Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : LE PORTEUR DE LUMIERE
  • LE PORTEUR DE LUMIERE
  • : Qu'est-ce que l'Hermétisme ? L'Occultisme ? Le Spiritisme ? Savez-vous qu'à la base il n'y avait qu'un seul Enseignement et que ce sont les hommes qui ont inventé les religions ?
  • Contact

Texte Libre

Il y a  

  personne(s) sur ce blog

Recherche

Texte libre

Archives

26 septembre 2007 3 26 /09 /septembre /2007 22:46

 La suite pour comprendre combien s'est égaré l'Enseignement de Moïse et ce que ses successeurs en ont fait. On peut le dire, sa Parole s'est perdue. Ses suivants l'ont transformée en quelque chose qui n'a rien à voir avec l'Original. Dans ce que nous lisons aujourd'hui dans la Torah, il ne reste que des bribes. A noter quelque chose dont nous avons déjà parlé, c'est que Moïse, Initié en Egypte, avait gardé la méthode de dissimulation du Sacré. Il y avait donc trois façons de lire ses mots et tout comme en Egypte, le "Vulgaire" ou le "Peuple" n'y avait pas accès. Il est question ici aussi de la véritable signification du nom EVE et du Serpent qui n'a rien à voir bien entendu avec le "péché originel"... et ce Serpent là n'est pas Apophis.

 

 

Le Sépher Béréshit 1

par Edouard Schuré

Extrait du livre "Les grands Initiés", chapitre Moïse

Chapitre III

2ème partie

1ère partie

 

Moïse épousa Séphora, la fille de Jétro, et séjourna de longues années auprès du sage de Madian. Grâce aux traditions éthiopiennes et chaldéennes qu'il trouva dans son temple, il put compléter et contrôler ce qu'il avait appris dans les sanctuaires égyptiens, étendre son regard sur les plus anciens cycles de l'humanité, et le plonger par induction dans les horizons lointains de l'avenir. Ce fut chez Jétro qu'il trouva deux livres de cosmogonie cités dans la Genèse : Les Guerres de Jéhovah et Les générations d'Adam. Il s'abîma dans cette étude.

Pour l'oeuvre qu'il méditait il fallait se ceindre les reins. Avant lui, Rama, Krishna, Hermès, Zoroastre, Fo-Hi avaient créé des religions poor les peuples ; Moïse voulut créer un peuple pour la religion éternelle. A ce projet si hardi, si nouveau, si colossal, il fallait une base puissante. C'est pour cela que Moïse écrivit son Sépher Béréshit, son Livre des Principes, synthèse concentrée de la science passée et cadre de la science future, clef des mystères, flambeau des initiés, point de ralliement de toute la nation.

Essayons de voir ce que fut la Genèse dans le cerveau de Moïse. Certes, là, elle irradiait une autre lumière, elle embrassait des ondes autrement vastes que le monde enfantin et la petite terre qui nous apparaissent dans la traduction grecque des Septante ou dans la traduction latine de saint Jérôme !

L'éxégèse biblique de ce siècle a mis à la mode cette idée que la Genèse n'est pas l'oeuvre de Moïse, que même ce prophète pourrait bien n'avoir pas existé et n'être qu'un personnage purement légendaire, fabriqué quatre ou cinq siècles plus tard par le sacerdoce juif, pour se donner une origine divine. La critique moderne fonde cette opinion sur la circonstance que la Genèse se compose de fragments divers (élohistes etj éhoviste) cousus ensemble, et que sa rédaction actuelle est postérieure d'au moins quatre cents ans à l'époque où Israël sortit d'Egypte. -Les faits établis par la critique moderne, quant à l'époque de la rédaction des textes que nous possédons, sont exacts ; les conclusions qu'elle en tire sont arbitraires et illogiques. De ce que l'Elohiste et le Jéhoviste ont écrit quatre cents ans apèrs l'Exode il ne s'ensuit pas qu'ils aient été les inventeurs de la Genèse et qu'ils n'aient pas travaillé sur un document antérieur peut-être mal compris. De ce que le Pentateuque nous donne un récit légendaire de la vie de Moïse, il ne s'ensuit pas qu'il ne contient rien de vrai. La mission du prophète s'explique replacée dans son milieu natal : le temple solaire de Memphis. Enfin, les profondeurs mêmes de la Genèse ne se dévoilent qu'à la lueur des flambeaux arrachés à l'intitiation d'Isis et d'Osiris.

Une religion ne se constitue pas sans un initiateur. Les Juges, les Prophètes, toute l'histoire d'Israël prouvent Moïse ; Jésus même ne se conçoit pas sans lui. Or, la Genèse contient l'essence de la tradition moïsiaque. Quelques transformations qu'elle ait subies, la vénérable momie doit contenir, sous la poussière des siècles et les bandelettes sacerdotales, l'idée mère, la pensée vivante, le testament du prophète d'Israël.

