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19 octobre 2007 5 19 /10 /octobre /2007 06:38

 

 

 

 

Histoires secrètes du Graal

 


par Alain Desgris

 


 


Objet de la quête éternelle des hommes d’esprits, le Graal a pris au cours des âges mille et un visages. Alain Desgris nous propose un point de vue original à plusieurs niveaux de lecture.


La forme circulaire de la Table d’Arthur a immédiatement éveillé les chercheurs plus acharnés pour se référer, non seulement à un concept de roue, mais aussi à celui de cycle zodiacal.

Stonehenge, la présence autour de ladite table de douze chevaliers identiques en nombre à ceux de la Sainte-Cène où Jésus réunit ses apôtres pour son dernier repas, pourraient paradoxalement faire dépasser cette notion du nombre en lui substituant quelque chose de plus fort !

Car la corrélation entre les deux exemples ne se résout ni dans le nombre, ni dans la forme qui ne sont là que des symboles complémentaires (mais non essentiels destinés simplement à attirer l’attention, à égarer) mais dans celui du «centre». Dans un cas, ce sera le Graal qui marquera sa prépondérance, tandis que dans l’autre cas, ce sera Jésus qui en sera la particularité divine... R. Guénon fera remarquer que le nombre des apôtres : représente une marque, parmi une foultitude d’autres, de la parfaite conformité du christianisme avec la tradition primordiale, à laquelle serait donné le nom de «préchristianisme»...

Ce qui équivaut à une manière éminemment politique à défaut d’être astucieuse, de conforter à la fois certaines théories athéistes qui verront dans la formulation une adaptation «sectaire» de quelque chose de préexistant alors qu’une autre vision pourrait consister à ne parler que de système «christique» mais tout en ne niant pas la déité Dieu ou le Grand Architecte de l’Univers Guénonien ! A chacun suffira sa peine ! En quoi retrouve-t-on les marques du zodiaque dans le Graal ? Le nombre de chevaliers (douze signes du zodiaque) autour de la roue (solaire) marquera évidemment le début de nos remarques.

Il est certain qu’une route, une quête, se situent, tout comme l’homme se tient, à un moment précis, à un endroit donné signifié par des coordonnées mesurables et précises.

De même un lieu sacré est situé donc orienté et je ne ferai injure à quiconque en rappelant à titre d’exemple que nos aînés disposaient la plupart des sites sacrés selon les orientations solaires et stellaires... Ce sens architectural respectait primitivement quelques axes qui purent varier dans le temps selon la volonté d’expression que l’on attendait de ce site ; cela répondait bien entendu à l’immobilisme relatif du lieu considéré, par rapport à l’homme libre qui va où il l’entend et s’oriente selon ses sens et son esprit ! Les idées de volume, d’élévation firent évoluer certaines idées et, de sombres lieux cultuels, de cryptes aux monastères éclairés par de simples fenêtres, jaillirent bientôt des flèches où la lumière et la preuve de l’existence d’un Dieu devenaient primordiales. Il fallait en effet convaincre le peuple de se rallier à un culte sans doute meilleur que de simples lois abruptes mais il fallait aussi rappeler cette prédominance du Principe sur un peuple plus soucieux de survivre !

Comment ne pas imaginer que des quêtes, aussi illustres que celle du Graal, n’aient pas eu pour objet de désigner une route à la condition d’être bien orientées tant dans le plan que dans l’espace !

Pour cela nous aurons tout un éventail de données et de symboles qui, associés, nous donneront la route d’Arctarus, celle d’Arthur et du Graal ; de même que nos anciens appelaient et suivaient la voie lactée, «le chemin de Saint Jacques».

Si nous partons du principe que la Table Ronde est une roue zodiacale, nous sommes tentés d’attribuer à chaque chevalier un signe, à partir du signe royal et ce bien que le roi Arthur ne soit pas toujours représenté sur les enluminures; le chevalier, sous le «dais» étant habituellement Galaad (signification assez précise d’un transfert de royauté) !

