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28 août 2007 2 28 /08 /août /2007 15:47

Extrait d'un vieux livre où il est question des Templiers...

 

Les Baphomets ou le mystère des Templiers.

Extrait du livre Mélanges géographiques et historiques

Tome I

publié en 1819

 

Le dernier cahier du précieux recueil, les Mines de l'Orient, contient un mémoire latin du célèbre orientaliste M. le conseiller aulique de Hammer, intitulé :

Le Mystère du baphomet révélé ou les Templiers convaincus, par leurs propres monumens, d'avoir été des gnostiques et des ophites, et, comme tels, coupables d'apostasie, d'idolâtrie et d'impureté.

On se rappelle que les templiers furent accusés d'adorer certaines idoles nommées têtes de baphomet. M. de Hammer en a découvert une douzaine dans le cabinet impérial des antiques à Vienne. On les avait prises pour des idoles tibétaines. M. de Hammer a déchiffré les inscriptions arabes, grecques ou latines qu'elles portent, ainsi que les symboles dont elles sont chargées. Le nom de l'idole Mété, c'est-à-dire dire la Raison, la Sagesse en langue grecque, s'y reproduit partout, accompagné des doctrines gnostiques et des abjurations de la foi chrétienne. C'est du mot Mêté et de celui de baphé, baptême, que s'est formé le nom de baphomet, qui signifie baptême de l'esprit, et qui a rapport au baptême de feu des anciens gnostiques. La Mêté est représentée sur ces idoles, conformément aux idées des gnostiques, et particulièrement à celles des ophites, sous, une,figure humaine, réunissant les attributs des deux sexes; elle est accompagnée de la croix tronquée ou de la clef de la vie et du Nil des anciens Egyptiens qui ressemble à un T, du serpent si fameux dans toutes les mythologies, de la représentation du baptême de feu, et en outre de tous les symboles maçonniques, tels que le soleil, la lune, l'étoile signée, le tablier, la chaîne, le chandelier à sept branches, etc., etc.

Trois idoles, gravées dans le recueil Curiosités historiques et littéraires, vol. II, chap. 6, portent 1« nom de Mété en caractères arabes. On trouve la même inscription sur plusieurs médailles et bructéates que jusqu'à présent on n'avait pu expliquer.

Trois vases en pierre, du cabinet des antiques de Vienne, portent les mêmes inscriptions, les mêmes symboles ; et représentent de plus, eu bas relief, les orgies impnres des ophites ou
adorateurs du serpent. Ces vases sont évidemment les calices du baptême de feu, puisqu'on les retrouve tant sur ces bas reliefs que sur les baphomets placés aux pieds de la Mété qui tient le néophyte dans ses bras au-dessus des flammes qui sortent du vase. Sur un des bas reliefs l'acte complet du baptême de feu est représenté. La Mété figure deux fois sur ces vases sous la forme d'un androgyne, entourée de la chaîne des cléons, et tenant à la main la clef de k vie ou le T qui, chez les ophites, portent le nom de bois de la vie ou de clef de la connaissance. C'est le caractère baphométiqne par excellence ; les idoles la portent sur le front, et on sait combien de fois il en est question dans les dépositions des templiers.

Maintenant ces idoles, ces hiéroglyphes, ces symboles, ces inscriptions se retrouvent sur les châteaux, les églises et les tombeaux des templiers. Dans les Archives de l'histoire et de la, géographie, 1818 , n° 44 et 45, on trouve la description d'une église des templiers à Schoengraben, où plusieurs sculptures représentent non seulement la Mété, mais encore son antagoniste perpétuel, le démon Jaldabaoth avec son emblème le lion et avec le principal hiéroglyphe gnostique
le grand serpent dévorant un enfant, hiéroglyphe expliqué d'après Epiphanius, Hères. XXVII, paragraphe 10. Les mêmes représentations se trouvent dans l'église des templiers à Ebenfurt et en plusieurs autres endroits. Les églises des templiers à Prague et à Egra en Bohême, renferment les mêmes symboles gnostiques; dans la première, on les voit peints à fresque et sur verre. M. de Hammer les a encore retrouvés dans les églises des templiers à Steinfeld et à Wultendorf en Autriche. M. le comte Teleki, dans un Voyage en Hongrie, page 216, affirme en avoir vu de semblables dans une église des templiers de-Saint-Martin , dans la péninsule de Muran. Le château de Pottenstein en Bohême, jadis appartenant aux templiers, porte l'inscription suivante : Signala Metis caritas extirpat hostes, qu'on ne peut expliquer que moyennant le sens caché gnostique.

M. de Hammer fait quelques excursions étrangères à son sujet. Il croit avoir démontré que
le saint gréal, ce vase si fameux dans les romans de chevalerie, n'est pas le calice de la sainte cène, mais bien celui du baptême de feu. Il prétend que Saint-George et son combat avec le dragon, n'est qu'un hiéroglyphe gnostique.

La conclusion de ce mémoire est, que les principaux chefs, les membres les plus instruits de l'ordre des Templiers, étaient réellement des apostats secrètement livrés à des cérémonies superstitieuses, et probablement aussi aux pratiques licencieuses et impures des hérétiques dont ils partageaient les opinions. La suppression de cet ordre ne fut donc pas injuste; le supplice même des chefs et des docteurs aurait pu être justifié dans les idées du siècle qui les vit périr; mais les procédés inquisitoriaux et le secret dont toute cette transaction fut enveloppée, en excitant l'horreur et la défiance, ont fait paraître les templiers plus innocens qu'ils ne l'étaient. D'ailleurs, tout ce qu'on leur reproche fût-il prouvé, notre siècle n'en condamnera pas moins la cruauté et la fureur avec laquelle on confondit dans la même mesure d'extermination tant de milliers d'individus probablement étrangers aux mystères de leur ordre.

M. Raynouard, membre de l'académie des inscriptions, a élevé des doutes sur les raisonnemens de M. de H ammer ; nous rendrons compte de ces intéressans débats.

 

Posté par Adriana Evangelizt

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Published by Adriana Evangelizt - dans TEMPLIERS
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