Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : LE PORTEUR DE LUMIERE
  • LE PORTEUR DE LUMIERE
  • : Qu'est-ce que l'Hermétisme ? L'Occultisme ? Le Spiritisme ? Savez-vous qu'à la base il n'y avait qu'un seul Enseignement et que ce sont les hommes qui ont inventé les religions ?
  • Contact

Texte Libre

Il y a  

  personne(s) sur ce blog

Recherche

Texte libre

Archives

14 octobre 2007 7 14 /10 /octobre /2007 13:39

 On continue sur la tradition des Roms, et il manque quelques pages sur le livre. Quel dommage. Car ce Peuple possède des racines qui remontent loin dans le temps, à l'Origine. Au commencement. Et ils ont gardé leur tradition pratiquement intacte. Quand on voit combien ils sont rejetés par le monde depuis des milliers d'années et aujourd'hui par le monde moderne, je pense fortement que ceux qui règnent au sommet ont à coeur d'enterrer l'Histoire de l'Humanité. Car les Romes sont notre mémoire. Et je suis fière d'être ici leur Amie et d'avoir découvert grâce à eux les Saintes Maries de la mer mais aussi d'autres lieux dans le monde. Car être l'Amie des Gitans c'est posséder un passeport international où l'on est reçu comme un Frère partout où l'on va. On ne peut pas en dire autant de tout le monde...

 

 

Les Rômes

Histoire vraie des vrais Bohémiens

par Jean-Alexandre Vaillant

1857

3ème partie

2ème partie

 1ère partie

CHAPITRE PREMIER

LES ROMES AUX INDES

D'où nous venons ? l'on n'en sait rien.
L'hirondelle
D'où nous vient-elle ?
D'où nous venons ?  l'on n'en sait rien.
Où nous allons, le sait-on bien ?

 

Tableau de William Bouguereau

Il est, du Sind au Gange, un territoire appelé Panc'ab, c'est-à-dire cinq eaux, parce qu'au sud, cinq rivières :  le Sutlej, le Ravi, le Shnab, le Jilu et le Sind l'arrosent et le fertilisent

pages manquantes 30 et 31


troupeaux de bétes que leur intelligence avait soumises et apprivoisées ; ces premiers pâtres furent bientôt les premiers rois.

Cependant, ils étaient sans loi, sans liens sociaux, sans culte, sans science, sans art, sans industrie, sans agriculture, sans astronomie, sans commerce ; ils vivaient isolément les uns des autres, divisés par familles et séparés de toute la distance nécessaire à la nourriture de leurs troupeaux ; chaque famille parlait un langage rude et dure, pauvre et décousu ; ils étaient loquaces, mais leur voix sortait rauque du gosier, et leur langue était glapissante dans le palais, parce qu'ils ne possédaient qu'à demi le lab, cette articulation des lèvres (labia) qui, par leur battement, font la syllabe et composent le discours. L'esprit de société étant en eux, ils se rapprochèrent, et leur union augmentant leurs forces physiques, intellectuelle et morale, ils ne tardèrent pas non-seulement à cultiver la terre pour y semer et y planter, mais aussi à la creuser pour y ravir ses métaux et ses pierres précieuses.

Ce premier rapprochement des hommes eut lieu dans le haut Mul-tan, qui n'avait pas encore de nom, aux sources de l'Ira-vati, du Brahma-putr, du Gange, dii Sind et du Gihon; oui, c'est là, aux limites des trois grands pays connus depuis sous les noms de Médie, Indes, Boutan, que se réunissent les trois premieres families, tribus ou peuplades auxquelles la Tradition attribue toutes les vérités et toutes les fables qui projetèrent plus tard leur lumière et leur ombre sur l'intelligence de l'humanité. Ces trois familles, dont nous allons parler, étaient les Zath, les Bodhas et les Meydes (1).