Nous serions aussi tentés d’aborder un univers assez proche (astrologique) qui nécessiterait une étude attentive et partiale de tous les problèmes posés par cette «science traditionnelle» ; d’autant que la polémique née du propos n’a abouti qu’à séparer voire diversifier à l’extrême les opinions.

Toutefois, ne nous y trompons pas, s’il existe des sciences dites exactes à côté de quelques fumisteries notoires, les scientifiques se trouvent généralement toujours intéressés par des réflexions qui peuvent à la fois se traduire en statistiques et en probabilités, voire même les conduire à des considérations d’ordre philosophique qu’ils savent précurseurs de quelques nouvelles idées ! Le problème étant aujourd’hui que la rentabilité élimine toute potentialité de réflexion qui ne trouverait pas a priori d’applications immédiates ou à terme susceptibles d’ouvrir des marchés !

Il est donc probable que le Graal nous montre la voie stellaire pour accomplir le cycle ! Pour cela il faut d’abord être choisi, élu, car sans cela la queste devient gratuite, sans aucun intérêt. Par ce choix visant à un acte, une nécessité, il y a nécessairement «élection», un mode de vie, qui permet de distinguer autant la lumière que les eaux vives. À chaque fois, se trouve un cycle déterminé par l’accomplissement de sa tâche précédente, alors que le mouvement est inexorable, savoir que rien n’arrête le temps terrestre ; que l’être vive en effet dans le bien ou dans le mal ne conditionne que le chemin et les rencontres, mais rien ne viendra surseoir à sa mort relative ! Selon quelques auteurs, partant de l’Homme-Zodiaque, le Bélier se trouve placé face au crâne de l’homme ; pourquoi pas au front ?

De cette idée, quelques chercheurs ont parlé de symbole de l’unité qui, en tombant, s’est désagrégé, plongeant le monde dans le paradoxe du bien et du mal.

Les chrétiens ont parlé de la déchéance de l’ange, de la prévarication de l’homme qui a perdu le paradis ; mais toutes les traditions racontent que l’être a conservé une part de l’âge d’or, du paradis et que sa route, son destin peuvent lui permettre de s’en approcher. N’est-ce pas ce qu’exprime cette émeraude permettant aux hommes la clairvoyance ?

Imaginez que notre «temps» nous permette de différencier, dans cet imbroglio de quête, la route nécessaire pour passer d’un signe à un autre ; rien de plus simple, il suffit de connaître pour cela la période au cours de laquelle le soleil se trouvera «dans» ce signe puis on superposera les caractères astrologiques que nous ont laissés nos anciens ainsi que leurs correspondances traditionnelles, leurs analogies.

Alors et seulement la signification sera révélatrice et nous permettra de mieux appréhender ce que nos contemporains ont réinventé en lui donnant le nom de religion en tant qu’unificateur des hommes entre eux et leurs réalités intérieures; cette compréhension fera émerger les réalités informulées de l’inconscient sous forme de pensées exprimées par la parole... ce qui paraît la plus grande avancée que l’ère nous propose !

En disant cela j’assume le risque de déranger, de choquer plus d’un historien positiviste mais l’expérience a démontré que la vérité (ou celle que nos mathématiques ont campé comme telle) passe souvent par les chemins détournés de l’esprit habitué à s’exclure d’une gangue par trop prégnante.

Quant à la plupart de mes collègues universitaires, ils ont été les vivants animateurs de cette curiosité modale, conceptuelle dont ils m’ont fait valoir l’intérêt; malgré un certain goût pour les univers technologiques, je me suis campé résolument vers des chemins plus «ouverts» qui donnent en général cette joie de la découverte et en rend la curiosité stimulante... mais ce n’est là qu’une des multiples voies à explorer.

Le symbolisme du vase, de la matrice, est universellement lié à la manifestation, et même à la régénération spirituelle. Le puits, la caverne, les gouffres se trouvent tous avoir quelques analogies avec l’athanor des Sages.

De même en fut-il des mines dont on extrayait les minerais réputés être des embryons qui avaient mûri sous terre. Quant aux pierres précieuses, elles étaient aussi censées croître dans le rocher, comme l’enfant croît dans le ventre de sa mère et la science n’a guère fait ces dernières années que constater et étayer cette idée de bactérie qui «faisait» l’or.

