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28 septembre 2007 5 28 /09 /septembre /2007 13:55

La Maçonnerie

considérée comme le résultat

des religions Egyptienne, Juive et Chrétienne

par le Fr.°. Reghellini de Shio

1842

"Il existe au fond de nos coeurs un désir insatiable de connaître la vérité"

19ème partie

18ème partie

17ème partie

16ème partie

15ème partie

  1ère partie

CHAPITRE XII - 2



L'idée de la résurrection attachée à celle de la fin du monde, était débitée par les philosophes et par les prêtres , aux mêmes époques et au commencement du Christianisme ; ils s'en servaient même pour faire allusion aux grandes catastrophes qui se préparaient dans les Empires ; l'on découvre cette idée dans les Géorgiques de Virgile, lorsqu'il veut représenter allégoriquement les combats dont l'Empire Romain est le théâtre entre César et Pompée ; Lucain, Ovide, Lucrèce parlent de la fin prochaine du monde et l'annoncent également.

Cette idée voyageait de l'orient à l'occident, du sud au nord, et elle se trouve dans St Luc, ch. XXI, et dans St Pierre, Epître II, ch. III et autres, et plus particulièrement
dans l'Apocalypse.

Il paraît que dans l'antiquité on conservait la tradition de la révolution que notre globe avait éprouvée. Des physiciens infatigables dans leurs recherches se sont exposés aux plus grands dangers pour tirer notre siècle de la léthargie des âges précédens. Ils ont étudié l'histoire de notre globe dans son sein ; ils nous ont fait connaître la structure des chaînes immenses de montagnes qui le couvrent de l'une à l'autre de ses extrémités ; ils nous ont mis sous les yeux les différentes couches de la terre, leur nature, leur caractère et situation respectifs qui sont les preuves les plus lumineuses de plusieurs variations auxquelles le globe fut soumis et qui se perdent dans la nuit des temps. Cette terre n'est plus ce qu'elle a été d'abord ; elle a peut-être changé de forme des milliers de fois, et elle changera encore après nous : l'eau, le feu l'ont visiblement travaillée dans ses plus vastes parties. Des inondations, des effervescences, des fusions, des volcans, des tremblemens de terre qui accompagnèrent la confusion de ses élémens, ont haussé, baissé, emporté, déchiré tantôt une partie, tantôt l'autre (98). Il paraît démontré que notre planète a subi quantité de révolutions; tout naturaliste les trouve consignées dans ces couches de coquillages, dans ces couches calcaires, dans ces forêts réduites en charbon de terre que l'on trouve à des profondeurs très-considérables, dans ces quadrupèdes, et ces hommes pétrifiés qu'on trouve dans des rochers énormes. Ces phénomènes effrayans, que les savans de l'antiquité ont dû connaître avant nous, lors de la grande civilisation égyptienne et grecque, les ont persuadés que notre hémisphère fut d'abord submergé, ensuite volcanisé, et que la terre, après toutes les traces de sa haute antiquité, peut subir à tout instant une nouvelle catastrophe imprévue, même par la raison humaine qui se borne à attribuer les commotions antérieures à des comètes et à des déluges.

Ce n'était pas sans raison qu'à ces époques, on cherchait, par un système religieux, à mettre devant les yeux des hommes l'instabilité de ce monde. L'idée et l'esprit de conquêtes et d'invasion dominait les grandes nations. Les philosophes cherchaient à donner des leçons de modération à ces orgueilleux conquérans, en leur faisant voir que l'homme si fier de lui-même et de son séjour, où il a répandu à grands flots le sang de son semblable pour la possession d'un coin de terre, d'un vil métal, est moins assuré de son existence qu'un ver de terre.

L'allégorie
de la résurrection se trouve dans la mythologie grecque, ainsi qu'elle existait en Egypte, comme nous l'avons vu.

Le Phénix ressuscite de ses cendres. Alcyonée, ce fameux géant qui secourut les Dieux contre Jupiter, jeté par Minerve hors du globe de la lune, avait la vertu de se ressusciter.
St Epiphane, pour prouver aux Samaritains la résurrection matérielle des corps, se sert de preuves qui n'admettent pas de réplique ; il les convainct avec deux faits rapportés dans la Sainte-Ecriture; il allègue l'exemple de
Sara qui conçut dans un âge où la femme n'a plus l'espoir d'engendrer. Il cite encore à l'appui dé son opinion, la Verge d'Aaron qui reverdit. Pour nous, il nous manque la subtilité de ce savant Saint-Père, pour concevoir comment il pouvait concilier ensemble l'exemple qu'il rapporte d'une vieille qui eut des enfans, et d'une Verge qui aurait refleuri tout-à-coup, et cela pour expliquer la réunion des cendres dispersées et le rétablissement d'un corps humain pourri et réduit à des débris informes depuis plusieurs siècles. Nous ne savons pas comment on peut lier de telles idées et en tirer une conséquence raisonnable ; il n'y a qu'une foi supérieure qui puisse faire admettre de telles comparaisons.