Les Bodhas ou Boutains, adorateurs ou cultivateurs de la Terre (Bhu ou Ebhu ), furent les premiers laboureurs et devinrent bientôt les premiers Puthi, penseurs, supputeur ou calculateurs du temps, les premiers astronomes, parce qu'ils avaient senti que, pour mieux cultiver la terre, il leur fallait connaître les cieux.

Les Meydes ou Medes, adorateurs de la magicienne Médée, triple Hécate, qui est la lune, furent les premiers qui creusèrent les mines et dont l'intelligence pénétra jusque dans les entrailles de la terre, comme la lune de Médie, comme Made-leine roule son disque argenté à travers le ciel de la nuit. Devenus avec le temps, les premiers médecins, ces dispensateurs de la santé des hommes, s'en firent aussi les rois.

Les Zath, adorateurs du soleil sous son nom de Pal ou Bal, et les premiers nés d'entre les hommes paissaient les troupeaux qu'il avaient soumis, comme le soleil, leur père et leur dieu, paît les hommes qu'il éclaire.

Ainsi, pâtres, laboureurs et artisans, comme ils avaient besoin les uns des autres, les Zath, les Mèdes et les Bodhas vécurent longtemps en bonne intelligence, assez du moins pour asseoir la science sur sa base, la faire rayonner sur toute la terre, et imposer à ceux qui l'avaient créée, Indiens et Tartares, le nom de parfaits ianaka et anaki. Nous reconnaîtrons tout à l'heure dans les Mèdes, les Zath et les Bodha, ces trois fils de Noé, Sem, Cham et Japhet, qu'il mit dans son arche et sauva du déluge, pour en faire les pères de toutes les nations de la terre. Nous allons maintenant faire entendre ce qu'étaient les Anak, quelle était leur science, et comment aussi ils devinrent chefs et rois des nations.

Incapables, après un laps incalculable de sommeil dans le temps, de trouver l'origine de la naissance de l'homme, et se sentant le besoin d'un principe, les Zath, les Mèdes et les Bodhas le demandèrent à leur intelligence ; et leur intelligence s'élevant jusqu'à l'Arc du ciel, séjour des arcanes ou arcs de l'anneau zodiacal, depuis devenus mystères, ils se le donnèrent pour principe, en composèrent leurs arches, et firent un vaisseau, un argo ; et cet argo, comme tout arc de cercle, arc céleste faisant pont sur la terre, et cette arche zodiacale faisant un vaisseau dans les cieux, ils passaient sans cesse sur ce pont pour aller sans cesse de l'une à l'autre rive du temps, de la nuit au jour, ils montaient sans cesse dans ce vaisseau pour voguer sans cesse de l'un à l'autre bord de la mer de l'éternité, du jour à la nuit; et c'est ainsi qu'en passant chaque nuit et chaque jour au-dessus de leur tête, cet arc céleste, cette arche zodiacale leur livrant, leur traduisant, leur trahissant, nuit par nuit, jour par jour, les arc-anes, ou révolutions diurnes et arcs annuels qui font les mystères des cieux, ils en firent leur harghah ou tradition ; et, comme le monde est la voûte, le dôme céleste circulaire, le tabernacle, dont chaque arc est la carène et l'ensemble, un vase, un vaisseau qui contiennent la vérité du monde, la tête de l'homme fut pour eux un tabernacle, dont le crâne est la carène, et dont l'ensemble est le vase qui contient la science de la terre.

Ces ainsi qu'ayant étudié les deux vers ou côtés de l'univers, et les trois zone sidérales, lunaires et solaires, ils firent de cette amazone du monde la triple mamelle de tout. La nuit et le jour, le feu et la lumière, la lune et le soleil, le ciel et l'air, l'eau et la mer furent pour eux les dix éléments du monde, les dix premiers besoins ou tyrans des hommes, leurs dix premiers rois ou patriarches. Toute étoile (sidus) fut pour eux le siège (sedes) d'un monde, et tout corps sidéral un foyer dont la lumière qu'il émet et qui s'en émane est une émission, un message céleste, qui en fait un messager, un ange du ciel, en correspondance avec les coeurs et les intelligences des hommes, astres et lumières de la terre.