Israël gravite autour de Moïse aussi sûrement, aussi fatalement que la terre tourne autour du soleil. -Mais, cela posé, autre chose est de savoir quelles furent les idées mères de la Genèse, ce que Moïse a voulu léguer à la postérité dans ce testament secret du Sépher Béréshit. Le problème ne peut être résolu qu'au point de vue ésotérique, et se pose ainsi : en sa qualité d'initié égyptien, l'intellectualité de Moïse devait être à la hauteur de la science égyptienne, qui admettait, comme la nôtre, l'immutabililité des lois de l'univers, le développement des mondes par évolution graduelle, et qui avait en outre, sur l'âme et la nature invisible, des notions étendues, précises, raisonnées. Si telle fut la science de Moïse - et comment le prêtre d'Osiris ne l'aurait-il pas eu ? - comment les concilier avec les idées enfantines dela Genèse sur la création du monde et sur l'origine de l'homme ? Cette histoire de la création, qui, prise à la lettre, fait sourire un écolier de nos jours, ne chacherait-elle pas un profond sens symbolique, et n'y aurait-il pas une clef pour l'ouvrir ? Ce sens, quel est-il ? Cette clef, où la trouver ?

Cette clef se trouve :

1°) dans la symbolique égyptienne ;

2°) dans celle de toutes les religions de l'ancien cycle ;

3°) dans la synthèse de la doctrine des initiés, telle qu'elle résulte de la comparaison de l'enseignement ésotérique depuis l'Inde védique jusqu'aux initiés chrétiens des premiers siècles.

Les prêtres de l'Egypte, nous disent les auteurs grecs, avaient trois manières d'exprimer leur pensée. "La première était claire et simple, la seconde symbolique et figurée, la troisième sacrée et hiéroglyphique. Le même mot prenait, à leur gré, le sens propre, figuré ou transcendant. Tel était le génie de leur langue. Héraclite a parfaitement exprimé cette différence en la désignant par les épithètes de parlant, de signifiant et de cachant (Fabre d'Olivet, Vers dorés de Pythagore.)."

Dans les sciences théogoniques et cosmogoniques, les prêtres égyptiens employèrent toujours la troisième manière d'écrire. Leurs hiéroglyphes avaient alors trois sens correspondants et distincts. Les deux derniers ne se pouvaient comprendre sans clef. Cette manière d'écrire énigmatique et concentrée tenait elle-même à un dogme fondamental de la doctrine d'Hermès, selon lequel une même loi régit le monde naturel, le monde humain et le monde divin. Cette langue, d'une concision prodigieuse, inintelligible au vulgaire, avait une singulière éloquence pour l'adepte ; car, au moyen d'un seul signe, elle évoquait les principes, les causes et les effets dans la conscience humaine et dans le monde des purs esprits. Grâce à cette écriture, l'adepte embrassait les trois mondes d'un seul coup d'oeil.

Nul doute étant donnée l'éducation de Moïse, qu'il écrivit la Genèse en hiéroglyphes égyptiens à trois sens. Il en confia les clefs et l'explication orale à ses successeurs. Lorsque, au temps de Salomon, on traduisit la Genèse en caractères phéniciens ; lorsque, après la captivité de Babylone, Esdras la rédigea en caractères araméens chaldaïques, le sacerdoce juif ne maniait déjà plus ces clefs que très imparfaitement. Quand vinrent finalement les traducteurs grecs de la Bible, ceux-ci n'avaient plus qu'une faible idée du sens ésotérique des textes. Saint Jérôme, malgré ses sérieuses intentions et son grand esprit, lorsqu'il fit la traduction latine d'après le texte hébreu, ne put pénétrer jusqu'au sens primitif ; et, l'eut-il fait, il aurait dû se taire. Donc, quand nous lisons la Genèse dans nos traductions, nous n'en avons que le sens primaire et inférieur. Bon gré mal gré, les exégètes et les théologiens eux-mêmes orthodoxe ou libres penseurs, ne voient le texte hébraïque qu'à travers la Vulgate. Le sens comparatif et superlatif, qui est le sens profond et véritable, leur échappe. Il n'en demeure pas moins mystérieusement enfoui dans le texte hébreu, qui plonge, par ses racines, jusqu'à la langue sacrée des temples, refondue par Moïse, langue où chaque voyelle, chaque consonne avait un sens universel en rapport avec la valeur acoustique de la lettre et l'état d'âme de l'homme qui la produit. Pour les intuitifs, ce sens profond jaillit quelquefois, comme une étincelle, du texte ; pour les voyants, il reluit dans la structure phonétique des mots adoptés ou créés par Moïse : syllabes magiques où l'initié d'Osiris coula sa pensée, comme un métal sonore dans un moule parfait. Par l'étude de ce phonétisme qui porte l'empreinte de la langue sacrée des temples antiques, par les clefs que nous fournit la Kabbale et dont quelques-unes remontent jusqu'à Moïse, enfin par l'ésotérisme comparé, il nous est permis aujourd'hui d'entrevoir et de reconstituer la Genèse véritable. Ainsi, la pensée de Moïse sortira brillante comme l'or de la fournaise des siècles, des scories d'une théologie primaire et des cendres de la critique négative (5).

