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18 août 2007 6 18 /08 /août /2007 14:52

 Les Apôtres qui écrivirent les Evangiles -à prendre avec précaution- étaient juifs et initiés aux mystères mosaïques donc Egyptiens... et l'Apocalypse en est la pure représentation dans ses symboles.

 

La Maçonnerie

considérée comme le résultat

des religions Egyptienne, Juive et Chrétienne

par le Fr.°. Reghellini de Shio

1842

"Il existe au fond de nos coeurs un désir insatiable de connaître la vérité"

13ème partie

12ème partie

11ème partie

10ème partie

9ème partie

  1ère partie

 CHAPITRE IX


Époques attribuées aux écrivains sacrés des quatre Evangélistes. — Les trois premiers Evangélistes ne parlent de Jésus que comme homme. — L'Evangéliste saint Jean établit la divinité de Jésus. — De l'Apocalypse ; combattue à son apparition , et regardée comme livre divin et canonique par les Chrétiens d'Occident, elle paraît être l'écrit d'un Juif rempli des idées platoniciennes ; l'auteur développe le système solaire ; c'est un poème qui traite de l'Astronomie. Le Bélier en est le héros. Explication des emblèmes qu'on y rencontre.

Le plus ancien Evangile ou Heureuse Nouvelle , est celui attribué à St Mathieu apôtre, qui , selon la chronique adoptée par les catholiques, écrivait 6 ans après la mort de Jésus et la 39e année de l'ère chrétienne.

On veut que St Mathieu ait été un publicain de Capharnaum. Les anciens Pères de l'Eglise se sont beaucoup occupés de savoir dans quelle langue il avait écrit son Evangile ; après de longues et savantes recherches, on est convenu qu'il devait l'avoir écrit en hébreu , ou au moins en syriaque. St Jérôme assure que cet Evangile a été conservé dans la bibliothèque de Césarée; il prétend que cet écrit original a beaucoup couru le monde , et qu'il fut apporté à Césarée par Patenus, venant des Indes. Malheureusement, du temps de St Jérôme même, l'original a été perdu; il n'y eut que la traduction grecque qui restât, et l'on en ignore encore l'auteur. Un autre saint Père, ne partageant pas l'opinion de St Jérôme , attribue l'Evangile de St Mathieu à l'apôtre St Jacques, et d'autres le donnent à St Jean. Nous ne nous occuperons aucunement de ces recherches, qui sembleraient jeter quelque défaveur sur cet écrit par l'incertitude de son auteur. Il paraît que cet Evangile veut réfuter les assertions des Nazaréens sur la basse et obscure origine qu'ils donnaient à Jésus ; il cite la race de Jésus comme royale, et en donne une chronologie qui remonte à notre premier père Adam; il décrit la vie de Jésus en la dépouillant de toute divinité ; il ne fait point mention du mystère de la Trinité, et ne dit point que Jésus en soit la seconde personne. Il ne parle que des seules vertus de Jésus qui triomphent dans cet Evangile, tout autant que ses miracles.

St Marc a écrit un second Evangile; mais, comme dans les documens qui composent le Nouveau-Testament , il est question de
deux St Marc qui enseignèrent la doctrine de Jésus, les SS. Pères ne surent pas au juste à qui des deux l'attribuer. Cet Evangile décrit la vie humaine de Jésus à-peu-près comme le premier, c'est-à- dire, sans lui attribuer rien de divin. L'Evangéliste n'a pas connu Jésus ; il annonce que ce qu'il écrit, il ne l'a point vu, et qu'il l'écrit d'après ce qu'il a entendu de St Paul, qui lui-même l'a appris du oiel(74). On assure que cet Evangile fut écrit quarante-trois ans après l'ère chrétienne, dix ans après la mort de Jésus.

Le troisième est l'ouvrage de St Luc d'Antioche (75), qui était médecin ; on le fait aussi disciple de St Paul. Il est écrit en grec. Cette histoire de Jésus est mieux rédigée que les deux précédentes. Dans son exorde, il dit qu'il ne s'est décidé à l'écrire que parce que les autres l'ont défigurée. St Luc n'a pas vu ce qu'il a écrit ; il suit les deux Evangélistes énoncés, donnant la vie de Jésus dépouillée de toute divinité et du mystère trinitaire. On prétend que cet Evangile parut 58 ans après la passion de Jésus-Christ.

