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19 octobre 2007 5 19 /10 /octobre /2007 04:11

 

Une étude de la Bible



Par Georges Timmermans

 

 

Introduction



Suite à des travaux à environ 20 miles au nord-ouest de Jérusalem, des terrassiers découvrent l'entrée d'une caverne. Le travail est arrêté immédiatement et une équipe de scientifiques descend sur le site pour l'étudier. Dans cette région qui a été occupée par des Egyptiens, Assyriens, Babyloniens, Grecs, Romains, Turcs ou Croisés, la moindre trace archéologique du passage de ces peuples peut être irrémédiablement perdue par les entreprises des promoteurs.

En 1995, plus de 300 sites archéologiques étaient activement fouillés par les chercheurs. Ces activités sont
loin de faire l'unanimité parmi la population, et pour cause.
Ceci a
intensifié le ressentiment parmi les Arabes palestiniens, qui insistent que Jérusalem leur appartient et craignent que les fouilles effectuées par les Israéliens détruisent leurs lieux saints dans la ville et le pays.

Pour environ 3 milliards de juifs, de chrétiens et de musulmans, c'est la terre sainte, chacune de ces religions
se réclame du livre pour clamer qu'elle seule détient la vérité.
Aussi le moindre coup de pelle d'un archéologue provoque un espoir insensé
où se mêlent nationalisme et religion pour établir enfin la réalité des événements bibliques.
Cet espoir est souvent déçu, si ce n'est pas la trouvaille qui
infirme les textes bibliques. La découverte de 23 urnes remplies d'os humains découvertes dans l'ouverture rocheuse au nord-ouest de Jérusalem, semblait prouver, suite à une lecture hâtive de lettres gravées sur les parois des urnes, que ces ossements appartenaient à une famille de patriotes juifs, les Hashmonaïm, également connue sous le nom des Macchabée. La découverte provoqua une forte excitation internationale, exception faite des juifs ultra-orthodoxes, qui croient que déranger des ossements humains équivaut à violer la loi juive. Deux semaines après l'annonce de cette découverte l'autorité israélienne des antiquités apportait un démenti formel : les lettres avaient été mal interprétées.
Il n'y avait donc plus aucune raison de croire que c'étaient les os de la famille des Macchabée.

Entre 1963 et 1965, à Massada, dans le désert de Judée, un archéologue israélien Yigael Yadin découvrit des squelettes. Ils furent reconnus comme étant ceux des martyrs juifs qui se suicidèrent collectivement plutôt que de se soumettre à l'envahisseur romain, en 70 de notre ère : et comme tels, enterrés solennellement. Mais Yadin avait aussi trouvé sur les lieux
des os de porcs. Comme les Zélotes ne pouvaient pas enterrer leurs morts avec ces animaux impurs, Yadin pensa dès cette époque qu'il pouvait s'agir de chrétiens ou de soldats romains, ces derniers sacrifiant des porcs au moment des funérailles. Il se peut donc que ce soient leurs ennemis, les Romains, qui aient été enterrés à la place des martyrs juifs.

Cette recherche de preuves matérielles est bien problématique.
Il ne faut pas perdre de vue que les chercheurs reconstruisent les sociétés antiques par des fragments de poteries, de statuaires ou de maçonnerie. Du temps de l'antiquité,
les Israélites à la différence de plusieurs de leurs voisins, ont écrit la plupart du temps sur du papyrus périssable au lieu d'argile.
Mais le sujet dans son entier est délicat, car presque chacun est concerné par les Ecritures.
Les
ultraconservateurs juifs et chrétiens n'aiment pas entendre que des passages de la bible puissent être fictifs. Pour les athées, affirmer catégoriquement que toute la bible n'est qu'un conte de fées, sans pouvoir l'étayer par des preuves matérielles, n'est pas très rationnel.
De même, pour la majorité des modérés, la bible est à la base de la culture occidentale, il importe donc que ses récits soient fondés sur le résultat de recherches scientifiques.
Cependant, suite à une pléthore de découvertes récentes, celles-ci ne font
qu'augmenter la complexité du décryptage biblique.
En 1993 des archéologues ont découvert dans un monticule appelé Tel Dan au nord d'Israël, un texte découpé dans un morceau de basalte qui se rapporte "à la Chambre de David" et "du roi d'Israël" C'est la première fois que le nom du monarque juif a été trouvé en dehors de la bible, ce qui semble avérer qu'il était davantage que la seule légende.

