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19 octobre 2007 5 19 /10 /octobre /2007 02:57

 Analyse intéressante qui fait justement ressortir que tous les noms des Lévites étaient Egyptiens.

 

 

 

Regard sur la Bible 1


Une bien vieille trilogie

par Germinal


Préliminaire

 

 

Rechercher la vérité ne devrait pas être une tâche bien dangereuse, en ces jours qui ne voient plus se dresser de bûchers. Certes, il est encore des écrivains actuellement condamnés à mort par certains pouvoirs religieux, alors que d'autres forces obscures, momentanément déchues par la République, œuvrent en silence afin de retrouver le pouvoir de "diriger les consciences" vers on ne sait quel absolu, hors duquel, il n'existe, bien entendu, point de salut.

Jamais nous n'avons eu accès avec autant de facilité à ce que les hommes ont stocké sous le vocable de "connaissance".
Celle-ci nous est livrée ficelée, certifiée conforme, avec normes à la clé (ISO etc.), aseptisée, afin de ne heurter aucune conviction, traçabilisée même et distribuée par les médias, comme tout autre produit de consommation, (le cerveau n'est-il pas considéré comme un viscère, une tripe, en quelque sorte?).
Ces médias débitent plus que nos sens n'en peuvent recevoir. Gavé, notre esprit n'est plus capable d'analyser, de confronter, d'objecter, de réfuter. Nous vivons en état de permanente indigestion mentale.

Comment l'esprit peut-il demeurer libre et créateur dans un tel contexte de conditionnement et de matraquage?

Que devient "la recherche de la vérité" dans un contexte où les valeurs et théories marchandes dominantes ignorent ce concept inopératoire car non lié au profit?

Fort heureusement, il existe encore des secteurs où le verrou médiatique du "savoir" "marketinisé" ne peut contraindre, car ce n'est pas "vendeur", car il n'y a pas d'argent à faire, ni de célébrités à séduire, ni de trône à conquérir…

Mais "rechercher la vérité peut amener" chacun à rechercher en premier "sa vérité", ce à quoi il pense pouvoir accorder quelque crédit et qui repose souvent sur un socle où prime l'irrationnel, fortement marqué par des valeurs affectives que l'approche scientifique ne peut appréhender. Cette "vérité subjective" constitue la première phase d'objectivation, mais elle est encore entachée de problématiques d'ordre personnel et subjectif.

Communiquer à ce niveau risque de déclencher des mécanismes de défense plus ou moins conscients à l'entour, notamment lorsque les thèses présentées remettent en cause un équilibre sécurisant.

Se livrer, énoncer ses doutes, ses inquiétudes, mais aussi ses ré-orientations personnelles, n'est pas dénué de risque pour celui s'adonne au jeu de l'honnêteté et de la franchise, et l'histoire montre qu'à chaque fois, les grands perdants sont de ceux-là.

En m'appliquant à ce travail, j'ai voulu prendre la bible précisément sous le biais par lequel elle constitue le bien commun des hommes, parmi tous les trésors de la littérature universelle, et non pas dans tout ce qui a trait au domaine réservé de ses fidèles ou de ses détracteurs.

En tant qu'ouvrage ancien, puisqu'on en date les premiers récits autour de -1000, et les plus récents à - 100 environ, la Bible contient des témoignages de l'émergence de la conscience humaine, aux limites du connu historique, quand le savoir et les structures s'effilochent vers un passé énigmatique et fascinant où le rêve et la poésie se rencontrent…

J'ai voulu la prendre comme tout ce qui nous arrive des temps très anciens, pour autant de reliques, de débris, de vestiges dont la plupart ont trop longtemps roulé sur les pentes du temps pour ne s'être enchevêtrés et recouverts d'une gangue plus ou moins lourde de laquelle il faut d'abord les discerner pour, peut-être, les extraire et ainsi prendre contact avec leurs auteurs et leur univers révolus, afin de savoir qui étaient-ils, quels étaient leurs messages, comment et pourquoi ont-ils été enfouis, remaniés, occultés, et quels sont les indices qui transparaissent çà et là, pouvant donner un sens à cet ensemble touffu, rempli d'anachronismes et de contradictions et qui rebutent lorsqu'on se contente d'une première lecture.



Lectures distanciées de la bible

 

Au cours de toutes les générations qui nous ont précédés, bien d'autres que moi se sont penchés sur ces documents, notamment en tout premier lieu, pour connaître la parole de Dieu qui est sensée en constituer l'essentiel.
Puis, un peu plus tard, une étude approfondie en fut rendue nécessaire afin de masquer et rendre cohérentes les nombreuses contradictions qui apparaissent tout au long de ces textes. Ce fut le cas dès que l' Empire Romain adopta le Christianisme comme religion d' Etat, donc, dès 350 BC et qui se poursuit toujours au sein des églises, des sectes et de tous les groupes qui prétendent s'appuyer sur le Livre.