Le quatrième Evangile est écrit par StJean, l'Apôtre bien-aimé de Jésus, qui figura dans la dernière cène et sur le mont Golgotha. St Jérôme dit que St Jean fut évêque d'Ephèse, et qu'ensuite étant allé à Rome, il fut condamné à mort sous Domitien, et que cette peine fut commuée en celle de l'exil dans l'île de Pathmos, qui est un rocher dans l'Archipel ionien : ce fut dans cette retraite qu'il écrivit son Apocalypse, dans laquelle beaucoup de Frères Maçons trouvent une partie de leurs mystères.

St Jean, avant tout, dans sa vision, voit Dieu (celui qui fut, qui est, qui sera) (Alpha et Oméga, adopté par les Maçons); il est assis sur un trône ; il tient de sa main droite un livre écrit et scellé en-dehors de sept sceaux. Jean donne pour héros à son poème le Bélier ou l'Agneau ; il l'assied sur le trône même de la Divinité ; il a sept yeux et sept cornes ; cet Agneau est environné de quatre figures symboliques (qui, chez les Egyptiens, étaient les emblèmes des quatre saisons ), du Lion , du Bœuf, de l'Homme et de l'Aigle, lesquels, par parenthèse , sont les quatre signes des Evangélistes.

Le livre que Dieu tient en main ne peut être
ouvert que par l'Agneau, qui seul peut ouvrir les cachets qui le ferment. Observons que l'Agneau ne joue que le second rôle, et n'est que l'instrument de la volonté divine; Jean même ne le regarde point comme Divinité (ch. v et VI). C'est le système des Mages, des adorateurs du Soleil, qui ne voyaient dans cet astre que le moyen dont le grand Ouvrier, Dieu, se servait pour manifester sa toute-puissance sur la terre. Ici l'Agneau, comme emblème astronomique, représentant le Soleil au printemps, devait ouvrir le cours des saisons. Ainsi, par le premier sceau que l'Agneau ouvre, il fait sortir un cheval blanc, monté par un jeune homme rayonnant de gloire et victorieux ; il reçoit une couronne ; il tient dans sa droite un arc ; on le dirait Apollon représentant le Printemps et le bon principe.

L'Agneau ouvre le second sceau ; le mauvais principe lui succède : c'est un cheval roux, et le personnage qui le monte a le pouvoir d'enlever la paix de dessus la terre, et de faire que les hommes s'entre-tuent : c'est l'emblème de l'Été, qui, dans l'Arabie et la Judée, rend le pays aride et brûlant.

L'Agneau ouvre le troisième sceau, il en fait sortir un cheval noir; celui qui le monte porte une balance, qui, par son symbole; se trouve être la constellation de l'équinoxe d'Automne.

Le quatrième sceau ouvert, il en sort un cheval pâle ou défait ; sa monture est la mort ; il fait périr les hommes par la famine : voilà le symbole de l'Hiver.

Les anciens ont donné quatre chevaux au char d'Apollon, pour indiquer la division du jour : ici le poète Jean désigne aussi par quatre chevaux, les quatre saisons de l'année. Il est à remarquer qu'à l'ouverture des quatre premiers sceaux, c'est toujours
un des quatre animaux représentant les saisons égyptiennes, qui entourent l'Agneau, et qui prennent la parole pour faire observer à Jean l'objet qui sortait du sceau; par ce fait, le symbole des saisons se trouve doublement représenté, et par les sceaux , et par les quatre animaux dont nous venons de parler.

A l'ouverture du cinquième sceau, Jean décrit les âmes qui paraissent devant Dieu, au pied du trône de l'Agneau ; ces âmes sont celles qui avaient souffert pour la parole de Dieu ; il décrit la persécution qu'elles éprouvèrent, et fait connaître par cette idée qu'il avait été initié dans la doctrine de l'immortalité de l'âme.

Un tremblement de terre a lieu à l'ouverture du sixième sceau ; le Soleil s'obscurcit, la Lune devient rouge. Jean a voulu figurer par cette description les convulsions qui arrivent à l'équinoxe d'automne ; ensuite il cherche à expliquer les phénomènes de l'équinoxe du printemps par une parabole
des grands et puissans, et même de tous les hommes qui se cachent dans des cavernes. Cette allégorie s'applique à l'apparition de l'astre brillant du printemps, où tous les autres s'éclipsent.

Par le septième sceau, il a voulu manifester une partie de l'astronomie qui regarde les planètes ; et d'autre part, il a cherché à développer, par des allégories,
les persécutions et l'opposition qu'éprouvaient ses propres doctrines et son dogme ; car il établit que tous les initiés « étaient Rois et Sacrificateur» ». Il annonce les peines que Dieu réserve à ses persécuteurs; il finit par sa Jérusalem céleste, qui a douze portes qui représentent les douze mois de l'année, ou les douze constellations du Zodiaque ; ce qui le prouve, c'est la manière dont il les a orientées, les ayant placées trois par trois, regardant les quatre points cardinaux relativement aux saisons.