Seulement bien des croyants suspectent Abraham, Isaac et Jacob, les fondateurs traditionnels du judaïsme, de n'avoir jamais existé,
beaucoup doutent de l'esclavage en Égypte de l'exode, et relativement peu d'historiens modernes croient à la conquête par Josua de Jéricho et de la terre promise.
Toutes ces découvertes et théories sont vigoureusement contestées tant par des archéologues, que par des religieux ou des historiens. Chacun a sa version sur le sujet qui lui convient.
Si l'histoire d'Israël après le règne du Roi Salomon, est généralement acceptée pour être basée sur des faits historiques c'est parce qu'elle est corroborée par des comptes rendus indépendants des rois dans des inscriptions égyptiennes et assyriennes.
En bref, il y a les maximalistes, qui considèrent la bible comme un guide légitime pour la recherche archéologique, et les minimalistes, ou les nihilistes bibliques, qui croient que la bible est avant tout
un document religieux. Mais que l'on puisse en exploiter "le matériel".
Pendant ce temps
les archéologues recherchent toujours de nouvelles évidences qui peuvent aider à résoudre bien des questions sans réponse : Moïse a-t-il vraiment existé ? L'exode s'est-il produit ? Josua a-t-il combattu à la bataille de Jéricho ?

Le mont Sinaï

Où se situe le mont Sinaï ? La question agite le monde religieux et scientifique depuis des décennies. Le Djebel Moesa, où se situe le cloître Sainte Catherine, que l'église orthodoxe tient pour le véritable mont Sinaï, est balayé par un définitif "Aucun scientifique sérieux ne peut encore admettre que ce lieu soit celui où Moïse reçut les tables de la loi."
Mais alors que l'on avait renoncé à localiser l'authentique Mont Sinaï, l'archéologue italien, Emmanuel Anati, relance le débat, par une déclaration qui selon lui va "provoquer un tremblement de terre parmi les archéologues."
Il certifie que la montagne de Moïse se trouverait non pas au Sud mais
au Nord de la péninsule du Sinaï, dans le désert du Néguev.

Emmanuel Anati, directeur du Centre d'études préhistoriques de Capo di Ponte (Lombardie) et chargé de mission par l'Unesco, a fouillé pendant 19 ans ce modeste plateau situé en plein Néguev. Exit la montagne tremblante et tonnante de la Bible, mais
un haut lieu cultuel des peuples mégalithiques, qui regroupent des centaines de sites tels des tumulus, des pierres dressées, des sanctuaires et des rochers couverts de gravures.

Har Karkom

Voici des extraits des conclusions d'Emmanuel Anati qui confortent sa thèse sur le choix d'Har Karkom comme la montagne qu'a gravi Moïse.

"J'ai visité Har Karkom pour la première fois en 1954. En arrivant sur place j'ai été frappé par cette montagne, un relief en forme de mésa, entourée de précipices et couronnée de deux proéminences. Le vent y souffle en permanence et projette le sable contre les rochers ce qui les fait chanter... en arabe cette montagne s'appelait djebel Ide id ou "
La montagne de la célébration"... elle fut débaptisée pour recevoir le nom israélien de Har Karkom ou "montagne de safran". Les sites les plus anciens remontant à 500.000 ans, mais la majorité datent d'une période qui s'étend de 4300 à 2000 ans av. J.C. incluant le chalcolithique, le bronze ancien et le début du bronze moyen. Cette montagne sacrée est sans autre équivalent, dans la péninsule du Sinaï.
L'archéologue constate qu'à l'âge du bronze ancien, la montagne est
réservée à une élite et que tout le monde ne peut s'y rendre pour le culte, cette conclusion il l'établit vu le bon état des lieux du culte. Pour lui il n'y a aucun doute c'est le premier point commun avec le mont Sinaï. "Le peuple ne peut gravir le mont Sinaï." (Exode 19,12-13)