Deux exemples vont mettre en pleine lumière ce qu'était la langue sacrée des temples antiques, et comment les trois sens se correspondent dans les symboles de l'Egypte et dans ceux de la Genèse. Sur une foule de monuments égyptiens, on voit une femme couronnée, tenant d'une main la croix ansée, symbole de la vie éternelle, de l'autre un sceptre à fleur de lotus, symbole de l'initiation. C'est la déesse ISIS. Or, Isis a trois sens différents. Au propre, elle typifie la Femme, et, par suite, le genre féminin universel. Au comparatif, elle personnifie l'ensemble de la nature terrestre avec toutes ses puissances conceptives. Au superlatif, elle symbolise la nature céleste et invisible, l'élément propre des âmes et des esprits, la lumière spirituelle et intelligible par elle-même, qui seule confère l'initiation. -Le symbole qui correspond à Isis dans le texte de la Genèse et dans l'intellectualité judéo-chrétienne c'est EVE, Héva, la Femme éternelle. Cette Evé n'est pas seulement la femme d'Adam, elle est encore l'épouse de Dieu. Elle constitue les trois quarts de son essence. Car le nom de l'Eternel IEVE dont nous avons fait improprement Jéhovah et Javeh, se compose du préfixe Jod et du nom d'Evé. Le grand prêtre de Jérusalem prononçait une fois par an le nom divin en l'énonçant, lettre par lettre, de la manière suivante : Jod, hé, vau, hé. La première exprimait la pensée divine (La natura naturans de Spinoza.), et les sciences théogoniques ; les trois lettres du nom d'Evé exprimaient trois ordres de la nature (La natura naturata du même.), les trois mondes dans lesquels cette pensée se réalise et par suite les sciences cosmogoniques, psychiques et physiques qui y correspondent(6). L'ineffable renferme en son sein profond l'Eternel masculin et l'Eternel féminin. Leur union indissoluble fait sa puissance et son mystère. Voilà ce que Moïse, ennemi juré de toute image de la divinité, ne disait pas au peuple, mais ce qu'il a consigné figurativement dans la structure du nom divin en l'expliquant à ses adeptes. Ainsi la nature voilée dans le culte judaïque se cache dans le nom même de Dieu. L'épouse d'Adam, la femme curieuse, coupable et charmante, nous révèle ses affinités profondes avec l'Isis terrestre et divine, la mère des dieux qui montre dans son sein profond des tourbillons d'âmes et d'astres.

Autre exemple. Un personnage qui joue un grand rôle dans l'histoire d'Adam et d'Eve, c'est le serpent. La Genèse l'appelle Nahash. Or, que signifiait le serpent pour les temples antiques ? Les mystères de l'Inde, de l'Egypte et de la  Grèce répondent d'une seule voix : le serpent disposé en cercle signifie : la vie universelle, dont l'agent magique est la lumière astrale. Dans un sens plus profond encore Nahash veut dire : la force qui met cette vie en mouvement, l'attraction de soi pour soi, en laquelle Geoffroy Saint-Hilaire voyait la raison de la gravitation universelle. Les Grecs l'appelaient Erôs, l'Amour ou le Désir. -Appliquez maintenant ces deux sens à l'histoire d'Adam, d'Eve et du Serpent, et vous verrez que la chute du premier couple, le fameux péché originel devient tout à coup le vaste enroulement de la nature divine, universelle, avec ses règnes, ses genres, ses espèces dans le cercle formidable et inéluctable de la vie.

Ces deux exemples nous ont permis de jeter un premier coup d'oeil dans les profondeurs de la Genèse moïsiaque. Déjà nous entrevoyons ce qu'était la cosmogonie pour un initié antique et ce qui la distinguait d'une cosmognoie dans le sens moderne.

La suite... Le Sépher Béreshit de Moïse 2

 Notes


5° une traduction française et anglaise des dix premiers chapitres de la Genèse qui contiennent la cosmogonie de Moïse. Cette traduction est accompagnée d'un commentaire du plus haut intérêt. je ne puis ici que résumer les principes et la substance de ce livre révélateur. Il est pénétré de l'esprit ésotérique le plus profond, et construit selon la méthode scientifique la plus rigoureuse.