La muraille de la ville a douze fondemens : toujours la même allégorie ; les apôtres de l'Agneau sont au nombre de douze ; douze mille stades en hauteur, largeur, longueur : c'est
la pierre cubique des Maçons.

Dans cette ville,
Dieu et l'Agneau sont le Temple ; on y voit la règle maçonnique dans le Roseau-d'Or, qui doit servir à mesurer les murailles et les portes de la nouvelle Jérusalem; on peut aussi regarder ce Roseau comme cette branche mystérieuse qui accompagne tous les anciens mystères. Le poème finit par l'Ange qui répète à Jean d'adorer Dieu, et de se garder de l'adorer lui-même, car il n'était qu'un ambassadeur que le Seigneur le Dieu des saints Prophètes, avait envoyé pour manifester à ses serviteurs les choses qui devaient arriver. (Ch. XIX, v. 10, et ch. XXII, v. 9.)

Lorsque l'Apocalypse parut, les
Chrétiens d'Orient l'attaquèrent de toute manière, n'épargnèrent ni la partie qui leur paraissait peu s'accorder avec l'astronomie , ni celle par laquelle l'auteur voulait faire comprendre qu'il avait été initié au dogme de l'unité de Dieu et de l'immortalité de l'âme ; ils soutinrent que l'Agneau sans tache, qui avait été sacrifié au commencement de la création du Monde, c'est-à-dire, de l'éternité, ne pouvait aucunement être ce Jésus qu'on avait immolé, selon les Chrétiens occidentaux, sous Ponce-Pilate, et que la divinité qu'on lui accordait, détruisait le dogme de l'unité de Dieu.

Depuis lors, l'Apocalypse fut non-seulement
attaquée par les Chrétiens d'Orient, mais, selon leur dire, victorieusement réfutée, et regardée tout au plus comme un obscur et mauvais poème du Soleil au printemps.

Ces Chrétiens soutenaient qu'il était
impossible de donner une explication raisonnable à cet écrit ; ils disaient aussi que l'auteur, avec raison, l'avait appelé vision; car. selon eux, les songes seuls pouvaient fournir des idées aussi décousues et si peu susceptibles d'être comprises par l'entendement humain. Ils crurent que la partie de l'Apocalypse du v. 13 au 21e, du ch. XII, avait été ajoutée par un autre écrivain et après-coup ; que l'ouvrage est ignoble même, quand l'auteur parle de la Divinité et de ses Anges, comme aux v. 13 , 14, 15 et 16 du ch. 1er

Les Chrétiens orientaux n'ont pas admis l'Apocalypse comme un ouvrage de Jean, ni même comme celui d'un Chrétien ; ils se sont persuadés que c'était plutôt l'écrit d'un très-zélé Juif; car
elle peint les Juifs et non les Chrétiens persécutés. L'auteur a voulu ignorer les révoltes que les Israélites occasionnèrent partout où ils étaient en force. Les Chrétiens orientaux ont même observé que, dans la destruction du monde et du genre humain, annoncée par l'auteur de l'Apocalypse, ce sont cent quarante-quatre mille Juifs, douze mille de chaque tribu d'Israël, qu'il sauve dans le bouleversement du ciel, de la terre et de la mer; ces Juifs, en un mot, sont ses élus; tous les autres hommes sont mis à mort par des Anges, qui répandent sur eux les plus grands fléaux à l'aide de petites fioles.

Ces Chrétiens soutinrent encore que l'auteur devait être un Juif; car, dans la refonte de son nouveau Monde, il fait descendre du ciel sa nouvelle Jérusalem, qui a douze portes, douze fondemens, et enfin que la mesure et l'idée de ce chimérique bâtiment sont prises dans le nombre douze, qui est celui de ses tribus juives.

Après toutes ces controverses, l'Apocalypse resta très longtemps oubliée ; mais comme après la naissance du Christianisme, il s'était élevé un esprit d'opposition sur quelques points théologiques entre les Chrétiens d'orient et ceux d'occident, ces derniers attribuèrent l'écrit à St Jean ; et dans un Concile qu'ils tinrent à Tolède, le déclarèrent
divin et canonique. On doit à l'Espagne la restauration de ce poème sur le Soleil, qui avait éprouvé de la part des Chrétiens d'orient, une ferme opposition lors de son apparition.

Le Concile de Laodicée, quelque temps après, rejeta l'Apocalypse, comme étant l'ouvrage d'un esprit extravagant ; mais les Chrétiens d'occident, dans un troisième ancile qu'ils tinrent à Carthage, le déclarèrent de nouveau livre divin et canonique.