Il note d'autres indices qui tous le confortent dans son jugement, les 12 piliers au pied de la montagne, "... et douze stèles pour les douze rameaux d'Israël." - l'Exode (24,4) :, les restes d'un petit sanctuaire, entourés de tumulus, et d'une accumulation de rochers gravés, parmi les motifs des empreintes de pieds dirigées vers le sommet signe qui depuis le néolithique signifie adoration, il compare les ruines avec
le temple découvert par Moïse au sommet de la montagne. Pendant les fouilles de 1998, les chercheurs découvrent au centre d'une structure, composée de pierres noires, une pierre calcaire blanche intentionnellement taillée en demi-cercle et déposée là. "Selon nos observations, il s'agissait probablement d'un monument dédicatoire, érigé pour commémorer un événement d'importance... Le peuple qui habitait ce désert au bronze ancien aurait donc dédié ce tumulus à un dieu lunaire, symbolisé par cette pierre blanche, c'est-à-dire le dieu Sin. Har Karkom était la montagne du dieu Sin, ou comme le pensent certains spécialistes telle l'italienne Rosetta Bastoni, le mont Sinaï. Bien sûr les documents archéologiques collectés, s'ils font écho à la narration biblique, ne démontrent pas que la Bible dit vrai, ni ne prouvent la révélation de Moïse. Mais la découverte du tumulus dédicatoire au dieu de la lune en apporte clairement la preuve : nous ne sommes plus dans le domaine du mythe."
Ce site hors du commun dans la région fut peut -être visité par des témoins qui, fascinés par l'ensemble cultuel, auraient
attribué à ces vestiges l'histoire de leurs pères. Ses observations ont peut-être servi pour la rédaction de ce qui deviendra l'Ancien Testament.
Geofroy de Monmouth au XII siècle, affirma que les mégalithes de Stonehenge étaient l'oeuvre fabuleuse du non moins légendaire roi Arthur. Ce moine anglais est l'auteur d'une Histoire des Rois de Bretagne rédiger en latin entre 1135-1138.
Seulement un site chrétien sur le net "Kerk Web" relate d'autres affirmations d'Anati qui décrit des personnages "qui n'adoraient point la lune et le soleil mais
un signe sans image : une simple ligne..." Selon les informations du site biblique l'équipe d'Anati découvre une grande quantité de gravures rupestres d'inspiration religieuse, le rédacteur s'empresse de les assimiler à des scènes bibliques ainsi qu'une table de pierre sur laquelle sont gravés les dix commandements.

Des découvertes archéologiques qui contredisent les études bibliques actuelles.

La thèse d'Emmanuel Anati contredit ceux qui remettent en question l'aspect historique de l'Ancien Testament. La réaction ne s'est pas fait attendre. "La thèse d'Emmanuel Anati, observe Jean-Baptiste Humbert, archéologue à l'Ecole biblique de Jérusalem, est anachronique. Sa datation de l'Exode
précède de 2000 ans la rédaction de la Bible."

Pour Ora Lipschitz, spécialiste israélienne d'histoire biblique "La méthode consistant à mesurer l'âge de la patine qui recouvre les pierres gravées est en effet très approximative". Elle précise qu'effectivement ces vestiges se concentrent".... dans une région qui peut correspondre à celle du récit biblique... Mais qu'est-ce que cela prouve ? Rien, en fait. Har Karkom pourrait être le mont Sinaï,
tout comme 300 ou 400 autres sommets dans la région !" L'historienne conclut "La bible est d'abord un texte composé et recomposé durant des centaines d'années par de nombreux auteurs aux points de vue souvent différents et contradictoires... A son propos, mieux vaudrait parler de littérature, de légende ou de conte, plutôt que d'histoire. Il est donc futile de se demander quelles sont les relations entre cette oeuvre et les vestiges archéologiques".
Emmanuel Anati s'appuie sur les anciennes traditions orales des peuples du désert et d'une réinterprétation à l'époque de la rédaction des textes. Jean - Baptiste Humbert, acquiesce. "... mais le phénomène n'est pas original en soi. Au Moyen Age, en France, on a ainsi imaginé plusieurs légendes pour expliquer l'origine de la grotte aux Fées."


