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  • : LE PORTEUR DE LUMIERE
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9 octobre 2007 2 09 /10 /octobre /2007 16:54

 Pour les inconditionnels de Fabre d'Olivet... dont nous sommes...

 

 

LA COSMOGONIE DE MOYSE

Selon Fabre d'Olivet

Traduction des 10 premiers chapitres de la Genèse,

et de ses 243 versets.

 

Chapitre I

 

La principiation

1ère partie

 

1. Dans le Principe, Ælohîm, LUI-les-Dieux, l'Être des êtres, avait créé en principe ce qui constitue l'existence des Cieux et de la Terre.

2. Mais la Terre n'était qu'une puissance contingente d'être dans une puissance d'être ; l'Obscurité, force astringente et compressive, enveloppait l'Abîme, source infinie de l'existence potentielle ; et l'Esprit divin, souffle expansif et vivifiant, exerçait encore son action génératrice au-dessus des Eaux, image de l'universelle passivité des choses.

3. Or, il avait dit, LUI-les-Dieux ; la Lumière sera, et la Lumière avait été.

4. Et, considérant cette essence lumineuse comme bonne, il avait déterminé un moyen de séparation entre la Lumière et l'Obscurité.

5. Désignant, LUI-les-Dieux, cette Lumière, élémentisation intelligible, sous le nom de Jour, manifestation phénoménique universelle, et cette Obscurité, existence sensible et matérielle, sous le nom de Nuit, manifestation négative et nutation des choses : et tel avait été l'occident, et tel avait été l'orient, le but et le moyen, le terme et le départ, de la première manifestation phénoménique.

6. Déclarant ensuite sa volonté, il avait dit, LUI-les-Dieux : il y aura une expansion éthérée au centre des eaux ; il y aura une force raréfiante opérant le partage de leurs facultés opposées.

7. Et LUI, l'Être des êtres, avait fait cette Expansion éthérée ; il avait excité ce mouvement de séparation entre les facultés inférieures des eaux, et leurs facultés supérieures ; et cela s'était fait ainsi.

8. Désignant, LUI-les-Dieux, cette expansion éthérée du nom de Cieux, les eaux exaltées : et tel avait été l'occident, et tel avait été l'orient, le but et le moyen, le terme et le départ, de la seconde manifestation phénoménique.

9. Il avait dit encore, LUI-les-Dieux : les ondes inférieures et gravitantes des cieux tendront irrésistiblement ensemble vers un lieu déterminé, unique ; et l'Aridité paraîtra : et cela s'était fait ainsi.

10. Et il avait désigné l'aridité sous le nom de Terre, élément terminant et final, et le lieu vers lequel devaient tendre les eaux, il l'avait appelé Mers, immensité aqueuse : et considérant ces choses, LUI l'Être des êtres, il avait vu qu'elles seraient bonnes.

11. Continuant à déclarer sa volonté, il avait dit, LUI-les-Dieux : la Terre fera végéter une herbe végétante, et germant d'un germe inné, une substance fructueuse portant son fruit propre, selon son espèce, et possédant en soi sa puissance sémentielle : et cela s'était fait ainsi.

12. La Terre avait fait pousser de son sein une herbe végétante et germant d'un germe inné, selon son espèce, une substance fructueuse possédant en soi sa puissance sérnentielle selon la sienne : et LUI, l'Être des êtres, considérant ces choses, avait vu qu'elles seraient bonnes.

13. Et tel avait été l'occident, et tel avait été l'orient, le but et le moyen, le terme et le départ, de la troisième manifestation phénoménique.

14. Déclarant encore sa volonté, il avait dit, LUI-les-Dieux : il y aura dans l'Expansion éthérée des cieux, des Centres de lumière, destinés à opérer le mouvement de séparation entre le jour et la nuit, et à servir de signes à venir, et pour les divisions temporelles, et pour les manifestations phénoméniques universelles, et pour les mutations ontologiques des êtres.

15. Et ils seront, ces Centres de lumière, comme des foyers sensibles chargés de faire éclater la Lumière intelligible sur la terre : et cela s'était fait ainsi.

16. Il avait déterminé, LUI, l'Être des êtres, l'existence potentielle de cette Dyade de grands foyers lumineux ; destinant le plus grand à la représentation du jour, et le plus petit à celle de la nuit ; et il avait déterminé aussi l'existence des facultés virtuelles de l'Univers, les étoiles.

17. Les préposant dans l'expansion éthérée des cieux, ces foyers sensibles, pour faire éclater la Lumière intelligible sur la terre.

18. Pour représenter dans le jour et dans la nuit, et pour opérer le mouvement de séparation entre la lumière et l'obscurité : et considérant ces choses, LUI, l'Être des êtres, il avait vu qu'elles seraient bonnes.

19. Et tel avait été l'occident, et tel avait été l'orient, le but et le moyen, le terme et le départ, de la quatrième manifestation phénoménique.