La méthode dont Fabre d’Olivet se sert pour pénétrer
le sens intime du texte hébraïque de la Genèse est la comparaison de l'hébreu avec l'arabe, le syriaque, l’araméen et le chaldéen, au point de vue des racines primitives et universelles, dont il fournit un lexique admirable, appuyé d'exemples pris dans toutes les langues, lexique qui peut servir de clef pour les noms sacrés chez tous les peuples. De tous les livres ésotériques sur l’Ancien Testament, celui de Fabre d’Olivet donne les clefs les plus sûres. il donne, en outre, un lumineux exposé de l'histoire de la Bible, et les raisons apparentes pour lesquelles le sens caché s'en est perdu et est, jusqu’à nos jours, profondément ignoré de la science et de la théologie officielles.

Ayant parlé de ce livre, je dirai quelques mots d'un autre ouvrage plus récent qui en procède et qui, outre son mérite propre, a eu celui ramener l'attention de quelques chercheurs indépendants sur son premier inspirateur. Ce livre est La Mission des Juifs, de M. Saint-Yves d'Alveydre (1884, Calmann - Lévy). M. Saint-Yves doit son initiation Philosophique aux livres de Fabre d'Olivet. Son interprétation de la Genèse essentiellement celle de La Langue hébraïque restituée, sa métaphysique, celle des Vers dorés de Pythagore, sa philosophie de l'histoire et le cadre général de son ouvrage sont empruntés à l'Histoire philosophique du genre humain. Reprenant ces idées mères, y joignant ses matériaux et les taillant à sa guise, il a construit un édifice nouveau d'une grande richesse, d'une valeur inégale et d'un genre composite. Son but est double : prouver que la science et la religion de Moïse furent la résultante nécessaire des mouvements religieux qui l'ont précédé en Asie et en Égypte, ce que Fabre d'Olivet avait déjà mis en lumière dans ses oeuvres géniales ; prouver ensuite que le gouvernement ternaire et arbitral, composé des trois pouvoirs,
économique, judiciaire et religieux ou scientifique, fut de tout temps un corollaire de la doctrine des initiés et une partie de l'ancien cycle, avant la Grèce. Telle est l'idée propre de M. Saint-Yves, idée féconde et digne de la plus haute attention. Il l'appelle : synarchie, ou gouvernement selon les principes ; il y trouve la loi sociale organique, l'unique salut de l'avenir. Ce n'est pas icic le lieu d'examiner jusqu'à quel point l'auteur a démontré historiquement sa thèse. M. Saint-Yves n'aime pas à citer ses sources ; il procède trop souvent par simples affirmations et ne craint pas les hypothèses risquées, lorsqu'elle favorisent son idée préconçue. Mais son livre, d'une rare élévation, d'une vaste science ésotérique, abonde en pages d'un grand souffle, en tableaux grandioses, en aperçus profonds et nouveaux. Mes vues diffèrent des siennes sur beaucoup de points, notamment pour la conception de Moïse, auquel M. Saint-yves a donné, selon moi, des proportions trop gigantesques et trop légendaires. Cela dit, je m'empresse de reconnaître la haute valeur de ce livre extraordinaire, auquel je dois beaucoup. Quelle que soit l'opinion qu'on ait de l'oeuvre de M. Saint-Yves, il a un mérite devant lequel il faut s'incliner : celui d'une vie vie tout entière consacrée à une idée. Voir sa Mission des Souverains et sa France vraie, où M. Saint-Yves a rendu justice, quoique un peu tard et comme malgré lui, à son maître Fabre d'Olivet.

6 Voici comment Fabre d'Olivet explique le nom d'IEVE : "Ce nom offre d'abord le signe indicateur de la vie, doublé et formant la racine essentiellement vivante EE. Cette racine n'est jamais employée comme nom et c'est la seule qui jouisse de cette prérogative. Elle est, dès sa formation, non seulement un verbe, mais un verbe unique dont les autres ne sont que des dérivés ; en un  mot, le verbe (EVE) être étant. Ici, comme on le voit et comme j'ai eu soin de l'expliquer dans ma grammaire, le signe intelligible Vau est au milieu de la racine de vie. Moïse, prenant ce verbe par excellence pour en former le nom propre de l'Être des êtres, y ajoute le signe de la manifestation potentielle et de l'Eternité(I), il obtient IEVE dans lequel le facultatif étant se trouve placé entre un passé sans origine et un futur sans terme. Ce nom admirable signifie donc exactement : l'Être qui est, qui fut et qui sera.

 

Posté par Adriana Evangelizt

 

 

 

 

 

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Adriana Evangelizt - dans LE JUDAÏSME
commenter cet article

commentaires