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30 septembre 2007 7 30 /09 /septembre /2007 11:42

 

 

 

LES SERPENTS ET LES DRAGONS VOLANTS

 

Par R. A. Boulay
Traduction Polo Delsalles
9ème partie
8ème partie
1ère partie

 

Chapitre 6

 

 

LES DIEUX SERPENTS ET L'IMMORTALITÉ

 

 

 

« Faites un séraphin et montez-le sur une perche. Et si quelqu'un qui est mordu, le regarde, il recouvra ». Livre des Nombres

LA PERCEPTION DU SERPENT COMME ÉTANT MALVEILLANT

En plus d'Adam et Ève, l'autre hôte important du jardin d'Éden fut le serpent. On lui donne des qualités qui rivalisent avec et surpassent celles d'Adam. Même la Genèse concède ce point en affirmant que « Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs que Yahvé Dieu avait faits ». Le Haggadah décrit le serpent comme étant grand, ayant deux jambes, et avec des pouvoirs mentaux supérieurs. Il fut le seigneur de toutes les bêtes de l'Éden : « Dieu parla au serpent, 'Je vous ai créé pour être le roi de tous les animaux. Je vous ai créés pour être debout' ». Dans le Haggadah, il semble avoir peu de doute qu 'il ait marché comme un homme.

Dans la Genèse, le serpent fut puni sévèrement pour son rôle dans la chute d'Adam et Ève. Désormais, son destin fut de ramper sur son ventre. De cette façon, la Genèse sous-entend, qu'à un certain moment, le serpent fut une créature avec des jambes et qu'il les perdit en mangeant du fruit défendu. Le Haggadah est plus explicite et dit carrément que, « ses mains et ses pieds furent coupés ».

En apparence, le serpent avec des jambes dut être une créature effrayante, dominant tous les animaux aussi bien que l'homme. En fait, quand Adam et Ève furent expulsés de l'Éden, ils portèrent des « chemises de peau ». Mais puisque Adam et Ève furent végétariens pendant cette période et que l'homme n'avait pas eu la permission de manger de la viande jusque après le Déluge, ces « peaux » durent être celles qui furent muées par les reptiles. Ce fait est confirmé par plusieurs sources anciennes.

Les anciennes légendes juives indiquent que les vêtements portés par Adam et Ève furent non seulement faits de peaux reptiliennes mais qu' elles les protégèrent des prédateurs : « Quand ils portèrent les manteaux, disait-on à Adam et Ève, toutes les créatures de la Terre les craindraient ». Les peaux de serpent furent symboliques de la race souveraine et leur rappelèrent non seulement leur origine mais agissaient aussi comme un talisman pour les protéger des créatures sauvages. [Note de l'éditeur : Encore aujourd'hui, nous portons des peaux reptiliennes de serpent, d'alligator, de crocodile--qui sont dispendieuses et distinguent le porteur de la multitude générale. Et le serpent, surtout le cobra, fut très révéré dans les anciennes cultures comme celles de l'Égypte et l'Inde.]

La notion du serpent représentant le mal est plutôt récente, car elle se développa au début de l'époque chrétienne. En réalité, le serpent biblique est souvent associé à la connaissance divine, la guérison et l'immortalité. Le mot hébreu pour la créature qui tenta Ève est « nahash » lequel est souvent traduit comme serpent mais signifie littéralement « celui qui résout les secrets ».

Même dans l'ancien Grec, le mot serpent posa des problèmes dans la traduction. Dans la Septante, la première version grecque de l'Ancien Testament, le serpent s'appelle « drakon ». En Grèce ancienne, le mot le « drakon » fut utilisé pour toutes les créatures effrayantes tels que les serpents, les grands reptiles et autres animaux terrifiants. Donc le terme « drakon » fut utilisé dans la sémantique et devint associé à un serpent ailé avec de grandes jambes comme un dragon dans la littérature et la culture occidentale. [Note de l'éditeur : Aujourd 'hui, la monnaie grecque s'appelle « drakma ». Il serait intéressant d 'enquêter sur la source étymologique de ce terme moderne.]