Si toutes les traditions parlent d’une cavité censée garder les reliques comme la crypte en est l’image, les écrits védiques désignent ce Garbha (matrice) en tant que vase qui sert à contenir le feu sacrificiel (Agni). Les Francs-Maçons retinrent cette idée universelle pour laisser réfléchir le profane (ou le récipiendaire) dans la solitude d’un cabinet de réflexion où la devise: V.I.T.R.I.O.L. (Visita Interiora Terrae Rectificando Invenies Occultum Lapidem) se contente d’elle-même. Le séjour dans la matrice, dans la caverne, représente un séjour d’immortalité en même temps que ar-rahmâniyah s’exprimerait comme la matrice universelle...

En Égypte, Isis, cette femme née du Ciel et de la Terre, s’accouplera, selon la légende, dans le ventre de sa mère pour donner naissance à Horus. Cette triade Père-Mère-Fils sera un des principes de la religion égyptienne et plus tard donnera naissance à ces doctrines osiriennes de l’immortalité de l’âme.

Dans la tradition chrétienne, Marie est elle-même la cella du Temple, la caverne du coeur qui va contenir le Christ et exprimera la réalité amenée à l’existence propre d’une des possibilités contenues dans le divin. Marie, la Dame merveilleuse du chevalier Bernard de Clairvaux, pourrait être «le vase du Graal», celle qui contiendrait le fils, en gestation (l’embryon), en mûrissement (la pierre précieuse) et en mémoire (la manne transformée en hostie)...

Marie, c’est en quelque sorte la seconde des naissances merveilleuses : «Lorsque Dieu commença la création..., la terre était déserte et vide et la ténèbre à la surface de l’abîme ; le souffle de Dieu planait à la surface des eaux.» (Genèse 1,1-2) or si on considère la première syllabe de (MAR)ie on voit qu’elle possède le même sens symbolique que dans d’autres traditions : le IAM de Myr(iam), le Mare latin et le Mor gaélique évoquent tous en effet une étendue d’eau d’où est venue la vie !

Les scientifiques parleront, quant à eux, de «soupe dense et chaude» où la matière était mêlée à l’énergie dont la dilatation et le refroidissement conduisirent à la naissance des galaxies, des étoiles, des planètes et de la vie».

L’eau, par sa nécessité, devint peu à peu l’archétype des origines, «l’eau primordiale» qui était là avant que naissent les astres ; elle revêt donc ce double symbolisme en ce sens qu’elle est la materia prima, celle par qui «est» mais aussi cette image allégorique de l’évocation du «avant», la période où tout était «noir».

Comme le symbole grandissait avec les traditions et le mûrissement des hommes, on évoqua cette création par des statues auxquelles on voua un culte particulier ; d’abord représentée seule, on donna à cette idée un nom : Artémis ou Diane, Annis la Noire, Dana... puis on accompagna leurs effigies d’un enfant !

Une autre tradition celtique plus récente, si on en croit le manuscrit, parle de Koridwenn qui, pour racheter le physique disgracieux d’un de ses enfants (Afang-Du), décida de faire bouillir dans un chaudron et durant un an et un jour, toute l’inspiration et la science que le monde comptait.. Il en sortit la quintessence magique sous forme de trois gouttes... qui donnèrent le don de clairvoyance au savant Gwyon Bach.

Cette allégorie du chaudron, soumis aux influences célestes durant plus d’une année (une révolution terrestre), manifeste cet accomplissement et ce dépassement qui permet cette re-naissance, cette connais sance, par un don de clairvoyance... ce qui est parfaitement assimilable à cette coupe visible «verte» du monde physique qui se transformera en une «Coupe blanche et lumineuse» de la Gwended druidique.

Sans doute sont-ce là les idées «primitives» de ce qui donnera naissance, plus tard à une forme plus élaborée dans la quête dite du Graal.

Posté par Adriana Evangelizt

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Published by Adriana Evangelizt - dans Chevalerie
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