Plusieurs savans ont cherché à le commenter, entre autres, Ticho - Brahé et Newton, tous deux profonds astronomes, et plus tard Dupuis et Lenoir, qui ont enfin porté la lumière dans ce chaos que personne n'avait pu débrouiller avant eux. Plusieurs Maçons crurent trouver, dans cet écrit,
la base et l'explication de tous les mystères, et les cabalistes plus que les autres ; ils s'appuient du nombre mystérieux de douze, et plus particulièrement de sept, qui reviennent le plus fréquemment dans l'Apocalypse, et qui sont en rapport avec les douze constellations, les douze mois de l'année; avec les sept jours de la création, les sept planètes, les sept sciences, les sept sacremens, les sept péchés mortels, les sept diacres élus par les apôtres chargés de la distribution à la table des veuves, et avec les sept ordres de l'Eglise, base sur laquelle on a établi les sept Ordres maçonniques , etc. etc.

Sans entrer dans toutes les questions qui divisèrent tant de savans sur cet écrit, nous tâcherons de l'éclaircir autant que nous le pourrons, nous appuyant particulièrement sur ce qu'ils en ont dit de plus plausible. Tous les Frères peuvent comparer l'Apocalypse à la critique d'une infinité d'hommes de lettres, qui écrivirent avant et après ceux par nous cités.

C'est un fait aujourd'hui reconnu que le Sabéïsme fut la religion primitive, et qu'elle était la religion universelle de l'Antiquité : il se rapporte au culte de la nature (76) et des astres.

Porphyre dit, en parlant des ouvrages de Chèremont, historien et prêtre égyptien déjà cité, que
tout ce que les prêtres égyptiens et persans disaient de leurs Dieux, devait s'entendre comme étant appliqué aux phases de la Lune, aux Planètes, aux signes du Zodiaque et au Soleil principalement, lorsqu'il se trouvait dans ses diffërens aspects avec les constellations ; car le Soleil paraît parcourir, dans sa révolution annuelle, le cercle du Zodiaque, qui se compose de 360 degrés, dont 30 forment un de ses signes, et conséquemment le Zodiaque se divise en douze signes, qui sont comme autant de stations que le Soleil parcourt en douze mois, et il a fait sa révolution annuelle lorsqu'il les a parcourues toutes.

Cette division fut adoptée par l'Antiquité, et ces stations furent représentées par douze figures différentes que nous conservons encore de nos jours, et qu'on appelle aussi les douze constellations du Zodiaque, lesquelles se composent d'une certaine quantité d'étoiles fixes dans une certaine circonférence, et figurent comme celle du Bélier ou de l'Agneau , du Taureau , etc.

Dupuis prétend, dans son Oeuvre sur l'astronomie ancienne, page 172, que les plus anciennes traces de cette classification remontent à l'époque où le signe de la Balance se trouvait à l'équinoxe du printemps, et le Bélier à l'équinoxe d'automne, et que la précession des équinoxes avait
interverti de sept signes l'ordre primitif.

Cette déduction est
la base des anciens Zodiaques égyptiens ; or, la précession étant évaluée à 72 ans et demi par degré, ou 2160 par chaque signe, si l'an 1447 avant l'ère chrétienne , le Bélier se trouvait à son 15e degré, il en résulte que le premier degré de la Balance dut être fixé, dans ces Zodiaques, 15 194 ans avant la même ère, ce qui joint à 1828 ans de l'ère chrétienne, donne 17 022 ans depuis l'origine desdits Zodiaques (Ces recherches infirment la chronologie biblique.) Le Bélier coïncide avec l'équinoxe du printemps, 2504 ans avant Jésus-Christ, et le Taureau 4619 ; or, le culte du Soleil, sous le simulacre du Taureau, jouant le principal rôle dans la théologie des Egyptiens, Perses et Japonais, indique que les écrits sur cette allégorie du Soleil, datent de près de 4600 ans avant Jésus-Christ, et que ceux sur l'allégorie du Soleil-Aries remontent à près de 2 500 ans avant Jésus-Christ. (Voyez le Zodiaque de Denderat.)

Le sabéïsme, ou la religion appliquée à la nature et à l'astronomie, devait être par nécessité
universelle dans ces temps lointains ; car elle était identifiée avec le moral de l'homme, qu'elle dirigeait de la même manière que les travaux de l'agriculture, ce qui est évidemment démontré par les auteurs que nous venons de citer, et l'homme partout a dû embrasser avec une entière confiance une religion qui était en rapport avec ses devoirs et avec les moyens de son existence.

