeunes instrumentistes désireux d’intégrer les orchestres. Certains ont déjà rejoint les ensembles professionnels comme membres permanents. Le projet est aussi un moyen de professionnalisation.

2005, concert à Ramallah en Palestine. Nouvelle étape : le symbole pacificateur du Divan orchestra prend tout son sens. Au programme, symphonie de Symphonie concertante de Mozart et 5ème Symphonie de Beethoven. Barenboim pose sa baguette et explique aux journalistes le message qui est le sien : atténuer la haine. Donner en héritage aux générations pacifiées, un monde plus humain, pacifié. Il crée un jardin musical pour enfants afin d’encourager et repérer les vocations musicales précoces.
En terre palestinienne, le chef israélien donne la mesure d’une action résolument combattante… pour la paix. Pourquoi jouer Beethoven ? Parce qu’il parle de la condition humaine, une condition fragile.

Eté 2006, nouveau chapitre d’un projet qui se construit pas à pas tant les obstacles sont nombreux. Arte, associé au projet déjà l’an dernier où la chaîne culturelle diffusait le concert de Ramallah, retransmet cet été, en direct, le concert programmé depuis l’Egypte. Le désir de concilier les haines ancestrales par la musique est digne d’admiration mais Barenboim va plus loin encore. C’est la place de la musique et sa perception qui est en jeu : une musique professionnelle certes mais vivante et engagée, voilà qui change des salles de concerts et des conditions classiques de son audition. Voilà un défi d’envergure pour la musique du XXIème siècle. Son seul et véritable défi, en définitive.

Saison 2007 sur son site en anglais.

Sources Classic news


 

Daniel Barenboïm


Le maestro qui veut rapprocher Israéliens et Palestiniens

 

Croyez-vous qu'un musicien peut jouer un rôle significatif dans un conflit politique?

Il importe de recréer des liens culturels entre nos deux peuples. Ce n'est pas une démarche naïve. Pendant quelques heures, j'ai réussi à réduire le niveau de la haine à zéro. Ni plus ni moins. La fin du conflit passe par une solution humaine et morale.

Vous parlez souvent de morale...

Je suis un artiste, pas un politicien. Mais j'ai le droit de penser que l'occupation israélienne est moralement inacceptable et stratégiquement dangereuse. La sécurité d'Israël passe par la création d'un Etat palestinien. Mon pays aurait dû avoir l'intelligence et la générosité d'offrir aux Palestiniens une terre qu'ils ne voudront pas perdre. Aujourd'hui, une ex-minorité, persécutée pendant deux millénaires, opprime une autre minorité, au mépris de l'éthique juive. Pour être plus clair, je pense que la politique d'Ariel Sharon gaspille le capital moral du peuple juif. Il ne faut pas promettre qu'on va arrêter la violence pour arriver au pouvoir.

Vous n'allez pas jusqu'à justifier les attentats terroristes?

Evidemment non. Le drame, c'est que les deux camps utilisent des moyens qui vont contre leurs intérêts. La violence palestinienne ne fait qu'aggraver la haine et nuit gravement à son image. Yasser Arafat est un autocrate dépassé par sa base. Avant la deuxième Intifada, il était au plus bas dans les sondages. Je crois que l'opposition doit jouer un rôle plus important, d'un côté avec l'émergence d'un mouvement démocratique en Palestine et, de l'autre, en Israël, avec un parti laïque de gauche, moins nationaliste

La remise en cause de la politique de Sharon est souvent taxée d'antisémitisme...

On ne doit pas confondre la politique actuelle d'Israël avec le judaïsme. Même si certains en profitent pour laisser libre cours à leur antisémitisme. Tout le problème provient d'une confusion entre le civil et le religieux en Israël. L'histoire du peuple juif a toujours été déchirée entre deux tendances: celle d'un repliement sur soi-même et celle d'une aspiration à l'universel, représentée, notamment, par Einstein et Spinoza.

Comment définir alors, l'identité juive en 2003?

En tant que juif séculaire, je pense que c'est un mélange de peuple, de tradition et de nation. Sans nation pendant deux mille ans, nous avons toujours été caractérisés par les autres, avec les horreurs que nous connaissons. Mais nous ne sommes plus dans un ghetto en Pologne. Depuis la création de l'Etat d'Israël, nous devons nous définir par nous-mêmes et, pour certains, cela reste difficile. Membre d'une nation démocratique exemplaire, chaque Israélien devrait accepter que l'on puisse défendre un point de vue différent du sien.

Lors de votre candidature à la Philharmonie de Berlin, on a évoqué une cabale antisémite contre vous.