20. Ensuite, il avait dit, LUI-les-Dieux : les Eaux émettront à foison les principes vermiformes et volatiles d'une âme de Vie, mouvante sur la terre, et voltigeante dans l'expansion éthérée des cieux.

21. Et LUI, l'Être des êtres, avait créé l'existence potentielle de ces immensités corporelles, légions de monstres marins, et celle de toute âme de Vie, animée d'un mouvement reptiforme, dont les eaux émettaient à foison les principes, selon leur espèce, et celle de tout oiseau à l'aile forte et rapide, selon son espèce : et considérant ces choses, LUI-les-Dieux, il avait vu qu'elles seraient bonnes.

22. Il avait béni ces êtres, et leur avait déclaré sa volonté, disant : propagez-vous et multipliez-vous, et remplissez les eaux des mers ; afin que l'espèce volatile se multiplie sur la terre.

23. Et tel avait été l'occident, et tel avait été l'orient, le but et le moyen, le terme et le départ, de la cinquième manifestation phénoménique.

24. Et LUI-les-Dieux avait dit encore, la Terre émettra de son sein un souffle de vie selon son espèce, animé d'un mouvement progressif, quadrupède et reptile, Animalité terrestre, selon son espèce, et cela s'était fait ainsi.

25. Il avait donc déterminé, LUI, l'Être des êtres, l'existence potentielle de cette Animalité terrestre, selon son espèce, et celle du Genre quadrupède, selon son espèce ; et considérant ces choses, il avait jugé quelles seraient bonnes.

26. Continuant ensuite à déclarer sa volonté, il avait dit, LUI-les-Dieux : nous ferons Adam, l'Homme universel, en notre ombre réfléchie, suivant les lois de notre action assimilante ; afin que, puissance collective, il tienne universellement l'empire, et domine à la fois, et dans le poisson des mers, et dans l'oiseau des cieux, et dans le quadrupède, et dans toute l'animalité, et dans toute vie reptiforme se mouvant sur la terre.

27. Et LUI, l'Être des êtres, avait créé l'existence potentielle d'Adam, l'Homme universel, en son ombre réfléchie ; en son ombre divine il l'avait créé ; et puissance collective, l'avait identifié ensemble mâle et femelle.

28. Il avait béni son existence collective, et lui avait déclaré collectivement sa volonté, disant : propagez-vous et multipliez-vous ; remplissez la Terre et subjuguez-la ; tenez universellement l'empire et dominez dans le poisson des mers, et dans l'oiseau des cieux, et dans toute chose jouissant du mouvement vital sur la Terre.

29. Et il lui avait également déclaré, LUI-les-Dieux, voici : je vous ai donné, sans exception, toute herbe germant d'un germe inné, sur la face de la Terre entière, ainsi que toute substance portant son fruit propre, et possédant en soi sa puissance sémentielle, pour vous servir d'aliment.

30. Et à toute animalité terrestre, à toute espèce de volatile, d'être reptiforme se mouvant sur la terre, et possédant en soi le principe inné d'un souffle animé de vie, j'ai donné en totalité l'herbe verdoyante pour aliment. Et cela s'était fait ainsi.

31. Alors considérant toutes ces choses qu'il avait faites en puissance, comme présentes devant lui, il avait vu, LUI-les-Dieux, qu'elles seraient bonnes selon leur mesure. Et tel avait été l'occident, et tel avait été l'orient, le but et le moyen, le terme et le départ, de la sixième manifestation phénoménique.

 

Chapitre II

La distinction

 

1 Ainsi, devant s'accomplir en acte, s'accomplirent en puissance et les Cieux et la Terre, et la Loi régulatrice qui devait présider à leurs développements.

2. Et l'Être des êtres ayant terminé à la septième manifestation phénoménique, l'acte souverain qu'il avait conçu, revint à son état primitif dans cette septième période, après l'entier accomplissement de l'oeuvre divine qu'il avait effectuée.

3. C'est pourquoi il bénit, LUI-les-Dieux, cette septième manifestation phénoménique, et en sanctifia à jamais l'existence symbolique comme étant l'époque de son retour à son état primitif, après l'entier accomplissement de l'acte souverain dont il avait créé le dessein selon sa puissance efficiente.

4. Tel est le type des générations des Cieux et de la Terre, suivant le mode de leur création, au jour où IHÔAH, LUI-les-Dieux, déployant sa puissance créatrice, fit en principe les Cieux et la Terre.

5. Et la conception entière de la Nature, avant que la Nature existât sur la Terre, et sa force végétative, avant qu'elle eût végété : car IHÔAH, l'Être des êtres, ne faisait point pleuvoir sur la Terre, et l'universel Adam n'existait point encore en substance actuelle, pour élaborer et servir l'Élément adamique.

6. Mais une émanation virtuelle, s'élevant avec énergie du sein de la Terre, abreuvait toute l'étendue de ce même élément.

