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19 octobre 2007 5 19 /10 /octobre /2007 04:03

Regard sur la Bible 2

 

Une bien vieille trilogie

par Germinal

1ère partie

Quelques résultats

Ed Meyer 1905 montre que Moïse, en hébreu Mosché, provient de l'Egyptien "mose". Ainsi ce que nous lisons Ramsès s'écrit en égyptien Râ mose : fils du soleil (Râ) ; mose signifiant "issu de, fils de" comme ben chez les juifs et chez les arabes ou vitch chez les slaves, ou son chez les anglais, sen chez les scandinaves, an chez les Arméniens.

Il trouve
d'autres noms d'origine égyptienne, notamment dans l'"Exode" : Mérari, fils de Lévy s'écrit Mrry en égyptien et signifie "bien aimé", Pinhas, petit-fils d'Aaron est, en égyptien, P'nhshy, "le nègre" … et conclut que les hébreux n'étaient pas les seuls à participer à la fuite d'Egypte, mais que des égyptiens les accompagnaient (ou peut-être même était-ce l'inverse…).
En poursuivant son analyse, on retrouve dans le nom
Abraham (ou Ibrahim) la racine égyptienne IBR qui se traduit par Hébreux (les égyptiens appelaient Habirou les peuplades sémitiques qui jouxtaient les frontières orientales de leur empire, peuplades qui razziaient régulièrement les postes avancés égyptiens).

Yahuda (1929)étudie l'influence égyptienne sur les plus anciens textes juifs et montre qu'on ne trouve
des noms égyptiens que chez les Lévites et dans aucune des autres tribus d'Israël
Les lévites seraient donc les descendants d'égyptiens ayant participé à l'exode.

Sellin 1922 trouve chez le prophète Osée
la trace du meurtre de Moise par les juifs eux-mêmes.

Gressmann, après Astruc qui, dès 1753 avait déjà mentionné deux influences dans la Bible, une jahviste, la plus ancienne, avec Dieu nommé
"yahvé" et une élohiste, plus récente, avec Dieu nommé "elohim" affirme que "la pluralité des noms est l'indice manifeste qu'il y avait à l'origine pluralité des dieux.", que Yahvé et Elohim étaient deux dieux différents, adorés par deux peuples différents. Par la suite, ces deux peuples ont fusionné et les prêtres des deux camps ont effectué la synthèse des deux religions par la compilation des textes, afin de mettre tout le monde d'accord, le nom de Dieu étant décrété imprononçable… chacun pouvant ainsi rester fidèle à JWH ou ELOHIM, en l'appelant tout simplement ADONAÏ c'est-à-dire "Seigneur ", ce qui évitait toute équivoque, et tout conflit….

ADONAÏ ne signifie rien pour la plupart d'entre nous issus de la culture chrétienne. Ce mot n'existe pas dans les traductions françaises de la Bible, alors que le "credo" monothéiste de la religion israélite s'énonce en hébreu : "schmah Jisroël, Adonaï elohenou, Adonaï ekhad" qui peut être traduit par "écoute Israël, le seigneur notre Dieu, le seigneur est un".

Adonaï est donc traduit par "
seigneur" dans la Bible, Mais à l'origine, ce titre s'adressait au Dieu Tammouz de l'antique Babylone, et dont le culte a précédé de plus de mille ans celui de Yahwé dans le croissant fertile (la Palestine).


"il y a lieu de croire que son culte prit naissance chez les sumériens, trois mille ans avant notre ère car, en Sumérien, Tammouz signifie "fils de l'eau profonde". Mais les Grecs, par un malentendu convertirent le titre en nom propre et
Adonaï devint alors Adonis." (Sir James Frazer : Le Rameau d'Or, pp 212 et suiv.).

Frazer nous donne plus loin d'autres correspondances sémitiques qui nous aident à lire la Bible autrement : Adon : seigneur ;
Baal : maître, Melech : roi, el : Dieu (El et Baal étaient les dieux de peuples sémitiques qui vivaient en Palestine (Canaan dans la Bible ), avant l'arrivée des Hébreux.).
Melchisedek est un des roitelets cananéen de la ville qui sera appelée Jérusalem par les Hébreux, et qui offrait le pain et le vin à son dieu au cours de ses prières. Les chrétiens se réfèrent encore à ce rite au cours de leurs messes.
Le nom de ce roi Mélek Zédek se traduit par
"roi de l'équité".