C'est faux: je ne sens pas d'antisémitisme en Allemagne. En revanche, je crois qu'on peut trouver des similitudes entre Berlin et Jérusalem, dans la mesure où les deux villes sont chargées de symboles historiques. Les anciens de Berlin-Ouest, porte-drapeau de la liberté, ont du mal à accepter la réunification avec l'Est, comme certains Israéliens refusent de cohabiter avec les Palestiniens.

Sources L'Express

 

LE CHEF D’ORCHESTRE DANIEL BARENBOIM A RAMALLAH

 

 

 

"Pour tendre une main et partager la musique afin de réduire la haine au silence". C’est par ces mots que le musicien israélien le plus célèbre, Daniel Barenboïm, explique la raison pour laquelle il est venu à Ramallah jouer devant de jeunes palestiniens.

Pendant une vingtaine de minutes mardi 10 septembre 2002, M. Barenboïm, juif originaire d’Argentine, a interprété la "Sonate au clair de lune" de Beethoven devant les élèves de l’Ecole des Amis, tenue par des quakers -protestants prêchant le pacifisme- dans la ville de Ramallah (Cisjordanie), occupée par l’armée israélienne depuis la mi-juin.

Le chef d’orchestre, directeur artistique de l’opéra de Berlin (Staatsoper) avait souhaité se produire en mars à Ramallah, mais les autorités israéliennes lui en avaient interdit l’accès "pour des raisons de sécurité". "Partout dans le monde, des gens me demandent pourquoi je voulais être à Ramallah aujourd’hui. La réponse est très simple : je ne suis pas un homme politique, je n’ai pas de solution pour ce conflit, mais je crois que chacun d’entre nous doit réfléchir à sa responsabilité en tant qu’être humain et cesser de dépendre des gouvernements", a dit M. Barenboïm. Très critique vis-à-vis du Premier ministre israélien Ariel Sharon, le chef d’orchestre est connu pour ses position pacifistes concernant le conflit israélo-palestinien. L’amitié qui le lie à l’intellectuel américain d’origine palestinienne Edward Saïd a débouché sur le concert qu’il avait donné en 1999 à l’université palestinienne de Bir Zeit, près de Ramallah, et sur la création du West Eastern Divan, orchestre rassemblant des jeunes musiciens palestiniens, israéliens, syriens, libanais ou égyptiens qui se sont produits en août en Europe et aux Etats-Unis. Dans l’auditorium de l’Ecole des Amis, l’atmosphère dissipée s’est vite transformée en silence attentif lorsque le musicien a entamé les premières mesures. A la fin du morceau, les adolescents, en uniforme, se sont levés pour l’applaudir. Puis trois jeunes filles ont joué après M. Barenboïm, l’une d’entre elles faisant forte impression en interprétant une valse de Chopin. "J’étais nerveuse quand je suis montée sur scène, mais M. Barenboïm m’a demandé s’il pouvait s’asseoir à côté de moi. J’ai dit oui et je mes suis sentie immédiatement rassurée", dit Céline Khoury, 15 ans. "Je pense que d’autres enfants auraient dû êtres invités aussi. Certains n’ont pas autant de chance que nous", ajoute-t-elle, plus grave. "Je suis content qu’il soit ici ; comme ça il pourra raconter ce qui se passe en Palestine", dit Saleh Amra, 12 ans, qui ignorait jusque là tout du musicien. Pour le militant palestinien des droits de l’Homme Moustafa Barghouthi, qui a invité M. Barenboïm, ce jour a permis de "percer le siège (imposé par l’armée) et d’apporter à ces enfants de la musique et un message de paix". "Nous devons apprendre à faire la différence entre nos amis et nos ennemis, entre ceux qui veulent la paix et ceux qui préfèrent la guerre", souligne-t-il. La visite du chef d’orchestre à Ramallah a été très critiquée dans les médias israéliens, mais l’intéressé ne veut pas que son geste prenne une tournure politique : "Je suis venu ici en tant qu’individu (...), je sais seulement qu’israël ne peut pas résoudre le conflit de manière militaire, tant d’un point de vue moral que stratégique". "Demain, la paix viendra. Les deux camps devront à nouveau échanger, économiquement et culturellement. Pourquoi devrais-je attendre", se demande-t-il, alors que "la musique peut faire passer ce sentiment de communauté sur le champ ?" RAMALLAH (AFP)

Posté par Adriana Evangelizt

 

 

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Published by Adriana Evangelizt - dans VIDEO MUSIQUE CLASSIQUE
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