Le Vatican

Le Vatican a, lui, salué le travail d'Anati. Le 5 janvier 1999 après une campagne de fouilles couronnées de succès en 1998, l'Observatore romano, organe officiel du Vatican, reconnaissait la validité de son travail archéologique et encourageait l'archéologue à poursuivre son travail.

Identifier le mont Sinaï, et trouver parmi les vestiges sacrés qui s'y sont accumulés pendant 500.000 ans, des gravures rupestres d'inspiration religieuse et interprétées comme biblique, peut être considérées
comme un détournement en faveur du monothéisme mosaïque. Le Vatican ne s'y est pas trompé, et malgré sa prudence en la matière a souscrit aux conclusions en faveur de la thèse du préhistorien.

ILS ONT DES YEUX POUR VOIR ET ILS NE VOIENT PAS...

Comme dans l'histoire de Copernic ou Galilée, les progrès de la science bousculent chaque jour les dogmes historiques apparemment les mieux établis... L'archéologie biblique a commencé au début du XIX° siècle, avec les fouilles de Megiddo, Gezer, Massada, Jericho, Jérusalem, Asjkelon, Lachisj, Sichem, Ai, Givon etc. Ceci
dans l'espoir que ces fouilles allaient confirmer le récit biblique. Mais ce fut le contraire qui se produisit à la grande déconvenue des archéologues de l'époque qui travaillaient "une Bible dans une main et la pelle dans l'autre" (selon l'archéologue Yigael Yadin). Les archéologues (1) après 70 ans de fouilles intensives menées tant en Israël qu'en Palestine, sont arrivés à la conclusion (certaine et définitive) que les récits bibliques ne correspondent pas à la réalité historique même s'il contiennent parfois une part de vérité. Steven Rose et William Dever, deux pionniers de l'archéologie en Palestine, ont ainsi déclaré que "nous avons écrit le 'in mémoriam' de l'archéologie biblique et personne ne le regrette."

Quelques faits



1°/ Les Hébreux n'ont pas fui l'Égypte

Seules
quelques familles avaient émigré en Égypte, où elles n'étaient pas en esclavage ! De ce fait, les Hébreux n'ont pas pu errer dans le désert sous la direction de Moise et conquérir le Canaan, puisque la majorité d'entre eux s'y trouvaient déjà ! Ce qui remet indirectement en question l'épisode de la remise à Moise des Tables de la loi...

2°/ La majorité des Hébreux vivaient sur place en Palestine depuis de générations.


C'étaient des bergers venus des montagnes de la région à la fin de l'âge du bronze. A cette époque, on a retrouvé leurs tombes mais pas leurs villages (peut-être s'agissait-il de nomades).
Au début de l'âge du fer, il s'est constitué dans la région des centaines de petites agglomérations où habitaient des paysans éleveurs (chèvres, moutons) On n'a
pas trouvé de traces archéologiques d'une conquête militaire, on suppose donc que les ancêtres des Hébreux qui étaient des nomades, ont dû se sédentariser et se sont alors mélangés aux agriculteurs sédentaires indigènes.

3°/ Josué et Jéricho


Josué ne s'est pas emparé de la cité au XII siècle av. J.-C. comme le laisse entendre l'Ancien Testament, puisqu'elle était abandonnée à cette époque. Exit donc l'épisode des fameuses trompettes. Par contre on a retrouvé une porte fortifiée encadrée de deux tours hautes de 7 m. le tout daté du II° millénaire, et de nombreuses habitations du I° millénaire. Les fouilles ont aussi mis en évidence l'attaque et l'incendie de cette ville vers - 1520 par le pharaon Amosis. Les rédacteurs de la Bible ont-ils attribué à Josué les destructions d'Amosis ?