Auerbach 1936 mentionne la découverte des restes d'une ancienne colonie militaire juive en Egypte, près de l'île d'Eléphantine, juste après la première cataracte du Nil. Cette colonie est demeurée plusieurs siècles en cet endroit. Dans son temple, on adorait un dieu Yahou et deux divinités féminines dont une s'appelait Anat Yahou.
Donc, en ces temps, cinq siècles avant notre ère,
en Egypte, les juifs n'étaient pas monothéistes…


Pour Freud, le monothéisme n'a pas été le fait des hébreux,
mais des Egyptiens, lors de la période dite de "la révolution amarnienne", à la fin de la XVIII° dynastie, soit entre 1375 et 1358 BC, sous le règne du pharaon Aménophis IV qui se fit appeler Akhenaton.

Ce pharaon
proscrit l'ancienne religion de Ra et d'Osiris pour instaurer le plus pur monothéisme dans le culte du dieu unique et éternel : ATON, créateur de toute chose et qui se manifeste par l'éclat de la lumière solaire.

En guise de culte, chacun devait se comporter comme "vivant en Maat", c'est à dire en suivant la vérité et la justice. Maat étant la seule déesse - de la
Vérité, de l'Ordre et de la Justice - de l'ancien panthéon égyptien qu'ait conservé la religion d'Aton. Mais Maat n'apparaissait non plus ici comme déesse, mais comme principe directeur philosophique régulant la vie et le destin des hommes.
Tout ce qui relevait des pratiques de
sorcellerie et de divination fut proscrit, y compris la croyance en une vie éternelle après la mort.

A la mort de ce pharaon, le clergé rétablit les anciens dieux et effaça tout ce qui pouvait rappeler l'hérésie d'Akhenaton. On ne devait retrouver les ruines portant les inscriptions de cette réforme qu'en 1875, et ce n'est qu'à partir de 1880 que la première entreprise monothéiste nous fut connue.

Freud émet l'hypothèse que
Moïse était un haut militaire, proche d'Akhenaton et acquis à ses idées monothéistes. Il dut s'enfuir lors de l'effondrement de la religion d'Aton en emmenant avec lui un groupe de Sémites qu'il avait soumis lors d'une de ses campagnes contre ces "habirous", parfois appelés "Israal." ou Hyskos dans les textes égyptiens. Voici pour Freud quelle fut la réalité de l'Exode.

Ce Moïse
essaya de convertir ces hébreux à la religion d'Aton, mais ce peuple avait "la nuque raide" et ne manquait aucune occasion de se tourner vers d'autres dieux : Baal, veaux d'or, Astarté (Ishtar en Akkadien) Tammuz (Dumuzi) etc..

La bible mentionne
plusieurs épisodes relatifs à de tels détournements et à de telles révoltes que Moïse réprima dans le sang. Mais il en fut une qui se déroula autrement : Moïse fut tué et les hébreux, sans chef, sans repère errèrent pendant quarante ans ; ils adoptèrent le culte des divinités cananéennes et des autres peuples qu'ils côtoyèrent dans le désert et avec lesquels ils fusionnèrent.

Seuls, les lévites, qui étaient des égyptiens et qui devaient constituer la garde rapprochée de Moïse, continuèrent de proclamer les principes de la religion Mosaïque, jusqu'à ce que les prophètes reprennent le message d'Akhenaton, en incitant le peuple à n'adorer qu'un seul Dieu, et à vivre en "vérité et justice".

Bien évidemment, la thèse de Freud fut
violemment contestée par les rabbins et par les tenants de l'orthodoxie hébraïque, et cet ouvrage ne fut traduit en français que dans les années 60, et en tirage très limité. Ce fut le mouvement de 1968 qui le ressuscita. Je me souviens l'avoir étudié sous forme ronéotypée en 1969.
Par contre, l'église romaine, dès les années 1900 était toute fière de pouvoir affirmer que les juifs n'étaient pas les premiers monothéistes…, ce faisant, elle diffusa la connaissance d' Akhenaton et Néfertiti, sa bien-aimée, dans tout l'occident, mais poursuivit son anathème sur la psychanalyse et sur son fondateur lequel faisait preuve d'un athéisme quasi militant..

A ces travaux, nous devons joindre le témoignage de Flavius Josèphe, au 1° siècle de notre ère, qui, dans un traité contre un historien alexandrin Appion, se fait l'écho d'une tradition conservée par Manéthon, un prêtre égyptien qui vivait à Sebennitos au III ° siècle avant JC, et selon laquelle,
Moïse était un prêtre égyptien, d'Héliopolis (On), appelé Osarsyph qui aurait changé de religion et pris le nom de Moïse et aurait, contre l'avis d'un pharaon que Manéthon nomme Aménophis, fait sortir d'Egypte des asiatiques lépreux.
Pour les égyptiens, t
ous les étrangers étaient impurs d'où "lépreux".
En effet, la description qu'Hérodote (Ve siècle av. JV) fait des comportements des égyptiens laisse perplexe :

"Ils sont de beaucoup les plus religieux des hommes et ils observent scrupuleusement toutes les prescriptions de leur religion. Ils s'opposent à l'introduction chez eux des coutumes grecques et de tous les autres peuples en général.