L'Apocalypse, quoiqu'empreinte de l'emphase orientale, est regardée par tous les critiques comme bien inférieure aux poèmes qui nous restent sur le Soleil ; elle donne lieu à
mille interprétations différentes, à cause de son obscurité. Néanmoins il nous dévoile que les Juifs, sectateurs de Jean, avaient une loi orale qu'on communiquait aux initiés, elle exista jusqu'au 8e siècle chez les Chrétiens qui en dérivèrent ; c'est ce qu'on peut vérifier dans l'ouvrage du sieur de Vallemont, docteur en Sorbonne , dans ses Mystères de la primitive Eglise. Cette loi orale se manifeste au ch. X de la Vision de Jean. C'est un Ange qui descend du ciel : il a un pied sur la terre, l'autre dans la mer ; il tient l'Apocalypse à la main. Jean veut écrire ce qu'il avait entendu des sept voix , mais une voix du ciel lui prescrit : « Cache les choses que les sept tonnerres ont fait entendre, et ne les écris point. » Jean alors dévore le petit livre de sa bouche : il le trouve doux comme du miel ; mais quand il l'eut avalé, ses entrailles furent remplies d'amertume. Il paraît que Jean, fidèle aux constitutions mosaïques, a voulu démontrer, par cette allégorie, que la connaissance des secrets religieux, quoiqu'on apparence agréables, produit des effets très pernicieux, et qu'ils devaient, par cette raison, être transmis oralement.

Cet écrit est rempli des idées de Platon ; ainsi, on y trouve les idées du Logos (On remarquera que le mot Logos est grec, et que ce mot ne peut avoir été
mis en usage que par les Juifs d'Alexandrie. ) le Dieu-Verbe, de l'âme du monde, de la destruction et de la fin du monde, rêveries suivies par les Juifs et par les Chrétiens de ces époques.

Les premiers Chrétiens firent de St Jean un second Moïse ou un Elie ; ils cachèrent sa mort et prétendirent que, par le § 22 du chap. XXI écrit dans sa Vision, il devait vivre jusqu'à la fin du monde. Cette opinion a été soutenue par Don Calmet. Voici comme il s'explique à ce propos : « Si Jean était mort, on nous dirait le temps, le genre, les circonstances de sa mort, on montrerait ses reliques, on saurait le lieu de son tombeau; or, tout cela est inconnu. Il faut donc qu'il soit encore en vie. En effet, on assure que se voyant fort avancé en âge, il se fit ouvrir un tombeau où il entra tout vivant, et qu'après avoir congédié ses disciples, il disparut, et entra dans un lieu inconnu aux hommes. » Bien des Frères sont de l'avis de Calmet ; et s'appuyant sur ce que
les deux Sts Jean, fêtés par les Maçons, représentent les deux solstices, ils en concluent que St Jean n'est pas mort.

Pour ce qui regarde les Evangiles, nous rapporterons ce qu'en écrivirent les Saints - Pères, ainsi que leurs hypothèses, puisqu'aucun auteur profond, contemporain de Jésus, ne nous fournit de renseignement ni sur lui, ni sur ses miracles extraordinaires ;
c'est ce qui a fait croire à quelques incrédules que Jésus n'a jamais existé, et qu'il n'était qu'une allégorie du Soleil, comme ils prétendent en trouver la preuve dans l'Apocalypse.

Quinzième partie

Notes

74 Si un écrivain de nos jours n'avait que de pareilles autorités à produire pour commander notre confiance, il risquerait fort de n'être cru de personne.

75 Nous avons cru que ce serait manquer à la décence que de ne pas accompagner les noms des Evangélistes de l'épithète de Saint, qui est reçue par les catholiques ; quoique les Evangiles et Epîtres les désignent simplement par les mots d'Apôtre ou Evangéliste, Pierre , Luc , Jean , etc.

76 Dans l'un des portiques de Notre-Dame de Paris, dont nous avons déjà fait mention, celui au-dessous de la tour septentrionale, est remarquable par son Zodiaque , qui est sculpté autour de sa voussure : il a été gravé dans le volume des Planches de l'ouvrage de Dupuis ( Origine de tous les Cultes ) ; il a les douze signes qui sont accompagnés des attributs et de l'image des travaux champêtres, qui répondent à chaque signe ou mois. Il paraît que le Temple était dédié jadis à Cérés , représentée sous le symbole de la Vierge-Mère, dans le signe relatif du Zodiaque, dont on a fait notre Mère de grâces.

Posté par Adriana Evangelizt

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Published by Adriana Evangelizt - dans FRANC MACONNERIE
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