En toute probabilité, les dragons et autres créatures fabuleuses de la mythologie ne sont que des créatures déformées du dieu serpent. C'est un problème de sémantique provenant de la répulsion de l'homme à sa descendance saurienne. Deux écoles de pensée différentes semblent avoir contribué à la légende du serpent comme étant malfaisant et répulsif.

La première est le rapport maître esclave. L'homme remplaça les Anounnaki comme ouvriers et commença à exécuter toutes les tâches domestiques et déplaisantes. La mémoire de cette domination par les reptiles cruels et impitoyables fut exacerbée par la descente des Néfilim avant le Déluge. Ces hommes de l'espace vécurent et se marièrent avec l'espèce humaine et à la fois, les Saintes Écritures et les sources sumériennes révèlent qu'ils furent une race de barbares et de cannibales.

Au moment de la venue du Déluge, l'homme en fut arrivé à mépriser et à même persécuter ces progénitures sauriennes. Les sources anciennes suggèrent fortement que quiconque démontrant des signes de descendance des dieux serpents fut traqué et détruit.

Le deuxième facteur majeur dans l'évolution de l'idée qu'il représentait le mal fut l'inimitié entre Enlil et Enki. Quand les terres furent réclamées après le Déluge, Enlil plaça ses fils responsables des terres du Moyen-Orient et les fils d'Enki reçurent les terres étrangères telles que l'Égypte et la vallée de l'Indus. Cependant, les fils d'Enki revinrent au Moyen-Orient et, son fils aîné Mardouk, saisit le contrôle de Babylone et réclama le titre si convoité de «50».

On se souvient d'Enki comme le créateur et le bienfaiteur de l'espèce humaine et il est associé à la connaissance divine, la guérison et l'immortalité --exactement les mêmes qualités attribuées au serpent dans le jardin d'Éden. Donc, la « chute de l'homme » biblique revêt le caractère d'une confrontation entre Enlil, l'Élohim de l'Ancien Testament et Enki, le dieu serpent usurpateur. [Note de l'éditeur : Dans le livre, « The Stellar Man » de John Baines, l'Archon de la destinée qui dupa Moïse et devint par la suite l'usurpateur de pouvoir de cette planète, remplaçant l'Archon souverain précédent « amical » envers l'homme, fut connu par la lettre Y. Ce Y réfère-t-il à Yahvé et par conséquent, au prince héritier Enlil ?]

On trouve le même conflit dans le Conte d'Adapa lorsque Enki prévint Anou (plus tard, Enlil représentait Anou puisqu'il devint le dieu aîné) de ne pas altérer sa création. Cette dissension se trouve dans le troisième livre d'Hénok lorsque au patriarche devait être donné le statut de dieu et l'immortalité. Les « anges », représentant le plus vieil ordre, protestèrent que Dieu révélait des secrets divins à l' homme. Ils lui rappelèrent à la mémoire, « les dieux primordiaux n' ont-ils pas donné un bon conseil lorsqu'ils dirent, 'ne créer pas l' homme' ? »

Pour les dieux conservateurs et plus anciens, l'homme fut considéré un animal inférieur, car à plusieurs reprises, il est critiqué pour sa transpiration et sa saleté, des traits typiques de mammifères. Dans le troisième livre d'Hénok, l'homme est méprisé par les dieux mineurs ou les anges qui le caractérisent comme « l'espèce humaine née de la femme, tachée, malpropre, salie par le sang et le flux impur, des hommes qui transpirent des gouttes putrides ». Ce dégoût des anges envers leurs cousins mammifères puants et poilus est réitéré partout dans l'Ancien Testament d'où cette aversion est masquée sous l'image de la « faiblesse de la chair ».