La légende de St Bruno, instituteur des Chartreux, dit que pendant qu'il vivait assez mondainement, s'adonnant aux plaisirs de la vie, il assistait un jour à l'office des morts fait au cadavre de Raimond, diacre de l'église de Notre-Dame de Paris. Cet office dura trois jours, et chaque fois que le clergé disait : Responde mihi quantas habes iniquitates, le mort ressuscitait pour répondre qu'il était condamné par un juste jugement de Dieu. Cette légende assure que ces résurrections d'un homme mort depuis plusieurs jours avaient conduit Bruno à une vie régulière et chrétienne.

Si on lit les Vies des Saints, si l'on parcourt les cloîtres des cénobites en Espagne, en Italie, on y voit peintes encore de nos jours des résurrections de morts opérées par une infinité de saints. St Benoît, St François, St Pierre, St Antoine, et mêmeSt Nicolas, ressuscitent des morts. La légende de ce dernier évêque fut dernièrement dessinée par Blaisot, et gravée par Renard. On lit au bas de la gravure que ce grand saint calma un orage par ses prières, et qu'il ressuscita même un des matelots mort subitement, et avec lequel il naviguait.

Les incrédules disent que l'introduction de toutes ces résurrections ne sert qu'à infirmer celle de Jésus-Christ ; que ces miracles sont des inepties, des contes forgés à plaisir par des esprits faibles, en contradiction avec l'ordre constant de la nature; et que les hommes, il y a vingt siècles, n'étaient pas plus sorciers que ceux de nos jours. La Judée et les provinces limitrophes de l'Asie — Mineure étaient partagées en une infinité de sectes qui s'étaient élevées après la doctrine de Jésus- Christ. Une des plus répandues était celle de Corinthe et d'Elbion, qui, en admettant la loi mosaïque, s'opposait au dogme de la Trinité, lequel était adopté par une partie des évoques d'Asie. Les Elbioniens et Corinthiens enseignaient simplement que Jésus était le Fils de Dieu, parce que Dieu est le Père de tous les hommes; ils disaient que Jésus était l'homme par excellence, mais ils n'admettaient aucunement sa divinité; ils soutenaient que Jésus étant né de Marie (qui eut plusieurs enfans), ne pouvait aucunement avoir été procréé de toute éternité et exister comme Dieu éternel, Père des hommes ; ils n'admettaient ni les miracles , ni les résurrections que l'on attribuait aux Apôtres et aux Disciples de Jésus.

Le dogme de la résurrection avait fait des progrès prodigieux en Judée ; car Hérode, qui était Roi des Juifs, croyait aussi aux résurrection. Dans les Evangiles, remarque qu'il crut que St Jean - Baptiste, qu'il avait fait décapiter lui-même, était ressuscité dans la personne de Jésus. Les Epîtres et les Actes des Apôtres ne parlent que de morts ressuscités ; les Elbioniens et les Corinthiens s'opposèrent fortement à ces innovations.

A propos de ces dissentions entre ceux mêmes qui suivaient et prêchaient la doctrine de Jésus, on lit dans St Jérôme et dans Royaumont, pag. 324, à l'article de St Jean-Evangéliste, « que Jean, pressé par les évêques d'Asie, fut obligé de parler plus hautement de Jésus-Christ, et d'établir particulièrement sa divinité (99). » St Jean, ne pouvant résister aux prières desdits évêques, leur accorda leur demande, à condition qu'ils imploreraient le secours du Ciel par un jeûne et des prières publiques; après cela, étant plein de Dieu, il établit la divinité du Verbe par les premières paroles de son Evangile, ce que ses prédécesseurs n'avaient pas fait. (Voyez S.Augustin, St Jérôme et Royaumont, édition d'Arthur Bertrand, 1817, aux Evangiles.