4°/ La mine de cuivre égyptien de Tinna


Les Midianites sont cités dans la Bible, un de leur grand prêtre (Jethro) donne sa fille en mariage à Moïse. Vers 4000 avant J.-C., les Midianites exploitent un gisement de malachite dans le désert du Neguev et exportent le minerai de cuivre brut
en Egypte.
500 ans plus tard, l'Egypte met la région sous protectorat et installe une colonie minière à Tinna pour rationaliser la production. La malachite est transformée sur place en cuivre brut, probablement par
des artisans métallurgistes d'origine égyptienne, mais la main-d’œuvre locale reste utilisée pour le ramassage du minerai, son triage, lavage et concassage (à la meule de pierre, comme du grain). Il ne semble pas s'agir d'esclavage mais de main-d’œuvre rémunérée.
Vers 1300 avant J.C. de nombreux bâtiments en dur sont construits, dont
un temple dédié à la déesse Hathor. Le site est protégé par un réseau de fortifications et une garnison militaire. Dans le temple d'Hathor, on a retrouvé une statue de cette divinité ainsi qu'une amulette en forme de bélier, le tout réalisé dans le cuivre local. Plus tard, lorsque l'Egypte tombera en décadence, la mine de Tinna sera abandonnée : les pierres du temple d'Hator serviront à caler une tente midianite, le minerai, ramassé irrégulièrement, ne sera plus traité sur place mais exporté, comme au début de l'exploitation.
Le même processus est constaté dans d'autres mines de la région (aigue-marine, turquoise, lapis-lazuli) exploitées irrégulièrement par l'Egypte.

5°/ David, Salomon et le royaume d'Israël


Le royaume unifié par David (et son fils Salomon) décrit dans la Bible
ne correspond pas à celui révélé par les fouilles archéologiques. Ce n'était, dans le meilleur des cas, qu'un minuscule royaume mal unifié et divisé en tribus mal soumises, il était par ailleurs étouffé et écrasé par ses puissants voisins (Égypte, Mésopotamie, Hittites, Phénicie, Mitani, etc.)

Le roi
David n'a pas fondé Jérusalem car les fouilles n'ont trouvé aucun objet de cette époque, exception faite de quelques poteries. Jérusalem devant alors être une petite ville sans grande importance. On pense d'ailleurs que le roi David n'y résidait pas, lui préférant une petite forteresse entre Hébron et Jérusalem. Ceux qui ont rédigé la Bible ont projeté dans le passé la Jérusalem telle qu'elle était au VIII° siècle avant notre ère, avec ses murailles et sa culture. Le roi David a cependant existé. On a trouvé en 1993, dans la ville biblique de Dan (dans le nord d'Israël) une inscription "Beth David" (la maison de David - voir introduction)

6° / L'apparition du monothéisme mosaïque


Le monothéisme en tant que culte officiel du royaume d'Israël n'est affecté qu'en -
722 et non en - 1500 comme le prétend la Bible, date supposée de la révélation faite par Dieu à Moïse au mont Sinaï.
Il apparaît en réalité
bien plus tard que ne le prétend la Bible. Plusieurs inscriptions prouvent que les Hébreux adoraient le couple divin Jéhovah/Ashera (sa compagne) dans un culte commun. On comprend mieux, dans ce cadre, l'histoire du culte du "Veau d'or" ou des "serpents d'airain". Ce devaient être soit des cultes païens indigènes, soit des influences étrangères (Égypte, Phénicie etc.).

"Les fils ramassent du bois, les pères allument le feu, les femmes pétrissent de la pâte pour faire des gâteaux
à la reine du ciel, et répandent des libations à d'autres dieux, afin de m'offenser (dixit Yaweh)
Livre de Jérémie chap. VII-17 et 18.

Les commentaires du chanoine Crampon sont éloquents :
La reine du ciel l'Astarté assyrienne (ou Ashera, ou Ishtar, etc.). Les gâteaux qu'on lui offrait, ronds et petits, représentaient le disque lunaire. Les précisions de la Bible de Jérusalem vont dans le même sens : Ishtar (Astarté) déesse de la fécondité dans le panthéon mésopotamien ou de la fécondité on l'identifiait à la planète Vénus.

