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  • : LE PORTEUR DE LUMIERE
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  • : Qu'est-ce que l'Hermétisme ? L'Occultisme ? Le Spiritisme ? Savez-vous qu'à la base il n'y avait qu'un seul Enseignement et que ce sont les hommes qui ont inventé les religions ?
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27 septembre 2007 4 27 /09 /septembre /2007 17:54

 Comme on peut le lire tout en bas de la page ICI, "Il est impossible d'accorder la science qu'on donne à Moïse avec sa Genèse, qui défigure toute idée astronomique..." ou "Ce n'est pas dans l'Astronomie égyptienne que Moïse a puisé ces rêves ridicules..." Il était Initié, il connaissait la Tradition Universelle mais qu'en est-il resté après sa disparition et qu'en reste-t-il aujourd'hui ? On se le demande. On découvre dans la suite des Grands Initiés, la Véritable signification de IEVE, d'Adam et Eve, de la Chute...  et de Roua Eelohim aour... en remarquant qu'aour est l'inverse de roua... ce qui nous incite aussi à penser que l'Enseignement de Moïse a également été inversé et que "aour" -la lumière- est devenu l'Ombre... pour perdre le Peuple de l'Elu... et non le peuple élu.

 

Le Sépher Béréshit 2 et fin

par Edouard Schuré

Extrait du livre "Les grands Initiés", chapitre Moïse

Chapitre III

3ème partie

2ème partie

1ère partie

Pour la science moderne, la cosmogonie se réduit à une cosmographie. On y trouvera la description d'une portion de l'univers visible avec une étude sur l'enchaînement des causes et des effets physiques dans une sphère donnée. Ce sera par exemple le système du monde de Laplace, où la formation de notre système solaire est devinée par son fonctionnement actuel et déduite de la seule matière en mouvement, ce qui est une pure hypothèse. Ce sera encore l'histoire de la terre, dont les couches superposées du sol sont les témoins irréfutables. La science antique n'ignorait pas ce développement de l'univers visible, et si elle avait sur lui des notions moins précises que la science moderne, elle en avait formulé intuitivement les loi générales.

Mais ce n'était là pour les sages de l'Inde et de l'Egypte que l'aspect extérieur du monde, son mouvement réflexe. Ils en cherchaient l'explication dans son aspect intérieur, dans son mouvement diret et originaire. Ils le trouvaient dans un autre ordre de lois qui se révèle à notre intelligence. Pour la science antique, l'univers sans bornes n'était pas une matière morte régie par des lois mécaniques, mais un tout vivant doué d'une intelligence, d'une âme et d'une volonté. Ce grand animal sacré avait des organes sans nombre correspondant à ses facultés infinies. Comme dans le corps humain les mouvements résultent de l'âme qui pense, de la volonté qui agit - ainsi, aux yeux de la science antique, l'ordre visible de l'univers n'était que la répercussion d'un ordre invisible, c'est-à-dire des forces cosmogoniques et des monades spirituelles, règnes, genres, espèces qui, par leur perpétuelle involution dans la matière, produisent l'évolution de la vie. Au lieu que la science moderne ne considère que le dehors, l'écorce de l'univers, la science des temples antiques avait pour but d'en révéler le dedans, d'en découvrir les rouages cachés. Elle ne tirait pas l'intelligence de la matière, mais la matière de l'intelligence. Elle ne faisait pas naître l'univers de la danse aveugle des atomes, mais elle générait les atomes par les vibrations de l'âme universelle. En un mot, elle procédait en cercles concentriques de l'universel au particulier, de l'Invisible au Visible, de l'Esprit pur à la Substance organisée, de Dieu à l'homme. Cet ordre ascendant des Forces et des Âmes inversement proportionnel à l'ordre ascendant de la Vie et des Corps était l'ontologie ou la science des principes intelligibles et faisait le fondement de la cosmogonie.

Toutes les grandes initiations de l'Inde, de l'Egypte, de la Judée et de la Grèce, celles de Krishna, d'Hermès, de Moïse et d'Orphée ont connu sous des formes diverses cet ordre des principes, des puissances, des âmes, des générations qui descendent de la cause première, du Père ineffable.

L'ordre descendant des incarnations est simultané de l'ordre ascendant des vies et seul il le fait comprendre. L'involution produit l'évolution et l'explique.