Ni un homme ni une femme d'Egypte ne consentiraient à embrasser un grec sur la bouche, pas plus qu'à user de couteaux ou de broches ou de chaudrons d'un grec ou de manger de la viande, même pure, coupée à l'aide du couteau d'un grec."

"Au décès d'un proche, ils se laissent pousser la barbe et les cheveux."

"
Le porc, chez les Egyptiens passe pour une bête impure" : quiconque en frôle un au passage va aussitôt se plonger dans le fleuve tout habillé pour se purifier."

La
circoncision qui, selon la bible constitue l'acte par lequel s'effectue l'alliance du peuple élu avec le dieu, était connue et pratiquée par les Egyptiens et par d'autres peuples d'Orient. Hérodote affirme que cette pratique est justifiée par des raisons d'hygiène."



Exégèse et herméneutique freudiennes



L'ouvrage de Freud est intéressant à plus d'un titre:

Tout d'abord, sur le plan historique, il donne un sens et une cohérence - autres que religieux - à un de nos plus ancien ouvrages.

Sur le plan de la méthode, celle ci reste scientifique et s'apparente aux efforts de déduction d'un paléontologue rassemblant les débris épars du squelette d'un animal dont l'espèce est disparue depuis des millénaires.
Mais Freud croise plusieurs approches, notamment historique, ethnologiques, psychologiques, géographiques, ce qui constitue la première approche pluridisciplinaire dans l'histoire des religions.

Avancée symbolique personnelle

 

J'ai donc repris ce livre que je n'avais pas lu depuis trente ans, à la recherche des éléments que chacun des auteurs cités avaient relevés dans la bible pour étayer leurs thèses.

Je pensais alors en moi-même : "de quelles boues étaient faites les briques avec lesquelles ont été construits les remparts de Babylone ? quels fleuves les ont charroyées ? de quelles montagnes les avaient-ils arrachées?"

Si, comme nous l'avons vu précédemment, les textes constituant le livre ont été des textes de compromis entre des tendances opposées ou tout simplement différentes (et je renvoie à l'ouvrage de J. Bottéro : "La Naissance de Dieu" où ces manœuvres sont mises à jour par un spécialiste..) les "vaincus" du compromis ont certainement dû laisser poindre çà et là des indices apparemment anodins, mais qui pourraient constituer pour les générations futures, autant de points d'ancrage pour redécouvrir ce qui avait dû être concédé au cours de ces négociations visant au consensus et à l'harmonie.

Consensus et compromis nécessaires au cours de contextes précis d'oppositions, d'affrontements, de polémiques…, et qui, une fois ce contexte modifié, demeuraient en l'état de fossiles, ajoutant encore de l'obscurité à l'ensemble, car depuis longtemps déconnectés de toute justification du fait de ces changements.


Et j'ai tout d'abord relevé que, chez les hébreux, un nombre important de noms se terminaient par
"el" traduit par "dieu" dans la bible : Ismaël : smah el, qui écoute dieu, israel : celui qui se bat avec dieu, Samuel, : celui qui est voulu par dieu, Daniel, :Dan est avec dieu, Emmanuel, Dieu est avec nous etc… El veut dire "dieu", mais d'autres prénoms ou noms contenaient les mots joh ou jah qui venaient de Yahvé', et qui se traduisaient aussi par dieu.

Donc, dieu était traduit de
deux façons Donc, il y avait deux dieux à l'origine et deux peuples. En feuilletant l"histoire des croyances et des idées religieuses", d'Eliade, j'appris que "El" était le dieu des populations de Canaan, père de Baal lequel lui disputa longtemps le titre de dieu des dieux.