La lune et le soleil furent pour eux les guides de l'esprit et les chefs des corps, les rois ou régulateurs, les pâtres ou les prêtres des choeurs des astres et des coeurs des hommes ; ils en firent tour à tour les sacerdotes et les pontifes, selon qu'ils étaient au-dessus ou au-dessous de l'horizon, sur le pode ou sous le pont dans Ormuzd ou dans Ahriman ; ils firent de l'orient et de l'occident du soleil la main droite et gauche de Dieu, donc la terre est le piédestal. Le ciel fut pour eux une vaste mer de ténébres, du sein desquelles sort ou naît la Lumière, et dans lesquelles voguent et voyagent sans cesse la lune, le soleil, la terre et les astres, comme les vaisseaux des hommes sur l'océan de la terre. Pour eux, Dieu fut l'ix ou l'axe invisible, inconnu, autour duquel tourne le temps éternel, comme le ciel semble tourner sur son axe autour de la terre qui l'admire comme la roue du char tourne autour de son essieu sur la terre qu'il parcourt. Pour eux, la zone sidérale, le zodiaque, fut une robe étoilée, la stole ou l'étole dont Dieu se revêt à l'Orient quand le soleil se couche à l'Occident. C'est dans cette robe  qu'ils renfermèrent les destinées humaines ; et c'est de cette robe (apo-stole) que vinrent plus tard toutes ces grandes voix qui, dans tous les siècles, se sont fait entendre à la terre.

Pour eux, la lune et le soleil furent tour à tour le corbeau et la colombe, le vautour et l'aigle, le roi et le prophète qui tour à tour s'élèvent et s'abaissent, disparaissent et meurent dans la mer des cieux pour s'y relever et y revivre, s'y rabaisser et y mourir encore. Les quatre points des solstices et des équinoxes furentles quatre principaux messagers célestes, les quatre grands bras de la croix lumineuse du ciel, que le soleil porte éternellement sur son dos autour de la terre et sur chacun de ses points. Les quatre saisons ou temps que ces points déterminent furent les quatre grands livres de Brahma ou d'Hermès, les quatre grandes voix ou oracles de Dieu, les quatre grands anges ou messagers, les quatre grands prophètes ou évangélistes. Les douze mois qui remplissent par triades ces quatre grands temps furent les douze petits livres de Dieu, les douze boeufs ou taureaux célestes de la nuit et du jour, qui soutiennent à la fois l'océan du temps et la mer d'airain du temple de Salomon ; les douze tables de la loi de Moïse et de Romulus, où sont écrits les dix commandements de Manu, dieu de Bouddha, ou de Manoel, dieu de David ; les douze fils de Jacob, rochers d'Israël au Sinaï et sur le Jourdain, et les douze apôtres de Jésus, rochers du Christ au Jourdain et sur le Gol-gotha.

Pour en arriver à comprendre, à suivre, à déterminer toutes ces grandes révolutions qui font les divisions du temps, Meydes, Zath, Bodhas couraient la terre et conduits, pendant la nuit, par les sept étoiles du Char, s'élevaient jusqu'au sommet des plus hautes montagnes, dont ils faisaient leurs observatoires. Le ciel nocturne étant un océan d'étoiles, et le Char celle des constellations qui leur était le plus utile, ils en firent le type de cet océan, le signe du temps sidéral, le nommèrent Hénoch, appellèrent henochi et henochia les montagnards les montagnes qui s'étendent du Caucase au Boutan, ils prirent même le nom de Ianaka ou Anaki, parce qu'ils étaient pour les hommes ce que les étoiles du Char étaient pour eux-mêmes, des guides sûrs, des chefs parfaits.

Quand, à l'aide de Rama, le soleil, et de C'andra, la lune, ils se furent assurés de la justesse de leurs observations, ils en firent une science, l'astronomie, qu'ils nommèrent du nom de ces deux astres Rama-C'andra ou C'andrama, en dressèrent les Mantaras ou formules, qu'ils gravèrent sur une une table de pierre carrée, le Rasaï-sita ; et le Mandala ou cercle étant tracé, et le Tantara ou Zodiaque étant composé, le monde fut créé et les siècles commencèrent.