Les Anounnaki furent fiers de leur apparence reptilienne--leur corps lisse et brillant--et les traits de mammifères leur furent répugnants. D'un point de vue objectif, l'élégance et la beauté de la forme reptilienne ont beaucoup de mérite. Il est difficile de voir comment se développa la répugnance physique envers ces créatures.

Le problème de répugnance est difficile à traiter et nous le laissons aux psychanalystes. Dans une large mesure, il semble être une expérience acquise, le résultat de ce que l'on nous enseigne quand nous sommes jeunes. D'un autre côté, le lointain souvenir du traitement bestial et barbare par les ancêtres reptiliens peut exister dans notre subconscient et contribuer à l'aversion des reptiles. [Note de l'éditeur : Nous pouvons encore démontrer une autre différence entre la culture des anciens grecs et celle des Hébreux. En Grèce, les dieux et les déesses représentaient l'ultime dans la beauté physique et la perfection. Et tel que déjà mentionné, une des raisons fondamentales pour la création du Judaïsme fut une rébellion contre tout ce qui fut grec. Donc, cette répulsion envers les Dieux sauriens provient peut-être de l'événement que Moïse et ses prêtres vécurent faisant face aux conséquences de son pacte avec le « vilain » Archon, menant en fin de compte, aux traditions religieuses judaïques et cette notion de « répulsion » de quoi que ce soit de reptilien.]

L'IMMORTALITÉ À TRAVERS LA RÉGÉNÉRATION

Dans les légendes anciennes, l'homme semble avoir eu une sorte de « connaissance » mais, il perdit l'immortalité. C'est quasiment comme si les deux furent mutuellement exclusifs.

Adam obtient la « connaissance » mais est expulsé du jardin et on lui défend de prendre le fruit de l'arbre de Vie. Il en est ainsi pour Adapa qui reçoit la « connaissance » d'Enki mais est dupé de l'eau et de la nourriture de vie qui l'aurait rendu immortel. Plusieurs des aventures de Gilgamesh furent des tentatives d'obtenir l'immortalité. On lui nie un voyage jusqu'au ciel pour implorer les dieux pour une longue vie. On lui refuse de nouveau lorsqu'il trouve Utnapishtim, son grand-père. Il obtient enfin la plante magique qui guérit et prolonge la vie, mais un serpent la lui vole, sans doute une image des dieux serpents.

Dans la mythologie mondiale, le serpent fut toujours le symbole de la longue vie, de la guérison, de la régénération et de l'immortalité. Partout ailleurs, les serpents furent associés avec la guérison. Par exemple, le « Chilam Balam » des Mayas raconte que les premiers habitants du Yucatán furent les Chanes ou « Gens du Serpent » qui vinrent de l'est en traversant l'eau avec leur chef Itzamna qui fut appelé par hasard le « Serpent de l'est ». Il fut un guérisseur et pouvait guérir par l'imposition des mains et même ranimer les morts. [Note de l'éditeur : Même aujourd'hui, le symbole de l'Association médicale américaine porte le symbole de deux serpents enroulés autour d'une perche. Itzamna est le nom Maya du prince-héritier Enlil. Son fils, le prince Nannar mena la première expédition des Anounnaki (ou Olmèques) de l'Afrique du Sud vers les Amériques. Nannar fut connu comme le légendaire Quetzalcóatl, le dieu serpent volant. Pour plus de détails, voir « The Lost Realms » par Zecharia Sitchin.]

Dans l'Ancien Testament, le rôle du serpent comme guérisseur est illustré dans l'incident du « serpent impudent » ou « séraphin » qui s'éleva sur une perche et devint une cure pour les maladies des tribus pendant leur exode d'Égypte.