Un extrait du Livre des Rois - Chap. XVII,7-23 - Règne de Manassé (687-642) démontre que
le polythéisme est loin d'être vaincu. A la mort de son père le roi Ezechias Manassé rétablit le culte de Baal et la bible précise". Il pratique les incantations et la divination, installa des nécromants et des devins,... il plaça l'idole d'Ashéra dans le Temple (de Yavhé).
Son fils Amon, poursuivit
le culte polythéiste de son père et fut tué suite à une conspiration, mais le peuple vengea sa mort. Son fils Jonas rétablit le culte monothéiste.
Il
détruisit tous les objets du culte de Baal et d'Ashera. "Il brisa aussi les stèles, coupa les pieux sacrés et combla leurs emplacements avec des ossements humains"
Il fit disparaître
"Tous les temples des hauts lieux qui étaient dans les villes de la Samarie, et que les rois d'Israël avaient bâtis... tous les prêtres des hauts lieux qui étaient là furent immolés par lui sur les autels et il y brûla des ossements humains."

Concluons avec un extrait du Deutéronome : XVI, 21 "... Si un homme ou une femme... qui aille à d'autres dieux pour les servir et se prosterner devant eux,
devant le soleil, ou la lune...si le bruit est vrai et le fait bien établi... alors tu feras conduire aux portes de ta ville l'homme ou la femme coupable et tu les lapideras jusqu'à ce qu'ils meurent. "


Remarque


La Bible reste toujours une des sources d'informations historiques irremplaçables sur l'âge du fer en Palestine, la question est de savoir
comment corriger les ajouts et déformations que les différentes religions "bibliques" lui ont apportés à toutes les époques (depuis l'antiquité jusqu'à nos jours) pour adapter le récit historique de départ aux miracles, prophéties etc. "La Bible est composée de différentes sources, plusieurs fois retravaillées et réécrites, mais moi-même je considère que des portions du matériel biblique sont historiques, mais {lesquelles} c'est ce que nous devons déterminer" (Israël Finkelstein)


En conclusion


En Israël le grand public se désintéresse de ces faits connus et reconnus depuis des dizaines d'années. Plutôt que de tenter de les remettre en question par d'autres recherches, la politique officielle semble être
d'oublier, d'étouffer ces résultats gênants. Cependant, certains extrémistes ont contraint certains savants à se réfugier en Amérique et à garder l'anonymat même si, la majorité des archéologues, qu'ils soient étrangers ou israéliens souscrivent officieusement aux conclusions publiées par Herzog dans le journal Ha'arezt (et qui ont servi de base à cet article) Des éléments de l'article de Ha'aretz Daily Newspaper ont aussi été édités sous la forme d'un livre ("Que la Bible disparaisse d'une bibliothèque juive") par le professeur N 'Ne'eman. Mais ce livre est passé presque inaperçu.
Il faut dire que la Bible n'a
pas qu'un caractère religieux, elle constitue aussi une des bases historiques de l'identité israélienne. "Les gens sont ici à la recherche de leurs racines" a déclaré ainsi Israël Finkelstein et "l'archéologie sert de lunettes qui leur permettent de regarder vers le passé".
Nous espérons que
cette prise de conscience des mensonges de la Bible finira par s'imposer. Ce refus de voir la réalité n'est pas spécifique à Israël et aux monothéistes, les Celtomanes des siècles derniers ont aussi eu en leur temps leurs dogmes, souvent curieusement inspirées d'une vision biblique du monde. Que dire par exemple des "Druides galiléens", du "Graal chrétien" et de ces autres manipulations historiques que l'Eglise a créés au Moyen Age pour essayer de conserver son emprise sociale ?


1 - citons parmi eux Zef Herzog (professeur de l'université de Tel Aviv). Israël Finkelstein (professeur de l'université de Tel Aviv) le professeur Ne'eman (auteur du livre "Que la Bible disparaisse d'une bibliothèque juive") Yigael Yadin (pourtant sioniste convaincu). Steven Rose, archéologue à l'université Ben Gourion, et William Dever de l'université d'Arizona. Beaucoup d'autres chercheurs, archéologues ou historiens, ont préféré garder un prudent anonymat sur ces sujets brûlants.

2- Article paru dans la revue Science et Avenir, février 1999.

3- Time- décembre 18, 1995 Volumes 146, Numéro 25.

Sources
Athéisme Free

Posté par Adriana Evangelizt

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Published by Adriana Evangelizt - dans LE JUDAÏSME
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