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28 septembre 2007 5 28 /09 /septembre /2007 16:16

 Avant-dernière partie du chapitre consacré à Moïse... il est question ici des "miracles" de Moïse dont il se servit pour juguler le Peuple.

 

 

L'EXODE - LE DESERT - MAGIE ET THEURGIE (suite et fin)

par Edouard Schuré

Extrait du livre "Les grands Initiés", chapitre Moïse

Chapitre V -

6ème partie

5ème partie

4ème partie

3ème partie

2ème partie

1ère partie

Mais les soixante-dix, qu'avaient-ils vu sur le Sinaï ? Le Deutéronome (XXXIII, 2) parle d'une vision colossale, de milliers de saints apparus au milieu de l'orage, sur le Sinaï, dans la lumière de Iévé. Les sages de l'ancien cycle, les antiques initiés des Aryas, de l'Inde, de la Perse et de l'Egypte, tous les nobles fils d'Asia, la terre de Dieu, vinrent-ils assister Moïse dans son oeuvre et exercer une pression décisive sur la conscience de ses associés ? Les puissances spirituelles qui viellent sur l'humanité sont toujours là, mais le voile qui nous en sépare ne se déchire qu'aux grandes heures et pour de rares élus. Quoi qu'il en soit, Moïse fit passer dans les soixante-dix le feu divin et l'énergie de sa propre volonté. Ils furent le premier temple, avant celui de Salomon : le temple vivant, le temple en marche, le coeur d'Israël, lumière royale de Dieu.

Par les scènes du Sinaï, par l'exécution en masse des rebelles, Moïse acquit une autorité sur les Sémites nomades qu'il tenait sous sa main de fer. Mais des scènes analogues suivies de nouveaux coups de force durent se reproduire pendant les marches et les contremarches vers le pays de Canaan. Comme Mahomet, Moïse dut déployer à la fois le génie d'un prophète, d'un homme de guerre et d'un organisateur social. Il eut à lutter contre les lassitudes, les calomnies, les conspirations. Après la révolte populaire, il eut à terrasser l'orgueil des prêtres-lévites qu voulaient égaler leur rôle au sien, se donner comme lui pour les inspirés directs de Iévé, ou les conspirations plus dangereuses de quelques chefs ambitieux comme Coré, Datan et Abiram, fomentant l'insurrection populaire pour renverser le prophète et proclamer un roi, ainsi que le feront plus tard les Israélites avec Saül, malgré la résistance de Samuël. Dans cette lutte, Moïse a des alternatives d'indignation et de pitié, des tendresses de père et des rugissments de lion contre le peuple que se débat sous l'étreinte de son esprit et qui malgré tout le subira. Nous en trouvaons l'écho dans les dialogues que le récit biblique établit entre le prophète et son Dieu, dialogues qui semblent révéler ce qui se passait au fond de sa conscience.

Dans le Pentateuque, Moïse triomphe de tous les obstacles par des miracles plus qu'invraisemblables, Jéhovah, conçu comme un Dieu personnel, est toujours à sa disposition. Il apparaît sur le tabernacle comme une nuée brillante qui s'appelle la gloire du Seigneur. Moïse seul peut y entrer ; les profanes qui s'en approchent sont frappés de mort. Le tabernacle d'assignation, qui renferme l'arche, joue dans le récit biblique le rôle d'une gigantesque batterie électrique qui, une fois chargée du feu de Jéhovah, foudroie des masses humaines. Les fils d'Aaron, les deux cent cinquante adhérents de Coré et de Datan, enfin quatorze mille hommes du peuple en sont tués du coup. De plus, Moïse provoque à heure fixe un tremblement de terre qui engloutit les trois chefs révoltés avec leurs tentes et leurs familles. Ce dernier récit est d'une poésie terrible et grandiose. Mais il est empreint d'une telle exagération, d'un caractère si visiblement légendaire qu'il serait puéril d'en discuter la réalité. Ce qui par-dessus tout donne un caractère exotique à ces récits, c'est le rôle de Dieu irascible et changeant qu'y joue Jéhovah. Il est toujours prêt à fulminer et à détruire, tandis que Moïse représente la miséricorde et la sagesse. Une conception aussi enfantine, aussi contradictoire de la divinité n'est pas moins étrangère à la conscience d'un initié d'Osiris qu'à celle d'un Jésus.