En  Grèce, les temples mâles et doriens, ceux de Jupiter et d'Apollon, surtout celui de Delphes furent les seuls qui possédèrent à fond l'ordre descendant. Les temples ioniens ou féminins ne le connurent qu'imparfaitement. Toute la civilisation grecque étant ionienne, la science et l'ordre dorien s'y voilèrent de plus en plus. Mais il n'en est pas mons incontestable que ses grands initiateurs, ses héros et ses philosophes, d'Orphée à Pythagore, de Pythagore à Platon et de celui-ci aux Alexandrins relèvent de cet ordre. Tous ils reconnurent Hermès pour Maître.

Revenons à la Genèse. Dans la pensée de Moïse, cet autre fils d'Hermès, les dix premiers chapitres de la  Genèse constituaient une véritable ontologie selon l'ordre et la filiation des principes. Tout ce qui commence doit finir. La Genèse raconte à la fois l'évolution dans le temps et la création dans l'éternité, la seule digne de Dieu.

Je me réserve de donner dans le livre de Pythagore un tableau vivant de la théogonie et de la cosmogonie ésotérique, dans un cadre moins abstrait que celui de Moïse et plus voisin de l'esprit moderne. Malgré la forme polythéiste, malgré l'extrême diversité des symboles, le sens de cette cosmogonie pythagoricienne selon l'initiation orphique et les sanctuaires d'Apollon sera identique pour le fond à celle du prophète d'Israël. Chez Pythagore, elle sera comme éclairée par son complément naturel : la doctrine de l'âme et son évolution. On l'enseignait dans les sanctuaires grecs sous les symboles du mythe de Perséphone. On l'appelait aussi : l'histoire terrestre et céleste de Psyché. Cette histoire qui correspond à ce que le christianisme appelle la rédemption manque complètement dans l'Ancien Testament. Non que Moïse et les prophètes l'ignorassent, mais la jugeaient trop haute pour l'enseignement populaire et la réservaient à la tradition orale des initiés. La divine Psyché ne restera si longtemps cachée sous les symboles hermétiques d'Israël que pour se personnifier dans l'apparition éthérée et lumineuse du Christ.

Quant à la cosmogonie de Moïse, elle a l'âpre concision du génie sémitique et la précision mathématique du génie égyptien. Le style du récit rappelle les figures qui revêtent l'intérieur des tombeaux des rois ; droites, sèches et sévères, elles renferment dans leur nudité dure un mystère impénétrable. L'ensemble fait penser à une construction cyclopéenne ; mais çà et là, comme un jet de lave entre les blocs géants, la pensée de Moïse jaillit avec l'impétuosité du feu initial entre les versets tremblants des traducteurs. Dans les premiers chapitres d'une incomparable grandeur on sent passer le souffle d'Aelohim qui tourne une à une les lourdes pages de l'univers.

Avant de les quitter, jetons encore un coup d'oeil sur quelques-unes de ces puissants hiéroglyphes composés par le prophète du Sinaï. Comme la porte d'un temple souterrain , chacun d'eux s'ouvre sur une galerie de vérités occultes qui éclairent de leurs lampes immobiles la série des mondes et des temps. Essayons d'y pénétrer avec les clefs de l'initiation. Tâchons de voir ces symboles étranges, ces formules magiques dans leur puissance évocatrice, telles que les vit l'Initié d'Osiris, alors qu'elles sortirent en lettres de feu de la fournaise de sa pensée.

Dans une crypte du temple de Jétro, Moïse assis sur un sarcophage médite seul. Murs et pilastres sont couverts d'hiéroglyphes et de peintures qui représentent les noms et les figures des Dieux de tous les peuples de la terre. Ces symboles résument l'histoire des cycles évanouis et prédisent les cycles futurs. Une lampe de naphte posée à terre éclaire faiblement ces signes dont chacun lui parle sa langue. Mais déjà il ne voit plus rien du monde extérieur ; il cherche en lui-même le Verbe de son livre, la figure de son oeuvre, la Parole qui sera l'Action ; la lampe s'est éteinte ; mais devant son oeil intérieur, dans la nuit de la crypte, flamboie ce nom :

IEVE

 