Dans les sources anciennes, on ne trouve pas beaucoup de détails sur la dualité de la connaissance et de l'immortalité, telle que représentée par les deux arbres dans le jardin d'Éden. À part les brèves références dans le conte d'Adapa, la littérature ancienne concentre sur les efforts de l'homme à réaliser l'immortalité et la longévité. L'arbre de Vie symbolique et la nourriture et la boisson magiques sont des sujets populaires parmi les diverses cultures du Moyen-Orient et paraissent souvent dans leurs arts.

Le contraire est vrai de l'Ancien Testament où l'immortalité est presque oubliée et l'emphase est placée sur les péchés de l'homme causé par sa chute quand il acquit la connaissance. Une exception se trouve dans le document pseudopigraphique appelé, « La vie d'Adam et Ève », qui raconte des épisodes de leur vie après qu'ils eurent laissé l'Éden.

Datant du 1er siècle après J.C., il est disponible en Grec et en Latin. Il fournit un événement peu connu de la tentative d'Adam d'obtenir quelques remèdes de rajeunissement. Selon le texte, Adam fut vieux et malade et approchait la fin de sa vie. Il demanda à Ève et à son fils Seth de retourner au jardin d'Éden pour « l'huile de l'arbre de la pitié » avec laquelle il pourrait être oint, soulagé de sa douleur et peut-être même allongé sa durée de vie. À l'entrée de l' Éden, ils furent reçus par l'ange Michel qui refusa le plaidoyer de Seth disant que l'élixir magique n'est pas pour l'homme.

La concentration hébraïque contraire à celle des traditions séculières anciennes suggérerait que l'emphase sur la « connaissance » par la prêtrise fut une déviation délibérée pour imposer sur leurs gens une doctrine de « péché originel » ainsi que la « chute de l'homme », se donnant un grand contrôle de leurs esprits et de leurs comportements. [Note de l'éditeur : Amen !]

La recherche de la régénération, une forme d'immortalité, fut un thème commun de la littérature ancienne et de la mythologie. Dans l'Épique de Gilgamesh, ce fut un sous-thème où, après avoir dit à son petit-fils que les dieux lui avaient refusé l'immortalité, Utnapishtim eut de la compassion pour son petit-fils ; et, pour ne pas le laisser retourner les mains vides, il est informé d'une plante magique qui restaure la jeunesse et la vitalité et où la trouver. [Note de l' éditeur : Et, depuis ce temps, nous avons recherché « la fontaine de jouvence » !]

Donc, à son retour, Gilgamesh suit les directions de son grand-père et réussit à obtenir cette plante magique. Quelque peu imprudemment, il décide ne pas l'avaler immédiatement mais plutôt, de l'apporter à la ville d'Ourouk pour la partager avec ses amis. Cela s'avère être une erreur, puisque quand Gilgamesh arrête près d'une mare d'eau pour se baigner, la plante lui est volée.

Pour enlever la saleté de son long voyage, Gilgamesh décida de prendre un bain bien mérité. Sottement, il laisse la plante magique sur le rivage sans surveillance. Pendant qu'il se baigne et à sa grande consternation, un serpent ou « seru » sentit le parfum de la plante, traversa sur l'eau et l'emporta. Comme le serpent parti, il mua et laissa derrière sa peau. De cette façon, l'histoire représente la capacité régénératrice du serpent d'allonger sa vie en muant périodiquement sa peau. [Note de l'éditeur : Dans la terre d'Érythrée, autrefois l'Éthiopie du Nord, il y a une légende étrange qui est évocatrice de cette mésaventure. Un serpent vit près du littoral et possède une perle brillante et magique qu'il utilise comme un radar pour se guider dans la vie. Occasionnellement, un homme est capable de voler cette perle forçant ainsi le serpent à revenir au littoral pour trouver une autre perle. Cette légende est annexée à celui-ci comme document séparé.]

Onzième partie Les Dieux serpents et l'Immortalité suite...

Posté par Adriana Evangelizt

 

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Published by Adriana Evangelizt - dans LE SYMBOLISME DU SERPENT
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