Jésus est né, a vécu et est mort Juif; ses Apôtres furent toujours Juifs. Les douze premiers évêques de Jérusalem et les premiers Chrétiens en Judée, en Palestine et en Syrie, étaient mêlés et confondus de manière à ne pas savoir si réellement les Chrétiens faisaient une religion différente ; car la soumission aux cérémonies et lois religieuses juives fut toujours imposée aux Chrétiens par les Apôtres mêmes.

Aux Actes des Apôtres, ch. II, v. 41, 47, on lit que St Pierre, dans un jour, convertit trois mille Juifs étrangers, arrivés dans Jérusalem, et que tous furent trois fois plongés dans le Jourdain, ou baptisés dans un seul jour; mais on lit aussi, loco citato, que tous les jours suivans ces nouveaux Chrétiens, pour accomplir la loi mosaïque, allaient après leur baptême prier Dieu dans le Temple juif de Jérusalem. C'est dans le Temple de Salomon que se rassemblaient également les premiers Chrétiens pour prier.

M. de Potter, dans ses Réflexions sur les Conciles, vol I, pag. 138 et suivantes, observe savamment que Jésus ne s'est jamais expliqué sur la nature de sa divinité; qu'il n'a rien dit à ses Disciples touchant un point aussi intéressant ; qu'en conséquence, ceux-ci ne pouvaient rien nous laisser de positif sur le sujet qui divise l'Europe encore de nos jours. En supposant les Apôtres assez instruits sur cette thèse, ils seraient blâmables de ne pas nous avoir appris si Jésus était un Dieu, et ils devaient nous dire s'ils venaient au nom et de la part de ce Dieu pour nous instruire. Bien des passages dans les Divines-Ecritures sont favorables à cette opinion ; tandis que d'autres, puisées dans les mêmes autorités, lui sont contraires ; ce qui occasionna toutes ces sectes qui nièrent la divinité de Jésus à la naissance du Christianisme, comme on l'a vu d'Elbion et de Corinthus, qui soutenaient que Jésus n'était qu'un homme ordinaire.

Les monumens historiques de Jésus comme être humain sont au nombre de trois : 1° un passage de Joseph, dans ses Antiquités de la Judée, lib. XVIII ch. 3; malheureusement le savant M. Gillet, dans la traduction qu'il donne de cet ouvrage, démontre que ce passage est reconnu pour apocryphe , et pour y avoir été intercallé seulement à la fin du 3e siècle ; 2°une phrase de Tacite, dans ses Anal., lib. XV, ch. 34; mais cette pièce est fautive, elle ne fait que rapporter ce que les Chrétiens disaient devant les tribunaux près desquels ils étaient accusés, et se bornaient à reproduire ce qu'ils avaient appris des Evangiles : ce que les Chrétiens introduisaient alors n'était aucunement fondé sur des écrivains profanes ; mais ces dépositions se réfèrent au troisième monument, qui sont les Evangiles et Actes des Apôtres.

L'homme le plus savant du troisième siècle, Fauste, qui, quoique Manichéen , était Chrétien , s'explique de la sorte sur ces légendes : « Tout le monde sait que les Evangiles n'ont été écrits ni par Jésus-Christ, ni par ses Apôtres, mais longtemps après par des inconnus. »

 Il dit ensuite que ces écrivains, dans la crainte de n'être pas crus en décrivant des événemens dont ils n'avaient pas été les témoins, publièrent ces écrits, du reste trés-édifians, sous le nom d'hommes contemporains à Jésus, ses Apôtres et ses Disciples. Nous avons vu que Royaumont lui-même convenait de l'incertitude qui règne à cet égard. Beausobre, dans son premier tome, et Barigni, dans l'Histoire des Apologistes de la Religion chrétienne, démontrent l'incertitude absolue des bases du Christianisme. Toutes ces fluctuations d'opinions firent dire aux incrédules anciens, que l'existence de Jésus était aussi incertaine que celle d'Osiris, d'Hercule , de Mythras , d'Adon-Hiram , etc. etc

Néanmoins St Justin (Dialog. cum Triphon), et Lactance, liv. II, ch. 8, et liv. IV, ch. 14, qui vivaient du temps de Constantin, ont regardé Jésus comme un envoyé de Dieu même pour enseigner les hommes; qu'il n'y avait qu'un seul Dieu, Jéhovah ; que sa fidélité fut récompensée par Dieu même, qui l'a investi de la dignité de Prêtre perpétuel, avec l'honneur de Roi suprême, avec la puissance de juge; que Jésus avait conservé le nom de Dieu , et que c'est par ce nom, comme le disent plusieurs Pères de l'Eglise, que Jésus opéra tous ses miracles (100)