La première lettre I a la couleur blanche de la lumière, -les trois autres brillent comme un feu changeant où roulent toutes les couleurs de l'arc-en-ciel. Et quelle vie étrange dans ces caractères !  Dans la lettre initiale, Moïse perçoit le Principe masculin. Osiris, l'Esprit créateur par excellence, - dans Evé la faculté conceptive, l'Isis céleste qui en fait partie. Ainsi les facultés divines, qui renferment en puissance tous les mondes, se déploient et s'ordonnent dans le sein de Dieu. Par leur union pafaite le Père et la Mère ineffables forment le Fils, le Verbe vivant qui créé l'univers.Voilà le mystère des mystères, fermé pour les sens, mais qui parle par le signe de l'Eternel comme l'Esprit parle à l'Esprit. Et le tétragramme sacré brille d'une lumière toujours plus intense. Moïse en voit jaillir par grandes effulgurations les trois mondes, tous les règnes de la nature et l'ordre sublime des sciences. Alors son oeil ardent se concentre sur le signe masculin de l'esprit créateur. C'est lui qu'il invoque pour descendre l'ordre des créations et puiser dans la volonté souveraine la force d'accomplir sa création à lui, après avoir contemplé l'oeuvre de l'Eternel.

Et voici que dans les ténèbres de la crypte reluit l'autre nom divin :

ELOHIM

Il signifie pour l'initié : Lui, - les Dieux, le Dieu des dieux(7). Ce n'est plus l'Etre replié en lui-même et dans l'Absolu, mais le Seigneur des mondes dont la pensée s'épanouit en millions d'étoiles, sphères mobliles de flottants univers. "En principe Dieu créa les cieux et la terre." Mais ces cieux ne furent d'abord que la pensée du temps et de l'espace sans bornes, habités par le vide et le silence. "Et le souffle de dieu se mouvait sur la face de l'abîme(8)." Qu'est-ce qui va sortir d'abord de son sein ? un soleil ? une terre ? une nébuleuse ? Une substance quelconque de ce monde visible ? Non. Ce qui naquit d'abord de lui ce fut Aour, la lumière. Mais cette lumière n'est pas la lumière physique, c'est la lumière intelligible, née du tressaillement de l'Isis céleste dans le sein de l'Infini ; âme universelle, lumière astrale, substance qui fait les âmes et où elles viennent éclore comme dans un fluide éthéré ; élément subtil par qui la pensée se transmet à d'infinies distances, lumière divine, antérieure et postérieure à celle de tous les soleils. D'abord elle s'épand dans l'Infini, c'est le puissant respir de Dieu ; puis elle revient sur elle-même d'un mouvement d'amour, profont aspir de l'Eternel. Dans les ondes du divin éther, palpitent comme sous un voile translucide les formes astrales des mondes et des êtres. Et tout cela se résume pour le Mage-Voyant dans les paroles qu'il prononce et qui reluisent dans les ténèbres en caractères étincelants.

ROUA AELOHIM AOUR (9)

"Que la lumière soit et la lumière fut." Le souffle d'Aelohim est la Lumière !

Du sein de cette lumière primitive, immatérielle, jaillissent les six premiers jours de la Création, c'est-à-dire les semences, les principes, les formes, les âmes de vie de toute chose. C'est l'Univers en puissance, avant la lettre et selon l'Esprit. Et quel est le dernier mot de la Création, la formule qui résume l'Être en acte, le Verbe vivant en qui apparaît la pensée première et dernière de l'Être absolu ? C'est :

ADAM EVE

L'Homme-Femme. Ce symbole ne représente nullement, comme on l'enseigne dans nos églises et comme le croient nos exégètes, le premier couple humain de notre terre, mais Dieu en acte dans l'univers et le genre humain typifié ; l'Humanité universelle à travers tous les cieux. "Dieu créa l'homme à son image ; il le créa mâle et femelle." Ce couple divin est le verbe universel pour lequel Iévé manifeste sa propre nature à travers les mondes. La sphère qu'il habite primitivement et que Moïse embrasse de sa pensée puissante n'est pas le jardin de l'Eden, le légendaire paradis terrestre, mais la sphère temporelle sans bornes de Zoraosatre, la terre supérieure de Platon, le royaume céleste universel, Héden, Hadama, substance de toutes les terres. Mais quelle sera l'évolution de l'Humanité dans le temps et dans l'espace ? Moïse la contemple sous une forme concentrée dans l'histoire de la chute. Dans la Genèse, Psyché, l'Âme humaine, s'appelle Aïsha, autre nom d'Eve -Genèse, II, 23(10). Sa patrie est Shamaïm, le ciel. Elle y vit heureuse dans l'éther divin, mais sans connaissance d'elle-même. Elle jouit du ciel sans le comprendre. Car pour le comprendre, il faut l'avoir oublié et puis s'en ressouvenir ; pour l'aimer, il faut l'avoir perdu et le reconquérir. Elle ne saura que par la souffrance, elle ne comprendra que par la chute. Et quelle chute autrement profonde et tragique que celle de la Bible enfantine que nous lisons ! Attirée vers le gouffre ténébreux par le désir de la connaissance, Aïsha -l'Âme- se laisse tomber... Elle cesse d'être l'âme pure n'ayant qu'un corps sidéral et vivant du divin éther. Elle se revêt d'un corps matériel et entre dans le cercle des générations. Et ses incarnations ne sont pas une, mais cent, mais mille, en des corps de plus en plus grossiers selon les astres qu'elle habite. Elle descend de monde en monde... elle descend et elle oublie... Un voile noir couvre son oeil intérieur : noyée la conscience divine, obscurci le souvenir du ciel, dans l'épais tissu de la matière. Pâle comme une espérance perdue, un faible ressouvenir de son ancien  bonheur luit en elle ! De cette étincelle elle devra renaître et se régnénérer elle-même !