A ces approches que je qualifierai
d'internes à la Bible, de façon concomitante se développèrent des approches externes, issue de courants de pensées contestant la validité des récits bibliques au regard du Divin : ce furent les hérésies : Nestorianisme, Arianisme, Marcionisme, etc…Il dut en être ainsi tout au long du Moyen Age, l'hérésie cathare nous est la plus proche, toutes ont fini de la même façon : par le fer et par le feu, elles ne nous sont connues que par les actes des procès des malheureuses victimes de l'intolérance et des tribunaux de l'Inquisition.

Puis vint la Renaissance, la réforme, les guerres de religion… Mais parallèlement, les critiques des textes religieux se firent plus fréquentes, plus approfondies, plus étayées, à mesure que le développement des connaissances scientifiques faisait ressortir de nouvelles aberrations qui ne pouvaient avoir été proférées par Dieu, sous peine de conférer à cet être - par définition omniscient - un niveau de connaissances proche de la débilité et de l'illettrisme.

L'église romaine en vint à proscrire l'étude de la bible car c'est à partir de telles études que naquit la Réforme. La bible se mit tout à coup à sentir le soufre, et lors des Dragonnades, ces horribles persécutions des protestants par les catholiques, la simple possession de ce livre suffisait dans le meilleur des cas à vous envoyer aux galères comme huguenot, et, dans le pire, d'être tout bonnement rôti devant une foule en liesse.

Le XVIIIe siècle devint le siècle des Lumières car il permit l'émergence d'une pensée libérée des dogmes religieux obscurantistes (Bayle, Fontenelle, Helvétius, d'Holbach, Voltaire, D'Alembert, Diderot furent les artisans de ces progrès….).

La Suite ne fut que la conséquence logique de cette rupture : Révolution, Droits de l'Homme, Laïcité, Démocratie, République.

Le courant de pensée matérialiste, athée ou agnostique rejetait l'ensemble des textes religieux comme autant de légendes destinées à justifier et asseoir tous les régimes despotiques qui s'étaient succédés depuis l'antiquité.
La critique de la bible par des penseurs d'origine et issus de la civilisation chrétienne avait conduit au rejet pur et simple de la bible, y compris au niveau de sa valeur historique.

 

 

La recherche des noyaux historiques et du sens caché, occulte

 

 

Il n'en demeurait pas moins que la Bible existait, même si sa relation avec un quelconque démiurge était largement mise en doute par les esprits éclairés, et même si elle se trouvait reléguée au rang des impostures par ces mêmes esprits.

A la fin du XIX° siècle, un nouveau courant de pensée,
issu des communautés juives d'Europe Centrale initia une nouvelle approche de la Bible, par la recherche des noyaux historiques autour et à partir desquels se seraient développées ces légendes.
Rappelons-nous que Schleiman finit par découvrir Troie, Mycènes..., à partir d'hypothèses identiques : la recherche de noyaux historiques à partir desquels Homère avait écrit l'Iliade et l'Odyssée près de trois mille ans auparavant.

Les travaux de ces chercheurs d'origine
israélite ne nous sont connus que par les quelques extraits de leurs ouvrages repris par leurs contemporains mieux traités par la postérité. Toutes leurs œuvres ont en effet été détruites par les nazis et leurs auteurs ont péri au cours de l'holocauste. De plus, personne n'a intérêt, nous le verrons plus loin, à rééditer ces travaux.

La tragédie subie par les juifs d'Europe centrale a privé ce peuple de ses plus grands penseurs. Les survivants ont
d'abord pensé à se doter d'une terre sur laquelle ils pourraient s'abriter des haines qui les avaient harcelés au cours des siècles avec tant de férocité et de volonté d'extermination.
La
construction d'un foyer national juif en Palestine avait pris le pas sur toute autre considération d'ordre philosophique…
Un des facteurs d'unification de ces fils de la diaspora était, bien entendu, la religion;
il ne fallait donc pas y toucher

Les émigrants non originaires d'Europe Centrale n'avaient pas été en contact avec des systèmes de pensée transcendant les religions dans la construction d'un paradigme humaniste. L'approche méta-religieuse de l'ouvrage biblique ne faisait pas partie de leur système d'investigation philosophique.
Les réflexes de cohésion sociale exacerbés par un environnement hostile ont relégué l'approche rationaliste et historico-critique de l'histoire des peuples de la bible aux oubliettes..
Le Nazisme avait donc tué deux fois : et les idées, et leurs auteurs..

Les recherches basées sur cette nouvelle approche furent donc brutalement interrompues et nous seraient demeurées totalement inconnues si l'un des plus illustres représentants de ce mouvement n'avait été le psychiatre psychologue et fondateur de la psychanalyse, Sigmund FREUD dont le dernier ouvrage "Moise et le monothéisme" écrit en exil à Londres, à la suite de l'invasion de l'Autriche au cours de l'Anschluss, reprend, en les développant, les principales thèses issues de leurs travaux.

La Suite

Posté par Adriana Evangelizt

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Published by Adriana Evangelizt - dans LE JUDAÏSME
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