Les premiers Chrétiens en Judée suivaient en toute rigueur la loi mosaïque; ils voulaient même que tout Chrétien fut circoncis ; mais comme la nouvelle réforme était prêchée aux Gentils, qui, tous ne voulaient pas se soumettre à cette douloureuse amputation, après les doléances des Antiochiens dans le premier Concile des Apôtres, par nous déjà cité, les nouveaux initiés au Christianisme furent exemptés de cette pénible opération; néanmoins on a toujours conservé pour l'initiation chrétienne, la formalité de l'imposition des mains, et celle des jeûnes et prières, comme chez les Egyptiens. Si nous suivons les nouveaux Chrétiens à Rome, sous les premiers Empereurs, la même incertitude nous accompagne. On trouve que leur culte était mêlé à celui des Juifs, et même on peut facilement se persuader que la religion chrétienne, ses mystères et initiations étaient inconnus à Rome ; car ce culte étant prôné par les seuls Juifs, les premiers Chrétiens furent toujours regardés à Rome comme des Sectateurs de Moïse.

Ce sont les Juifs qu'Horace raille sur leur stupidité, Sat. V, v. 100; Juvénal, sur leur superstition et leur crédulité, Sat. VI, v. 546 ; Martial, sur leurs jeûnes, liv. IV, Epig. 4. Ils sont traités de même par Ammien Marcellin et par Perse ; or, il y a toute apparence que, si ces critiques eussent su que les Juifs et leur fraction les Chrétiens formaient deux sociétés religieuses différentes, ils n'auraient pas gardé le silence à ce sujet.

La généralité des historiens de l'Eglise parle toujours des persécutions qu'éprouva le Christianisme dès sa naissance à Rome ; elle garde le silence sur celles qu'éprouvèrent les Juifs.

Ne doit-on pas déduire, d'après ces remarques, que les Chrétiens et les Juifs ne faisaient qu'une et seule société religieuse ? L'Apocalypse même, si on la veut regarder comme œuvre chrétienne, désigne les Chrétiens comme de vrais Juifs. On lit, ch II, § 9 : « Ceux qui se disent Juifs ne le sont point, mais de la Synagogue de Satan. » Selon cette Apocalypse, les Chrétiens par excellence sont les Juifs.

Cet écrit date pour le moins de 70 ans après la mort qu'on donne à Jésus ; si les Chrétiens d'alors n'étaient autre chose que des Juifs, il devait y avoir dans St Jean une ligne de démarcation entre les uns et les autres.

Les Romains, très-tolérans en fait de religion, apportèrent chez eux les cultes des peuples vaincus ; les Divinités égyptiennes avaient des Temples à Rome. L'année 686, Pison et Gabinius, consuls, cherchèrent à l'empêcher : sous l'Edile Agrippa, il fut défendu d'exercer le culte égyptien plus près qu'à 500 pas de la ville et des faubourgs. Sous Tibère, on chercha de nouveau à les détruire ; néanmoins, le culte d'Isis, d'Osiris, d'Anubis, s'établit dans Rome, et grand nombre de lieux publics prirent leurs noms. On nationalisa comme en Grèce ce culte étranger, et l'on habilla ces Divinités à la romaine.

A suivre...

 

 