Oui, Aïsha vit encore dans ce couple, nu qui gît sans défense sur une terre sauvage, sous un ciel ennemi où gronde la foudre. Le paradis perdu ? - C'est l'immensité du ciel voilé, derrière et devant elle !

Moïse contemple ainsi les générations d'Adam dans l'univers (11). Il considère ensuite les destinées de l'homme sur la terre. Il voit les cycles passés et le présent. Dans l'Aïsha terrestre, dans l'âme de l'humanité, la conscience de Dieu avait relui jadis avec le feu d'Agni, au pays de Koush, sur les versants de l'Himalaya.

Mais la voilà prête à s'éteindre dans l'idôlatrie, sous d'infernales passions, sous la tyrannie assyrienne, parmi les peuples dissociés et les dieux qui s'entre-dévorent. Moïse se jure à lui-même de la réveiller en établissant le culte d'Aelohim.

L'humanité collective comme l'homme individuel devraient être à l'image de Iévé. Mais où trouver le peuple qui l'incarnera et qui sera le Verbe vivant de l'humanité ?

Alors Moïse, ayant conçu son Livre et son Oeuvre, ayant sondé les ténèbres de l'âme humaine, déclare la guerre à l'Eve terrestre, à la nature faible et corrompue. Pour la combattre et la redresser, il invoque l'Esprit, le Feu originaire et tout-puissant, Iévé, à la source duqueil il vient de remonter. Il sent que ses effluves l'embrasent et le trempent comme l'acier. Son nom est Volonté.

Et dans le silence noir de la crypte, Moïse entend une voix. Elle sort des profondeurs de sa conscience, elle vibre comme une lumière et dit : "Va à la montagne de Dieu, vers Horeb."

La suite... La vision du Sinaï

6 - Voici comment Fabre d'Olivet explique le nom d'IEVE : "Ce nom offre d'abord le signe indicateur de la vie, doublé et formant la racine essentiellement vivante EE. Cette racine n'est jamais employée comme nom et c'est la seule qui jouisse de cette prérogative. Elle est, dès sa formation, non seulement un verbe, mais un verbe unique dont les autres ne sont que des dérivés ; en un  mot, le verbe (EVE) être étant. Ici, comme on le voit et comme j'ai eu soin de l'expliquer dans ma grammaire, le signe intelligible Vau est au milieu de la racine de vie. Moïse, prenant ce verbe par excellence pour en former le nom propre de l'Être des êtres, y ajoute le signe de la manifestation potentielle et de l'Eternité(I), il obtient IEVE dans lequel le facultatif étant se trouve placé entre un passé sans origine et un futur sans terme. Ce nom admirable signifie donc exactement : l'Être qui est, qui fut et qui sera.

7 - Aelohim est le pluriel d'Aelo, nom donné à l'être suprême par les Hébreux et les Chaldéens et dérivant lui-même de la racine AEl qui peint l'élévation, la force et la puissance expansive et qui signifie dans un sens universel Dieu. - Hod, c'est-à-dire Lui, est en hébreu, en chaldaïque, en syriaque, en éthiopien, en arabe, un des noms sacrés de la divinité. - Fabre d'Olivet, la Langue Hébraïque restituée.

8 - "Rouah Aelohim, le souffle de Dieu, indique figurativement un mouvement vers l'expansion, la dilatation. C'est, dans un sens hiéroglyphique, la force opposée à celle des ténèbres. Que si le mot obscurité caractérise une puissance compressive, le mot rouach caractérisera une puissance expansive

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Published by Adriana Evangelizt - dans LE JUDAÏSME
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