7. Or, IHÔAH, l'Être des êtres, ayant formé la substance d'Adam, de la sublimation des parties les plus subtiles de l'Élément adamique, inspira dans son entendement une essence exhalée des Vies, et dès lors Adam, l'Homme universel, devint une similitude de l'Ame vivante, universelle.

8. Ensuite il traça, IHÔAH, LUI-les-Dieux, une enceinte organique dans la sphère de la sensibilité temporelle, extraite de l'antériorité universelle des temps ; et il y plaça ce même Adam, qu'il avait formé pour l'éternité.

9. Ordonnant à l'Élément adamique de faire croître toute espèce de substance végétative, aussi belle à la vue, selon sa nature, que bonne au goût ; et voulant en même temps que le principe substantiel des Vies se développât au centre de l'enceinte organique avec la substance propre du bien ou du mal.

10. Cependant une émanation lumineuse, telle qu'un vaste fleuve, coulait de la sphère sensible pour la vivification de l'enceinte organique ; s'y divisait, et paraissait au dehors selon la puissance quaternaire multiplicatrice, en quatre principes.

11. Le nom du premier de ces principes émanés était Phîshôn, c'est-à-dire, la réalité physique, l'être apparent : il enveloppait toute la terre de Hawilah, l'énergie virtuelle, lieu natal de l'or.

12. Et l'or de cette terre-là, emblème de la réflexion lumineuse, était bon. C'était encore le lieu natal du Bedolla, division mystérieuse, et de la pierre Shohâm, sublimation universelle.

13. Le nom du second de ces principes émanés était Gîhôn, le mouvement formatif : il enveloppait toute la terre de Choush, le principe igné.

14. Le nom du troisième de ces principes émanés était Hiddekel, le rapide propagateur, servant de véhicule au principe de la félicité. Le quatrième, enfin, recevait le nom de Phrath, à cause de la fécondité dont il était la source.

15. Ainsi donc, IHÔAH, l'Être des êtres, ayant pris Adam, l'Homme universel, le plaça dans l'enceinte organique de la sensibilité temporelle, pour qu'il l'élaborât et la gardât avec soin.

16. Et il lui recommanda fortement, IHÔAH, LUI-les-Dieux, en lui déclarant ainsi sa volonté : "de toute la substance végétative de l'enceinte organique, tu peux t'alimenter sans Crainte :

17. Mais de la substance propre de la connaissance du bien et du mal garde-toi de faire aucune consommation car au jour même où tu t'en alimenteras, tu deviendras muable ; et tu mourras".

18. Ensuite il dit, IHÔAH, l'Être des êtres, il n'est pas bon qu'Adam soit dans la solitude de lui-même : je lui ferai une compagne, une aide élémentaire, émanée de lui-même, et formée dans la réflexion de sa lumière.

19. Or, il avait formé hors de l'Élément adamique, toute l'animalité de la nature terrestre, et toute l'espèce volatile des cieux, il les fit venir vers Adam pour voir quel nom relatif à lui-même, cet Homme universel assignerait à chaque espèce ; et tous les noms qu'il assigna à ces espèces, dans leurs rapports avec lui, furent l'expression de leurs rapports avec l'Ame vivante universelle.

20. Ainsi donc, Adam assigna des noms à l'espèce entière des quadrupèdes, à celle des oiseaux, et généralement à toute l'animalité de la nature ; mais il fut loin d'y trouver cette compagne, cette aide élémentaire, qui, émanée de lui-même, et formée dans la réflexion de sa lumière, devait lui présenter son image réfléchie.

21. Alors IHÔAH, l'Être des êtres, laissa tomber un sommeil profond et sympathique sur cet Homme universel, qui s'endormit soudain ; et rompant l'unité de ses enveloppes extérieures, il prit l'une d'elles, et revêtit de forme et de beauté corporelle, sa faiblesse originelle.

22. Ensuite il rétablit cette enveloppe qu'il avait extraite de la substance même d'Adam, pour la faire servir de base à celle d'Aîshah, sa compagne intellectuelle ; et il l'amena vers lui.

23. Et Adam, déclarant sa pensée, dit : celle-ci est véritablement substance de ma substance, et forme de ma forme ; et il l'appela Aîshah, faculté volitive efficiente, à cause du principe volitif intellectuel Aîsh, dont elle avait été tirée en substance.

24. Voilà pourquoi l'homme intellectuel, Aîsh, doit quitter son père et sa mère, et se réunir à sa compagne intellectuelle, Aîshah, sa faculté volitive ; afin de ne faire avec elle qu'un seul être sous une même forme.

25. Or, ils étaient l'un et l'autre entièrement découverts, sans aucun voile corporel qui déguisât leurs conceptions mentales, l'universel Adam, et sa faculté volitive Aîshah ; et ils ne se causaient entre eux aucune honte.

 

 

Deuxième partie

Posté par Adriana Evangelizt

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Published by Adriana Evangelizt - dans KABBALE
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