La religion cananéenne avait donc si fortement influencé les hébreux, notamment sur le plan religieux, pour que le terme "el" soit aussi présent tout au long de la bible, ne serait-ce que par les noms de personnes et de lieux (beth'el: la maison de dieu ;
beth est la deuxième lettre de l'alphabet phénicien, peuples longtemps assimilés aux cananéens)

Cette influence cananéenne se retrouve dans la bible notamment au niveau
des prescriptions relatives à la culture et à l'élevage, à la façon d'ériger un sacrifice dont l'odeur de viande grillée "est une odeur agréable à l'éternel" qui ne pouvaient provenir que d'un peuple habitant un pays "où coulent le lait et le miel" et non d'une troupe en guenilles errant dans le désert pendant quarante ans, et nourrie de la manne divine…

Les prophètes ultérieurs n'ont eu de cesse de s'élever contre ces prescriptions, et l'éternel par leur bouche indique
qu'il a ces sacrifices en horreur et qu'il exige simplement de ses sujets qu'ils se conduisent en vérité et justice
"
Que m'importe la multitude de vos sacrifices, je suis rassasié des holocaustes de béliers…" (Esaïe 11-17)

Dans les textes sumériens traduits par Kramer et Bottéro, on retrouve mot pour mot le plaisir olfactif des dieux sumériens pour l'odeur de la viande grillée, et Kramer de conclure après avoir constaté bon nombre de similitudes (L'Histoire commence à Sumer-1957) :
"Les Sumériens n'exercèrent pas d'influence directe sur les Hébreux, puisqu'ils avaient disparu bien avant l'apparition de ces derniers. Mais il n'est guère douteux qu'ils influencèrent profondément les Cananéens,
prédécesseurs des Hébreux en Palestine. C'est ainsi que l'on peut expliquer les nombreuses analogies relevées entre les textes sumériens et certains livres de la bible, via les Cananéens.

Ces analogies ne sont pas isolées; elles apparaissent souvent "en série"; il s'agit donc d'un véritable parallélisme". (suit une énumération des points communs : le paradis, la séparation de la terre et de l'eau à partir d'une boue primitive,
l'homme qui transgresse les ordres des dieux en consommant des plantes interdites, la malédiction des dieux contre la femme qui devra enfanter dans la douleur, la vie construite à partir d'une côte, incompréhensible en hébreu, provient en fait d'un jeu de mots en sumérien entre la côte et la vie qui se traduisaient par le même mot "ti", le Déluge avec son Noé Sumérien...etc..)

Les fouilles menées sur le site de la ville royale cananéenne de MEGGIDO ont permis de retrouver des tablettes sumériennes relatant l'épopée de Gilgamesh, héros sumérien. Sumer était donc présent à Meggido en Canaan.

La conquête de Canaan par l'Egypte s'effectua sous le règne de Touthmosis III qui prit Meggido, en 1450 BC, en battant Mittiani qui avait regroupé les restes de l'empire d'Assurbanipal regroupés aux tribus phéniciennes et autres qui se partageaient le pays de Canaan.

Pour se rendre à Megiddo, il fallait passer par une cité verrou : Aarouna, en égyptien, (aujourd'hui Khribet Aârah). D'où :
Aaron, personnage originaire de cette ville, qui devait donc parler les langues sémitiques en usage dans ces contrées et que Moise employait pour parler aux hébreux, car, selon la bible, Moïse avait un "défaut de langue qui le rendait incompréhensible…" En fait, Moïse parlait égyptien, et Aaron, présenté comme son frère, traduisait en hébreu.

Ce qui explique pourquoi
Aaron, de culture sémitique, donc polythéiste, "rechuta" en participant à l'hérésie du "veau d'Or", alors que Moïse recevait les tables de la loi sur le Sinaï…, ou bien venait tout bonnement d'être occis au cours des nombreuses révoltes des hébreux que mentionne la bible tout au long de ses récits (révolte de Coré, massacre suite à l'épisode du veau d'or…1 sur 10 )

Autant de données attestant la profonde influence des mythologies et des cultures sumériennes puis cananéennes dans la bible

J'ai trouvé chez Esdras que l'éternel avait
laissé errer les hébreux pendant quarante ans dans le désert "afin que les soldats issus d'Egypte ne puissent connaître la terre de Canaan, sauf Caleb et Josué fils de Nun, (mais Nun, dans le panthéon égyptien signifie le monde primitif avant que les eaux ne se soient retirées de sur le sol)." il est bien dit "soldats", et non plus les hordes d'esclaves… Il y avait donc bien des soldats parmi ceux qui ont participé à l'exode.
Ainsi s'expliquerait
la référence aux armées dans certains passages de la bible "Ainsi parle l'Eternel, dieu des armées".
C'est alors que je fis le lien avec un passage de "l'enquête" d'Hérodote dont je vous avais entretenu dans une planche l'an passé à la même époque:

"L'Exode. Hérodote relate à partir d'informations
de sources égyptiennes que, sous Ramsès, 240 000 soldats égyptiens appelés "transfuges" qui n'avaient pas été payés depuis plusieurs mois, désertèrent, passèrent en Ethiopie, et se mirent au service du roi de ce pays qui leur offrit un territoire duquel ils en chassèrent les habitants pour s'y installer."