C'est à cette époque qu'il faut faire remonter leur première pérégrination au-delà des limites du Sind, car c'est alors que l'un d'eux, sous le nom d'Inachus  va porter de Cappadoce en Grèce le culte de Diane et d'Apollon ; que, Dandares, ils vont porter en Phrygie, qui en prit le nom de Dar-danie, les formules, ou tantara, zodiacales, et que Pali ou Anaki, ils vont occuper, sous le nom de Pelasges ou de Philistins, le Kanaan et la Palestine. D'ailleurs, un fait remarquable, et qui tend à convertir en preuves toutes ces présomptions, c'est que ce Tan-tara de Bouddha donna naissance au Taro de tous les pays, au Tyndare des Grecs et au Tora des Juifs aussi bien qu'au Den-dera ou Ten-tyra d'Egypte et que les Dar-danes ou Dan-dares étaient, chez les Phrygiens, réputés pour les inventeurs des signes lunaires de la rasaï sita, et les possesseurs de ces formules dont ils faisaient un mystère comme d'un don de Dieu.

Pour nous éviter la peine de revenir à leur berceau, nous ne les suivrons pas encore dans cette première émigration, nous attendrons pour cela que les sages, sagia et sakia, se soient substitués aux parfaits ianaca ou anaki ; que les signes, les idoles, les images se soient substitués aux types, aux faits, aux phénomènes : que l'histoire de la vérité et de la science des astres, vélée d'abord dans le temps sous le voile de l'ignorance des hommes, puis dévélée par la sincérité de leur intelligente autogorie, se soit enfin révélé par leur sagace allégorie du velum de la fiction, du manteau de la fable, de la révélation des dieux. Afin de se bien convaincre que les Rômes qui sont Zath, ne sont pas comme on le croit, des Parias, mais des Soudras, nous verrons d'abord ce qu'étaient les Zath, ce que sont encore les Soudras et les Parias et comment les Rômes sont Soudras.

 Les Zath sont si bien reconnus dans tout l'Orient pour les aînés de la race humaine, qu'on dit Zati-brahman, Brahme ou Brahme de naissance ; que cette expression "Zata-samram"  ne signifie synthétiquement les Justes, que parce qu'elle signifie au propre "nés de la lune et du soleil" et au figuré "nés avec le souvenir de la vie antérieure" ; que,  chez les Népalais, le Zataca-mala est le livre des naissances et des vies antérieures. D'ailleurs, pour que le premier né d'entre les astres, le soleil, servitde type à cet arbre de la science, qui, sous le nom de pari-zata, anbre de vie, orna le premier le jardin des dieux, il fallait nécessairement que les Zath, ses premiers adorateurs, fussent rééllement considérés aussi comme les premiers nés d'entre les hommes. Enfin, selon les Chinois, c'est au pays de Ta-hia que fut composé le livre sacré du lotus de la loi excellente, et qu'un Zath, par eux nommé Zata-vana, le Zath vende ou errant, traduisit les livres sanscrits en langue du Boutan et du Thibet.

Ce pays de Ta-hia est précisémcnt celui que les Romains connurent plus tard sous les noms d'Aria et d'Hénochia, le Haut Mult-an, pays des anaki et des sagia, des savants et des sages. Quoique pâtres, ces Zath étaient jadis si fameux que les livres indiens disent du soleil, puissant Hari, dieu des combats, qu'ils appellent Sram, et que les Grecs et les Romains nomment Arès et Mars, "Couvert d'une peau de bête, un bâton à la main, et les cheveux relevés en Zatha, il va au milieu des ombres, comme le feu à travers les touffes de gazon."

Quatrième partie

Posté par Adriana Evangelizt

Partager cet article

Repost 0
Published by Adriana Evangelizt - dans Tradition Tzigane
commenter cet article

commentaires