98 Buffon nous donne le résultat d'une excavation faite par M. Dalibard, dans le terrain de Marly-la-Ville :
Après les premiers,
13 pieds sable calcinable ;
5 pieds après, une marne dure, faisant effervescence avec l'acide muriatique oxigéné ;
4 pieds plus bas , une pierre marneuse, après de la marne en poudre, ensuite du sable fin., de la marne, de la terre, de la marne dure, du gravier ;
23 pieds après, sable fin vitriable avec des coquilles , marne, gravier, marne en poudre, pierre dure, sable et coquilles ;
13 pieds plus profonds, huîtres spondiles non pétrifiées ;
41 pieds plus outre, cinq couches de sables et coquillages;
101 pieds; et en dernier, des cailloux, limailles et du sable.
Par ces derniers, il est indiqué que la mer avait pris place là avant la rivière.
Dans nos montagnes près de Schio, entre Vérone et Vicence, on trouve, à de certaines profondeurs, des corps marins, et des poissons dans la vallée de Bolca ; quelques-uns de nos mers, d'autres qui sont propres à l'Océan du Magellan et de la Chine, et finalement quelques-uns inconnus. L'Océan a séjourné sur nos hautes montagnes : Fortis et Spalanzani ont donné des descriptions très-savantes de l'état de ces montagnes et de ce qu'elles
recèlent.
Autre part, on lit, dans l'Essai sur la Géographie-Minéralogie des environs de Paris, par Cuvier et Brongniart, pag. 1 : « Cette contrée est la plus remarquable par la succession des divers terrains qui la composent, et par les restes extraordinaires d'organisation ancienne qu'elle recèle. Des coquillages marins qui attestent régulièrement des coquillages d'eau douce, des ossemens d'animaux terrestres entièrement inconnus , même par leur genre, remplissent certaines parties. Des ossemens d'espèces considérables par leur grandeur, et dont on trouve des espèces dans des pays fort éloignés , sont épars dans les couches les plus superficielles; des caractères très-marqués d'une grande irruption venue du sud-est, sont empreints dans les formes des caps et des collines. Voilà de grands documens pour nous instruire sur les grandes révolutions qui ont terminé la formation de nos continens. »
Ces mêmes minéralogistes donnent les différons bancs de Montmartre. Trois bancs sable un peu quarcueux, coquilles, marines et balanes, dont on a reconnu 14 espèces ; plus, un banc argilleux, un marne calcaire et un marne argilleux de la surface de la terre à 28 mètres.
Ensuite différens bancs avec débris de crabes, de coquilles à 23 m.
A la suite il y a trois masses gypseuses :
1ere Masse .Gypse marneux et marne calcaire. Dans ces couches on a trouvé un tronc de palmier pétrifié, d'un volume considérable à 18 m.

2e Masse. Huit bancs gypse. Après une couche de marne argilieuse, verdâtre, qui a 10 m.
Elle ne contient aucune trace du séjour des eaux maritimes ; elle n'offre non plus de productions d'eau douce.
3e Masse. Gypseuse, 31 bancs, au 18, il y a le témoignage le plus authentique de la présence de l'eau de la mer : dans un banc de marne calcaire, il y a un grand nombre de coquilles, des oursins, des débris de crabes et d'un polypier rameux ; toutes productions maritimes : on n'a pas donné le résultat de cette profondeur.
Il n'entre pas dans notre sujet de mentionner tous les animaux que M. Cuvier a déterrés et découverts, et dont les espèces sont perdues ; nous nous bornerons à parler un instant des carrières de Paris qui se trouvent placées dans un sol inférieur à Mont-Rouge.
Dans ces carrières on trouve les bancs ci-après :
 BANCS.                                        NATURE.                                              ÉPAISSEUR.
met. c.
1.                    Terre végétale argilleuse, sableuse, sable quarceux.             2m 50
2.                   Marne gypseuse, coquilles                                                         1m 95
3.                   Marnes syliciteuses spaliques sans coquilles. . .                        5m 10
4.                   Marnes calcaires, à coquilles marines                                       2m 95
5.                   Pierre calcaire, marnes à coquilles                                          16m 00
6.                   Glaise ou argile plastique                                                         10m 50
7.                   Craie, chaux, charbonatie vaseuse de formation marine          40m
                                                                                                         Total             79m
Il résulte de ces notions qui offrent sur la profondeur des couches supérieures de Montmartre et de Mont-Rouge,
qu'à trois époques séparées entr'elles par des milliers de siècles, l'Océan a successivement inondé cette partie du globe ; c'est une vérité que les géologues, dans le dernier siècle, ont commencé à découvrir, et la terre conserve dans ses entrailles la plus ancienne chronique du Monde et la moins suspecte. C'est dans son sein qu'il faut chercher les lumières que la Bible et l'histoire nous refusent.


99 Une grande partie de Chrétiens et de ceux qui ne professent pas la religion de Rome, s'appuient de ce texte pour soutenir que la divinité de Jésus fut établie par St Jean-Evangéliste, bien longtemps après la mort de notre Divin Maître.

100 Voilà, dans les mystères maçonniques, une des causes de la recherche de la parole sacrée conservée par Jésus. D'après ce système, on ne doit plus être surpris que les Maçons attachent tant d'importance aux differens noms du Dieu des Hébreux.

Vingtième partie  

Posté par Adriana Evangelizt

 

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Published by Adriana Evangelizt - dans FRANC MACONNERIE
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