(On voit mal un Ramsès, connu pour l'importance de ses victoires militaires et le développement de son empire, refuser de payer ses soldats et ainsi se priver du service de 240 000 combattants, une hémorragie qui l'aurait immanquablement livré à la merci de ses ennemis, et assuré sa chute.
Cette désertion a bien eu lieu, mais une vingtaine d'années avant l'arrivée de Ramsès au pouvoir, au cours d'une période d'anarchie consécutive à la mort (assassinat ?) d'Akhenaton, vers 1347 BC)

Autant d'indices qui confirment la thèse freudienne de
la conquête du pays de Canaan par des troupes aguerries issues de l'armée égyptienne.

Ainsi, le peuple de la bible apparaît en fait comme le résultat de la rencontre et de la fusion de plusieurs composantes, dont

1°) Une composante sémitique cananéenne comprenant des îlots sumériens.

Très proche de l'hébreu sur le plan linguistique, composante organisée autour du culte des dieux
El et Baal, qui exigeaient des sacrifices et holocaustes d'animaux particulièrement choisis, des prescriptions alimentaires dont le sens nous échappe "tu ne feras pas cuire l'agneau dans le lait de sa mère", des schémas d'organisation sociale qui relèvent parfois de la vie de nomades dans le désert et parfois de la vie des pasteurs sédentarisés pratiquant l'élevage, l'agriculture céréalière puis fruitière (sédentaire).
Les
consignes attribuées à Moïse et relatives au rituel de construction des autels ainsi que la nature et la constitution des offrandes sont étonnamment proches des descriptifs sumériens antérieurs de près de vingt siècles, ainsi que le fait remarquer J.Bottéro, traducteur de ces textes.

Les restes archéologiques des autels retrouvés en Palestine montrent que les autels cananéens contemporains ou antérieurs à l'entrée des hébreux en Canaan avaient la même structure que celle que l'on retrouve codifiée dans l'Exode.

De plus,
la viande de porc était consommée par l'ensemble des peuples sémitiques du proche orient (voir les traductions de J. Bottero "La plus vieille cuisine du monde"), l'introduction de prescriptions à ce sujet chez les juifs ne peut être que d'origine extérieure, donc égyptienne car ce peuple, nous l'avons vu plus haut, avait horreur du porc.

2°) Une composante égyptienne,

L'Egypte est citée
700 fois dans la bible

Cette influence égyptienne est identifiée:

>>> Au niveau des prescriptions alimentaires, notamment l'abomination que constituerait la consommation de viande de porc, alors que les peuples sémitiques de l'Orient ancien en consommaient (cf. Bottero, traduction de tablettes suméro-akkadiennes relatives à plusieurs festins, nature et quantités des ingrédients)

>>> Par l'usage de la circoncision dont il n'est aucunement fait mention dans l'ensemble de tous les textes actuellement traduits provenant de civilisations du Moyen-Orient, alors que cette pratique est établie depuis les temps des plus anciennes dynasties égyptiennes, et visible sur les momies..

>>> Par des noms de personnes égyptiens, donc non sémitiques, parmi les proches de MoÏse.

>>> Par une haute spiritualité philosophique, organisée autour du monothéisme le plus strict, intolérante à l'endroit des autres cultes, des autres peuples et des autres religions, et qui, au-delà de tous les rajouts de légendes souvent empruntées à d'autres (comme le déluge aux sumériens) exigeaient d'un peuple la pratique de la vérité et de la justice pour vivre en paix.


La vérité et la justice, la paix,….une bien vieille trilogie… vieille comme … comme


Maat u Shalom

M'at u shelah

Mathusalem.


La traversée du désert d'une durée de quarante ans est réellement hautement symbolique et relativise le pessimisme de cette planche relatif à l'approche critique de la bible par les juifs eux-mêmes: Messod et Roger Sabbah, fils de rabbins ont publié un livre en novembre 2000, "les secrets de l'Exode".
Ils reprennent en l'illustrant de nombreux exemples puisés dans la bible l'hypothèse
d'une transmission par Moïse des Egyptiens aux Hébreux du monothéisme Atonien.
En Israël, après cinquante ans d'obscurantisme, la bible sort enfin des mains des rabbins.

FIN

Sources Athéisme free


Posté par
Adriana Evangelizt

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Published by Adriana Evangelizt - dans LE JUDAÏSME
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