Et cependant, ces colossales exagérations paraissent provenir de certains phéomènes dus aux pouvoirs magiques de Moïse et qui ne sont pas sans analogue dans la tradition des temples antiques. C'est ici le lieu de dire ce que l'on peut croire des soi-disant miracles de Moïse, au point de vue d'une théosophie rationnelle et des points élucidés de la science occulte. La production de phénomènes électriques sous diverses formes par la volonté de puissants initiés n'est pas seulement attribuée à Moïse par l'antiquité. La tradition chaldéenne l'attribuait aux mages, la tradition grecque et latine à certains prêtres de Jupiter et d'Apollon(14). En pareil cas, les phénomènes sont bien de l'ordre électrique. Mais l'électricité de l'atmosphère terrestre y serait mise en mouvement par une force plus subtile et plus universelle partout répandue et que les grands adeptes s'entendraient à attirer, à concentrer et à projeter. Cette force est appelée akasa  par les brahmanes, feu principe  par les mages de la Chaldée, grand agent magique par les Kabbalistes du moyen-âge. Au point de vue de la science moderne, on pourrait l'appeler force éthérée. On peut, soit l'attirer discrètement, soit l'évoquer par l'intermédiaire des agents invisbles, concscients ou semi-conscients dont regorge l'atmosphère terrestre et que la volonté des mages sait s'asservir. Cette théorie n'a rien de contraire à une conception rationnelle de l'univers, et même elle est indispensable pour expliquer une foule de phénomènes qui sans sans cela demeureraient incompréhensibles. Il faut ajouter seulement que ces phénomènes sont régis par des lois immuables et toujours proportionnés à la force intellectuelle, morale et magnétique de l'adepte.

Une chose antirationnnellle et antiphilosophique serait la mise en mouvement de la cause première, de Dieu par un être quelconque, ou l'action immédiate de cette cause par lui, ce qui reviendrait à une identification de l'individu avec Dieu. L'homme ne s'élève que relativemnt à lui par la pensée ou par la prière, par l'action ou par l'extase. Dieu n'exerce son action dans l'univers qu'indirectement et hiérarchiquement par les lois universelles et immuables qui expriment sa pensée, comme à travers les membres de l'humanités terrestre et divine qui le représentent partiellement et proportionnellement dans l'infini de l'espace et du temps.

Ces points posés, nous croyons parfaitement poossible que Moïse, soutenu par les puissances spirituelles qui le protégeaient et maniant la force éthérée avec une science consommée, ait pu se servir de l'arche come d'une sorte de réceptacle, de concentrateur attractif pour la production de phénomènes électriques d'un caractère foudroyant. Il s'isolait lui, ses prêtres et ses affidés, par des vêtements de lin et des parfums qui le défendaient des décharges du feu éthéré. Mais ces phénomènes ne purent être que rares et limités. La légende sacerdotale les exagéra. Il dut suffire à Moïse de frapper de mort quelques chefs rebelles ou quelques lévites désobéissants par une telle projection de fluide, pour terroriser et mater tout le peuple.

 

A suivre..

Notes

14 - Deux fois un assaut du temple de Delphes fut repoussé dans les mêmes circonstances. En 480 avant Jésus-Christ, les troupes de Xerxès l'attaquèrent et reculèrent épouvantées devant un orage, accompagné de flammes sortant du sol et de la chute de grands quartiers de reoc (Hérodote). En 279 avant Jésus-Christ, le temple fut attaqué de nouveau par une invasion de Galls et de Kimris. Delphes n'était défendu que par une petite troupe de Phocéens. Les barbares donnèrent l'assaut ; au moment où ils allaient pénétrer dans le temple, un orage éclatait et les Phocéens culbutèrent les Gaulois. (Voir le beau récit dans l'Hitoire des Gaulois d'Amédée Thierry, livre II).

Posté par Adriana Evangelizt

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Published by Adriana Evangelizt - dans LE JUDAÏSME
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commentaires

(Clovis Simard,phD) 07/03/2011 23:10



Bonjour,


Vous êtes cordialement invité à visiter mon blog.
      
Description : Mon Blog(fermaton.over-blog.com), présente le développement mathématique de la conscience humaine.


La Page No-2: ADN-ROUGE !


DE L'ADN AU PASSAGE DE LA MER ROUGE ?


Cordialement


Clovis Simard